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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 e

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    Huy 1967 : Johnny Hallyday enflamme le Festival Parapluie des Vedettes

    Juin 1967, Huy accueille pour la quatrième année consécutive le Festival Parapluie des Vedettes. 48 heures de musique live, retransmises sur la RTB, avec un plateau exceptionnel : Enrico Macias, Nancy Holloway, Udo Jürgens, Michel Delpech, André Brasseur, Jacques Dutronc, Françoise Hardy, et un certain Cat Stevens, alors inconnu du grand public à seulement 18 ans. Mais la vedette absolue de ce week-end historique, c'est Johnny Hallyday, 24 ans, déjà adulé de tout un pays, qui fait vibrer la cité mosane avec « Noir c'est Noir », son adaptation de Black is Black des Los Bravos. Cédric Godard vous replonge dans ce moment mythique de la musique des années 60. Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.

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    Surf City de Jan & Dean : comment un brouillon des Beach Boys est devenu le premier numéro 1 du surf au Billboard

    Le 20 juillet 1963, Jan & Dean atteignent le sommet du Billboard Hot 100 avec Surf City, la première chanson de surf music à décrocher la première place du classement américain. Mais cette histoire commence dans un salon de Los Angeles, autour d'un piano et d'un brouillon que Brian Wilson des Beach Boys pensait ne jamais terminer. Il le propose à Jan Berry et Dean Torrance, qui s'en emparent, réécrivent les paroles, réarrangent la mélodie et l'enregistrent le 20 mars 1963 à Hollywood. Le succès est immédiat et mondial : Surf City cartonne en Belgique et dans toute l'Europe, exportant la surf music sur le vieux continent durant tout l'été 1963. Anecdote savoureuse : Murray Wilson, père de Brian et manager des Beach Boys, est furieux, persuadé que son fils a bradé un futur numéro 1. Cédric Godart raconte cette histoire dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ qui revisite chaque jour une date et un hit des années 60 et 70.

  3. 456

    Stéphanie Mills : l'histoire de "Never Knew Love Like This Before", hymne inattendu d'une génération

    Nous sommes à la fin de l'année 1979. Stéphanie Mills entre en studio pour enregistrer son quatrième album, Sweet Sensation. Un titre va s'en échapper pour devenir l'hymne d'une génération :« Never Knew Love Like This Before ». Écrite par Reggie Lucas à la naissance de sa fille, cette chanson intime dépasse rapidement son contexte original. Dès août 1980, elle touche tout le monde et devient notamment un hymne d'espoir pour la communauté gay américaine. Résultat : deuxième place en Belgique, numéro 1 aux Pays-Bas en 1981, et deux Grammy Awards remportés face à Aretha Franklin, Diana Ross et Roberta Flack. Quarante ans plus tard, la série Pose lui offre une seconde vie bouleversante. Cédric Godard raconte toute l'histoire dans ce nouvel épisode de Happy Days sur Nostalgie+.

  4. 455

    "Un peu de soleil dans l'eau froide", le film de Sagan avec Depardieu et la musique de Michel Legrand

    29 octobre 1971 : Françoise Sagan fait l'événement à Paris et à Bruxelles. Son roman« Un peu de soleil dans l'eau froide », paru chez Flammarion, est adapté au cinéma par Jacques Deray. La musique du film est confiée à Michel Legrand, qui fait appel à Nana Mouskouri.L'histoire : Gilles, journaliste parisien brillant et dépressif, fuit Paris pour le Limousin. Il y rencontre Nathalie, une femme mariée qui tombe amoureuse de lui, quitte tout pour le rejoindre à Paris... avant qu'il ne se lasse. Une histoire d'amour qui fait mal, non par la violence, mais par l'indifférence Claudine Auger joue Nathalie, Marc Porel incarne Gilles. Et dans un tout petit rôle, un jeune inconnu de 22 ans : Gérard Depardieu.Interrogée par Jacques Chancel dans Radioscopie, Sagan expliquait avoir voulu raconter l'histoire d'un homme qui empêche de vivre celle qui l'a aidé à vivre. Le film aborde la dépression et les idées suicidaires avec une justesse rare pour l'époque. Sans récompense majeure,« Un peu de soleil dans l'eau froide » demeure une œuvre incontournable du cinéma français des années 70 Happy Days, c'est chaque jour la musique et les souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+, avec Cédric Godart.

  5. 454

    1974 : Mort Shuman, de Brooklyn à la Bourgogne sur des « musiques sentimentales »

    Nous sommes le 1er octobre 1974. Happy Day pour une petite commune de l'Yonne, en France. Dans la mairie, on célèbre aujourd'hui le mariage de Mort Schuman et Élisabeth Moreau. Une histoire d'amour. Une histoire de collaboration musicale. Et aussi de chansons sentimentales..Mort Shuman. Un gamin de Brooklyn, juif polonais, qui a grandi dans un quartier pauvre et métissé de New York. La rue lui donne son éducation musicale. À 18 ans, il commence à écrire des chansons. En 1958, il s'associe à Doc PomuS. Lui les musiques, Doc les paroles. Ensemble, ils vont composer plus de 500 chansons. Vendues à plus de 30 millions d'exemplaires.Pour qui ? Pour Elvis Presley. "Viva Las Vegas". "His Latest Flame". “Suspicion”. Pour les Drifters. Pour Janis Joplin. Pour Marvin Gaye.Et puis un jour, Mort Shuman tombe sur Jacques Brel. C'est le déclic. Il monte à Londres une comédie musicale autour de l'œuvre du Belge "Jacques Brel Is Alive and Well and Living in Paris". Traduction : Jacques Brel est bien vivant et il vit à Paris…Succès immédiat. Il enchaîne à Broadway. Entre deux voyages, il pose ses valises à Paris. Il y rencontre Élisabeth Moreau. Ils composent ensemble. Ils tombent amoureux. Et ce 1er octobre 1974, ils se marient dans un petit village de Bourgogne.La même année, il sort "des musiques sentimentales". Une ballade mélancolique écrite par Étienne Roda-Gil et composée par Mort Shuman lui-même. Véritable poème nostalgique, cette chanson raconte la douceur des souvenirs partagés à travers la musique et la poésie urbaine, peut-être celle de New York transposée à Paris.  En 1976, après deux ans de mariage, Élisabeth donne naissance à leur fille, Barbara Shuman. Après leur divorce en 1979, il épousera Maria-Pia Vezia en secondes noces, une nouvelle fois, sur des musiques sentimentales...

  6. 453

    1971 : La disquette IBM, la petite galette qui a enterré les cartes perforées

    Nous sommes au début de l'année 1971. Happy Day pour l'informatique personnelle. IBM lance aujourd'hui un petit objet de 20 centimètres qui peut stocker des informations. Allez, on allume l'ordinateur et on entend ceci : on peut introduire la disquette…Mais revenons en arrière. Avant la disquette, comment faisait-on pour transmettre des informations à un ordinateur ? Avec des cartes perforées. Des centaines, parfois des milliers de petites cartes cartonnées trouées, qu'il fallait transporter, classer, ne surtout pas faire tomber. Lourdes. Encombrantes. Bruyantes. Et si vous faisiez tomber votre paquet dans le couloir… bonne chance pour remettre tout ça dans l'ordre.En 1967, IBM charge un ingénieur de trouver mieux. Quatre ans de travail. Et voilà : une fine galette de plastique souple, 8 pouces de diamètre, glissée dans une enveloppe de protection. Elle tourne à 360 tours par minute. Elle peut stocker l'équivalent de 3 000 cartes perforées. Dans un sac !Ah oui, la disquette peut alors contenir 80 000 caractères. Ce qui représente à peu près… une journée entière de frappe d'une secrétaire. Sur un objet qu'on tient entre deux doigts.Dans l'industrie, l'air de rien, c'est la révolution. Au lieu de passer par 6 ou 8 départements, l'information est accessible directement, comme on peut l'entendre avec cette opératrice qui retrouve les informations client grâce aux nouveaux supports de stockage...Revenons sur le nom "Floppy disk". Floppy parce qu'il est souple, flasque. En français, par analogie avec la cassette audio, on dira "disquette".Ce petit objet va d'abord servir à mettre à jour les gros ordinateurs IBM. Mais très vite, il va envahir tous les bureaux, toutes les écoles, tous les foyers. Dix ans plus tard, en 1981, l'IBM PC en est équipé. Il faudra attendre 1986 pour qu'arrive la version 3,5 pouces, plus petite, dans un boîtier rigide.Elle deviendra, des années plus tard, l'icône "enregistrer" sur les ordinateurs.

  7. 452

    1959 : Marcel Amont, l'éclat de « Bleu, blanc, blond »

    Nous sommes fin 1959. Happy Day pour un Bordelais venu conquérir Paris. Après avoir fait le tour des cabarets, il sort un 45 tours qui va changer sa vie et lui ouvrir les portes du succès durant toutes les années 60. Il s'appelle Marcel Amont et il est "bleu blanc blond"...En 1953, il fait la première partie de la tournée de Jean Nohain. Il frôle la mort après le spectacle de Bordeaux et doit passer un an en sanatorium. Après une longue convalescence, c'est en 1956 que le succès va commencer à lui sourire. Son premier disque, "Escamillo" tourne bien. Il passe à l'Olympia en première partie d'Édith Piaf : il est d'abord « supplément au programme », puis il est révélation de l'année. Cinq semaines plus tard, il est en deuxième position sur l'affiche. On le voit au cinéma aux côtés de Brigitte Bardot dans "La mariée est trop belle." Et puis arrive, fin 1959... ce fameux "bleu blanc blond".Ah oui, dernier détail : "Bleu, blanc, blond" n'est pas une chanson originale. Il s'agit d'une adaptation d'un succès américain, "True, true happiness".C'est lors d'un voyage à New York qu'il entend cette chanson à la radio, dans un taxi. Pour obtenir des paroles françaises, Marcel Amont engage Jean Dréjac, qui prend pas mal de liberté sur le sens du texte original. Marcel Amont l'enregistre en 1959. Début 1960, le succès du titre est renforcé dans le Sud de la France par le texte, qui évoque le ciel de Provence, et par l'accent méridional du chanteur...12 ou 13 ans plus tard arrivera une version un peu belge. En fait, ce n'est pas tout à fait la même chanson, mais peu importe. Marcel Amont modifie la recette et le disque devient "Bleu Blanc Rouge Et Des Frites "

  8. 451

    1966 : Les Beatles au Candlestick Park, le clap de fin de la Beatlemania

    Nous sommes le 29 août 1966. Happy Day privilégié pour les fans des Beatles en Californie. Ils vont assister à un moment historique. Personne n’est vraiment au courant, surtout pas les fans. Mais c’est le tout dernier concert public du groupe britannique. Une décision… radicale !La chaîne KTVU est sur place et diffuse les images.Ce soir-là, au Candlestick Park de San Francisco, 42 mille personnes hurlent. Comme à chaque concert depuis 1963. Si fort que les quatre musiciens sur scène ne s'entendent pas jouer. Littéralement.Trois semaines plus tôt, les Beatles ont sorti "Revolver". Un album révolutionnaire (cordes, sitars, bandes inversées, expérimentations en studio). Pas une seule de ces chansons ne sera jouée ce soir. Impossible à restituer sur scène. Alors ils jouent leurs classiques depuis 1963. Trente minutes. Onze titres. Et c'est terminé. Oui oui, ils ont vraiment donné un concert d'une demi heure !Paul McCartney le sait. Il prend des photos depuis la scène. Il demande au manager presse, Tony Barrow, d'enregistrer le concert avec un simple magnétophone portable. PAS pour la postérité officielle. Juste pour garder une trace.En quatre ans, les Beatles auront donné 1 400 concerts. Ce soir, c'est le dernier.Les Pom Pom Girls sont prêtes sur le tarmac !Libérés de la scène dès 1966, ils entrent en studio et signent "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" en juin 1967. Puis Abbey Road. Puis Let It Be. 1 400 concerts. Et une révolution qui commence vraiment… quand ils arrêtent la scène.Cela dit… Dernier concert ? C'est mal connaître les artistes. Non, ce n'est pas tout à fait leur dernière prestation. Le 30 janvier 1969, sur le toit de leur label Apple à Londres, les Beatles

