PODCAST · society
8 milliards de voisins
by RFI
Chaque jour, chez 8 milliards de voisins, Emmanuelle Bastide rassemble, autour de la table, citoyens du monde et acteurs de la société civile. Emploi des jeunes, entrepreneuriat, environnement, place des femmes, éducation, urbanisation: comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? À l’antenne ou en podcast, 8 milliards de voisins donne la parole à tous les habitants de la planète, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 8 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine Cachin. Réalisation : Maël Guyot. (Diffusions toutes cibles : du lundi au vendredi à 10h10 TU ; du mardi au samedi à 02h10 TU).
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Global Pizza : une identité en péril
Née dans le sud de l'Italie, la pizza a parcouru le monde jusqu'à devenir l'un des plats les plus consommés de la planète. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2017, le savoir-faire du pizzaiolo napolitain repose sur des gestes longtemps transmis de manière orale, autour d'une recette simple et peu coûteuse. Accessible, généreuse, la pizza a su traverser les frontières tout en conservant un lien fort avec ses origines. Au fil de ses voyages, elle n'a pourtant cessé de se réinventer. Des États-Unis à la Corée du Sud, de Madagascar au Danemark, chaque pays s'est approprié ce grand classique en jouant sur les ingrédients, les cuissons, les formes ou les traditions culinaires locales. Derrière cette grande diversité, les pizzaiolos partagent souvent les mêmes valeurs : l’amour du métier, le plaisir de transmettre un savoir-faire et l'envie de créer un moment de partage autour de la table. Car dégustée à emporter, chez soi ou dans l’espace public, comme au restaurant, la pizza est aussi synonyme de convivialité et s’est ancrée dans les habitudes populaires. En France, chaque habitant en consomme en moyenne 10 kilos par an. Comment expliquer un tel succès planétaire ? Quelles sont les différentes façons de préparer et de déguster la pizza à travers le monde ? La pizza peut-elle continuer à se réinventer sans perdre son identité ? Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. • Marthe Brejon, cheffe indépendante, pizzaiola • Regina Rose Manga, fondatrice de la pizzeria Les pizzas du feu de Dieu, à Libreville au Gabon En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd’hui, comment l’IA investit-elle les salles de classe ? Programmation musicale : ► Pino D'Angiò - Okay Okay ► Na je - Falz, Oiza x Meyi, Firstklaz
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L’eau qui rassemble : secrets et déclin des bains publics japonais
Véritable rituel, le bain japonais est un geste d'hygiène associé autant au bien-être du corps et de l'esprit, qu’à la rencontre et au partage. Si les sources thermales, les onsen, sont célèbres dans le monde entier, les sentō, bains publics de quartier, restent plus méconnus. Pourtant, ils occupent une place importante au Japon, dans la vie quotidienne et le patrimoine culturel. Après s'être lavés avec soin, les usagers s'immergent dans une eau chaude, où les conversations naissent souvent plus facilement que dans la rue ou les transports. Installée à Tokyo depuis près de vingt ans, Stéphanie Crohin a fait de cet univers sa spécialité, au point d'être nommée ambassadrice officielle des sentō par les autorités japonaises. Elle a visité plus d'un millier d'établissements, à une époque où ces bains de quartier disparaissent progressivement : il en resterait moins de 4 000 dans tout le Japon, contre près de 17 000 dans les années 1970. Que racontent les sentō de la société japonaise et de son rapport au collectif ? Pourquoi ces lieux continuent-ils de fasciner celles et ceux qui les fréquentent ? Comment expliquer leur déclin, malgré leur importance culturelle ? Et que peut nous apprendre cette autre manière de prendre soin de soi et des autres ? Avec : • Stéphanie Crohin, ambassadrice des sentō, bains publics, pour l’État japonais depuis 2015, membre du comité des sentō à la mairie de Tokyo depuis 2014 et consultante. Autrice de l’ouvrage Les Vapeurs de Tokyo (Les Arènes, 2026). Un entretien avec Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo au Japon. Et en fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode, Marjorie, enseignante à l’IUT Rives de Seine a vécu 20 ans en Allemagne, raconte ses expériences des réunions en France où l’on se coupe la parole tandis qu’en Allemagne, l’ordre de parole est bien établi. Laurence Petit, consultante en interculturel à Akteos, spécialiste de l’Allemagne décrypte ce nouveau décalage culturel. Programmation musicale : ► Waya Yawa - Ajate ► Le groove d'une chanson triste - Odetto.
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Parents stressés : comment réussir la rentrée scolaire de vos enfants?
