Méditation quotidienne du samedi 27 avril : C’est Dieu qui est moi (No 223 - série 2023-2024) episode artwork

EPISODE · Apr 26, 2024 · 6 MIN

Méditation quotidienne du samedi 27 avril : C’est Dieu qui est moi (No 223 - série 2023-2024)

from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin

Évangile du samedi 27 avril - 4e semaine de Pâques (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Celui qui m’a vu a vu le Père » Jn 14, 7-14 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » Méditation Celui qui m’a vu, a vu le Père. Cette Parole saisissante nous plonge dans le mystère de l’humanité de Jésus le Christ. Celle qui fut visible et celle qui nous traverse encore, c’est dans son humanité, qu’il donne à voir le Père. C’est ainsi qu’il est Vérité. Dans son humanité, il nous conduit au Père, c’est ainsi qu’il est Chemin. Dans son humanité, il nous communique la divinité du Père, c’est ainsi qu’il est la Vie. Parce qu’il est dans le Père et que le Père est en lui, il n’y a plus de moi en Jésus. L’égoïsme aboli, son humanité n’est que pleine ouverture au divin. Plus rien de ce qui est humain ne peut s’opposer ou résister à la lumière du Père qui éclaire le chemin, qui fait vérité et qui réchauffe l’éternel vivant en soi. Maurice Zundel, théologien et mystique, disait à propos de cette révélation extraordinaire d’humilité : « Jésus si nous le considérons dans son humanité, ne dit pas, en effet : « c’est moi qui suis Dieu », mais « c’est Dieu qui est moi » : Dieu m’a tellement pris que je ne suis plus que l’instrument de son action, que je ne puis plus dire moi, que le moi en moi, c’est l’autre » (Catéchèses de Maurice Zundel, Recherche du Dieu inconnu, 1932, n. 435-437). Devenir instrument en s’immergeant dans l’humanité du Christ, voilà le renversement clamé par Paul, « Ce n’est plus moi qui vis; c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Consentir à l’humanité du Christ en la mienne, c’est faire vivre le mystère de l’incarnation en ma chair pour m’enraciner en Dieu et lui en moi. N’est-ce pas éblouissant? En notre chair, nous sommes le prolongement infini de ce Dieu qui, pour nous dire son amour, épouse notre humanité. À accueillir l’humanité du Christ qui épure et abonde la mienne afin de faire régner ce Dieu qui se donne à moi et en moi. La fécondité déborde ici de tout son sens.

Évangile du samedi 27 avril - 4e semaine de Pâques (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Celui qui m’a vu a vu le Père » Jn 14, 7-14 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » Méditation Celui qui m’a vu, a vu le Père. Cette Parole saisissante nous plonge dans le mystère de l’humanité de Jésus le Christ. Celle qui fut visible et celle qui nous traverse encore, c’est dans son humanité, qu’il donne à voir le Père. C’est ainsi qu’il est Vérité. Dans son humanité, il nous conduit au Père, c’est ainsi qu’il est Chemin. Dans son humanité, il nous communique la divinité du Père, c’est ainsi qu’il est la Vie. Parce qu’il est dans le Père et que le Père est en lui, il n’y a plus de moi en Jésus. L’égoïsme aboli, son humanité n’est que pleine ouverture au divin. Plus rien de ce qui est humain ne peut s’opposer ou résister à la lumière du Père qui éclaire le chemin, qui fait vérité et qui réchauffe l’éternel vivant en soi. Maurice Zundel, théologien et mystique, disait à propos de cette révélation extraordinaire d’humilité : « Jésus si nous le considérons dans son humanité, ne dit pas, en effet : « c’est moi qui suis Dieu », mais « c’est Dieu qui est moi » : Dieu m’a tellement pris que je ne suis plus que l’instrument de son action, que je ne puis plus dire moi, que le moi en moi, c’est l’autre » (Catéchèses de Maurice Zundel, Recherche du Dieu inconnu, 1932, n. 435-437). Devenir instrument en s’immergeant dans l’humanité du Christ, voilà le renversement clamé par Paul, « Ce n’est plus moi qui vis; c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Consentir à l’humanité du Christ en la mienne, c’est faire vivre le mystère de l’incarnation en ma chair pour m’enraciner en Dieu et lui en moi. N’est-ce pas éblouissant? En notre chair, nous sommes le prolongement infini de ce Dieu qui, pour nous dire son amour, épouse notre humanité. À accueillir l’humanité du Christ qui épure et abonde la mienne afin de faire régner ce Dieu qui se donne à moi et en moi. La fécondité déborde ici de tout son sens.

NOW PLAYING

Méditation quotidienne du samedi 27 avril : C’est Dieu qui est moi (No 223 - série 2023-2024)

0:00 6:54

No transcript for this episode yet

We transcribe on demand. Request one and we'll notify you when it's ready — usually under 10 minutes.

No similar episodes found.

No similar podcasts found.

Frequently Asked Questions

How long is this episode of Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin?

This episode is 6 minutes long.

When was this Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin episode published?

This episode was published on April 26, 2024.

What is this episode about?

Évangile du samedi 27 avril - 4e semaine de Pâques (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Celui qui m’a vu a vu le Père » Jn 14, 7-14 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me...

Can I download this Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin episode?

Yes, you can download this episode by clicking the download button on the episode player, or subscribe to the podcast in your preferred podcast app for automatic downloads.
URL copied to clipboard!