  9. 450

    1975 : Annie Cordy et l'irrésistible ascension de « La Bonne du curé »

    Nous sommes le 15 mars 1975. Happy Day pour Annie Cordy. Son nouveau disque entre au hit parade et il ne fait pas dans la dentelle. Titre choisi : "La Bonne du curé". Annie ne le sait pas encore, mais le succès va dépasser TOUTES les prévisions.Vu le début de la chanson, ce n'était certainement pas gagné d'avance....Parlons de l'histoire de cette chanson. Tout commence par une invitation à prendre le café. Annie a une amie belge, chanteuse, qui vit à Paris avec un garçon, Tony Roval, guitariste totalement inconnu. L'amie insiste : viens écouter ce qu'il a composé. Annie y va en se disant : "C'est bien pour elle que je fais ça."Tony prend sa guitare. Pas de texte. Il joue ça… comme un Espagnol. Annie trouve ça pas mal. Elle appelle, séance tenante, le parolier Charles Level. Il écoute. Et il écrit le texte en une heure. Annie n'aura pas à changer la moindre virgule.Le 45 tours sort en 1974. Il passe inaperçu... Et puis... 3 mois plus tard... la machine s'emballe. En Belgique, la chanson entre dans le classement le 15 mars 1975, grimpe jusqu'au top 3, et n'en ressort que le 21 juin. Trois mois dans les sommets belges. Le titre s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.La chanson a tout pour déranger. Une bonne d'église qui fait des bêtises derrière le lieu saint. Un accent campagnard assumé. Et une petite pique à un grand ami :"Car les cantiques, ça ne vaut pas Claude Françoué !"En 1975, Sacha Distel décide d'en faire sa propre version dans une émission télé où il partage l'affiche avec Annie Cordy...Ce ne sera d'ailleurs pas la seule reprise dans l'histoire de ce titre qui, à ce jour, reste le 45 tours le plus vendu d'Annie Cordy. Mieux que cela : "La Bonne du curé" ouvre une décennie dorée pour Annie Cordy. Jeanne la Tarzane en 1975. Nini la chance en 1976. La Madam' en 1978. Et surtout… Tata Yoyo en 1980.

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    1979 : « Émilie Jolie », le chef-d’œuvre de Philippe Chatel qui a enchanté une génération

    Émilie Jolie, d'abord l'album en 1979Nous sommes le 2 décembre 1979. Happy Day pour Philippe Chatel. Aujourd'hui a lieu la première promotion télé du conte musical qui va faire sa renommée. Alain Souchon et Laurent Voulzy interprètent "La Chanson du coq et de l'âne" dans l'émission Les Rendez-vous du dimanche.Mais revenons quelques mois en arrière. Tout commence avec une petite fille de 4 ans. Émilie. La fille de Philippe Chatel. Un soir, elle demande à son père de lui jouer une chanson avec un lapin bleu. Puis une chanson de hérisson. Philippe Chatel s'exécute. Et quelque chose se met en marche dans sa tête….De cette demande, toute simple, naît un conte musical. L'histoire d'une petite fille seule dans le noir qui plonge dans un livre d'images et rencontre des lapins bleus, une sorcière qui attend l'amour, un hérisson que personne ne veut caresser, un prince charmant un peu débutant... et puis.. un grand oiseau !Pour donner vie à tout ça, Chatel réunit un casting absolument dingue pour l'époque. Georges Brassens. Henri Salvador. Françoise Hardy. Julien Clerc. Sylvie Vartan. Eddy Mitchell. Louis Chédid. Alain Souchon. Laurent Voulzy. (Je l'ai dit) Et... Robert Charlebois.Le double 33 tours sort en 1979. Sans le moindre 45 tours en magasin. Pas de radio, pas de promotion classique. Juste le bouche-à-oreille. Et pourtant... Le succès est tel qu'il va jusqu'à influencer les registres d'état civil. En 1979, en France, 5 000 petites filles s'appellent Émilie. En 1980, elles sont presque 12 000.Bien sûr, Émilie est un conte musical qui s'écoute, mais ce sera bien plus encore. Premier lever le rideau le 20 février 1985 au Cirque d'Hiver Bouglione à Paris. En 1997, une Belge, Maurane, participera d'ailleurs à sa réédition et à son nouvel envol…

  11. 448

    1969 : John Lennon et Yoko Ono, le mariage devenu manifeste pour la paix

    John et Yoko se marient en 1969Nous sommes le 20 mars 1969. Happy Day pour John Lennon. Aujourd'hui, il prend pour épouse une fille trois fois divorcée déjà. Elle s'appelle Yoko Ono.La cérémonie a lieu à Gibraltar, au consulat britannique. Un seul témoin : un photographe.Yoko porte une mini-robe en crêpe blanc, un grand chapeau immaculé, des chaussettes hautes et des tennis blancs. John, une veste et un pull à col roulé blanc. Sur le tarmac de l'aéroport, ils posent avec leur certificat de mariage bien en évidence. La photo fait évidemment le tour du monde.Cinq jours après le mariage, le couple débarque à Amsterdam. Ils s'installent dans la suite présidentielle du Hilton et envoient un carton d'invitation à toute la presse mondiale : "Venez au voyage de noces de John et Yoko. Un bed-in.." Traduction : nous sommes dans un lit. La presse néerlandaise n'en revient pas et file à l'hôtel... Les journalistes se précipitent. Ils s'attendent à tout. Après la couverture de leur album "Two Virgins" où le couple apparaissait nu, la presse pensait qu'ils allaient faire l'amour en public. Ils ont trouvé deux personnes en pyjama, assises dans un lit, qui parlaient de paix. De 9h à 21h, chaque jour pendant une semaine, ils reçoivent la presse du monde entier. Lennon explique : "On voulait vendre notre produit, la paix. Et pour vendre un produit, il faut un gimmick. Le gimmick, c'était le lit. On a choisi le lit parce que c'est facile. On est un peu paresseux." Les manchettes du monde entier ( y compris en Belgique) parlent du lit de noces pendant une semaine.Deux mois plus tard, à Montréal, lors d'un deuxième bed-in, Lennon écrira "Give Peace a Chance" sur un bout de carton. Il l'enregistre dans la chambre d'hôtel avec les journalistes présents comme chœur.Ces deux-là ne feront JAMAIS rien comme les autres...

  12. 447

    1970 : Teledis et la révolution du câble dans la région liégeoise

    1970 : Teledis câble la région de LiègeNous sommes le 1er janvier 1970 dans la région de Liège. Happy day pour les foyers équipés d'un téléviseur. Ils vont pouvoir capter beaucoup, beaucoup de chaînes grâce à ce que l'on appelle la télédistribution.10 ans après la création de Coditel dans la région de Namur, une nouvelle entreprise publique voit le jour dans la cité ardente : TELEDIS. Télédis pour télédistribution, évidemment ! Avec, déjà, une page de publicité..Donc, en janvier 1970, TELEDIS lance officiellement les abonnements à la télédistribution. Toute la région est câblée (les villes, puis les villages). Des prises sont installées dans les maisons, les appartements, sur les façades. C’est une révolution : on reçoit beaucoup plus de chaînes qu'avant, avec la bonne vieille antenne "râteau" sur le toit. Et on reçoit notamment les chaînes françaises, qu’on ne captait pas du côté de Liège, parce qu'on était évidemment... trop loin de la frontière française, contrairement à Namur…On peut, par exemple, regarder "Le mot le plus long" sur l'ORTF...Le câble dispose donc d’une certaine « place », pour diffuser des fréquences (on peut avoir des chaînes TV ou radio). Une dizaine de chaînes à l’époque, le choix du programme est encore assez facile.  Le câble va tisser sa toile partout en Wallonie et à Bruxelles à une vitesse fulgurante, faisant de notre pays l'un des plus câblés du monde, juste derrière les Pays-Bas. Un an plus tard, une émission fera date en Belgique. Premier programme diffusé en couleurs via le câble via Coditel et Teledis, par ce qui était encore la RTB. Pour ne pas se laisser distancer, la première chaîne francophone belge diffusera "Le Jardin extraordinaire" en couleurs avec, à sa tête, la délicieuse Arlette Vincent… En un peu plus de dix ans, Teledis aura gagné une poignée de nouvelles chaînes, allemandes, flamandes, françaises... et même régionales, avec la création en 1977 de RTC Liège...

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    1968 : « Bonnie et Clyde », le film choc qui a enfanté le Nouvel Hollywood

    Bonnie and Clyde au cinéma (1968)Nous sommes le 8 novembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles de Tournai à Coxyde. Le très attendu "Bonnie et Clyde" d'Arthur Penn débarque dans les salles belges. Et c'est un événement.Le film est sorti aux États-Unis un an plus tôt. Un an de rumeurs, d'interdictions, de polémiques. Interdit aux moins de 18 ans en France à sa sortie. En Belgique, on attendait ça avec impatience.Arthur Penn met en scène Warren Beatty et Faye Dunaway dans les rôles du couple de braqueurs le plus célèbre des années 1930. Le scénario avait d'abord été proposé à François Truffaut, puis à Jean-Luc Godard. C'est finalement Beatty lui-même qui rachète les droits (pour 7 500 dollars de l'époque, soit un peu moins de 70 mille euros aujourd'hui). Tant qu'à faire, il prend le rôle principal.Le résultat ? Une claque. La scène finale, le couple criblé de balles, est à l'époque l'une des scènes de mort les plus violentes jamais tournées. La MGM tremble. Les critiques sont partagées. Mais le public… adore. Et l'académie des Oscars... aussi ! Deux Oscars en 1968. Un statut de film culte pour l'éternité. Et quelque part, la naissance du Nouvel Hollywood.Mais avant même que le film ne débarque chez nous, Serge Gainsbourg avait déjà tout compris. En janvier 1968, dix mois avant la sortie belge, il dévoile, avec Brigitte Bardot, un 45 tours qui porte le même nom.Ce que peu de gens savent : Gainsbourg n'a pas inventé les paroles. Il les a puisées dans un poème écrit par Bonnie Parker elle-même, quelques semaines avant d'être abattue.Quelle importance qu'ils me fassent la peauMoi Bonnie je tremble pour Clyde Barrow 

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    1970 : Mike Brant, l'ascension foudroyante de « Laisse-moi t’aimer »

    Mike Brant "Laisse moi t'aimer" en 1970Nous sommes le 25 janvier 1970. Happy Day pour un artiste israélien venu conquérir Paris. Mike Brant chante pour la première fois devant un VRAI grand public, à Cannes, au MIDEM. Il ne se doute pas, à cet instant… quelle carrière fulgurante l'attend en France.Tout commence quelques mois plus tôt, à Téhéran. Sylvie Vartan et son ami Carlos sont en concert. Ils se détendent dans le club de l'Hôtel Hilton après le concert. Soudain, une voix leur coupe le souffle. Sur scène, un jeune homme de 22 ans. Sylvie est subjuguée. Elle l'invite à sa table. Et elle lui dit : tu dois tenter ta chance en France.Deux mois plus tard, Mike Brant débarque à Paris. Il ne parle pas un mot de français.Carlos lui arrange une rencontre avec Jean Renard, le parolier de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. Autour d'un piano, Mike chante "Summertime". Jean Renard n'en revient pas. Il sort du tiroir une chanson qu'il avait déjà proposée sans succès à Dick Rivers… puis à Johnny Hallyday. Ni l'un ni l'autre n'en avait voulu.Cette chanson, c'est "Laisse-moi t'aimer".Le texte est traduit en hébreu et en phonétique. Une semaine d'enregistrement. Et le tour est joué.Le 25 janvier 1970, les professionnels et le public du MIDEM découvrent Mike Brant depuis Cannes. La salle est électrisée.Résultat ? Le 45 tours s'écoule à près d'un demi-million d'exemplaires. Numéro un en France. Numéro un en Israël. Numéro un chez nous, en Belgique.En cinq ans, Mike Brant vendra 15 millions de disques. Davantage que Johnny Hallyday, Michel Sardou, Claude François ou Joe Dassin à la même époque.Une étoile filante qui nous quittera 5 ans plus tard, le 25 avril 1975...