Pour certains élèves, la rentrée est associée au plaisir de retrouver leurs camarades ; pour d'autres, l'appréhension d'un nouvel établissement, d'une nouvelle classe ou d'enseignants inconnus. Les parents ne sont pas épargnés : selon une étude Kantar et GoStudent réalisée en 2022 en France, 87% d'entre eux déclarent ressentir du stress à l'approche de la rentrée scolaire. Pourtant, cette période constitue une étape importante, qui peut influencer le déroulement de toute l'année. Anticiper la reprise, retrouver progressivement un rythme de sommeil adapté, apprendre à s'organiser, préparer son espace de travail ou encore accompagner les émotions de son enfant sont autant de leviers pour aborder cette nouvelle année avec davantage de sérénité. Car réussir sa rentrée ne se résume pas à obtenir de bons résultats : il s'agit aussi de favoriser le bien-être, l'autonomie, la confiance en soi et la qualité des relations avec les enseignants et les autres élèves. Comment préparer son enfant à la rentrée sans lui transmettre son propre stress ? Quelles habitudes mettre en place avant le premier jour de classe ? Comment concilier réussite scolaire et épanouissement personnel ? Et quel rôle les parents peuvent-ils jouer tout au long de l'année pour accompagner leur enfant sans lui mettre une pression excessive ? Avec : • Emilie Hanrot, professeur des Écoles depuis plus de 20 ans, créatrice de la chaîne Youtube Kiffer l’école, autrice du livre éponyme (Éditions Hachette) et de Entre n’aie pas peur (2025) et Eliott mord (Gründ, août 2026) • Nathalie Anton, psychologue et professeure agrégée de Lettres modernes. Autrice de plusieurs ouvrages consacrés à l’adolescence. Le dernier : Adologie – devenez les experts d’une science inexacte ! Un essai graphique illustré par Tacmela (Hatier Parents, 2026). En début d’émission, L’école autour du monde avec Hoda Jaberian, coordinatrice de programme pour l’éducation dans les situations d’urgence à l’UNESCO sur l’actualité de l’éducation en Afghanistan. Cinq ans après la prise de pouvoir des talibans, le pays demeure le seul au monde à interdire strictement l’accès à l’éducation aux filles et aux femmes au-delà du niveau primaire, réduisant à néant deux décennies de progrès en matière d’élargissement de l’accès à l’éducation. En fin d’émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d’Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d’une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question d’Apollinaire, papa solo de deux filles à Yaoundé, Cameroun. Programmation musicale : ► Buku Jero - Mbosso (13'-2'30) ► Star Overnight - Folie's.
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Êtes-vous intéressant ou invisible? Comment sortir du lot?
Pourquoi certaines personnes captivent-elles immédiatement l'attention, tandis que d'autres peinent à se faire écouter ? Dans la vie professionnelle comme dans la sphère privée, savoir susciter l'intérêt est devenu un véritable atout. Lors d'un entretien d'embauche, d'un rendez-vous, d'une prise de parole en public ou d'une simple conversation, notre capacité à raconter une histoire, partager une idée ou créer un échange peut faire toute la différence. Pourtant, beaucoup redoutent encore le regard des autres : selon le baromètre Eloquentia - OpinionWay 2025, près de 80% des jeunes disent avoir déjà renoncé à s'exprimer par peur du jugement. Mais être intéressant, est-ce une qualité innée ou une compétence qui s'apprend ? Est-ce une question de culture, d'humour, de charisme, ou plutôt d'écoute, de curiosité et d'attention portée aux autres ? Faut-il multiplier les expériences extraordinaires pour captiver son interlocuteur, ou suffit-il de savoir les raconter ? Et à l'heure des réseaux sociaux, où chacun est invité à mettre en scène sa personnalité, comment attirer l'attention sans tomber dans la quête permanente de la validation ou le culte de soi ? Avec : Fanny Auger, entrepreneuse, conférencière, experte en art de la conversation et autrice. Son dernier livre, Comment être plus intéressant : l'art de marquer durablement les esprits et d'offrir ce que vous avez de meilleur (Eyrolles, 2026) Bruno Wattenbergh, directeur académique de la EMBA Solvay Brussels School, ambassadeur de l'innovation pour le cabinet de conseils EY Belgium et co-auteur du Pitch parfait : la méthode ultime pour tous ceux qui doivent convaincre (Dunod, 2025). En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Programmation musicale : ► L'intérressant – DJ Sebb, P.L.L ► Rio Lua – Mari Froes.
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Voix de femmes avec Dorine Bourneton, du crash à la voltige
Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Dorine Bourneton, rescapée d'un accident d'avion à l'âge de 16 ans. Cette dernière devient la première femme en situation de handicap pilote de voltige aérienne et milite depuis en faveur de la professionnalisation des pilotes handicapés dans l’aviation civile. Avec Dorine Bourneton, première femme en situation de handicap pilote de voltige aérienne, autrice du livre Du crash à la voltige - Ma méthode pour atteindre vos rêves (Robert Laffont) Un portrait de Amélia Lakrafi, députée des Français de l'étranger, par Latifa Mouaoued, journaliste à RFI. En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► 7 – Yasmine ► A Burden – Senseless Optimism
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Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés
Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs… Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s’avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : Aniéla Vé Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan, en Côte d’Ivoire Yann Hazoumé, consultant RH et chasseur de tête Programmation musicale : ► No Ex No Stress - Still Fresh, Tiitof ► Venha Selecta - L'Entourloop & Flavia Coelho
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Vivre dans une ville expérimentale : Detroit
Dans ce cinquième épisode de notre série « vivre en ville », direction Détroit aux États-Unis. Ville du Michigan, située dans la Rust Belt, la région industrielle des États-Unis, Détroit est surnommée « Motor City », la ville de la voiture. Elle produisait en effet la moitié des véhicules de la planète entre 1930 et 1950. Après l’âge d’or, viendra le déclin industriel qui continue de façonner la ville. Passée d’1,85 million d’habitants à 650 000 aujourd’hui, la ville rétrécit au rythme des crises. Après celle des subprimes en 2008, qui conduira de nombreux habitants à abandonner leur maison, Détroit se déclare en faillite en 2013. La ville avait accumulé près de 19 milliards de dollars de dettes. De ces épisodes, Détroit tire son esprit expérimental. Des friches abandonnées, les habitants et les investisseurs privés ont fait leur terrain de jeu. Quant à la musique, elle est devenue une échappatoire dans cette ville connue comme le berceau de la techno. Aujourd’hui, la ville se revitalise mais cherche toujours à attirer de nouveaux habitants. Avec : Margot Guicheteau, journaliste indépendante basé à Détroit aux États-Unis et autrice de Détroit - L'autre guide (Éditions Jonglez, 2025). En fin d’émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines. Inès Emprin nous emmène en Espagne où Madrid la « continentale » et Barcelone la « méditerranéenne » ne s’affrontent pas seulement sur le terrain de foot, mais se disputent aussi le cœur des touristes du monde entier. Programmation musicale : ► Sango - Big Little Lies (feat. Big Sean) ► Sweet Sticky - Théo Parrish.
