EPISODE · May 5, 2026 · 9 MIN
Les nœuds de la vigne – Méditation du mercredi 6 mai 2026
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du mercredi 6 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :« Moi, je suis la vraie vigne,et mon Père est le vigneron.Tout sarment qui est en moi,mais qui ne porte pas de fruit,mon Père l’enlève ;tout sarment qui porte du fruit,il le purifie en le taillant,pour qu’il en porte davantage.Mais vous, déjà vous voici purifiésgrâce à la parole que je vous ai dite.Demeurez en moi, comme moi en vous.De même que le sarmentne peut pas porter de fruit par lui-mêmes’il ne demeure pas sur la vigne,de même vous non plus,si vous ne demeurez pas en moi.Moi, je suis la vigne,et vous, les sarments.Celui qui demeure en moiet en qui je demeure,celui-là porte beaucoup de fruit,car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.Si quelqu’un ne demeure pas en moi,il est, comme le sarment, jeté dehors,et il se dessèche.Les sarments secs, on les ramasse,on les jette au feu, et ils brûlent.Si vous demeurez en moi,et que mes paroles demeurent en vous,demandez tout ce que vous voulez,et cela se réalisera pour vous.Ce qui fait la gloire de mon Père,c’est que vous portiez beaucoup de fruitet que vous soyez pour moi des disciples. »Sous le vaste ciel qui unit un horizon à l’autre, est-il possible de se sentir un moi isolé et perdu ? Dans ce bleu intense, puis-je me considérer comme une chose étriquée et oubliée de la lumière ? Quand un vaste courant frissonne dans les herbes chauffées par l’été, mon âme s’ouvre d’elle-même aux forces nourrissantes qui la comble. « Dans le silence bruissant de la prairie, sous le ciel immense, il m’est presque impossible de rester un moi unique et séparé, une aveugle petite vie entêtée qui refuse de se fondre dans la grande communauté. Autrefois, j’avais tiré toute ma fierté d’être une telle vie, mais sur l’alpage cette vie m’apparait misérable et ridicule, un néant bouffi d’orgueil. » (1)Pourtant, la vaste montagne est encore trop petite pour prononcer par elle-même le message qu’elle porte. La terre et la montagne ne peuvent me dire directement la lettre qu’elles délivrent de la part du Créateur. Pour recevoir ce message céleste, l’âme a besoin de la foi. Et alors seulement, au fond de l’âme, les mots de la lettre s’articulent qui me disent doucement : « je t’aime ». La stridulation des grillons ondule dans l’air frais. Ce rythme du silence vient alors chercher, en mon âme, une vie plus profonde que je ne connais pas. Dans cette vie inconnue, le cœur se dilate à l'unisson du Plus Grand. Libérée par la foi, l’âme s’envole, sur les ailes de l’Esprit, jusqu’au Créateur : « Comme un oiseau, nous avons échappé au filet du chasseur ; le filet s'est rompu : nous avons échappé. Notre secours est le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre » (Psaume 123).Cet évangile de Jean nous apprend que notre vie est directement branchée sur une vie plus vaste : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. » Comme la branche ligneuse et flexible d'une plante grimpante qui ondule, notre vie suit le mouvement que la Vie divine lui communique.
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Évangile du mercredi 6 mai 2026 – 5ème Semaine du Temps Pascal« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :« Moi, je suis la vraie vigne,et mon Père est le vigneron.Tout sarment qui est en moi,mais qui ne porte pas de fruit,mon Père l’enlève ;tout sarment qui porte du fruit,il le purifie en le taillant,pour qu’il en porte davantage.Mais vous, déjà vous voici purifiésgrâce à la parole que je vous ai dite.Demeurez en moi, comme moi en vous.De même que le sarmentne peut pas porter de fruit par lui-mêmes’il ne demeure pas sur la vigne,de même vous non plus,si vous ne demeurez pas en moi.Moi, je suis la vigne,et vous, les sarments.Celui qui demeure en moiet en qui je demeure,celui-là porte beaucoup de fruit,car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.Si quelqu’un ne demeure pas en moi,il est, comme le sarment, jeté dehors,et il se dessèche.Les sarments secs, on les ramasse,on les jette au feu, et ils brûlent.Si vous demeurez en moi,et que mes paroles demeurent en vous,demandez tout ce que vous voulez,et cela se réalisera pour vous.Ce qui fait la gloire de mon Père,c’est que vous portiez beaucoup de fruitet que vous soyez pour moi des disciples. »Sous le vaste ciel qui unit un horizon à l’autre, est-il possible de se sentir un moi isolé et perdu ? Dans ce bleu intense, puis-je me considérer comme une chose étriquée et oubliée de la lumière ? Quand un vaste courant frissonne dans les herbes chauffées par l’été, mon âme s’ouvre d’elle-même aux forces nourrissantes qui la comble. « Dans le silence bruissant de la prairie, sous le ciel immense, il m’est presque impossible de rester un moi unique et séparé, une aveugle petite vie entêtée qui refuse de se fondre dans la grande communauté. Autrefois, j’avais tiré toute ma fierté d’être une telle vie, mais sur l’alpage cette vie m’apparait misérable et ridicule, un néant bouffi d’orgueil. » (1)Pourtant, la vaste montagne est encore trop petite pour prononcer par elle-même le message qu’elle porte. La terre et la montagne ne peuvent me dire directement la lettre qu’elles délivrent de la part du Créateur. Pour recevoir ce message céleste, l’âme a besoin de la foi. Et alors seulement, au fond de l’âme, les mots de la lettre s’articulent qui me disent doucement : « je t’aime ». La stridulation des grillons ondule dans l’air frais. Ce rythme du silence vient alors chercher, en mon âme, une vie plus profonde que je ne connais pas. Dans cette vie inconnue, le cœur se dilate à l'unisson du Plus Grand. Libérée par la foi, l’âme s’envole, sur les ailes de l’Esprit, jusqu’au Créateur : « Comme un oiseau, nous avons échappé au filet du chasseur ; le filet s'est rompu : nous avons échappé. Notre secours est le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre » (Psaume 123).Cet évangile de Jean nous apprend que notre vie est directement branchée sur une vie plus vaste : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. » Comme la branche ligneuse et flexible d'une plante grimpante qui ondule, notre vie suit le mouvement que la Vie divine lui communique.
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