EPISODE · Jan 8, 2026 · 10 MIN
Le plaisir réduit le bonheur
from Marc André Morel | Devenir ce que l'on peut devenir · host Marc André Morel
Le plaisir réduit le bonheur. La sécrétion répétée de dopamine, souvent déclenchée par la recherche immédiate de plaisir (récompense), peut perturber l’équilibre de nos neurotransmetteurs. Cela affecte notamment la production de sérotonine, qui, elle, est liée au bien-être durable et à la satisfaction profonde.Il est fréquent de confondre plaisir et bonheur. Pourtant, leurs effets — surtout biochimiques — sont très différents, particulièrement à long terme.Le plaisir, c’est :à court terme : quelques secondes ou minutesviscéral : ressenti dans le corps ou par les senslié à l’action de prendre : on prend du plaisirassocié à des substances ou stimuli : alcool, sucre, drogues, nourriture, etc.vécu individuellement : centré sur soipotentiellement addictifLe bonheur, c’est :à long termevolatil : il ne se contrôle pas, il se vitlié à l’action de donner : on rend quelqu’un heureuxdissocié des substances ou des objetsconnecté aux autres : il se partagenon addictif : il apaise, plutôt qu’il excitePourquoi faire cette distinction?Parce que plus on confond plaisir et bonheur, plus on passe à côté de ce qui peut réellement nourrir notre sentiment de contentement et d’accomplissement. Et plus l’anxiété s’installe.J’en fais moi-même l’expérience. Malgré avoir éliminé certaines dépendances de mon quotidien (alcool, cannabis, sucreries), je me surprends encore à scroller mon téléphone (dopamine) en regardant une série télé (dopamine), ou à commander en ligne pour recevoir un colis qui agit comme une petite récompense (dopamine). Résultat? Une forme d’anxiété chronique… et une impression de vide. Moins de bonheur.La dopamine agit comme une hormone de récompense. Plus on la stimule, plus le cerveau en réclame — en fréquence et en intensité. Cette quête des extrêmes crée des comportements compulsifs… puis une dépendance.La dopamine excite les neurones. Trop sollicités, ils s’usent, certains meurent. Le cerveau compense : il réclame des stimulations plus fortes pour atteindre le même niveau de satisfaction. C’est ce qu’on appelle la tolérance. Et c’est ainsi que naît la dépendance. Pour en savoir plus sur ce phénomène et des solutions, lisez mon article Dopamine Junkies: retrouver sa pleine productivité.En parallèle, la sérotonine, associée au bonheur, se libère dans un contexte de calme, de contentement, de gratitude. Or, une surproduction de dopamine peut inhiber cette sécrétion.Autrement dit : plus on court après le plaisir, moins on est heureux.Retrouver le bonheurPour cultiver un bonheur plus profond, cherchons le contentement à long terme. Modérons notre appétit pour les plaisirs immédiats, souvent illusoires, et reconnectons-nous à ce qui apaise vraiment.Parce que le bonheur… ne se prend pas. Il se construit.-Pour ne rien manquer de mes publications et recevoir de nouvelles idées pour vous perfectionner, rejoignez ma communauté exclusive: https://marcandremorel.com/#infolettreBesoin de vérifier les disponibilités pour une conférence auprès de votre groupe, contactez-nous directement: [email protected]
What this episode covers
Le plaisir réduit le bonheur. La sécrétion répétée de dopamine, souvent déclenchée par la recherche immédiate de plaisir (récompense), peut perturber l’équilibre de nos neurotransmetteurs. Cela affecte notamment la production de sérotonine, qui, elle, est liée au bien-être durable et à la satisfaction profonde. Il est fréquent de confondre plaisir et bonheur. Pourtant, leurs effets — surtout biochimiques — sont très différents, particulièrement à long terme. Le plaisir, c’est : à court ter...
NOW PLAYING
Le plaisir réduit le bonheur
No transcript for this episode yet
Similar Episodes
Apr 22, 2025 ·32m
Feb 27, 2025 ·0m
Sep 20, 2024 ·57m
Aug 7, 2024 ·16m