"Days of Pearly Spencer", un tube né d'une cabine téléphonique episode artwork

EPISODE · May 15, 2025 · 3 MIN

"Days of Pearly Spencer", un tube né d'une cabine téléphonique

from Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 · host Nostalgie+

Nous sommes le 6 octobre 1967. Un titre, porté par une nouvelle voix venue d'Irlande, va devenir l'une des chansons les plus importantes des mois à venir en Europe.Quinze semaine de présence continue dans les classements en feront même la 3e chanson la plus écoutée en 1968. Ce chanteur s'appelle David McWilliams. Son premier single, "God and My Country", sorti en septembre 1966, a fait un flop.McWilliams ne se décourage pas pour autant. Il entre en studio à Belfast pour enregistrer quelques démos. Il se fait repérer par un producteur irlandais influent du nom de Phil Solomon. Ce dernier arrache David McWilliams à CBS et l'embarque dans la grande aventure Major Minor.Il l'emmène à Londres enregistrer une balade. Certaines voix sont enregistrées à l'aide d'une ligne téléphonique à partir d'une cabine téléphonique près du studio.C'est l'une des recettes de cette chanson à l'étrange refrain qui dit "The days of Pearly Spencer".Le titre sort en octobre 1967, mais c'est une face B. Preuve qu'on y croit, mais pas assez pour l'exposer plus franchement.Cela dit, une radio va jouer le jeu à fond, et pas n'importe laquelle, c'est Radio Caroline, une station où Phil Solomon a ses entrées.Problème, la BBC ne veut pas du titre. Les violons tournoyants ont beau impressionner la presse musicale. Radio Caroline est une radio pirate, qui émet depuis un bateau en pleine mer. C'est une concurrence sévère pour la radio publique britannique.Ce qui n'arrange rien, c'est que la direction de la BBC apprend que le producteur Solomon est mêlé à cette affaire.Bref, la BBC va boycotter la chanson. Conséquence : les ventes ne sont pas au rendez-vous... En tout cas au Royaume-Uni.Car, ailleurs dans le monde, c'est une autre affaire. En Nouvelle Zélande, par exemple, The Avengers assure une reprise très fidèle à l'originale, quelques mois plus tard.Pas besoin de faire le tour du monde pour trouver le succès. "Days of Pearly Spencer" intègre les 15 premières places des classements en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique.En France, c'est carrément le tube de l'année 1968.Le voile pudique de la BBC n'aura donc fonctionné qu'en vase clos. C'est un triomphe pour David McWilliams. Même David Bowie citera, quelques années plus tard, le chanteur irlandais comme une influence majeure.Et dire que cette chanson, qui fut son premier grand happy day, raconte le destin d’un sans-domicile qu’il a rencontré à Ballymena, un quartier de Belfast où il a lui-même grandi...

Nous sommes le 6 octobre 1967. Un titre, porté par une nouvelle voix venue d'Irlande, va devenir l'une des chansons les plus importantes des mois à venir en Europe.Quinze semaine de présence continue dans les classements en feront même la 3e chanson la plus écoutée en 1968. Ce chanteur s'appelle David McWilliams. Son premier single, "God and My Country", sorti en septembre 1966, a fait un flop.McWilliams ne se décourage pas pour autant. Il entre en studio à Belfast pour enregistrer quelques démos. Il se fait repérer par un producteur irlandais influent du nom de Phil Solomon. Ce dernier arrache David McWilliams à CBS et l'embarque dans la grande aventure Major Minor.Il l'emmène à Londres enregistrer une balade. Certaines voix sont enregistrées à l'aide d'une ligne téléphonique à partir d'une cabine téléphonique près du studio.C'est l'une des recettes de cette chanson à l'étrange refrain qui dit "The days of Pearly Spencer".Le titre sort en octobre 1967, mais c'est une face B. Preuve qu'on y croit, mais pas assez pour l'exposer plus franchement.Cela dit, une radio va jouer le jeu à fond, et pas n'importe laquelle, c'est Radio Caroline, une station où Phil Solomon a ses entrées.Problème, la BBC ne veut pas du titre. Les violons tournoyants ont beau impressionner la presse musicale. Radio Caroline est une radio pirate, qui émet depuis un bateau en pleine mer. C'est une concurrence sévère pour la radio publique britannique.Ce qui n'arrange rien, c'est que la direction de la BBC apprend que le producteur Solomon est mêlé à cette affaire.Bref, la BBC va boycotter la chanson. Conséquence : les ventes ne sont pas au rendez-vous... En tout cas au Royaume-Uni.Car, ailleurs dans le monde, c'est une autre affaire. En Nouvelle Zélande, par exemple, The Avengers assure une reprise très fidèle à l'originale, quelques mois plus tard.Pas besoin de faire le tour du monde pour trouver le succès. "Days of Pearly Spencer" intègre les 15 premières places des classements en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique.En France, c'est carrément le tube de l'année 1968.Le voile pudique de la BBC n'aura donc fonctionné qu'en vase clos. C'est un triomphe pour David McWilliams. Même David Bowie citera, quelques années plus tard, le chanteur irlandais comme une influence majeure.Et dire que cette chanson, qui fut son premier grand happy day, raconte le destin d’un sans-domicile qu’il a rencontré à Ballymena, un quartier de Belfast où il a lui-même grandi...

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Nous sommes le 6 octobre 1967. Un titre, porté par une nouvelle voix venue d'Irlande, va devenir l'une des chansons les plus importantes des mois à venir en Europe.Quinze semaine de présence continue dans les classements en feront même la 3e chanson...

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