EPISODE · Oct 6, 2007 · 0 MIN
Chapitre 31,10
from Podcast (texte)
- Oh non ! Vous n'allez pas me ressortir cela ! Isabella habite à une journée à cheval d'ici ! Je vois mal comment je pourrais déceder en chemin ! - Une chute de cheval est si vite arrivée... puis on parle de brigands qui... - Victor, si je devais vous écouter je resterais enfermer toute la journée dans ma chambre en restant au lit. Je suis en pleine santé et je sais me débrouiller, faites moi un peu confiance bon sang ! Me laissant tout de même partir avec regret, victor m'aida a monter sur mon cheval Buccéphal, une brave bête un brin nerveux, puis me dit adieu en agitant un foulard, l'air triste. Evidemment à l'époque, j'avais trouvé ca ridicule... j'aurais du me méfier. J'aurais du me méfier car durant tout le trajet, assez curieusement, une légère crainte m'accompagna. Non pas que je sois du genre à croire les sombres présages ou autres superstitions mais... quand même. J'avais la vague impression qu'on voulait me signifier que la fin était proche mais évidemment, à l'époque, je n'y pretais pas attention... enfin pas trop. Le premier "signe" apparut à une dizaine de lieux de ma demeure. Alors que le soleil brillait et que je goutait à la joie de chevaucher en campagne, une curieuse petite forme noire sur le chemin me fit stopper. Un chat. Un chat noir. Après m'avoir miauler deux ou trois fois dessus, le félin s'écarta pour rejoindre son maitre, une sorte de paysan qui se reposait de son labeur au bord de la route. - Vous ne devriez pas vous inquiéter monseigneur. Les chats noirs ne portent pas malheur vous savez. - Mais je... je ne m'inquiétait pas ! Et dites moi mon brave, comment savez vous que je suis un noble ? - A votre mise évidemment, vous avez tout du jeune nobliot amoureux qui court rejoindre sa belle, je me trompe ? - Hum... peut-être... mais revenons aux chats, j'ai toujours entendu qu'ils sont mauvais présage pour ceux qui les croisent ! - C'est faux. Par contre, on s'accorde à dire que croiser un serpent ou une salamandre est signe que les démons en veulent à votre âme ? - Ah bon ? Et ca ressemble à quoi une salambre au fait ? - Au truc qui vient de passer derrière vous. - Ah bon... hum... ah ! Vous devez savoir cela vous, j'ai vu des oiseaux volez bas tout a l'heure. Vous pensez qu'il va pleuvoir ? - Oh non. Vous avez vu des corneilles, elles n'annoncent pas la pluie quand elles volent bas. - Elles annoncent quoi ? - La mort. Silence. Ce paysan comptait m'effrayer ou quoi ? Sa voix avait quelque chose d'étrange, de sinistre et je le suspectait de vouloir me faire prendre, me prennant pour un jeune idiot crédule. - Bah, de toute façon, ces oiseaux sont idiots. La preuve, tout a l'heure j'ai entendu un coq chanté ! A cette heure la ? Ils ont perdu le sens commun. - Ce n'était pas un coq, mais une poule qui a chanté et, figurez vous, c'est un présage de... - Mort ? - Gagné. - Bon écoutez, je ne crois pas à toutes ces balivernes, ce n'est pas une poule qui chante ou une salamandre, un chat ou je ne sais quoi qui va me tuer. La seule bestiole qui présage la mort quand on la croise, c'est le dragon et il vous tue lui-même. Tout le reste n'est que pitoyable superstition. - Puis ce que vous le dites... - Et puis quoi ! Tout simplement parce que j'ai retourné le pain dans le mauvais sens ce matin je vais mourir dans la journée ? Puis ce miroir que j'ai cassé sans le faire exprès, a part me couper avec les éclats, je ne vois pas le danger !!! - Calmez vous... - Je vous le dit paysan, je ne me ferai pas avoir a ce petit jeu la. Aujourd'hui sera une bonne journée ! Et pas la dernière ! Au revoir ! - Au revoir... a bientot. Non mais c'est vrai quoi, un bouseux n'allait certainement pas me gacher ma journée ! Puis celui-ci avait l'air vraiment idiot. Qu'est ce que c'est cette façon de porter un grand manteau noir en plein journée, cachant même le visage ? Puis cette faux, il est obligé de la garder tout le temps avec lui ? Vraiment... La seconde rencontre du voyage fut... une bande de brigands. En voyant l'habituel tronc d'arbre en travers de la route et trois lascards armés de fusils s'approcher de moi avec un grand sourire, je compris qu'il était temps de m'acquitter de la taxe "brigandage" reservé aux nobles en voyages. Bah... - Bien le bonjour mon noble seigneur ! Quelle belle journée n'est ce pas ? fit l'un des brigands, surement le chef. - Oui... très belle... - Nous sommes donc d'accord ! Que diriez vous d'améliorer encore cette journée en pratiquant un peu de redistribution équitable des ressources en nous confiant votre bourse ? - Eh bien je suppose que je n'ai pas le choix alors je... heu... je... - Vous ? - Je