  15. 444

    1964 : Sheila, le retour triomphal avec « Vous les copains »

    "Vous les copains" : Sheila de retour en 1964Nous sommes le 17 octobre 1964. Happy Day pour Anny Chancel. Celle qu'on appelle désormais Sheila est devenue une véritable égérie. Son nouveau 45 tours est l'atout majeur de sa maison de disques. Titre choisi : *Vous les copains, je ne vous oublierai jamais*. Symboliquement, on tourne la page de *L'école est finie*… sorti un an et demi plus tôt.Mais derrière ce titre joyeux, il y a une histoire que peu de gens connaissent. Le 10 avril 1964, Sheila s'effondre sur scène. Épuisement total, dérèglement hormonal. Elle a dix-huit ans et elle disparaît des radars pendant plusieurs mois. Sa maison de disques laisse courir des rumeurs. La presse s'emballe. Et pendant ce temps, Sheila se repose, loin des projecteurs.Quand elle revient, elle a un message à faire passer. Pas un tube calculé. Une lettre. "Vous les copains, je ne vous oublierai jamais". Elle s'adresse directement à son public. Ceux qui ont attendu. Ceux qui sont restés.Bon, faisons tomber un mythe.La chanson est en réalité une adaptation française du tube des Manfred Mann, "Do Wah Diddy Diddy"..Et oui... encore une adaptation !!!Même énergie. Même impulsion. Mais Sheila en fait autre chose, quelque chose de plus intime, de plus personnel.Le résultat ? Numéro un en France. Troisième en Wallonie. Le 45 tours s'écoule à plus de 400 000 exemplaires. La chanson deviendra une sorte de gri-gri. Elle l'interprétera dans tous ses spectacles pendant des décennies."Vous les copains" sera repris par une foule de prétendants : Alice Donna, Génération 60, Richard Gotainer et même Vanessa Paradis...

  16. 443

    1971 : Michael Jackson, l’envol en solo avec « Got to Be There »

    1971 : "Got to be there", le premier titre de Michael JacksonNous sommes le 7 octobre 1971. Happy Day pour un gamin de 13 ans qui, ce jour-là, cesse d'être seulement le petit prodige des Jackson 5. En ce jour d'automne, Michael Jackson sort son premier single en solo. Il s'appelle "Got to Be There". Allez, je vous rappelle donc qu'il a... 13 ans !Derrière cette décision, une rivalité. Depuis 1970, une autre fratrie américaine truste les sommets des classements : les Osmonds. Une concurrence saine, presque fraternelle, jusqu'à l'été 1971, quand MGM propulse le cadet, Donny Osmond, dans une carrière solo. Son single "Go Away Little Girl" monte directement en tête du Billboard. Berry Gordy, le patron de la Motown, n'apprécie pas. Il faut dire que c'est bien fichu...La réponse à l'offensive Osmonds ? Michael. 13 ans. Déjà une voix, déjà une présence. Déjà tout.La chanson est une ballade soul douce, lumineuse. Michael chante l'attente amoureuse avec une maturité absolument folle. Cette combinaison "étrange", comme l'écrit le magazine Rolling Stone à l'époque, d'innocence et de professionnalisme.Le résultat ? Quatrième au Billboard. Numéro un au Cashbox. Et le lancement d'une des carrières solos les plus extraordinaires de l'histoire de la musique."Got to Be There" va faire mieux que la fratrie d'en face. Donny Osmond n'a qu'à bien se tenir. Car onze ans plus tard, Michael signera l'album le plus vendu de TOUS LES TEMPS !

  17. 442

    1968 : « 2001, l’Odyssée de l’Espace », le chef-d’œuvre visionnaire de Stanley Kubrick

    1968 : le film "2001, L'Odyssée de l'Espace" Nous sommes le 5 septembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles belges. Aux Variétés, à Bruxelles, projection d'un film qui fait sensation : "2001, l'Odyssée de l'Espace". Un film signé Stanley Kubrick.Un an avant Apollo XI, le monde entier ne parle que d'une chose : la conquête spatiale. La Lune est à portée. Et Kubrick, lui, se dit : il faut en finir avec les décors en carton-pâte. Je vais montrer ce que sera VRAIMENT l'an 2001.Il met quatre ans à tourner le film. Des décors qui coûtent une fortune. Des effets spéciaux d'une précision absolue. En 1968, personne ne peut détecter le trucage à l'écran. Et, petite nouveauté, presque pas de dialogues. À la place… une valse de Strauss pour accompagner des vaisseaux en orbite.La première a lieu à Washington, dans une salle gigantesque avec un système sonore comme personne n'en avait jamais entendu. Et là… catastrophe. Enfin, presque. 250 personnes quittent la salle avant la fin. Les critiques sont féroces. Incompréhensible. Prétentieux. Ennuyeux. La MGM panique, le film a coûté une fortune. La production presse Kubrick d'expliquer ce qui se passe à la fin. Ce sera NON !Quelque chose d'inhabituel se produit. Semaine après semaine, le bouche-à-oreille fait son travail. Ceux qui ont été fascinés par l'esthétique, par la musique, par les décors, en parlent autour d'eux. Chacun a son explication sur le final. Et c'est précisément ça, la force du film, cette fin ouverte que personne ne comprend vraiment, mais que tout le monde s'approprie.Kubrick refuse, longtemps, de peur que les mots ne banalisent la puissance des images. PUIS… un journaliste japonais insiste lourdement. Et Kubrick va lâcher le morceauAlors, voici l'explication : Pour faire simple : l'astronaute est placé dans un "zoo humain" par des entités divines, des créatures de pure énergie. Dans cette chambre hors du temps, ils l'étudient jusqu'à sa fin, avant qu'il ne renaisse sous la forme de ce célèbre fœtus astral, prêt pour une nouvelle étape de l'évolutionÀ la sortie du film, personne ne sait tout cela. Résultat ? "2001" deviendra le plus grand succès du box-office américain de l'année 1968. 

  18. 441

    1964 : Le Festival de la Guitare d'Or à Ciney, quand le Condroz est devenu le temple du rock

    1964 : le 3e Festival de la guitare d'or à Ciney Nous sommes le dimanche 12 juillet 1964. Happy Day pour une petite commune du Condroz. Ciney accueille la troisième édition de son Festival de la Guitare d'Or. Avec aujourd'hui quatre invités vedette : Hugues Aufray, Hector, Long Chris… et les Surfs.Mais comment Ciney, petite ville de quelques milliers d'habitants, s'est-elle retrouvée à organiser l'un des festivals les plus courus de Belgique ? Derrière tout ça, un homme. Joseph Lambert, bourgmestre de Ciney, particulièrement dynamique. Il a très vite compris l'engouement des jeunes pour la musique. En 1962, il installe sur la grand-place un chapiteau géant de 150 mètres. Il y invite des dizaines d'orchestres amateurs belges. Il cherche un nom. Ce sera : le Festival de la Guitare d'Or.Pour vous en parler, il faut un peu fouiller dans les archives de Jean Jième sur son site Mémoires 60 et 70.Ce dimanche de juillet 1964, douze mille personnes envahissent la place. Dès neuf heures du matin, 1500 jeunes attendent l'ouverture. À dix heures, la première formation monte sur scène. À onze heures, la salle tape des mains. À midi… ça chauffe.Car en 1964, réunir des amateurs et des pros, c'est une idée de génie... Après les Surfs, place à Hugues Aufray !Pour en revenir à nos orchestres amateurs, ceux-ci jouent trois morceaux chacun, dont certains tentent leurs meilleures imitations des Beatles, avant que le jury ne délibère. Le prix ? La fameuse Guitare d'Or. Et surtout des contrats assurés par le secrétariat des artistes à Bruxelles, qui leur feraient gagner 155 000 francs belges. Une magnifique publicité.Cette année-là, ce sont les Serpents Noirs, originaires d'Andenne, qui remportent la mise.Les présentateurs de la journée ? Jean Martin et Michel Lemaire, les correspondants belges de l'émission française "Salut les Copains".Ils lancent, en quelque sorte, la carrière des Serpents Noirs...avec “Exciting Twist” ! 

  19. 440

    1976 : TéléCoo et l'aventure du télésiège mythique de la cascade de Coo

    Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour les familles belges. Non loin de Stavelot s'ouvre aujourd'hui un petit parc à l'attraction naturelle : une cascade. Laissez-moi fouiller dans mes souvenirs. Ah oui, il y a aussi un télésiège. Bienvenue à TéléCoo.L'histoire commence bien avant 1976. En 1955, un professeur d'histoire et de géographie de Spa, Gaston Dugardin, a une idée un peu folle. Installer un télésiège sur un terrain marécageux au pied de la cascade de Coo. Il faudra huit procès contre un agriculteur local pour obtenir la fameuse autorisation tant attendue.Huit procès, rien que ça. Pour un télésiège.Il les gagne TOUS. Le télésiège monte jusqu'à 460 mètres d'altitude, au cœur de la colline du Bois d'Ancre. De là-haut, le village de Coo, les hameaux, la centrale hydroélectrique, et la cascade : quinze mètres de dénivelé, creusée au XVIIIe siècle par les moines de l'abbaye de Stavelot pour protéger le village.En 1976, le fils de Gaston, Didier Dugardin, reprend le flambeau. Il crée la société TéléCoo. Trois hectares. Une cascade. Un télésiège. Et des milliers de familles belges qui vont faire le voyage.Gamin, au début des années 80, j'ai pris le train depuis la Vallée du Geer, avec ma grand-mère. Le train puis un bus, je crois. C'était une expédition. Et en arrivant à Coo, il y avait ce télésiège. Terrifiant ! Ma grand-mère montait avec moi quand même. Et là-haut, la cascade semblait gigantesque. Quinze mètres. Mais quand on a six ou sept ans, c'est le Niagara.Le parc était gratuit au départ. Quelques dizaines de francs belges pour le télésiège. Pas de manèges, pas de personnages en peluche. Juste la nature, l'Amblève, et ce télésiège qui faisait battre le cœur de tous les petits Wallons comme moi, là bas, à Coo, près de ma rivière...

  20. 439

    1971 : Bill Withers et le génie accidentel de « Ain't No Sunshine »

    Nous sommes le 17 juin 1971. Happy Day pour un musicien américain de 33 ans (pour quelques jours encore). Sur son premier album, "Just As I Am", figure un titre qui va changer sa vie. "Ain't No Sunshine". Traduction ? Pas de soleil…Au début des années 70, Bill Withers n'est pas encore une légende. La journée, il travaille dans une usine à Los Angeles. Il fabrique des sièges de toilettes pour le fameux Boeing 747. Le soir, il écrit des chansons, presque en secret.L'étincelle vient du cinéma. Il vient de voir "Days of Wine and Roses" / "Le Jour du vin et des roses", avec Jack Lemmon et Lee Remick. Deux êtres qui s'aiment et se détruisent. Ce qui le frappe dans ce film, ce n'est pas le drame. C'est l'usure. Le silence. L'absence qui s'installe sans bruit.Il rentre. Il prend sa guitare, enchaîne quelques accords mineurs. Et une phrase sort. C’est le titre de la chanson…Mais arrive le pont. Et là… plus rien. Withers ne sait pas quoi écrire. Alors il laisse venir ce qui lui traverse l'esprit."I know."Il le répète. Encore. Et encore. Vingt-six fois au total.En studio, on lui suggère de remplacer ça par de vraies paroles. Il refuse. Parce que cette répétition, c'est exactement ça que ressent quelqu'un qui souffre d'une absence. On ne formule pas un discours. On rumine. On tourne en rond. On répète la même pensée, incapable d'avancer.Ce blocage devient la signature du morceau.La chanson dure à peine deux minutes. Pas d'arrangement excessif, pas de démonstration vocale. Une ligne de basse, une guitare sobre, une voix grave qui ne cherche jamais à impressionner.Elle grimpe troisième au Billboard américain. Elle remporte le Grammy de la meilleure chanson R&B en 1972. Et elle s'impose chez nous, en Belgique, bien avant de percer au Royaume-Uni, où il lui faudra des décennies pour entrer dans les classements....