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Vivre dans une ville confidentielle : Kobe
Dans ce quatrième épisode de notre série “vivre en ville”, direction Kobe au Japon. Ville d’1,5 millions d’habitants, Kobe n’est pas la ville la plus connue du Japon. Elle s’efface souvent devant le gigantisme de sa capitale Tokyo, la spiritualité de Kyoto ou encore l’attractivité de sa voisine Osaka. De Kobe, on cite généralement son bœuf, le fameux “bœuf de Kobe” et le séisme qui frappa et détruisit une grande partie de la ville en 1995. La destruction de son port avait pénalisé l’économie japonaise tout entière, et la ville a mis plusieurs années à se relever de l’événement. Tournée à la fois vers la mer et la montagne, Kobe est agréable à vivre pour ses habitants mais reste encore méconnue et confidentielle. Avec : Pierre-William Fregonese, politiste, enseignant à l’Université de Kobe, co-auteur avec Madoka Serizawa de Japonaises, dans l’archipel de l’injustice (PUF, 2026) En fin d’émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines. Aujourd’hui, Juliette Brault nous emmène en Colombie pour un match d’altitude entre Medellin et Bogota. Programmation musicale : ► Kaiju - Sakanaction ► Non Stop - Girl's band HANA ► Iris Out - Kenshi Yonezu
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Vivre dans une ville frénétique : Buenos Aires
Dans ce troisième épisode de notre série « vivre en ville », direction Buenos Aires, en Argentine. Ville de 3 millions d’habitants, 16 millions en comptant l’agglomération, Buenos Aires est la capitale de l’Argentine. Elle est aussi son centre économique, mais ici, la vie se paie en dollars. La volatilité historique du pesos argentin a conduit le pays à se réfugier derrière la sûreté de la monnaie américaine. Les habitants ont ainsi l’habitude d’acheter leur maison en liquide et en dollars. Malgré un regain économique, les habitants de Buenos Aires peinent à en sentir les effets dans une capitale où le coût de la vie reste très élevé. Ainsi, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Buenos Aires, ces dernières semaines, pour protester contre la politique d’austérité du président Javier Milei. Sa Place de mai est devenue le symbole de la contestation sociale des habitants. C’est sur cette même place que les mères et grands-mères des personnes disparues pendant la dictature ont porté leur combat pour les retrouver. Avec trois coupes du monde à l’actif de l’Argentine, Buenos Aires est à l’image du pays, une ville de foot. Elle abrite notamment le plus grand nombre de stades au monde. Et quand on ne joue pas au foot à Buenos Aires, on fait du rock. Une nouvelle scène underground émerge, portée par une jeunesse qui cherche à s’échapper du marasme économique. À lire aussiArgentine: à Buenos Aires, un congrès international consacré à Diego Maradona Avec : • Théo Conscience, journaliste, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine. En fin d’émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines par Juliette Brault. Aujourd’hui, direction la Pologne pour une plongée dans l’histoire du continent européen entre Varsovie et Cracovie. Programmation musicale : ► El día del amigo - Ca7riel & Paco Amoroso ► Fanático - Lali Esposito.
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Vivre dans une ville hybride : Bangalore
Dans ce deuxième épisode de notre série « vivre en ville », direction Bangalore, en Inde. Mégalopole de 14 millions d’habitants, Bangalore est souvent présentée comme la Sillicon Valley indienne. Dans les années 1990, la ville fonde sa stratégie de développement sur les technologies de l’information. Grâce à ses coûts de main-d’œuvre plus faibles, elle attire des entreprises informatiques comme Dell ou IBM. Très vite suivront Apple, Microsoft, Intel... des géants de la tech qui génèrent plus de 22 milliards de dollars de revenus annuels. Mais la transformation de la ville n’est pas que technologique, elle est aussi urbaine. À l’origine, simple garnison militaire anglaise au XIXème siècle, connue pour ses parcs et ses lacs, Bangalore a grandi trop vite. En 20 ans, elle a vu sa population tripler mais les infrastructures de la ville peinent à suivre, comme en témoigne son périphérique extérieur, Outer Ring Road, avec ses nids de poule et son trafic au ralenti. Bangalore subit aussi une crise de l’eau. Pour répondre à la demande, elle épuise ses nappes phréatiques. Profondément ancrée dans sa culture sud-indienne, tournée vers l’intelligence artificielle, inégalitaire aussi, à l’image de l’Inde, Bangalore est une ville hybride. Avec : Côme Bastin, journaliste, correspondante de RFI à Bangalore en Inde. En fin d’émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines. Aujourd’hui Juliette Brault explore l’Afrique du Sud pour un match entre Johannesburg, sa cité « d’or » et Le Cap, sa cité « mère ». Programmation musicale : ► Tagaru - Shiva Rajkumar, Dhananjay, Manvitha | Charanraj ► Kantara Varaha Roopam - Rishab Shetty Ajanees.
