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EPISODE · Jun 25, 2026 · 2 MIN

Choses à Savoir TECH VERTE - Désaliniser l’eau de mer sans énergie ?

from Choses à Savoir TECH VERTE

Et si l’on pouvait produire de l’eau potable avec le soleil, sans rejeter de saumure polluante, tout en récupérant au passage des minéraux précieux comme le lithium ? C’est la piste ouverte par des chercheurs de l’Université de Rochester, aux États-Unis, au sein de son Institute of Optics. Leur technologie, développée sous la direction de Chunlei Guo, repose sur des panneaux solaires d’un genre particulier : des surfaces métalliques noires, finement modifiées au laser.Le principe est à la fois simple et ingénieux. Les chercheurs utilisent un laser femtoseconde, c’est-à-dire un laser capable d’agir sur des temps extrêmement courts, pour texturer le métal à très petite échelle. Cette surface devient alors capable d’absorber presque toute l’énergie solaire. Une fine couche d’eau s’y dépose, chauffe, s’évapore, puis se distille. Autrement dit, l’eau salée se transforme en vapeur, puis en eau douce, laissant derrière elle les sels et minéraux. L’intérêt majeur de cette méthode concerne l’absence de saumure rejetée. Dans les procédés classiques de désalinisation, cette eau très concentrée en sel est souvent renvoyée dans le milieu marin. Elle peut augmenter localement la salinité, réduire l’oxygène disponible et fragiliser la biodiversité. Ici, les résidus ne sont pas rejetés : ils sont récupérés.La technologie va même plus loin. La partie active du panneau favorise l’évaporation, tandis qu’une zone passive, non traitée, collecte les sels et minéraux. Les chercheurs exploitent pour cela un phénomène connu sous le nom d’« auréole de café » : lorsqu’une goutte sèche, les particules se concentrent sur les bords. Le même mécanisme permet ici d’acheminer les sels vers une zone où ils peuvent être extraits sans obstruer le système. Des nanoparticules d’hydrure de titane intégrées à la surface facilitent notamment la récupération du lithium, un métal stratégique pour les batteries. Les essais menés avec des eaux du Pacifique, de l’Atlantique, de l’océan Indien et du Grand Lac Salé montrent des résultats prometteurs. Environ 50 % du lithium présent dans les sels résiduels du Grand Lac Salé a pu être extrait. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Et si l’on pouvait produire de l’eau potable avec le soleil, sans rejeter de saumure polluante, tout en récupérant au passage des minéraux précieux comme le lithium ? C’est la piste ouverte par des chercheurs de l’Université de Rochester, aux États-Unis, au sein de son Institute of Optics. Leur technologie, développée sous la direction de Chunlei Guo, repose sur des panneaux solaires d’un genre particulier : des surfaces métalliques noires, finement modifiées au laser.Le principe est à la fois simple et ingénieux. Les chercheurs utilisent un laser femtoseconde, c’est-à-dire un laser capable d’agir sur des temps extrêmement courts, pour texturer le métal à très petite échelle. Cette surface devient alors capable d’absorber presque toute l’énergie solaire. Une fine couche d’eau s’y dépose, chauffe, s’évapore, puis se distille. Autrement dit, l’eau salée se transforme en vapeur, puis en eau douce, laissant derrière elle les sels et minéraux. L’intérêt majeur de cette méthode concerne l’absence de saumure rejetée. Dans les procédés classiques de désalinisation, cette eau très concentrée en sel est souvent renvoyée dans le milieu marin. Elle peut augmenter localement la salinité, réduire l’oxygène disponible et fragiliser la biodiversité. Ici, les résidus ne sont pas rejetés : ils sont récupérés.La technologie va même plus loin. La partie active du panneau favorise l’évaporation, tandis qu’une zone passive, non traitée, collecte les sels et minéraux. Les chercheurs exploitent pour cela un phénomène connu sous le nom d’« auréole de café » : lorsqu’une goutte sèche, les particules se concentrent sur les bords. Le même mécanisme permet ici d’acheminer les sels vers une zone où ils peuvent être extraits sans obstruer le système. Des nanoparticules d’hydrure de titane intégrées à la surface facilitent notamment la récupération du lithium, un métal stratégique pour les batteries. Les essais menés avec des eaux du Pacifique, de l’Atlantique, de l’océan Indien et du Grand Lac Salé montrent des résultats prometteurs. Environ 50 % du lithium présent dans les sels résiduels du Grand Lac Salé a pu être extrait. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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