PODCAST · religion
Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin
by Centre Le Pèlerin
Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.
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Ce Regard, je ne l’oublierai jamais ! – Méditation du dimanche 14 juin 2026
Évangile du dimanche 14 juin 2026 – 11ème dimanche du Temps Ordinaire« Jésus appela ses douze disciples et les envoya en mission » (Mt 9, 36 – 10, 8)En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers ellesparce qu’elles étaient désemparées et abattuescomme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples :« La moisson est abondante,mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moissond’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze discipleset leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurset de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres :le premier, Simon, nommé Pierre ;André son frère ;Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ;Thomas et Matthieu le publicain ;Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zéloteet Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en missionavec les instructions suivantes :« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païenneset n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route,proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts,purifiez les lépreux, expulsez les démons.Vous avez reçu gratuitement :donnez gratuitement. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentLa recherche du sens de notre vie nous a fait prendre tant de détours ! Nous sommes comme les arbres... lorsqu’ils poussent croches, c’est parce qu’ils cherchent la lumière. C’est à cette recherche de lumière que répond le Christ à travers sa Parole comme à travers sa manière d’être. Dans cet Évangile, le Regard du Christ se pose sur les foules qui sont sous ses yeux... comme Il s’est posé sur les disciples antérieurement et sur les foules d’aujourd’hui. C’est ce Regard de Jésus sur les disciples qui les a éveillés à mettre leurs pas dans les siens. Et voilà que ce Regard va les envoyer vers les autres... non plus comme à la remorque des pieds du Maître, mais dans l’élan de cette confiance qu’Il met en eux, jusqu’à leur confier une Mission qu’ils vivront à distance de Jésus, dans cet Amour où Il les conduit à « sortir du nid » pour voler sur les ailes de son Regard sur eux.L’initiative de Jésus va à l’encontre des pratiques habituelles. Au temps de Jésus, ce sont les personnes qui choisissent le maître qu’ils veulent suivre et non le maître qui les choisit. L’expérience que les disciples ont faite est précisément inverse... c’est Jésus qui leur a demandé de Le suivre. Initiative de Dieu qui précède toutes nos démarches, qui jette à terre la méritocratie où notre rendement et nos bonnes œuvres sont premiers et où nos moindres faiblesses jettent à terre le château de cartes de nos présumées solidités.Ce Regard de Jésus continue de façonner les disciples en les faisant entrer dans le Regard qu’Il porte sur les autres. Comme ce Regard est large et bienfaisant ! Il n’est pas un regard de jugement, mais bien un Regard qui, dans sa Tendresse, perçoit et nomme la souffrance cachée... Jésus sait se faire proche pour saisir, accueillir et compatir... Il comprend ce que nos yeux aveuglés de jugement ne peuvent voir, alors même qu’ils sont à distance, à cause de leur propre regard sur les foules et de leurs préjugés à travers lesquels ils se protègent de l’interpellation de la rencontre de l’autre, différent d’eux.
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RECHERCHÉ… un pèlerin de 12 ans! – Méditation du samedi 13 juin 2026
Évangile du samedi 13 juin 2026 – 10ème Semaine du Temps Ordinaire« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 41-51) Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalempour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans,ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,le jeune Jésus resta à Jérusalemà l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,ils firent une journée de cheminavant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,assis au milieu des docteurs de la Loi :il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaients’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,et sa mère lui dit :« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?Vois comme ton père et moi,nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit :« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?Ne saviez-vous pasqu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,et il leur était soumis.Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.RECHERCHÉ… un pèlerin de 12 ans! Nous voici conviés à un autre moment au Temple! Tout commence par un pèlerinage… Écoutons d’abord Joseph: Marie et moi, fidèles à notre tradition religieuse, avec nos amis et nos voisins, nous nous rendons chaque année à Jérusalem avec Jésus, NOTRE enfant . Partages, chants, psaumes rythment notre marche… Nous allons célébrer le Dieu de la pâque ! Et cette année, c’est du haut de ses douze ans, que Jésus NOTRE enfant, nous accompagne! À 12 ans, il arrive à l’âge où on quitte l’enfance et on est intégré dans la vie sociale… Dans le silence de nos cœurs, Marie et moi, nous savons que nous sommes « serviteurs d’un mystère, gardiens du désir de Dieu, de SON projet, SON Jésus »!1 Depuis sa naissance, nous méditons souvent, dans notre humble Nazareth, les paroles de Syméon, d’Anne, les écrits des prophètes… sans tout comprendre! Mais nous avançons avec confiance, appuyés sur la Parole reçue : « Joseph, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » (Mt 1, 20); « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.» (Lc 1, 30-31) Depuis 12 ans, nous avançons ainsi au quotidien avec foi en ce Dieu qui marche avec nous… et en présence de ce mystère que porte Jésus, cet enfant, NOTRE enfant : il grandit et se fortifie, rempli de sagesse, la grâce de Dieu est sur lui. (Lc 2, 40) Nous connaissons ses amis, c’est pourquoi cette année, quand le moment est venu de retourner à la maison, nous avons pensé qu’il était là dans le convoi des pèlerins… Imaginez notre détresse quand, après une journée de chemin, nous ne le trouvons pas… Perdre de vue un enfant dans une foule pendant 5-10 minutes, des milliers de parents savent comment tout devient noué aux entrailles ! Imaginez le chercher durant trois jours… Quel épuisement, quelles angoisses surgissent… Nous ne comprenions plus rien! Une vraie pâque se préparait à notre insu… Quand nous l’avons trouvé là, au temple, au milieu des docteurs de la Loi, avec toute son intelligence et sa sagesse , nous avons été nous -mêmes étonnés. C’est avec toute sa tendresse de mère que Marie lui a dit : « MON enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » …
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L’enfance du cœur – Méditation du vendredi 12 juin 2026
Évangile du vendredi 12 juin 2026 – Sacré-Cœur de Jésus« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30) En ce temps-là,Jésus prit la parole et dit :« Père, Seigneur du ciel et de la terre,je proclame ta louange :ce que tu as caché aux sages et aux savants,tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ;personne ne connaît le Fils, sinon le Père,et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi,vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug,devenez mes disciples,car je suis doux et humble de cœur,et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter,et mon fardeau, léger. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentEn cette fête du Sacré-Cœur de Jésus, une parole se laisse méditer comme une confidence murmurée amoureusement, comme une berceuse chantonnée par une maman éblouie, comme une louange proclamée par le Fils. Le Christ par cette magnifique prière nous révèle que la sagesse du Père réside dans le cœur des tout-petits, une sagesse empreinte de douceur et d’humilité car « Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance ».Les tout-petits, les pauvres comme les humiliés viennent aussitôt habiter nos pensées. Mais Jésus songeait peut-être aussi au cœur soyeux et sacré de l’enfance, ce cœur si pur qui s’affaire aux battements de notre confiance. Lytta Basset, théologienne et philosophe, le formule si bien, prêtons-lui l’oreille un moment : « Entrer dans le royaume de Dieu, dit Jésus ailleurs, ne se peut sans « devenir » - et non pas redevenir - « comme des enfants ». C’est dans l’enfance qu’on croit autrui sur parole. Si le Royaume de l’enfance évoque « ce qui est né du Souffle », n’est-ce pas parce qu’à cet âge de la vie, on est encore capable de bouger, on n’explique pas les choses de manière définitive, on vibre à ce qui vient d’Ailleurs, on sent confusément que l’essentiel ne se voit pas… (Méditations de pleine confiance, 2022, p. 132). »En accompagnement spirituel, nous relisons notre histoire jusqu’à l’enfance, nous relions notre chemin à l’enfance jusqu’à sa demeure au plus profond de notre coeur. Cette enfance évoquée par Jésus, c’est le sacré du coeur de l’enfant bien-aimé de Dieu. C’est ce qui fait naître du Souffle et c’est ce qui rend Fils, vous et moi, qui avons tout reçu du Père. Tout recevoir, comme un enfant, dans sa pauvreté et sa toute-petitesse, vous et moi, fils et fille, qui sont intimement connus du Père. Un coeur marqué du sceau du sacré, marqué par l’élan et l’Ailleurs.Cet esprit de l’enfance pour lequel la vie se déploie droit devant, droit dans l’espérance alors que la mort s’effiloche derrière dans les débris, les blessures et des souvenirs sans nostalgie, n’admet pas le définitif et encore moins la rigidité. C’est ainsi que le coeur de l’enfant-Dieu et du Fils est humble et doux, rend le fardeau léger, la foi soyeuse et comprend le pardon comme une joie. En cette fête du Sacré-Coeur, offrons-nous la prière de la petite Thérèse. Cette toute-petite immensément sainte qui puisait dans l’immaculé de l’enfance afin de goûter le bonheur, la douceur et l’humilité en plein coeur, afin de vibrer sous le frémissement de ce Père qui, dans sa bienveillance, nous a voulus ainsi. Au Sacré-CoeurÔ coeur de Jésus, trésor de tendresse,C’est toi mon bonheur, mon unique espoir,Toi qui sus charmer ma tendre jeunesse,Reste auprès de moi jusqu’au dernier soir.
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Fiers de rien – Méditation du jeudi 11 juin 2026
Évangile du jeudi 11 juin 2026 – 10ème Semaine du Temps Ordinaire« Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis :Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :Tu ne commettras pas de meurtre,et si quelqu’un commet un meurtre,il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis :Tout homme qui se met en colère contre son frèredevra passer en jugement.Si quelqu’un insulte son frère,il devra passer devant le tribunal.Si quelqu’un le traite de fou,il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel,va d’abord te réconcilier avec ton frère,et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversairependant que tu es en chemin avec lui,pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,le juge au garde,et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pasavant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent« Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux ». Nous voilà placés devant la justice de Dieu, non pas celle des humains mais celle que le Christ a apportée sur la terre. Et personnellement, je trouve que saint Paul a exprimé ce mystère de justice de manière admirable : « Mais pour moi, je ne suis fier de rien, sinon de la croix de notre Adôn Iéshoua‘, le messie, sur laquelle l’univers a été crucifié pour moi et moi pour l’univers » (Ga 6, 14 – Chouraqui).Saint Paul nous rappelle l’humilité radicale de la Croix devant laquelle toutes les fiertés de nos justices visant notre prochain ne peuvent tenir, avec leurs colères, leurs insultes et leurs accusations de folie ou autres. Aucune d’elles ne peut être une offrande à présenter à l’autel, car, sur cet autel de la Croix, où le Fils se livre par Amour, « l’univers a été crucifié pour moi et moi pour l’univers ». Nous ne pouvons réellement ici être « fiers de rien ». Tout l’univers avec ses grandeurs mais aussi avec ses péchés et ses souffrances et tous ses semblants de justice a été crucifié, transpercé par l’Amour.Comment peut-on encore retenir quelque chose contre quelqu’un quand tout a été transfiguré au prix d’une souffrance infinie ? Nos nuits sont bien petites à côté de Celle de Dieu. Elles ne sont qu’une goutte dans Celle de Dieu mais, grâce insigne, devenues une part lumineuse déversée sur le monde.Chacun.e de nous a été crucifié.e avec le Christ. Tout participe de la fierté de sa Croix, de la fierté de son Amour pour l’humain, d’un Amour qui ne compte pas, ne mesure pas mais demande de pardonner soixante-dix fois sept fois. Cette fierté divine détourne notre regard de nous-mêmes pour le tourner vers chaque humain, car telle est la contemplation de Dieu. Dès la création et dès le moment que l’humain a été façonné de mains divines, Dieu n’a pu détourner son regard de nous. Il est bouleversé par tout ce qui nous atteint, même l’insulte.Nous sommes le cœur de sa prière, le cœur de son Amour. Si le mal que nous nous faisons le transperce, il nous demande seulement que tous nos regards le contemplent en tout et en toutes et tous. Il nous demande à notre tour de le crucifier d’Amour par cette justice qu’Il nous a laissée.
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Remplir de Sa Présence – Méditation du mercredi 10 juin 2026
Évangile du mercredi 10 juin 2026 – 10ème Semaine du Temps Ordinaire« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19) En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis :Avant que le ciel et la terre disparaissent,pas un seul iota, pas un seul traitne disparaîtra de la Loijusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejetteraun seul de ces plus petits commandements,et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.Mais celui qui les observera et les enseignera,celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentUne femme sort d’une bouche du métro et longe l’avenue qui s’étire. Dans le froid piquant, elle suit l’éclairage public. Progressant d’un point lumineux à l’autre, elle s’enfile dans un immeuble qui l’absorbe. Fatiguée de sa journée de travail, elle monte dans l’ascenseur qui l’avale. Puis, dans son appartement, elle prépare le dîner. Sa petite fille, qui a attendu sa mère depuis son retour de l’école, éparpille ses jouets dans la chambre. Elle gambade avec ses licornes en peluche rose. Le dîner préparé, la mère commande à sa fille de mettre de l’ordre dans sa chambre : « Tu ne viendras pas manger tant que tu n’auras pas rangé ta chambre ! » D’un coup, la bulle imaginaire qu’avait tissé le jeu se crève ! Quel choc ! Retombée de son rêve, la fillette se redresse ; elle regarde les jouets en débâcle sur la moquette. Devant le désastre, l’enfant s’effondre en sanglots. La mère a prononcé la loi, mais la loi qui fixe l’idéal ne procure pas l’énergie de l’atteindre. Comment accomplir la loi ? La mère accompagne son enfant : « Allons… ma chérie… viens… je vais t’aider à ranger ta chambre. » La mère vient. Elle aide son enfant à ranger la chambre, jouet après jouet. Que manquait-il à la Loi ? Une présence… Jésus déclare à ses disciples qu’il n’est pas « venu abolir, mais accomplir. » Abolir consiste à supprimer un régime juridique, abroger la validité d’une règle en vigueur. Que signifie accomplir ? Ce que l’on traduit par « accomplir » correspond au verbe grec « plèroun » qui signifie également « remplir ». Dans la pèche miraculeuse, Jésus combla les pécheurs étonnés. Jésus a rempli : « Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s’enfonçaient. » (Lc 5,7). De quoi Jésus remplit-Il la barque de nos existences ? De Sa Présence !Comment Jésus mène-t-il à sa perfection « la Loi ou les Prophètes » ? Pour Jésus, accomplir la Loi, c’est de rejoindre l’homme. Dieu s’incarne. Il ne délègue pas un ange. Jésus vient. Jésus se déplace et remplit de Sa présence divine nos sensations humaines, notre corps et nos expériences de vie. Il fait un détour pour être présent à la Samaritaine. Il se rend à Béthanie auprès de Marthe et Marie en deuil. La mort ne parvient pas à éloigner Jésus de ceux qu’Il aime. La Loi commande ce qui est juste sans donner la force d’accomplir la justice. Moïse avait bien senti que la faiblesse du peuple en marche : « Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple, est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : “Comme on porte un nourrisson, porte ce peuple dans tes bras jusqu’au pays que j’ai juré de donner à tes pères” » (Nb 11,12)
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Notre lumière – Méditation du mardi 9 juin 2026
Évangile du mardi 9 juin 2026 – 10ème Semaine du Temps Ordinaire« Vous êtes le sel de la terre. » (Mt 5, 13-16)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre.Mais si le sel devient fade,comment lui rendre de la saveur ?Il ne vaut plus rien :on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde.Une ville située sur une montagnene peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampepour la mettre sous le boisseau ;on la met sur le lampadaire,et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes :alors, voyant ce que vous faites de bien,ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentJe reprendrais particulièrement l’expression utilisée par Jésus « Vous êtes la lumière du monde »… Comme nous avons besoin de cette lumière dans le monde si ténébreux ! Nous avons parfois l’impression que nous sommes dans un tunnel profond, où seule la haine fait loi. Tant de conflits où l’injustice règne de manière accablante, la cruauté semble devenue maîtresse, et où les plus petits ne peuvent que subir, et subir encore. Les actualités nous montrent chaque jour combien la lumière de Jésus ne règne pas dans les décisions des « grands « de ce monde. Et devant cette réalité que pouvons-nous faire ? Nous désespérer ? Nous scandaliser devant ces attitudes cédant à la toute-puissance de certains ego démesurés ? Jésus révèle à ses disciples une vocation extraordinaire, en les invitant à être le « sel de la terre », à donner de la « saveur » à l’humanité. Il n’invite pas les siens à se retirer du monde, en effet le sel doit être dans la nourriture pour être assimilé correctement, du sel « pur » est immangeable, Jésus dit même qu’il faut le jeter. Il nous invite donc, à leur suite, à être pleinement dans le monde, à nous engager, chacun selon notre vocation, et à ne pas nous retirer du monde. C’est au milieu des hommes que les disciples du Christ doivent rester, « Que votre lumière brille devant les hommes ». Cette lumière est nécessaire, et comment l’obtenir ? en faisant le bien, là où nous sommes, dans le monde de l’économie, de la politique, de l’art, etc… car c’est ainsi que les hommes rendront « gloire à notre Père qui est aux cieux ». Jésus nous donne à tous cette mission d’être lumière. Avant tout, notre mission n’est-elle pas de témoigner la joie de la vie lorsque nous « faisons le bien », dans notre réponse d’amour à l’amour du Père ?Jésus dit aussi dans ce passage que les hommes « rendront gloire à notre Père qui est au cieux », la gloire Lui revient, Il se révèle à travers nos actes lorsque nous faisons le bien. Dans le cœur de tout homme il y a cette aspiration profonde à chercher le bien, et chaque être humain sait reconnaître une présence de Dieu dans ce qui est beau, bon et vrai. Tout ce que nous pouvons faire en cohérence avec la vie de Dieu en nous, cette « lumière du monde », peut donc ouvrir une brèche dans le cœur de chaque homme. Personnellement, j’essaie de faire l’effort de reconnaître ce « bien » dans chaque personne, dont le premier aspect ne m’est pas forcément sympathique. Au-delà de l’aspect extérieur, ou d’une attitude dérangeante, j’essaie de voir ce qui est positif dans l’autre, à la plage avec quelques ados très bruyants, ou avec une personne malade qui me reçoit avec une mauvaise humeur évidente… j’essaie de supporter chacun avec patience, en les confiant à Dieu.
