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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 e

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    FN Herstal 1966 : la grève des femmes-machines qui a changé la Belgique

    Dans les années 60, la Fabrique Nationale de Herstal tourne à plein régime. Parmi son personnel, des milliers d'ouvrières que l'on surnomme alors les « femmes-machines ». Un travail ingrat, payé bien en-deçà de celui des hommes pour un poste pourtant équivalent.Douze semaines de grève pour l'égalité salarialeTout commence le 16 février 1966 : 3 800 travailleuses de Herstal entament une grève pour réclamer un salaire égal à celui des hommes. La direction, pas du tout décidée à capituler, tente de faire pression en coupant certaines primes au logement et en mettant 5 000 ouvriers, des hommes cette fois, au chômage technique. Mais la solidarité tient bon : les hommes soutiennent largement le mouvement, et des comités d'action se forment dans tout le pays pour récolter des fonds et venir en aide aux familles financièrement fragilisées.Après 84 jours de résistance face à la direction, un protocole d'accord de conciliation est signé le 4 mai 1966. Les ouvrières obtiennent une augmentation immédiate de 2 francs par heure, suivie d'une hausse supplémentaire de 75 centimes programmée pour l'année suivante. La direction accepte également une révision des barèmes : l'égalité salariale totale n'est pas atteinte du jour au lendemain — les femmes touchaient jusque-là environ 73 % du salaire d'un homme — mais l'écart se réduit alors de façon spectaculaire. Le 10 mai 1966, c'est la reprise du travail.Au-delà des chiffres, le dénouement de cette grève a provoqué un véritable séisme en Belgique et en Europe. Ce conflit de douze semaines est aujourd'hui considéré comme la toute première grande mobilisation européenne pour l'égalité salariale entre les hommes et les femmes.

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    François Valéry en 1975 : la naissance du tube Lady Music

    En ce début d'année 1975, Disc'AZ croit dur comme fer en son nouveau poulain. Le label sort coup sur coup trois titres qui vont lui ouvrir les portes des radios et du succès : une chanson d'été, Le Prince d'amour, et puis... Lady Music, avec son entrée devenue culte, « Toutes les filles que je croise ».De Jean-Louis Mougeot à François ValéryCar jusqu'en 1974, l'artiste ne s'appelle pas encore François Valéry, mais Jean-Louis Mougeot. Le nom de scène, il le doit à une voyante, Jacqueline Tordjman, secrétaire de Marcel Amont, en pleine élection présidentielle opposant Mitterrand à Giscard. De ce duel politique naît un pseudonyme.Son parcours, lui, est tout sauf un conte de fées facile. Cadet d'une famille de sept enfants, il perd son père dès l'âge de trois ans. Direction l'Algérie, puis Paris à huit ans, dans un petit trois-pièces. Il rêvait de football, sa mère lui offre une guitare : le ballon rond attendra. Il joue alors dans les bals, reprend les tubes yéyé et cumule les petits boulots pour aider sa mère. À 19 ans, il fait ses premiers pas à la radio en participant à l'émission de radio-crochet de Philippe Bouvard sur RTL. Puis, en 1974, la rencontre qui change tout : Jean-Pierre Barkoff, l'agent de Mike Brant.Quelques mois avant Lady Music, une chanson d'été était déjà sortie. Mais c'est bien Lady Music, publiée chez Disc'AZ, une entité du groupe Europe 1, qui lance véritablement la carrière de François Valéry. En Belgique, le titre entre au classement dès juin 1975, à la vingt-neuvième place, et y reste une bonne partie de l'été. François Valéry se produit alors pour la première fois à la télévision, dans une émission de Michel Drucker. En 1976, il est choisi pour assurer la première partie de la tournée de Mireille Mathieu. Sa carrière, cette fois, va vraiment décoller.

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    Johnny Hallyday en 1963 : le roi du hit-parade ?

    En ce dernier jour de l'année 1963, direction le grand bilan du hit-parade. Et sur ce terrain-là, un nom revient sans cesse : Johnny Hallyday. Rien qu'au mois de janvier, il avait déjà sorti quatre disques : La Bagarre, I Got A Woman, Chérie fais-moi peur et Sirius, plus méconnu du grand public. De quoi donner le ton d'une année particulièrement prolifique.Johnny, l'artiste le plus présent de l'annéeSur le Top 15 de l'année, personne ne fait mieux que Johnny Hallyday : il y place cinq titres, un record absolu. Tes tendres années, Elle est terrible, Les bras en croix, Pour moi la vie va commencer et L'idole des jeunes composent ce palmarès impressionnant. Et si l'on regarde la présence cumulée dans le Top 10 de l'année, tous titres confondus, Johnny caracole également en tête avec 73 semaines de classement. Claude François suit avec 46 semaines, tandis que Sylvie Vartan, la nouvelle compagne de Johnny, en totalise 39.La couronne du numéro 1 de l'année ne lui revient pourtant pas. C'est Claude François qui s'installe en tête du classement grâce à Belles belles belles, juste devant Sylvie Vartan et I'm watching you. Et l'année réserve encore un dernier rebondissement : en novembre, c'est l'Américain Trini Lopez qui domine avec If I Had A Hammer. Un mois plus tard, c'est la version française du titre qui grimpe à son tour en tête... signée Claude François, avec Si j'avais un marteau.1963 n'a peut-être donc pas un seul roi. Mais au rayon des chiffres, l'idole des jeunes n'est pas en reste : Johnny Hallyday se hisse en 4e, 5e et 6e position du classement de fin d'année, juste devant... les Beatles.

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    Nos Années Happy Days : Ford Mustang, Mini et Renault 5, des voitures symboles de liberté dans les années 60-70

    Quand les petites voitures ont changé le mondeLes années 1960 et 1970 marquent bien plus qu'une simple évolution technologique. Elles incarnent le passage de l'euphorie insouciante des Trente Glorieuses à une ère nouvelle : celle de la rationalisation de l'automobile. La voiture se démocratise massivement, partout dans le monde. Elle devient liberté. Émancipation. Symbole d'une génération qui refuse d'attendre.De la Mustang à la Mini : l'ère de la démocratisation automobileEntre les routes de vacances et les autoroutes qui explosent, entre la jeunesse dorée et les familles de classe moyenne, trois voitures vont marquer cette époque. Trois petites voitures qui vont devenir des icônes. Pas des bolides de luxe. Des voitures pour TOUT LE MONDE.La Ford Mustang (1964) : le rêve américain devient abordableEn 1964, à l'Exposition Universelle de New York, Ford dévoile une voiture qui va faire rêver le monde entier. La Mustang. Pas chère. Performante. Élégante. C'est LA voiture du jeune Américain. Du couple qui veut s'échapper le week-end. Du musicien qui chante « Mustang Sally » en boucle.La Mustang symbolise l'Amérique optimiste des années 60. La liberté. La route. L'inconnu.La Mini (1959) : la révolution compacte venue de Grande-BretagneMais en traversant la Manche, en prenant la malle à Ostende, on découvre une autre révolution. Plus subtile. Plus ingénieuse. La Mini.Annoncée en août 1959, pile avant l'explosion du voyage en voiture, la Mini est compacte, économique, innovante. Elle va devenir l'icône de la jeunesse britannique. George Harrison en conduit une. Elle unit sur ses sièges la jeunesse dorée et les familles de classe moyenne. Elle est petite, mais elle change tout.La Renault 5 (1972) : l'exception françaiseEn 1972, les rues de l'Hexagone fourmillent d'une nouvelle étoile. La Renault 5. Renault mise TOUT sur elle. La marque veut changer l'image de la bonne vieille voiture familiale. Elle réussit. La R5 devient une icône française. Simple. Accessible. Jeune.Trois voitures, trois univers, une même quête : la libertéCes trois petites voitures ne sont pas que des moyens de transport. Elles sont des symboles. Des rêves mécaniques. La Mustang incarne l'Amérique optimiste. La Mini, l'innovation britannique intelligente. La Renault 5, la France populaire et ingénieuse.Ensemble, elles racontent l'histoire d'une époque où l'automobile cesse d'être un luxe pour devenir un droit. Une clé. Une porte ouverte vers les routes de vacances.Nos Années Happy Days, chaque dimanche à 11h sur Nostalgie+. À tout moment sur l'application Nostalgie+ ou Nostalgie-plus.be.

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    31 décembre 1963 : Eddy Mitchell quitte Les Chaussettes Noires pour embrasser son destin de rocker solo

    Le 31 décembre 1963, sur la scène d'un ultime gala lyonnais, Eddy Mitchell referme pour de bon le chapitre des Chaussettes Noires. Après avoir mené de front les tournées du groupe pionnier du rock français et les contraintes de son service militaire jusqu'en août, Claude Moine réclame son indépendance. Il avait d'ailleurs déjà posé les fondations de son aventure solo quelques mois plus tôt avec le disque « Voici Eddy… c'était le soldat Mitchell », enregistré au studio Charcot et porté par le morceau « Si tu penses ».Le virage du rock londonien contre les dérives yé-yéDésireux de s'éloigner des modes superficielles pour revenir à l'essence du rock 'n' roll, Eddy Mitchell publie dans la foulée un second opus fondateur, « Eddy in London », gravé avec les musiciens britanniques du London All Star emmenés par Big Jim Sullivan. Cette émancipation soudaine suscite la colère des autres membres des Chaussettes Noires, en particulier William Benaïm, qui l'attaquent pour rupture de contrat. Il faudra cinq longues années de procédures judiciaires pour qu'Eddy Mitchell gagne son procès en 1968, obtenant enfin la pleine maîtrise de son destin artistique.

