EPISODE · Jun 15, 2024 · 7 MIN
Méditation quotidienne du dimanche 16 juin : Le silence de la Parole (No 273 - série 2023-2024)
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du Dimanche 16 juin - 11e dimanche du Temps Ordinaire (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » Mc 4, 26-34 En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. Méditation Quel Évangile apaisant où Jésus nous « annonce la Parole » et son mystère ! Il nous ouvre sur un point essentiel de la vie spirituelle, qui ne nous est pas spontané, à savoir le « laisser faire » ou le « rien refuser ». Dans les temps de prière comme dans l’action, comme il nous est difficile de ne pas prendre la pôle position, d’être le centre, de penser que tout dépend de nous… quand tout, en fait, germe sans nous avec une force irrésistible. Comme le souligne l’acclamation à l’Évangile, « la semence est la parole de Dieu ; le semeur est le Christ ; celui qui le trouve demeure pour toujours ». Cette réalité est celle de toute l’histoire du monde, car et le monde et nous sommes nés de la Parole. Cette Parole nous fonde, nous donne d’exister, nous donne de dire Je, est le fondement de notre identité unique… Elle porte avec Elle le « règne de Dieu » et ce règne ou cette Parole, « nuit et jour, que nous dormions ou que nous nous levions, germe et grandit jusqu’à produire l’herbe, le blé plein d’épi ». La vie se multiplie en nous et se reproduit, déborde de nous dans une gratuité étonnante. Le seul obstacle ne tient pas à son travail mystérieux en nous mais, de notre part, à ne pas se « laisser faire » par la Parole ou, pire, à Lui refuser de nous travailler et de nous transformer. Ce refus vient de ce que l’on a appelé le péché, à savoir de refuser à Dieu le don de Lui-même en tout et en tous, et ce, par la prétention à en être le maître, à posséder cette vie pour son simple profit. Toutes nos emprises sur la vie, nos prétentions à la contrôler, nos avarices à la posséder, nos envies que tout nous appartienne… rendent notre terre intérieure, pourtant sacrée, inculte parce qu’alors la mort que nous suscitons en nous et dans les autres étouffe la vie, l’empêche de circuler, de s’ensemencer en nous, de nous travailler de l’intérieur, etc.
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Évangile du Dimanche 16 juin - 11e dimanche du Temps Ordinaire (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » Mc 4, 26-34 En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. Méditation Quel Évangile apaisant où Jésus nous « annonce la Parole » et son mystère ! Il nous ouvre sur un point essentiel de la vie spirituelle, qui ne nous est pas spontané, à savoir le « laisser faire » ou le « rien refuser ». Dans les temps de prière comme dans l’action, comme il nous est difficile de ne pas prendre la pôle position, d’être le centre, de penser que tout dépend de nous… quand tout, en fait, germe sans nous avec une force irrésistible. Comme le souligne l’acclamation à l’Évangile, « la semence est la parole de Dieu ; le semeur est le Christ ; celui qui le trouve demeure pour toujours ». Cette réalité est celle de toute l’histoire du monde, car et le monde et nous sommes nés de la Parole. Cette Parole nous fonde, nous donne d’exister, nous donne de dire Je, est le fondement de notre identité unique… Elle porte avec Elle le « règne de Dieu » et ce règne ou cette Parole, « nuit et jour, que nous dormions ou que nous nous levions, germe et grandit jusqu’à produire l’herbe, le blé plein d’épi ». La vie se multiplie en nous et se reproduit, déborde de nous dans une gratuité étonnante. Le seul obstacle ne tient pas à son travail mystérieux en nous mais, de notre part, à ne pas se « laisser faire » par la Parole ou, pire, à Lui refuser de nous travailler et de nous transformer. Ce refus vient de ce que l’on a appelé le péché, à savoir de refuser à Dieu le don de Lui-même en tout et en tous, et ce, par la prétention à en être le maître, à posséder cette vie pour son simple profit. Toutes nos emprises sur la vie, nos prétentions à la contrôler, nos avarices à la posséder, nos envies que tout nous appartienne… rendent notre terre intérieure, pourtant sacrée, inculte parce qu’alors la mort que nous suscitons en nous et dans les autres étouffe la vie, l’empêche de circuler, de s’ensemencer en nous, de nous travailler de l’intérieur, etc.
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