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Vivre dans une ville en guerre : Kiev
Cette semaine, nous vous proposons une nouvelle saison de notre série spéciale « Vivre en ville ». 8 milliards de voisins vous emmène dans ses valises à la découverte de Kiev, Bangalore, Buenos Aires, Kobe et Detroit. Urbanisme, société, économie, transports, loisirs : les correspondants de RFI et nos invités présentent la vie quotidienne de nos voisins. Dans ce premier épisode de notre série « Vivre en ville », direction Kiev, en Ukraine. Depuis le 24 février 2022 et l’invasion russe, le sort de la capitale ukrainienne est suspendu à l’évolution de la guerre. Bombardements, pertes humaines, destructions font désormais partie du quotidien. Les habitants vivent au rythme des sirènes d’alerte aérienne, des couvre-feux imposés, des coupures d’électricité et de chauffage. Ainsi, en janvier 2026, près de la moitié des immeubles d’habitations de la ville ont été privés de chauffage à cause d’attaques russes sur les infrastructures, le maire Vitali Klitschko invitant ceux qui le pouvaient à quitter la ville pendant cette période de haute tension. Mais Kiev n’est pas que la guerre. Avant l’invasion russe, la ville était l’un des épicentres de la techno européenne. Aujourd’hui, la fête a repris en s’adaptant à cette nouvelle réalité. En créant des communautés, des festivals, des expositions, la jeunesse de Kiev tente de s’éloigner comme elle peut de la guerre. La démocratie continue aussi de vivre : suite à la décision du président ukrainien Volodymyr Zelensky de remanier son gouvernement début juillet, les manifestations se multiplient dans la capitale du pays. Avec : • Emmanuelle Chaze, journaliste, correspondante de RFI à Kiev en Ukraine • Justine Perry, DJ et productrice de musique française basée à Berlin. Elle mixait à Kiev en mars 2026. En fin d’émission, Ville contre ville, la chronique qui explore les rivalités urbaines avec Juliette Brault. Aujourd’hui, direction les États-Unis et le Texas pour un match entre Austin et Dallas : La tech contre le pétrole. Programmation musicale : ► Cherkashchyna - Latexfauna ► Liubila - Boombox ► Ocobistyi Rai - Adam.
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La boxe m’a transformée : Sarah Ourahmoune raconte
Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits Il ou elle raconte. Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l’enfance, au corps, à l’argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d’un ring de boxe. Épisode 5 Avec dix titres de championne de France, trois titres de championne de l’Union européenne, un titre de championne du monde ou encore une médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, Sarah Ourahmoune est la boxeuse la plus titrée de France. Pourtant, elle n’a passé les portes d’une salle de boxe que par hasard, à l’âge de 14 ans. À l’époque, la boxe n’est pas encore autorisée pour les femmes en compétition en France. Il faudra attendre 1999, puis 2012 pour que les femmes puissent boxer aux Jeux Olympiques. L’imaginaire de la boxe est largement imprégné des hommes et des codes virils. Mohamed Ali, George Foreman, Mike Tyson, ou Rocky pour le cinéma, sont généralement les premiers noms qui viennent à l’esprit. Pendant longtemps, la présence des femmes sur le ring était limitée à celles qu’on surnomme les Ring girls, qui tiennent les pancartes annonçant le nombre de rounds pendant les combats. Les digues sont donc tombées mais faire sa place dans la boxe reste un sport de combat, même en dehors du ring pour les femmes. En 25 ans de carrière et 265 combats, Sarah Ourahmoune a su s’imposer comme une figure majeure du sport français, mais la boxe l’a transformée bien au-delà des médailles. Elle raconte comment le ring peut devenir un terrain d’émancipation pour les femmes et les filles. Avec : Sarah Ourahmoune, boxeuse la plus titrée de France, elle a notamment été championne du monde en 2008 et vice-championne olympique en 2016 aux JO de Rio. Conférencière, entrepreneur, fondatrice de Boxer inside Club et Les Puncheuses, programmes d’accompagnement dédiés aux jeunes et aux femmes. Autrice de Frapper juste (Éditions des Équateurs, 2026). En fin d’émission, la chronique Dans le téléphone de... d’Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd'hui celui d'Arsène, éleveur de poules, Bukavu, en RDC. Programmation musicale : ► Loading - Central Cee ► Dreaming - K.O.G, iZem.
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Peut-on encore faire la fête en 2026? Sacha Naigard raconte
Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits « Il ou elle raconte ». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l’enfance, au corps, à l’argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d’un ring de boxe. Épisode 4 Naissances, mariages, succès professionnels, retrouvailles amicales, fins de cycle… Chaque grand moment de notre vie est une occasion de faire la fête. Mais au-delà du divertissement, la fête est aussi un espace de liberté et de transgression, où les hiérarchies s'effacent, où les corps se délient et où les inconnus se rencontrent. Depuis plus de quinze ans, Sacha Naigard observe la nuit depuis les platines. Musicien, DJ et chroniqueur, il est à la fois celui qui fait danser et celui qui assiste, sur la piste, à la transformation magique des foules en collectifs. Dans Petit éloge de la fête (Les Pérégrines, 2026), il mêle récit personnel, observation sociologique et réflexion poétique pour explorer ce que nos nuits racontent de nous. À travers son expérience de DJ, il interroge plus largement notre rapport au temps, à la répétition, au besoin de lien et à l'imprévu, dans des vies de plus en plus rythmées par les écrans et les routines. Pourquoi avons-nous autant besoin de faire la fête ? Que venons-nous y chercher, au fond ? Et si ces parenthèses de joie, parfois éphémères, en disaient bien plus sur nos sociétés que nous ne l'imaginons ? À l'heure où les préoccupations écologiques, l'inflation, les enjeux de sécurité, ou encore les nouvelles habitudes de sociabilité héritées de la pandémie de Covid-19 transforment nos manières de sortir, peut-on encore faire la fête comme avant ? Avec : Sacha Naigard, musicien, DJ, auteur de Petit éloge de la fête (Les Pérégrines, 2026). Un reportage de Charlie Dupiot qui a pu rencontrer Femi The Scorpion à Paris. À 32 ans, ce danseur d'origine béninoise parsème Instagram de vidéos dans lesquelles il transmet des chorégraphies, plutôt simples, à des passants conquis dans les rues de Paris. En fin d’émission, la chronique Dans le téléphone de... d’Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd’hui, elle s’intéresse à celui de Gora, directeur d’école et répétiteur à Dakar, au Sénégal. Programmation musicale : ► Goals - Lisa, Anitta & Rema ► DO IT - La Mescla, Sagaya, Mada4bang.