  21. 438

    1974 : Michel Jonasz, l’éclosion de « Dites-moi » et de « Super Nana »

    Nous sommes le 1er septembre 1974. Happy Day pour Michel Jonasz. Après des débuts difficiles, il va connaître (coup sur coup) deux très grands succès. Le premier, le tout premier de cordée, a pour titre "Dites-moi".Drancy, 1947. Une famille d'immigrants juifs hongrois. Un grand-père cordonnier à Budapest qui chantait des opérettes. Un père violoniste amateur devenu représentant de commerce. La musique, c'est dans le sang… mais pas dans les gènes seulement. C'est une histoire de survie aussi. La mère de Michel et sa sœur ont échappé de peu à la Shoah.Il quitte l'école à quinze ans. Peinture, théâtre, musique : il cherche sa voie dans la création. C'est finalement le piano qui lui met le pied à l'étrier. En 1966, il fonde le groupe King Set avec son ami Alain Goldstein.Les débuts sont lents. Un 45 tours en 1968 sous le nom de Michel Kingset. Un single en 1970. La Rose d'or d'Antibes en 1972.Et puis, septembre 1974. "Dites-moi"Les paroles sont de Franck Thomas. La musique de Jonasz, lui-même. Enregistré aux studios CBE de Paris. Il y a dans ce refrain quelque chose d'une simplicité déchirante..."Dites-moi, même qu'elle est partie pour un autre que moi. Mais pas à cause de moi."Sur la face B du 45 tours, une autre chanson. Signée Jean-Claude Vannier. Elle s'appelle "Super Nana". "Super Nana" deviendra sur scène le titre fétiche de Jonasz. Celui qu'on attend. Celui qu'il garde pour la fin. Deux chansons sur un même disque. Et une carrière qui décolle ENFIN en 1974.Michel Jonasz a 27 ans. Il vient de trouver son public. Et son public va désormais partager sa mélancolie et son amour du jazz...

  22. 437

    1968 : Max la Menace, l’agent secret le plus gaffeur de la télévision

    Nous sommes le 8 septembre 1968. Happy Day pour les familles qui ont la chance d'avoir un téléviseur dans le salon. Sur la 2e chaîne française, c'est l'événement. Une nouvelle série venue des États-Unis va captiver la Belgique entière... Max la Menace. En version originale, "Get Smart". Créée par Mel Brooks, oui, le futur réalisateur de "Blazing Saddles" et "Young Frankenstein". Max, ce sont 138 épisodes de 25 minutes. Et un agent secret qui ne ressemble à aucun autre.Maxwell Smart. Agent 86. Il travaille pour CONTROL, organisation de contre-espionnage qui affronte les maléfiques projets de KAOS. KAOS, c'est une organisation créée en 1904 à Bucarest. Pour répandre le chaos, évidemment.Face à cette menace mondiale, CONTROL envoie son meilleur homme.Enfin... son meilleur homme disponible.Max n'est pas exactement James Bond. Il rate autant qu'il réussit. Il se prend les pieds dans le tapis, au sens propre comme au figuré. Mais il a un téléphone dans sa chaussure. Et une partenaire, l'Agent 99, une femme dont on ne connaîtra jamais le vrai nom. Il y a aussi le Chef, qui lui confie ses missions avec une patience d'ange. Et K-13, un chien agent secret. La série débarque aux États-Unis en 1965 sur NBC. Trois ans plus tard, elle traverse l'Atlantique. Et ce soir, les familles belges découvrent Max, ses gadgets improbables, ses gaffes monumentales et son flegme imperturbable.Vous l'aurez un peu compris. C'est une parodie de James Bond. C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. La série va d'ailleurs s'installer durablement dans la culture populaire et être rediffusée durant toutes les années 70 et même 80.Max la Menace. Agent 86. Toujours partant. MAIS... rarement au point.

  23. 436

    1972 : Le Dernier Tango à Paris, le scandale qui a foudroyé le cinéma

    Nous sommes le 15 décembre 1972. Happy Day dans les cinémas de Belgique et de France. Un film à scandale va faire parler de lui de Waterloo à La Panne. Présenté à la Mostra de Venise quelques mois plus tôt, il réunit Marlon Brando et Maria Schneider à l'écran.Son titre : Le Dernier Tango à Paris.L'histoire est simple. Brutale. Un appartement du 16e arrondissement de Paris, au-dessus du pont de Bir-Hakeim. Un Américain d'une quarantaine d'années, Paul. Une jeune Française, Jeanne. Ils se retrouvent là par hasard, pour visiter le même appartement à louer. Et sans se connaître, sans même échanger leurs noms, ils font l'amour.Paul loue l'appartement. Ils s'y retrouveront, encore et encore. Sans passé. Sans avenir. Juste cet endroit, ces volets clos, et une violence qui monte.Dehors, chacun a sa vie. Paul vient de perdre sa femme, suicidée. Jeanne prépare son mariage.Dedans, tout ça disparaît.Aussi incroyable que cela puisse paraître : Bertolucci a laissé Marlon Brando improviser. Intégrer des fragments de sa propre vie. Ce qu'on voit à l'écran, c'est parfois Brando lui-même, pas seulement son personnage. Ça se sent. Ça dérange.Le film est interdit aux moins de 18 ans à sa sortie. Certains critiques sont écœurés. D'autres parlent de chef-d'œuvre. En Italie, Bertolucci sera condamné... et temporairement privé de ses droits civiques.Mais les salles sont pleines. Partout en Europe. En Belgique comme ailleurs.Et Marlon Brando, dont la carrière s'essoufflait depuis quelques années, retrouve d'un coup toute sa puissance.La bande originale, elle, est signée Gato Barbieri. Un saxophoniste argentin. Ce tango qui revient, lancinant, tout au long du film.

  24. 435

    1966 : Michel Polnareff et le secret rock de « La Poupée qui fait non »

    Nous sommes le 26 mai 1966. Happy Day pour un pianiste et mélodiste encore inconnu du grand public. Aujourd'hui, Michel Polnareff dévoile son premier disque. Étrange titre que celui choisi par son label : "La Poupée qui fait non".Et c'est à la guitare qu'on retrouve le futur amiral...Michel Polnareff. Lunettes rondes, cheveux bouclés, costume blanc. Un personnage qui ne ressemble à personne en 1966. Et une chanson qui, en apparence, parle d'une poupée.Les paroles de Frank Gérald sont a priori anodines : une poupée qui dit non, qui dit oui, qui fait semblant. Mais derrière cette image enfantine, c'est la libération sexuelle des jeunes filles dont il est question. Au milieu des années 60, on ne dit pas ces choses-là directement. On les glisse derrière... une poupée.Musicalement, c'est d'une simplicité redoutable. Une seule mélodie. Trois accords majeurs. Mi, La, Ré. Et pourtant, ça accroche immédiatement.Mais voilà LE détail qui change tout. En studio, ce jour-là, qui joue de la guitare ? Un certain Jimmy Page. Et qui tient la basse ? Un certain John Paul Jones.Oui, oui. Les deux futurs piliers de Led Zeppelin. En musiciens presque anonymes, sur le premier single d'un Français inconnu.200 000 exemplaires vendus. Rapidement. Le succès est immédiat.Et Polnareff, flairant le filon international, enregistre la chanson en espagnol, en italien et en allemand !"Meine Puppe sagt non". La poupée dit non dans toutes les langues. Histoire de délier les langues justement.Un peu de provocation, de libération sexuelle.Ça y est, le style Polnareff est né !

  25. 434

    1980 : Marie-Pierre Casey et le culte de la publicité Pliz

    Nous sommes en 1980. Happy Day pour les ménagères, un produit d'entretien va rapidement entrer dans la légende, tout la comédienne qui l'incarne dans la publicité télé... tournée fin 1979.La marque, c'est Pliz - Fée du Logis. Un produit d'abord destiné au nettoyage et au lustrage du plastique, du verre et du bois verni.Et pour l'incarner, une certaine Marie-Pierre Casey.C'est une figure incontournable dans les pièces de boulevards parisiennes des années 1970.Vous allez immédiatement reconnaître sa voix..Et dire qu'à 15 ans, elle commence sa carrière en décrochant un petit rôle de religieuse à la fin du film J"eux interdits" de René Clément.C'est la télévision qui va starifier Marie-Pierre Casey en comédienne populaire.Aux heures de grande écoute, la France et la Belgique découvrent un spot publicitaire pour Pliz. Elle glisse littéralement, non sans un certain érotisme, sur une table parfaitement nettoyée grâce à (je vous le donne en mile) la petite bombe Pliz Fée de Logis.Cette réplique « Et c'est tant mieux, parce que j' f'rais pas ça tous les jours ! » fait l'objet d'un véritable culte. Le spot publicitaire obtiendra une foule de récompenses, dont un lion d'argent au festival international du film publicitaire de Cannes.Elle recevra aussi, à Hollywood, le prix Minerve de la meilleure actrice dans une publicité télévisée. En 1981, Stéphane Collaro l'engagera dans son émission sur Europe 1.Elle sera ensuite madame Tussaud dans le film L'Été meurtrier (en 1983) aux côtés d’Isabelle Adjani et Alain Souchon....

  26. 433

    1976 : Marie Myriam, de l’envol de « Ma colombe » au sacre de l’Eurovision

    Nous sommes en septembre 1976. Happy Day pour Marie Myriam. La chanteuse sort aujourd'hui son tout premier 45 tours. Il a pour titre "Ma colombe" et va lancer sa carrière, à la fois en France, en Belgique et même au Canada...Les paroles sont écrites par Bob Dupac, qui a notamment écrit pour Charles Aznavour...Marie Myriam n'est pas son vrai nom. Elle s'appelle encore Myriam Lopes. Elle est née en 1957 au Congo belge, dans une famille portugaise. Enfance africaine, mais à six ans, direction Paris.Les parents transforment un hôtel vétuste du 20e arrondissement en restaurant. Chaque soir, des chanteurs de fado s'y produisent. Et un soir, parmi les clients, un auteur-compositeur remarque la petite Myriam. Il s'appelle Jean-Paul Cara. Il entend quelque chose dans sa voix.C'est lui qui signe la musique de "Ma colombe". C'est lui AUSSI qui lui présente un auteur. Myriam Lopes se trouve un nom de scène : ce sera Marie Myriam.Le disque connaît un succès correct en France et au Québec. Pas un triomphe. Mais un début prometteur.À l'époque, Marie Myriam a 19 ans. Mais ce que personne ne sait encore en ce mois de septembre 1976, c'est ce qui va se passer exactement un an plus tard.1977. Le Concours Eurovision de la chanson. Et Marie Myriam qui monte sur scène avec "L'Oiseau et l'Enfant". Petite anecdote pour la route, avant la grande soirée de l’Eurovision, les deux demi-finales et la finale ont été présentées par Évelyne Leclercq, Yves Lecoq et Patrick Sébastien. Un homme avec qui elle se fiancera en 1978…deux ans après avoir pris son tout premier envol avec “La colombe”...

  27. 432

    1969 : George Lazenby, l’unique James Bond qui a osé se marier

    Nous sommes le 19 décembre 1969. Happy Day pour les fans belges de 007. Sa nouvelle épopée débarque aujourd'hui dans les cinémas, sous la direction de Peter Hunt. Titre du nouveau James Bond : "Au service secret de Sa Majesté".Mais attention. Ce soir, dans les salles obscures, quelque chose a changé. Sean Connery n'est plus là. Il a raccroché le smoking après "On ne vit que deux fois". Et pour le remplacer, EON Productions a choisi un inconnu. Un mannequin australien du nom de George Lazenby.Le public est sceptique. Les critiques sont partagées. Lazenby lui-même a déjà décidé, pendant le tournage, que ce sera son unique Bond.Un seul film. Une seule chance.Et pourtant.Ce Bond-là est différent. Peter Hunt, ancien monteur de la saga, veut un film plus réaliste, plus proche du roman de Fleming. Moins de gadgets. Moins d'ironie. James Bond tombe amoureux. Vraiment amoureux. De Teresa di Vicenzo, incarnée par Diana Rigg. Il l'épouse.007 se marie. On n'avait jamais vu ça.Face à lui, Blofeld prépare une arme bactériologique capable de stériliser l'approvisionnement alimentaire de la planète entière. Les enjeux sont gigantesques. Mais c'est l'histoire d'amour qui reste.Le film est tourné en Suisse, en Angleterre, au Portugal. Il sort dans une indifférence relative. Pas aussi lucratif que son prédécesseur. Lazenby disparaît. Et pourtant, avec les années, "Au service secret de Sa Majesté" va changer de statut. Certains le considèrent aujourd'hui comme l'un des meilleurs James Bond jamais réalisés.Et puis il y a la chanson."We Have All the Time in the World". Composée par John Barry. Chantée par Louis Armstrong, l'un de ses dernières enregistrements avant sa mort en 1971.Ce soir du 19 décembre 1969, dans les cinémas belges, personne ne sait encore que cette chanson va traverser les décennies. Que cette voix éraillée, sur ces images d'amour et de neige suisse, deviendra l'une des plus belles pages de la saga Bond.

