Au cœur des plantes podcast artwork

PODCAST · society

Au cœur des plantes

Stéphane Wiest, sorcière joyeuse des temps modernes n’a pas son pareil pour nous chuchoter les plus intimes secrets des plantes qui nous entourent et vous envouter avec ses Elixirs de Nature !De quoi vous exposer au risque que l’on vous retrouve cheveux au vent, à quatre pattes au milieu d’une prairies à vous émerveiller, humer, toucher, gouter… Laissez vous porter par la poésie hypnotique qui flotte dans l’air à savourer les bienfaits de la nature jusqu’à vous enivrer de bonheur.Et vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu !Venez découvrir le thym, l’ortie, la ronce, la lavande, le millepertuis… et tant d’autres, nous raconter leur histoire, leur mode de vie et nous faire partager leur intelligence, leurs bienfaits et leurs usages.--Animation : Stéphane WiestÉmission mensuelleDiffusion : jeudi 10h et dimanche 16h (3ème et 4ème semaines du mois)Coproduction Radio BLV, Tchiki’Baume ! et Les ateliers cosmétiques de Charlène & StéphaneUne émission Radio BLV

  1. 22

    #25 - La bardane

    Au cœur des plantes n°25 La Bardane

  2. 21

    #24 - Plantes et femmes

    24ème escale: Des plantes & Des femmes, vers un renouveau de l’herboristerie Nous sommes trois femmes à bord aujourd’hui. Toutes reliées, chacune à notre manière, aux plantes : par la cueillette, la transmission, le conseil, l’herboristerie… ou par la manière dont nous habitons le vivant au quotidien. Le mois dernier, nous avons toutes participé à un moment historique : les toutes premières Rencontres nationales de l’herboristerie, à Nyons, autour de ce bel élan : « Imaginons ensemble l’herboristerie de demain ». Imaginez justement… Plus de 300 participant·e·s, toute la filière réunie portée par un souffle commun : protéger, transmettre, faire rayonner l’art des plantes médicinales. Il y a de quoi donner des ailes, non ? L’idée de cette émission n’est donc pas de plonger dans la technique ou la botanique, mais de comprendre comment l’herboristerie revient sur le devant de la scène, comment elle nous relie, comment elle transforme nos pratiques… et ce que ces plantes changent en nous.

  3. 20

    #23 - La Rhodiole

    23ème escale: à la rencontre de la racine d’or venue du froid • elle sent la rose… mais ce n’est pas une rose • elle vient du froid, mais elle réchauffe l’âme • elle était très appréciée des Vikings qui utilisaient la plante en breuvage pour leur force physique, leur endurance et mieux supporter les conditions climatiques. • les Russes ont failli en faire un secret d’État car elle était considérée comme un élément déterminant des programmes visant à améliorer les performances physiologiques, psychiques et intellectuelles des membres de l’élite

  4. 19

    #22 - La sauge

    22ème escale: à la rencontre de celle dont on dit qu’elle éloigne le médecin L’autre jour, en sortant de chez moi pour rejoindre mon vaisseau — qui est pour l’instant encore un peu en pièces détachées — je passe devant le grand buisson qui borde mon atelier. Et là, je me dis : “Tiens, faudrait que je le taille un peu celui-là, il commence à empiéter sur la chaussée.” Un buisson persistant qui était là avant que j’arrive et qui chaque année, me gratifie de ses jolies fleurs jaunes pleines de soleil en verticilles (c’est-à-dire en couronne) et de ses feuilles vert amandes duveteuses et aromatiques, qui dégagent une douce fragrance citronnée lorsqu’on les froisse. Et je me suis demandé : “Tiens, mais qui es tu toi, est-ce que tu as des vertus particulières ? Médicinales ? Culinaires ?” Eh bien après enquête, il s’agit d’une Sauge de Jérusalem (Phlomis fruticosa) purement ornementale ! Même si les fleurs légèrement sucrées sont comestibles, mais bon, faut pas en faire une salade entière non plus ! dommage… Le soir même, au moment de me coucher, avec mes fameuses bouffées de chaleur — ah la ménopause ! — je me suis rappelée mon petit flacon d’huile essentielle de sauge sclarée, acheté à la ferme du Bloudon à Chalançon. Comme me l’avait conseillé ma naturopathe Julia, je l’ai appliquée sur le bas-ventre et la base de la colonne vertébrale… et je peux vous dire que ça fut d’une efficacité redoutable. Faut dire que juste avant je m’étais aussi préparée une bonne tisane avec la sauge de ma voisine Anne et le houblon de mon voisin Bastien. Une infusion bio et locale en circuit hyper court. Le combo gagnant certainement pour une nuit apaisée, enfin ! Alors voilà… entre cette sauge qui déborde sur la route, mes flacons précieux, les infusions de copains et mes bouffées nocturnes… je crois que c’était écrit : la plante qui allait inaugurer cette nouvelle saison ne pouvait être qu’elle : la SAUGE , cette plante aux multiples bienfaits.