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Pleurer avec Dieu pour naître à la vie – Méditation du lundi 8 juin 2026
Évangile du lundi 8 juin 2026 – 10ème Semaine du Temps Ordinaire« Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5, 1-12) En ce temps-là, voyant les foules,Jésus gravit la montagne.Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.Il disait : « Heureux les pauvres de cœur,car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent,car ils seront consolés. Heureux les doux,car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux,car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs,car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix,car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,si l’on vous persécuteet si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,car votre récompense est grande dans les cieux !C’est ainsi qu’on a persécutéles prophètes qui vous ont précédés. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et Vincent« Heureux ceux qui pleurent… » Lue avec les yeux du monde, cette phrase compte parmi les plus absurdes et les plus cruelles. Comment ceux qui pleurent seraient-ils heureux ? Dans un monde qui chasse Dieu pour laisser entrer la guerre, le bonheur peut-il survivre ? Des cascades de chagrins s’écroulent d’une génération sur l’autre. Nous le lisons tous les jours dans les journaux : les générations antérieures lèguent leurs lots de haines aux enfants qui s’empressent de les cultiver et dans leurs plaies naissent des armes nouvelles. Le chagrin est une matière poisseuse qui colle le souffle des mots, il éteint la vérité des voix. Les gens se frôlent sans se parler et les bouches qui s’ouvrent ne forment aucune parole. Aucun sens ne parvient aux oreilles de ceux qu’ils côtoient. La violence surgit toute armée d’un silence mort. L’écrivain Louis-Ferdinand CÉLINE a décrit cet effondrement qui absorbe la parole du malheureux : « Autant pas se faire d'illusion, les gens n'ont rien à se dire, ils ne se parlent que de leurs peines à eux chacun, c'est entendu. Chacun pour soi, la terre pour tous. Ils essayent de s'en débarrasser de leur peine, sur l'autre, au moment de l'amour, mais alors ça ne marche pas et ils ont beau faire, ils la gardent tout entière leur peine, et ils recommencent, ils essayent encore une fois de la placer. » (1)Cette exhalaison sans mots et sans paroles… Dieu ne s’en moque pas ! Dieu voit (Ex 3,7). Ce souffle coupé par la douleur… Dieu le recueille. Expulsé par les violences, Dieu se retire dans un lieu secret pour pleurer. Le prophète Jérémie révèle que l’arrogance des méchants bouleverse le Très-Haut : « Et si vous n'écoutez pas, dans des lieux secrets, mon âme pleurera à cause de l'arrogance et mes yeux seront inondés et se répandront en larmes, puisque le troupeau de l'Éternel aura été capturé. » (Jr 13,17) (2). Ce langage émotionnel ne conduit pas vers un apitoiement désespéré. Au contraire, les larmes de Dieu disent que la « descente de la Parole de Dieu en proximité des hommes, ne s'impose pas avec insistance, force et violence : elle dépend de la capacité d’écoute propre à chacun, de sa disponibilité et de son empressement à interroger ce Verbe avec une intelligence qui ne s'offense pas d'être nourrie par la sève émotionnelle conférant à la vie de chacun un goût unique. » (3)
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Quand l’Amour descend dans notre pain ! – Méditation du dimanche 7 juin 2026
Évangile du dimanche 7 juin 2026 – Le Saint Sacrement du corps et du sang du Christ« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58) En ce temps-là,Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant,qui est descendu du ciel :si quelqu’un mange de ce pain,il vivra éternellement.Le pain que je donnerai, c’est ma chair,donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux :« Comment celui-làpeut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors :« Amen, amen, je vous le dis :si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,et si vous ne buvez pas son sang,vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sanga la vie éternelle ;et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture,et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sangdemeure en moi,et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,et que moi je vis par le Père,de même celui qui me mange,lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel :il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.Eux, ils sont morts ;celui qui mange ce painvivra éternellement. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentAlors que nous voulons parfois fuir le réel si limité, et à d’autres jours, nous y enfouir, nous faisons aussi l’expérience que l’amour habite la crèche de nos gestes les plus humbles, saisissant parfois avec surprise, dans la chaude mémoire des rencontres, que l’éternité a fait son chemin dans l’éphémère et le passager.Comment Jésus pouvait-il exprimer la pérennité de son Amour qui embrassait l’Humanité de tous les temps alors même qu’Il approchait de sa mort ? Manger sa chair ? Boire son sang ? Sa Parole nous heurte de plein fouet, nous provoquant à quitter la saisie d’une compréhension rationnelle pour que nous plongions dans le Mystère de son Être.À travers ces signes tangibles que sont le pain et le vin, le Christ vient écrire son Amour en notre Histoire et en notre vie..Comment Jésus transmettra-t-il son Amour même au-delà de la mort qui Le fera disparaître ?C’est à cette question qu’une maman était confrontée en regard de son amour pour sa fille...Elle avait reçu le verdict d’un cancer foudroyant... Elle savait qu’elle allait bientôt mourir et que le temps était compté... À l’occasion d’un moment où elle était seule, elle avait demandé à sa fille de 11 ans de venir la rejoindre dans sa chambre, en lui demandant de s’assoir sur son lit. La jeune fille ne savait pas trop pourquoi sa maman l’appelait... Elle s’assoit à côté de sa mère qui, doucement, prend la parole.« Tu sais que je suis malade... je suis allée à l’hôpital plusieurs fois pour des traitements... Tu sais que j’ai le cancer et que ma situation de santé se dégrade... Tu vois bien aussi que je suis de plus en plus faible... Je sais... que je vais bientôt mourir... »Les seules paroles de la jeune fille étaient ses larmes sur son visage... Sa maman lui tenait la main et continuait de poser ses yeux sur elle... Après un léger temps de silence, elle continua...« Tu sais combien gros je t’aime... et je t’aimerai toujours. Je sais que bientôt tu ne me verras plus... Mais je voudrais que toujours, peu importe où tu sois et ce que tu vivras, tu puisses te rappeler que mon amour t’accompagnera toujours... toujours... »Et la maman de détacher une petite chaîne avec une croix, qu’elle portait toujours sur elle, à son cou...
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Un œil sain invité à la salle du Trésor – Méditation du samedi 6 juin 2026
Évangile du samedi 6 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire« Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait :« Méfiez-vous des scribes,qui tiennent à se promener en vêtements d’apparatet qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues,et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuveset, pour l’apparence, ils font de longues prières :ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Templeen face de la salle du trésor,et regardait comment la foule y mettait de l’argent.Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avançaet mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara :« Amen, je vous le dis :cette pauvre veuve a mis dans le Trésorplus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu,mais elle, elle a pris sur son indigence :elle a mis tout ce qu’elle possédait,tout ce qu’elle avait pour vivre. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Lucille, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentNous voici disponibles : accueillons une autre page d’Évangile où Jésus aiguise notre regard, notre discernement…« Méfiez-vous des scribes… » qui se laissent mener par l’orgueil…Dans un premier temps, méfions-nous des scribes qui peuvent infiltrer notre cœur :Ces parties de nous qui parfois nous amènent à vivre dépendants du regard des autres, de ce qu’ils pourraient dire ou penser, nous volant ainsi notre liberté profonde d’être nous-mêmes…Méfions-nous de cet orgueil qui aujourd’hui, pourrait nous faire vivre en fonction des « Like » sur les réseaux sociaux, ou de toute autre forme extérieure qui nous donnerait le droit d’exister…Dans un deuxième temps,Méfions-nous des influenceurs plus soucieux de leur portefeuille et de la reconnaissance de leur personne que du bien-être réel des personnes qu’ils prétendent servir…Méfions-nous de l’attraction exercée par des personnes qui vivent dans l’image, mettant la lumière sur leurs richesses démesurées, sur leur pouvoir, sur leur savoir…Méfions-nous des personnes qui sont en apparence très religieuses mais qui jugent les autres avec froideur, sans compassion, enfermées dans leur cœur de pierre, plus attachées à leurs pratiques religieuses qu’au Christ caché dans l’être humain en souffrance…Méfions-nous… Sachons discerner, non pour juger ou condamner, mais pour rester vigilants à vivre debout à partir de notre cœur profond, là où l’Esprit nous enseigne comment nous recevoir de Dieu, libres du regard des autres sur nous, fidèles à la liberté intérieure que Dieu seul nous donne…Que notre méfiance se vive non à partir de nos blessures de confiance mais à partir de la Lumière donnée dans le Temple intérieur…Parlant de temple, une fois de plus, l’Évangile nous présente Jésus dans le Temple. Aujourd’hui, il est assis devant la salle du trésor… Il observe… et Il invite à nouveau ses disciples à bien regarder…Ça peut paraître tellement impressionnant les gros billets… le superflu des richissimes…Lui, Jésus, voit celle que tous ignorent… cette pauvre veuve… et il nous dit : Regardez…Il voit qu’elle met son « quart de sou », sa pénurie, sa vie tout entière.1Il n’y a que Lui pour voir cela…Et Il reconnaît qu’elle a mis plus que tous les autres…Lui Fils de Dieu, Il peut voir la vraie valeur du don : Il a tout donné, ayant la condition de Dieu, (…) il s’est anéanti,(…) devenant semblable aux hommes (Ph2, 6-7)
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Amour commandé – Méditation du jeudi 4 juin 2026
Évangile du jeudi 4 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire« Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 28b-34)En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus :« Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse :« Voici le premier :Écoute, Israël :le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieude tout ton cœur, de toute ton âme,de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second :Tu aimeras ton prochain comme toi-même.Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit :« Fort bien, Maître,tu as dit vrai :Dieu est l’Uniqueet il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur,de toute son intelligence, de toute sa force,et aimer son prochain comme soi-même,vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »Et personne n’osait plus l’interroger.Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentVoici maintenant qu’un scribe, impressionné par la réponse de Jésus aux sadducéens, lui demande : « Quel est le premier de tous les commandements ? » C’est comme si cette question lui était « commandée » de l’intérieur par son cœur juste et bon.Car le commandement qu’il recherche est un anti-commandement, car l’Amour ne se commande pas. Se placer de cœur au lieu de cet Amour de Dieu et du prochain, c’est découvrir un espace de liberté, nécessaire à l’Amour, et où tout jaillit gratuitement. Dans ce monde, nous connaissons l’amour qui a un prix, un amour en contraintes et obligations, auxquelles il nous faut répondre au prix de la haine.Ce lieu de liberté est au lieu même de cette Parole que nous avons méditée il y a deux jours, une Parole qui veut nous faire participer à son Amour du Père et qui surgit toujours comme un commencement, une création nouvelle. En cette Parole, il n’y a aucun amour figé mais l’éternel jaillissement d’un Amour qui s’invente dans une surprenance infinie. C’est cette Parole et cet Amour qui sont à l’origine de tout, de la création comme de l’humain, et qui reconduisent tout au Père.Ce commandement qui est la Parole même n’est pas un édit extérieur mais renvoie à la nature et à l’essence même de l’Ê(ê)tre. Tout ce qui existe est appelé à cet Amour et, donc, à vivre en le Fils l’Alliance au Père dans l’Esprit. Ce commandement n’est donc pas quelque chose que l’on doit atteindre mais l’essence même de notre être à laquelle nous sommes appelés à nous abandonner entièrement. Plus nous descendons au plan du cœur, plus cet appel se fait pressant et veut nous saisir par chaque fibre de notre être.C’est, à ce titre, l’anti-commandement de nos violences auxquelles nous ne pouvons nous soustraire par nous-mêmes, car le mal nous l'exige. Le mal en nous porte un commandement qui étouffe toute liberté en nous et nous oblige à commettre le mal que nous ne voulons pas. Nous en sommes les esclaves au point que nous disparaissons devant ses exigences. Et ici il n’y a aucune création, bien au contraire, le mal cherche à effacer la vie en nous et veut nous détruire de même que l’A(a)utre.Le vrai commandement de l’Amour, qui ne peut être que l’embrassement ou l’unité du Divin et de l’humain, forgé comme un seul commandement, ne peut que nous resituer en ce lieu où la Parole crée et engendre et nous donne de naître à notre mystère.
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Un amour, un ange et un chien – Méditation du mercredi 3 juin 2026
Évangile du mercredi 3 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12, 18-27)En ce temps-là, des sadducéens– ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection –vinrent trouver Jésus.Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit :Si un homme a un frère qui meurten laissant une femme, mais aucun enfant,il doit épouser la veuvepour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ;le premier se maria,et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve,et mourut sans laisser de descendance.Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance.Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. À la résurrection, quand ils ressusciteront,duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur dit :« N’êtes-vous pas en train de vous égarer,en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts,on ne prend ni femme ni mari,mais on est comme les anges dans les cieux. Et sur le fait que les morts ressuscitent,n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse,au récit du buisson ardent,comment Dieu lui a dit :Moi, je suis le Dieu d’Abraham,le Dieu d’Isaac,le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.Vous vous égarez complètement. »Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentLa semaine dernière, la liturgie nous invitait à méditer l’incompréhension des fils de Zébédée devant l’annonce des souffrances du Messie. Aujourd’hui, c’est l’incompréhension des Sadducéens devant la résurrection des morts qui retient notre attention. La croix et la résurrection suscitent deux incompréhensions symétriques. Les Sadducéens, « ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection », inventent une histoire qui met en scène le malheur d’une femme, sept fois veuve, comme modèle d’une vie accablée par la mort. « À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » L’anecdote présentée à Jésus par les Sadducéens rappelle le Livre de Tobie qui raconte l'histoire de Sara, jeune fille mariée sept fois, et dont le démon Asmodée fit mourir tour à tour chacun de ses sept maris lors de la nuit de noces (Tb 3,8).Sept fois veuve… que la vie peut être violente ! L’amour s’écrase sept fois contre le mur de la mort… Dans cette anecdote, les Sadducéens se saisissent des éclats tranchants d’une vie brisée pour poser des limites à la fécondité et à la puissance de Dieu. Il est vrai qu’au regard de la corruption des tombeaux, la résurrection des morts est une proposition insensée. « Dieu est mort » (1) disait Nietzsche ou, ce qui revient au même, « la Mort est Dieu » (2).Pourtant, le Livre de Tobie ouvre une espérance. En effet, Tobie, accompagné par l'archange Raphaël, voyage jusqu'à la ville où habite Sara. Sur les conseils de l’ange, Tobie épouse Sara. Puis, le jeune homme —affrontant par amour le risque de la mort— suit les conseils de Raphaël qui parviennent à faire fuir le démon (Tb 8,3). Sara délivrée, Tobie vivant, le jeune couple se réjouit ! Le nom porté par l’ange Raphael signifie « Dieu guérit » : c’est le signe de l’intervention thérapeutique de Dieu dans le monde.
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Tout nous vient de Dieu et tout retourne à Dieu – Méditation du mardi 2 juin 2026
Évangile du mardi 2 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mc 12, 13-17)En ce temps-là, on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérodepour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire :« Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ;tu ne te laisses influencer par personne,car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens,mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité.Est-il permis, oui ou non,de payer l’impôt à César, l’empereur ?Devons-nous payer, oui ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit :« Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une,et Jésus leur dit :« Cette effigie et cette inscription,de qui sont-elles ?– De César », répondent-ils. Jésus leur dit :« Ce qui est à César, rendez-le à César,et à Dieu ce qui est à Dieu. »Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentDans ce texte de l’Évangile, on mentionne que les pharisiens et les hérodiens tendent de piéger Jésus en le faisant parler sur un sujet très épineux de l’époque, soit les tarifs à payer à l’envahisseur romain.Pour les juifs, tout ce qui venait des Romains incluant leur monnaie, leurs lois et coutumes, ainsi que leurs croyances religieuses étaient considérées comme quelque chose de malsain et de païen. Malheureusement pour le peuple juif, l’argent identifié à l’effigie de l’Empereur était la seule monnaie d’échange accepté par Rome sur tous les territoires occupés. Or, il était accepté, par la majorité des juifs, de tout faire pour ne pas payer les impôts imposés par les collecteurs en signe de contestation, puisqu’ils payaient déjà des redevances au Temple pour les besoins de la communauté.On comprend mieux à quoi Jésus était exposé par la question qui Lui était adressée par les instances religieuses. En répondant qu’ils ne devaient pas payer l’impôt à César, Il s’exposait à des réprimandes sévères des autorités romaines en place et, s’Il disait le contraire, Il se mettait à dos tout le peuple juif qui essayait par tous les moyens de ne pas enrichir les Romains du fruit de leur travail.Ce que va dire Jésus relève d’une droiture d’esprit, pour ne pas dire de l’Esprit. Il va d’abord faire la lumière sur la situation en signifiant à ses demandeurs qu’Il connaît très bien leur vraie intention et qui la juge malsaine. Par le fait même, Il leur dit qu’Il n’accepte pas d’être glorifié par leurs flatteries malveillantes.De plus, Il refuse de faire connivence avec le mal qui semble s’être glissé parmi le peuple, et Il s’abstient d’ajouter du mal par-dessus le mal, car Il aurait pu être beaucoup plus mordant contre les gens qui cherchaient à la piéger. Il va plutôt choisir d’apporter un éclairage nouveau et un enseignement grâce à l’occasion qui Lui est donnée de s’adresser au peuple d’Israël.« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Une réponse qui fait encore échos aujourd’hui. Rendez, c’est-à-dire restituer ou redonner à son propriétaire ce qui lui appartient.
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Dieu part en voyage pour que nous prenions la route – Méditation du lundi 1 juin 2026
Évangile du lundi 1 juin 2026 – 9ème Semaine du Temps Ordinaire« Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne » (Mc 12, 1-12)En ce temps-là, Jésus se mit à parler en parabolesaux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens :« Un homme planta une vigne,il l’entoura d’une clôture,y creusa un pressoiret y bâtit une tour de garde.Puis il loua cette vigne à des vignerons,et partit en voyage. Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vigneronspour se faire remettre par euxce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur,le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides. De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ;et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent. Il en envoya encore un autre,et celui-là, ils le tuèrent ;puis beaucoup d’autres serviteurs :ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé.Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant :“Ils respecteront mon fils.” Mais ces vignerons-là se dirent entre eux :“Voici l’héritier :allons-y ! tuons-le,et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent,et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le maître de la vigne ?Il viendra,fera périr les vignerons,et donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ?La pierre qu’ont rejetée les bâtisseursest devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur,la merveille devant nos yeux ! » Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus,mais ils eurent peur de la foule.– Ils avaient bien compris en effetqu’il avait dit la parabole à leur intention.Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 21 juin et que nous les reprendrons le lundi 7 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Ange-Lydie, Barbara, Colette, Halyna, Marie-Emmanuel, Martial, Paolo, Stéfan et VincentLes vignobles de l’Antiquité étaient entretenus selon la culture en hautain : chaque pied de vigne était marié à un arbre fruitier qui lui servait de tuteur. Les sarments de la vigne, contraints à prendre de la hauteur en s’accrochant aux branches de l’arbre fruitier, se dégageaient d’un sol moins lumineux. En montant vers la lumière, la vigne participait à sa propre croissance. Devenu tuteur, l’arbre bien taillé permettait à des légumes de prospérer à ses pieds. Cette culture en hautain fournissait une récolte diversifiée, symbole de la richesse de la grâce. L’image du vignoble présente le don bienveillant de Dieu et la méfiance des hommes. Par exemple, au sortir du désert, avant que le peuple ne pénétrât en Terre Promise, Moïse envoya douze explorateurs. Dieu serait-il aussi véridique que Moïse l’avait dit ? Ces pionniers représentant Israël en revinrent portant le signe de l’abondance promise par Dieu : « ils y coupèrent un sarment et une grappe de raisin qu'ils emportèrent à deux, sur une perche, ainsi que des grenades et des figues. » (Nb 13,23). Plus tard, sous le roi Salomon, le mariage de la vigne et des figuiers représentait l’harmonie entre les royaumes : « Juda et Israël (…) habitèrent en sécurité, chacun au milieu de ses vignes et de ses figuiers » (1 R 5,5). Ces deux royaumes ne tardèrent pas à se diviser…Les cultivateurs payaient au propriétaire un loyer qui reconnaissait une dette et exprimait une gratitude. Cette image symbolise la fructification de la grâce confiée à la gérance des hommes. Le Père qui cède Sa création en location attend le paiement d’un loyer, de telle sorte que chacun puisse considérer sa tâche humaine comme une mission reçue de Dieu.
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Il ne veut tellement pas nous perdre ! – Méditation du dimanche 31 mai 2026
Évangile du dimanche 31 mai 2026 – La Sainte Trinité« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)Dieu a tellement aimé le mondequ’il a donné son Fils unique,afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,non pas pour juger le monde,mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;celui qui ne croit pas est déjà jugé,du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.Que d’élan vers nous ! Dieu qui fait don de son Fils unique pour que nous puissions obtenir la vie éternelle et que par Lui, nous soyons sauvés. C’est à travers l’expression du Fils que nous découvrons le Cœur du Père, et dans l’élan où ne respire aucun repli sur soi, l’Esprit se manifeste comme ce Souffle qui vient jusqu’à nous. Ce Dieu qui est Amour se révèle sans tambour ni trompette, simplement en descendant à notre rencontre, sans bruit, non pas pour se taire et rester silencieux... sans bruit parasite... Il s’efface et se désapproprie de Lui-même dans l’élan où Il se consume pour nous.Il ne se regarde pas... Son regard est tout entier tourné vers nous... Il entre dans cette vulnérabilité de n’être qu’élan vers nous, à la merci de notre réponse... de notre accueil ou de notre refus... de notre indifférence ou de notre distraction... Que peut faire la plus belle musique à celui que ne l’écoute pas ? Que peut faire la plus belle œuvre d’art pour une personne distraite ?Je me souviens d’une maman qui avait invité son fils à manger... elle connaissait bien ses goûts et, dans l’amour qu’elle voulait lui manifester, elle s’était appliquée à préparer avec soin le repas que son amour avait « mijoté » à feu doux, depuis déjà plusieurs jours. Le fils arrive, il s’assoit à la table... La soupe qu’il aimait tant était servie, avec la chaleur de l’amour caché dans l’initiative où respirait l’amour de sa mère pour lui. Le repas était à peine commencé que le fils de lui dire : « Maman, ta soupe manque de sel !!! ». C’est ce qu’on appelle, passer à côté en étant aveugle de l’amour pourtant incarné dans la proximité la plus grande et la plus simple... dans l’expression la plus concrète, la plus proche, avec l’alphabet à la fois le plus familier et aussi le plus plein. Ce Mystère porté à l’Infini n’est-il pas déjà rayonnant au cœur de l’Eucharistie ? La Présence réelle est à l’opposé du bruit et de la publicité à travers lesquelles nous cherchons à apparaître et être remarqué. L’effacement et le silence, que nous interprétons faussement comme une absence, expriment justement ce détachement de Dieu en regard de Lui-même, se faisant tout élan vers nous. Il se fait pauvre en acceptant de déposer sa Vie entre nos mains.La fête de la Trinité nous replace non pas, devant un problème métaphysique, mais bien devant ce que nous n’aurons jamais fini de comprendre et d’accueillir : le Mystère inépuisable de l’Amour qu’est Dieu. Maurice Zundel employait une image pour nous aider à contempler ce Mystère : en entrant dans une demeure, on peut sentir le climat particulier que ses occupants ont voulu créer... Sans mot, on peut y sentir l’accueil, l’harmonie, la paix. Les relations établies entre les murs, les fenêtres, l’éclairage, les plantes, les tissus, les meubles, les couleurs et la décoration créent cette atmosphère que nous pouvons sentir et reconnaître en y entrant. Les mêmes éléments, placés pêle-mêle dans une garde-robe, ne disent plus rien, si ce n’est le chaos et le désordre. C’est la relation qui donne vie à cet au-delà de la matérialité à travers lequel respire l’âme de leur demeure, dont l’intériorité des personnes est l’artisane.Dieu ne se contemple pas Lui-même, Il n’est pas en quête de notre regard pour se nourrir de « like ». Il se dépossède de Lui-même et c’est la désappropriation qui marque la relation au sein même du Père, du Fils et de l’Esprit.
