EPISODE · Mar 10, 2024 · 8 MIN
Méditation quotidienne du lundi 11 mars : Apprendre à voir l’invisible (No 176 - série 2023-2024)
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du Lundi 11 mars - 4e semaine de Carême (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Va, ton fils est vivant » Jn 4, 43-54 En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin.Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. Méditation Quels sont les signes de la présence du Christ dans notre vie ? Comment relire ce qui témoigne de son passage ? A la surface de la mer, le bateau laisse un sillage écumant qui s’efface. Le signe dans les flots se perd. Cette mousse blanche se dissout dans le remous des vagues lissées par le vent. Notre vie trépidante recouvre le passage du Christ avant même que son sillage n’apparaisse à notre conscience ! Pressés de vivre, nous en éludons le mystère. Dans l’urgence de vivre, nous nous précipitons sur le bonheur que nous chassons de notre vie. Sans l’habitude d’une relecture que les disciples d’Emmaüs pratiquèrent avec le Christ, cheminant au pas de leur compréhension, nos yeux restent fermés à l’invisible. Par l’oeil de la foi, l’invisible se voit. La foi est une adhésion au Christ qui suppose une pratique, une acuité. Le vieux mot d’« ascèse » signifie étymologiquement exercice, entraînement. Dans le coeur, une clarté se dépose qui signe que l’Esprit est passé. Le mot « ascèse » a été maltraité, déchiré et lessivé par de mauvais usages, il n’est plus portable aujourd’hui. Et pourtant, nos yeux, qui veulent voir le Christ ressuscité dans notre vie, ont besoin d’un entraînement pour se recueillir dans l’imprévisible du Souffle. Quand nous avançons dans les épreuves, le fruit de notre vie s’étiole, la vitalité fuit entre nos doigts usés, nous avons alors le sentiment d’être piégés dans le vide. Comme le fonctionnaire royal, nous disons au Christ : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » L’unité de notre famille ? Le sens de mon métier ? La saveur de mon engagement ? Tout ces beaux fruits d’une vie, tout ce que notre vie enfante peut lentement se perdre. Tournés vers le Christ, nous attendons de Lui cette parole : « Ton fils est vivant. » La vie revient dans ma vie.
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Évangile du Lundi 11 mars - 4e semaine de Carême (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Va, ton fils est vivant » Jn 4, 43-54 En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin.Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. Méditation Quels sont les signes de la présence du Christ dans notre vie ? Comment relire ce qui témoigne de son passage ? A la surface de la mer, le bateau laisse un sillage écumant qui s’efface. Le signe dans les flots se perd. Cette mousse blanche se dissout dans le remous des vagues lissées par le vent. Notre vie trépidante recouvre le passage du Christ avant même que son sillage n’apparaisse à notre conscience ! Pressés de vivre, nous en éludons le mystère. Dans l’urgence de vivre, nous nous précipitons sur le bonheur que nous chassons de notre vie. Sans l’habitude d’une relecture que les disciples d’Emmaüs pratiquèrent avec le Christ, cheminant au pas de leur compréhension, nos yeux restent fermés à l’invisible. Par l’oeil de la foi, l’invisible se voit. La foi est une adhésion au Christ qui suppose une pratique, une acuité. Le vieux mot d’« ascèse » signifie étymologiquement exercice, entraînement. Dans le coeur, une clarté se dépose qui signe que l’Esprit est passé. Le mot « ascèse » a été maltraité, déchiré et lessivé par de mauvais usages, il n’est plus portable aujourd’hui. Et pourtant, nos yeux, qui veulent voir le Christ ressuscité dans notre vie, ont besoin d’un entraînement pour se recueillir dans l’imprévisible du Souffle. Quand nous avançons dans les épreuves, le fruit de notre vie s’étiole, la vitalité fuit entre nos doigts usés, nous avons alors le sentiment d’être piégés dans le vide. Comme le fonctionnaire royal, nous disons au Christ : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » L’unité de notre famille ? Le sens de mon métier ? La saveur de mon engagement ? Tout ces beaux fruits d’une vie, tout ce que notre vie enfante peut lentement se perdre. Tournés vers le Christ, nous attendons de Lui cette parole : « Ton fils est vivant. » La vie revient dans ma vie.
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