  28. 431

    1965 : Guy Mardel et les coulisses électriques de l’Eurovision à Naples

    Nous sommes le samedi 20 mars 1965. Happy Day pour la ville de Naples, elle accueille aujourd'hui le Concours Eurovision de la Chanson. On sait déjà qu'il sera remporté par France Gall pour le Luxembourg, mais ce n'est pas ce titre-là qui nous intéresse aujourd'hui.Celui dont je vais vous parler terminera 3e. C'est un français, il s'appelle Guy Mardel...Sous vos applaudissements...Mais, qui est Guy Mardel ?Un jazzman reconverti. Après ses débuts dans un orchestre, il se retrouve face à un jury d'experts qui doit sélectionner le représentant de la France. Dans la liste des candidats écartés, du beau linge : Marie Laforêt, Sophie Darel, Michèle Torr. C'est lui qu'on choisit.Sa chanson s'appelle "N'avoue jamais". Il en signe la musique, sur des paroles de Françoise Dorin. C'est simple, c'est élégant et surtout très efficace.Ce soir à Naples, dix-huit pays participent, un record. L'audience potentielle est estimée à 150 millions de téléspectateurs. Pour la première fois, le concours est diffusé jusqu'en Europe de l'Est.Mais avant que le concours commence, il y a un incident durant les répétitions.L'orchestre napolitain et la délégation luxembourgeoise ne s'entendent pas. L'auteur de la chanson de France Gall, un certain Serge Gainsbourg, ne se montre pas exactement diplomate avec les musiciens. Certains comparent sa partition au galop d'un cheval. On le hue. Gainsbourg, furieux, claque la porte et menace de retirer la chanson du concours.Un compromis est trouvé. Mais la tension reste. Bon, on le sait bien, elle gagnera quand même.  Et Guy Mardel, dans tout ça ? Il termine troisième sur dix-huit pays. Derrière le Royaume-Uni, derrière le Luxembourg. Pas si mal pour un ancien jazzman que personne ne connaissait vraiment.Un an plus tard, en avril 1966, il figure sur la photo du siècle, 46 vedettes françaises du yéyé réunies sur un même cliché.Lui… Guy Mardel. Troisième à l'Eurovision. Mais… un seul succès au compteur… “N’avoue jamais” !

  29. 430

    1977 : Le Muppet Show, le théâtre de marionnettes culte débarque en France

    Nous sommes le 20 novembre 1977. Happy Day pour Antenne 2. La seconde chaîne française diffuse aujourd'hui pour la première fois une série animée qui cartonne depuis un an aux États-Unis. C'est l'histoire d'un théâtre, d'un régisseur et d'une troupe de marionnettes…Bah oui… Le Muppet Show. Créé par Jim Henson, produit par ITC Television. Une série américano-britannique qui tourne depuis septembre 1976 sur ITV en Grande-Bretagne. 120 épisodes. 24 minutes chacun.Le principe est simple et génial. Kermit la grenouille est le régisseur d'un théâtre. Chaque semaine, une vedette humaine (du cinéma, de la musique, du théâtre) débarque dans les coulisses. Et autour de cet invité surprise, la troupe des Muppets fait des sketches, chante, improvise, rate tout... et recommence.C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. Il y autant de niveaux de lecture qu'on le souhaite. Ce soir, donc, premier épisode sur Antenne 2 ! Vingt-neuf émissions seront diffusées jusqu'en juin 1978. Dans le désordre…Mais parmi ces épisodes, il y en a un qui mérite une mention spéciale. Un invité qu'on ne présente plus vraiment...Charles Aznavour. Oui. Dans le Muppet Show. Entouré de grenouilles, de cochons et de monstres en peluche. Et ça fonctionne (mais alors) parfaitement. Aznavour va d’ailleurs assurer lui-même le doublage en français…Parce que le Muppet Show, c'est ça aussi. Un endroit où tout le monde peut venir. Et où tout le monde ressort avec le sourire.La voix de Kermit est assurée par Roger Carel.Celle de Miss Piggy, la cochonne, par Micheline Dax.Francis Lax, Gérard Hernandez, Pierre Tornade : la troupe francophone qui accompagne la version doublée est tout simplement sublime.L'émission sera rediffusée dès 1976 par FR3. Avec deux autres personnages emblématiques, les deux vieux critiques dans la loge-balcon, Statler et Waldorf (Waldorf a une moustache). 

  30. 429

    1977 : Supertramp et le pouvoir universel de « Give a Little Bit »

    Nous sommes le 8 avril 1977. Happy day pour un groupe britannique, dont le nouvel album sort ce matin. "Even in the Quietest Moments", même dans les moments les plus calmes. UN titre va s’en échapper et connaître un incroyable destin, partout sur la planète, c'est "Give a Little Bit"...Maestro, un peu de guitare (on va y revenir d'ailleurs)...Le groupe, c'est Supertramp. Fondé à Londres en 1969, et qui au fil des années est devenu l'un des grands noms du rock progressif britannique. Roger Hodgson, Rick Davies : deux têtes, deux voix, une alchimie absolue."Give a Little Bit", c'est une chanson de Hodgson. Écrite quand il avait 19 ou 20 ans. Présentée au groupe cinq ou six ans plus tard seulement. Certaines chansons attendent leur moment. Et quelle chanson !Hodgson dira d’ailleurs qu’il a été ouvertement inspiré par un titre des Beatles…"All You Need Is Love" Le mouvement peace and love des années 60 qui continue de résonner dans les années 70. Give a little bit. Donner un peu. Recevoir un peu. Le message est simple et universel.Je le disais, dans la chanson de Supertramp, il y a une guitare plutôt originale. C'est une 12 cordes acoustique. Ce son-là, reconnaissable entre mille, c'est lui qui porte toute la chanson. Avec un Clavinet en fond, l'instrument qu'on retrouve chez Stevie Wonder à la même époque.Bref, c’est le grand potage qui unit dans son lit années 60 et années 70 !La chanson atteint la 15e place du Billboard américain. Mais son destin le plus inattendu, il se joue l'année suivante, en 1978.Dans le film "Superman*"de Richard Donner (celui avec Christopher Reeve !) il y a une scène en voiture. Loïs Lane roule,la radio allumée. Et ce qu'on entend sur son autoradio... c'est "Give a Little Bit". Même si la chanson ne figure pas (officiellement) sur la bande originale du film. Mais des millions de spectateurs l'entendent quand même. Résultat : succès en 77, succès en 1978. Parfois, les chansons ont un SUPER pouvoir !

  31. 428

    Kenwood KL-7090, le géant japonais qui a révolutionné la Hi-Fi

    Nous sommes au début de l'année 1973. Happy Day pour une entreprise japonaise d'électronique grand public fondée en 1947. Kenwood vient de dévoiler son nouveau fleuron. Il s'appelle KL-7090 et il va faire l'objet d’un véritable culte chez les nouveaux amateurs de hi-fi.Dans les salons, quelque chose change, par exemple, quand on écoute le nouveau disque de Marvin Gaye.Les années 70, c'est l'époque où écouter de la musique chez soi devient un acte sérieux. On ne pose plus juste un disque sur une platine. On investit. On choisit ses enceintes comme on choisit ses meubles. Parce que justement, les enceintes, ce sont des meubles. De grands caissons en bois sombre, posés fièrement dans le salon, qui prennent de la place et qui l'assument.Le KL-7090 de Kenwood, c'est l'incarnation parfaite de cet esprit-là.Six haut-parleurs. Cinq voies. Un boomer de 38 centimètres pour les basses (c'est la taille d'une grande pizza). Et tout en haut du spectre, des petits pavillons qui captent les aigus les plus fins.Le résultat ? 25 à 22 000 hertz. Du grave profond à l'aigu cristallin. La musique comme on ne l'avait JAMAIS entendue dans un salon.Prix de l'objet : 599 dollars en 1973. Soit l'équivalent d'environ 4 000 euros aujourd'hui. Ce n'est pas une enceinte pour tout le monde. C'est une enceinte pour les convaincus, les passionnés, ceux qui considèrent que bien écouter de la musique, ça mérite un vrai budget.En Belgique, dans les magasins hi-fi spécialisés des grandes villes, les amateurs se pressent. On vient voir la bête. On vient l'écouter. Parfois juste admirer le caisson, la grille, le bois. Et puis on repart avec, sous le bras, enfin, dans le coffre de la voiture. Ça pèse 23 kilos.Le KL-7090 n'est pas parfait (aucune enceinte ne l'est). Mais franchement, personne ne s'en plaint. Parce cette enceinte reproduit le son avec une très belle intensité.. Dans un salon coloré des années 70, avec un disque de Marvin Gaye ou de Led Zeppelin sur la platine...C'est tout simplement PAR-FAIT !

  32. 427

    1966 : « No Milk Today », le secret d’une rupture cachée derrière une bouteille de lait

    Nous sommes le 30 septembre 1966. Happy Day pour un groupe britannique au nom assez étrange, Herman's Hermits. Leur nouveau disque estune chanson d'amour à l'imparfait. Une chanson de rupture amoureuse, si vous préférez. Elle a pour titre... No Milk Today.Herman's Hermits, c'est Manchester, 1963. Un groupe de pop (et un peu de rock) emmené par un chanteur au sourire irrésistible, Peter Noone. En 1965, ils enchaînent les hits aux États-Unis, vingt-quatre semaines consécutives dans le Top 10 américain. Dans la foulée des Beatles, les Hermits sont l'un des groupes britanniques les plus populaires de la planète.Et là, à l'automne 1966, ils sortent "No Milk Today".La chanson, je le disais, raconte une rupture. Elle est partie. La maison, si gaie jusqu'alors, est vide et silencieuse. Mais comment le dire sans le dire ? En Angleterre, à l'époque, le laitier passe chaque matin livrer ses bouteilles. Quand on ne veut pas de lait, on laisse un petit mot sur le pas de la porte. "No milk today". Trois mots anodins pour les voisins. Trois mots dévastateurs pour celui qui les écrit.Traduction : "Comment pourraient-ils deviner ce que ces mots signifient vraiment... la fin de tous mes rêves."Ce qui rend la chanson unique, c'est aussi ce qu'on entend. Pour la première fois, le groupe utilise un orchestre à cordes. Et ces petits carillons qui tintent, c'est John Paul Jones qui les a introduits. Oui, oui. Celui qui deviendra quelques années plus tard le bassiste de Led Zeppelin.La chanson atteint la 7e place en Grande-Bretagne. Elle cartonne en Europe, chez nous aussi en Belgique et même en Australie. Elle sera reprise en allemand, en espagnol, en tchèque...Et des décennies plus tard, une marque de lait norvégienne l'utilisera pour une campagne publicitaire. Le laitier, toujours... pour parler d'amour...

