EPISODE · Nov 24, 2024 · 10 MIN
Donner tout ce que l’on est - Méditation du lundi 25 novembre 2024
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du lundi 25 novembre - 34e semaine du Temps ordinaire Tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions « Jésus vit une veuve misérable mettre deux petites pièces de monnaie » (Lc 21, 1-4) En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. » « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre.» Ce verset que nous avons médité il n’y a pas si longtemps (dimanche 10 novembre), Jésus nous l’offre à nouveau ce lundi matin. Dans cette ‘répétition’, je devine qu’il y a un message essentiel pour notre cœur en cette toute fin de l’année liturgique. En méditant ces quelques lignes de l’Evangile, j’ai senti l’invitation de l’Esprit à m’approcher de ‘cette femme’ - dont st Luc nous dit - qu’elle est « une veuve misérable et pauvre ». Guidée par Lui, tenter de lire et de comprendre ce qui a bien pu se passer dans la vie de cette veuve anonyme pour qu’elle ait eu la force et la dignité de s’approcher du temple, y entrer, le traverser au milieu de la foule pour y déposer « ses deux petites pièces de monnaie. » Dans la société patriarcale, comme l’était celle du temps de Jésus, ‘être veuve’ pour une femme équivalait à ne plus disposer d’aucunes ressources nécessaires pour vivre au quotidien. Ayant perdu son mari, elle perdait avec lui en même temps son statut social et économique. Elle tombait réellement dans la misère si personne ne lui venait en aide. C’est pourquoi la Bible - dans les Psaumes, les livres sapientiaux et chez les prophètes - est remplie d’appels à la compassion envers les ‘veuves et les orphelins’, littéralement ‘déshérités de la vie’. Et Dieu Lui-même est « Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure. » (Ps. 67,6) « Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve. Les larmes de la veuve ne coulent-elles pas sur ses joues ? » (Si 35,16-17). Au cœur de son immense tristesse et dépouillement, cette ‘veuve du temple de Jérusalem’ avait-elle fait l’expérience dont parle le sage Ben Sirac ? Ses larmes, avaient-elles pu sentir que réellement Dieu les avait versées avec elle dans son extrême indigence ? Jusqu’à quelle profondeur de son cœur meurtri et esseulé avait-elle pu expérimenter la compassion de Dieu pour venir ce jour-là déposer son offrande dans le trésor? J’aime à imaginer qu’à ses oreilles était peut-être parvenue la rumeur au sujet de ce jeune prophète, Jésus de Nazareth. Alors que Lui recommandait sans cesse « de ne dire la chose à personne » (après les nombreux miracles de guérisons qu’Il faisait) « plus Il le leur recommandait, de plus belle ils la proclamaient. Ils étaient frappés au-delà de toute mesure et disaient: "Il a bien fait toutes choses: il fait entendre les sourds et parler les muets." (Mc 7, 36-37) Ce jeune prophète qui « faisait bien toutes choses », elle avait peut-être secrètement désiré elle aussi le rencontrer un jour … D’ailleurs, perdue dans la foule des anonymes, n’avait-elle pas entendu de ses propres oreilles ces mots venus du ciel : "Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.” (Lc 6, 20-21)
What this episode covers
Évangile du lundi 25 novembre - 34e semaine du Temps ordinaire Tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions « Jésus vit une veuve misérable mettre deux petites pièces de monnaie » (Lc 21, 1-4) En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. » « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre.» Ce verset que nous avons médité il n’y a pas si longtemps (dimanche 10 novembre), Jésus nous l’offre à nouveau ce lundi matin. Dans cette ‘répétition’, je devine qu’il y a un message essentiel pour notre cœur en cette toute fin de l’année liturgique. En méditant ces quelques lignes de l’Evangile, j’ai senti l’invitation de l’Esprit à m’approcher de ‘cette femme’ - dont st Luc nous dit - qu’elle est « une veuve misérable et pauvre ». Guidée par Lui, tenter de lire et de comprendre ce qui a bien pu se passer dans la vie de cette veuve anonyme pour qu’elle ait eu la force et la dignité de s’approcher du temple, y entrer, le traverser au milieu de la foule pour y déposer « ses deux petites pièces de monnaie. » Dans la société patriarcale, comme l’était celle du temps de Jésus, ‘être veuve’ pour une femme équivalait à ne plus disposer d’aucunes ressources nécessaires pour vivre au quotidien. Ayant perdu son mari, elle perdait avec lui en même temps son statut social et économique. Elle tombait réellement dans la misère si personne ne lui venait en aide. C’est pourquoi la Bible - dans les Psaumes, les livres sapientiaux et chez les prophètes - est remplie d’appels à la compassion envers les ‘veuves et les orphelins’, littéralement ‘déshérités de la vie’. Et Dieu Lui-même est « Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure. » (Ps. 67,6) « Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve. Les larmes de la veuve ne coulent-elles pas sur ses joues ? » (Si 35,16-17). Au cœur de son immense tristesse et dépouillement, cette ‘veuve du temple de Jérusalem’ avait-elle fait l’expérience dont parle le sage Ben Sirac ? Ses larmes, avaient-elles pu sentir que réellement Dieu les avait versées avec elle dans son extrême indigence ? Jusqu’à quelle profondeur de son cœur meurtri et esseulé avait-elle pu expérimenter la compassion de Dieu pour venir ce jour-là déposer son offrande dans le trésor? J’aime à imaginer qu’à ses oreilles était peut-être parvenue la rumeur au sujet de ce jeune prophète, Jésus de Nazareth. Alors que Lui recommandait sans cesse « de ne dire la chose à personne » (après les nombreux miracles de guérisons qu’Il faisait) « plus Il le leur recommandait, de plus belle ils la proclamaient. Ils étaient frappés au-delà de toute mesure et disaient: "Il a bien fait toutes choses: il fait entendre les sourds et parler les muets." (Mc 7, 36-37) Ce jeune prophète qui « faisait bien toutes choses », elle avait peut-être secrètement désiré elle aussi le rencontrer un jour … D’ailleurs, perdue dans la foule des anonymes, n’avait-elle pas entendu de ses propres oreilles ces mots venus du ciel : "Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.” (Lc 6, 20-21)
NOW PLAYING
Donner tout ce que l’on est - Méditation du lundi 25 novembre 2024
No transcript for this episode yet
Similar Episodes
Sep 17, 2025 ·24m
Jun 12, 2025 ·20m
May 19, 2025 ·25m
Jan 10, 2025 ·28m
Jan 10, 2025 ·23m