EPISODE · May 13, 2025 · 9 MIN
« Aimant-† » : le joyeux magnétisme évangélique - Méditation du mercredi 14 mai 2025
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du mercredi 14 mai - S. Matthias, apôtre« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15, 9-17)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »« Aimant-† » : le joyeux magnétisme évangélique Chers amis, quelle magnifique page d’Évangile aux paroles flamboyantes ! Pourtant, n’est-elle pas aussi victime de son succès ? Ne finit-elle pas par s’user banalement sur le pavé de son « évid-ence » – évidée – au fil des années, telle une odeur à laquelle on s’habitue et qui sombre, inaperçue, dans l’insensibilité et l’oubli ? Son commandement d’amour n’est-il pas devenu une expression assaisonnée à toutes les sauces, des plus douces aux plus piquantes, ou encore, carrément insipides ? Rabat-joie, me direz-vous ? Pas du tout, ce n’est que pour mieux réanimer, en moi d’abord, son incandescente quintessence et, qui sait, peut-être aussi en vous. Comme je ne peux certainement pas suffire à la tâche – elle appartient avant tout à l’Esprit – je consens tout de même à essayer de faire ma petite part pour réactiver, espéré-je, son magnétisme, afin que vous et moi y « demeurions aimantés ». En méditant cette Bonne Nouvelle du jour, me voilà mystérieusement téléporté dans les chaussures, certes trop grandes, de Jean le Baptiste vis-à-vis Jésus, lui rendant ainsi témoignage : « Telle est ma joie, et elle est parfaite. Il faut que lui grandisse et moi que je décroisse […] Qui accueille son témoignage certifie que Dieu est véridique; en effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Qui croit au Fils a la vie éternelle; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure en lui » (Jn 3, 29-30.33-36). À la suite de cette parole située en droite ligne de l’évangile du jour, ne sentez-vous pas un courant passé ? La logique déconcertante de l’Évangile veut que « qui perd sa vie limitée, LA gagne infiniment en Dieu » (Mc 8, 35-37). Or, n’est-il pas vrai que, trop souvent ici-bas, « on perd sa vie à la vouloir la gagner1 », étant aimanté à cette part de soi, de l’autre et du monde vouées à la déchéance ? En réalité, sur les pas de Jésus-Christ et en en Lui, on ne reçoit bien S(s)a V(v)ie qu’en l’offrant et en la donnant, encourant le beau risque alors d’y être aimanté. Donner en Jésus-Christ n’est jamais perdre. Au contraire, c’est plutôt se retrouver en communion divine à la source et au sommet de la « joie parfaite », durable et imprenable.
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Évangile du mercredi 14 mai - S. Matthias, apôtre« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15, 9-17)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »« Aimant-† » : le joyeux magnétisme évangélique Chers amis, quelle magnifique page d’Évangile aux paroles flamboyantes ! Pourtant, n’est-elle pas aussi victime de son succès ? Ne finit-elle pas par s’user banalement sur le pavé de son « évid-ence » – évidée – au fil des années, telle une odeur à laquelle on s’habitue et qui sombre, inaperçue, dans l’insensibilité et l’oubli ? Son commandement d’amour n’est-il pas devenu une expression assaisonnée à toutes les sauces, des plus douces aux plus piquantes, ou encore, carrément insipides ? Rabat-joie, me direz-vous ? Pas du tout, ce n’est que pour mieux réanimer, en moi d’abord, son incandescente quintessence et, qui sait, peut-être aussi en vous. Comme je ne peux certainement pas suffire à la tâche – elle appartient avant tout à l’Esprit – je consens tout de même à essayer de faire ma petite part pour réactiver, espéré-je, son magnétisme, afin que vous et moi y « demeurions aimantés ». En méditant cette Bonne Nouvelle du jour, me voilà mystérieusement téléporté dans les chaussures, certes trop grandes, de Jean le Baptiste vis-à-vis Jésus, lui rendant ainsi témoignage : « Telle est ma joie, et elle est parfaite. Il faut que lui grandisse et moi que je décroisse […] Qui accueille son témoignage certifie que Dieu est véridique; en effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Qui croit au Fils a la vie éternelle; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure en lui » (Jn 3, 29-30.33-36). À la suite de cette parole située en droite ligne de l’évangile du jour, ne sentez-vous pas un courant passé ? La logique déconcertante de l’Évangile veut que « qui perd sa vie limitée, LA gagne infiniment en Dieu » (Mc 8, 35-37). Or, n’est-il pas vrai que, trop souvent ici-bas, « on perd sa vie à la vouloir la gagner1 », étant aimanté à cette part de soi, de l’autre et du monde vouées à la déchéance ? En réalité, sur les pas de Jésus-Christ et en en Lui, on ne reçoit bien S(s)a V(v)ie qu’en l’offrant et en la donnant, encourant le beau risque alors d’y être aimanté. Donner en Jésus-Christ n’est jamais perdre. Au contraire, c’est plutôt se retrouver en communion divine à la source et au sommet de la « joie parfaite », durable et imprenable.
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