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J’ai tout perdu en bourse : Alexander Hurst raconte
Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits «Il ou elle raconte». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l’enfance, au corps, à l’argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d’un ring de boxe. Épisode 3 En quelques clics, des millions de particuliers investissent désormais en Bourse depuis leur téléphone. Applications de trading, influenceurs financiers, forums en ligne : jamais les marchés financiers n'ont semblé aussi accessibles. Pour une génération confrontée à la précarité, à la flambée du coût de la vie et à des perspectives d'ascension sociale plus incertaines, la promesse de s'enrichir rapidement exerce un pouvoir de fascination inédit. Mais derrière les success stories qui circulent sur les réseaux sociaux, se cachent aussi des parcours marqués par l'addiction, les pertes financières et une profonde détresse psychologique. En 2020, Alexander Hurst a 29 ans. Journaliste américain installé à Paris, il peine à joindre les deux bouts lorsqu'il découvre les communautés de traders amateurs sur Reddit. En moins d'un an, ses paris boursiers le propulsent à la tête d'une fortune de plus d'un million de dollars. Convaincu d'avoir compris les règles du jeu, il continue à prendre des risques, jusqu'à tout perdre. Cette ascension fulgurante et cette chute vertigineuse racontent autant une histoire personnelle qu'une époque où la spéculation devient, pour certains jeunes adultes, une tentative désespérée de reprendre le contrôle de leur avenir. Dans Generation Desperation – How I Made and Lost a Million Dollars (Hodder & Stoughton, 2026), Alexander Hurst revient sur son expérience et interroge notre rapport à l'argent et à la réussite sociale, dans un contexte de capitalisme tardif, où chacun est poussé à devenir l’entrepreneur de sa propre fortune. Pourquoi tant de jeunes voient-ils aujourd'hui dans la Bourse un raccourci vers une vie meilleure ? Que révèle cette quête d'enrichissement de notre époque ? Et que reste-t-il lorsque l'argent disparaît ? Avec : • Alexander Hurst, journaliste américain installé à Paris, chroniqueur pour le Guardian, auteur de Generation Desperation - « How I made and lost a Million Dollars » (Hodder & Stoughton, 2026) (non traduit) En fin d’émission, la chronique Dans le téléphone de... d’Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd’hui, cap sur Parakou, au nord du Bénin, où Georges, restaurateur, nous ouvre les coulisses de ses deux smartphones ! Programmation musicale : ► Hug Life - Tii Alexandre, Blaiz Fayah, Lion Fiah, N'Ken ► 6h30 - She Says.
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Apprendre à aimer son corps : Kiyémis raconte
Cette semaine, nous vous proposons une série de portraits «Il ou elle raconte». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l’enfance, au corps, à l’argent, nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d’un ring de boxe. Épisode 2 Observé, jugé, contrôlé, sexualisé, normé… Le corps des femmes subit toutes les injonctions. Des injonctions auxquelles viennent s’ajouter, pour les femmes noires, les héritages du racisme, du sexisme et des représentations coloniales qui continuent de façonner les regards. Comment apprendre à aimer un corps que la société invisibilise, ou qu’elle invite sans cesse à corriger, à discipliner ? Et comment faire de ce même corps un lieu de liberté, de création et d'affirmation de soi ? Poétesse, autrice et figure de l'afroféminisme francophone, Kiyémis fait de cette expérience intime une matière littéraire et politique. À travers ses textes, elle raconte les violences ordinaires, les injonctions à la perfection, les discriminations liées au genre, à la couleur de peau ou à la corpulence. Mais elle relate aussi tout ce que le corps invente pour survivre, aimer, créer et résister. Car, loin de se limiter à la dénonciation, son écriture fait une place essentielle à la joie, envisagée comme une force de réparation, un espace d'émancipation et une manière de reprendre possession de soi. Dans Je suis votre pire cauchemar ! (Albin Michel, 2022), elle déconstruit les mythes de la perfection et défend l'amour de soi comme un acte profondément politique. Avec l'ouvrage collectif Pour la joie (Les liens qui libèrent, 2025), elle poursuit cette réflexion en faisant de la joie un moteur de création, de lutte et d'avenir. Que raconte notre rapport au corps de nos sociétés ? Pourquoi certains corps restent-ils plus exposés que d'autres aux injonctions et aux violences ? Et si la joie n'était pas seulement une émotion, mais aussi une manière de résister, de se réparer et d'imaginer d'autres futurs possibles ? Avec : • Kiyémis, autrice et poétesse afroféministe autrice de Je suis votre pire cauchemar ! Un concentré d'amour de soi contre le diktat de la perfection (Albin Michel). En fin d’émission, la chronique Dans le téléphone de... d’Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd’hui, c’est au tour du smartphone de Patrick, professeur de français dans le secondaire à Kananga en République démocratique du Congo. Programmation musicale : ► Attraction - Juliette Armanet & Sébastien Tellier ► Alonzo - FAGNA BOOSTÉ.