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    « L'Horloger de Saint-Paul » (1974) : Bertrand Tavernier sublime Simenon avec Philippe Noiret et Jean Rochefort

    Le 16 janvier 1974, les cinémas parisiens accueillent avec curiosité « L'Horloger de Saint-Paul », le premier long-métrage réalisé par Bertrand Tavernier. À 35 ans, le cinéaste réussit un coup de maître en adaptant le roman « L'Horloger d'Everton » de Georges Simenon. Avec l'accord de l'auteur belge, l'action quitte le continent américain pour s'enraciner dans les ruelles pavées du quartier Saint-Paul à Lyon, sur une bande originale poignante signée par le compositeur Philippe Sarde.Un face-à-face inoubliable entre Philippe Noiret et Jean RochefortL'intrigue met en scène Michel Descombes, un artisan horloger veuf incarné par Philippe Noiret, dont le quotidien bascule quand deux policiers lui révèlent que son fils a commis un homicide. Confronté au silence de son enfant, qui se borne à qualifier sa victime d'ordure, le père prend conscience de l'abîme qui les séparait. Aux côtés d'un commissaire humain et nuancé joué par Jean Rochefort, Noiret livre une interprétation magistrale de la culpabilité paternelle et de la fidélité filiale, installant durablement l'œuvre au Panthéon du septième art.

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    The Four Tops : l'histoire de « Reach Out I'll Be There », le chef-d'œuvre Motown de Holland-Dozier-Holland

    Le 18 août 1966 marque l'avènement d'un monument de la soul américaine avec la sortie de « Reach Out I'll Be There » par le groupe The Four Tops. Mis en boîte au sein du mythique Studio A de Hitsville U.S.A. à Detroit, le morceau s'impose instantanément comme l'un des titres les plus rentables et les plus emblématiques de l'écurie Motown. Une consécration immédiate qui conduit le groupe sur le plateau du prestigieux Ed Sullivan Show, devant des millions de téléspectateurs conquis.Le génie créatif du trio d'orfèvres Holland-Dozier-HollandDerrière l'énergie dramatique et les arrangements percutants du morceau opère le trio incontournable Brian Holland, Lamont Dozier et Eddie Holland. Déjà responsables des triomphes planétaires des Supremes, ces compositeurs stars façonnent un hit classé numéro un aux États-Unis comme au Royaume-Uni. Le raz-de-marée traverse l'Atlantique au point d'inspirer Claude François, qui en tirera son propre succès avec l'adaptation française « J'attendrai », prouvant la puissance mélodique intemporelle de cette création.

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    Gilbert Montagné : comment Johnny Hallyday a relancé sa carrière au Pavillon de Paris en octobre 1979

    Le 18 octobre 1979, la salle du Pavillon de Paris devient le décor d'un grand moment d'émotion : Gilbert Montagné effectue son retour surprise sur la scène française. Invité d'honneur de Johnny Hallyday, le musicien s'installe au piano pour accompagner le taulier du rock durant la séquence finale du spectacle. Pendant une vingtaine de minutes et quatre morceaux intenses, dont l'incontournable « Fils de personne », cette collaboration fraternelle redonne vie à la trajectoire musicale d'un artiste en retrait.De l'exil américain à la consécration retrouvéeHuit ans plus tôt, à 20 ans à peine, Gilbert Montagné dominait les hit-parades internationaux avec son tube « The Fool », enregistré à Londres aux côtés des choristes d'Elvis Presley. Cependant, le manque de succès des disques suivants et la pression de l'industrie l'avaient poussé à fuir vers l'Amérique du Nord, trouvant refuge dans l'anonymat des clubs de jazz canadiens. La main tendue par Johnny Hallyday en cet automne 1979 brise cet isolement et relance sa carrière, inspirant en 1981 son morceau de gratitude sobrement baptisé « Johnny ».

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    Coupe du Monde 1970 : qualification historique de la Belgique pour l'aventure mexicaine face au Brésil de Pelé

    Le 31 mai 1970 marque une date historique pour le football belge : les Diables Rouges s'envolent pour la Coupe du Monde au Mexique. Portée par l'hymne officiel des Hermanos Zavala, « Futbol Mexico 70 », la sélection nationale valide son ticket pour la compétition reine après un parcours sans faute lors des éliminatoires. En terminant en tête du groupe 6 devant la Yougoslavie, l'Espagne et la Finlande, la Belgique prouve sa solidité et rejoint l'élite planétaire du ballon rond.Le défi mexicain face aux géants du footballSur le sol mexicain, l'atmosphère est électrique, marquée par l'émergence des premières sélections africaines et le jeu flamboyant du Brésil de Pelé. Malgré un climat international alourdi quelques mois plus tôt par la guerre de Cent Heures entre le Salvador et le Honduras, la fête sportive s'installe dans les stades. Les Belges abordent la compétition avec modestie dans le groupe 1. Si leur parcours s'achève face au Mexique sur un penalty controversé, cette campagne mondiale reste gravée comme un temps fort du sport belge, à l'aube du sacre final de la Seleção le 21 juin 1970.

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    Nos années Happy Days : Brigitte Bardot, 10 ans au soleil de sa vie (1963-1973)

    Chaque dimanche à 12h, Nos années Happy Days prend le temps d'explorer une grande figure ou une thématique culte à travers ses plus belles séquences et ses souvenirs musicaux. Pour ce premier numéro, cap sur l'une des stars les plus fascinantes du XXe siècle : Brigitte Bardot. À travers dix années de sa vie, de 1963 à 1973, replongez dans la décennie où l'icône du cinéma français a fait chanter et vibrer le monde entier.De la douceur insouciante de La Madrague au cap symbolique de ses 30 ans en 1964 — commenté avec une ironie piquante par la plume de Marguerite Duras —, BB incarne l'été, la liberté et le désir. Alors qu'elle chante Moi je joue, la star prépare déjà en coulisses son retrait futur du monde des paillettes pour se consacrer au grand combat de sa vie : la cause animale.Des studios de Gainsbourg aux refrains complices de Sacha DistelL'année 1968 marque un tournant majeur avec sa rencontre au sommet avec Serge Gainsbourg. De leur passion éclair naît le mythique Bonnie & Clyde, où la musique devient du grand cinéma et propulse le phrasé unique de Brigitte Bardot au rang de légende.Cinq ans plus tard, en 1973, son duo avec Sacha Distel sur Tu es le soleil de ma vie vient clore en beauté cette décennie d'intensité pop et sentimentale, juste avant qu'elle ne dise adieu au 7e art. Un voyage nostalgique et intime au cœur de l'album souvenir d'une femme inoubliable.Au programme de cet épisode :1963 : L'hymne de Saint-Tropez avec La Madrague1964 : Les 30 ans de BB vus par Marguerite Duras & Moi je joue1968 : Le duo mythique avec Serge Gainsbourg (Bonnie & Clyde)1973 : Les retrouvailles sentimentales avec Sacha Distel (Tu es le soleil de ma vie)

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    Citroën Ami 6 : l'histoire de la mythique berline des années 60 et sa touche belge

    Le 24 avril 1961, Citroën crée l'événement à Amsterdam en dévoilant l'Ami 6, affirmant d'emblée ses ambitions européennes. À une époque où les familles découvrent les joies des grands départs en vacances et des nouvelles autoroutes, le constructeur comble un grand vide commercial dans sa gamme. Positionnée exactement entre la modeste 2 CV et la luxueuse DS, l'Ami 6 vise directement la classe moyenne en pleine expansion. Elle reprend la mécanique robuste de la 2 CV tout en proposant des finitions inspirées de la DS, comme ses sièges moelleux et son célèbre volant monobranche.Lunette inversée, assemblage belge et succès phénoménalDessinée par le génial Flaminio Bertoni, l'Ami 6 choque et séduit par son innovation esthétique majeure : une lunette arrière inversée. Ce choix de design permet d'offrir un vrai confort de garde au toit pour les passagers arrière tout en préservant un vaste volume de coffre. Côté stratégie commerciale, Citroën casse les codes de l'époque en présentant le modèle comme la seconde voiture idéale pour les femmes — une proposition validée dans les faits par Yvonne de Gaulle qui en fera sa voiture personnelle.Assemblée en France mais aussi à Forest, près de Bruxelles, l'Ami 6 rencontre un succès populaire fulgurant. Emmenée par son moteur bicylindre capable de pousser jusqu'à 105 km/h, elle s'écoule à plus d'un million d'exemplaires. Portée par le lancement de sa version break en 1964, très prisée des familles, elle devient même la voiture la plus vendue en France en 1966.