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Autorité libre dans le Temple – Méditation du samedi 30 mai 2026
Évangile du samedi 30 mai 2026 – 8ème Semaine du Temps Ordinaire« Par quelle autorité fais-tu cela ? » (Mc 11, 27-33)En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem.Et comme Jésus allait et venait dans le Temple,les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient :« Par quelle autorité fais-tu cela ?Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus leur dit :« Je vais vous poser une seule question.Répondez-moi,et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jeanvenait-il du ciel ou des hommes ?Répondez-moi. » Ils se faisaient entre eux ce raisonnement :« Si nous disons : “Du ciel”,il va dire :“Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? »Ils avaient peur de la foule,car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus :« Nous ne savons pas ! »Alors Jésus leur dit :« Moi, je ne vous dis pas non pluspar quelle autorité je fais cela. »Un des mouvements importants dans la vie de Jésus : Il va et Il vient… Au bord du lac, sur les routes de Galilée, dans les synagogues, à Jérusalem, chez Marthe et Marie, Il va et vient… Aujourd’hui, l’Évangile nous le présente : il va et vient dans le Temple. Il est chez Lui aux affaires de son Père, en union intime avec son Père : Mon Père est toujours à l’œuvre et moi aussi j’œuvre (Jn 5, 17) … Et quand Jésus va et vient librement dans le Temple, ce lieu de prière devient lieu de libération, lieu où des torrents de vie se donnent à ceux qui viennent s’y immerger, s’y mouiller ! En ce lieu, temple ou synagogue, Jésus va et vient librement, en disciple de l’événement et ce, souvent le jour du sabbat, devant les autorités religieuses… Rappelons-nous : À Nazareth, on lui tend le livre et il lit « L’Esprit du Seigneur est sur moi (…) et il leur dit : ‘c'est aujourd'hui que s'accomplit cette parole.’ »(Lc 4, 18-19) : Dans une synagogue, l’homme à la main atrophiée a entendu : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » et il a été guéri…(Lc 6, 6-11) Cette femme adultère libérée au milieu du Temple : « Va je ne te condamne pas » (Jean 8,11) Ces commerçants témoins de sa sainte colère : « Ma maison sera appelée maison de prière. Or vous, vous en faites une caverne de bandits. » (Mt 21, 12-13) Ce paralytique qu’il rencontre dans le Temple après lui avoir dit : « Lève-toi, prends ton brancard et marche. » (Jn 5, 8) Oui… dans ce temple où Il va et vient, Jésus veille et œuvre au service de la libération de la vie ! Rappelons-nous que les autorités religieuses veillent aussi dans ce temple: « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » (Jn 5,12) ont-ils demandé au paralytique. Et quel interrogatoire ils ont fait vivre à l’aveugle-né et à ses parents (Jean 9)… Aujourd'hui, l’Évangile nous les présente s’adressant directement à Jésus : « Par quelle autorité fais-tu cela ?Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Laissons-nous interpeller par Jésus, situé dans son identité profonde : Il leur donne la direction : Il les retourne à leur cœur : je vais vous poser une question, une seule parole1 : Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? S’il renvoie à Jean, c’est que Jean annonce Celui qui vient de Dieu.2
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Un regard qui discerne – Méditation du vendredi 29 mai 2026
Évangile du vendredi 29 mai 2026 – 8ème Semaine du Temps Ordinaire« Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations. Ayez foi en Dieu » (Mc 11, 11-25)Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple.Il parcourut du regard toutes choseset, comme c’était déjà le soir,il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze. Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie,il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles,il alla voir s’il y trouverait quelque chose ;mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles,car ce n’était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier :« Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! »Et ses disciples avaient bien entendu. Ils arrivèrent à Jérusalem.Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulserceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple.Il renversa les comptoirs des changeurset les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne transporter quoi que ce soità travers le Temple. Il enseignait, et il déclarait aux gens :« L’Écriture ne dit-elle pas :Ma maison sera appeléemaison de prière pour toutes les nations ?Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Apprenant cela, les grands prêtres et les scribescherchaient comment le faire périr.En effet, ils avaient peur de lui,car toute la foule était frappée par son enseignement. Et quand le soir tomba,Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville. Le lendemain matin, en passant,ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé,dit à Jésus :« Rabbi, regarde :le figuier que tu as maudit est desséché. » Alors Jésus, prenant la parole, leur dit :« Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis :quiconque dira à cette montagne :“Enlève-toi de là,et va te jeter dans la mer”,s’il ne doute pas dans son cœur,mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera,cela lui sera accordé ! C’est pourquoi, je vous le dis :tout ce que vous demandez dans la prière,croyez que vous l’avez obtenu,et cela vous sera accordé. Et quand vous vous tenez en prière,si vous avez quelque chose contre quelqu’un,pardonnez,afin que votre Père qui est aux cieuxvous pardonne aussi vos fautes. »Dans cette péricope, notre attention est appelée sur le regard que Jésus porte à ce qui l’entoure. Dans un premier temps, il entre à Jérusalem dans le temple, et l’évangéliste note : « il parcourut du regard toute chose ». Ce regard qui observe et enregistre est suivi d’une prise de distance : « comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie ». Ce retrait, alors que la lumière décline, invite à la pause, à la réflexion intérieure.Prendre du recul face à ce que l’on perçoit est indispensable pour ne pas agir impulsivement, pour ne pas se laisser dominer par une émotion passagère ou un jugement hâtif. C’est un acte de sagesse spirituelle qui ouvre la voie à un discernement conscient. Le fruit de cette observation et de cette prise de distance se constate dès le lendemain : lorsque Jésus revient dans le temple, il entre en action en chassant les vendeurs, ainsi que leurs clients. Trois temps donc : un pour voir, un pour discerner, et un temps pour agir.Vient s’entremêler dans cette séquence une scène autour d’un figuier qui, elle aussi, se déroule en trois temps : un premier passage de Jésus et de ses apôtres, avec le besoin de se rassasier, et la déception de ne pas trouver de fruits sur un figuier prometteur. L’apparence était trompeuse. Cette fois, dans un deuxième temps, le jugement est immédiat : une condamnation qui peut sembler peu justifiée, car la saison de la récolte n’est pas encore venue.
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Entre l’honorable et le Divin – Méditation du jeudi 28 mai 2026
Évangile du jeudi 28 mai 2026 – 8ème Semaine du Temps Ordinaire« Rabbouni, que je retrouve la vue ! » (Mc 10, 46b-52)En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jérichoavec ses disciples et une foule nombreuse,le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,il se mit à crier :« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,mais il criait de plus belle :« Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit :« Appelez-le. »On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :« Confiance, lève-toi ;il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau,bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit :« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »L’aveugle lui dit :« Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit :« Va, ta foi t’a sauvé. »Aussitôt l’homme retrouva la vue,et il suivait Jésus sur le chemin.L’Évangile d’aujourd’hui est une illustration formidable des conséquences des blessures sur notre vie humaine spirituelle et de la puissance de résurrection du Christ sur ces mêmes blessures. Combien d’enfants ont disparu devant leurs parents ? Qu’ils sont devenus des fils ou des filles de Timée ? C’est-à-dire qu’ils n’ont pas pu devenir qui ils sont en découvrant leur véritable nom, car ils sont devenus les « fils ou filles (Bar) de l’honorable (Timée) », ou encore, parce qu’ils sont devenus les « fils ou filles du contaminé » (ces deux traductions du nom de Bartimée étant proposées dans une note dans la Bible d’André Chouraqui).Chez Chouraqui, les « esprits mauvais » de la Bible de Jérusalem sont traduits par « souffles contaminés », ce qui veut dire que Bartimée est vu comme « fils du mauvais, du contaminé ». C’est un fils donc qui est déformé par le mal et livré à ce mal. Et ce mal se précise par la deuxième traduction, signifiant que son père lui-même n’existe pas, car son identité lui est offerte par les honneurs. Un père qui n’existe que par le rôle qu’il occupe et les honneurs que lui apporte son rôle ne peut engendrer un fils à lui-même.Le fils ne peut exister, entrer dans sa propre identité, car il est là, lui aussi, pour donner honneur à son père, selon le rôle que ce dernier s’est créé. N’est-ce pas la nature même du mal, du Mauvais, que l’obligation d’abolir l’autre pour maintenir sa propre abolition ? Car le péché, la source du mal, est toujours de vouloir « devenir comme un dieu » ou, pour le dire autrement, devenir ce que nous ne sommes pas pour espérer exister.Dans l’illusion de « devenir comme un dieu », nous renonçons à nous-mêmes et refusons du même coup la relation à Dieu, qui veut nous partager sa divinité. En jouant à dieu au lieu d’être divinisé par Dieu et naître à notre nom unique en Lui, nous sommes sans nom comme Bartimée et, par voie de conséquence, nous sommes incapables d’entrer en relation avec un A(a)utre; vivant dans l’abolition de soi, nous ne pouvons qu’abolir l’A(a)utre. Et toute notre vie nous mendions auprès de l’autre un « droit d’exister », d’avoir une place, d’être enfin reconnu pour soi.Ce jour-là, Bartimée, sachant que Jésus était là, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Il lui demande en fait de lui donner accès à ce qu’il n’a jamais pu toucher : son nom, son identité filiale unique. Alors en lui et autour de lui, il est « rabroué » par cette foule de gens qui l’ont maintenu dans l’abolition de lui-même. Ces derniers ne veulent pas qu’il existe, car cela les obligerait à se regarder eux-mêmes et prendre conscience qu’ils n’existent pas eux-mêmes. Mais le « fils de l’honorable » ou « le fils du contaminé » pressent en lui l’existence d’une autre réalité, et que, si cette identité a été abolie au cœur de la relation, il a besoin d’une relation au Tout-Autre pour exister dans son mystère, sa dignité et sa beauté. C’est pourquoi il crie à nouveau…
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Admirable échange – Méditation du mercredi 27 mai 2026
Évangile du mercredi 27 mai 2026 – 8ème Semaine du Temps Ordinaire« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré » (Mc 10, 32-45)En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ;Jésus marchait devant eux ;ils étaient saisis de frayeur,et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte.Prenant de nouveau les Douze auprès de lui,il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem.Le Fils de l’homme sera livréaux grands prêtres et aux scribes ;ils le condamneront à mort,ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui,le flagelleront et le tueront,et trois jours après, il ressuscitera. » Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée,s’approchent de Jésus et lui disent :« Maître, ce que nous allons te demander,nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit :« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent :« Donne-nous de siéger,l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,dans ta gloire. » Jésus leur dit :« Vous ne savez pas ce que vous demandez.Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent :« Nous le pouvons. »Jésus leur dit :« La coupe que je vais boire, vous la boirez ;et vous serez baptisés du baptêmedans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,ce n’est pas à moi de l’accorder ;il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu,se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit :« Vous le savez :ceux que l’on regarde comme chefs des nationsles commandent en maîtres ;les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.Celui qui veut devenir grand parmi voussera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premiersera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,mais pour servir,et donner sa vie en rançon pour la multitude. »« Admirable échange » « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement. » (1) Deux choses échappent à notre regard et nous aveuglent : la surabondance de lumière et le gouffre obscur de la mort. Devant un cadavre, nous restons bêtes, stupéfiés. Devant le soleil, nous clignons des yeux éblouis de beauté. Celui qui voudrait penser sa propre mort et formulerait la phrase : « je suis mort » dirait une chose impensable ! En insistant un peu, il se verrait suivant son propre corbillard… quel paradoxe ! N’est-ce pas parce que nous ne sommes pas faits pour la mort ! (Ez 18,32) « Dieu n'a pas fait la mort, et il n'éprouve pas de joie de la perte des vivants. » (Sagesse 1,13). Nul ne peut accoler le « Je suis » dans lequel nous prenons conscience de notre existence à la mort qui détruit. Le « Je suis », Nom divin révélé à Moïse (Ex 3,14), est le Nom du Dieu des vivants et non des morts (Ex 3,6). Faisant « route pour monter à Jérusalem », Jésus révèle aux disciples ce qui L’attend et comment Il accomplira Sa mission de Messie : « Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort. » Le « Je suis » divin que prononce le Christ à multiples reprises rencontre la mort ! Quel choc ! Quelle chose impensable ! C’est en traversant le mur infranchissable de la mort et de la haine que le Fils de l’homme accomplira la rédemption définitive de l’humanité. Jacques et Jean, dans leur naïveté ou dans leur ignorance, ne comprenaient pas ce qu’ils disaient. Leur incompréhension était peut-être une nostalgie de la vie divine de l’Eden, vie pure de toute mort et de toute haine. Tant il est vrai, qu’une nostalgie de l’arbre de vie, planté au centre du jardin d’Eden, brille tout au fond de nos âmes.
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Le Centuple – Méditation du mardi 26 mai 2026
Évangile du mardi 26 mai 2026 – 8ème Semaine du Temps Ordinaire« Vous recevrez, en ce temps déjà, le centuple, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle » (Mc 10, 28-31)En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus :« Voici que nous avons tout quittépour te suivre. » Jésus déclara :« Amen, je vous le dis :nul n’aura quitté,à cause de moi et de l’Évangile,une maison, des frères, des sœurs,une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,avec des persécutions,et, dans le monde à venir,la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers,et les derniers seront les premiers. »S’il est une parole réconfortante pour ceux qui ont « suivi Jésus » c’est bien celle-ci, ce centuple en « maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres… et la vie éternelle. » C’est une expérience réelle, je peux personnellement en témoigner pour l’avoir vécu dans bien des circonstances, du fruit de cette fraternité universelle, où les « frères et sœurs en Jésus », mettent en commun leurs biens et donc permettent cette expérience de pourvoir aux besoins de chacun. N’est-il pas normal dans une famille de mettre en commun les biens de la famille ? Mais de qui Jésus veut-il parler lorsqu’il parle de ceux qui « ont tout quitté ? ». La pensée peut être restrictive à ceux qui ont vraiment tout laissé pour s’engager dans une vocation consacrée, prêtre, religieux, laïc engagé…mais si nous regardons Pierre, il est un homme marié, avec une famille et une vie construite, c’est un pêcheur, et c’est à lui que Jésus fait cette promesse du centuple. « Tout quitté pour te suivre » est cet engagement fort avant tout de changement de mentalité, mais Jésus ne parle pas seulement d’un vague humanisme mais il indique aussi « à cause de moi ». Il nous a bien montré dans un autre épisode (Lc 9,57 et suivants) l’importance de le suivre, avant toute autre relation, même ce qui est le plus sacré comme la relation du fils envers son père, « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit: Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d'aller d'abord prendre congé de ceux de ma maison… » , « Tout quitté ». Jésus ne méprise pas nos liens familiaux, loin de là, ni même les biens terrestres, mais nous aide à les transcender, et à les porter sur un autre plan, plus universel. Dans cette invitation, Jésus nous aide à être libres de tout attachement, même les plus légitimes tel que celui envers nos parents, pour le suivre. La manière dont nous serons appelés à incarner cette exigence sera aussi variée que le sont nos appels, mais Jésus nous invite à ne pas nous retrancher derrière les exigences de nos engagements familiaux et professionnels, pour lui répondre avec générosité dans les demandes de nos « frères et sœurs » en humanité. Si nous avons ce courage, Dieu entrera plus pleinement dans nos relations, habitera parmi nous, nous faisant déjà expérimenter Sa vie sur la terre. La difficulté de répondre à cette invitation nous procurera peut-être des persécutions, et il est difficile d’accepter cette autre promesse…mais nous ne pouvons prendre l’Evangile uniquement dans ses promesses généreuses, la croix et les persécutions de Jésus sont aussi notre chemin, si nous voulons le suivre. Mettre de côté cet aspect plus difficile reviendrait à diluer le message de Jésus, aussi mystérieux qu’en soit le chemin !
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La source a soif – Méditation du lundi 25 mai 2026
Évangile du lundi 25 mai 2026 – 8ème Semaine du Temps Ordinaire« Voici ton fils. Voici ta mère » (Jn 19, 25-34)En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mèreet la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère,et près d’elle le disciple qu’il aimait,dit à sa mère :« Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple :« Voici ta mère. »Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé,pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,Jésus dit :« J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigreà une branche d’hysope,et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :« Tout est accompli. »Puis, inclinant la tête,il remit l’esprit. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corpsaprès leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus,voyant qu’il était déjà mort,ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.Aujourd’hui, nous fêtons Marie sous l’invocation de Mère de l’Église, elle qui, la première, entendit que Dieu avait soif. La mort du Christ en croix peut charrier avec elle des mots gorgés de terribles émotions : sacrifice, expiation, dolorisme, etc. Laissons ces mots piégés pour faire route avec Jésus qui jusqu’au bout vit la mort que les hommes Lui impose dans la relation. Jésus parle à Jean, à Marie. Il exprime un besoin et plus largement un désir.La mort de Dieu s’accomplit dans un « J’ai soif » expiré par Jésus sur la croix. Le Dieu des évangiles n’est pas ce Dieu isolé dans une grandeur qui n’a besoin de personne. Jésus révèle sur la croix la douleur d’un Dieu qui cherche l’homme dont Il a besoin dans Son amour. Puisque les hommes ont tourné le dos à l’arbre de Vie, Dieu rejoint, sur l’arbre de la croix, les hommes qui se sont fourvoyés dans la mort. Celui qui est la source d’eau vive a soif. Jésus qui s’est présenté comme l’eau capable d’étancher la soif des hommes (Jn 7,37) est aussi Celui qui a soif de notre amour. Dieu a-t-il besoin de moi ? Oui, Dieu a besoin de moi, car Il m’aime. Que puis-je donner à Jésus pour étancher Sa soif divine ? Que puis-je donner à l’infini ? Le simple mouvement de mon coeur. La petite goutte d'eau que je suis en se penchant vers Jésus pour L’aimer étanche Sa soif. Entre l’humanité et Dieu, ces vagues d’amour, comme le sac et le ressac de la mer, sont confiées à la nouvelle Ève, à Marie recueillie par Jean. Avec les apôtres en prière autour de Marie, s’édifie le corps du Christ dans le monde qui unit la quête de Dieu à la réponse de l’homme.Le poète Charles PÉGUY a admirablement rendu compte de cette dépendance amoureuse de Dieu. Dieu a un faible pour l’homme : cette faiblesse fait la grandeur de l’amour.« Voilà la situation que Dieu s’est faite.Celui qui aime tombe sous la servitude de celui qui est aimé.Par là même.Celui qui aime tombe sous la servitude de celui qu’il aime.Dieu n’a pas voulu échapper à cette loi commune.Et par son amour il est tombé dans la servitude du pécheur.Retournement de la création, c’est la création à l’envers. (…)Effrayant amour, effrayante charité,Effrayante espérance, responsabilité vraiment effrayante,Le Créateur a besoin de sa créature, s'est mis à avoirbesoin de sa créature.Il ne peut rien faire sans elle.C'est un roi qui aurait abdiqué aux mains de chacun de ses sujetsSimplement le pouvoir suprême.Dieu a besoin de nous. Dieu a besoin de sa créature.
