EPISODE · Dec 10, 2024 · 10 MIN
Le joug des Fêtes : déviation ou renaissance d’une Espérance ? - Méditation du mercredi 11 décembre 2024
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du mercredi 11 décembre - 2ème Semaine de l'Avent Tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions « Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30) En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Veuillez noter que l'équipe des méditations prendra une pause pour le temps des fêtes. La dernière méditation de 2024 sera pour le dimanche 22 décembre et nous serons de retour le lundi 6 janvier 2025. Nous vous remercions de nous avoir lu et avons hâte de vous retrouver en janvier ! Joyeux Noël et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Barbara, Dany, Halyna, Laurence, Marie-Emmanuel, Martial, Michel, Paolo, Stéfan et Vincent. Chers frères et sœurs en Jésus-Christ, nous faisons route en ce temps de l’Avent vers Noël, cette fête païenne et chrétienne du retour de la Lumière. Or, pour plusieurs personnes, près du tiers estiment les sondages, il y a pourtant une ombre au tableau. Étrange ? Peut-être pas. Vous connaissez sans doute dans votre entourage, si ce n’est vous-même, un « Grinch », célèbre personnage fictif du Dr Seuss, détestable parce que détestant, voire gâchant la fête de Noël. Or, sous la fiction du personnage ombrageux se fait jour une réalité bien concrète et documentée que l’on nomme la « natalophobie ». Vous connaissez ? Tout le monde n’aime pas Noël et le temps des Fêtes de fin d’année. Pour certains, c’est une véritable phobie, considérée même comme un trouble anxieux, se manifestant dès le début décembre et pouvant mener à l’irritabilité, à la déprime, voire à la détresse psychologique. Le décalage entre ce que Noël devrait être selon l’imaginaire commun et ce qu’il est vraiment pour certains, peut causer une souffrance psychologique importante, à quoi s’ajoutent parfois aussi des stress financiers et des troubles alimentaires. Bref, un véritable fardeau pour une tranche de la population. Et, pourtant… J’ai l’intime conviction que Jésus nous convie, dans l’Évangile du jour et en ce temps de l’Avent, à un renversement significatif et renouvelé du joug que représentent les Fêtes de Noël et de fin d’année. « Lorsqu’on est anxieux à l’idée de fêter Noël, affirme la psychopraticienne Ondine Khayat, ça veut dire qu’on est trop poreux au climat extérieur. Il est donc nécessaire d’éviter les pollutions extérieures qui ne sont pas utiles[1] ». Autrement dit, faire le tri de l’essentiel et de l’accessoire, afin de nous recentrer concrètement sur nos authentiques besoins et désirs, et, en eux, être conduits, pour peu que nous nous y ouvrions, à notre véritable Soif, la Soif de Dieu en Jésus-Christ par l’Esprit, lieu de notre véritable repos. « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. […] Tu étais au-dedans et moi dehors et c’est là que je te cherchais. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi », confesse saint Augustin. La « natalophobie », n’est-ce pas le joug symptomatique d’un Noël sans Toi, sans Nous, d’une « étable » sens dessus dessous, aux volutes pestilentielles, qui n’est, dans le fond, qu’une « crèche » encombrée d’un vide, en place et lieu d’une Demeure désirée sublimement habitée au cœur de notre vie ? Jésus-Christ, doux et humble de cœur, nous invite, durant l’Avent, à devenir disciples en revêtant Son Joug. Ce Joug est métaphoriquement ce « joint de dilatation[2] » bien ajusté qui veut libérer Noël de son « enfer-me-ment », de telle sorte qu’il soit le lieu lumineux d’une renaissance filiale perpétuelle et d’une infinie fraternité tout empreinte d’espérance.
What this episode covers
Évangile du mercredi 11 décembre - 2ème Semaine de l'Avent Tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions « Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30) En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Veuillez noter que l'équipe des méditations prendra une pause pour le temps des fêtes. La dernière méditation de 2024 sera pour le dimanche 22 décembre et nous serons de retour le lundi 6 janvier 2025. Nous vous remercions de nous avoir lu et avons hâte de vous retrouver en janvier ! Joyeux Noël et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Barbara, Dany, Halyna, Laurence, Marie-Emmanuel, Martial, Michel, Paolo, Stéfan et Vincent. Chers frères et sœurs en Jésus-Christ, nous faisons route en ce temps de l’Avent vers Noël, cette fête païenne et chrétienne du retour de la Lumière. Or, pour plusieurs personnes, près du tiers estiment les sondages, il y a pourtant une ombre au tableau. Étrange ? Peut-être pas. Vous connaissez sans doute dans votre entourage, si ce n’est vous-même, un « Grinch », célèbre personnage fictif du Dr Seuss, détestable parce que détestant, voire gâchant la fête de Noël. Or, sous la fiction du personnage ombrageux se fait jour une réalité bien concrète et documentée que l’on nomme la « natalophobie ». Vous connaissez ? Tout le monde n’aime pas Noël et le temps des Fêtes de fin d’année. Pour certains, c’est une véritable phobie, considérée même comme un trouble anxieux, se manifestant dès le début décembre et pouvant mener à l’irritabilité, à la déprime, voire à la détresse psychologique. Le décalage entre ce que Noël devrait être selon l’imaginaire commun et ce qu’il est vraiment pour certains, peut causer une souffrance psychologique importante, à quoi s’ajoutent parfois aussi des stress financiers et des troubles alimentaires. Bref, un véritable fardeau pour une tranche de la population. Et, pourtant… J’ai l’intime conviction que Jésus nous convie, dans l’Évangile du jour et en ce temps de l’Avent, à un renversement significatif et renouvelé du joug que représentent les Fêtes de Noël et de fin d’année. « Lorsqu’on est anxieux à l’idée de fêter Noël, affirme la psychopraticienne Ondine Khayat, ça veut dire qu’on est trop poreux au climat extérieur. Il est donc nécessaire d’éviter les pollutions extérieures qui ne sont pas utiles[1] ». Autrement dit, faire le tri de l’essentiel et de l’accessoire, afin de nous recentrer concrètement sur nos authentiques besoins et désirs, et, en eux, être conduits, pour peu que nous nous y ouvrions, à notre véritable Soif, la Soif de Dieu en Jésus-Christ par l’Esprit, lieu de notre véritable repos. « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. […] Tu étais au-dedans et moi dehors et c’est là que je te cherchais. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi », confesse saint Augustin. La « natalophobie », n’est-ce pas le joug symptomatique d’un Noël sans Toi, sans Nous, d’une « étable » sens dessus dessous, aux volutes pestilentielles, qui n’est, dans le fond, qu’une « crèche » encombrée d’un vide, en place et lieu d’une Demeure désirée sublimement habitée au cœur de notre vie ? Jésus-Christ, doux et humble de cœur, nous invite, durant l’Avent, à devenir disciples en revêtant Son Joug. Ce Joug est métaphoriquement ce « joint de dilatation[2] » bien ajusté qui veut libérer Noël de son « enfer-me-ment », de telle sorte qu’il soit le lieu lumineux d’une renaissance filiale perpétuelle et d’une infinie fraternité tout empreinte d’espérance.
NOW PLAYING
Le joug des Fêtes : déviation ou renaissance d’une Espérance ? - Méditation du mercredi 11 décembre 2024
No transcript for this episode yet
Similar Episodes
Sep 17, 2025 ·24m
Jun 12, 2025 ·20m
May 19, 2025 ·25m
Jan 10, 2025 ·28m
Jan 10, 2025 ·23m