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Dans la douleur de l’apprentissage de la danse: Louise Pommeret raconte
Cette semaine, nous vous proposons une série spéciale de portraits « Il ou elle raconte ». Nous partons à la rencontre de personnalités qui racontent nos sociétés actuelles. Avec eux, nous questionnerons notre rapport à l’enfance, au corps, à l’argent. Nous testerons notre sens de la fête et passerons les cordes d’un ring de boxe. Épisode 1 Justaucorps rose poudré, chaussons en satin et mouvements grâcieux… Le ballet classique incarne à la fois la beauté et l'excellence. Chaque année, des milliers d'enfants aspirent à intégrer les écoles les plus prestigieuses, avec l'espoir de devenir un jour danseur ou danseuse étoile. Mais, derrière cette quête de perfection se cachent aussi des corps éprouvés, une discipline de fer, une compétition permanente et, parfois, une souffrance que l'on considère comme le prix à payer pour réussir. Entrée très jeune à l'École de danse de l'Opéra de Paris, Louise Pommeret a longtemps cru poursuivre son propre rêve. Il lui faudra pourtant des années pour comprendre qu'elle avait fait sien le désir des adultes qui l'entouraient. Dans cette institution d'exception, où l'exigence est érigée en principe éducatif, son enfance s'efface peu à peu derrière les entraînements, les classements et les injonctions faites au corps. Après avoir quitté la danse, il lui faudra encore de nombreuses années pour se reconstruire et inventer une autre vie. Dans Rose satin (Éditions du Chemin de fer, 2026), roman autobiographique, Louise Pommeret revient sans détour sur cette enfance façonnée par la danse. Elle raconte ce que cet art lui a donné et ce qu'il lui a pris, et interroge les frontières entre transmission, ambition et emprise. Que reste-t-il de l'enfant que l'on a été lorsque l'on a grandi dans la recherche de la perfection ? Comment retrouver son propre désir après avoir longtemps vécu celui des autres ? Et, une vie est-elle possible après avoir quitté la danse ? Avec : • Louise Pommeret, ancienne élève de l'École de danse de l'Opéra de Paris et enseignante agrégée d'italien et autrice du roman autobiographie Rose Satin (Éditions du chemin de fer, 2026). En fin d’émission, la chronique Dans le téléphone... d’Estelle Ndjandjo. Toute cette semaine, Estelle se plonge dans le téléphone de nos auditeurs pour comprendre leur quotidien. Aujourd'hui direction Maroua, dans le Nord Cameroun, où Honoré a vu sa vie changer grâce à une application. Programmation musicale : ► Dance Dance Dance - Barry Can't Swim ► Les mamans du Congo Rrobin - Ya Ngo.
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Voix de femmes en Afghanistan avec Elise Blanchard au coeur d’une famille talibane
Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde. Cette semaine, Lucie Bouteloup reçoit Elise Blanchard qui a lié des liens avec un taliban et sa famille. Avec : • Elise Blanchard, photojournaliste et autrice du livre Dans la maison d'un taliban (éditions Le Cherche Midi). Un portrait de Yasmine Diawara par Raphaëlle Constant, journaliste à RFI. Rencontre avec une militante ivoirienne qui fait du bitume son terrain de combat. Yasmine Diawara, 35 ans, connue sous le pseudonyme « la Go à vélo » sur les réseaux sociaux, est la première femme d’Afrique subsaharienne à traverser l’Afrique à vélo pour porter des projets sociaux et environnementaux. Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal, Ghana, Nigéria… Plus de 5 000 kilomètres au compteur à travers huit pays. Yasmine a fondé l’ONG WIRI (« Debout » en malinké) pour œuvrer dans le leadership civique et la mobilité verte en Afrique. Notre reporter Raphaëlle Constant l’a rencontrée à Abidjan. En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Elaha Soroor - Naan, Kar, Azadi ► Swippy do Brazil - Gambeat, Flavia Coelho, Valeria Dos Santos.
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Comment former les jeunes économistes africains?
Des ressources convoitées, un poids démographique croissant au sein de la population mondiale, une jeunesse entreprenante et un fort potentiel d'innovation : le continent africain dispose d’atouts considérables, parmi les plus prometteurs au monde. Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe en effet une croissance de 4,5% de l’Afrique subsaharienne en 2027, contre seulement 4% pour la Chine et 3,2% pour le monde. Pourtant, cette dynamique contraste avec la faible visibilité internationale de la recherche économique produite sur le continent. Les économistes africains sont encore peu représentés dans les grandes institutions financières, les centres de recherche ou les organisations internationales. Si plusieurs universités africaines se distinguent aujourd'hui par l'excellence de leurs formations, les savoirs qu'elles produisent peinent à rayonner à l'échelle mondiale et à influencer les grands débats sur les politiques économiques. Face à ce constat, de nouvelles initiatives cherchent à faire émerger une génération d'économistes formés aux réalités africaines et connectés aux meilleurs réseaux académiques internationaux. Écoles d'excellence, nouveaux partenariats, prix récompensant les jeunes chercheurs : comment renforcer la recherche économique sur le continent et lui donner toute sa place dans les débats internationaux ? Quelles formations pour donner aux économistes de demain les moyens de contribuer aux politiques publiques de leurs pays ? Comment limiter la fuite des talents tout en favorisant les échanges avec les plus grandes universités du monde ? Et comment faire en sorte que les connaissances produites en Afrique participent pleinement à la transformation économique du continent ? Avec : • Lionel Zinsou, économiste et ancien Premier ministre du Bénin, président de la Fondation Sèmè City à Cotonou au Bénin. • Leonard Wantchekon, économiste, professeur titulaire de la Chaire James Madison d'économie politique à l'université de Princeton aux États-Unis, fondateur de l'African School of Economics basé à Calavi au Bénin. En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Programmation musicale : ► Endless blooming - Kaba, Hyas, Goldie B ► Cherie Coco - Didi B, Fally Ipupa.
