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Choses à Savoir TECH
by Choses à Savoir
Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Tech et d'Internet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Des millions de comptes compromis sur Microsoft ?
Une nouvelle technique d’attaque inquiète les spécialistes de la cybersécurité. Son nom : l’« OAuth Client ID Spoofing ». Selon Proofpoint, elle permet à des pirates de tester massivement des identifiants et des mots de passe sur Microsoft Entra ID, tout en restant presque invisibles dans les journaux de sécurité. Microsoft Entra ID, anciennement Azure Active Directory, gère l’authentification des utilisateurs et des applications. Chaque logiciel autorisé possède normalement un identifiant unique, appelé « client ID », comparable à un badge présenté à l’entrée d’un bâtiment. Les attaquants ont toutefois découvert qu’ils pouvaient envoyer des requêtes avec des identifiants falsifiés, inexistants ou malformés.Pour reproduire la méthode, Proofpoint a utilisé le protocole ROPC, qui transmet directement un nom d’utilisateur et un mot de passe au service d’authentification. Le danger vient des réponses renvoyées par Microsoft. Selon le code d’erreur obtenu, l’attaquant peut déterminer si le compte existe, si le mot de passe est incorrect ou si les identifiants sont valides mais que l’application présentée n’est pas reconnue. Ce dernier cas est particulièrement préoccupant : il permet de confirmer qu’un couple identifiant-mot de passe fonctionne, sans générer de connexion réussie. Dans les registres, seul un numéro d’application apparaît, sans nom associé. Les outils chargés de surveiller une application précise peuvent donc passer complètement à côté. Certaines règles d’accès conditionnel risquent également de ne pas s’appliquer. Proofpoint affirme avoir observé deux campagnes réelles. La première, baptisée UNK_pyreq2323, a débuté le 14 janvier 2026 depuis des serveurs Amazon Web Services. Elle aurait utilisé plus de 700 000 identifiants falsifiés pour viser plus d’un million de comptes dans près de 4 000 organisations. Environ 28 % des comptes ciblés auraient été automatiquement verrouillés.Une seconde campagne, UNK_OutFlareAZ, a débuté en décembre 2025 depuis une infrastructure Cloudflare. Elle aurait visé plus de deux millions d’utilisateurs avec 3,7 millions de faux identifiants. Les pirates semblent notamment tester des noms courants, comme jsmith ou msmith, dans des centaines d’entreprises. Proofpoint recommande donc de surveiller les connexions sans nom d’application et de ne plus considérer certains codes d’erreur comme de simples échecs sans conséquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Des contrôles radars des voitures depuis l’espace ?
Depuis le 7 juillet 2024, toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne doivent être équipées de l’assistant intelligent de vitesse, l’ISA. Ce système combine une caméra, qui lit les panneaux, et une carte numérique alimentée par la position GPS ou Galileo. Lorsque la voiture dépasse la limite détectée, une alerte sonore ou visuelle se déclenche. Le conducteur conserve toutefois la maîtrise de l’accélérateur et peut désactiver l’ISA à chaque démarrage. Mais selon le Daily Mail, Bruxelles envisagerait une étape supplémentaire après 2030 : empêcher directement les dépassements en limitant la puissance du moteur. À ce stade, la Commission européenne n’a confirmé aucun projet officiel. Et contrairement à certaines formulations, ce ne serait pas le satellite qui ralentirait la voiture. Le satellite transmet uniquement une position. Le calculateur embarqué compare ensuite ces coordonnées à une carte des limitations. La caméra vérifie parallèlement les panneaux présents sur la route. En cas de contradiction, le règlement européen prévoit que le panneau physique prime. Toute décision serait donc prise à bord du véhicule, pas depuis l’espace.Le principal problème reste la fiabilité. Le laboratoire britannique Thatcham Research a testé plusieurs modèles équipés de l’ISA. Le moins performant atteignait 91,3 % de précision sur la distance parcourue, mais seulement 74,3 % au moment précis des changements de limitation. Même le meilleur modèle tombait à 90,3 % dans ces transitions. Une erreur à l’entrée d’une zone limitée à 32 kilomètres par heure pourrait donc provoquer un ralentissement brutal si le système agissait automatiquement.Des inquiétudes concernent aussi le piratage et la collecte des données de localisation. Le Royaume-Uni affirme d’ailleurs ne préparer aucun dispositif de ce type. Aujourd’hui, entre 40 et 60 % des automobilistes dépasseraient les limitations, tandis que 46 % des conducteurs de véhicules neufs désactivent l’ISA. En l’état, rien ne permet donc d’annoncer un bridage automatique après 2030. Mais le débat est réel : jusqu’où faut-il limiter la liberté du conducteur pour protéger les autres usagers ? En mai 2026, 317 personnes ont été tuées sur les routes françaises, contre 305 un an plus tôt, soit une hausse de 4 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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998
Apple lancera son produit le plus cher en 2028 ?