  5. 18

    #21 - Des Plantes & Des Femmes: une relation singulière

    Pour célébrer ce mois de mars où les femmes et les minorités de genre sont à l’honneur et dans le cadre du MARS DES FEMMES sur Radio BLV, j’ai la joie d’accueillir à bord de mon vaisseau 2 intrépides passagères : 🌿 Fanny Gaiffe, paysanne-herboriste et cueilleuse, qui transforme les plantes en potions et pommades et partage son savoir à travers des ateliers. 🌾 Hermine de Chavanes, paysagiste, créatrice de jardins thérapeutiques et grande réensauvageuse du monde. Nous sommes donc trois femmes à bord de mon vaisseau aujourd’hui. toutes reliées, d’une façon ou d’une autre, aux plantes. Que ce soit par la cueillette, le soin, la transmission de savoirs, le jardinage, l’herboristerie, ou même dans la manière dont nous habitons le monde. Nous avons en commun une relation forte, sensible, réfléchie, mais pas toujours et peut-être même instinctive avec la nature. L’idée de cette émission, ce n’est pas tant de parler technique ou botanique, mais plutôt d’explorer ce lien sensible, presque intime, qui nous unit aux plantes. Quelle place prennent-elles dans nos vies ? Comment nous transforment-elles, nous inspirent-elles, nous portent-elles ? Et peut-être aussi, comment nous, en retour, nous prenons soin d’elles ? C’est ce que nous allons explorer ensemble pendant ce voyage.

  6. 17

    #20 - La Rose

    Vingtième escale : à la rencontre de celle que l’on nomme « La reine des fleurs » - Comme vous le savez, nous sommes en février. Et après la galette des rois et la chandeleur et avant le lapin de Pâques il y a une autre fête célébrée par certains et certaines d’entre nous. La fête de l’amour, vous voyez de quoi je parle ? Oui oui je veux bien parler de la Saint Valentin. Et si vous me suivez, vous vous rappelez peut-être mon coup de gueule de l’an passé sur ses dérives d’un point de vue écologique. Bon mais sérieusement c’est quoi le rapport avec notre chronique du jour ? Vous ne devinez pas ? Une plante célébrée depuis l’Antiquité par les peintres et les poètes, comme le symbole de l’amour et de la beauté ; l’une des fleurs les plus cultivée au monde avec ses pétales allant du blanc immaculé au pourpre foncé et son odeur des plus enivrantes ? Ca y est vous y êtes. Et oui aujourd’hui c’est de LA ROSE que nous allons parler ! La Rose. Quelle image vous vient à l’esprit quand on l’évoque ? La Rose noble sur sa fine tige élancée, dont la corolle aux pétales fournis lui donne sa forme si caractéristique. Ou bien sa sœur aînée, la sauvage Eglantine, la « rose originelle » comme aime à l’appeler mon amie Fanny autrement dit le cynhorhodon dont nous avons déjà parlé ? Des variations de couleurs, de formes et de parfums qui semblent infinie ? Les parfums de Grasse, l’eau de rose, les loukoums ? Des poèmes appris au collège ou au Lycée (La Rose et le Réseda d’Aragon ou Mignone allons voir si la rose de Ronsard) ? Les gravures sur les cartes postales anciennes ? Les parterres des jardins à la Française ? Les étals des fleuristes du monde entier ? Le symbole du parti socialiste ? L’amour ? Car oui c’est tout ca que réveille la Rose en nous. Et pourtant elle est bien plus encore.