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Devenir musique par son Souffle ! – Méditation du dimanche 24 mai 2026
Évangile du dimanche 24 mai 2026 – Pentecôte« De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie : recevez l’Esprit Saint » (Jn 20, 19-23)C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine,alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciplesétaient verrouillées par crainte des Juifs,Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.Les disciples furent remplis de joieen voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau :« La paix soit avec vous !De même que le Père m’a envoyé,moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur euxet il leur dit :« Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ;à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »Le tout premier souffle de l’enfant qui vient au monde est comme une médaille aux 2 côtés inséparablement unis : d’un côté, « je respire »... de l’autre, « j’étouffe ».Le chemin du Souffle se vit au cœur d’un risque, d’une faille, d’un passage à vivre... Pour passer du plafond du ventre de notre mère, au plafond du ciel avec les visages de nos parents, il y a un passage étroit... pour lequel, si l’enfant pouvait parler, il demanderait sûrement simplement un élargissement du ventre de maman, sentant bien que ça commence à être petit l’univers où il se trouve. La réponse se vivra dans cette première traversée des eaux alors que sa venue s’annonce par : « les eaux ont crevées ! »C’est petit l’univers où nous sommes... Surtout que, comme les disciples, nous nous y enfermons de l’intérieur... Ce ne sont pas des gardiens de prison qui ont mis les cadenas à l’extérieur du lieu où nous nous trouvons, c’est nous qui, de l’intérieur avec la peur qui nous enserre et nous étouffe, c’est nous qui avons posé les verrous.Ce lieu si petit pour nous, convaincu que nous devons nous y tenir pour survivre, est pourtant le lieu où le Christ trouve moyen d’y être... C’est par sa Paix et sa Parole d’envoi qu’Il suscitera que tombe ce qui nous paralyse. Sans faire aucun reproche sur la présence de ces verrous, Jésus n’interpelle pas les disciples sur ceux-ci. Il respecte la peur des disciples... Il l’accueille, tout en les faisant entrer dans cet élan du Père révélé en Jésus.C’est en leur montrant ses mains et son côté, que Jésus se fait reconnaître et qu’Il leur fait ce souhait de Paix. Les marques de la crucifixion sont encore présentes. Il ne s’agit pas d’une Paix qui serait le fruit de la guérison des plaies : elles sont éloquentes de cet Amour qui ne nous abandonnera jamais à nos blessures. Comment des plaies qui ont engendré la mort peuvent maintenant exprimer une Vie qui ne pourra jamais mourir ?Sans autre formalité, Jésus envoie ses disciples en mission, déposant le Souffle de l’Esprit-Saint au cœur de leur fragilité. Cette mission du Pardon des péchés, qui relève de Dieu, sera déposée au cœur de leur vulnérabilité. La conscience de leur pauvreté les rendra perméables au Mystère dont ils sont les premiers nécessiteux pour en devenir contagieux pour ceux vers qui Jésus les envoie.Cette peur est légitime... le mal est réel et il fait tant de ravages : guerres, exploitation des personnes et de la nature, féminicides, mensonges, corruption... Le mal opprime la vie jusqu’à la tuer. Dans son Amour, le Christ nous révèle qu’Il est le premier à en être atteint et que, s’Il a pris sur Lui tout ce mal, jusqu’à en mourir, c’est parce qu’au plus creux de notre mal, Il continue de nous aimer et que nous sommes les membres de son Corps.
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Toi, suis-moi ! – Méditation du samedi 23 mai 2026
Évangile du samedi 23 mai 2026 – Temps liturgique« C’est ce disciple qui a écrit ces choses ; son témoignage est vrai » (Jn 21, 20-25)En ce temps-là,Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. »S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite,le disciple que Jésus aimait.C’est lui qui, pendant le repas,s’était penché sur la poitrine de Jésuspour lui dire :« Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus :« Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »Jésus lui répond :« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,que t’importe ?Toi, suis-moi. »Le bruit courut donc parmi les frèresque ce disciple ne mourrait pas.Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas,mais :« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,que t’importe ? »C’est ce disciple qui témoigne de ces choseset qui les a écrites,et nous savons que son témoignage est vrai.Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ;et s’il fallait écrire chacune d’elles,je pense que le monde entier ne suffirait paspour contenir les livres que l’on écrirait.Aujourd’hui, laissons-nous habiter par cette parole que Jésus dit à Pierre :« Suis-moi » !Dans le cœur de Pierre a pu surgir une réflexion comme :Te suivre Seigneur, oui, je le veux… mais ça va me mener où ?Il y a quelques minutes, tu viens de me dire : Sois le berger de mes brebis (Jn 21,17)Comment cela se fera-t-il ? J’ai peur... Serais-je seul ?Je vais me retourner pour voir quel passé je quitte, qui marchera avec moi, quelle sera la mission de l’autre, et lui, que lui réserves-tu ?En me retournant, je vois ton disciple bien-aimé… Tu te souviens Seigneur, lui qui la veille de ta mort, s’était penché sur ta poitrine pour te dire :« Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »C’est vrai que Jean avait le don de cette intimité avec toi : poser sa tête sur ton cœur… écouter ton cœur… Il a su oser te poser les questions quand il a senti dans le battement de ton cœur que l’heure était grave : qui va te livrer ? Et dans cette intimité d’amitié avec lui, tu nous as révélé à tous ce secret : C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. (Jn 13,26)Aujourd’hui, c’est moi qui ose une question : Et lui, que lui arrivera-t-il ?Et tu me réponds :« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »Pourquoi as-tu répondu à Jean et à moi, tu ne me révèles pas ce qui le concerne ?Pierre, écoute bien : Jean était dans la relation avec moi : sa question me concernait.Ta question concerne la volonté de mon Père sur la vie d’un autre… Tu n’es pas bien situé en toi Pierre ! Ta place, elle est en toi : toi avec moi, moi avec toi… Oui, toi suis-moi ! Suis ton propre chemin…La place de Jean, elle est en lui : lui avec moi, moi avec lui…Chacun de vous est fils bien-aimé… chacun de vous est convié à une relation personnelle avec moi et avec le Père : l’Esprit vous l’enseignera.Chacun de vous aura à inventer sa réponse personnelle à l’invitation : Suis-moi !Ne te retourne pas en arrière !Toi Pierre, avance… Avance en eaux profondes… je te conduirai vers ton « toi » unique, là où mon Père et moi nous voulons faire notre demeure…C’est à toi que je confie d’être le pasteur et le berger de mes brebis…Toi, dans ton identité unique, dans ta couleur unique, dans ton tempérament passionné, dans ta parole de feu, dans tes élans spontanés… Ton leadership habité de l’Esprit Saint les conduira vers moi et je les conduirai au Père… Oui Pierre, toi, suis-moi !Jean, dans son écoute profonde, la tête posée sur mon cœur, dans sa contemplation du mystère de mon œuvre et de ma relation avec mon Père, dans sa reconnaissance de la résurrection devant les signes qu’il a vus, Jean trouvera sa voie en ma voix et il me suivra à sa manière et c’est ce mystère de l’autre que tu dois respecter…Méditation - Toi, suis-moi !
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Mission enracinée dans l’amour – Méditation du vendredi 22 mai 2026
Évangile du vendredi 22 mai 2026 – 7ème Semaine du Temps Pascal« Sois le berger de mes agneaux. Sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21, 15-19)Jésus se manifesta encore aux disciplessur le bord de la mer de Tibériade.Quand ils eurent mangé,Jésus dit à Simon-Pierre :« Simon, fils de Jean,m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? »Il lui répond :« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »Jésus lui dit :« Sois le berger de mes agneaux. »Il lui dit une deuxième fois :« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? »Il lui répond :« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »Jésus lui dit :« Sois le pasteur de mes brebis. »Il lui dit, pour la troisième fois :« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »Pierre fut peinéparce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :« M’aimes-tu ? »Il lui répond :« Seigneur, toi, tu sais tout :tu sais bien que je t’aime. »Jésus lui dit :« Sois le berger de mes brebis.Amen, amen, je te le dis :quand tu étais jeune,tu mettais ta ceinture toi-mêmepour aller là où tu voulais ;quand tu seras vieux,tu étendras les mains,et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mortPierre rendrait gloire à Dieu.Sur ces mots, il lui dit :« Suis-moi. »Méditation - Mission enracinée dans l’amour Sur la base des versets de l'Évangile de Jean, nous présumons que Jésus connaissait ce qui se trouvait dans le cœur de Pierre, donc il n'avait pas besoin de le lui demander (cf. Jn 2,25). Pourquoi lui demande-t-il alors si Pierre l'aime vraiment ? N’est-ce pas pour donner l’occasion à Pierre de prendre conscience de ce qui se passe en lui-même, de ce qu’il ressent au fond de son cœur, de se positionner ? Les événements de Pâques l’ont probablement beaucoup troublé en ce qui concerne son identité et sa capacité de rester fidèle. Avant la Passion, Pierre avait assuré le Christ de vouloir donner sa vie pour Lui, mais avant que le coq chante, il a renié son Maître à trois reprises (cf. Jn 13, 37-38). Il est fort probable que Pierre a sincèrement cru à sa déclaration. Toutefois, on peut se poser la question suivante : d'où provenait une telle conviction ? N’était-ce pas une image plutôt flatteuse de lui-même ou une douce illusion sur son propre héroïsme possible ? Les circonstances ont dénudé sa peur qui a complètement paralysé sa bonne intention de se consacrer pour le Christ. « Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement » (Lc 22,61-62). Pierre a tout compris d'un seul regard du Christ. Être capable de pleurer après avoir regardé dans les yeux de la Vérité, c’est une grâce. Les larmes purifient le cœur et rendent la vue intérieure plus limpide. Après la résurrection, lorsque le Christ rencontre les disciples, il s'adresse à Pierre, j’imagine, en le regardant dans les yeux. C’est le regard qui le redresse. Trois questions. Trois réponses. Certainement, elles n’effacent pas le passé. Mais, dans ce comportement de Jésus envers Pierre, nous pouvons saisir la pédagogie divine qui restaure l’identité blessée de l’être humain. À l'opposé de l'expérience douloureuse du reniement, le Christ veut proposer une nouvelle expérience de réponse par l’amour. Sur la plaie de la triple blessure, il veut appliquer le triple remède de l'amour : « là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rom 5, 20). Il arrive parfois que la Providence nous place dans des situations qui exposent nos points faibles. Cette expérience nous est nécessaire non pas pour nous faire honte ou nous rabaisser, mais pour que nous nous redressions et vivions dans la vérité. C'est indispensable pour réaliser la mission que Dieu envisage de nous confier.
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Nous sommes prière du Père et du Fils dans l’Esprit – Méditation du jeudi 21 mai 2026
Évangile du jeudi 21 mai 2026 – 7ème Semaine du Temps Pascal« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)En ce temps-là,les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.Que tous soient un,comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.Qu’ils soient un en nous, eux aussi,pour que le monde croie que tu m’as envoyé.Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :moi en eux, et toi en moi.Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,afin que le monde sache que tu m’as envoyé,et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.Père,ceux que tu m’as donnés,je veux que là où je suis,ils soient eux aussi avec moi,et qu’ils contemplent ma gloire,celle que tu m’as donnéeparce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.Père juste,le monde ne t’a pas connu,mais moi je t’ai connu,et ceux-ci ont reconnuque tu m’as envoyé.Je leur ai fait connaître ton nom,et je le ferai connaître,pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,et que moi aussi, je sois en eux. »L’Évangile d’aujourd’hui commence de manière magnifique par la prière du Fils au Père : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi ». Une telle prière est bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, car elle nous parle d’une connaissance qui nous échappe, « le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ». Et cette prière nous fait comprendre que nous faisons partie de cet élan, de ce mouvement de Vérité, d’Amour et de Vie du Fils vers le Père dans l’Esprit. Nous sommes continuellement dans la prière du Fils ou, devrait-on dire, que nous sommes, chacun.e, une part de sa prière vers le Père.Mais le texte va beaucoup plus loin, ce mouvement appartient d’origine au Père parce que « tu les as aimés comme tu m’as aimé ». Cet Amour, c’est le Père qui Lui a donné. Le Père dans le don amoureux qu’il fait de Lui-même au Fils nous donne à ce dernier comme un présent de son Amour, éternellement confié. L’essence de la prière et de toute prière est là dans ce don amoureux mutuel du Père et du Fils dans l’Esprit et où nous sommes depuis toujours « donnés par Amour ». Nous sommes « prière du Père et du Fils dans l’Esprit ».C’est pourquoi le grand désir qu’exprime le Fils, mais qui est celui de toute la Trinité, est : « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » Ou, ajoute le texte, « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde ». Le Fils, par toute sa vie, veut nous révéler le Père, nous ouvrir à sa connaissance du Père afin de nous conduire à Lui et de nous faire entrer dans leur mutuel Amour. Ainsi, « l’Amour dont le Père l’a aimé soit en nous et que, ainsi, nous soyons en Lui ». Nous sommes non seulement placés devant cette unité éternelle du Père et du Fils dans l’Esprit, unité qui est « avant la fondation du monde », mais tout autant devant leur divine unité d’Amour où nous sommes appelés depuis toujours. Mais pour que nous entrions dans cette unité d’Amour, cela exige, de par la nature même de l’Amour, que nous y consentions en reconnaissant et en croyant que le Fils est l’Envoyé du Père. Car c’est cette reconnaissance et cette foi dans le Fils qui nous donnent de nous tenir, par, avec et en Lui, là où Il est dans le Père et, ce faisant, nous permet de contempler et de recevoir sa gloire et d’être entraînés d’être et de don dans l’échange mutuel du Père et du Fils dans l’Esprit.
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« In Illo uno unum » – Méditation du mercredi 20 mai 2026
Évangile du mercredi 20 mai 2026 – 7ème Semaine du Temps Pascal« Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :« Père saint,garde mes disciples unis dans ton nom,le nom que tu m’as donné,pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.Quand j’étais avec eux,je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné.J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu,sauf celui qui s’en va à sa pertede sorte que l’Écriture soit accomplie.Et maintenant que je viens à toi,je parle ainsi, dans le monde,pour qu’ils aient en eux ma joie,et qu’ils en soient comblés.Moi, je leur ai donné ta parole,et le monde les a pris en haineparce qu’ils n’appartiennent pas au monde,de même que moi je n’appartiens pas au monde.Je ne prie pas pour que tu les retires du monde,mais pour que tu les gardes du Mauvais.Ils n’appartiennent pas au monde,de même que moi, je n’appartiens pas au monde.Sanctifie-les dans la vérité :ta parole est vérité.De même que tu m’as envoyé dans le monde,moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.Et pour eux je me sanctifie moi-même,afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »« In Illo uno unum » (1) Jésus prononce ces paroles devant Ses disciples qu’Il entraîne dans Son élan auprès du Père. Ces paroles partagées indiquent le don immense d’une fraternité divine : nous sommes un dans l’unité du Père. Le Fils nous fait le don du Nom du Père qu’Il révèle dans Sa sainteté : « Père saint ». Ce Nom ne s’étale pas devant nous comme un panorama grandiose qui nous resterait extérieur. Une chaîne de montagnes enneigées déroule sa majesté. Mais, l’élévation des sommets ne met pas fin à la séparation : je ne suis pas la montagne. L’océan accueille la goutte dans la vastitude, mais la goutte se perd dans les flots et les vagues. Elle n’a pas d’identité et la communion n’a pas lieu. Si nous ne faisions qu’apprendre que le Père est, notre gratitude serait déjà sans borne. Mais, le Fils va plus loin, puisqu’Il nous révèle que nous, pauvres et indignes disciples, demeurons sous la garde du Père, enfouis dans son Nom. Ce Nom inaccessible nous est donné : « le nom que tu m’as donné ». Cette densité de présence inaccessible aux efforts humains, nous est partagée ! Le Fils ne fait pas une leçon pour nous apprendre quelque chose sur le Père : Il manifeste ce qui demeure, une Présence qui soutient. Jeudi dernier, nous fêtions l’Ascension du Seigneur, le retour solennel du Fils de l’homme auprès du Père. Si les images nous aident dans la prière, nous pouvons imaginer Jésus qui s’élève dans le ciel ou les retrouvailles de Jésus avec son Père. Mais, une réalité spirituelle traverse ces représentations. Le Fils de l’homme monte au ciel avec l’humanité unifiée derrière Lui dans un acte de réconciliation avec le Père. Comme l’explique Saint Augustin, les hommes unifiés dans le Christ forment un seul corps. L’Ascension célèbre donc la communion des disciples au Père dans le corps du Fils : « Les chrétiens avec leur chef qui est monté aux cieux, ne forment qu'un seul Christ. Il n'est point seul, et nous plusieurs ; mais quoique plusieurs, nous sommes un en lui seul. Jésus-Christ donc n'est qu'un seul homme comprenant la tête et les membres. » (1) « Quoique plusieurs, nous sommes un en lui seul. » Notre Pape Léon XIV a pris comme devise cette expression de saint augustin : « En Celui qui est Un, nous sommes Un ». L’unité vécue dans le Père n’est ni un nivellement qui arase les singularités, ni l’uniformisation à une norme. C’est de Dieu que nous tenons notre personnalité, notre identité singulière. Comment Dieu se réjouirait-Il de la dissolution des personnes dans la fusion d’un grand tout ? Dans notre culture, la notion même de « personne » vient d’une méditation sur la Trinité, ces trois personnes divines dont l’amour fonde le mystère d’unité.