  33. 426

    1980 : Gainsbourg et Deneuve, les secrets du duo « Dieu est un fumeur de havanes »

    Nous sommes le 23 avril 1980 sur la presqu'île de Saint-Tropez. Happy Day pour Claude Berri. Le tournage de son nouveau film démarre aujourd'hui. Pour Je vous aime, Berri a confié un rôle à Serge Gainsbourg. Il lui a demandé fin 1979 (nous allons y revenir) de signer la musique du film.C'est l'histoire d'Alice, incarnée par Catherine Deneuve. Une femme de trente-cinq ans à la trajectoire amoureuse mouvementée. Et pour jouer ses anciens amants... Gérard Depardieu, Jean-Louis Trintignant, Serge Gainsbourg. Le casting est presque... déraisonnable.Pourquoi Gainsbourg pour la musique ? Parce que Claude Berri est un ami. Et en 1980, Gainsbourg a besoin d'un ami.Jane Birkin vient de le quitter. Le tournage, c'est une façon de lui changer les idées. Berri lui propose le rôle, la musique, et Saint-Tropez. Gainsbourg accepte.Sur le plateau, quelque chose se passe entre lui et Deneuve. Une complicité, une connivence. Pas une histoire d'amour (Deneuve le dira clairement plus tard). Mais Gainsbourg, lui, ne déteste pas laisser planer le doute.Cette ambiguïté-là va nourrir une chanson. Avec des paroles qui appartiennent bien à leur époque..Dans le film, Deneuve joue une parolière. "Dieu est un fumeur de havanes", c'est officiellement une chanson que son personnage aurait écrite. Mais derrière la chanson d'amour, il y a autre chose. L'homme parle de tabac. De ses gitanes. De son autodestruction. La femme lui dit que ce n'est pas la lueur d'une cigarette au fond de ses yeux, mais que c'est la flamme de l'amour.Il ne l'écoute pas vraiment. Malentendu total. On y retrouve un peu d'une autre chanson "Je t'aime... moi non plus". Un peu, sans doute aussi, de Jane…Au mixage, détail savoureux : Deneuve chante au plus près du micro, voix chuchotante. Jane Birkin dira plus tard que c'est exactement comme ça que Gainsbourg aimait travailler avec les actrices en studio.La bande originale du film, elle, passe inaperçue. Mais le duo cartonne. Onze semaines dans le hit-parade. Plus de 80 mille 45 tours vendus.Inspiré, Gainsbourg enchaîne et compose un album entier pour Deneuve. "Souviens-toi de m'oublier", sorti en 1981. Flop total. Mais ça…. c'est une autre histoire.

  34. 425

    1968 : Burt Blanca, le prodige bruxellois qui a conquis la scène Rock internationale

    Nous sommes en 1968. Happy Day pour Norbert Blancke. Ce musicien belge de Neder-Over-Heembeek vient de fêter ses 24 ans et il va connaître un incroyable succès avec un titre qui parle de rock and roll. Ah oui, Norbert Blancke a un nom de scène : Burt Blanca. Retenez le nom.Son nouveau 45 tours a pour titre "Rock'n'roll is good for the soul". Let's go !Norbert Blancke, c'est la banlieue nord de Bruxelles. Un gamin attiré par la musique dès 5 ans. L'accordéon à 6 ans. La clarinette à 7 ans. Premier prix de conservatoire. Et puis à 15 ans, il découvre seul la guitare. Et le rock'n'roll.Tout change.Dans les années 60, Burt Blanca devient une vraie pointure du rock en Europe. Il joue au Golf Drouot, à l'Olympia, au Palais des Sports de Paris. Il partage l'affiche avec The Animals, The Kinks, Gene Vincent. Un Belge de Bruxelles au cœur de la scène rock internationale.Pas mal pour un ancien élève du conservatoire.En 1968, pour ce nouveau titre, il y a un détail savoureux. Le frère d'un producteur américain, Albert Van Hoogten, fait passer Burt pour un Américain sous le pseudonyme de Winky Hawks. "Rock'n'roll is good for the soul" est d’abord la face B d'un autre titre, Miss Molly...La même année, Burt croise la route de Vince Taylor à Montbéliard. Vince Taylor, l'homme qui inspirera Ziggy Stardust à David Bowie. À ce moment-là, il est au creux de la vague, sans musiciens. Burt lui propose de l'accompagner. Vince accepte.Deux légendes du rock qui se retrouvent sur une scène française. Presque par hasard.Burt Blanca va s’imposer dans le temps…"Touche pas à mon rock'n'roll", "Clap Clap Sound", "Le Train ne passe plus par là"... Burt est non seulement un pionnier du rock belge, mais surtout une vraie figure internationale...

  35. 424

    1er janvier 1972 : Calimero, l’icône du « C’est trop inzuste ! », débarque sur nos écrans

    Nous sommes le 1er janvier 1972.Happy Day pour les enfants belges. La RTB est la première chaîne au monde à diffuser une série d'animation qui met en vedette un personnage réservé, délaissé du monde.C'est un petit poussin noir. Et il s'appelle Calimero !Calimero est un personnage de fiction de dessin animé italien, créé en 1962.D'abord publicitaire avant de venir l'anti-héros d'une série télé. On va y revenir.C'est un poussin malchanceux. Seul poussin noir dans sa nichée. Il porte sur la tête une demi-coquille d'œuf en guise de chapeau.Sa phrase fétiche est la suivante...Calimero est donc né en 1962. Créé dans une publicité pour de la lessive. S'il est noir, c'est qu'il est tombé dans la boue en naissant.Dans la publicité, la lessive le nettoie. Et le poussin retrouve sa couleur jaune originelle.Le 14 juillet 1963, Calimero obtient sa propre série dédiée. "Calimero le poussin noir".Dans la série, Calimero est présenté comme le dix-septième poussin de la couvée d'une poule padouane. Appelée Cesira. Qui renie ce fils, car il est noir.Malgré son statut de vilain petit canard abandonné par sa famille, le bien et la vérité triomphent toujours. Grâce à la bonne foi et l'honnêteté du poussin.Priscilla, sa petite amie, une oiselle timide pleine de bon sens, le défend tout le temps.Après la mort du créateur, les héritiers produisent une série de dessins animés non publicitaires. En couleurs.Le 1er janvier 1972, la RTB lance cette fameuse série en primeur.   Il faudra (en effet) attendre 1975 pour la voir débarquer en France sur TF1.Tous les épisodes se concluent systématiquement par la même complainte. Se perdant dans l'éloignement."C'est pas juste ! C'est jamais juste ! C'est toujours à moi qu'on s'en prend ! C'est vraiment trop inzuste". Le personnage zézayant entre alors... dans l'imaginaire collectif.

  36. 423

    15 mars 1967 : Sylvie Vartan et Johnny Hallyday, le couple roi enflamme l’Olympia

    Nous sommes le 15 mars 1967.Happy Day pour un couple sous le feu des projecteurs. Sylvie Vartan et Johnny Hallyday unissent leur talent et leur succès à la scène.Ensemble. Pour la première fois. À l'Olympia.Le spectacle commence le 15 mars. Initialement prévu jusqu'au 4 avril, le succès est tel que le show est prolongé jusqu'au 16 avril.Plus d'un mois de spectacle. De très nombreux Belges font le déplacement... mais il faut être patient pour obtenir les fameux sésames...Sylvie Vartan donne le coup d'envoi. Johnny Hallyday assure la seconde partie.Johnny commence son tour de chant avec "Les Coups". Qu'il entame depuis les coulisses. Le son va crescendo à mesure qu'il avance vers la scène.Dès le début, il transpire. Il semble être en plein orgasme. Johnny met le public dans sa poche avec ses échanges.Il enchaîne. "Le Pénitencier" est la seule chanson ancienne. Avec une fin folle de cuivres qui s'emballent.“À plein cœur”, titre en duo de 1963, fait évidemment partie du voyage.Pour le final, le couple interprète "Je crois qu'il me rend fou" en duo.Sylvie et Johnny. Ensemble sur scène. C'est un événement qui va se jouer tous les soirs à guichets fermés.Sylvie dira : "C'était la première fois que nous avions le plaisir de chanter ensemble sur scène à l'Olympia avec Johnny. Nous étions loin de nous douter que l'occasion se représenterait aussi souvent."L'album live sort chez Philips. Certains titres n'apparaissent pas dans le live original. En 1992, il sera ENFIN donné dans son intégralité. Soit 16 titres dont 5 inédits du tour de chant, démarré le 15 mars 1967, à l'Olympia. Avec un couple sur scène. Et un public TOTALEMENT conquis.

  37. 422

    1970 : Philips et la révolution de l'auto-reverse, la fin de la cassette à retourner

    Nous sommes au début de l'année 1970.Happy Day pour la marque Philips. L'entreprise dévoile aujourd'hui un drôle d'appareil et une technologie dont on rêve depuis très, très longtemps.Son lecteur N2401 est auto-reverse.Et c'est une petite révolution.Rappelons le principe.Jusqu'à présent, quand la face A d'une cassette est terminée, il faut la retourner manuellement pour écouter la face B.C'est fastidieux. Surtout en voiture. Surtout en pleine autoroute.L'auto-reverse, c'est un système qui permet de lire successivement les deux côtés de la cassette sans que l'utilisateur ait à la retourner.Le rêve absolu.Le système le plus connu utilise une tête de lecture double ou pivotante. Et inverse le sens de défilement de la bande.Mais avant la généralisation de ce type de mécanisme, de nombreux essais plus ou moins complexes ont eu lieu. Avec des lecteurs retournant physiquement la cassette.C'est exactement ce que fait le Philips N2401.Surnommé "The Ski Slope". La piste de ski. À cause de sa forme inclinée.L'appareil date de 1970. Sa présentation est typique du style de l'époque. Plaquage bois vernis. Aluminium brossé. Métal nickelé.Il est équipé d'un ampli stéréo. On peut y raccorder directement une paire d'enceintes.Et donc, la cassette se retourne toute seule, comme ça...Disons-le tout de suite. Avec une bande passante de 11 kHz et l'absence de réducteur de bruit, ce n'est pas encore de la Hi-Fi. Mais l'écoute est loin d'être ridicule. Elle serait même plutôt agréable.En 1972, Akai sort son propre système auto-reverse. L'Invert-O-Matic.Le système auto-reverse apparaît aussi sur les autoradios dans les années 1970. Mais on ne connaît pas le nom de l'inventeur du système.Ce qu'on sait, c'est qu'il faudra attendre... 1982 pour voir débarquer la fonction dans nos vies. Cette année-là, Sony sort le WM-7. Le premier Walkman auto-reverse au monde.Mais tout commence ici. Au début de l'année 1970. Avec un appareil Philips au nom bizarre. The Ski Slope. Et une cassette qui se retourne toute seule, cassette inventée 7 ans plus tôt par Lou Ottens, en Belgique, dans les usines de Hasselt…

  38. 421

    1963 : Dusty Springfield et l'irrésistible ascension de « I Only Want to Be with You »

    Nous sommes le 8 novembre 1963.Happy Day pour Dusty Springfield. La chanteuse britannique sort aujourd'hui son premier 45 tours en solo.Elle l'ignore encore à l'heure qu'il est, mais les radios et les juke-boxes vont en faire un énorme succès.Titre choisi : "I Only Want to Be with You".Dusty Springfield est un nom de scène. Celui de Mary Isobel Catherine Bernadette O'Brien, une fille née dans le nord de Londres, qui a grandi dans une famille irlandaise baignée de musique.Ses premiers succès datent de sa collaboration dans le groupe The Springfields. Avec son frère aîné, Tom... et un ami.En 1963, elle se lance en solo."I Only Want to Be with You" est son premier single.La chanson débute à la 46e place du hit-parade britannique dans la semaine du 21 au 27 novembre 1963.Elle commence à grimper.Finalement, dans la semaine du 9 au 15 janvier 1964, elle atteint la 4e place. Et garde cette place pendant deux semaines de plus.Aux États-Unis, la chanson atteint le top 10.Dusty Springfield devient la première chanteuse britannique à atteindre les classements américains, aussi vite, aussi fort !"I Only Want to Be with You" fait partie de la British Invasion. Au Royaume-Uni, le magazine New Musical Express classe Dusty Springfield comme meilleure chanteuse britannique en 1964, 1965 et 1968. Selon les votes du public.La chanson est adaptée en français. Sous le titre "À présent tu peux t'en aller".En 1964, Richard Anthony est numéro un avec cette reprise."I Only Want to Be with You" traverse les décennies. En Français et en anglais, la Belgique adore cette chanson.En 1976, les Bay City Rollers reprennent la chanson. Elle atteint la 4e place au Royaume-Uni.En 1977, The Tourists s'offrent également leur propre reprise. Avec Annie Lennox et Dave Stewart. Donc, AVANT la fondation d'Eurythmics. Bien plus tard, Annie Lennox citera ses inspirations et ses héroïnes. On y retrouve Petula Clark, Aretha Franklin et... une certaine Dusty Springfield...