  7. 16

    #1 - Le Thym

    Première escale : à la rencontre du prince de la garigue ! Dès que son nom est évoqué, il nous transporte en Provence et on entend le chant des cigales. La farigoule, l’appelle aussi les Provençaux. Il est bien connu des cuisiniers et fait partie du mélange des herbes de Provence et du zaatar au Moyen-Orient. Cette petite plante est aussi un véritable concentré de bienfaits pour la santé. Son petit nom est thymus vulgaris… C’est le Thym, tintin !

  8. 15

    #2 - La Grande Consoude

    Seconde escale : à la rencontre d’une racine guérisseuse ! L’automne a fait place à Noël au balcon, puis l’année a tourné la page… Mais avant de se fondre comme la neige au soleil dans l’hiver véritable, il y a eu un espace-temps en ce début d’hiver ou notre vaisseau nous a débarqué sur les hauteurs de Tournon, du côté de Plat exactement pour farfouiller dans la terre à la recherche d’un véritable trésor. Accompagnée de mon amie Emilie et de ma collègue Fanny, il ne nous a pas fallu très longtemps avant de trouver ce que nous cherchions. On ne pouvait pas la louper dans le superbe jardin perma-école de Aurélien. Invasive juste ce qu’il faut pour être une plante qu’on désherbe avec plaisir car elle pourra servir d’engrais, paillage ou purin en permaculture. Avec ses feuilles lancéolées, épaisses et velues, qui lui ont valu le surnom d’Oreilles d’âne ou encore de Langue de vache la consoude, puisque c’est bien elle, entamait juste son entrée en dormance.

  9. 14

    #3 - Le Cynorhodon

    Troisième escale : à la rencontre d’un super-aliment de l’hiver ! Au cœur de l’hiver rien de tel pour se recharger qu’une petite balade dans la neige sous un grand soleil et un froid vivifiant. Et aujourd’hui c’est au sein de ce paysage que notre vaisseau a atterrit. Depuis le cockpit notre œil a été attiré par des taches rouges ponctuant joyeusement le grand manteau blanc. A pas feutré dans le silence orchestré par le tapis neigeux, nous approchons les buissons épineux qui semblent chargés de ces taches colorées qui sont en fait des petites baies rouges. J’en cueille une et en pressant dessus juste avec la base de mon pouce et de mon index j’en extrait une pulpe acidulée qui fait frémir mes papilles. Je n’ai plus aucun doute. Je suis en compagnie du célèbre GRATTE CUL ou CYNORRHODON, le fruit (en fin le faux fruit devrais je dire) du rosier sauvage ou églantier !

  10. 13

    #4 - Le Plantain

    Quatrième escale : à la rencontre d’une « mauvaise herbe » indispensable dans sa trousse de secours ! Alors que l’hiver est encore bien présent, la nature s’éveille doucement. Les violettes odorantes commencent à parsemer nos sous bois et le mimosas en fleurs sur fond de ciel bleu rajoute sa touche de jaune à notre palette de couleurs. Aujourd’hui notre vaisseau a atterri au milieu d’une jolie prairie pas encore fleurie tentant au mieux de ne pas écraser toutes ces plantes qui sortent de dormance. Parmi elle se trouve une modeste petite herbe que j’affectionne particulièrement pour ses multi-pouvoirs dont j’ai appris à me servir depuis que je suis toute gamine. Pourtant cette super-héroïne ne paye pas de mine et se fait piétiner la plupart du temps dans l’indifférence générale. On ne peut pas faire un pas dans un pré ou une pelouse sans la croiser ! Alors il est temps de vous la présenter ! Elle s’appelle PLANTAIN !

  11. 12

    #5 - Des Plantes & des Femmes

    Cinquième escale : Des plantes & Des femmes, toute une vie de découvertes et d’expérimentation ! Une fois n’est pas coutume, pour ce cinquième épisode, je ne voyagerai pas en solo à la découverte de la magie des plantes. Pour célébrer ce mois de mars où les femmes sont à l’honneur, j’ai la joie d’accueillir à bord de mon vaisseau une intrépide passagère qui se prénomme Laure et qui est Naturopathe. Des savoirs ancestraux, aux connaissances contemporaines, ensemble nous allons explorer les vertus des plantes qui accompagnent les femmes tout au long de leur vie.