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    Jean Ferrat : l'histoire de « Ma Môme », son tout premier succès populaire

    En décembre 1960, celui que le grand public ne connaît pas encore sous le pseudonyme de Jean Ferrat touche enfin au succès. Un an après la signature de son premier contrat chez Decca, Jean Tenenbaum sort « Ma Môme », une chanson composée par ses soins sur des paroles de Pierre Frachet. Loin du glamour et des paillettes de l'époque, le morceau dresse le portrait tendre d'une jeune ouvrière d'usine de la banlieue parisienne, à Créteil. Cette simplicité résonne profondément chez le chanteur : né d'un père ouvrier joaillier et d'une mère ayant travaillé en usine de fleurs artificielles, Ferrat ne joue pas un rôle, il chante le monde dont il est issu.Du succès radio au cinéma de Jean-Luc GodardPorté à ses débuts par le soutien décisif de l'animateur Daniel Filipacchi, le titre envahit les ondes radio et séduit immédiatement les auditeurs par sa sincérité brute. Deux ans plus tard, le destin de la chanson franchit un nouveau cap. En 1962, le réalisateur Jean-Luc Godard choisit d'intégrer « Ma Môme » à la bande originale de son film phare de la Nouvelle Vague, Vivre sa vie, incarné par Anna Karina. Séduit par l'authenticité et le réalisme désarmant de Jean Ferrat, le cinéaste contribue à ancrer définitivement cette chanson dans le patrimoine de la musique française.

  13. 530

    RSC Anderlecht 1965 : l'histoire du premier doublé mythique contre le Standard

    Le 26 mai 1965, le Stade du Heysel à Bruxelles accueille un choc au sommet joué à guichets fermés : la finale de la Coupe de Belgique opposant le Royal Sporting Club d’Anderlecht au Standard de Liège. Déjà sacrés champions de Belgique après avoir dominé la saison, les Mauves visent un exploit encore jamais réalisé dans l'histoire du football belge : décrocher le tout premier doublé coupe-championnat. Dans les travées du stade, la rivalité entre Bruxelles et Liège rend l'atmosphère électrique.Une finale sous haute tension et le sacre de Paul Van HimstSur la pelouse, la rencontre prend une tournure dramatique. Porté par son jeune prodige Paul Van Himst, auteur de réalisations clés, le club bruxellois se heurte à la ténacité des Liégeois et de Roger Claessen. Les deux équipes se rendent coup pour coup et le match bascule en prolongations dans une tension insoutenable.Au terme d'un suspense haletant, Anderlecht s'impose finalement 3 buts à 2, déclenchant le délire parmi les supporters. En soulevant le trophée sur la pelouse du Heysel, le RSC Anderlecht entre définitivement dans la légende et consacre une génération dorée menée par le génial Paul Van Himst.

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    L'Aile ou la Cuisse : les coulisses du duo mythique Louis de Funès - Coluche

    Le 27 octobre 1976, le cinéma français connaît un moment d'anthologie avec la sortie en salles de L'Aile ou la Cuisse, réalisé par Claude Zidi. Ce film signe avant tout le grand retour sur écran géant de Louis de Funès après trois ans d'absence forcée due à de graves problèmes de santé. Alors que les assureurs refusent de couvrir un acteur jugé trop fragile, le jeune producteur Christian Fechner se bat pour imposer le projet. Le tournage se déroule sous la canicule de l'été 1976 près de Paris, avec une attention de chaque instant portée à l'état de santé du comédien.Face au maître de la grimace, un jeune humoriste en pleine ascension opère un tournant majeur : Coluche. En incarnant le fils du personnage principal, il fait ses premiers pas marquants au cinéma hors de son personnage de scène. Ce duo père-fils rassemble deux générations de l'humour français dans une alchimie parfaite.La vraie gastronomie contre la malbouffe industrielleSous ses airs de comédie grand public détournant les codes du guide Michelin, le film propose une critique avant-gardiste de la France des années 1970. L'intrigue oppose Charles Duchemin, fervent défenseur de la cuisine traditionnelle, à Jacques Tricatel, patron sans foi ni loi d'une chaîne de « restoroutes » prônant la nourriture industrielle synthétique. Une charge satirique et efficace contre les débuts de la malbouffe de masse.Porté par la bande originale mémorable de Vladimir Cosma et son célèbre Concerto gastronomique, L'Aile ou la Cuisse devient un véritable phénomène populaire. Avec 5,8 millions d'entrées, le film se hisse à la deuxième place du box-office français en 1976, juste derrière Les Dents de la Mer, tout en remportant un immense succès en Belgique. Un classique indémodable qui a relancé la carrière de Louis de Funès et confirmé le talent de Coluche.

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    Marilyn Monroe et JFK : les coulisses du mythique « Happy Birthday, Mr. President »

    9 mai 1962, Madison Square Garden de New York. Devant plus de 15 000 personnes et un parterre de célébrités, le président John F. Kennedy célèbre son 45e anniversaire avec dix jours d'avance. Un an à peine après son célèbre discours d'investiture, JFK s'apprête à vivre un instant qui marquera à jamais la culture pop et l'histoire américaine.Soudain, une icône s'avance sous les projecteurs : Marilyn Monroe. Habillée de sa fameuse "JFK Dress" — une robe fourreau en soie moulante incrustée de 2 500 strass créant l'illusion d'une nudité parfaite —, elle fait tomber son manteau d'hermine blanche sous le regard médusé du public.Une sérénade présidentielle entrée dans la légendeAprès une introduction pleine d'esprit du comédien Peter Lawford, jouant sur la réputation de l'actrice à toujours arriver en retard, le silence se fait. Accompagnée au piano par Hank Jones, Marilyn Monroe entonne d'une voix sensuelle, murmurée et profondément intime le célèbre « Happy Birthday, Mister President », agrémenté d'un extrait du morceau Thanks for the Memory.En rejoignant la scène, le président Kennedy réagit avec humour, déclarant qu'il peut désormais quitter la vie politique après un hommage aussi doux et sincère. Derrière les rires et l'éclat de cette nuit new-yorkaise, ce moment reste l'une des toutes dernières apparitions publiques de Marilyn Monroe. Redécouvrez les coulisses de cette séquence culte qui a forgé le mythe.

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    [BEST OF] Surf City de Jan & Dean : comment un brouillon des Beach Boys est devenu le premier numéro 1 du surf au Billboard

    Le 20 juillet 1963, le duo américain Jan & Dean entre dans l'histoire de la musique en plaçant Surf City au sommet du Billboard Hot 100. C'est la toute première chanson de surf music à atteindre la première place du classement américain.Mais l'histoire de ce titre commence bien avant son enregistrement. C'est Brian Wilson des Beach Boys qui en a écrit le premier jet, un brouillon qu'il appelait alors Goody Gooney, Won't You Come Back Home. Convaincu de ne jamais le terminer, il le joue un soir au piano pour Jan Berry et Dean Torrance lors d'une soirée à Los Angeles, et leur propose simplement de le garder.Jan Berry s'empare du morceau, réécrit les paroles et réarrange la mélodie. L'enregistrement a lieu le 20 mars 1963 à Hollywood. Le résultat dépasse toutes les attentes : Surf City cartonne aux États-Unis, puis en Belgique et dans toute l'Europe, exportant la surf music sur le vieux continent tout au long de l'été 1963.Un détail savoureux : Murray Wilson, le père de Brian et manager des Beach Boys, est furieux. Il estime que son fils a offert un potentiel numéro 1 à la concurrence. Trop tard, le succès est déjà là.Happy Days, c'est chaque jour une date, un hit et une histoire. À retrouver sur Nostalgie+ avec Cédric Godart.

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    [BEST OF] 1965 : quatre semaines de vacances pour les travailleurs belges

    Nous sommes le 12 avril 1965. Happy Day pour les travailleurs belges. Une nouvelle loi garantit aujourd'hui le paiement de leur pécule de vacances. Mais surtout, elle cristallise un acquis social majeur : quatre semaines de congés payés par an.UN MOIS. Entier. Pour respirer. 12 avril 1965, disais-je. Pour comprendre l'importance de cette date, il faut remonter à 1936.1936. Les grèves historiques. Le mouvement populaire. La Belgique se lève. Et obtient les premiers congés payés : 6 jours seulement.Dix ans plus tard, en 1946, c'est 12 jours. Deux semaines.En 1950, le système du pécule de vacances est institué. Une prime pour financer le repos. Une petite révolution.1955 : on passe à 18 jours. Trois semaines.Et voilà qu'en 1965, le travailleur belge obtient ENFIN ses 24 jours de congé. Quatre semaines complètes."Le ciel, le soleil et la mer, La Panne, tout ça pour mon plaisir..."François Deguelt chante cet été l'hymne de son temps. L'époque où la Belgique se porte bien.Thérèse Jeunejean, historienne, écrira plus tard : "Dans ces années-là, que l'on appelle les années d'or, le pays va bien. On croit que ce temps-là durera toujours."Et c'est vrai. En 1965, la Belgique est en pleine prospérité. Les usines tournent. Les salaires augmentent. Et les travailleurs, pour la première fois, peuvent prendre de véritables vacances. Un mois entier. Pour eux.Pour profiter du ciel. Du soleil. Et de la mer du Nord...Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies

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    [BEST OF] Oh Happy Day : quand le gospel devient tube de l’été 69