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Jésus est glorifié en donnant la Vie éternelle – Méditation du mardi 19 mai 2026
Évangile du mardi 19 mai 2026 – 7ème Semaine du Temps Pascal« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)En ce temps-là,Jésus leva les yeux au ciel et dit :« Père, l’heure est venue.Glorifie ton Filsafin que le Fils te glorifie.Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,il donnera la vie éternelleà tous ceux que tu lui as donnés.Or, la vie éternelle,c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.Moi, je t’ai glorifié sur la terreen accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.J’ai manifesté ton nomaux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.Ils étaient à toi, tu me les as donnés,et ils ont gardé ta parole.Maintenant, ils ont reconnuque tout ce que tu m’as donné vient de toi,car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :ils les ont reçues,ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,et ils ont cru que tu m’as envoyé.Moi, je prie pour eux ;ce n’est pas pour le monde que je prie,mais pour ceux que tu m’as donnés,car ils sont à toi.Tout ce qui est à moi est à toi,et ce qui est à toi est à moi ;et je suis glorifié en eux.Désormais, je ne suis plus dans le monde ;eux, ils sont dans le monde,et moi, je viens vers toi. »Cette Parole de l’Évangile fait suite à la demande de Jésus à son Père de Le glorifier, afin de pouvoir Le glorifier à son tour. Et la réponse de son Père se fit entendre par tous lorsqu’Il a dit : « Je L’ai glorifié et je Le glorifierai encore. » (Jn 12, 28) C’était la troisième fois que Dieu prenait Parole et s’adressait à l’être humain, depuis la venue de son Fils sur la terre. La première fois fut au baptême de Jésus par Jean Baptiste, la deuxième à sa transfiguration sur le mont Thabor et la dernière, juste avant sa passion et sa mort.Comme toute personne, Jésus a eu besoin d’être confirmé par son Père. Non pas pour Lui-même, puisqu’Il était et Il est « Un » en totalité avec son Père, mais plutôt pour chacun de nous. En effet, après que son Père eu parlé, Jésus dira : « C’est pour vous, peuple d’Israël, que cette Parole est venue du ciel. » (Jn 12, 30) Comme pour confirmer auprès des gens du peuple et des instances religieuses en place que Jésus est bel et bien le Fils de Dieu, le Messie annoncé dans les Écritures.Dans l’extrait de cette partie de l’Évangile, on a l’impression d’entendre une conversation, une prière de Jésus à son Père.La première partie semble être une reconnaissance, une action de grâce de ce que Jésus a reçu de son Père. Tout ce qui est à Moi est à Toi, et tout ce qui est à Toi est à Moi. Tu m’as donné plein pouvoir sur tout être de chair.La deuxième partie, cela semble une prière de demande à son Père. Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie. Glorifie-Moi auprès de Toi de la gloire que j’avais en Toi avant le commencement du monde. Je te prie également pour ceux et celles que Tu m’as donnés.Dans la troisième partie, Jésus relève la mise en œuvre de sa mission donnée par son Père pour ses Apôtres et les disciples qui ont choisi de Le suivre. Je t’ai glorifié en accomplissant ton œuvre. Je leur ai manifesté ton Nom. Je T’ai fait connaître et j’ai fait connaître ton Fils auprès d’eux. Je leur ai donné les Paroles que Tu m’as données et ils les ont gardées. Ils ont reconnu que je viens de Toi. Je suis alors glorifié en eux.Méditation - Jésus est glorifié en donnant la Vie éternelle
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Ce lieu secret où ton amour nous garde – Méditation du lundi 18 mai 2026
Évangile du lundi 18 mai 2026 – 7ème Semaine du Temps Pascal« Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 29-33)En ce temps-là,les disciples de Jésus lui dirent :« Voici que tu parles ouvertementet non plus en images.Maintenant nous savons que tu sais toutes choses,et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge :voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »Jésus leur répondit :« Maintenant vous croyez !Voici que l’heure vient – déjà elle est venue –où vous serez dispersés chacun de son côté,et vous me laisserez seul ;mais je ne suis pas seul,puisque le Père est avec moi.Je vous ai parlé ainsi,afin qu’en moi vous ayez la paix.Dans le monde, vous avez à souffrir,mais courage !Moi, je suis vainqueur du monde. »Insaisissable Jésus… il se trouve toujours là où on ne l’attendait pas ! Les disciples s’inquiètent ? il les rassure : « Votre cœur se réjouira ! » (Jn 16, 22). Ils ne comprennent pas ? il leur explique avec patience. Mais s’ils pensent avoir enfin compris : « Nous croyons que tu es sorti de Dieu » (Jn 16, 30), le voilà qui pointe la fragilité de cette affirmation de foi toute neuve : « Vous serez dispersés, chacun de son côté, et vous me laisserez seul » (Jn 16, 32). Il semble vraiment impossible de prévoir ou de susciter une réaction attendue. Il nous entraîne toujours ailleurs que là où nous nous attendions à le trouver, pour peu que nous le laissions nous conduire. Au terme de cette sorte de partie de cache-cache où il nous fait chercher toujours un peu plus, l’enjeu est cependant bien celui de la paix, cette paix que nul ne pourra ravir, cette paix qui se déploie en celui qui est profondément enraciné en lui, et qui cependant ne supprime pas la souffrance.Le pseudo-Denys l’aréopagite explicitait dès les premiers temps de la chrétienté en quoi consiste une telle paix, celle des profondeurs. Alors même que la tempête sévit à la surface de l’océan, à mesure que l’on plonge, il est possible de retrouver un espace de paix que les vagues de surface ne troublent nullement. L’âme est donc invitée, au jour de l’épreuve à rejoindre cette profondeur que rien ne peut altérer[i].Tel est bien l’exemple que Jésus donne en cette heure grave où il annonce l’épreuve qui l’attend, et l’abandon de tous ceux qui pourtant l’assurent de leur fidélité. Quand il n’y a plus aucun appui humain, c’est bien en son Père et en lui seul que Jésus tire sa force et sa paix.C’est cette paix-là que Jésus offre à ses disciples et, à travers eux, à chacun de nous. Non une paix factice ou illusoire, qui consisterait à écarter toute difficulté ou à esquiver la souffrance, mais une paix habitée, enracinée dans la certitude que, quelles que soient les circonstances extérieures, Dieu demeure présent et fidèle. Jésus n’occulte pas la dureté du combat : « Dans le monde, vous avez à souffrir », dit-il sans détour. Mais il ajoute aussitôt cette parole décisive : « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33).Ce « monde » que Jésus a vaincu, ce n’est pas la création en elle-même, mais ce système d’hostilité, de mensonge et de peur qui s’oppose à la lumière et cherche à étouffer l’espérance. Et cette victoire, il ne la remporte pas par la force ou la domination, mais par l’amour jusqu’au bout, par le don total de lui-même dans l’abandon au Père. Ce qui semble aux yeux des hommes un échec : la croix, l’abandon, la solitude, devient en réalité le lieu même du triomphe de l’amour.Ainsi, pour celui qui demeure en lui, le tumulte du monde et l’épreuve inévitable ne sont plus des lieux de désespérance, mais des occasions de descendre en ce lieu secret où la paix de Dieu garde le cœur et l’esprit. La foi chrétienne ne promet pas une existence sans combat, mais elle ouvre un chemin où, même dispersés, même éprouvés, nous sommes mystérieusement tenus dans l’unité de Celui qui a vaincu.
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Disparaître à tes yeux pour que tu apparaisses ! – Méditation du dimanche 17 mai 2026
Évangile du dimanche 17 mai 2026 – Ascension« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt 28, 16-20) En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée,à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent,mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples :baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observertout ce que je vous ai commandé.Et moi, je suis avec voustous les jours jusqu’à la fin du monde. »Contrairement à la Judée, centrée sur Jérusalem et plus repliée sur elle-même, la Galilée1 est une zone de passage, traversée par de grandes routes commerciales reliant l’Égypte à la Mésopotamie. Elle est marquée par le métissage de sa population, ce qui la rendait plus suspecte aux yeux des autorités religieuses de Jérusalem. C’est au cœur de cette diversité que Jésus, à travers les femmes qui reviennent du tombeau, donne rendez-vous aux disciples. Le lieu où les disciples sont convoqués et le moment du départ de Jésus ne sont pas choisis par les disciples : ils relèvent de l’initiative du Christ. Ce groupe des onze porte la marque du manque à travers la réalité qu’ils ne sont plus douze... C’est une Église boiteuse et estropiée qui est appelée à cette montagne... marquée par des passages où elle a fait l’expérience de ses faiblesses, de ses manques et de ses trahisons. Cette faiblesse marque aussi les disciples alors qu’en se prosternant, un doute persiste chez certains. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jésus n’est pas peureux ! Il confie sa Mission si précieuse à ces fragiles bien-aimés. Dans la surprise que même leurs faiblesses ne les disqualifient pas aux yeux de Jésus, c’est sur sa Parole qu’ils seront envoyés. Jésus n’attend pas que nous nous sentions prêts ou que nous ayons fait nos preuves avant de nous envoyer en mission. Cet envoi et cette mission sont les catalyseurs de l’émergence de notre identité et de la réalisation de son Œuvre de salut. Son départ est nécessaire pour que nous recevions le Don de l’Esprit... À travers ce Don, nous sommes nous-mêmes transformés au cœur de cet envoi vers les autres. Jésus nous place en Don de Dieu pour les autres. Quelle est la direction de cet envoi en mission ? La rencontre de l’autre. En témoignant de l’Amour du Ressuscité, une communion nouvelle tisse la communauté et donne corps à l’Église. Rien du repliement sur soi, rien de la recherche identitaire, rien de la peur de l’autre. Ils iront à toute rencontre2, sur sa Parole, dépouillés de leur auto-suffisance par cette Mission qu’ils n’auraient jamais pu se donner : témoigner du Ressuscité qui les a sauvés. Dans ce départ de l’Ascension, sa Présence physique disparaît pour nous faire entrer dans une migration : de la présence physique de Jésus à l’accueil du Don de l’Esprit, d’une sécurité extérieure à un Souffle intérieur. C’est dans cette fragilité existentielle, nouvelle pour les disciples, que le Christ remettra entre nos mains ceux et celles que son Amour vient sauver. En disparaissant à nos yeux, il veut que nous puissions apparaître. Les Actes des Apôtres relateront l’enjeu de la rencontre3... Ainsi nous sommes envoyés au cœur du monde à la manière de Philippe qui va à la rencontre de l’eunuque, dont la vie fut rendue stérile. L’Esprit envoie Philippe sur une route déserte, dont la fécondité reste improbable. Alors qu’il se met en marche, un Éthiopien, fonctionnaire de la reine de Candace, revient de Jérusalem où il s’était rendu pour adorer. Assis sur son char, il était en train de lire le livre d’Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche et rejoins ce char ». Et Philippe se met à courir. En s’approchant, il entend que l’homme lit le prophète Isaïe.
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Au nom de qui demandes-tu ? – Méditation du samedi 16 mai 2026
Évangile du samedi 16 mai 2026 – 6ème semaine du Temps Pascal« Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru » (Jn 16, 23b-28)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Amen, amen, je vous le dis :ce que vous demanderez au Père en mon nom,il vous le donnera.Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ;demandez, et vous recevrez :ainsi votre joie sera parfaite.En disant cela, je vous ai parlé en images.L’heure vient où je vous parlerai sans images,et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ;or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,car le Père lui-même vous aime,parce que vous m’avez aiméet vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ;maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »Une fois de plus, cet Évangile nous conduit à la table où Jésus continue de rassurer ses disciples, à quelques heures de sa mort : il les introduit dans une nouvelle forme de prière ; ils auront à la découvrir quand le temps sera venu, après sa passion et sa résurrection :Ce jour-là, vous demanderez en mon nom.Il leur avait appris le Notre Père, cette prière qui s’adresse directement à Dieu Père… Ils l’ont certainement prié avec Lui à plusieurs reprises… 1Maintenant quand vous le direz, priez-le en mon nom : vous apprendrez…L’Esprit Saint vous enseignera tout (Jn 14, 26) et il inspirera votre prière… Ainsi, elle vous conduira au cœur brûlant d’amour de la Trinité et votre joie sera parfaite!Comment cela se fera-t-il ? (Lc 1, 34)Demandez, vous recevrez…Demander quoi ?Demandons l’Esprit Saint…Ouvrons la porte à l’Esprit Saint !Lui qui murmure sans cesse Abba en nous…Oui, ouvrons à l’Esprit notre prière.Écoutons avec Lui cette Parole de Jésus pour nous aujourd’hui :Demandez, vous recevrez… Demandez en mon nom.Alors, osons demander au nom de Jésus, en son Nom…Le nom de Jésus, ce nom qui réveille l’oreille et le cœur du Père quand nous le disons avec amour ! Le cœur de Dieu vibre au nom de Jésus… À ce nom, il se penche vers nous :le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aiméet vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.Jésus, toi le Fils du Dieu vivant, (Mt 16,16) quel mouvement de vie anime la tienne : sortir de Dieu, venir dans le monde, quitter ce monde, revenir vers le Père…Croire en Toi sorti de Dieu m’invite à adhérer à ce mouvement :Reconnaître que ma vie vient de Dieu : plongé(e) en Toi ressuscité, je viens de Dieu, je viens dans ce monde, et toi, tu me prends, tu me choisis dans ce monde où lumière et ténèbres s’affrontent et tu m’invites à y vivre en fille, en fils de Lumière…Par ta grâce, je peux quitter ce qui dans le monde me coupe de Toi et, par Toi, avec Toi et en Toi, je viens vers le Père…Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ;Demandons d’être posés au cœur du Père, dans l’intimité avec le Fils, dans la grâce donnée par l’Esprit…Demandons en son NOM… notre prière sera renouvelée…Demeurons en son NOM…En ouvrant à l’Esprit, Il nous enseignera comment faire notre maison en son NOM…Son nom de Jésus le Christ, Jésus le Seigneur…Habitons son Cœur : si son cœur est notre demeure, si notre cœur est sa demeure, notre désir profond sera tout aligné sur son désir et notre joie sera parfaite !La force et la liberté intérieure nous seront données…La Vie deviendra notre quête : nous entendrons « Choisis donc la Vie » au cœur de tous les événements…Méditation - Au nom de qui demandes-tu ?
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Une joie promise – Méditation du vendredi 15 mai 2026
Évangile du vendredi 15 mai 2026 – 6ème semaine du Temps Pascal« Votre joie, personne ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 20-23a)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Amen, amen, je vous le dis :vous allez pleurer et vous lamenter,tandis que le monde se réjouira ;vous serez dans la peine,mais votre peine se changera en joie.La femme qui enfante est dans la peineparce que son heure est arrivée.Mais, quand l’enfant est né,elle ne se souvient plus de sa souffrance,tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine,mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ;et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »Dans le discours d’adieu qui précède la Cène, alors que la Passion est à présent toute proche, Jésus ne cherche pas à minimiser la réalité de la souffrance à venir. Au contraire, il ouvre à ses disciples un chemin de résilience spirituelle face à l’adversité imminente.Sa propre angoisse, légitime et humaine, ne le replie pas sur lui-même ; elle le transforme en un canal de réconfort et d’espérance pour ceux qu’il aime. Il refuse la facilité d’encouragements vides qui nieraient la dureté du temps présent. Réaliste, il sait que l’avenir sera semé de difficultés, mais il révèle une perspective transformatrice : ce départ nécessaire, bien que douloureux, est le vecteur d’une présence nouvelle et universelle. Jésus ne cède pas à la facilité des encouragements factices. Il nomme la réalité : « Vous pleurerez et vous vous lamenterez ». Il ne s’agit pas d’anesthésier la douleur de l'autre par des promesses lointaines, mais de valider son vécu présent. L'espérance chrétienne n'est pas un optimisme de tempérament, mais une certitude qui traverse le tragique. Comme le Christ, nous pouvons nous aussi regarder l'épreuve en face, sans la minimiser, car c'est seulement en l'habitant qu'elle peut être transformée.Le Christ ressuscité, ayant traversé la mort physique et toutes nos « morts » symboliques (échecs, pertes, ruptures), nous montre que la résurrection n’est pas une exception, mais la loi de la vie spirituelle. Ancrés dans la foi en sa résurrection, nous disposons d’une énergie nouvelle pour affronter ces transitions. L’Évangile ne condamne ni la peur ni les larmes ; il les intègre comme des étapes inévitables du cheminement. La promesse centrale, « votre peine se changera en joie », ne s’applique pas par une magie qui effacerait la douleur, mais par une transformation profonde au cœur même de l’épreuve. Et cette transformation ne peut se réaliser sans ce « pas de côté » qu’est le départ de Jésus. Il l’annonce comme une promesse d’un avènement d'une relation nouvelle. Se sentir indispensable peut être pour chacun de nous une tentation subtile. Pourtant, le Christ nous montre que la maturité spirituelle de l'autre exige parfois ce détachement pour nous permettre, à nous comme à l’autre, de nous ancrer directement dans le Père. La certitude de la résurrection nous permet de traverser l’abandon sans être détruit, transformant chaque crise en une porte ouverte vers une communion plus intense avec le divin. La douleur reste réelle, mais elle n’est plus le mot de la fin ; elle devient le creuset d’une joie indestructible.Cette joie promise n’est pas un simple bonheur éphémère, mais une vie en abondance, une plénitude spirituelle qui se construit sur les ruines de l’ancien soi. Le savoir, et y consentir dans la foi, permet de rester debout dans l'incertitude du « samedi saint », avec la confiance que la vie en abondance est déjà en germe. C'est passer d'une relation de besoin à une relation de liberté où, finalement, l'autre n'a plus besoin de nous interroger (v. 23a), car il a trouvé sa propre source en Dieu.
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Ce qui va venir – Méditation du mercredi 13 mai 2026
Évangile du mercredi 13 mai 2026 – 6ème Semaine du Temps Pascal« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 16, 12-15)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,il vous conduira dans la vérité tout entière.En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;et ce qui va venir, il vous le fera connaître.Lui me glorifiera,car il recevra ce qui vient de moipour vous le faire connaître.Tout ce que possède le Père est à moi ;voilà pourquoi je vous ai dit :L’Esprit reçoit ce qui vient de moipour vous le faire connaître. »Dès l’origine, « le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux » (Gn 1,2). L’Esprit accompagne le Père qui crée par la Parole et Il assiste l’humain auquel est confiée la mission de nommer la Création dans un acte filial de reconnaissance. Reconnaître le créé dans l’offrande du mot juste, tel est le devoir de l’homme. « L’Esprit de vérité » qui pénètre la Création nourrit l’homme dans son œuvre de vérité. Dans l’action de grâce, l’homme reçoit la Création comme un don.Adam nomme les animaux (Gn 2,19-20), mais n’attribue pas un Nom à Dieu, l’au-delà de tout. Moïse reçut le Nom divin dans l’agenouillement du buisson ardent. Dans cet évangile, Jésus nous apprend que l’Esprit partage à l’homme ce qu’Il a entendu de la vie trinitaire : « L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » L’ange confie le Nom de Jésus à Joseph qui l’accueille : « tu lui donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1,21). Le Saint Nom de Jésus est la clé qui nous ouvre la vie spirituelle. En Jésus, Dieu sauve. L’évangélisation ne consiste pas à bricoler un salut à la place des gens comme un escamoteur qui éblouit par son habileté. L’évangélisation nomme Jésus et nous renvoie à Celui qui sauve. Car, le salut n’est pas en nous, mais dans la personne de Jésus qui est la clé… Dans leur désir d’emprise, c’est cette clé que les Pharisiens avaient perdu : « Malheur à vous, docteurs de la loi ! parce que vous avez enlevé la clef de la science ; vous n'êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient. » (Mt 11,52).Le Nom de Jésus est une expérience de vie, car ce Nom vivant est actif. Le Nom de Jésus est une clé, car, en Lui, notre vie bascule, une porte pivote et nos impasses s’ouvrent à une vie nouvelle. Jésus crée devant nous un espace et suscite la possibilité d’une marche : « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé » (Jn 10,9). Quand la porte est rouillée et que nous suffoquons dans notre atmosphère viciée, Jésus prend les devants. Car, Jésus frappe à la porte de notre cœur pour proposer son repas de communion (Ap 3,19). Mais, dans notre vie, beaucoup de choses nous écrasent. Nous ne pouvons porter les vérités que Jésus entend nous partager : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. » Nous ne pouvons porter, car nous avons besoin d’être portés par l’Esprit. Nous sommes aveugles et dépendons de l’Esprit.Plus Dieu se rapproche et plus son rapprochement Le voile à nos yeux. Quel paradoxe ! Dieu ne S’amuse pas à Se cacher : c’est l’éclat de la proximité de Dieu qui nous aveugle. D’abord, Dieu S’est manifesté par la Création dans une gloire de puissance. Mais, cette gloire, manifestée dans la matière, dissimulait encore l’essentiel. La beauté de Dieu contemplée dans la création exprime-t-elle un amour ?Puis, au temps voulu, Dieu s’est révélé dans l’Incarnation du Christ dans un lieu, dans une langue et dans un pays. Dieu S’est rapproché de notre condition humaine en parlant et vivant à nos côtés. Jésus a dit les mots que la création, même belle, ne prononçait pas.