  39. 420

    Eurovision 1979 à Jérusalem : une première historique hors d'Europe et le triomphe d'"Hallelujah"

    Nous sommes le 31 mars 1979.Happy Day pour la ville de Jérusalem. Ce samedi soir, elle accueille la première excursion du concours Eurovision de la chanson hors du continent européen.Et pour cause, l'an dernier, l'État hébreu a déjà remporté la victoire avec "A-Ba-Ni-Bi", à Paris.Israël, vainqueur en 1978, se charge de l'organisation de l'édition 1979.C'est la première fois que le concours se tient dans une ville située en dehors du continent européen.C'est aussi la dernière fois que la finale a lieu au mois de mars.Et c'est la première émission en couleur produite par la télévision publique israélienne.Mais l'organisation est compliquée.Des groupes religieux orthodoxes manifestent leur opposition. Le concours a lieu un samedi. Jour du shabbat. Jour de repos consacré dans la religion juive.Le contexte international est tendu. Les mesures de sécurité sont renforcées drastiquement.Dans le cadre de la crise pétrolière et des tensions internationales, la Turquie subit les pressions des pays voisins d'Israël. Elle finit par se retirer. Dix-neuf pays participent finalement au vingt-quatrième concours.Le programme dure près de deux heures et cinquante-six minutes.La représentante belge, Micha Marah, est extrêmement mécontente de sa chanson "Hey Nana".Elle aurait préféré interpréter une autre composition, "Comment Ça Va". Elle accuse le jury de la finale nationale belge d'avoir manipulé les résultats. Elle refuse toujours d'enregistrer la moindre version de "Hey Nana".Micha Marah termine dix-huitième. Avec seulement 5 points. Pas une super année pour le Royaume.Le spectacle d'entracte est un ballet, interprété par le groupe Shalom 79, sur un medley de chansons israéliennes traditionnelles.À la fin du spectacle, tous les artistes participants montent sur scène. Bientôt rejoints par les présentateurs. Une première depuis 1961.Israël, pays hôte, remporte la victoire. Avec la chanson "Hallelujah", interprétée par Gali Atari et Milk and Honey. C'est la deuxième victoire consécutive d'Israël. Et la première Eurovision hors d'Europe. Un samedi... folklorique, compliqué, mais véritablement... historique.

  40. 419

    The Korgis : le secret philosophique derrière le monument "Everybody’s Got to Learn Sometime"

    Nous sommes le 1er octobre 1979.Happy Day pour James et Andy. Les deux membres des Korgis entrent aujourd'hui en studio pour enregistrer leur deuxième album. Et cela va prendre du temps : jusqu'en mars 1980.Parmi les chansons : une ballade lente. Mélancolique. Ils ne le savent pas encore, mais elle va devenir un monument.Titre choisi : "Everybody's Got to Learn Sometime".Et c'est, en apparence, un bain de douceur sentimentale…James Warren et Andy Davis travaillent ensemble depuis le début des années 1970.Ils se sont rencontrés au sein d’un groupe de pop inspiré des Beatles.En 1979, ils forment The Korgis. Un duo. Leur premier album sort dans la foulée, mais sans grand retentissement. C'est le deuxième qui va tout changer."Dumb Waiters". Les serveurs muets. Et c'est sur cet album que figure la fameuse ballade...James Warren raconte l'histoire de la chanson.Un jour, il est dans son appartement à Bath, dans le Somerset. Il a un piano. Il s'en sert pour trouver des idées de chansons.Il joue des accords. Une mélodie. Et il chante la première chose qui lui vient à l'esprit.La chanson s'écrit en 10 ou 15 minutes.Il vise une ballade lente. Traînante. Qui va plaire aux radios américaines.Le producteur David Lord ajoute ensuite l'arrangement. Les cordes. La profondeur.L'instrument distinctif qu'on entend après chaque refrain ? Un guzheng. Une cithare chinoise à dix-huit cordes.Écoutez !Le synthétiseur de Phil Harrison devient le son principal. Les paroles sont simples. Épurées. Mais avec un message direct.James Warren explique :"À cette époque, je m'intéressais aux philosophies New Age. Travailler sur soi-même. La méditation. Toute la chanson vient de là. Ce n'était pas du tout une chanson romantique. Pour moi, il s'agissait d'un individu qui change et devient une personne différente, meilleure. C'était littéralement une chanson philosophique."Le 11 avril 1980, "Everybody's Got to Learn Sometimes" sort en 45 tours.Le succès est fulgurant.Numéro 5 au Royaume-Uni. Numéro 18 en Amérique. Ne me demandez pas pourquoi, numéro 14 en Belgique.Mais… Numéro 1 en France. Numéro 1 en Espagne.C'est le sommet de la carrière des Korgis.

  41. 418

    Ivo Van Damme : l'envol de Montréal et le destin brisé d'une légende belge

    Nous sommes le 31 juillet 1976.Happy Day pour Ivo Van Damme. Le Belge va aujourd'hui remporter une médaille d'argent pour le Royaume sur 1500 mètres.La Belgique retient son souffle.Un mois plus tôt, en juin 1976, la RTB l'interroge. Les Jeux olympiques de Montréal approchent. Est-il confiant ? Oui, mais surtout concentré !Le 31 juillet 1976, finale du 1500 mètres au Stade olympique de Montréal.Ivo Van Damme s'élance. Il court. Il accélère. Il pousse.Le Néo-Zélandais John Walker franchit la ligne en premier. Record olympique.Ivo Van Damme franchit en deuxième position. Médaille d'argent.Temps : 3 minutes 39 secondes 27.Devant l'Allemand Paul-Heinz Wellmann.La Belgique explose de joie.Ivo Van Damme devient une icône belge. Un des plus grands espoirs européens du demi-fond.Son visage est partout..L'avenir s'ouvre devant lui.Mais l'avenir ne durera que quelques mois.Le 29 décembre 1976. Cinq mois après Montréal.La Belgique est sous le choc. Le journal du soir en Flandre s'ouvre sur une nouvelle tragique...Ivo Van Damme perd la vie dans un accident de la route en France. Il revient d'un stage d'entraînement.Il a 22 ans.Un an plus tard, en 1977, un groupe de journalistes crée le Mémorial Van Damme.Pour honorer la mémoire de l'athlète belge disparu prématurément.Le Mémorial devient rapidement un grand rendez-vous de l'athlétisme européen. À Bruxelles.Chaque année, les plus grands athlètes du monde viennent courir sur la piste du Roi Baudouin.Pour LUI !Ivo Van Damme n'a couru que cinq mois après Montréal. Mais il reste une légende belge.Le 31 juillet 1976, il a offert à notre pays une médaille d'argent. Et un souvenir impérissable.

  42. 417

    The Drifters : le secret bouleversant derrière "Save the Last Dance for Me"

    Nous sommes le 19 mai 1960.Happy Day pour Doc Pomus. Il enregistre aujourd'hui avec les Drifters une chanson née d'un moment douloureux. Son propre mariage.Car Doc Pomus ne peut pas danser. Il a été frappé par la polio dans sa jeunesse.Il marche avec des béquilles. Puis finit en fauteuil roulant.En 1957, il épouse une grande et belle actrice de Broadway. Danseuse professionnelle.Le jour de leur mariage, Doc reste assis. Dans son fauteuil. Il regarde sa femme danser avec les invités.Il ne peut pas la rejoindre sur la piste.Trois ans plus tard, en 1960, il transforme ce moment en chanson. Avec son partenaire d'écriture, Mort Shuman.Petite traduction littérale : Tu peux danser avec le gars qui te fait de l'œil.Mais n'oublie pas qui te ramène à la maison. Alors chérie, garde-moi la dernière danse.Save the last dance for me !Les paroles sont écrites par Doc Pomus. La musique, je le disais, par Mort Shuman.Le duo compose plus de 500 chansons entre 1958 et 1965. Pour Elvis Presley. Andy Williams. Ray Charles. Mais "Save the Last Dance for Me" est différente. Elle est personnelle.Le 19 mai 1960, les Drifters enregistrent la chanson. Avec Ben E. King au chant.Pendant l'enregistrement, le patron d'Atlantic Records, raconte à Ben E. King l'histoire de Doc Pomus. Son mariage. Son fauteuil roulant. Sa femme qui danse avec les autres.Ben E. King écoute. Et il pleure en cabine.Il comprend la douleur derrière les mots. Et il chante avec CETTE émotion.Atlantic Records sort le single en août 1960. En face B de "Nobody But Me".Mais Dick Clark, animateur TV, retourne le disque. Il comprend que c'est "Save the Last Dance for Me" le vrai hit.Il la passe à la radio. Encore et encore.Le 13 octobre 1960, la chanson atteint la première place du Billboard. Elle y reste trois semaines. C'est le plus grand succès de l'histoire des Drifters.Ironie du sort : Ben E. King a quitté les Drifters en mai 1960. Trois mois avant la sortie du single.

  43. 416

    MASH, le chef-d'œuvre satirique qui a bousculé la Croisette

    Nous sommes le 16 mai 1970.Happy Day pour Robert Altman sur la Croisette à Cannes. La Palme d'Or revient à son film, MASH.C'est l'adaptation au grand écran d'un roman à succès de Richard Hooker, nom de plume d'un ancien chirurgien militaire.L'action se déroule durant la guerre de Corée. Automne 1951.Deux nouveaux chirurgiens sont affectés à l'hôpital de l'armée.   Dès leur arrivée, ils apparaissent comme rebelles. Coureurs de jupons. Malicieux. Ils n'hésitent pas à enfreindre les règles. Ils "empruntent" une Jeep. Et commencent immédiatement à flirter avec le personnel infirmier.Ensemble, ils utilisent l'humour et les farces pour garder leur santé mentale face aux horreurs de la guerre.Le casting est composé de futures stars. Donald Sutherland. Elliott Gould. Tom Skerritt. Sally Kellerman. Ou encore Robert Duvall.Robert Altman a insisté pour n'avoir que des acteurs inconnus. Aucune star établie.Et tout ça, sur un fond musical d'une très grande douceur, « Suicide is painless » de Johnny Mandel…Le film mélange comédie satirique et scènes chirurgicales sanglantes.Les dirigeants de la Fox exigent que ces scènes soient coupées au montage. Trop choquantes, disent-ils.Mais Altman refuse. Ces scènes sont essentielles. Elles montrent selon lui la réalité de la guerre. L'armée américaine interdit d'ailleurs initialement la diffusion du film dans ses bases. Le 16 mai 1970 à Cannes, le film remporte la Palme d'Or.Cinq nominations aux Oscars. Dont le Meilleur Film. Il remporte celui du Meilleur Scénario Adapté.Le succès est énorme. MASH devient l'un des plus grands films du début des années 1970. Le 13 juin 1970, le film sort en Belgique. La première a lieu à Gand.MASH deviendra ensuite une série TV.Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies

  44. 415

    17 avril 1964 : Ford Mustang, la naissance d'un mythe américain

    1964 : La Ford Mustang fait sensation à New YorkNous sommes le 17 avril 1964.Happy Day pour les ingénieurs de l'usine Ford. Ils vont aujourd'hui présenter une voiture pas comme les autres dans le cadre de l'Expo Universelle qui se tient à New York.Sportive, abordable, personnalisable, elle fait partie de ce qu'on appelle en Amérique les "pony cars".La Ford Mustang va bientôt devenir l'objet de convoitise de toute la génération du baby boom.La Mustang est née en 18 mois. Un développement record.Conçue par Lee Iacocca pour séduire la jeunesse du baby-boom. Sur la plateforme compacte de la Ford Falcon.Un design long capot-court coffre. Inspiré des européennes sportives.Prix de base : 2 368 dollars. Abordable. D'ailleurs, 2 368 dollars de 1964, cela donnerait aujourd'hui un peu plus de 20 mille €.Trois jours avant le lancement officiel, le 14 avril 1964, la toute première Mustang est vendue au Canada.  Le 17 avril, lors du lancement à l'Expo Universelle, 22 000 commandes affluent.La Mustang est disponible en coupé. Puis en cabriolet. Et dès août 1964, en fastback.Boîtes manuelles 3 ou 4 vitesses. Ou automatique. Freins à disques en option. Poids autour de 1 200 kg.Options infinies. Intérieur "Pony" avec des poneys galopants sur les sièges.La Mustang se personnalise à l'infini.Le succès est foudroyant. 417 000 exemplaires vendus en un an. Toutes les attentes sont dépassées. En 1965, 1 million de Mustang vrombissent sur les routes.En Europe et en Belgique, la Mustang arrive dès 1964-1965. Via les réseaux Ford.Pas de production locale. Mais des importateurs belges. Les taxes freinent les imports massifs. Mais elle devient vite un mythe. Des clubs naissent rapidement. Comme le Ford Mustang Club Belgium.La Mustang devient une icône culturelle, partout sur la planète...1968 : "Bullitt" avec Steve McQueen. Une Mustang verte pour une poursuite légendaire dans les rues de San Francisco.1971 : "Les Diamants sont éternels" avec James Bond.1966 : Wilson Pickett chante "Mustang Sally". L'énergie rebelle incarnée. Au cinéma comme en musique, cette voiture va devenir une légende.

