Japon : l’eau salé se transforme en électricité ? episode artwork

EPISODE · Sep 17, 2025 · 2 MIN

Japon : l’eau salé se transforme en électricité ?

from Choses à Savoir TECH VERTE

Le Japon vient de franchir une étape symbolique dans la course aux énergies renouvelables. Le 5 août dernier, la ville de Fukuoka, au sud-ouest de l’archipel, a inauguré la toute première centrale osmotique du pays. C’est seulement la deuxième installation de ce type au monde, après celle ouverte au Danemark en 2023. Cette centrale devrait produire près de 880 000 kilowattheures par an, assez pour alimenter environ 220 foyers japonais, mais surtout pour faire tourner une usine de dessalement qui fournit en eau douce la ville et les communes voisines, selon le site Interesting Engineering.L’énergie osmotique, ou « énergie bleue », repose sur un principe simple : exploiter la différence de salinité entre l’eau douce d’un fleuve et l’eau salée de la mer. Une membrane semi-perméable sépare ces deux masses d’eau. L’eau douce migre naturellement vers l’eau salée, créant une surpression capable d’actionner une turbine et de produire de l’électricité. Contrairement au solaire ou à l’éolien, cette ressource fonctionne en continu, de jour comme de nuit, et ne dépend pas de la météo. « Une source d’énergie renouvelable de nouvelle génération, sans CO₂ et disponible 24 heures sur 24 », vante l’Agence des eaux de Fukuoka.Mais transformer ce potentiel en réalité industrielle reste un défi. Le rendement global de l’osmose est souvent limité par des pertes d’énergie liées au pompage ou au frottement dans les membranes. « Bien que l’eau salée libère de l’énergie en se mélangeant à l’eau douce, une grande partie est perdue avant d’arriver à la turbine », rappelle Sandra Kentish, professeure à l’Université de Melbourne, dans les colonnes du Guardian.Pour contourner ces obstacles, la centrale japonaise mise sur une astuce : utiliser la saumure issue du dessalement, beaucoup plus concentrée en sel que l’eau de mer classique. Ce gradient accentué augmente l’efficacité du système et améliore la quantité d’énergie produite. Pour l’heure, Fukuoka reste un projet pilote, mais il suscite déjà des espoirs. Des chercheurs australiens envisagent de tester la même approche sur leurs lacs salés, avec l’idée que cette « électricité bleue » pourrait, demain, compléter le bouquet des énergies propres. Une technologie encore balbutiante, mais qui illustre bien l’inventivité déployée pour réduire la dépendance mondiale aux énergies fossiles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Japon vient de franchir une étape symbolique dans la course aux énergies renouvelables. Le 5 août dernier, la ville de Fukuoka, au sud-ouest de l’archipel, a inauguré la toute première centrale osmotique du pays. C’est seulement la deuxième installation de ce type au monde, après celle ouverte au Danemark en 2023. Cette centrale devrait produire près de 880 000 kilowattheures par an, assez pour alimenter environ 220 foyers japonais, mais surtout pour faire tourner une usine de dessalement qui fournit en eau douce la ville et les communes voisines, selon le site Interesting Engineering.L’énergie osmotique, ou « énergie bleue », repose sur un principe simple : exploiter la différence de salinité entre l’eau douce d’un fleuve et l’eau salée de la mer. Une membrane semi-perméable sépare ces deux masses d’eau. L’eau douce migre naturellement vers l’eau salée, créant une surpression capable d’actionner une turbine et de produire de l’électricité. Contrairement au solaire ou à l’éolien, cette ressource fonctionne en continu, de jour comme de nuit, et ne dépend pas de la météo. « Une source d’énergie renouvelable de nouvelle génération, sans CO₂ et disponible 24 heures sur 24 », vante l’Agence des eaux de Fukuoka.Mais transformer ce potentiel en réalité industrielle reste un défi. Le rendement global de l’osmose est souvent limité par des pertes d’énergie liées au pompage ou au frottement dans les membranes. « Bien que l’eau salée libère de l’énergie en se mélangeant à l’eau douce, une grande partie est perdue avant d’arriver à la turbine », rappelle Sandra Kentish, professeure à l’Université de Melbourne, dans les colonnes du Guardian.Pour contourner ces obstacles, la centrale japonaise mise sur une astuce : utiliser la saumure issue du dessalement, beaucoup plus concentrée en sel que l’eau de mer classique. Ce gradient accentué augmente l’efficacité du système et améliore la quantité d’énergie produite. Pour l’heure, Fukuoka reste un projet pilote, mais il suscite déjà des espoirs. Des chercheurs australiens envisagent de tester la même approche sur leurs lacs salés, avec l’idée que cette « électricité bleue » pourrait, demain, compléter le bouquet des énergies propres. Une technologie encore balbutiante, mais qui illustre bien l’inventivité déployée pour réduire la dépendance mondiale aux énergies fossiles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

NOW PLAYING

Japon : l’eau salé se transforme en électricité ?

0:00 2:23

No transcript for this episode yet

We transcribe on demand. Request one and we'll notify you when it's ready — usually under 10 minutes.

XXX Tech by SOVRYN Dr. Brian Sovryn The crossroads between technology, sensuality, and metaphysics - and the longest running anarchist podcast in the world! Brought to you by Dr. Brian Sovryn. Dadgets Joe Vargo & Tony Gruenwald We’re dads! We love tech! We know your dad does too! We’re Joe and Tony and this is Dadgets! The Protocol CoinDesk Dive deep into the blockchain realm with The Protocol Podcast, where we unravel the intricate technologies powering cryptocurrencies like Bitcoin and Ethereum. Join us on a journey through the labyrinthine layers of blockchain innovation, as tech-savvy developers sculpt the future of finance and the decentralized web. Led by CoinDesk's adept journalists, we dissect the freshest news and project revelations, demystifying the mechanics and significance of it all for those hungry to grasp the inner workings of this dynamic and rapidly evolving industry.Meet your hosts: Brad Keoun, Sam Kessler, and Margaux Nijkerk…and tune in, techies! AI Generated - EDU Video Podcast Magnus Lian Explore how video tools and AI are transforming education with Magnus Sæternes Lian, Senior Engineer at NTNU and founder of ReadyMedia. This podcast dives into the latest video technologies, real-world use cases, and actionable insights for educators and tech enthusiasts. Created using cutting-edge AI tools like GoogleLM and ElevenLabs, all content is verified for accuracy. Discover practical solutions and stay ahead in the evolving landscape of educational technology!

Frequently Asked Questions

How long is this episode of Choses à Savoir TECH VERTE?

This episode is 2 minutes long.

When was this Choses à Savoir TECH VERTE episode published?

This episode was published on September 17, 2025.

What is this episode about?

Le Japon vient de franchir une étape symbolique dans la course aux énergies renouvelables. Le 5 août dernier, la ville de Fukuoka, au sud-ouest de l’archipel, a inauguré la toute première centrale osmotique du pays. C’est seulement la deuxième...

Can I download this Choses à Savoir TECH VERTE episode?

Yes, you can download this episode by clicking the download button on the episode player, or subscribe to the podcast in your preferred podcast app for automatic downloads.
URL copied to clipboard!