  12. 11

    #6 - La Pâquerette

    Sixième escale : à la rencontre d’une jolie fleur de printemps aux multiples bienfaits Avec le soleil de plus en plus présent et les températures qui remontent, le printemps et sur le pas de notre porte ! Et on s’en réjouit car qui dit printemps dit explosion de fleurs et cueillettes à venir. Et en ce moment déjà ail des ours, violettes, doucette, romarins, pissenlit, fumeterre, primevères… on ne sait plus où donner de la tête ! Mais depuis mon cockpit j’aperçois là en bas un océan de verdure ponctué de taches blanches délicatement rosées. Je frémis d’excitation. Je me doute de ce que je vais trouver. Un atterrissage en douceur à proximité de ce bouquet de fleurs coquettes… Ouiiiiii, je ne m’étais pas trompée nous sommes bien tombées sur un tapis de pâquerettes ! Et mon fils vous le confirmerait… chaque printemps c’est la même obsession : je pars en quête de pâquerettes !

  13. 10

    #7 - L'Achillée millefeuille

    Septième escale : à la rencontre d’une belle sauvageonne « maitresse du sang » Je ne sais pas vous, mais moi ça y est ! Entre 2 cueillettes j’ai fait mes premières trempettes ! Alors certes, elle est encore un peu frisquette mais quel bonheur pour mes gambettes ! Sentir l’eau jaillissante m’envelopper de ses bienfaits en osmose avec la vie qui circule en moi… hmmmmm ! Une pause ressoursante bien méritée car avec toutes ces explorations et ces explosions de plantes qui ensorcellent nos sens, on ne sait plus où donner de la tête ! Et d’ailleurs en bordure de chemin où j’ai garé mon vaisseau ce matin en prévision de ma baignade du jour, en traversant pied nu le talus, mon regard a croisé une grande plante que j’affectionne particulièrement d’autant plus qu’elle parait si commune qu’on oublie parfois de se pencher vers elle. Ses hautes tiges ornées de feuilles aux allures de plumes et couronnée de fleurs blanches surgissait au milieu des herbes. Cette fois encore, le merveilleux était à portée de talon ! Car celle dont je veux vous conter les bienfaits n’est autre que l’Achillée, cette plante à la croisée d’Achille (talon, achille…) et de Vénus.

  14. 9

    #8 - Se former à la découverte des Plantes

    Huitième escale : Des plantes & Des femmes, toute une vie de découvertes et d’expérimentation, épisode 2 Pour la seconde fois de la saison, je ne voyagerai pas en solo. Peut-être que sa voie sortie tout droit d’un pédalo ne vous sera pas inconnue. Car j’ai cette fois la joie d’accueillir à bord de mon vaisseau une intrépide passagère qui se prénomme Karina. Ensemble nous allons parler de passions qui relient, d’explorations qui enchantent et de formations qui rassurent.

  15. 8

    #9 - L'Ortie

    Neuvième escale : Attention … ça va piquer ! L’été parait déjà loin et nous sommes déjà à la veille d’Halloween ! Que le temps passe vite ! Et pourtant autour de moi j’ai l’impression que la nature elle prend son temps. Grâce à l’été indien qui perdure et à la fraicheur humide matinale, depuis mon cockpit je perçois des étendus verdoyantes et chatoyantes de couleurs à perte de vue. Comme une renaissance de la nature avant son entrée en dormance. Une dernière petite étincelle, histoire de fêter la fin de l’été, avant une pause bien méritée. C’est dans la fraicheur matinale que j’ai aperçu le large tapis vert sombre en lisière de prairie le long d’une haie. Il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. Alors, délicatement j’ai posé mon vaisseau à proximité et je me suis approché. A pas de velours, un grand sourire sur mes lèvres. Même de loin je l’avais reconnue entre toute. Ce vert là il n’y a qu’elle ! Une plante que j’affectionne particulièrement toute l’année et encore plus à l’automne. Incontournable, inestimable, indomptable. Une rebelle au cœur tendre qui a plus d’un trésor dans sa boite à secrets ! Et pourtant souvent traitée de « mauvaise herbe »… C’est vrai que sa rencontre parfois cuisante ne peut nous laisser indifférents et nous invite à en prendre soin et à la respecter. Car oui, qui s’y frotte s’y pique et souvent on entend dire qu’il ne faudrait pas y pousser mémé ! Alors vous l’aurez deviné ? Il s’agit de l’ORTIE dont je vais vous conter aujourd’hui les bienfaits.