n'ai pas ma bourse... - Vous n'avez pas... votre bourse ? - Oui, j'en ai peur. Le brigand changea immédiatement d'humeur et me lança un regard menaçant. - Roger, je crois qu'on a un client difficile. Le pire c'est que je n'avais vraiment pas ma bourse ! J'avais du l'oublier au manoir... ce qui est de la pure inconscience en ces temps de brigandage et de prix prohibitif pour l'avoine des chevaux, sans compter la surrenchère constante des paris au jeu du sirop. Bref, j'étais mal. - Je m'excuse... je n'ai vraiment rien... - Ah écoutez monseigneur, c'est inadmissible ! Pas de bourses ? Une personne comme vous ? C'est pas sérieux ca ! - Oui, je suis confus, alors est ce que pour cette fois on pourrait... - A mon avis, il va falloir faire un exemple. - Hein ? - Bah oui ! Si les nobles s'amusent à sortir sans bourse désormais, nous on va se retrouver sur la paille ! Désolé mais on va devoir vous tuer pour l'exemple. - Eh ! Mais... je... - Ah vous plaignez pas ! On a une qualité du service à entretenir et c'est pas avec des gens comme vous qu'on va y arriver ! Vous pouvez vous en prendre qu'a vous même ! Le brigand avait peut-être raison sur le fond, pas question de mourir ici. Je décidais de mettre à contribution mes cours d'escrimes que je suivais depuis ma prime jeunesse. Après tout on se demande souvent pourquoi les nobles sont toujours formé à l'art de l'épée, voila un élément de réponse. Je dégainais donc le plus rapidement possible, espérant surprendre mes adversaires et fonçait vers le chef des brigands, lui portant un grand coup d'estoc... qu'il parra avec la crosse de son fusil. Le revers m'assomma et me fit lacher mon épée... autant pour moi et ma maîtrise de l'épée, si je survis à ca, c'est décidé j'apprend la magie. Enfin, encore faut-il survivre... Etalé lamentablement sur le sol, j'attendais avec appréhention le déclic des armes des bandits mais rien ne vint. Ouvrant timidement un oeil je vais que l'attention des brigands ne se portaient plus sur moi mais sur mon épée. - Eeeeh mais il avait bien quelque chose de valeur, le sang bleu ! s'étonna le chef des brigands. - Hein ? fut la seule chose que je parvins a dire. - Votre épée, elle est d'excellente qualité ! Une lame très bien travaillée et ce pommeau est en or massif non ? - J'en sais rien, je m'en sers jamais. - Bah je peux vous le dire, elle vaut un bon paquet de pièces d'or. Bon bah on va vous prendre ca et ca ira pour cette fois. Pensez à prendre votre bourse la prochaine fois. Et voila, sauvé par l'épée... enfin si on veut. Je continuais mon voyage sans trop m'en faire. Statisitiquement un voyageur est rarement l'objet de plus d'une embuscade de brigands par trajet, ca devait surement venir d'une sorte d'organisation du banditisme routier afin de pas trop découragez les voyageurs et perdre leur gagne-pain. Bref, le reste du trajet se devait d'être calme. En cette période de paix, quelques temps après la seconde guerre et à la veille de la troisième, il était très rare de voir des orcs. La plupart étaient des prisonniers, des esclaves ou au mieu des gladiateurs. Il était donc inconcevable de croiser une de ces peaux-vertes sur une route de campagne. - Lok'thar Ogar ! fit l'énorme orc qui se trouvait en travers du chemin. J'aurais mieu fait de me taire... par la suite j'appris que "Lok'thar Ogar" est une simple formule de salutation chez les orcs, mais croyez bien que lorsque vous ne parlez pas un traitre mot de la langue orc et qu'une grosse bête qui fait deux fois votre taille vous fixe de ses yeux rouges, vous avez du mal à croire a ses intentions pacifiques. Après une rapide analyse de la situation, moi sans armes contre gros orc balaise, je concluais que j'avais tout intéret à négocier. - Heu... bonjour... toi parler commun ? - Je parle très bien la langue commune, humain. Fit l'orc sans la moindre pointe d'accent. Qui es-tu ? Ca serait plutôt a moi de demander cela... Apparement l'orc était civilisé, surement un esclave en fuite. Enfin... ca reste dangereux. - Eh bien, je suis juste un noble de passage et je ne... - Un noble ! Tu fais parti des sbires de Blackmoore ? - Hein ? Mais non... - Je dois partir à la recherche d'Hellscream du clan Warsong, si tu n'es pas mon ennemi alors dis moi ou il se trouve ! - Mais... heu, Hellscream ? Ah oui bien sur, il est au nord ouest d'ici, vers Tirisfal ! - Vraiment ? Merci à toi humain. Au revoir ! C'est fou comme un bon petit mensonge peut être utile de temps à autre. Content de m'être débarasser du gros truc vert, je m'appretais à reprendre ma route quand le bruit de plusieurs cavaliers se fit entendre, faisant fuir l'orc encore plus vite et me laissant betement sur la route.