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Entreprendre en Afrique: les PME au service de l’agriculture
Chaque mois, le coach Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent autour des PME au service de l'agriculture. Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises • Justin Nkunzimwami, créateur de Kivu Solar Energy, entreprise de vente et d’installation de petites et grandes centrales solaires, Bukavu, RDC Justin souhaite passer son entreprise au stade supérieur et attirer des investisseurs Partie 2 : le débat, quel rôle des PME dans le développement agricole du continent ? Selon la Banque africaine de développement (BAD), 65 % des denrées alimentaires produites, agrégées et distribuées en Afrique sont gérées par des PME. Elles jouent donc un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire du continent. Elles sont aussi un vivier important d’emplois. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’économie alimentaire représente 66 % des emplois en Afrique de l’Ouest, ce qui en fait le premier employeur de la région. Production, transformation, distribution, chaîne logistique, technologie agricole… Les PME sont présentes sur tous les maillons de la chaîne mais pâtissent d’un manque d’investissements. Un déficit de financement annuel estimé à 180 milliards de dollars (158 milliards d’euros) par la BAD. Une situation qui retarde la mise en place d’un véritable écosystème entrepreneurial agricole. À ces défis s’ajoutent le réchauffement climatique et les inégalités concernant les femmes. Encore très dépendante des importations alimentaires, l’Afrique dépense chaque année entre 60 et 90 milliards d’euros pour importer des denrées alimentaires. Dans ce contexte, comment faciliter l’émergence des PME agricoles ? Faut-il plus de politiques protectionnistes comme celle sur le poulet, notamment au Sénégal ? Quel mode de financement pour leur permettre de changer d’échelle ? Avec : • Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises. • Mamadou Ndao, directeur d'Investissement du fonds FASA (Financing for Agricultural SMEs in Africa) géré par I&P (Investisseurs & partenaires) groupe dédié au financement et à l'accompagnement des petites et moyennes entreprises en Afrique. • Warren Kambongo, entrepreneur, directeur de SOPRAA, société de productions agro industrielles, et de SOVAPROAT, société de transformation des produits agricoles et du terroir au Gabon. Programmation musicale : ► Pull Up - Young Franco, Scrufizzer, Pino D'Angiò ► MAPOUKA - Afro B.
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Comment donner le goût de l'écriture aux jeunes dès le plus jeune âge?
Au cœur de l’été sans école, la plupart des enfants et adolescents profitent des grandes vacances scolaires. L’occasion de trouver d’autres occupations. Et pourquoi pas l’écriture ? Pas celle qui consiste à prendre des notes, à recopier ce que dit l'enseignant, mais plutôt celle qui permet de créer, de s’évader grâce à l’imagination. Selon la dernière étude menée par l’institut britannique National Literacy Trust, 28,7% des 8-18 ans ont déclaré aimer écrire pendant leur temps libre tandis qu’un adolescent sur 10 déclare écrire quelque chose tous les jours, toujours pendant son temps libre. Les réseaux sociaux, les jeux vidéo, l’arrivée de l’IA et les écrans de manière générale offrent en effet des alternatives alléchantes. Mais l’écriture créative ou les journaux intimes n’ont pas dit leur dernier mot. Que ce soit sur papier ou sur clavier, écrire des lettres, des histoires, des scénarios ou encore des paroles de chansons procure de nombreux bienfaits. Cela stimule notamment l’imagination, la curiosité, la mémoire. Cela développe la confiance en soi, et c’est aussi un bon moyen d’exprimer ses émotions. Alors comment intéresser les jeunes à l’écriture ? Comment les aider à passer les premiers blocages ? Avec : • Anna Mezey, animatrice d’ateliers d'écriture au Labo des histoires, association qui a pour mission de promouvoir l'écriture créative auprès des jeunes de moins de 25 ans • Kathy-Liana Bravo, directrice de l’Antenne de Martinique du Labo des histoires, association qui a pour mission de promouvoir l'écriture créative aux jeunes de moins de 25 ans • Steve Aganze, écrivain congolais de 26 ans. Pour son premier roman, Bahari-Bora (éditions Récamier, 2025), il a remporté le prix littéraire de la Vocation, qui récompense chaque année un jeune romancier ou nouvelliste francophone. En fin d’émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot. La parole aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Aujourd’hui, ils sont dix autour du micro, pour nous raconter les moments où leurs parents les font rougir… de honte ! Voici Safa, Aléa, Irine, Axel, Cyrine, Alexis, Victoria, Jihene, Jasmine et Enzo. Ils ont 10 ans et sont élèves en classe de CM2 à l'école Henri Martin à Colombes, en région parisienne. Programmation musicale : ► Le Labyrinthe - Feu ! Chatterton ► Njé Bodi - Beri Boys Club, Locko.
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Ambition: pourquoi cherchons-nous la reconnaissance?
Être reconnu, admiré, respecté, valorisé… Le besoin de reconnaissance est profondément humain. Au travail, en famille, dans le couple ou entre amis, nous cherchons tous, à des degrés divers, à être vus et appréciés des autres. Mais, à l'heure des likes et des followers sur les réseaux sociaux, cette quête de validation peut parfois devenir extrême, alimenter l’envie et la rivalité, et générer de la souffrance. Pourtant, nos ambitions évoluent. Alors que la réussite a longtemps été associée à une quête du pouvoir, mesurée au nombre d’échelons gravis et à la position atteinte dans l’entreprise, les carrières sont aujourd’hui moins linéaires et la recherche de sens prend une place croissante dans les choix professionnels. Selon une étude du cabinet de recrutement Robert Walters menée en 2024, 52 % des membres de la « gen Z » – la génération Z, née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – refuserait même de devenir manager, un rôle jugé trop énergivore et dépourvu de sens. Ces nouvelles aspirations se heurtent toutefois aux réalités économiques, dans un contexte marqué par l’inflation, les difficultés d'accès au logement, la précarité de l'emploi et la peur du déclassement. Alors, pourquoi avons-nous autant besoin d'être reconnus ? Comment distinguer une ambition saine d'une dépendance au regard des autres ? Les réseaux sociaux nourrissent-ils une nouvelle forme de compétition permanente ? Et, comment concilier quête de sens, désir de réussite et contraintes matérielles ? Avec : • Benoit Heilbrunn, philosophe et professeur à l'ESCP Business School, co-directeur de l'Observatoire Marques, imaginaires de consommation et politique de la Fondation Jean Jaurès. Auteur du livre Le poison de la reconnaissance – quel prix à payer pour être quelqu’un (L’Aube - Fondation Jean Jaurès, 2026). • Raphaëlle Elkrief, journaliste, autrice d’une série de podcasts sur l’ambition produite par Louie Media. En fin d’émission, Charlie Dupiot, nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 13ᵉ épisode, que partager de son intimité ? Delphine, professeur de FLE (Français Langue Ètrangère), nous parle d’une expérience avec un étudiant et Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, nous éclaire. Programmation musicale : ► Elle & Moi - ART-X, Biga*Ranx, LUIZA, Pulche Le Douce ► Fazer Festa - João Selva, Diogo Strausz, Patchworks.