  16. 7

    # 10 - L'Aubépine

    Dixième escale : à la rencontre de la plante des cœurs brisés ! Ça y est, nous sommes en automne. Il pleut et c’est tant mieux…, il fait gris et les températures baissent … Mauvaise saison ? Il n’y a plus rien à voir ? Faut que tu attendes le printemps me susurre une petite voix… Mais moi j’en ai marre d’être enfermée ! Alors zou j’enfile mes chaussures de marche, ma doudoune et mon coupe-vent et je remonte dans mon vaisseau… Je trouverai bien quelques graines qui se mangent par-ci, une feuille pour la soupe par-là ? J’ai envie de tenter ! Je vais donc me laisser guider par mon instinct comme à chaque sortie. Et c’est justement en plein dans mes pensées que mes yeux s’arrêtent sur des taches rouges vifs presque invisibles dans le feuillage encore présent d’une haie en lisière de forêt. Il n’en faut pas plus pour que j’atterrisse pour découvrir qui se cache dans cette haie. A peine sortie du vaisseau que déjà je découvre que ça pousse encore à foison autour de moi : plantain, ortie, pissenlit, alliaire, achillée, lierre terrestre, achillée, berce… Trop bien ! Mais bon, trêve de dispersion, je suis venue voir la haie. Je m’approche , mais aïe, ça pique ! Ah oui je te reconnais à présent toi qui sait te défendre des prédateurs et pourtant nous ouvre ton cœur… Tu es l’AUBEPINE, mon sauveur !

  17. 6

    #11 - Le Calendula

    Onzième escale : à la rencontre d’une pépite de soleil pour notre peau ! Cette fois l’hiver est bien là. L’humidité et le froid ont eu raison de mon vaisseau qui lui aussi a décidé de faire une pause. Donc me voila donc les pieds sur terre. Emmitouflé dans mon grand manteau. Me dirigeant là ou mon regard m’appelle. A l’affut des couleurs, des sons , des parfums au cœur de l’hiver. Goutant l’eau du ruisseau qui coule à nouveau. Foulant les tapis de feuille dans un bruissement réjouissant, je suis sure que vous voyez de quoi je parle. Le critch critch et les coups de peids dans les tapis de feuilles. Et hop on retombe direct en enfance. Moi J’adore ! Et finalement c’est de retour au bercail, par la fenêtre du salon que je les ai aperçu. Entre la menthe et le thym, dans mon patio je n’ai pas eu à aller bien loin. Il rayonnaient de leur belle couleur jaune orangée. Mes petits soleils au cœur de l’hiver. Celui que je chéri parmi tant d’autre car lui aussi peut carrément nous sauver la peau ! Pour être certaine que c’est bien de lui dont il s’agit, je lui coupe la tête. Cela peut paraitre un peu barbare dit comme ca, j’avoue, Mais rassurez vous je laisserai ses voisins tranquille… pour ce coup ci ! Bref mes doigts collent et un parfum résineux reconnaissable entre tous monte à mes narines. Pas de doute, c’est bien toi CALENDULA !

  18. 5

    #12 - La Ronce

    Douzième escale : à la rencontre de la terreur des jardins, injustement mal aimée ! Ce matin tout est givré. C’est boooooo cette nature toute blanche ! Allez zou, je remonte à bord de mon vaisseau remis à neuf . Je vais faire un tour dehors pour voir comment se portent les plantes sauvages de ce mois de janvier. Car la nature ne nous attend pas pour exploser d’un coup, comme elle le fait si souvent. Et quand ça sera le moment, j’ai envie que vous aussi vous soyez prêt(e)s pour profiter de l’abondance en plantes sauvages comestibles et médicinales qui nous sera offerte. 😉 Dans ce paysage tout givré mon regard est attiré par des buissons verts rougeâtres recouverts de cristaux, qui paraissent danser à la lisière des chemins et en bordure de forêt. J’atterri. Je m’approche et c’est alors que dans le souffle du vent frais j’entends cette complainte : « D’accord je suis envahissante et avec mes griffes de chat je peux même vous gâcher la promenade. Mais je sais aussi me montrer généreuse et vous offrir en abondance mes baies savoureuses. Et alors bizarrement vous ne vous détournez plus de moi ! Pourtant si vous faisiez de même au printemps vous pourriez aussi découvrir la délicatesse de mes fleurs et savourer la tisane, voire le thé de mes feuilles ». Qui me parle ainsi, tout en m’empêchant de l’approcher de trop près sans me faire égratigner ? Mais je te reconnais. C’est bien toi DAME RONCE !