    Nous sommes le 7 avril 1969. Happy Day, vraiment, pour un chœur californien dirigé par un jeune musicien de 25 ans. Il s'appelle Edwin Hawkins. Ce jour-là, une version métamorphosée de "Oh Happy Day" débarque officiellement en radio. Elle va enflammer l'Amérique, évidemment, mais aussi l’Europe tout l’été… et devenir l’un des plus grands tubes gospel de tous les temps.Tout commence en 1967. Hawkins dirige une chorale à Oakland, en Californie, et décide de réarranger un vieux cantique anglais datant de 1755 : Oh Happy Day, When Jesus Washed My Sins Away.Mais ici, le gospel ose se confronter à son époque. Hawkins modernise l'hymne avec un piano jazzy inspiré de Sérgio Mendes, des harmonies flamboyantes, et surtout la voix improvisée d'une certaine Dorothy Morrison, influencée par James Brown.Le résultat ? Une chanson parfaitement spirituelle, mais totalement ancrée et assumée dans l’air du temps.À l’origine, ce n’est qu’un enregistrement assez sommaire, réalisé avec peu de moyens. Mais le bouche-à-oreille est fulgurant. À la surprise générale, le titre est repéré par un DJ de San Francisco, puis diffusé sur les radios américaines, et bientôt sur les ondes européennes.En Belgique, "Oh Happy Day" explose dès le mois de mai. Le public, croyant ou non d'ailleurs, est séduit par cette ferveur communicative. La chanson devient numéro 1 dans plusieurs pays européens pendant l’été 1969. Elle s’écoulera à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait la deuxième chanson gospel la plus vendue de tous les temps.L'année suivante, les Edwin Hawkins Singers remportenront le Grammy Award du Meilleur enregistrement gospel soul, et entreront définitivement, pas encore au paradis, mais déjà dans l’histoire des tubes de l’été désacralisés…

  19. 524

    [BEST OF] Simon & Garfunkel : quand le condor des Andes survole l’été 70

    Nous sommes le 10 avril 1970. Happy Day pour deux New-Yorkais à la barbe soignée et aux harmonies parfaites, absolument perfect.Simon & Garfunkel sortent ce jour-là un 45 tours original sur le fond et sur la forme."El condor pasa (If I Could)", c’est une mélodie ancestrale péruvienne, réarrangée en folk moderne.Soyons honnêtes… Personne n'a l'air d'y croire. Pourtant, quelques semaines plus tard, cette chanson deviendra l’un des slows de l’été 1970 en Europe.L’histoire est étonnante. La mélodie originale a été composée en 1913 par un musicien péruvien. Presque 60 ans plus tard, Paul Simon découvre cet air grâce à un groupe folklorique péruvien installé à New York.Séduit par cette mélodie, il décide de l’adapter. Il y ajoute des paroles, pleines de regrets et de rêves impossibles : “I’d rather be a sparrow than a snail…” Traduction ? « Je préfère être un moineau qu'un escargot... »La chanson traditionnelle devient alors une ballade mélancolique sur les choix de vie et sur la liberté, telle qu'on la conçoit (évidemment) en 1970.Dès le mois de mai, le titre entre dans les hit-parades européens. Et en Belgique, il devient l’un des morceaux les plus diffusés durant tout l’été. Dans les bals, il trouve sa place entre les tubes pop et disco, à une époque où le slow ne compte pas pour des prunes.El condor pasa touchera un public bien plus large que prévu. Il est l’un des tout premiers succès mondiaux à populariser la musique des Andes en dehors de l’Amérique du Sud.Et tout l’été 70, cette flûte de pan imaginaire, cette guitare douce, et cette voix mélancolique vont permettre au duo de promouvoir leur plus grand album à ce jour "Bridge over troubled water"…

  20. 523

    [BEST OF] 1970 : Joe Dassin et "L'Amérique", les secrets de fabrication du tube de l'été

    Happy Day pour Joe Dassin. Son nouveau 45 tours fait une entrée fulgurante en 2e place au hit parade.Un titre qui sent bon les vacances. L'Amérique !Le 13 juin 1970, Joe Dassin fait une entrée fracassante en deuxième place du Hit Parade avec L'Amérique, son nouveau 45 tours qui sent bon les vacances et le soleil. Cédric Godard vous raconte l'histoire fascinante de ce titre devenu l'incontournable tube de l'été 1970.Né à New York en 1938, Joe Dassin connaît bien l'Amérique. Il y a grandi avant de rejoindre Los Angeles, bercé par l'univers artistique de son père réalisateur et de sa mère violoniste. Son nom même est un héritage de l'immigration : son grand-père Samuel, arrivé de Russie à la fin du XIXe siècle, aurait déclaré venir d'Odessa à son arrivée aux États-Unis. Joe Dassin, c'est donc Joe d'Odessa, fils du Nouveau Monde.Mais L'Amérique n'est pas une création originale. C'est l'adaptation française de Yellow River, un titre du groupe anglais Christie, écrit en 1970 et qui raconte le retour d'un soldat chez lui après la guerre. Derrière cette chanson se cache encore une autre histoire : en 1920, à Londres, un compositeur anglais avait écrit une partition intitulée In a Persian Market. Cette mélodie allait dormir cinquante ans dans les archives avant d'inspirer Jeff Christie pour Yellow River.C'est en entendant le titre dans un magasin de Londres que Joe Dassin a l'idée d'en proposer une version francophone. Il n'est pas le seul à avoir flairé le bon plan : Richard Anthony, Hugo Fray, Petula Clark, Sheila et Sacha Distel lorgneraient également sur le titre. Mais c'est Dassin qui remporte la mise. L'adaptation française est confiée à Pierre Delanoë.Résultat : L'Amérique reste 30 semaines au Hit Parade, devient la meilleure vente de l'année 1970 et s'impose comme l'un des tubes estivaux les plus mémorables de la décennie.

  21. 522

    [BEST OF] 1972 : le Grand Prix de F1 de Belgique à Nivelles-Baulers

    Le 4 juin 1972, le Brabant Wallon vit un moment historique et inattendu : le Grand Prix de Belgique de Formule 1 se dispute sur le tout nouveau circuit de Nivelles-Baulers. Loin, très loin de Spa-Francorchamps.Comment en est-on arrivé là ? À la fin des années 1960, la Formule 1 traverse une crise profonde. Trop de pilotes perdent la vie sur des circuits jugés trop rapides et trop peu sécurisés. Le champion écossais Jackie Stewart et le syndicat des pilotes pointent du doigt Spa-Francorchamps : 14 kilomètres à travers les Ardennes, des vitesses folles, des forêts denses, aucun dégagement. Après un boycott en 1969 et une ultime édition avec des chicanes provisoires en 1970, Spa disparaît du calendrier de la F1.La Belgique refuse pourtant de perdre son Grand Prix. Un compromis très belge est trouvé : une année en Wallonie, une année en Flandre, à Zolder. C'est dans ce contexte qu'un promoteur bruxellois, Yvan Doriac, imagine un circuit neuf, avant-gardiste et ultra-sécurisé. Le 4 juin 1972, c'est l'inauguration officielle avec la course au programme.Emerson Fittipaldi sur Lotus domine de la tête et des épaules : pole position et victoire. Mais le drame national, c'est l'abandon de Jacky Ickx, héros belge qualifié quatrième sur sa Ferrari rouge, contraint à l'abandon au 47e tour.Le circuit est révolutionnaire sur le plan de la sécurité, mais il souffre d'un défaut rédhibitoire : il est vide. Les spectateurs ne voient rien, les voitures ressemblent à des miniatures. Les pilotes, eux, trouvent le tracé plat et sans intérêt technique. Nivelles, c'est l'anti-Spa.En 1974, Fittipaldi s'impose à nouveau, mais l'organisateur fait faillite. Le circuit ne peut pas être rentabilisé. En 1976, l'asphalte se dégrade trop rapidement et Nivelles disparaît définitivement du calendrier. Zolder récupère l'exclusivité belge pendant quelques années.La fin de l'histoire est heureuse : le 22 mai 1983, le Grand Prix de Belgique retrouve enfin le mythique tracé de Spa-Francorchamps, après 13 ans d'exil loin des Ardennes.

  22. 521

    [BEST OF] Eddie Wally : l'été 1966 avant le triomphe de "Chérie"

    Nous sommes le 25 mai 1966. En Flandre, un petit événement se prépare. Happy Day pour Eddy Wally. Son immense tube "Chérie" n'est pas encore sorti de presse, mais son album en dessine déjà un peu les contours. Avec son accordéon et son sens du tango, il choisit donc de rester dans son registre, l'amour des femmes, avec une chanson torride, "Rood Is Je Mond". Rouge est ta bouche...En 1966, Eddy Wally rencontre le producteur néerlandais Johnny Hoes. Sous sa direction, il enregistre plusieurs titres et, surtout, un album qui deviendra un immense succès en Belgique et même au-delà.Ce n'était pas gagné d'avance, non. Son premier disque, Oh Gitana, en 1964 bénéficie d'une petite notoriété locale, mais pas encore de grand soir. Ses droits d'auteur lui permettent de réaliser un rêve, ouvrir un café dancing à Ertvelde, qui s'appelle d'abord "Eddy Wally's Texas Bar" puis "Paris-Las Vegas". L'endroit va, petit à petit, devenir LE temple flamand du spectacle. On le sait, c'est la chanson "Chérie" qui deviendra sa signature vocale, atteignant le 24 octobre 1966, son premier numéro dans les classements. La chanson s'exporte. Elle arrive aux Pays-Bas grâce à Radio Veronica. Le 45 tours est vendu à 100 000 exemplaires en trois mois. Pour Eddy, c'est un peu Paris Las Vegas. Mais en cet été 1966, ce rêve éveillé est encore un peu loin... Pour l'instant, Eddy se contente de décrire la bouche pulpeuse peinte en rouge d'une dulcinée imaginaire...Je rêve de toi jour et nuitDepuis que tu es apparue sur mon cheminJe veux être heureux avec toiTa bouche est rouge, tes yeux bleu cielEt un jour tu me diras doucementQue je peux t'embrasserBon, avouons-le, “Rood is je mond”, c'est tout de même mieux en version originale...

