EPISODE · Feb 14, 2025 · 7 MIN
Le trésor du désert - Méditation du samedi 15 février 2025
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du samedi 15 février- 5e semaine du temps ordinaireTiré duPrions en Église et pour les personnes qui voudraients’abonner au Prions« Les gens mangèrent et furent rassasiés » (Mc 8, 1-10)En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.Méditation - Le trésor du désertL’Évangile nous apporte un baume dans un monde où nous vivons de plus en plus « dans le désert ». Et ce désert actuel est fait de multiples éléments : catastrophes de toute sorte, guerres, menaces économiques, crise écologique, pertes relationnelles et identitaires, etc. Mais rappelons-nous ces paroles du prophète Osée : « C'est pourquoi je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur » (2, 16).Au cœur du désert, l’humain est détaché des choses du monde et ce détachement, si chanté par Maître Eckhart, vise à ce que notre cœur apprenne plutôt à s’attacher à Dieu et à écouter Celui qui veut parler à notre cœur. En d’autres termes, nous sommes appelés sur notre chemin spirituel à passer du monde à Dieu, et cela implique dépouillement et détachement.Mais, nous dit aussi le texte d’aujourd’hui, Dieu y a « compassion » pour nous. Comme Jésus le dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. »Cela signifie pour nous, comme cet extrait nous le suggère, qu’au cœur de ce temps, dans la sécheresse de nos maux, Dieu voit notre misère. Ces trois jours sont dans cette perspective très suggestifs, car ne représentent-ils pas ce temps de la Passion du Christ, dont sa descente dans la mort, où Il est livré à nos péchés, à nos violences, à nos enfers et à nos morts mais que le troisième jour, Il ressuscite. Ainsi, en tous nos déserts où la mort nous enlace le Fils est présent et nous dit : « j’y suis avec vous et je vous y offre la résurrection ».Si ces temps de désert nous font jeûner et creusent notre faim, ils nous découvrent une autre nourriture, celle d’un Dieu qui se fait Pain de Vie pour nous. Et dans ces déserts du monde, si nous ne voulons pas « défaillir », nous avons besoin de cette autre nourriture, celle qui « rassasie » l’être en profondeur. Cette nourriture n’est pas comme celle du monde, car elle est toujours débordement ou surabondance. De sept pains, après avoir nourri quatre milles personnes, il demeure sept paniers bien pleins.
What this episode covers
Évangile du samedi 15 février- 5e semaine du temps ordinaireTiré duPrions en Église et pour les personnes qui voudraients’abonner au Prions« Les gens mangèrent et furent rassasiés » (Mc 8, 1-10)En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.Méditation - Le trésor du désertL’Évangile nous apporte un baume dans un monde où nous vivons de plus en plus « dans le désert ». Et ce désert actuel est fait de multiples éléments : catastrophes de toute sorte, guerres, menaces économiques, crise écologique, pertes relationnelles et identitaires, etc. Mais rappelons-nous ces paroles du prophète Osée : « C'est pourquoi je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur » (2, 16).Au cœur du désert, l’humain est détaché des choses du monde et ce détachement, si chanté par Maître Eckhart, vise à ce que notre cœur apprenne plutôt à s’attacher à Dieu et à écouter Celui qui veut parler à notre cœur. En d’autres termes, nous sommes appelés sur notre chemin spirituel à passer du monde à Dieu, et cela implique dépouillement et détachement.Mais, nous dit aussi le texte d’aujourd’hui, Dieu y a « compassion » pour nous. Comme Jésus le dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. »Cela signifie pour nous, comme cet extrait nous le suggère, qu’au cœur de ce temps, dans la sécheresse de nos maux, Dieu voit notre misère. Ces trois jours sont dans cette perspective très suggestifs, car ne représentent-ils pas ce temps de la Passion du Christ, dont sa descente dans la mort, où Il est livré à nos péchés, à nos violences, à nos enfers et à nos morts mais que le troisième jour, Il ressuscite. Ainsi, en tous nos déserts où la mort nous enlace le Fils est présent et nous dit : « j’y suis avec vous et je vous y offre la résurrection ».Si ces temps de désert nous font jeûner et creusent notre faim, ils nous découvrent une autre nourriture, celle d’un Dieu qui se fait Pain de Vie pour nous. Et dans ces déserts du monde, si nous ne voulons pas « défaillir », nous avons besoin de cette autre nourriture, celle qui « rassasie » l’être en profondeur. Cette nourriture n’est pas comme celle du monde, car elle est toujours débordement ou surabondance. De sept pains, après avoir nourri quatre milles personnes, il demeure sept paniers bien pleins.
NOW PLAYING
Le trésor du désert - Méditation du samedi 15 février 2025
No transcript for this episode yet
Similar Episodes
Sep 17, 2025 ·24m
Jun 12, 2025 ·20m
May 19, 2025 ·25m
Jan 10, 2025 ·28m
Jan 10, 2025 ·23m