  19. 4

    #13 - La Violette

    Treizième escale : une précieuse pas ridicule alliant douceur et parfum délicat C’est dans un élan joyeux et chantant que je m’apprête à monter dans mon vaisseau quand une effluve discrète et sucrée vient chatouiller mes narines. Truffe au vent je me met à inspecter l’ait qui m’entoure jusqu’à ce que me yeux se posent sur un petit tapis coloré… là…. juste à me pieds. De jolies petites fleurs violettes et parfumées. Si fragiles et si puissantes à la fois. J’avais oublié que tu pointais le bout de ton nez si tôt dans l’année. Et me revient alors en tête ma formation a Nyons en mars dernier ou chacun de nos pique-nique au bord de l’Eygues s’accompagnait de ton délicat parfum, toi la douce VIOLETTE ODORANTE.

  20. 3

    #14 - Des plantes & Des femmes, vivre sa ménopause épanouie

    Quatorzième escale : Des plantes & Des femmes, vivre sa ménopause épanouie Pour célébrer ce mois de mars où les femmes et les minorités de genre sont à l’honneur, j’ai la joie d’accueillir à bord de mon vaisseau une intrépide passagère qui se prénomme Stéphanie et qui est Naturopathe. Des savoirs ancestraux, aux connaissances contemporaines, ensemble nous allons explorer les vertus des plantes qui accompagnent les femmes tout au long de leur vie et notamment au cours de la ménopause.

  21. 2

    #15 - Le Géranium

    Quinzième escale : à la rencontre d’une plante qui ne sert pas qu’à décorer les balcons Aujourd’hui faut que je vous avoue un truc. Je suis addict ! Addict aux parfums. Je ne peux pas m’empêcher de coller mon nez partout et direct je pars dans la stratosphère. Direct ça m’apaise. Un vrai shoot de bien-être. Le parfum de l’humus en forêt, de la violette odorante, celui du calendula sur mes mains, de l’ortie dans le panier … et aussi celui de mon Géranium Rosat que je ne peux m’empêcher de caresser à chaque fois que je passe à ses côtés. D’ailleurs pour répondre a mon addiction olfactive, j’avoue que le Géranium Rosat c’est devenue une vraie passion. Alors certaines m’ont dit que c’était le parfum des vieux… Je pense qu’elles faisaient allusion à un autre parfum, car là, j’ai beau chercher je ne vois pas en quoi c’est la plante des vieux… Pour moi son parfum rappelle celui de la rose mais avec un petit quelque chose en plus qui lui appartient rien qu’à lui. Des notes d’agrumes. Mais peut-être que mon amie pensait à ces géraniums rouges et lumineux qui ornent à foison les bords de fenêtres et autres balcons de mon paysage natal alsacien…. Certes certains et certaines peuvent trouver ça super kitch toutes ces fleurs colorées, surtout devant les fenêtres parées de volets avec un cœur découpé. Et ouais en Alsace on aime les façades colorées et les petits cœurs un peu partout même dans le bretzel. Et moi ces cœurs de lumière et ces géranium à outrance, je suis super fan ! Bon ben voilà je me suis faite rattrapée par mes origines ! Et aujourd’hui, vous l’aurez deviné, c’est de GERANIUM que nous allons parler !!

  22. 1

    #16 - Le Sureau

    Seizième escale : à la rencontre d’un arbre aux fées en noir et blanc Tout a coup un doux parfum se joint aux festivités printanières. Un parfum que je pourrai reconnaitre entre mille. Le parfum de ma confiture et de mon sirop préférée qui donne le la au printemps. Cet arbre au parfum délicat qui m’apporte fraicheur et délicatesse dans tous mes sens. Vous le sentez vous aussi ? Ce délicieux présent de la nature à ne pas manquer dès que l’atmosphère se réchauffe et donne des airs d’été ? Ce sont les fleurs de sureau noir qui commencent à poindre le bout de leur nez…