  23. 520

    [BEST OF] Elton John & Kiki Dee : un duo pop pour l’été 76 avec Don’t Go Breaking My Heart

    Nous sommes le 21 juin 1976. L'été commence, Happy Day pour Elton John. Ce jour-là, il sort un titre pop entraînant et léger. Particularité : il n'est pas seul pour l'incarner. À sa côté, une chanteuse britannique au look androgyne : Kiki Dee. Leur chanson, "Don’t Go Breaking My Heart" va devenir le tube de l’été. Et, aussi curieux que cela puisse paraître... le tout premier numéro 1 d’Elton John au Royaume-Uni.La chanson est écrite par Elton John et Bernie Taupin, sous les pseudonymes Ann Orson et Carte Blanche. À l’origine, le morceau doit être enregistré avec Dusty Springfield, mais elle est trop malade pour entrer en studio.La solution ? Elton se tourne vers Kiki Dee, première chanteuse britannique signée (précisément) par la Motown."Don’t Go Breaking My Heart" évoque un faux duo d’amoureux, sorte de pastiche de Tamla Motown, avec une ligne de basse funk et un refrain en forme de crème solaire. Traduction : facile à appliquerLa chanson est un carton immédiat. Numéro 1 dans plusieurs pays, dont la Belgique, la France, le Canada, les États-Unis. Elle est partout : à la radio, dans les transistors sur la plage, dans tous les bons juke-boxes qui se respectent...Les plus drôle ? Elton et Kiki ne comptent pas remettre le couvert, d’ailleurs Elton ne mange pas de ce pain là. De plus, ils ne la chanteront ensemble en live… qu’une seule fois 20 ans plus tard !En 1976, pas de tournée conjointe, juste quelques apparitions télé. Mais, au fond, pas besoin d'en faire beaucoup : "Don’t Go Breaking My Heart" est sur toutes les lèvres.Et tout l'été 76, de Douvres à Morlanwez, on prête à Elton John et Kiki Dee une passion amoureuses flamboyante... Pour Elton John, on l'a dit, c'est surtout le souvenir de son premier numéro 1 à domicile, au Royaume-Uni, un exploit qu'il mettra 14 ans à dépasser, avec "Sacrifice" en 1990…

  24. 519

    [BEST OF] Lle festival Sfinks de Boechout fête ses débuts le 31 juillet 1976

    Nous sommes le 31 juillet 1976, lors de l'été le plus chaud jamais enregistré en Belgique. À Boechout, non loin d'Anvers, un tout nouveau festival ouvre ses portes pour la toute première fois : le festival Sfinks.Dans cet épisode de Happy Days, Cédric Goddard vous raconte les origines intimistes et profondément humaines de ce rassemblement folk et alternatif, né de l'impulsion d'un collectif de jeunes bénévoles locaux.Pour cette première édition officielle, les concerts ne se déroulent pas sur des scènes gigantesques, mais autour du kiosque du parc du collège Saint-Gabriel, à l'ombre des arbres. La villa du parc fait office de quartier général. Le nom Sfinks ? Une référence directe aux deux grandes statues de sphinx en pierre qui gardaient l'entrée du parc de l'école.La programmation musicale s'articule autour de deux axes : le folk traditionnel anglo-saxon et une curiosité naissante pour le folk d'Amérique latine, préfiguration de ce que l'on appellera plus tard la world music. Parmi les artistes présents, le groupe américain Jesse Winchester Band représente le gros coup des organisateurs, et la scène flamande est représentée par Laven Coppieters, figure culte qui vient tout juste de sortir son album Jus d'orange.Mais Sfinks 1976, c'est bien plus qu'un festival musical. En marge des concerts, les organisateurs ouvrent un magasin d'alimentation naturelle et proposent des ateliers de tissage, de poterie et de photographie. Une véritable utopie mêlant culture, écologie et engagement social, qui posera les bases d'un événement appelé à traverser le temps.

  25. 518

    [BEST OF] The Rolling Stones : “Satisfaction”, l’explosion rock de l’été 65

    Nous sommes le 6 juin 1965. Happy Day pour un groupe britannique tout jeune mais déjà redouté : ils se font appeler les Rolling Stones. Ce jour-là, sort aux États-Unis un 45 tours rugissant, porté par une guitare saturée et une voix nerveuse. Certains disent même enragée.Ah oui, son titre : (I Can’t Get No) Satisfaction.Au départ, tout part d’un rêve. Keith Richards se réveille en pleine nuit avec trois accords en tête. Il les enregistre à moitié endormi sur un magnétophone. Le matin, sobre, il découvre la base d’un riff qui deviendra l’un des plus célèbres de l’histoire du rock.Le 6 juin, la version américaine sort sans tambour ni trompette. Et pourtant, en quelques jours, c’est l’emballement : le single devient numéro 1 aux États-Unis pendant plusieurs semaines. Ce sera est la première chanson du groupe classée numéro un aux États-Unis.La presse parle d’une révolution. Quant au fond de la chanson, nous sommes en 1965 et, pourtant, il n'étonne personne : les paroles de la chanson font référence à la frustration sexuelle et au mercantilisme.Mais en Europe, le calendrier de sortie est un peu curieux.La chanson n’est commercialisée au Royaume-Uni que le 20 août 1965, mais les radios pirate ont fait leur boulot. C'est déjà un très grand tube.Jagger dira, quelques années plus tard :« C'est la chanson qui a vraiment fait les Rolling Stones, nous sommes passés d'un simple groupe de plus à un groupe énorme, monstrueux... Il a un titre captivant. Il a un riff de guitare captivant. Il a un super son de guitare, ce qui était original à l'époque. Et ça capture l'esprit de l'époque, ce qui est très important dans ce genre de chansons... c'était l'aliénation. »En Belgique, Satisfaction devient le tube inattendu de l’été 65. C’est un cri, une promesse, et un tournant. Le rock devient plus brut, plus libre, plus moderne. Et les Stones, eux, entrent dans la légende…

  26. 517

    [BEST OF] Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975

    Février 1975. Un 45 tours glisse discrètement dans les bacs des disquaires. Personne ne se doute encore qu'il va dominer les classements pendant des mois. Ce titre, c'est Le Sud de Nino Ferrer, et derrière lui se cache une histoire aussi tumultueuse que la musique elle-même est apaisante.Dans ce nouvel épisode de Happy Days, Cédric remonte le fil d'une chanson née dans la douleur. Au départ, South, un morceau en anglais que Nino Ferrer compose en 1974, après plusieurs années de galères commerciales et d'expérimentations artistiques jugées trop déconcertantes par le grand public. Rock progressif, opéras de 40 minutes, albums psychédéliques... Nino vise la reconnaissance des musiciens, pas les hit-parades.Mais CBS a d'autres ambitions. L'artiste est contraint d'accepter une version française. L'enregistrement vire au drame : expulsé du studio par le producteur Estradi, Nino Ferrer part à Londres enregistrer sa propre version avec un arrangeur de renom. Résultat ? Il la déteste encore plus. Les bandes sont détruites. Il revient finalement à la première version, celle qu'il abhorre le plus.Et pourtant. Le Sud devient numéro 1 en France dès le printemps 1975, reste au sommet des classements tout l'été et se vend à plus de 600 000 exemplaires. Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le plus grand succès de sa carrière. Et son dernier.

  27. 516

    [BEST OF] Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise

    Nous sommes le 29 août 1965. En plein été, l'Italie assiste à une avant-première au cinéma. Happy Day pour Jean-Luc Godard. Son film Pierrot le Fou est présenté à la Mostra de Venise. Et cette histoire est incroyable...C’est une histoire VRAIE. Celle d'un bandit. Pierre Loutrel. Le vrai "Pierrot le Fou".Nous sommes en 1945. La guerre vient de finir. La France se reconstruit.Et voilà que Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo pendant l'occupation, devient chef de bande. Le gang des Traction Avant. Ils braquent, ils tuent, ils terrorisent.Et qui pour camper ce personnage ?Jean-Paul Belmondo... évidemment !Pierre Loutrel devient l'ennemi public numéro 1. Nous sommes à la fin des années 1940. La police le traque.Jean-Luc Godard est fasciné par le récit. Il en fait un film de grand chemin. Avec (je l'ai dit) Belmondo en bandit amoureux. Avec Anna Karina en femme fatale.Mais attendez. Écoutez bien ce que le réalisateur dit de son film : "C'était complètement inconscient. Je n'avais rien, absolument rien."Rien. Pas de scénario complet. Pas de plan. Il tourne comme il respire. Il invente. Il crée. Sans filet.Et c'est ça qui donne ce film complètement dingue. Incontournable. Violent. Tendre. Anarchiste.Le 29 août 1965, la Mostra de Venise découvre "Pierrot le Fou". Quelques mois plus tard, le 5 novembre 1965, le film arrive en Belgique.En France, il y a un problème. Les autorités sont paniquées. "Pierrot le Fou" ? C'est de l'anarchie morale et intellectuelle !Interdit aux moins de 18 ans.Et c'est vrai que c'est anarchiste. C'est vrai que c'est immoral. Mais c'est aussi... un chef-d'œuvre.Musique signée... Antoine Duhamel.