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Justice et vérité – Méditation du mardi 12 mai 2026
Évangile du mardi 12 mai 2026 – 6ème Semaine du Temps Pascal« Si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous » (Jn 16, 5-11)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé,et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”Mais, parce que je vous dis cela,la tristesse remplit votre cœur.Pourtant, je vous dis la vérité :il vaut mieux pour vous que je m’en aille,car, si je ne m’en vais pas,le Défenseur ne viendra pas à vous ;mais si je pars, je vous l’enverrai.Quand il viendra, il établira la culpabilité du mondeen matière de péché, de justice et de jugement.En matière de péché,puisqu’on ne croit pas en moi.En matière de justice,puisque je m’en vais auprès du Père,et que vous ne me verrez plus.En matière de jugement,puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »Je m’en vais maintenant…combien nous pouvons comprendre la tristesse de ses disciples, de ses amis… « Pourtant… il vaut mieux que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous… ».Nous entrons dans le cœur de la vie de Dieu de façon mystérieuse, « Si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous… ». Jésus ne laisse pas ses disciples dans l’illusion qu’ils pourront continuer le chemin avec lui sur cette terre, Il sait qu’Il va bientôt partir, mais sa promesse d’envoyer l’Esprit de vérité et de justice va bien au-delà de toute espérance de ses disciples. Jésus connaît sa mission dramatique, Il connaît ses opposants, et est conscient que le message qu’Il porte n’est pas accueilli par beaucoup de personnes qui n’aiment pas la justice et la vérité.Lorsque nous nous trouvons nous aussi en opposition à cause de la justice des hommes, il est parfois difficile de continuer à croire à la justesse et à la justice de nos sociétés. Je me souviens d’un épisode où j’ai dû aller jusqu’au tribunal pour faire valoir mes droits auprès d’une compagnie d’assurances qui m’accusait de mauvaise foi, voire de mensonge, et en tout cas de ne pas avoir fait ma part, en un mot de malhonnêteté. Pendant 7 ans j’ai continué à lutter pour faire reconnaître mes droits, croyant que la vérité aurait triomphé si je restais fidèle à mes principes. Je voulais surtout faire cette démarche jusqu’au bout en pensant à beaucoup d’autres personnes qui, ayant la même difficulté, avaient renoncé à la lutte, n’ayant ni le soutien moral, ni les forces pour affronter cette lutte. Je voulais avoir un remboursement justifié, mais aussi faire jurisprudence pour les autres personnes. Lorsque j’étais au tribunal j’avais toutes ces autres personnes dans le cœur, et, au moment où la juge m’a proposé de dire quelque chose, c’est en croyant à la vérité et à la justice que j’ai parlé, en me fiant à l’Esprit de Dieu, mon « défenseur ». En sortant de la salle d’audience, l’avocat de la partie adverse s’est adressé à moi avec bienveillance. Le mensonge était définitivement banni, et j’ai vu que la vérité avait triomphé.Croyons que parfois le combat entre David et Goliath se reproduit dans nos vies, dans les luttes quotidiennes où nous pouvons nous sentir presque anéantis par l’atmosphère mensongère, Dieu est toujours avec nous, et fait émerger la vérité, même s’il peut sembler que le mensonge soit maître dans nos sociétés. Croyons que le Défenseur peut établir la vraie justice, malgré toutes les injustices dont nous sommes témoins dans l’humanité, prions pour demander Sa lumière et Sa force pour continuer à avancer et faisons chacun notre petite part pour faire avancer Sa vérité.Méditation - Justice et vérité
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Un Défenseur protège notre filiation – Méditation du lundi 11 mai 2026
Évangile du lundi 11 mai 2026 – 6ème Semaine du Temps Pascal« L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur » (Jn 15, 26 – 16, 4a)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Quand viendra le Défenseur,que je vous enverrai d’auprès du Père,lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,il rendra témoignage en ma faveur.Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,car vous êtes avec moi depuis le commencement.Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.On vous exclura des assemblées.Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueronts’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela :quand l’heure sera venue,vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »Des deuils bleuissent notre âme. Des chagrins scandalisent et nous trébuchons. Sous cette pluie glaciale, la foi tremble. Alors, le désespoir et le sentiment de l’absurde nous menacent pour soupçonner la bonté du Créateur. Face à une existence dure, nous mendions les consolations du monde comme des orphelins. Mais, cette aide, qui ne consistent qu’à se divertir, n’aide pas. En serrant les dents, on fait comme si… au lieu de vivre sa souffrance. On guette une compensation. On poursuit le substitut qui produira magiquement cet équivalent en bonheur qui nous remboursera de notre peine. Dans la détresse, un culte moderne se met en place. Les centres commerciaux sont les temples où se vit cette transaction illusoire : on achète ce qui nous permettra d’oublier ce que nous sommes. Mais, ces solutions, qui ne sont pas à la hauteur du mal subi, ne soignent pas. Elles ne compensent rien, ne remplacent rien. Le trou creusé par la douleur ne se referme pas. C’est pourquoi, beaucoup de nos contemporains méprisent le mot de « consolation », ou le beau titre de « Consolateur » que la tradition donne à l’Esprit-Saint. Pourtant, nous sommes des Fils et nous ne sommes pas perdus. Jésus envoie l’Esprit-Saint sous le nom du Défenseur : Il s’agit du « paraklètos ». Certaines traductions conservent ce mot grec sous le vocable de « Paraclet ». Le verbe grec « para-kaléo » signifie être appelé pour passer un obstacle, être soutenu par un appel. Ce verbe se traduit de plusieurs manières en français. Il désigne le fait de consoler pour traverser une peine, d’aider à surmonter une exigence, d’encourager face à une difficulté. Le traducteur s’adapte au contexte. Cette diversité de traduction n’est pas étrange, puisque l’Esprit-Saint lui-même module son aide selon les circonstances. L’Esprit-Saint agit par la consolation auprès d’une mère qui berce un enfant malade. Il dispense l’encouragement avec ce père qui stimule son enfant devant un devoir à assumer.Face aux épreuves qui jalonnent la vie, Jésus prépare ses disciples. On rêverait d’une vie spirituelle éthérée… Mais, le Christ ne nous invite jamais à l’évasion. Car, un voyage au pays imaginaire sera toujours moins riche que le réel ! L’Esprit-Saint ne défait jamais l’oeuvre de l’Incarnation. Bien-sûr, nul n’échappe aux cahots de la vie. C’est pourquoi, Jésus parle du plus douloureux : rencontrer au sein de sa communauté les persécutions. Jésus met en garde les croyants contre les perversions qui retournent la tête : Il évoque l’usage du culte rendu à Dieu qui sera invoqué pour justifier les violences. On souillera le vocabulaire le plus saint pour satisfaire des passions. Que les exemples sont nombreux !Mais, face à ces dangers, le Christ promet un soutien actif et l’inventivité de l’Esprit-Saint surprend toujours ! Il témoigne qu’en dessous des blessures, un amour originel aspire à éclore. En dessous des impasses, une espérance perce les pesanteurs. Le Christ envoie son Esprit au secours des hommes. C’est dans le tumulte de cette vie que notre « Défenseur » se montre « un secours dans la détresse toujours offert » (Ps 45).
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Vous êtes en moi et moi en vous ! – Méditation du dimanche 10 mai 2026
Évangile du dimanche 10 mai 2026 – 6ème Dimanche de Pâques« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21) En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez,vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père,et il vous donnera un autre Défenseurqui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité,lui que le monde ne peut recevoir,car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;vous, vous le connaissez,car il demeure auprès de vous,et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins,je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,mais vous, vous me verrez vivant,et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrezque je suis en mon Père,que vous êtes en moi,et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde,c’est celui-là qui m’aime ;et celui qui m’aimesera aimé de mon Père ;moi aussi, je l’aimerai,et je me manifesterai à lui. »La Parole du Christ vient rejoindre les disciples dans la fragilité de ce passage où la mort du Christ leur fera vivre le naufrage de leurs espérances à taille humaine. Il est ce pont qui franchit l’abîme menaçant d’engloutir les disciples. Prononcée par son Amour, sa Parole demeure cependant dans la vulnérabilité d’avoir besoin de notre ouverture et de notre foi. Par sa Parole, le Christ nous invite à accueillir ce Souffle qui demeure auprès de nous pour habiter notre vie et être en nous. Même si ce Souffle est Présence, la fermeture de notre cœur peut nous garder orphelins de son Amour qui veut nous faire sortir de notre tombeau... Ce pouvoir de nous enfermer tient de la peur d’être à nouveau blessé. Même Jésus ne peut nous forcer la main... Il respecte trop notre intimité où respire le sacré de nos vies. Exilés de la vérité de notre vie et de notre être par l’armure que nous avons posé sur notre blessure, nous tentons de survivre en cherchant un salut à travers l’avoir, la gloire, le pouvoir ou tant d’autres idoles qui ne peuvent parler. Cette auto-suffisance nous rend hermétiques au Souffle, pourtant toujours donné et toujours présent. À l’approche de la tourmente qui frappera les disciples de plein fouet, le Christ les invite à garder ses commandements. Il ne s’agit pas d’obéir à un commandement extérieur comme on peut recevoir un ordre dans l’armée. Il nous révèle plutôt le centre de notre vie, l’axe qui nous donne de pouvoir nous vivre dans la dynamique d’un Souffle qui ne vient pas de nous, qui est au secret de notre naissance, de notre être, de notre vie et de notre bonheur. « Garder ses commandements » est l’expression de notre réponse à son Amour proposé gratuitement : Il nous invite à entrer dans cette Alliance qu’Il désire vivre avec nous. Il ne s’agit pas d’un principe moral ou d’un ordre à exécuter... Il s’agit de se laisser introduire par le Christ dans l’Amour de Dieu. Cet Amour vient nous rejoindre, comme pour les disciples, dans nos enjeux de vie et de mort. Aimer comme Jésus, c’est aimer à partir d’un Amour reçu. Dieu ne nous place pas dans une Mission à cause de nos qualités ou de nos performances : Il se donne au cœur de notre vie, par Amour, nous permettant de faire l’expérience d’être aimé et d’aimer, jusqu’à entrer dans le dévoilement de ce qui s’y refuse en nous. Au cœur de cet Amour qui se donne à nous, Jésus ne se situe pas comme le possédant ou le propriétaire de l’Esprit... En priant son Père, le Christ se reçoit de Celui qui nous fera Don de l’Esprit de vérité, notre Défenseur, qui sera pour toujours avec nous. Ce n’est pas un Don qui vient du monde. Le monde, c’est lorsque nous cherchons à nous vivre à partir de nous-mêmes, en nous appuyant sur nos propres forces. Dans cette auto-suffisance et cette toute-puissance où nous pouvons nous gratifier ou nous condamner, nous restons prisonniers de nous-mêmes, en circuit fermé, sans ouverture et accueil au Don de son Souffle.
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Toi, Moi, Nous… Nous sommes choisis ! – Méditation du samedi 9 mai 2026
Évangile du samedi 9 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde » (Jn 15, 18-21)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Si le monde a de la haine contre vous,sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.Si vous apparteniez au monde,le monde aimerait ce qui est à lui.Mais vous n’appartenez pas au monde,puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ;voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :un serviteur n’est pas plus grand que son maître.Si l’on m’a persécuté,on vous persécutera, vous aussi.Si l’on a gardé ma parole,on gardera aussi la vôtre.Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom,parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »À la première lecture de cet Évangile, m’est venue la réflexion que ce n’est pas d’aujourd’hui que le nom de Jésus peut susciter la controverse!Son nom invite vraiment les personnes à se situer :« Pour vous, qui suis-je ? » (Mt16,15)« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? » (Jn 21,15-17)Ajoutons notre prénom et entendons :« Qui suis-je pour toi ? M’aimes-tu vraiment ? »Entrons maintenant dans cette salle où, la veille de sa mort, Jésus célèbre la pâque avec ses disciples… Écoutons :« …vous n’appartenez pas au monde,puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde… »Pierre, André, je vous ai choisis, je vous ai appelés là où vous étiez, au bord du lac, souvenez-vous…Jacques et Jean, fils de Zébédée, vous étiez dans la barque avec votre père, en train de réparer vos filets... (Mt 4,18-22)Tous les quatre, dans vos barques personnelles et familiales, au cœur de vos entreprises, dans vos compétences, dans ce lieu où parfois vos filets étaient vides et creusaient en vous l’insécurité, je vous ai choisis ! Au milieu d’un travail où la nuit ne vous faisait pas peur, là où les vagues n’arrêtaient pas votre sortie en mer, je vous ai dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »Mathieu, tu étais à ta table de collecteur d’impôts… Je t’ai vu et je t’ai dit : « Viens, suis-moi » (Mt 9, 9)Et tous vous êtes venus ! Les autres se sont joints à nous… Aujourd’hui, nous voilà tous ensemble à inaugurer une nouvelle pâque. Vous savez comme moi que venir à Jérusalem ces jours-ci est vraiment dangereux… Vous connaissez la haine qui fermente en certains cœurs…Si mon nom attire des foules et amène des personnes à adhérer à qui je suis et à croire à mes paroles, ce même nom éveille une haine profonde dans le cœur de certains chefs religieux : ils me voient comme une menace pour ce qu’ils ont établi comme système religieux, oubliant que c’est Dieu qui leur a confié le sacré…Je vous ai choisis pour vous conduire au Père, pour que vous découvriez de quel Amour Il vous aime et qu’ainsi aimés, vous alliez le faire connaître à toutes les personnes qui cherchent un sens à leur vie… Pêcheurs d’hommes, faiseurs de sens, porteurs de fruits, vous devenez !Je vous ai choisis et vous n’appartenez plus à ce monde de compétition, de productivité, d’efficacité… Vous formez une communauté, unis par la mission, la confiance en la Providence, la même Foi en Dieu, au service de l’Espérance et de l’Amour qui donnent la VIE en abondance !Vous avez marché deux par deux et vous avez vu ce que Dieu peut réaliser quand deux ou trois sont réunis et envoyés en mon nom, marchant avec l’Esprit…Comme ils le font pour moi, certains garderont votre parole et me suivront sur votre parole. D’autres rejetteront votre parole, vous haïront…Mais rappelez-vous : « C’est moi qui vous ai choisis pour que vous alliez porter du fruit… (Jn 15, 16)L’Esprit sera avec vous… Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. » (Mt 10,28)C’est encore à nous, qu’il dit aujourd’hui : Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde…
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Les critères de l’amour véritable – Méditation du vendredi 8 mai 2026
Évangile du vendredi 8 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Mon commandement, le voici :Aimez-vous les uns les autrescomme je vous ai aimés.Il n’y a pas de plus grand amourque de donner sa vie pour ceux qu’on aime.Vous êtes mes amissi vous faites ce que je vous commande.Je ne vous appelle plus serviteurs,car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;je vous appelle mes amis,car tout ce que j’ai entendu de mon Père,je vous l’ai fait connaître.Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,c’est moi qui vous ai choisis et établisafin que vous alliez,que vous portiez du fruit,et que votre fruit demeure.Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,il vous le donnera.Voici ce que je vous commande :c’est de vous aimer les uns les autres. »Il y a dans l’être humain un désir profond aimer et d’être aimé. Toutefois, le mot «aimer» est très souvent utilisé dans des situations où il n'a rien à voir avec l'amour. Il camoufle parfois l'approche utilitariste, dans laquelle l'autre personne devient simplement un moyen pour atteindre un but. Le but peut être le plaisir, la jouissance, la recherche du sens de sa propre vie, l'évasion de la solitude, le désir de fuir de ses propres blessures d'enfance… Nous ne regardons pas tant l'autre personne qu'à travers notre propre besoin, de notre propre espoir, de notre propre peur de la solitude, de notre propre faim d'enfant pour que quelqu'un vienne enfin et explique que tout cela n'est pas en vain.Dans cette approche, l'accent sera toujours mis sur nous-même, sur nos propres objectifs et lorsque l’autre ne nous satisfait plus, il va être changé pour un autre moyen. Il arrive la rupture qui cause tant de souffrance. «L'amour est passé, - disent les uns. - Cette personne n'était pas faite pour moi, il faut trouver une autre personne qui me comprendra mieux, qui satisfera tous mes besoins... » « L’amour vrai n’existe pas » - disent les autres, épuisés par des recherches constantes qui se terminent par un échec.Ça prend l’humilité pour admettre que ce que nous appelions amour était parfois juste un transfert subtilement organisé de quelque chose de nous-mêmes sur le visage de l'autre. Nous n'aimons pas seulement la personne. Nous aimons très souvent cet état dans lequel elle nous plonge. Nous n'aimons pas elle-même, mais la lumière qui s'est soudainement allumée près d'elle ; nous aimons notre étrange reviviscence en sa présence… Combien de fois notre amour cache des attentes pour que les personnes correspondent aux rôles que nous leur avons si soigneusement dessinés. Nous appelons cela la vision de l'autre, bien que souvent ce ne soit qu'une forme raffinée de contempler soi-même à la lumière de l'autre.Nous entrons dans les relations souvent aveuglés à ce que nous sommes vraiment. L’autre personne représente également un mystère pour nous. Dans cet art d’aimer si sublime et délicat nous avons besoin d’être éclairés et guidés par quelqu’un qui sait aimer vraiment.Dans son commandement, le Christ dit : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Voici le critère juste d’amour : « Comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Pour donner sa vie pour quelqu’un, il faut voir en lui un trésor caché, sa valeur précieuse. Il faut voir l’autre dans la vérité révélée par Dieu, tel qu’il est dans les yeux de Dieu : l’être pour lequel «Il n’a pas épargné son propre Fils» (Rom 8, 32).Méditation - Les critères de l’amour véritable
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Simple ! – Méditation du jeudi 7 mai 2026
Évangile du jeudi 7 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« Demeurez dans mon amour pour que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 9-11)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Comme le Père m’a aimé,moi aussi je vous ai aimés.Demeurez dans mon amour.Si vous gardez mes commandements,vous demeurerez dans mon amour,comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,et je demeure dans son amour.Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,et que votre joie soit parfaite. »Par cet Évangile, en route vers la Pentecôte, nous sommes placés devant l’ultime mystère, celui de l’Amour d’un Père et d’un Fils dont le débordement est l’Esprit. Ce mystère est d’autant plus fou que « comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour ». Quel appel !Je suis bien conscient que, au jour le jour, ce « demeurer » nous apparaît lointain, pour ne pas dire, qu’il semble « tarder » (premier sens étymologique du verbe demeurer). Mais, en fait, la Trinité demeure déjà en nous… et c’est nous qui « tardons » à demeurer. Le mystère est si grand pour un quotidien si concret et un être si fragile. Cette démesure, cet abysse entre notre pauvreté et l’infini de Dieu, nous donne vertige. Comment le franchir ?En fait, voilà une fausse question qui nous retient, qui nous re-tarde, car, ici, tout nous est donné. Nous n’avons qu’à y consentir, car cette affirmation de Jésus est réelle « comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ». Par son Amour pour nous sur la Croix et dans la descente au tombeau, Il a lui-même franchi l’abîme qui nous sépare de Dieu. La seule chose qui nous est demandée : se laisser aimer. Laisser cet Amour descendre en nous et, particulièrement, dans ces espaces de non-amour qui ont parsemé notre existence. Ces espaces sont comme autant de trous noirs qui semblent vouloir nous aspirer, car, en ces lieux, le non-amour nous a refusé notre droit d’exister et a effacé le chemin entre nous et l’A(a)utre au point de nous faire disparaître tous les deux.Depuis, nous cherchons comme un mendiant de petites piécettes d’amour. Nous ne saurions imaginer un Amour si immense, un Amour si complètement gratuit qu'il ne s’achète pas, mais qui simplement s’accueille. Pour apprendre à « demeurer », cet Amour doit nous rééduquer et, s’il semble « tarder », c’est seulement pour s’accorder à la vitesse de notre pas, marqué d’une si forte langueur.Sachons que l’Esprit d’Amour du Père et du Fils nous est offert à tout instant. Non seulement il n’attend que notre oui mais il veut dire oui en nous, pour nous, à cet Amour. Ce Sauteur d’abîme veut délester nos cœurs pour permettre au Père de nous rejoindre dans son Fils. Entre Dieu et nous, il ne « demeure » alors qu’un Amour infini qui vient combler le vide de nos craintes, de nos exclusions, de nos abandons, de nos trahisons, de nos humiliations, etc.Et, en nous, par cet Amour, voici que l’être unique que nous sommes naît, se déploie, se redresse, se met à danser… comme si jamais il n’avait été enchaîné. Il apparaît soudain même dans les paysages ténébreux de nos histoires de non-amour, et éclaire tout. Cet Amour éveille de joie tout ce qui semblait mort en nous. Il nous égaye et nous saisit de Vie en nous embrassant et en nous donnant l’humble folie de tendre nos bras jusqu’à Dieu, alors Lui-même emprisonné d’Amour.
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Les nœuds de la vigne – Méditation du mercredi 6 mai 2026
Évangile du mercredi 6 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :« Moi, je suis la vraie vigne,et mon Père est le vigneron.Tout sarment qui est en moi,mais qui ne porte pas de fruit,mon Père l’enlève ;tout sarment qui porte du fruit,il le purifie en le taillant,pour qu’il en porte davantage.Mais vous, déjà vous voici purifiésgrâce à la parole que je vous ai dite.Demeurez en moi, comme moi en vous.De même que le sarmentne peut pas porter de fruit par lui-mêmes’il ne demeure pas sur la vigne,de même vous non plus,si vous ne demeurez pas en moi.Moi, je suis la vigne,et vous, les sarments.Celui qui demeure en moiet en qui je demeure,celui-là porte beaucoup de fruit,car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.Si quelqu’un ne demeure pas en moi,il est, comme le sarment, jeté dehors,et il se dessèche.Les sarments secs, on les ramasse,on les jette au feu, et ils brûlent.Si vous demeurez en moi,et que mes paroles demeurent en vous,demandez tout ce que vous voulez,et cela se réalisera pour vous.Ce qui fait la gloire de mon Père,c’est que vous portiez beaucoup de fruitet que vous soyez pour moi des disciples. »Sous le vaste ciel qui unit un horizon à l’autre, est-il possible de se sentir un moi isolé et perdu ? Dans ce bleu intense, puis-je me considérer comme une chose étriquée et oubliée de la lumière ? Quand un vaste courant frissonne dans les herbes chauffées par l’été, mon âme s’ouvre d’elle-même aux forces nourrissantes qui la comble. « Dans le silence bruissant de la prairie, sous le ciel immense, il m’est presque impossible de rester un moi unique et séparé, une aveugle petite vie entêtée qui refuse de se fondre dans la grande communauté. Autrefois, j’avais tiré toute ma fierté d’être une telle vie, mais sur l’alpage cette vie m’apparait misérable et ridicule, un néant bouffi d’orgueil. » (1)Pourtant, la vaste montagne est encore trop petite pour prononcer par elle-même le message qu’elle porte. La terre et la montagne ne peuvent me dire directement la lettre qu’elles délivrent de la part du Créateur. Pour recevoir ce message céleste, l’âme a besoin de la foi. Et alors seulement, au fond de l’âme, les mots de la lettre s’articulent qui me disent doucement : « je t’aime ». La stridulation des grillons ondule dans l’air frais. Ce rythme du silence vient alors chercher, en mon âme, une vie plus profonde que je ne connais pas. Dans cette vie inconnue, le cœur se dilate à l'unisson du Plus Grand. Libérée par la foi, l’âme s’envole, sur les ailes de l’Esprit, jusqu’au Créateur : « Comme un oiseau, nous avons échappé au filet du chasseur ; le filet s'est rompu : nous avons échappé. Notre secours est le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre » (Psaume 123).Cet évangile de Jean nous apprend que notre vie est directement branchée sur une vie plus vaste : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. » Comme la branche ligneuse et flexible d'une plante grimpante qui ondule, notre vie suit le mouvement que la Vie divine lui communique.