  23. 0

    #17 - L'Hélichryse

    Dix-septième escale : à la rencontre d’une plante fleurie au parfum de curry Alors OK, je déroge quelque peu à mes habitudes de vous parler uniquement des plantes de saison. Mais cette rencontre fortuite avec l’HELICHRYSE c’était un peu comme si elle me disait « hey , c’est pas juste, comme tu fais pas d’émission durant l’été, tu ne parles jamais de moi ! Et pourtant je suis une plante aux vertus exceptionnelle, non ? ». C’est pas faux ! D’autant plus que la plupart d’entre vous, j’en suis sure, ont déjà entendu parlé de l’HELICHRYSE ou de l’IMMORTELLE et peut être même l’utilisent régulièrement. Mais la connaissez vous vraiment ?

  24. -1

    #18 - Le Millepertuis

    Dix-huitième escale : à la rencontre d’une plante « chasse-démon » pour me mettre au boulot et retrouver de l’entrain je me suis demandé quelle plante pourrait bien accompagner mon chemin. J’ai d’abord tenté de tisser des liens avec la valériane, histoire de puiser quelques ressources dans ses racines fines et odorantes et retrouver un sommeil apaisé. Mais j’avais besoin de plus pour apaiser mes cogitations et mes humeurs noirs. C’est alors que je me suis rappelé un petit flacon qui sommeillait dans mon atelier. Un flacon renfermant une teinture rouge sombre préparée cet été. Précieuse alliée de la résistance intérieure pour nos temps de crise et de révolte. La teinture d’une petite plante discrète mais puissante, compagne pour soutenir l’esprit et apaiser les douleurs et qui m’a déjà soutenu lors d’autres traversées difficiles de ma vie. J’ouvre le bocal et je hume. Je retrouve avec plaisir ce parfum d’été, ce soleil en bocal, à la fois herbacée et balsamique, épicée, avec des notes de sous-bois et de terre. Et je me revois cet été, mes doigts rougis par ma cueillette sous le soleil radieux dardant ses flots de lumière sur ces jolies prairies jaunies par … le MILLEPERTUIS. Car oui c’est bien de lui dont il s’agit !Alors OK, comme le mois dernier je déroge à mes habitudes de vous parler uniquement des plantes de saison. Mais encore une fois j’ai une bonne excuse. Déjà parce que la saison du Millepertuis c’est en été et que je ne fais pas d’émission en été et puis aussi parce que c’est toute l’année que nous avons besoin de son soutien. Et puis comme ça vous serez au taquet pour la ramasser l’été prochain ! Malin, non ?Allez zou je t’embarque avec moi pour un voyage à travers les champs et les traditions pour redécouvrir cette plante médicinale incroyable : qui par son énergie lumineuse et réconfortante, nous aide à trouver un équilibre intérieur, même lorsque tout semble chaotique autour de nous et nous rappelle que, face à l’obscurité, les solutions sont là, enracinées dans nos sols. Une belle métaphore de la résilience de la nature, non ?