  28. 515

    [BEST OF] C’est ma fête : Richard Anthony pleure et chante le tube de l’été 63

    Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort "C’est ma fête", une chanson qui n'a rien de très original.Et pour cause, c'est l'adaptation en français d’un tube américain signé Lesley Gore : "It’s My Party".Et comme souvent à l’époque, c’est grâce à Richard Anthony qu’un hit venu des États-Unis franchit les frontières de la langue et s’invite sur les ondes belges.En version française “c’est ma fête et je pleure si je veux…” devient "C'est ma fête Je fais ce qui me plaît". Oui, tous les coups sont permis pour y mettre de la joie.Un texte simple, une histoire d’amour contrariée en plein jour de fête. L’adolescence résumée en trois minutes.La chanson est traduite par Georges Aber, fidèle traducteur de l’époque yéyé. Mais Richard Anthony y ajoute sa patte : une interprétation retenue, douce, un peu triste. Et cette justesse-là touche à peu près tout le monde. Car l'été, ce qui importe, c'est de trouver l'amour. Et ensuite de noyer son chagrin...En Belgique, la chanson arrive très vite en tête des classements francophones. Dans les juke-boxes des cafés de Dinant à Mouscron, elle tourne à plein régime !Richard Anthony est au sommet de sa popularité. L’année suivante, il passera au twist, puis au rock plus sérieux. Mais "C’est ma fête" reste l’un de ses titres les plus légers, mais aussi les plus tendres, les plus universels.Parce que parfois, pleurer un bon coup… c’est encore la meilleure façon de danser. Et de passer l'été...

  29. 514

    [BEST OF] Summer in the City : le coup de chaud rock de l’été 66 signé Lovin’ Spoonful

    Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler les "Lovin’ Spoonful".Les Lovin' Spoonful enregistrent « Summer in the City » en deux sessions dans un studio de Columbia Records à New York en mars 1966.Tous les ingrédients sont réunis pour créer un tube. D'ailleurs, c'est leur ambition. Grâce à lui, un an après leur formation, les Lovin’ Spoonful vont décrocher leur premier carton planétaire.Dès les premières secondes, on entend les bruits de klaxons, des marteaux-piqueurs. L’ambiance est posée : c’est l’été dans la ville de l'Est américain, et ça chauffe, dans tous les sens du terme.La chanson, nerveuse, raconte précisément ces journées étouffantes, où tout est lent, poussiéreux… Mais dès que le soleil se couche, la ville s’électrise : place à la musique et à la drague.Ce contraste jour/nuit se retrouve aussi dans la musique : des couplets sombres et une envolée plus pop-rock dans le refrain. Une structure peu banale à l’époque, qui donne évidemment toute sa force à la chanson.Avec ses bruitages urbains, Summer in the City est aussi l’une des premières chansons à capturer l’ambiance sonore. C’est totalement cinématographique. On est loin des plages californiennes de l'époque et de la dolce vita italienne : ici, c’est New York et ses trottoirs brûlants.Numéro 1 aux États-Unis pendant trois semaines en août, le morceau séduit aussi l’Europe. En Belgique, il tourne tout l’été 66 dans les juke-box.Le groupe ne survivra pas au succès : ils finiront pas se séparer en 1968.La chanson, elle, sera reprise par plusieurs artistes, notamment par Quincy Jones, dont la version de 1973 remportera le Grammy Award du meilleur arrangement instrumental…

  30. 513

    [BEST OF] Sapore di sale : le goût d’été venu d’Italie par Gino Paoli

    Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire “Goût de sel”.Le texte est rudimentaire. Il raconte une histoire de vacances un peu banale : un homme regarde une femme sortir de l’eau, bronzée, salée, légère, belle sans le savoir. Un instant volé, déjà en train de s’effacer, sous les vagues.La mélodie est signée Ennio Morricone, tout juste au début de sa carrière. Oui, le futur maître des musiques de western spaghetti a commencé quelque part. Ici, il pose une orchestration douce, discrète, presque jazzy.Résultat ? Quelques semaines plus tard, en Italie, Sapore di sale connaît un succès totalement inattendu.En Belgique, quelques semaines plus tard, la chanson passe en boucle dans toutes les maisons de vacances, dans les bars et à la radio. Il se dit même que les vacanciers italiens ramènent le 45 tours original dans leurs valises après un séjour à Rimini ou San Remo.C’est une époque où l’Italie est à la mode. Les Fiat 500 envahissent les routes européennes, les Vespa longent les plages, et la dolce vita fait rêver toute une génération.Gino Paoli, lui, signe un tel succès qu'il va alors devenir l'un des chanteurs et compositeurs italiens les plus courus des années 60.igne qui ne trompe pas : il a participé à cinq reprises au Festival de Sanremo.Tout l’été 63, des côtes ligures à la baraque de Fraiture, on danse ce slow imparable... et on se dit que Gino a de l chance, il vient d'épouser la magnifique actrice Stefania Sandrelli. Avec… un petit goût salé…

  31. 512

    [BEST OF] 1977 : quand la Belgique passe à l'heure d'été pour la première fois

    Happy Day pour les Belges. Ils gagnent une heure de clarté en plus !On appelle ça l'heure d'été. Et les Français en profitent déjà depuis le 27 mars 1976. Un an plus tôt.Le 2 mars 1977, la Belgique vivait une petite révolution du quotidien : le tout premier passage à l'heure d'été. Cette nuit-là, à 1h du matin exactement, les Belges ont avancé leurs montres de 60 minutes, gagnant ainsi une heure de clarté supplémentaire chaque soir pendant six mois.Un an après la France, qui avait adopté ce changement dès le 27 mars 1976, la Belgique rejoignait ses voisins européens dans cette démarche d'harmonisation des horloges au sein des pays de la Communauté européenne.La raison de ce changement ? L'économie d'énergie. Après le choc pétrolier de 1973, les prix de l'électricité avaient flambé. En retardant d'une heure l'arrivée de la nuit, on réduisait la demande en éclairage artificiel et donc la consommation électrique, alors produite en grande partie à partir de produits pétroliers.Pour marquer l'événement, une grande cérémonie avait été organisée non pas à Bruxelles, mais à Lier, au sud d'Anvers, au pied de la célèbre horloge astronomique.Un souvenir d'époque à retrouver dans Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.

  32. 511

    [BEST OF] La Plage Romantique de Pascal Danel : le tube de l'été 1966 qui a marqué la France et la Belgique

    Nous sommes le 1er juin 1966 et Pascal Danel, avec la complicité de son label AZ, s'apprête à offrir l'un des tubes les plus emblématiques de l'été : La Plage Romantique.Une recette simple et efficace : du sable, des mouettes, la mer et une belle histoire d'amour. La musique est signée Danel lui-même, les paroles sont l'œuvre de Jean-François Maurice. Résultat ? Un succès immédiat en France et en Belgique, qui se hisse jusqu'à la septième meilleure vente de l'année 1966.Mais qui est vraiment Pascal Danel ? Sa carrière débute en 1962 en tant que guitariste et chanteur dans le groupe de rock Les Panthères. Il se lance en solo dès 1963, enchaîne les succès dès 1965 avec Je m'en fous et Hop là tu as vu, qui lui ouvrent les portes de l'Olympia et d'une première tournée.L'année 1966 marque un tournant décisif : La Plage Romantique s'impose en tête des hit-parades des deux côtés de la frontière. La chanson ressortira en 1979, se classant de nouveau dans les charts, puis en 2007 dans une nouvelle version enregistrée avec Laurent Voulzy, 40 ans après l'original.Dans Happy Days, Cédric Goddard vous replonge chaque jour dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.

  33. 510

    [BEST OF] Claude François fait danser l’été 77 avec Je vais à Rio

    Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les vacances de l'autre côté de l'Atlantique. Direction : le Brésil.Comme souvent, ce n’est pas Cloclo qui a inventé cette mélodie. Même si c'était un formidable musicien, là n'est pas la question. À l’origine, la chanson s’appelle "I Go to Rio". Elle a été écrite par Peter Allen, chanteur australien.La chanson, c’est une promesse d’évasion. Les paroles évoquent le Brésil, la fête, le soleil, et un besoin urgent de changer d’air. Musicalement, c’est une déferlante de percussions, de cuivres et de rythmes exotiques. Un son parfait pour les platines de l’été 77.Et pour cause, Eddy Marnay a fait du bon travail pour adapter la chanson au public francophone. Ce n'est pas très original, mais ça sonne vacances. L'esprit du texte de départ est respecté en trouvant les bons mots.Le titre reprend même l'intro au piano et conserve les choeurs féminins, pour le plus grand bonheur de Cloclo.Le rythme a été légèrement accéléré par rapport à la version de Peter Allen. Et c'est parti ! En Belgique, en France, Je vais à Rio grimpe dans les classements en ma puis en juin, pour culminer tout l’été. Un succès immédiat, appuyé par les passages télé de Claude François. Pourtant, Claude François n’est jamais allé à Rio à cette époque, ce qu’il reconnaîtra avec humour.Avec "Je vais à Rio", c'est un peu de Copacabana qui s'installe dans les campings de l'Ardenne et dans les discothèques bondées du Hainaut. D'ailleurs, le tube de l'été 77 ne s'arrêtera pas là. Quelques années plus tard, "I Go to Rio" deviendra un hit international, repris par Peggy Lee... il sera même chanté dans un épisode du Muppet Show avec Diana Ross...