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- Oh non ! Vous n'allez pas me ressortir cela ! Isabella habite à une journée à cheval d'ici ! Je vois mal comment je pourrais déceder en chemin ! - Une chute de cheval est si vite arrivée... puis on parle de brigands qui... - Victor, si je devais vous écouter je resterais enfermer toute la journée dans ma chambre en restant au lit. Je suis en pleine santé et je sais me débrouiller, faites moi un peu confiance bon sang ! Me laissant tout de même partir avec regret, victor m'aida a monter sur mon cheval Buccéphal, une brave bête un brin nerveux, puis me dit adieu en agitant un foulard, l'air triste. Evidemment à l'époque, j'avais trouvé ca ridicule... j'aurais du me méfier. J'aurais du me méfier car durant tout le trajet, assez curieusement, une légère crainte m'accompagna. Non pas que je sois du genre à croire les sombres présages ou autres superstitions mais... quand même. J'avais la vague impression qu'on voulait me signifier que la fin était proche mais évidemment, à l'époque, je n'y pretais pas attention... enfin pas trop. Le premier "signe" apparut à une dizaine de lieux de ma demeure. Alors que le soleil brillait et que je goutait à la joie de chevaucher en campagne, une curieuse petite forme noire sur le chemin me fit stopper. Un chat. Un chat noir. Après m'avoir miauler deux ou trois fois dessus, le félin s'écarta pour rejoindre son maitre, une sorte de paysan qui se reposait de son labeur au bord de la route. - Vous ne devriez pas vous inquiéter monseigneur. Les chats noirs ne portent pas malheur vous savez. - Mais je... je ne m'inquiétait pas ! Et dites moi mon brave, comment savez vous que je suis un noble ? - A votre mise évidemment, vous avez tout du jeune nobliot amoureux qui court rejoindre sa belle, je me trompe ? - Hum... peut-être... mais revenons aux chats, j'ai toujours entendu qu'ils sont mauvais présage pour ceux qui les croisent ! - C'est faux. Par contre, on s'accorde à dire que croiser un serpent ou une salamandre est signe que les démons en veulent à votre âme ? - Ah bon ? Et ca ressemble à quoi une salambre au fait ? - Au truc qui vient de passer derrière vous. - Ah bon... hum... ah ! Vous devez savoir cela vous, j'ai vu des oiseaux volez bas tout a l'heure. Vous pensez qu'il va pleuvoir ? - Oh non. Vous avez vu des corneilles, elles n'annoncent pas la pluie quand elles volent bas. - Elles annoncent quoi ? - La mort. Silence. Ce paysan comptait m'effrayer ou quoi ? Sa voix avait quelque chose d'étrange, de sinistre et je le suspectait de vouloir me faire prendre, me prennant pour un jeune idiot crédule. - Bah, de toute façon, ces oiseaux sont idiots. La preuve, tout a l'heure j'ai entendu un coq chanté ! A cette heure la ? Ils ont perdu le sens commun. - Ce n'était pas un coq, mais une poule qui a chanté et, figurez vous, c'est un présage de... - Mort ? - Gagné. - Bon écoutez, je ne crois pas à toutes ces balivernes, ce n'est pas une poule qui chante ou une salamandre, un chat ou je ne sais quoi qui va me tuer. La seule bestiole qui présage la mort quand on la croise, c'est le dragon et il vous tue lui-même. Tout le reste n'est que pitoyable superstition. - Puis ce que vous le dites... - Et puis quoi ! Tout simplement parce que j'ai retourné le pain dans le mauvais sens ce matin je vais mourir dans la journée ? Puis ce miroir que j'ai cassé sans le faire exprès, a part me couper avec les éclats, je ne vois pas le danger !!! - Calmez vous... - Je vous le dit paysan, je ne me ferai pas avoir a ce petit jeu la. Aujourd'hui sera u
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