EPISODE · Dec 25, 2025 · 8 MIN
Citiscape | Elie Azagury : Modernité marocaine, mode d’emploi
from Citiscape by CitizOn | Histoires urbaines made in Morocco 🇲🇦 · host CitizOn
Casablanca lui doit beaucoup, sans toujours le savoir. Des immeubles, des quartiers entiers, une manière d’habiter la modernité. Élie Azagury n’est pas seulement un architecte du XXᵉ siècle : il est l’un de ceux qui ont pensé la ville comme un espace social, politique et profondément humain.Dans cet épisode de Cityscape by CitizOn, il ne s’agit pas d’un parcours académique ni d’un catalogue de réalisations. Il s’agit d’un regard. Celui d’un architecte qui refuse les formes gratuites, les gestes spectaculaires, les bâtiments déconnectés de ceux qui les habitent. Azagury construit pour vivre, pas pour impressionner. Et cela change tout.Formé à l’architecture moderne, engagé très tôt dans le Maroc de l’après-Indépendance, il participe à une aventure collective : celle d’un pays qui se reconstruit, qui cherche ses formes, ses usages, ses équilibres. À Casablanca, ses projets s’inscrivent dans des contextes précis, souvent contraints, parfois précaires. Logement social, équipements publics, architecture du quotidien. Là où d’autres voient des marges, Azagury voit des responsabilités.L’épisode explore cette idée centrale : l’architecture comme outil de dignité. Comment loger sans exclure. Comment construire sans écraser. Comment dessiner des espaces capables de créer du lien, de la circulation, de la vie. Chez Azagury, les bâtiments ne sont jamais isolés : ils dialoguent avec la rue, le climat, les habitudes, les corps. Ils acceptent le vieillissement, l’appropriation, parfois même la transformation.Cityscape by CitizOn s’attarde aussi sur ce que cette architecture raconte de Casablanca. Une ville rapide, dense, souvent brutale, mais traversée par des tentatives sincères d’équilibre. Azagury incarne une modernité sobre, attentive, presque discrète. Une modernité qui ne cherche pas à rompre avec le passé, mais à composer avec le réel.À l’heure où l’architecture est souvent réduite à l’image, à la signature ou à l’objet spectaculaire, cet épisode propose un pas de côté. Il invite à regarder autrement des immeubles que l’on croise tous les jours, sans toujours les voir. À comprendre que l’architecture est un langage silencieux, mais structurant. Et que certains choix, faits il y a plusieurs décennies, continuent d’organiser nos vies quotidiennes.Élie Azagury apparaît ici comme une figure à la fois engagée et discrète. Un architecte qui a travaillé contre les évidences, contre les effets de mode, contre l’oubli des usages. Un bâtisseur de villes vécues, plus que de villes rêvées.Un épisode pour rappeler que la ville ne se pense pas seulement en plans et en façades, mais en gestes, en parcours et en vies ordinaires.
What this episode covers
Casablanca lui doit beaucoup, sans toujours le savoir. Des immeubles, des quartiers entiers, une manière d’habiter la modernité. Élie Azagury n’est pas seulement un architecte du XXᵉ siècle : il est l’un de ceux qui ont pensé la ville comme un espace social, politique et profondément humain.Dans cet épisode de Cityscape by CitizOn, il ne s’agit pas d’un parcours académique ni d’un catalogue de réalisations. Il s’agit d’un regard. Celui d’un architecte qui refuse les formes gratuites, les gestes spectaculaires, les bâtiments déconnectés de ceux qui les habitent. Azagury construit pour vivre, pas pour impressionner. Et cela change tout.Formé à l’architecture moderne, engagé très tôt dans le Maroc de l’après-Indépendance, il participe à une aventure collective : celle d’un pays qui se reconstruit, qui cherche ses formes, ses usages, ses équilibres. À Casablanca, ses projets s’inscrivent dans des contextes précis, souvent contraints, parfois précaires. Logement social, équipements publics, architecture du quotidien. Là où d’autres voient des marges, Azagury voit des responsabilités.L’épisode explore cette idée centrale : l’architecture comme outil de dignité. Comment loger sans exclure. Comment construire sans écraser. Comment dessiner des espaces capables de créer du lien, de la circulation, de la vie. Chez Azagury, les bâtiments ne sont jamais isolés : ils dialoguent avec la rue, le climat, les habitudes, les corps. Ils acceptent le vieillissement, l’appropriation, parfois même la transformation.Cityscape by CitizOn s’attarde aussi sur ce que cette architecture raconte de Casablanca. Une ville rapide, dense, souvent brutale, mais traversée par des tentatives sincères d’équilibre. Azagury incarne une modernité sobre, attentive, presque discrète. Une modernité qui ne cherche pas à rompre avec le passé, mais à composer avec le réel.À l’heure où l’architecture est souvent réduite à l’image, à la signature ou à l’objet spectaculaire, cet épisode propose un pas de côté. Il invite à regarder autrement des immeubles que l’on croise tous les jours, sans toujours les voir. À comprendre que l’architecture est un langage silencieux, mais structurant. Et que certains choix, faits il y a plusieurs décennies, continuent d’organiser nos vies quotidiennes.Élie Azagury apparaît ici comme une figure à la fois engagée et discrète. Un architecte qui a travaillé contre les évidences, contre les effets de mode, contre l’oubli des usages. Un bâtisseur de villes vécues, plus que de villes rêvées.Un épisode pour rappeler que la ville ne se pense pas seulement en plans et en façades, mais en gestes, en parcours et en vies ordinaires.
NOW PLAYING
Citiscape | Elie Azagury : Modernité marocaine, mode d’emploi
No transcript for this episode yet
Similar Episodes
Mar 26, 2026 ·1m
Mar 19, 2026 ·34m
Feb 18, 2026 ·11m
Feb 11, 2026 ·45m