  45. 414

    1978 : Gloria Gaynor et la naissance d'un hymne éternel avec "I Will Survive"

    Nous sommes le 23 octobre 1978.Happy Day pour une Américaine élevée dans le New Jersey. À 25 ans, la face B de son nouveau 45 tours va connaître un fabuleux destin.C'est l'histoire d'une femme qui vient d'être quittée et qui annonce à son ex partenaire qu'il n'est pas question de revenir en arrière.Titre choisi : "I Will Survive". Je survivrai.Mais avant la rédemption, il y a la complainte. Au piano."First I was afraid, I was petrified..."D'abord, j'avais peur. J'étais pétrifiée.Mais j'ai passé tant de nuits à penser à tout le mal que tu m'as fait.Cela m'a rendu plus forte. J'ai appris à m'en sortir.Le message est clair. Radical. Universel.Une femme qui se relève. Qui refuse de retomber. Qui affirme sa force.Gloria Gaynor n'est pas une inconnue en 1978.Elle est déjà une figure du disco bien connue, avec des tubes comme "Never Can Say Goodbye" en 1974.Mais avec "I Will Survive", TOUT va tout changer.Enregistrée à l'origine comme face B du single "Substitute", je le disais, les DJs dans les clubs préfèrent la face B. Ils la passent. Encore et encore. Le public s'embrase.Polydor décide de la sortir en single principal.En France, Régine reprend la chanson. "Je survivrai". Elle en fait sa version à elle. Conquérante. Théâtrale. Mais un peu franchouilarde, quand même...Pour en revenir à Gloria, le succès est mondial.Numéro 1 au Billboard en mars 1979. Pendant trois semaines.Numéro 1 au Royaume-Uni. En Belgique. En France. Dans une vingtaine de pays.Plus de 14 millions d'exemplaires vendus dans le monde.Des remixes et des reprises à la pelle.La chanson devient un hymne. Pour les femmes. Mais aussi, curieusement, dans les milieux gay, où Gloria devient une nouvelle égérie. Et pour cause, la chanson de parle de celles et de ceux qui se relèvent après une épreuve.Gloria Gaynor recevra le Grammy Award de la meilleure chanteuse R&B en 1980. La chanson est inscrite au registre national la Bibliothèque du Congrès américain en 2016. Pour sa "signification culturelle, historique et esthétique".

  46. 413

    Zolder 1970 : Eric De Vlaeminck et le "Spirit" du cyclo-cross belge

    Nous sommes le 22 février 1970.Happy Day pour la petite commune de Heusden-Zolder. Elle accueille aujourd'hui un événement marquant dans l'histoire du cyclo-cross.Ce sont les Championnats du monde de cyclo-cross UCI 1970. Et il y a beaucoup de Belges en lice.Zolder, surtout connu pour sa piste automobile, accueille un un parcours boueux. Technique. Typique du cyclisme d'hiver belge.À la radio ce matin, c’est un signe, on entend "Spirit in the sky"Deux courses masculines sont au programme. La catégorie élite. Et la catégorie amateurs. Chacune avec son titre mondial.En épreuve élite, le favori est belge. Il s'appelle Eric De Vlaeminck.Il s'élance. Il roule. Il franchit les obstacles. Il plonge dans la boue.Temps final : 1 heure 03 minutes 50 secondes.Il est... Champion du monde !Devant son compatriote Albert Van Damme. Ce titre fait partie des 7 sacres mondiaux d'Eric De Vlaeminck. Il devient alors LA figure centrale du cyclo-cross mondial.Mais ce n'est pas tout.Chez les amateurs, le champion du monde 1970 est aussi belge. Robert Vermeire. Devant l'Espagnol José María Basualdo. Et Norbert Dedeckere. Belge également.Au classement national, la Belgique domine. 2 titres or. 1 argent. 1 bronze.Une grande fête du sport belge au début des années 70.Le cyclo-cross est roi en Belgique. Et Zolder vient de le prouver au monde entier.

  47. 412

    Marcel Amont : 1962, l'année où tout bascule avec "Le Mexicain"

    Nous sommes le 1er novembre 1962.Happy Day pour Marcel Miramon. À 33 ans, celui qui rêvait de devenir comédien poursuit une joyeuse carrière de chanteur. Et va signer son plus grand succès. Avec la complicité de Charles Aznavour.Marcel Miramon s'appelle Amont à la scène. Il a déjà connu un petit rayonnement musical en 1956 avec son premier disque, "Escamillo"Depuis 1956, Marcel Amont a fait du chemin.Il a participé à des films. "La mariée est trop belle" en 1956, aux côtés de Brigitte Bardot. "La conduite à gauche" en 1961.Il acquiert une certaine notoriété en France, donc forcément aussi chez nous en Belgique.En 1962, il donne son premier récital à Bobino. Pendant trois mois et demi. À guichets fermés.Il interprète ses propres textes. Avec plusieurs chansons signées Claude Nougaro. "Le Balayeur du roy". "Porte-plume". "Le Tango des jumeaux". "Le Jazz et la Java".Mais c'est la même année que tout bascule.

  48. 411

    Festival of Hope 1972 : Le jour où le funk, le R&B et la soul ont conquis Westbury

    Nous sommes le 12 août 1972.Happy Day pour la petite ville de Westbury, non loin de New York. Elle accueille pour la 2e fois un festival placé sous le signe de l'espoir et de la solidarité. Le Festival of Hope.L'événement s'est déjà déroulé en 1970. Mais dans des conditions plus... compliquées.Manque de structure. Sécurité chaotique. L'image des ruines de Woodstock planait encore.Deux ans plus tard, le 12 août 1972, tout change.Le festival est re-formé. Mieux structuré. Davantage médiatisé. Avec une image de festival "propre" et "contrôlé".Et... une affiche monumentale.James Brown. Jefferson Airplane. Chuck Berry. IDr. Hook. Sha Na Na.Le festival met en avant une forte présence de musiciens black. James Brown. Billy Preston. Ike & Tina Turner.Un moment important pour la visibilité du funk, du R&B et de la soul dans le circuit des festivals caritatifs.Billy Preston apparaît en costume à rayures pêche. Très remarqué par la critique.Sly & The Family Stone clôture le dimanche. De nombreux Belges font le déplacement pour ne pas manquer ça.Le festival marquera les esprits, comme mieux organisé que nombre de grands festivals de la fin des années 60 et début 70. Météo agréable. Les 12 et 13 août 1972 resteront, à Westbury, comme un événement caritatif où la musique black a imposé son tempo... 

  49. 410

    "Telstar" des Tornados : L'incroyable histoire du premier tube britannique n°1 aux USA

    Nous sommes le 17 août 1962.Happy Day pour un groupe britannique. Il va livrer une pièce instrumentale qui est un OVNI absolu.Particularité : ici, les guitares sont accompagnée par un instrument très original.. l'orgue. Oui oui, l'orgue !Écoutez...Le groupe "Tornados" est formé en 1961.`Contrairement aux formations en vogue de l'époque (Shadows, Ventures, Spotnicks), les mélodies ne sont pas jouées à la guitare. Mais à l'orgue.C'est Joe Meek qui compose "Telstar". Une pièce instrumentale futuriste et spatiale.Le titre porte le nom du satellite de télécommunications Telstar, lancé en juillet 1962.  Le 45 tours sort en août 1962.C'est un OVNI, okay, et personne n'y croit vraiment... Sauf que... le succès est foudroyant.En octobre 1962, "Telstar" atteint la première place des charts anglais. Il y reste cinq semaines.Fin décembre 1962 et début janvier 1963, il atteint la première place au Billboard aux États-Unis. Pendant trois semaines.The Tornados devient le premier groupe musical britannique à être numéro 1 au Hot 100 américain.Pour la première fois, ils sont considérés comme rivaux potentiels des Shadows. Et cette mélodie est absolument PARTOUT !Joe Meek reçoit le prix Ivor Novello en 1962 pour cette composition.Mais une ombre plane.Jean Ledrut, compositeur français de la marche d'Austerlitz pour le film, estime qu'une de ses œuvres a été copiée. Il lance une procédure pour plagiat.Faute d'évidence, le Français perd son procès. Le verdict ne sera rendu qu'après la mort de Joe Meek.Vite devenu un classique, "Telstar" est repris par de nombreux groupes instrumentaux de l'époque. The Ventures. The Lively Ones. Et plus tard par Richard Pinhas en 1978, Orchestral Manoeuvres in the Dark en 1979. Allez, je vous ai gardé le plus cocasse pour la fin : la reprise la plus incroyable sera signée... The Shadows eux-mêmes en 1981.

  50. 409

    1977: Le Coffre-fort d'Anouchka Sikorsky sur Télé Luxembourg

    Nous sommes le 3 septembre 1977. Happy Day pour Télé Luxembourg. nouveau jeu d'argent va captiver les téléspectateurs en Belgique, au Grand Duché et en France. Au bout du téléphone, il y a la voix d'Anouchka Sikorsky. Oui oui, notre Anouchka de Nostalgie+ ! Le principe est simple. Il est en réalité calqué sur le jeu radio "La Valise RTL".Quelques minutes avant le jeu, l'animatrice donne une combinaison à trois chiffres à l'antenne.Les téléspectateurs notent. Ils attendent. Ils espèrent.Car l'ordinateur va tirer au sort un numéro de téléphone dans l'annuaire du pays choisi. Si vous décrochez, vous devez donner la combinaison exacte.Si c'est bon, le coffre-fort en carton-pâte s'ouvre. Et l'argent est pour vous. Oui, de vrais billets devant la caméra.Le jeu est présenté par trois animatrices. Les Françaises Michèle Etzel et Marylène Bergmann. Et notre Belge Anouchka Sikorsky.Michèle Etzel est à l'antenne depuis la fin des années 1970. Mais elle ne peut pas présenter le jeu à elle seule. Elle demande au directeur des programmes, Jacques Navadic, de laisser d'autres animateurs le présenter.C'est ainsi que Marylène le présente en alternance avec Michèle. Puis l'ensemble des speakerines de la chaîne s'y mettent. Dont Anouchka Sikorsky. Et un peu plus tard... un autre Belge, un certain Claude Rappé ! Le jeu n'a rien de très complexe. Mais il a un but : fidéliser le téléspectateur. L'obliger à regarder RTL Télévision pour noter la combinaison. Et la répéter lors de la diffusion du jeu. Parce que les billets s'accumulent et que ça finit par donner un beau petit jackpot !Il permet également à la chaîne de tisser un lien de proximité fort avec son public. Qui peut ainsi passer à l'antenne en direct. Et discuter avec son animatrice (ou animateur) vedette."Le Coffre-fort" est diffusé tous les jours. Plusieurs fois dans la journée. Sur RTL Télé Luxembourg puis sur RTL Télévision.Il cesse définitivement en juin 1990.Treize ans de diffusion. Des milliers de combinaisons. Et une voix au bout du fil qui, désormais, vous accompagne aussi sur Nostalgie+...

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 e

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