  34. 509

    [BEST OF] Johnny Hallyday chante ses premiers souvenirs d’été en 1960

    Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole des jeunes.Mais contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas une chanson écrite pour lui au départ, mais une adaptation...Petit retour en arrière. Souvenirs, c’est d’abord une chanson américaine. Une rumba discrète, interprétée en 1959 par Barbara Evans.La version originale ne rencontre qu’un succès d’estime, mais elle traverse vite l’Atlantique.Dès l’été 1959, c’est un chanteur allemand, Bill Ramsey, qui transforme le morceau en succès commercial : il atteint la première place des ventes en Allemagne avec sa reprise.C’est CE carton allemand qui attire l’attention du label français Vogue, le label de Johnny.Et comme personne ne la connait chez nous, Johnny peut très bien se l’apprioprier. Johnny la chante avec sa voix encore fragile. Le refrain est simple et parfaitement yeye.La légende raconte que Vogue présente la chanson comme “créée pour Johnny”. Mais en réalité, on l’a compris, le morceau avait déjà connu plusieurs vies avant lui. Reste que c’est bien sa version qui deviendra un classique.En Belgique, dès juillet 1960, la chanson s’impose dans les hit-parades.Souvenirs, souvenirs reste comme le tout premier vrai succès francophone de Johnny... et, ce qui ne gâche rien, son premier vrai tube de l'été…

  35. 508

    Popcorn de Hot Butter : l'histoire du tout premier tube dance électronique de l'histoire (été 1972)

    En juillet 1972, Hot Butter transforme deux simples mesures de synthétiseur Moog en numéro 1 mondial : Popcorn, considéré aujourd'hui comme le tout premier tube dance électronique de l'histoire. Numéro 1 en Belgique et dans plusieurs pays, ce titre estival inattendu est né trois ans plus tôt, en 1969, sous la plume du compositeur germano-américain Gershon Kingsley, sur son album Music to Moog by. C'est Stan Free, ancien collaborateur de Kingsley et membre de Hot Butter, qui réarrange le morceau et déclenche l'explosion. Depuis 1972, plus de 540 reprises ont vu le jour dans tous les styles : techno, jazz, ska, disco, rock, punk. Cédric Goddard raconte l'histoire incroyable de cette révolution musicale née de deux mesures staccato.

  36. 507

    Happy Days : 1er avril 1960, TIROS 1 et l'été le plus catastrophique de la météo belge

    Le 1er avril 1960, le satellite météorologique TIROS 1 est lancé et la Belgique y a accès pour la première fois. La promesse : prévoir les tempêtes, maîtriser les caprices du ciel et offrir enfin un bel été aux Belges. Sauf que l'été 1960 sera l'un des pires de l'histoire météorologique du pays. Cédric Goddard retrace, sur fond de tubes des années 60, une saison cauchemardesque : un bloc de glace de 3 kg s'écrase sur un atelier au quai de Huilebroek à Bruxelles, 90 mm de pluie tombent en juin, le thermomètre descend à 0,7°C à Rochefort en juillet, des tornades frappent entre Châtelet et Dossou, les cultures du Limbourg sont dévastées par la grêle et les inondations envahissent la Basse-Belgique en septembre. TIROS 1 a tout observé depuis l'espace. Mais pour les Belges, le Happy Day en pantalon court attendra l'été 1961. Happy Days, c'est le rendez-vous musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+. Chaque épisode, Cédric Goddard remonte le temps pour raconter la grande et la petite histoire, accompagné des plus belles chansons de ces décennies inoubliables.

  37. 506

    Johnny Hallyday reprend Elvis : "Amour d'été", le tube soul de l'été 1967

    Le 2 juillet 1967, Johnny Hallyday sort l'album Johnny 67 avec une reprise aussi audacieuse qu'inattendue : « Amour d'été », adaptation française de « Love Me Tender », la balade mythique d'Elvis Presley parue en 1956. Mais Johnny ne se contente pas de traduire l'original. Il s'inspire de la version soul et rythmée de Percy Sledge pour donner à ce titre une toute nouvelle énergie : cuivres, orchestration généreuse, groove estival. L'adaptation française est signée Georges Humbert, les arrangements sont confiés à Mick Jones et Tommy Brown, avec une orchestration de Georges Aber. Tout est produit en interne. Résultat : Johnny transforme une vieille balade en monstre de l'été 67, sorti juste avant une tournée de 50 dates. Lui-même n'y croyait pas. Et pourtant, « Amour d'été » devient l'un des plus grands succès de l'été 1967. Dans cet épisode, on écoute et on compare les trois versions : Elvis Presley, Percy Sledge et Johnny Hallyday. Happy Days, c'est le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.

  38. 505

    30 juin 1970 : "Sierra Torride" avec Clint Eastwood et la musique d'Ennio Morricone débarque dans les salles belges

    Nous sommes le 30 juin 1970 et les salles de cinéma belges accueillent un western qui va faire sensation : « Sierra Torride » (Two Mules for Sister Sarah en version originale), réalisé par Don Siegel. Clint Eastwood campe Hogan, un mercenaire solitaire qui sauve une religieuse, Sarah, d'une tentative de viol par trois bandits au Mexique du XIXe siècle, en pleine intervention française. Ensemble, ils vont tenter de percer les défenses du fort français. Action, humour, romance et surtout une bande originale fabuleuse signée Ennio Morricone, le compositeur légendaire des westerns spaghetti. Tourné en Technicolor et en Panavision, ce film américano-mexicain est un véritable cinéma de rêve, parfait pour l'été 1970. Retrouvez chaque jour un Happy Day des années 60 et 70 dans le podcast Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.

  39. 504

    Ma Baker de Boney M : l'histoire vraie derrière le tube disco de l'été 1977

    Le 2 mai 1977, Boney M enregistre Ma Baker, futur tube incontournable de l'été disco. Cédric Goddard vous raconte l'histoire vraie et surprenante derrière ce classique : Kate Barker, surnommée Ma Baker, était une véritable criminelle américaine des années 1920, à la tête d'un gang composé de ses enfants. Boney M s'empare de ce personnage légendaire et le transforme en hymne disco, avec rythme, paillettes et paroles volontairement romancées. Mais ce n'est pas tout : la mélodie elle-même a une origine inattendue. Elle s'inspire de Sidi Mansour, une chanson folklorique tunisienne dont une version disco avait été produite en Allemagne dès 1975. Un morceau tunisien, une criminelle américaine, et le disco pour tout assembler : c'est la recette d'un hit. Sorti en juin 1977 comme premier single de l'album Love for Sale, Ma Baker entre au Hit Parade belge le 9 juillet 1977 à la 17e place, avant d'atteindre la première position en Belgique. Happy Days, c'est le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+, présenté par Cédric Goddard.

  40. 503

    Sheila, "L'Étoile du Berger" et les secrets de Happy Days : l'histoire surprenante d'un tube de 1971

    En 1971, Sheila cartonne avec « L'Étoile du Berger », une chanson folk aux accents bibliques. Mais Cédric Godard révèle dans cet épisode de Happy Days l'histoire méconnue de ce tube : à l'origine, il s'agit de « Tweedledee Tweedledum », une chanson sur les clans écossais signée Middle of the Road, un groupe écossais qui avait fui vers l'Italie faute de succès au Royaume-Uni. Numéro 2 au Royaume-Uni et carton en Belgique, le morceau est repris dans une publicité automobile italienne tournée dans le désert. C'est là que le producteur Claude Carrère la découvre et l'adapte en français pour Sheila, avec un texte inspiré des rois mages... mais truffé d'inexactitudes historiques. Un voyage musical de l'Écosse à l'Italie, jusqu'au sommet des charts belges. À découvrir sur Nostalgie+.

  41. 502

    [BEST OF] Il était une fois… le slow de l’été 75 signé Joëlle et Richard

    Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle".Particularité de cette chanson de 3 minutes 39 secondes : elle est toute simple, lyrique et sans refrain.Personne ne s’attend alors à ce que cette ballade devienne LE slow de l’été 75.L’histoire du groupe, elle, commence deux ans plus tôt, autour de Joëlle, une chanteuse au sourire désarmant. Dans le chanson, la Franco-américaine donne la réplique à un certain Richard."J’ai encore rêvé d’elle" est écrit par le guitariste du groupe, qui raconte un amour perdu, une nuit sans sommeil, et l’espoir (un peu vain) de revoir celle qui s’est éloignée. Bref, ça ressemble beaucoup à une amourette de vacances, mais en version dramatique...La mélodie est dépouillée, presque fragile, portée par un piano. Problème : la maison de disques hésite à mettre en avant ce titre, notamment pour cette phrase : « Je l'ai rêvée si fort que les draps s'en souviennent », mais la responsable de la programmation musicale de RTL, Monique Le Marcis, va convaincre la production que c'est un énorme TUBE en puissance. Et elle aura raison, la Monique !Le 45 tours sort en avril, grimpe doucement dans les classements… puis explose à l’arrivée des beaux jours. En Belgique, le titre devient numéro 1 dès la mi-juin.Tout l'été, c’est un succès énorme : plus d’un million d’exemplaires vendus, des passages télé à la chaîne, la chanson accompagne les amours de vacances, les départs en train, et les premiers chagrins.Il existe aujourd'hui soixante-cinq versions de la chanson, par vingt-neuf artistes, dont évidemment une parodie gestuelle des frères Taloche, datant de... 1993.