  25. -2

    #19 - Le Fragon

    Dix-neuvième escale : à la rencontre d’une racine qui a de la veine Je profite d’un petit rayon de soleil qui réchauffe le cœur et l’esprit pour partir en goguette une paire d’heure voire ce qui se trame dans le petit bois non loin de chez moi. Peuplé de chênes pubescents, buis, pins maritimes et chênes verts, le sous-bois lui aussi est généreux, même à cette saison : lierre grimpant, Orpin des rochers, garance voyageuse, polypode commun aussi appelé réglisse des bois dont je vous parlerai une prochaine fois, callune fausse bruyère, sauge des bois, capillaire des murailles, genet à balais, ciste a feuille de sauge … un voyage en poésie rien qu’à l’évocation de tous ces noms. Et puis une tache rouge au cœur de ce tapis verdoyant a accroché mon regard. Une tache écarlate, toute ronde enfouie au sein d’un petit arbrisseau à la silhouette très graphique avec ses rameaux érigés verts luisants et ses feuilles proches de celle du buis mais plus piquantes. J’avoue c’est un de mes chouchous de la forêt ardéchoise car je l’ai découvert en arrivant en Ardèche et rien que son nom, tout droit sorti du Seigneur des Anneaux, me fait partir dans d’autres mondes. Alors vous l’aurez reconnu ? C’est le FRAGON PETIT HOUX ! Comme vous le savez, en hiver on s’intéresse de plus près aux racines. C’est la période où les plantes sont pour la plupart entrées en dormance (un peu comme moi quoi !) et toute leur énergie est donc concentrée dans la partie souterraine de la plante. Souvent on dit de ces plantes qu’elles sont GEOPHYTES (et hop le 1er nouveau mot de 2025 !). “Géophyte” est utilisé pour une plante vivace (qui vit plusieurs années) qui devient dormante pendant la mauvaise saison et survit en utilisant des organes de stockage souterrains (racines/tubercules/etc) jusqu’à ce que les conditions de croissance au-dessus du sol soient favorables. Je ne sais pas si on peut utiliser ce terme pour le fragon. Car certes, c’est une plante VIVACE, mais aussi SEMPERVIRENT (et hop le 2e mot ), c’est-à-dire qu’elle garde sa partie aérienne et notamment ses feuilles tout au long de l’année. Donc là j’avoue je ne sais pas, mais au moins on aura rajouté ce nouveau mot à notre vocabulaire ! Y’a plus qu’à le caser lors d’un prochain apéro !Mais revenons à notre Petit Houx ou Fragon qui même en hiver, est facilement reconnaissable à ses -entre parenthèse – feuilles, d’un vert sombre et brillant sur lesquelles poussent directement en leur centre une petite baie rouge écarlate… Mais ne vous y trompez pas, malgré les apparences avec ses feuilles piquantes et ses boules rouges, cette petite plante des sous-bois n’a rien à voir avec le véritable Houx ! Et savez-vous qu’en réalité ce que vous pensez être des feuilles ne sont pas de vraies feuilles au sens botanique du terme ?

Type above to search every episode's transcript for a word or phrase. Matches are scoped to this podcast.

Searching…

We're indexing this podcast's transcripts for the first time — this can take a minute or two. We'll show results as soon as they're ready.

No matches for "" in this podcast's transcripts.

Showing of matches

No topics indexed yet for this podcast.

Loading reviews...

ABOUT THIS SHOW

Stéphane Wiest, sorcière joyeuse des temps modernes n’a pas son pareil pour nous chuchoter les plus intimes secrets des plantes qui nous entourent et vous envouter avec ses Elixirs de Nature !De quoi vous exposer au risque que l’on vous retrouve cheveux au vent, à quatre pattes au milieu d’une prairies à vous émerveiller, humer, toucher, gouter… Laissez vous porter par la poésie hypnotique qui flotte dans l’air à savourer les bienfaits de la nature jusqu’à vous enivrer de bonheur.Et vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu !Venez découvrir le thym, l’ortie, la ronce, la lavande, le millepertuis… et tant d’autres, nous raconter leur histoire, leur mode de vie et nous faire partager leur intelligence, leurs bienfaits et leurs usages.--Animation : Stéphane WiestÉmission mensuelleDiffusion : jeudi 10h et dimanche 16h (3ème et 4ème semaines du mois)Coproduction Radio BLV, Tchiki’Baume ! et Les ateliers cosmétiques de Charlène & StéphaneUne émission Radio BLV

HOSTED BY

Radio BLV

CATEGORIES

Frequently Asked Questions

How many episodes does Au cœur des plantes have?

Au cœur des plantes currently has 25 episodes available on PodParley. New episodes are automatically indexed when they're published to the podcast feed.

What is Au cœur des plantes about?

Stéphane Wiest, sorcière joyeuse des temps modernes n’a pas son pareil pour nous chuchoter les plus intimes secrets des plantes qui nous entourent et vous envouter avec ses Elixirs de Nature !De quoi vous exposer au risque que l’on vous retrouve cheveux au vent, à quatre pattes au milieu d’une...

How often does Au cœur des plantes release new episodes?

Au cœur des plantes has 25 episodes. Check the episode list to see recent publication dates and frequency.

Where can I listen to Au cœur des plantes?

You can listen to Au cœur des plantes on PodParley by clicking any episode. We provide an embedded audio player for direct listening, and you can also subscribe via your preferred podcast app using the RSS feed.

Who hosts Au cœur des plantes?

Au cœur des plantes is created and hosted by Radio BLV.
URL copied to clipboard!