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Je vous donne ma Paix et ma Joie – Méditation du mardi 5 mai 2026
Évangile du mardi 5 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« Je vous donne ma paix » (Jn 14, 27-31a)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Je vous laisse la paix,je vous donne ma paix ;ce n’est pas à la manière du mondeque je vous la donne.Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.Vous avez entendu ce que je vous ai dit :Je m’en vais,et je reviens vers vous.Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joiepuisque je pars vers le Père,car le Père est plus grand que moi.Je vous ai dit ces choses maintenant,avant qu’elles n’arrivent ;ainsi, lorsqu’elles arriveront,vous croirez.Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous,car il vient, le prince du monde.Certes, sur moi il n’a aucune prise,mais il faut que le monde sacheque j’aime le Père,et que je fais comme le Père me l’a commandé. »Un rappel que cet extrait de l’Évangile se situe lors du dernier repas de Jésus avec ses Apôtres. Très peu de temps après, Il sera arrêté, jugé, condamné et crucifié. Lors de ces derniers moments avec ses amis, Jésus leur dira : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma Paix. » À première vue, ces deux expressions semblent être une répétition. Toutefois, en y regardant de plus près, on constate que la première paix dont parle Jésus est celle qui se donne au quotidien et qui exprime notre désir pour l’autre qu’il soit en paix, malgré les difficultés que la vie demande de traverser.Mais pourquoi Jésus leur laisse-t-Il cette paix ? On peut penser qu’Il sait bien que ses Apôtres ne sont pas prêts à vivre les évènements tragiques de sa passion et de sa mort qui vont se présenter à eux. Ils auront besoin d’une force très spéciale pour se tenir debout devant le mal qui se manifestera contre Lui et ses Apôtres dans les jours suivants.Son premier geste fut donc de préparer leur esprit en cherchant à éloigner toutes les craintes qu’Il avait pu susciter en eux en leur parlant de sa mort prochaine. « Je vous laisse la paix », voilà sans doute une Parole qui a permis aux Apôtres de retrouver la confiance envers leur Maître et d’ouvrir leur cœur pour accueillir le don qui va leur être fait.Le souhait du Sauveur était de déposer dans leur cœur ce dont ils avaient besoin pour exercer la mission qu’Il leur confierait après son départ. Ce don si précieux est « Sa Paix ». Ce n’est pas la paix telle qu’ils la concevaient. Afin de bien se faire comprendre, Il va insister sur le fait que ce n’est pas la paix qu’Il avait l’habitude de leur souhaiter suite à ses absences pour exercer son ministère.Sa Paix, c’est celle qui Lui vient de son Père. Celle qui répond à la soif de tout être humain. Une Paix qui calme toute anxiété et toute angoisse. La Paix qui renferme en elle-même la Joie promise par le Messie, source de tout amour, de toute vie, de toute passion et de tout désir. Il dira à cet effet : « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la Joie », car là où je vais, c’est vers le Père, là où tout est plénitude, là où il n’y a plus aucun manque à porter.Pour eux, inévitablement, il y aura des souffrances à traverser et Jésus le savait très bien. Mais, en vivant celles-ci avec la Paix de son Père, ils pourraient, comme ce fut le cas pour Lui, s’éloigner de la désespérance. Jésus aurait pu aussi leur dire : sachez que le mal vient vers Moi et vers vous. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé, autrement, la peur vous fera succomber.Pour la majorité d’entre eux, tout ce qui va se vivre devant eux sera incompréhensible. C’est seulement en relecture, et avec l’aide de l’Esprit, qu’ils comprendront jusqu’où peut aller son Amour pour son Père.En terminant, souvenons-nous qu’en lisant les textes des jours saints, nous sommes souvent portés à fixer notre regard sur les nombreuses souffrances de Jésus lors de sa passion et sa crucifixion et nous oublions d’y voir tout l’amour qui se vit.
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N’ayons pas peur ! – Méditation du lundi 4 mai 2026
Évangile du lundi 4 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout » (Jn 14, 21-26)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Celui qui reçoit mes commandements et les garde,c’est celui-là qui m’aime ;et celui qui m’aimesera aimé de mon Père ;moi aussi, je l’aimerai,et je me manifesterai à lui. »Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda :« Seigneur, que se passe-t-il ?Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »Jésus lui répondit :« Si quelqu’un m’aime,il gardera ma parole ;mon Père l’aimera,nous viendrons vers luiet, chez lui, nous nous ferons une demeure.Celui qui ne m’aime pasne garde pas mes paroles.Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :elle est du Père, qui m’a envoyé.Je vous parle ainsi,tant que je demeure avec vous ;mais le Défenseur,l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,lui, vous enseignera tout,et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »Dans cet Évangile tiré du discours après la Cène, une question essentielle nous est posée : celle de l’amour qui nous est offert. Un amour à la mesure de celui dont Jésus témoigne en se livrant totalement, jusqu’à la croix. Il s’agit de l’agapè, cet amour gratuit et désintéressé qui engage l’être tout entier.La porte d’entrée dans cette relation d’amour est celle des commandements : non des règles pesantes, mais des repères de vie. Les accueillir et les garder, c’est consentir à entrer dans la dynamique du Royaume, à marcher à la suite du Christ vers le cœur du Père. Jésus n’a cessé de nous ouvrir à cet amour du Père, et lorsque lui-même ne sera plus là pour en parler en personne, c’est l’Esprit qui prendra le relais.Cet Esprit-Saint rappellera les paroles de Jésus et les fera résonner dans le secret des cœurs. Ce passage du temps de la présence visible à celui de la présence intérieure ouvre à une nouvelle dynamique : celle de la mémoire habitée et de la relecture. Non une nostalgie du passé, mais un approfondissement patient et vivant de ce que le Seigneur a semé.Dans la pratique de l’accompagnement spirituel, nous percevons combien ce travail de mémoire et de relecture est fondamental. Le chemin spirituel se vit en étapes, dans un va-et-vient entre expérience vécue et Écriture, éclairées par l’Esprit. Celui-ci met en correspondance le quotidien de la personne accompagnée avec l’enseignement du Christ, parfois par des lumières fortes, mais souvent par de simples touches successives.L’écriture d’une icône peut nous en dire quelque chose : l’expression appropriée est celle de « montée des lumières ». A partir d’un fond sombre, c’est peu à peu que la lumière vient nimber les visages et les détails, révélant ce qui demeurait encore caché. Ainsi agit l’Esprit dans nos cœurs. Il nous invite à revenir, à méditer encore et encore les événements de notre vie sous son souffle, pour qu’au fil du temps, la vérité s’y fasse jour et que s’ouvrent pleinement les portes de l’amour.N’ayons pas peur ! Ce sont les mots mêmes du Ressuscité à ses disciples encore effrayés. Ne craignons pas d’entrer dans ce travail intérieur et patient. Car l’Esprit, Défenseur et Consolateur, ne poursuit qu’un but : nous révéler, de l’intérieur, l’amour infini du Père et nous introduire dans cette circulation d’amour à laquelle nous sommes appelés.Méditation - N’ayons pas peur !
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Apprendre à marcher en situation de crise ! – Méditation du dimanche 3 mai 2026
Évangile du dimanche 3 mai 2026 – 5ème Dimanche de Pâques« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-12)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé :vous croyez en Dieu,croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père,il y a de nombreuses demeures ;sinon, vous aurais-je dit :‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place,je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,afin que là où je suis,vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais,vous savez le chemin. » Thomas lui dit :« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond :« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez,vous connaîtrez aussi mon Père.Dès maintenant vous le connaissez,et vous l’avez vu. » Philippe lui dit :« Seigneur, montre-nous le Père ;cela nous suffit. » Jésus lui répond :« Il y a si longtemps que je suis avec vous,et tu ne me connais pas, Philippe !Celui qui m’a vua vu le Père.Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Pèreet que le Père est en moi !Les paroles que je vous dis,je ne les dis pas de moi-même ;le Père qui demeure en moifait ses propres œuvres. Croyez-moi :je suis dans le Père,et le Père est en moi ;si vous ne me croyez pas,croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis :celui qui croit en moifera les œuvres que je fais.Il en fera même de plus grandes,parce que je pars vers le Père »Dans le désarroi palpable à l’approche des événements tragiques que Jésus vivra à travers sa Passion et sa mort, voilà que Jésus Lui-même fait le don d’une Parole d’intimité qui inscrit, au plus fort de la tourmente, une ancre de Paix. Alors que tous les repères disparaissent et que l’univers des disciples se fissure, Sa Parole s’offre comme demeure. Il est étonnant que l’Église choisisse de placer au cœur du Temps pascal cette séquence évangélique qui nous replace au seuil de la mort de Jésus... comme si notre quotidien nous inscrivait dans un passage où la vie côtoie la mort, où le moment présent garde le vertige d’un passage pour lequel nos propres forces ne peuvent nous rassurer devant l’issue incertaine qui hante notre vie.Jésus nomme et accueille le bouleversement des disciples... Il les invite aussi à faire de ce bouleversement un tremplin vers une foi qui saisit ce qu’ils sont en train de vivre comme l’espace où Il leur prépare une place dans la maison du Père, où il y a de nombreuses demeures. Son absence est elle-même au service de cette communion accomplie par Lui... « ...je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez vous aussi. ».Reconnaissant la foi en Dieu qui les habite déjà, Jésus les invite maintenant à cette foi en Lui dont l’Amour choisit de s’incarner au cœur de la chair des événements et de notre histoire.Ce qu’ils vivent est exigeant : la mort de Jésus approche... Ils le sentent... Jésus ne leur cache pas qu’Il doit partir... Il leur a déjà exprimé qu’Il devait souffrir et qu’il serait mis à mort...Même si Jésus est le premier concerné par le drame où leurs vies sont plongées, Il ne se préoccupe pas de Lui-même, mais des siens. Son Regard est encore et toujours habité par ce que nous vivons dans ces bouleversements au cœur desquels les mêmes questions angoissantes surgissent.« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
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Un cri du monde : Montrez-nous le Père ! – Méditation du samedi 2 mai 2026
Évangile du samedi 2 mai 2026 – 4ème Semaine du Temps Pascal« Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14, 7-14)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Puisque vous me connaissez,vous connaîtrez aussi mon Père.Dès maintenant vous le connaissez,et vous l’avez vu. »Philippe lui dit :« Seigneur, montre-nous le Père ;cela nous suffit. »Jésus lui répond :« Il y a si longtemps que je suis avec vous,et tu ne me connais pas, Philippe !Celui qui m’a vua vu le Père.Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?Tu ne crois donc pas que je suis dans le Pèreet que le Père est en moi !Les paroles que je vous dis,je ne les dis pas de moi-même ;le Père qui demeure en moifait ses propres œuvres.Croyez-moi :je suis dans le Père,et le Père est en moi ;si vous ne me croyez pas,croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.Amen, amen, je vous le dis :celui qui croit en moifera les œuvres que je fais.Il en fera même de plus grandes,parce que je pars vers le Père,et tout ce que vous demanderez en mon nom,je le ferai,afin que le Père soit glorifié dans le Fils.Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,moi, je le ferai. »Du haut de ses cinq ans , ma petite-fille touche le bijou « croix » que je porte et me dit :– « Lui, c’est Jésus… » – « Oui », lui ai-je répondu…Elle ajoute :– C’est Dieu? C’est le même ?»Et je lui réponds :– « Dieu, c’est le Père… Jésus est son Fils et tous les deux s’aiment beaucoup et ils nous aiment d’un amour plus gros que le monde ! »Serait-ce une première parole sur le mystère que nous révèle Jean dans son Évangile aujourd’hui…Retrouvons les apôtres au dernier souper, dans un moment de très grande intimité…Intimité vécue encore une fois autour de la table… cette table, lieu du Souffle !Jésus désire que ses disciples connaissent son Père…J’accueille mon propre désir de connaître le Père…. et je peux entendre ma prière : Montre-nous le Père…Je laisse se déployer en moi la réponse de Jésus :« Il y a si longtemps que je suis avec toi, que je suis avec vous,et tu ne me connais pas !Celui qui m’a vu a vu le Père.Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?Je suis dans le Père et le Père est en moiet c’est en toi et en chaque personne que nous voulons demeurer…Souviens-toi… Demeurez en moi, comme moi en vous...Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. (Jean 15, 4-5)Adhère, adhérez profondément à qui Je SUIS en Dieu… Crois, croyez…En Moi, avec Moi et par Moi, vous pourrez voir Dieu… vous pourrez entendre Dieu, vous verrez les œuvres de Dieu et vous en ferez même de plus grandes… Entrez dans cette intimité où la Trinité vous attend dans votre propre cœur !Seigneur, je perçois qu’ainsi placés individuellement et communautairement au cœur de ce feu d’amour qui circule entre Toi et le Père, l’Esprit Saint nous enseignera à contempler l’Amour qui se donne et qui se reçoit; en Toi, qui viens créer toutes choses nouvelles (Ap 21,5), nous deviendrons ce que nous contemplons…Nous pourrons alors entendre ce cri du monde adressé à l’Église d’aujourd’hui :Montrez-nous le Père !Aidez-nous à sortir de nos fausses images de Dieu.Redites-nous comment Dieu n’a aucune complicité avec le mal, la souffrance ou la mort. Pour Lui, ce sont des adversaires1… Rappelez-nous que par tout son être, Jésus nous montre le Père qui donne la VIE : ce Dieu Abba ouvre les tombeaux, libère sans cesse, console, relève, ressuscite celui qui se tourne vers Lui !Redites-nous son Amour miséricordieux qui jamais ne condamne ou humilie mais interpelle à accueillir son Amour en fils et filles bien-aimés…
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Jésus, maître d’œuvre de nos demeures – Méditation du vendredi 1 mai 2026
Évangile du vendredi 1 mai 2026 – 4ème Semaine du Temps Pascal« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Que votre cœur ne soit pas bouleversé :vous croyez en Dieu,croyez aussi en moi.Dans la maison de mon Père,il y a de nombreuses demeures ;sinon, vous aurais-je dit :“Je pars vous préparer une place” ?Quand je serai parti vous préparer une place,je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,afin que là où je suis,vous soyez, vous aussi.Pour aller où je vais,vous savez le chemin. »Thomas lui dit :« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »Jésus lui répond :« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;personne ne va vers le Père sans passer par moi. »En ce premier mai où nous célébrons Saint Joseph travailleur, la promesse que Jésus nous fait de nous préparer une place prend une coloration particulière. Alors même qu’il nous dit ailleurs que le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête (Luc 9, 58), il pense à nous préparer des demeures nombreuses. Voilà de quoi nous rassurer : son apprentissage auprès de Joseph le charpentier le prédispose à la construction des demeures qu’il nous promet ! De quoi nous faire rêver d’un monde où tous les migrants, victimes des conflits, du changement climatique, ou de la conjoncture économique seront chez eux… d’un monde où les Sans Domicile Fixe pourront enfin se poser… d’un monde où nous serons enfin en capacité de nous accueillir les uns les autres dans notre diversité parce que nous accueillerons totalement l’amour dont le Père nous aime, lui vers lequel Jésus nous conduit.Le chantier est ouvert de la préparation de ces demeures, Jésus en est le maître d’œuvre, il nous en montre le chemin. Bienheureux Thomas, qui pose les questions concrètes et émet les doutes qui nous habitent : grâce à lui, nous en savons davantage ! « Je suis le chemin, la vérité, et la vie ». Cela ne nous donne pas les coordonnées GPS… ce n’est pas un itinéraire, mais une identité, non une route que l’on foule, mais une personne que l’on embrasse. Lorsque Jésus prononce ces mots, de façon solennelle, il est au milieu de ses disciples avant sa Passion. « Afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi ». Il ne s’agit pas d’un lieu futur à atteindre, mais d’une communion présente à habiter, non d’un déplacement spatial, mais de la fusion des existences. Quelques heures après avoir prononcé ces mots, Jésus sera sur la Croix, nous ouvrant le chemin, un chemin de ce qui n’est pas choisi mais assumé dans le don de soi à l’extrême, dans le pardon et dans l’amour, dans un élan vers le Père. Ce chemin sera bien différent pour chacun de nous, mais ce passage à l’ouverture de la remise de soi inconditionnelle entre les mains du Père est incontournable, que ce soit dans la fidélité d’une vie de prière, ou à l’instant de notre dernier souffle. « Ouvrez-vous, portes éternelles, il entre le Roi de gloire » (Psaume 24). Celui qui est en quête de ce chemin qui conduit vers le Père apprend ce travail patient d’ouverture afin de laisser s’ouvrir en lui ces portes, tous ces verrous dont il faut prendre conscience progressivement pour les voir céder petit à petit : verrous des blessures passées, de l’autosuffisance, de la peur du jugement, ou du contrôle qui voudrait tout planifier… La vie de Dieu trouve ainsi en lui sa demeure, petit à petit. Et c’est en se laissant habiter par lui qu’il deviendra une maison hospitalière pour ses frères.Méditation - Jésus, maître d’œuvre de nos demeures
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Verser Dieu – Méditation du jeudi 30 avril 2026
Évangile du jeudi 30 avril 2026 – 4ème Semaine du Temps Pascal« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même » (Jn 13, 16-20)Après avoir lavé les pieds de ses disciples,Jésus parla ainsi :« Amen, amen, je vous le dis :un serviteur n’est pas plus grand que son maître,ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.Sachant cela, heureux êtes-vous,si vous le faites.Ce n’est pas de vous tous que je parle.Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis,mais il faut que s’accomplisse l’Écriture :Celui qui mange le pain avec moim’a frappé du talon.Je vous dis ces choses dès maintenant,avant qu’elles n’arrivent ;ainsi, lorsqu’elles arriveront,vous croirez que moi, JE SUIS.Amen, amen, je vous le dis :si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ;et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »Dans l’esprit de Pâques, la Parole d’aujourd’hui projette un éclairage renouvelé avec un regard rétrospectif sur le lavement des pieds, ce qu’il reste de cette formidable leçon de divine humanité. Au fil des années, j’ai médité longuement et affectueusement, le lavement des pieds. J’y voyais divers appels tantôt à travers le don de soi ou l’amour du prochain, à travers le leadership servant ou la maternité miséricordieuse, sans oublier la souffrance du serviteur ou encore l’accueil agenouillé de ce qui m’est donné à vivre. Or, le lavement des pieds est passé, le Christ s’est relevé, désormais ressuscité. Le tablier aussi soigneusement plié que le linceul, laissé là pour témoigner. Nous sommes dans l’après qui nous prépare à recevoir, de ce qui nous sera envoyé pour nous rendre comme immaculé. Les pieds lavés n’étaient que le début de la pureté de notre oui, recevoir Dieu comme l’arrivée d’un grand matin au cœur d’un quotidien parfois éteint. Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit lui-même; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé.J’étais plutôt attentive à l’efficacité fonctionnelle, être service et dévouement, un genou à terre, le bassin d’eau tiède à mes côtés, je recevais une certaine joie de servir. Et pourtant, je n’avais pas saisi que la joie reçue ne provenait pas de mon souci plein d’efforts, des courbatures de mon corps penché, de mes mains tendues pour délicatement prendre pied. La joie provenait de l’eau versée par le lavement. Cette eau vive, ce Dieu désormais vivant ma vie qui déborde de moi, de mes mains et du bassin à côté. Après le lavement des pieds, nous sommes appelés à recevoir le vivant, l’infini et l’éternité de l’Amour versé, n’est-ce pas en nous qu’il a mis tout son amour, dans son entièreté ? Quelle immensité amoureuse et déversée! La joie de la résurrection c’est recevoir cet Amour sans aucune capacité de le contenir, ni même le retenir afin de verser Dieu. Ce n’est pas tant la reconnaissance du geste ou du service prodigué que la communion du versement, cette eau vive qui lave et magnifie l’autre, ce lavement des pieds qui nous rend à nous-mêmes.Quiconque s’élèvera sera abaissé (Mt 23.12) n’est donc pas une menace mais l’invitation à une posture, s’abaisser pour verser Dieu. Il n’y a en effet ni lavement ni versement ni dépouillement compatible avec le besoin de s’élever. Il ne s’agit pas d’arroser, d’éclabousser et d’être apprécié car le secret prend le relais sur l’efficacité, la joie succède à la satisfaction et Dieu se verse, il ne se procure pas. Dans l’esprit de Pâques et la saisie de ce Dieu versé en toute humilité sur nos fragilités en marche lorsque nous perdons pied, c’est ainsi qu’il nous rend à nous-mêmes car l’amour se suffit à lui-même.
