EPISODE · Sep 6, 2025 · 3 MIN
CDI Les nymphes
from La Communauté des Invisibles
Je vous emmène aujourd’hui batifoler avec les nymphes. Créatures issues de la religion grecque, elles sont des sortes de divinités mineures et mortelles, liées à des lieux ou des types de paysage ; c’est un reste de l’animisme pratiqué par les peuples préhistoriques européens avant l’invention de la religion – sur les autres continents, les deux notions ont le plus souvent coexisté. Elles jouent un rôle tutélaire, protectrices, sans l’aspect libidineux dont elles furent affublées ensuite par le christianisme espérant détourner le peuple de ses vieilles idoles.Mon nom est Joffrey Lebourg, enseignant, journaliste, podcasteur (j’ai également enregistré une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux quinze ouvrages, répartis entre quatre sagas.Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour tous les amateurs de quête épique à la recherche d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (si votre fibre vous entraîne davantage vers une odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).Dans le folklore grec, il semble y avoir deux types de nymphes : les filles de certains dieux, au nombre défini, et les espèces à part entière. Ainsi, les néréides sont fille de Nérée et les Océanides filles d’Okéanos ; toutes sont pourtant des nymphes marines, devenue leur propre race dans la fantasy classique sous le terme néréides. Les Héliades sont les filles d’Hélios, le soleil ; les Hespérides, nymphes du crépuscule, filles d’Atlas ; les Alcyonides célestes sont filles d’Alcyon... Et ainsi de suite.En face, nous avons les peuples magiques des nymphes, émissaires de la nature : les dryades émanant des bois, les naïades de l’eau douce, les oréades des montagnes – il est facile de les reconnaître car elles ont un équivalent masculin, le satyre (alias faune pour les Romains), un homme-bouc.Sont aussi nommées les uranides, représentant les vents et les nuages, ainsi que les lampades, vivant dans l’Autre-monde et servant la terrible déesse de la Sorcellerie, Hécate ; bel et bien des races à part entière, cependant elles ne semblent pas avoir de satyres.Un cas problématique est l’hamadryade : à l’origine, elle est confondue avec les dryades (qui sont rattachées spécifiquement aux chênes), puis elles deviennent deux créatures distinctes. La dryade est alors représentée comme plus puissante et plus libre que l’hamadryade, pourtant certains auteurs de fantasy moderne – et j’en fais partie – renversent ce rapport. De plus, elles n’ont pas de partenaire mâle.D’autres régions présentent des créatures proches, comme la nixe et l’ondine dans les terres germaniques qui équivalent aux naïades, ou l’askafroa scandinave qui s’apparente aux dryades. Mais nous en reparlerons !Les nymphes sont ressuscitées dans les arts visuels de la Renaissance puis la poésie ultérieure, chez Milton ou Coleridge par exemple, ou en France avec Mallarmé, souvent sans distinction de races. Et elles sont présentes désormais dans un grand nombre d’œuvres : la Belgariade, Narnia, le Sorcelleur…Je ne suis pas en reste et, alors que j’évite au maximum d’inventer de nouvelles races, j’ai fait une entorse à ce principe en rajoutant des nymphes du Feu (les sulfurides) et des nymphes toxiques (les délétériodes) pour les besoins de mes aventures.Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Je vous emmène aujourd’hui batifoler avec les nymphes. Créatures issues de la religion grecque, elles sont des sortes de divinités mineures et mortelles, liées à des lieux ou des types de paysage ; c’est un reste de l’animisme pratiqué par les peuples préhistoriques européens avant l’invention de la religion – sur les autres continents, les deux notions ont le plus souvent coexisté. Elles jouent un rôle tutélaire, protectrices, sans l’aspect libidineux dont elles furent affublées ensuite par le christianisme espérant détourner le peuple de ses vieilles idoles.Mon nom est Joffrey Lebourg, enseignant, journaliste, podcasteur (j’ai également enregistré une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux quinze ouvrages, répartis entre quatre sagas.Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour tous les amateurs de quête épique à la recherche d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (si votre fibre vous entraîne davantage vers une odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).Dans le folklore grec, il semble y avoir deux types de nymphes : les filles de certains dieux, au nombre défini, et les espèces à part entière. Ainsi, les néréides sont fille de Nérée et les Océanides filles d’Okéanos ; toutes sont pourtant des nymphes marines, devenue leur propre race dans la fantasy classique sous le terme néréides. Les Héliades sont les filles d’Hélios, le soleil ; les Hespérides, nymphes du crépuscule, filles d’Atlas ; les Alcyonides célestes sont filles d’Alcyon... Et ainsi de suite.En face, nous avons les peuples magiques des nymphes, émissaires de la nature : les dryades émanant des bois, les naïades de l’eau douce, les oréades des montagnes – il est facile de les reconnaître car elles ont un équivalent masculin, le satyre (alias faune pour les Romains), un homme-bouc.Sont aussi nommées les uranides, représentant les vents et les nuages, ainsi que les lampades, vivant dans l’Autre-monde et servant la terrible déesse de la Sorcellerie, Hécate ; bel et bien des races à part entière, cependant elles ne semblent pas avoir de satyres.Un cas problématique est l’hamadryade : à l’origine, elle est confondue avec les dryades (qui sont rattachées spécifiquement aux chênes), puis elles deviennent deux créatures distinctes. La dryade est alors représentée comme plus puissante et plus libre que l’hamadryade, pourtant certains auteurs de fantasy moderne – et j’en fais partie – renversent ce rapport. De plus, elles n’ont pas de partenaire mâle.D’autres régions présentent des créatures proches, comme la nixe et l’ondine dans les terres germaniques qui équivalent aux naïades, ou l’askafroa scandinave qui s’apparente aux dryades. Mais nous en reparlerons !Les nymphes sont ressuscitées dans les arts visuels de la Renaissance puis la poésie ultérieure, chez Milton ou Coleridge par exemple, ou en France avec Mallarmé, souvent sans distinction de races. Et elles sont présentes désormais dans un grand nombre d’œuvres : la Belgariade, Narnia, le Sorcelleur…Je ne suis pas en reste et, alors que j’évite au maximum d’inventer de nouvelles races, j’ai fait une entorse à ce principe en rajoutant des nymphes du Feu (les sulfurides) et des nymphes toxiques (les délétériodes) pour les besoins de mes aventures.Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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