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Faut-il accorder autant d’importance à son apparence?
Prendre soin de son apparence est souvent perçu comme une manière de se sentir bien dans sa peau, de gagner en confiance ou encore de faire bonne impression. Vêtements, coiffure, maquillage, sport, soins du corps... Dans de nombreuses sociétés, l’apparence occupe une place importante au quotidien. Les réseaux sociaux ont encore renforcé cette tendance en multipliant les images de corps idéalisés et les injonctions à se montrer sous son meilleur jour. Selon une étude menée par Criteo, en 2025, 80% des Français ont maintenu ou augmenté leurs dépenses beauté, malgré la pression sur leur pouvoir d’achat. Pourtant, accorder de l’importance à son apparence est-il forcément synonyme de superficialité ? Pourquoi le regard des autres influence-t-il autant notre rapport à notre corps et à notre image ? À partir de quand le souci de son apparence devient-il une source de mal-être, de comparaison ou d’obsession ? Les réseaux sociaux amplifient-ils ces phénomènes ou offrent-ils aussi de nouveaux espaces d’expression et de valorisation de soi ? Avec : • David Le Breton, professeur de sociologie et d'anthropologie à l'Université de Strasbourg – spécialiste des représentations du corps et auteur notamment du livre Des visages (Éditions Métaillé 2022) • Marine Houssou, conseillère en image et autrice du livre Le burn-out vestimentaire. Un malaise invisible (Autoedité) • Fatou N’Diaye, créatrice de contenus sur les réseaux sociaux. Autrice du blog Black Beauty Bag, premier blog français dédié à la beauté des femmes noires et au retour au naturel • Bénédicte Flye Sainte Marie, journaliste, co-autrice du Pouvoir de l’apparence (Éditions Michalon). En fin d’émission, la chronique Écouter le monde de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Rio Lua - Mari Froes ► Lady - Qing Madi, Tiwa Savage & Flavour.
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Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés
Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s’avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. Programmation musicale : ► It Makes You Forget - Peggy Gou ► DOUVAN - Lu City, litleboy lsbeats767.
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Comment mieux protéger les enfances face aux violences sexuelles?
À partir du 15 juillet 2026, les députés français examineront un projet de loi relatif à la protection de l’enfance. Un texte remanié à la suite de la mort de Lyhanna, jeune collégienne de 11 ans, enlevée, violée et tuée à Fleurance dans le sud de la France, fin mai. L’affaire Lyhanna, dont le principal suspect avait déjà fait l'objet de plaintes pour violences sexuelles sur mineur, a suscité une importante mobilisation populaire et couverture médiatique en France. Elle est surtout devenue le symbole des violences faites aux enfants, des dysfonctionnements de la justice et de l’aide sociale à l’enfance. Mais avant cela, il y avait déjà eu l’affaire du périscolaire à Paris et d’autres villes, impliquant plusieurs animateurs accusés de violences physiques, sexuelles et d'agressions sexuelles sur des enfants en école primaire ou encore celle de Bétharram, du nom d’un établissement scolaire catholique. Plus de 200 anciens élèves avaient dénoncé des faits du même type sur plusieurs décennies. Depuis, les voix se multiplient pour dénoncer un manque de moyens et une réponse insuffisante dans la protection des enfants, appelant à un Metoo des mineurs. Alors que 70 000 dossiers de plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont en attente de traitement, la France a près de 4 fois moins de procureurs que ses voisins européens, soit 3,18 procureurs pour 100 000 habitants, la médiane européenne est de 11,2. Au-delà de la question des moyens, s’ajoute celle de l’efficacité de la justice, de l’alourdissement des peines, de l’imprescriptibilité des crimes sur mineur et de la prévention. Une loi dite « intégrale » élargie aux violences de genre sur le modèle espagnol devrait également être débattue à la rentrée. Au-delà de la libération de la parole des victimes et de la mobilisation générale, quelles réponses apporter pour mieux protéger les enfants ? Avec : • Isabelle Debré, présidente de l’Enfant Bleu, association qui lutte contre la maltraitance des enfants. Ancienne vice-présidente du Sénat français • Agathe Morel, avocate au barreau de Paris, spécialisée dans la défense des mineurs. En fin d’émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Lune, Brazzaville dont la fille de 8 mois ne la lâche jamais. Programmation musicale : ► Autour du feu - Romsii ► Si N'Sabia - Rislene.
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ABOUT THIS SHOW
Chaque jour, chez 8 milliards de voisins, Emmanuelle Bastide rassemble, autour de la table, citoyens du monde et acteurs de la société civile. Emploi des jeunes, entrepreneuriat, environnement, place des femmes, éducation, urbanisation: comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? À l’antenne ou en podcast, 8 milliards de voisins donne la parole à tous les habitants de la planète, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 8 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine Cachin. Réalisation : Maël Guyot. (Diffusions toutes cibles : du lundi au vendredi à 10h10 TU ; du mardi au samedi à 02h10 TU).
HOSTED BY
RFI
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