EPISODE · Oct 26, 2024 · 12 MIN
Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur ! - Méditation du dimanche 27 octobre 2024
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du dimanche 27 octobre - 30e semaine du Temps ordinaire Tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Marc (10, 46b-52) En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. Psaume 129 (versets 1 et 2) « Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur. Seigneur, écoute mon appel.Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière » Jésus sort de Jéricho, cette ville au plus creux… plus de 400 mètres sous le niveau de la mer ! Il ouvre un chemin, du plus profond de l’Humanité, là même où s’est anesthésié le cri de notre vie, épuisé de n’avoir pas été entendu. Du lieu où l’on quête pour survivre, il est à l’écoute. Ce cri des profondeurs n’est pas facile à oser pour celui qui souffre… ni pour les personnes qui vont leur chemin, même si elles suivent Jésus… C’est un cri qui dérange, dépouille et met à nu. Ce cri est celui de quelqu’un qui ne bouge plus, qui n’a plus d’autre chemin que la bordure, en marge de la vie, exclu de la communion avec les autres… Sans savoir précisément où il se trouve puisqu’il est aveugle, il se sait cependant en exil de lui-même et de la marche du monde. Il se retrouve pour ainsi dire dans le fossé de la vie : quand on est aveugle, peut-on espérer une autre issue que celle de se heurter et de tomber ? Noyé par l’abîme de son cri, même ce qui était en santé se trouvait enseveli… jusqu’à quêter. Aveugle oui, mais pas sourd !!! Le bruit de cette foule qui marche… Ils suivent quelqu’un. Vais-je prendre le risque de crier à nouveau ? Vous savez, un cri n’est jamais poli… ce n’est pas bien « élevé ». Ça sort à l’état brut, sans les artifices du langage. C’est habillé en vêtements déchirés, en poussières d’amertumes accumulées au fil des jours, en ecchymoses où les chutes ont mis fin aux tentatives de s’en sortir. Mais ce qui est au profond ne peut se taire... « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Et voilà que surgissent à nouveau tous ces « Veux-tu bien te taire ! ». Oh, ce n’est pas vraiment nouveau… cette semonce est familière… nous l’avons même cautionnée parfois par notre manière de donner foi à l’obscurité qui remplissait nos yeux. N’est-ce pas d’ailleurs la manière pour la foule de se protéger, d’être imperméable, inerte… et de fuir son propre cri des profondeurs ? Rabroué par tant de voix, l’aveugle choisit malgré tout de continuer de crier : « Fils de David, prends pitié de moi ». Son cri ne s’adresse pas à la foule… il s’adresse au Christ… qui l’entend.
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Évangile du dimanche 27 octobre - 30e semaine du Temps ordinaire Tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Marc (10, 46b-52) En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. Psaume 129 (versets 1 et 2) « Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur. Seigneur, écoute mon appel.Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière » Jésus sort de Jéricho, cette ville au plus creux… plus de 400 mètres sous le niveau de la mer ! Il ouvre un chemin, du plus profond de l’Humanité, là même où s’est anesthésié le cri de notre vie, épuisé de n’avoir pas été entendu. Du lieu où l’on quête pour survivre, il est à l’écoute. Ce cri des profondeurs n’est pas facile à oser pour celui qui souffre… ni pour les personnes qui vont leur chemin, même si elles suivent Jésus… C’est un cri qui dérange, dépouille et met à nu. Ce cri est celui de quelqu’un qui ne bouge plus, qui n’a plus d’autre chemin que la bordure, en marge de la vie, exclu de la communion avec les autres… Sans savoir précisément où il se trouve puisqu’il est aveugle, il se sait cependant en exil de lui-même et de la marche du monde. Il se retrouve pour ainsi dire dans le fossé de la vie : quand on est aveugle, peut-on espérer une autre issue que celle de se heurter et de tomber ? Noyé par l’abîme de son cri, même ce qui était en santé se trouvait enseveli… jusqu’à quêter. Aveugle oui, mais pas sourd !!! Le bruit de cette foule qui marche… Ils suivent quelqu’un. Vais-je prendre le risque de crier à nouveau ? Vous savez, un cri n’est jamais poli… ce n’est pas bien « élevé ». Ça sort à l’état brut, sans les artifices du langage. C’est habillé en vêtements déchirés, en poussières d’amertumes accumulées au fil des jours, en ecchymoses où les chutes ont mis fin aux tentatives de s’en sortir. Mais ce qui est au profond ne peut se taire... « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Et voilà que surgissent à nouveau tous ces « Veux-tu bien te taire ! ». Oh, ce n’est pas vraiment nouveau… cette semonce est familière… nous l’avons même cautionnée parfois par notre manière de donner foi à l’obscurité qui remplissait nos yeux. N’est-ce pas d’ailleurs la manière pour la foule de se protéger, d’être imperméable, inerte… et de fuir son propre cri des profondeurs ? Rabroué par tant de voix, l’aveugle choisit malgré tout de continuer de crier : « Fils de David, prends pitié de moi ». Son cri ne s’adresse pas à la foule… il s’adresse au Christ… qui l’entend.
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