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Se nourrir de lumière – Méditation du mercredi 29 avril 2026
Évangile du mercredi 29 avril 2026 – 4ème Semaine du Temps Pascal« Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde » (Jn 12, 44-50)En ce temps-là,Jésus s’écria :« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit,mais en Celui qui m’a envoyé ;et celui qui me voitvoit Celui qui m’a envoyé.Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le mondepour que celui qui croit en moine demeure pas dans les ténèbres.Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle,moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde,mais le sauver.Celui qui me rejette et n’accueille pas mes parolesaura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée :c’est elle qui le jugera au dernier jour.Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé :le Père lui-même, qui m’a envoyé,m’a donné son commandementsur ce que je dois dire et déclarer ;et je sais que son commandement est vie éternelle.Donc, ce que je déclare,je le déclare comme le Père me l’a dit. »La lumière ne se montre pas elle-même, mais valorise ce qu’elle éclaire. Voyageant depuis sa source, la lumière se répand sur les objets auxquels elle permet d’exister sous notre regard. Jésus est « la lumière », venue d’ailleurs pour que, dans notre monde, soit apportée la « vie éternelle » du Père : « Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. »Dans l’urgence de vivre, l’ignorant se jette sur les choses. Il s’empare du monde avec avidité en oubliant de célébrer la lumière qui le rend sensible. Seul un œil qui apprend à voir honore la lumière. Car, la foi éduque l’œil : l’âme qui croit voit la lumière du Christ et honore ainsi le Père qui l’envoie : « celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. »Comme les plantes qui se nourrissent de lumière, notre monde a besoin de la lumière de Dieu pour exister. Le monde a besoin de lumière pour se tenir et pour ne pas tomber en ruine. Celui qui écoute les Paroles du Christ accueille la lumière qui sauve.Au contraire, laisser tomber les mots du Christ comme des pierres au fond de notre égoïsme est déjà un jugement : « Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. » Au dernier jour, la lumière se dressera et elle dira le ravage des ténèbres. Un enfant qui ne reçoit pas la lumière d’un regard aimant ne grandit pas. Un pays qui ne se nourrit pas de justice périclite. Une science qui se gave de puissance s’enfle d’orgueil et perd la raison. Sans la lumière, pouvoir et argent s’alourdissent comme des corps morts.… Sans l’amour, la communication s’effondre comme une dépouille rejetée. Les choses ne se tiennent pas debout, dans le réel devant nous, en vertu de leur propre force. Le monde ne tire pas sa consistance d’une puissance autonome, ni d’un ordre propre. Pour tenir debout, le monde a besoin d’un amour. Car, les choses ne doivent leur âme qu’à l’amour qui les emploie. Le souffle de l’amour gonfle de sève les choses qui se dressent devant nous dans leur animation vivante. Mais, désertées de l’amour, les choses s’effritent et tombent en poussière. Oubliées de l’amour, les choses usuelles ne sont plus que des enveloppes vides. Sans amour, le repas de fête n’est rien : les échanges sont des règlements de compte, les tables aux nappes blanches ne sont que des tréteaux ou des échafauds, les bouches ne sont que des dents qui claquent et les viandes finement cuisinées ne sont qu’une suite de cadavres. Que l’amour se ternisse et c’est tout le réel qui s’éteint ! Tous les signes vivants qui donnent à l’existence son bon droit et sa vie se dessèchent : le sourire sur la face des enfants se fige ; l’éclat dans l’oeil des amoureux impatients qui songent à leur avenir se ternit. Sans la lumière de l’amour qui justifie, tout tombe en pulvérulence (1).
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La voix de Jésus – Méditation du mardi 28 avril 2026
Évangile du mardi 28 avril 2026 – 4ème Semaine du Temps Pascal« Le Père et moi, nous sommes UN » (Jn 10, 22-30)On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem.C’était l’hiver.Jésus allait et venait dans le Temple,sous la colonnade de Salomon.Les Juifs firent cercle autour de lui ;ils lui disaient :« Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ?Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »Jésus leur répondit :« Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas.Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père,voilà ce qui me rend témoignage.Mais vous, vous ne croyez pas,parce que vous n’êtes pas de mes brebis.Mes brebis écoutent ma voix ;moi, je les connais, et elles me suivent.Je leur donne la vie éternelle :jamais elles ne périront,et personne ne les arrachera de ma main.Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout,et personne ne peut les arracher de la main du Père.Le Père et moi, nous sommes UN. »« Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? » Si l’heure n’était pas si grave, on pourrait penser avec cette phrase à un jeu de questions réponses… mais Jésus a déjà donné la réponse à leur question, et les juifs présents n’ont pas accepté sa réponse car elle ne correspondait pas à ce qu’ils attendaient… « Vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent… ». Quelle description phénoménale de cette relation entre ses brebis et lui ! » Je les connais »…Nous faisons partie de ceux qui le suivent, nous faisons partie de ceux qui « jamais ne périront, que personne n’arrachera de sa main… ».Quelle grandeur Jésus fait-il entrevoir pour ceux qui décident de le « suivre ». Ce qu’il demande c’est qu’elles « écoutent sa voix ». Que signifie cette définition de ses disciples ? Il y a toujours tant de voix qui nous arrivent à chacun de nous, de l’extérieur, des invitations à consommer, à faire valoir nos droits, la violence qui règne dans beaucoup de domaines… de l’intérieur, d’affirmation de notre moi, mais aussi d’invitations à nous engager... Comment discerner la voix de Jésus, si importante qu’elle va nous faire entrer dans le sein du Père ? Si nous examinons de plus près cette voix qui doit nous guider dans tous les événements de notre vie, nous voyons qu’elle habite chaque personne dans ce qu’on définit par la conscience, la voix qui nous permet de voir le bien et le mal, et nous invite à choisir le bien en chaque circonstance. Nous avons aussi des personnes qui peuvent nous aider à discerner lorsque les événements nous troublent, qui nous accompagnent, et là l’intelligence artificielle ne peut remplacer l’attitude de compassion et de bienveillance qu’un frère ou une sœur peut nous offrir pour comprendre notre chemin en toute liberté. Parfois ce sont les événements qui nous amènent à voir clairement ce qui nous est demandé, comme une maladie, un accident de la vie. Ces derniers jours j’ai été deux fois dans un service d’urgence pour accompagner une personne âgée, et l’imprévu devenait mon « programme », l’expression de ce que Dieu me demandait, sa voix. A d’autres moments ce sont les circonstances plus intérieures, comme dans la prière où sa « voix » me suggère telle ou telle inspiration pour rectifier le cap, téléphoner à quelqu’un pour prendre de ses nouvelles… Et alors la vie devient vraiment une aventure extraordinaire où « l’ordinaire » de la vie nous fait entrer dans la dynamique de la vie trinitaire et où « personne ne peut nous arracher de sa main » car tout peut être vécu en Lui.Méditation - La voix de Jésus
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Donne ta Vie – Méditation du lundi 27 avril 2026
Évangile du lundi 27 avril 2026 – 4ème Semaine du Temps Pascal« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,les brebis ne sont pas à lui :s’il voit venir le loup,il abandonne les brebis et s’enfuit ;le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire,et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ;je connais mes brebis,et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît,et que je connais le Père ;et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis,qui ne sont pas de cet enclos :celles-là aussi, il faut que je les conduise.Elles écouteront ma voix :il y aura un seul troupeauet un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime :parce que je donne ma vie,pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever :je la donne de moi-même.J’ai le pouvoir de la donner,j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »Combien de fois dans notre vie cherchons-nous le sens de notre chemin, la direction, le choix à faire ? Et voilà que Dieu nous dit qu’Il est notre pasteur, nous rappelant qu’Il est là toujours avec nous pour nous guider, pour nous soutenir, pour nous éclairer, pour nous protéger sur ce chemin. En fait, Il fait bien plus que cela, il se fait chemin, Il est chemin. Nous n’avons qu’à nous engager sur le chemin qu’Il est et que, constamment, Il nous révèle.Comment se fait-Il chemin pour nous ? Simplement en donnant sa vie pour ses brebis. Il nous donne sa vie, nous appelant à vivre de sa Vie. Et plus nous vivons de sa Vie, plus Il se fait chemin en nous, car c’est par sa Vie même qu’il éclaire notre chemin, qu’Il donne sens à tout ce que nous vivons, que nous avons la grâce de choisir la Vie, au point que, comme saint Paul, nous disons : « ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).Nous ne sommes plus alors des filles ou des fils errants mais vraiment sa Lumière éclaire de l’intérieur notre être, les évènements que nous vivons, les rencontres que nous tissons,… Notre pasteur n’est pas extérieur à nous, nous conduisant à distance, mais en embrassant toute notre vie, tout ce que nous sommes, tout ce que nous vivons, afin de tout illuminer par sa Vie.Même dans les ténèbres, nous pouvons reconnaître sa Présence. Jamais Il ne nous abandonne. En aucune situation, Il ne s’éloigne, car au moment même que nous éprouvons l’absence, par notre foi, nous vivons la bénédiction de sa Présence (dans l’absence).Le don de sa Vie, c’est pour nous le plus grand geste d’Amour possible. Et si le Père l’aime pour cela, nous ne pouvons que l’aimer nous aussi, d’autant plus que nous en sommes les bénéficiaires… comme le Père. En fait, Il ne cesse de donner sa Vie au Père et de nous la donner que parce que, au don de Lui-même qu’Il nous fait, correspond, aussi, le don de Vie qu’Il reçoit du Père mais qu’Il attend de nous. L’Amour est toujours accueil (réception) et don. C’est pourquoi, Jésus dit-il : « J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père ». Et ce commandement est pour chacun.e de nous, car l’Amour exige toujours accueil et don, dans une réciprocité amoureuse.C’est fou de penser que Jésus en nous donnant sa Vie nous partage sa Vie divine afin que, par, avec et en Lui, nous puissions donner notre vie au Père et à nos frères et sœurs et, ainsi, entrer dans l’échange amoureux des Personnes trinitaires. Et cet Amour implique une connaissance mutuelle : « Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis ».
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Poussé au dehors… vers la Vie en abondance ! – Méditation du dimanche 26 avril 2026
Évangile du dimanche 26 avril 2026 – 4ème Dimanche de Pâques« Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)En ce temps-là, Jésus déclara :« Amen, amen, je vous le dis :celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte,mais qui escalade par un autre endroit,celui-là est un voleur et un bandit.Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix.Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.Quand il a poussé dehors toutes les siennes,il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui,car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens,mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.C’est pourquoi Jésus reprit la parole :« Amen, amen, je vous le dis :Moi, je suis la porte des brebis.Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ;mais les brebis ne les ont pas écoutés.Moi, je suis la porte.Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ;il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »Au temps de Jésus, les bergers étaient nombreux et chacun avait son troupeau qui lui était propre. À cause des dangers de la nuit, les troupeaux étaient mis à l’abri dans des bergeries communes à plusieurs propriétaires. Les brebis étaient ainsi rassemblées sans distinction, il était important pour le berger de connaître ses brebis et d’en être reconnu pour que, le lendemain, il puisse repartir avec son troupeau afin de le conduire là où les brebis pourront trouver à se nourrir.Dans cet enclos qui sert de protection, Jésus met en lumière que le moyen d’y entrer parle déjà de l’intention des personnes. Le voleur et le bandit ne passent pas par la porte, ils escaladent par un autre endroit. Quant au pasteur, le berger des brebis, il entre par la porte que le portier lui ouvre.Que de situations où nous faisons l’expérience des stratégies utilisées par des personnes malveillantes pour nous tromper. Les arnaques à travers des courriels frauduleux, des téléphones où des personnes âgées se font extorquer de l’argent sous prétexte que l’un de leurs petits enfants est en situation difficile, des produits falsifiés, un producteur acéricole qui ajoute du sirop de maïs au sirop d’érable pour faire plus de profits, des étiquettes qui ne correspondent pas aux ingrédients dans les produits alimentaires, des ajouts de substances créant de la dépendance, des vols d’identité, des vols de données... À chaque fois, des stratégies de plus en plus sophistiquées pour exploiter les autres... L’intelligence artificielle est elle-même utilisée pour reproduire de fausses images et induire en erreur, contribuant à falsifier la vérité et à ajouter à la confusion d’un monde où la confiance est de plus en plus difficile. L’information est manipulée, la publicité, qui a plus d’un tour dans son sac pour nous séduire et nous amener à consommer, est affublée de promesses trompeuses ou même indécentes, comme ces véhicules utilitaires sports à la puissance démesurée explorent une nature exceptionnelle qu’ils vont eux-mêmes ravager !Méditation - Poussé au dehors… vers la Vie en abondance !
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Être envoyés et devenir ensemble Paroles d’Évangile – Méditation du samedi 25 avril 2026
Évangile du samedi 25 avril 2026 – S. Marc, évangéliste« Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15-20)En ce temps-là,Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier.Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisésera sauvé ;celui qui refusera de croiresera condamné. Voici les signes qui accompagnerontceux qui deviendront croyants :en mon nom, ils expulseront les démons ;ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mainset, s’ils boivent un poison mortel,il ne leur fera pas de mal ;ils imposeront les mains aux malades,et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus,après leur avoir parlé,fut enlevé au cielet s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux,ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.Le Seigneur travaillait avec euxet confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.Allez … Proclamez l’Évangile…Jésus adresse cette Parole aux Onze qui n’ont pas cru à la parole de Marie-Madeleine et des disciples d’Emmaüs quand ils sont venus leur dire « Il est VIVANT! »C’est à la table de leur incrédulité que Jésus leur donne cette Parole…Allez ! Maintenant que vous m’avez rencontré moi le Resuscité, « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »C’est à nous aujourd’hui que s’adresse cette Parole !Allez… Sa Parole nous transforme en envoyés…Envoyée je suis, envoyé(e) tu es, envoyés en Église nous sommes…Envoyés à toute la Création pour être Parole d’Évangile …Envoyés pour être Évangile ouvert …J’accueille où j’en suis dans cet envoi…Je relis mon histoire d’adhésion au Ressuscité, j’explore comment je vis en baptisé(e), immergé(e) en Lui…Je reçois de ses mains ma couleur unique pour proclamer l’Évangile…J’accueille sa Parole : « Proclamez l’Évangile à toute la création. »Cette création étant d’abord moi-même :Je rends grâces pour ces parties de moi qui sont ressuscitées en marchant appuyée sur sa Parole et j’accueille la parole dont j’ai besoin afin que le passage qui est le mien aujourd’hui devienne une pâque…La création étant aussi mes relations avec les autres, avec Dieu, avec le cosmos, j’ouvre au « Souffle faiseur de vie » l’ensemble de ces relations afin que la Vie du Ressuscité y circule !Je me laisse toucher par la liberté que Jésus laisse à toute personne…Il invite… « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ;celui qui refusera de croire sera condamné. »Les personnes qui croient deviennent capables, en Lui, avec Lui et par Lui d’accueillir sa Vie en abondance et leur vie devient Évangile ouvert.Les individus qui refusent de croire se coupent eux-mêmes de la Source… Mais Dieu continue de frapper à la porte de nos difficultés à croire et à la porte de ceux et celles qui refusent de croire… Là, se tenant à la porte, Il espère notre « Oui, je crois » pour déployer toute sa Puissance dans notre faiblesse!(2Co 12,7)Et alors, à l’image du OUI de Marie qui permet à Dieu de faire naître le Christ en elle et de le donner au monde,notre OUI je croisnous permettra, au nom du Christ, de faire taire ces voix intérieures qui nous empêchent d’être qui nous sommes en Dieu; nous pourrons expulser les diverses sources de divisions en nous et autour de nous.notre OUI je croisnous amènera, au nom du Christ, à parler avec notre cœur rendu doux et humble, offrant une écoute et une parole qui ouvrent au vrai dialogue.notre OUI je croisnous rendra capables, au nom du Christ, de prendre à-bras-le-corps les tentations et de refuser toute complicité avec le mal.notre OUI je crois
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Une grâce immense à portée de main – Méditation du vendredi 24 avril 2026
Évangile du vendredi 24 avril 2026 – 3ème Semaine du Temps Pascal« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 52-59)En ce temps-là,les Juifs se querellaient entre eux :« Comment celui-làpeut-il nous donner sa chair à manger ? »Jésus leur dit alors :« Amen, amen, je vous le dis :si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,et si vous ne buvez pas son sang,vous n’avez pas la vie en vous.Celui qui mange ma chair et boit mon sanga la vie éternelle ;et moi, je le ressusciterai au dernier jour.En effet, ma chair est la vraie nourriture,et mon sang est la vraie boisson.Celui qui mange ma chair et boit mon sangdemeure en moi,et moi, je demeure en lui.De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,et que moi je vis par le Père,de même celui qui me mange,lui aussi vivra par moi.Tel est le pain qui est descendu du ciel :il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.Eux, ils sont morts ;celui qui mange ce painvivra éternellement. »Voilà ce que Jésus a ditalors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.Je médite cette parole assise sur la terre en admirant la beauté du paysage dans un coin de l’Estrie. Éblouie par le soleil printanier, embrassée par cette chaleur tellement désirée après un long hiver québécois, je réalise que c’est vraiment un moment de grâce. Mon cœur est dans la louange pour le Créateur, la source de toute vie. La beauté de la nature sert de moyen pour me lier au Créateur. L’univers est sacramentel. « Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur » (Sg 13,5).Je réalise que moi-même, l’être incarné, je profite de tous ces dons de la création pour être en vie. Pour vivre, j’ai besoin du soleil, de l’air, de l’eau, de la nourriture produite par notre terre… Grâce à tous ces éléments, je suis reliée à la vie et je la communie. Quelle grâce de vivre ! Quelle grâce de goûter la vie !L'évangile d'aujourd'hui nous parle d'un don encore plus grand qui nous fait vivre à un autre niveau – niveau spirituel. Le Fils de Dieu lui-même devient pour nous la nourriture pour la vie éternelle ! Lui qui vient du Père, qui nous le révèle, devient celui qui nous unit directement à Lui.Le Christ parle de son corps, qui est la vraie nourriture, et de son sang, qui est la vraie boisson pour la vie éternelle. Le corps et le sang représentent tout son être et toute sa vie donnée pour nous. Autrement dit, il nous offre la vie reçue du Père. De plus, il nous donne cette nourriture éternelle sous une forme parfaitement adaptée à notre existence matérielle – sous forme de pain et de vin, comme Dieu éternel s’est manifesté à l’humanité sous une forme complètement adaptée à notre condition humaine – sous forme d’un homme, Jésus-Christ. Tout est fait par Dieu pour qu’on l’accepte, pour qu’on s’unisse à Lui, physiquement et spirituellement. Le Corps Divin est une nourriture complète pour nous.Quand Jésus parle pour la première fois de cette nourriture, ses auditeurs restent stupéfaits et désorientés. Leurs réactions obligent le Christ à souligner la vérité objective de ses paroles: « Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6, 53). Il ne s'agit pas d'un aliment au sens métaphorique: « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 55)[1].
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Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.
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