  42. 501

    Le festival Teenagers de Châtelet en 1963 : Eddy Mitchell, Adamo et la naissance du rock belge

    Le 7 septembre 1963, le parc communal de Châtelet, près de Charleroi, accueille la deuxième édition du festival Teenagers. Au programme : Eddy Mitchell en tête d'affiche avec son tube Maybelline, Salvatore Adamo sous les tomates, Lucky Blondo, 25 orchestres amateurs en compétition et l'animateur Michel Lemaire aux commandes. Un week-end fondateur pour la scène rock belge francophone des années 60, organisé avec la complicité des émissions Les moins de 20 ans sur la RTB et Salut les Copains en France. Cédric Goddard vous raconte tout dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.

  43. 500

    Bad Girls de Donna Summer : l'histoire vraie derrière le tube de l'été 1979

    23 juin 1979 : Donna Summer s'apprête à tout rafler avec Bad Girls, deuxième single de son album éponyme produit par Giorgio Moroder et Pete Bellotte. Dans ce nouvel épisode de Happy Days, Cédric Goddard retrace l'histoire vraie derrière ce tube légendaire : une assistante de Donna prise à tort pour une prostituée sur Sunset Boulevard à Los Angeles, une chanson que le label Casablanca voulait offrir à Cher, deux ans d'attente et un ingénieur du son providentiel. Résultat : 5 semaines au sommet des charts américains, un remix de 6 minutes 55 pour les boîtes de nuit et un album multi-platine. Un monument de l'été 1979 raconté avec passion sur Nostalgie+.

  44. 499

    Emmanuelle (1974) : le film qui a révélé Sylvia Kristel et bouleversé le cinéma français

    26 juin 1974 : Emmanuelle sort dans les salles françaises et devient aussitôt un phénomène. Dans ce nouvel épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Godard revient sur la genèse de ce film culte : l'adaptation du roman à succès par le producteur Yves Rousset-Rouard, la mise en scène confiée au photographe Just Jaeckin, et le choix de Sylvia Kristel, mannequin néerlandais à peine connue, pour incarner le rôle d'une vie. Tournée entre Bangkok et les Seychelles de décembre 1973 à février 1974, cette œuvre érotique et chic, musicalement signée Pierre Bachelet, récolte 9 millions de spectateurs en France et 150 millions dans le monde. Interdit aux moins de 18 ans, le film fait scandale et tout le monde veut le voir. Une salle parisienne le programme pendant plus de 10 ans. Sylvia Kristel devient l'icône des années 70. Happy Days, c'est la musique et les souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.

  45. 498

    Sylvie Vartan, "La Plus Belle pour Aller Danser" : le tube de 1964 né à Nashville avec les choristes d'Elvis

    Mars 1964 : Sylvie Vartan sort « La Plus Belle pour Aller Danser », un 45 tours enregistré à Nashville avec un producteur américain, des musiciens américains et les choristes d'Elvis Presley. Le résultat ? Un son à la Phil Spector qui n'a rien à voir avec la production yéyé française de l'époque. Les paroles, signées Charles Aznavour, cachent une métaphore audacieuse : derrière la jeune fille sage qui veut aller danser se dessine un féminisme discret, presque de l'érotisme, qui fait largement débat. Johnny Hallyday, alors fiancé à Sylvie, lit les paroles et voit rouge. Mais Sylvie ne lâche pas prise. Le succès est mondial : numéro 1 au Japon, numéro 2 en France et en Espagne, numéro 3 en Belgique francophone. Ce titre lance sa carrière internationale et devient aussi la bande originale du film « Cherchez l'Idole » (1964). Cédric Godard vous raconte toute l'histoire dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.

  46. 497

    Aretha Franklin enregistre "Respect" le 14 février 1967 : la naissance d'un hymne féministe

    Le 14 février 1967, Aretha Franklin entre en studio chez Atlantic Records à New York. Elle a 25 ans, aucun hit derrière elle, mais une idée qui va changer l'histoire de la musique : s'approprier « Respect », la chanson d'Otis Redding sortie en 1965, et la transformer de fond en comble. Elle réarrange la mélodie, invite ses sœurs Erma et Carolyn aux chœurs, et ajoute l'épellation culte R-E-S-P-E-C-T. Autour d'elle, King Curtis au saxophone, Spooner Oldham à l'orgue et les musiciens de Muscle Shoals. Le producteur Arif Mardin dira n'avoir jamais vécu une telle journée en studio. Sorti le 10 avril 1967, le titre est numéro 1 aux États-Unis dès juin, deux semaines au sommet. En Belgique, c'est l'un des plus grands tubes de l'été 1967. Et partout en Europe, même triomphe. « Respect » devient un hymne féministe, le symbole d'une génération de femmes qui réclament l'égalité. Politique, révolutionnaire, intemporel. Cédric raconte cette histoire dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ dédié à la musique et aux souvenirs des années 60 et 70.

  47. 496

    4 juin 1972 : le Grand Prix de Belgique de F1 se court à Nivelles, pas à Spa-Francorchamps

    Le 4 juin 1972, le Grand Prix de Belgique de Formule 1 se dispute à Nivelles-Baulers, dans le Brabant Wallon. Spa-Francorchamps, jugé trop dangereux, a été banni du calendrier de la F1 après un boycott des pilotes mené par Jackie Stewart. Un promoteur bruxellois, Yvan Doriac, fait construire un circuit neuf, ultra-sécurisé, pour accueillir la course. Emerson Fittipaldi remporte la victoire sur Lotus, mais Jacky Ickx, le héros belge, abandonne au 47e tour. Le circuit de Nivelles ne fera pas long feu : déserté par les spectateurs, boudé par les pilotes, il disparaît après la faillite de son organisateur. Ce n'est que le 22 mai 1983 que la Formule 1 retrouve enfin Spa-Francorchamps, après 13 ans d'exil. Cédric raconte cette page méconnue du sport automobile belge dans Happy Days, le podcast souvenirs de Nostalgie+.

  48. 495

    Happy Days : le festival Sfinks de Boechout fête ses débuts le 31 juillet 1976

    31 juillet 1976. L'été le plus chaud en Belgique. À Boechout, près d'Anvers, naît le festival Sfinks, un rassemblement intimiste ancré dans la mouvance folk, hippie et alternative de l'époque. Dans cet épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Goddard retrace les origines de ce festival pas comme les autres : des concerts autour d'un kiosque dans le parc du collège Saint-Gabriel, une programmation folk anglo-saxonne et déjà tournée vers l'Amérique latine, et en tête d'affiche, le Jesse Winchester Band. Sur scène également, Laven Coppieters, figure culte de la scène flamande, venu présenter son album Jus d'orange. Et en marge de la musique, un magasin d'alimentation naturelle, des ateliers de tissage, de poterie et de photographie. Sfinks 1976, c'est une utopie communautaire mêlant culture, écologie et engagement social. Le début d'une longue aventure. Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, à écouter sur Nostalgie+.

  49. 494

    Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975

    Février 1975. Nino Ferrer sort Le Sud, une chanson qu'il a enregistrée contre son gré, dont il a été expulsé du studio, et dont il a fait détruire une version alternative enregistrée à Londres. Un morceau qu'il déteste profondément... et qui va devenir le tube numéro 1 de l'été 1975, avec plus de 600 000 exemplaires vendus. Dans cet épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Godard retrace les coulisses houleuses de la création du plus grand succès de Nino Ferrer : les ambitions artistiques contrariées, la bataille avec le producteur Estradi, le voyage à Londres, les bandes détruites, et la capitulation finale devant une version qu'il n'a jamais aimée. Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le Sud est son plus grand succès. Et son dernier. Happy Days, c'est le podcast de Nostalgie+ qui vous replonge chaque jour dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70.

  50. 493

    Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise

    Le 29 août 1965, la Mostra de Venise présente en avant-première Pierrot le fou de Jean-Luc Godard. Derrière ce film culte de la Nouvelle Vague se cache une histoire vraie : celle de Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo devenu chef du gang des tractions avant après la Libération, ennemi public numéro un de la France de la fin des années 1940. Godard tourne sans scénario, sans plan, comme il respire. Il offre à Jean-Paul Belmondo le rôle d'un bandit amoureux et à Anna Karina celui d'une femme fatale. Le résultat est violent, tendre, anarchiste et surréel. La musique est signée Antoine Duhamel. Le film arrive en Belgique le 5 novembre 1965. En France, il est interdit aux moins de 18 ans pour anarchie morale et intellectuelle. Un chef-d'œuvre censuré, aujourd'hui considéré comme l'un des sommets du cinéma français.

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 e

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