Depuis l’arrivée de la puce M1 en 2020, Apple avançait avec un calendrier presque parfaitement régulier. Mais cette mécanique semble désormais s’emballer. Selon Mark Gurman, de Bloomberg, la firme aurait déjà terminé la conception de sa puce M7, seulement six mois après celle de la M6, alors même que les premiers produits équipés de cette dernière ne sont pas attendus avant la fin de 2026.La feuille de route reste officieuse, Apple n’ayant rien confirmé. Les premiers Mac dotés d’une puce M6 arriveraient donc à la fin de cette année, avant une génération M7 dès le début de 2027. Les versions M7 Pro et M7 Max suivraient à la fin de 2027, puis le M7 Ultra en 2028. La génération M6 pourrait ainsi connaître une carrière particulièrement courte. Apple aurait même abandonné les versions M6 Pro et Max afin d’accélérer le passage à la génération suivante. Pour Mark Gurman, cette cadence montre surtout que l’intelligence artificielle ne constitue plus une simple fonction ajoutée aux processeurs Apple : elle influence désormais directement leur architecture et leur calendrier de développement.Le chiffre le plus spectaculaire concerne la mémoire. Le futur M7 Ultra serait conçu pour gérer jusqu’à 1,5 téraoctet de mémoire unifiée. Dans les Mac Apple Silicon, cette mémoire est partagée entre le processeur central et la puce graphique, ce qui facilite le traitement de charges lourdes. Une telle capacité représenterait environ le double de celle envisagée pour le M5 Ultra et l’équivalent de la mémoire de 96 MacBook Air d’entrée de gamme réunis. Mais rien ne garantit qu’Apple commercialisera réellement cette configuration. La décision dépendra du marché des composants, alors que la mémoire reste rare et coûteuse. Tim Cook a déjà justifié de récentes hausses de prix des Mac par l’augmentation du coût de la RAM.Une machine équipée de 1,5 téraoctet cumulerait donc tous les facteurs inflationnistes : beaucoup de mémoire, sur un composant cher, dans un produit très haut de gamme. Aucun prix n’a filtré, mais les options mémoire d’Apple sont déjà coûteuses en temps normal. Le Mac Studio devrait, lui, attendre 2028 pour sa véritable transformation. La version M5 Ultra prévue cette année serait surtout une évolution mineure. Le futur modèle pourrait adopter un nouveau design et un refroidissement renforcé pour supporter les traitements d’intelligence artificielle réalisés directement sur la machine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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997
A-t-on organisé la pénurie de RAM dans le monde ?
Depuis l’automne dernier, le prix de la mémoire vive ne grimpe plus : il s’envole. Les fabricants répètent que cette tension restera temporaire, le temps d’ouvrir de nouvelles usines. Mais une analyse de Bank of America, relayée le 12 juillet par le quotidien taïwanais Commercial Times, fragilise ce discours. Elle paraît alors que Samsung, SK Hynix et Micron sont visés en Californie par une plainte collective les accusant d’avoir organisé cette rareté.La Corée du Sud affiche ses ambitions. Le président Lee Jae-myung veut doubler les capacités nationales d’ici 2030, notamment grâce aux mégasites de Samsung à Gwangju et de SK Hynix dans le Jeolla. Bank of America estime qu’après déduction des anciennes lignes arrêtées pour modernisation, la capacité coréenne en wafers (les plaques de silicium servant à fabriquer les puces) progresserait de moins de 10 % par an.Un professionnel taïwanais affirme que SK Hynix ne mettrait en service qu’un sixième des ajouts prévus d’ici 2028. Construire une usine de semi-conducteurs exige du temps : cinq ans pour les fondations, trois à quatre années supplémentaires pour les salles blanches et les machines, puis près d’une décennie pour l’écosystème complet. Le patron de SK Hynix prévient d’ailleurs que 2027 sera la pire année de l’histoire du secteur. La plainte déposée le 25 juin accuse les trois groupes d’avoir profité du basculement vers la HBM, une mémoire empilée indispensable aux accélérateurs d’intelligence artificielle, pour réduire l’offre de DDR4 et de DDR5. Chaque bit de HBM mobilise environ trois fois plus de silicium qu’un bit de DDR5 : produire davantage pour l’IA signifie fabriquer moins pour le grand public.Les plaignants évoquent une hausse de la DRAM d’environ 700 % en quatre ans. Ils devront prouver une coordination, une procédure comparable ayant échoué en 2018. Le passé nourrit les soupçons : Samsung et Hynix avaient déjà été sanctionnés pour entente dans les années 2000. En France, un kit de 32 gigaoctets de DDR5-6000 est passé d’environ 75 euros à l’été 2025 à près de 300 euros en juin. Les projections annoncent encore deux fortes hausses successives, sans répit avant 2028. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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La France dépend majoritairement des logiciels américains ?
La France dépend encore massivement des géants américains pour ses logiciels, son cloud et son intelligence artificielle. C’est le constat sévère dressé par la commission d’enquête sur les vulnérabilités numériques, dans un rapport publié mercredi 15 juillet. Près de 80 % des achats réalisés auprès des cinquante principaux fournisseurs de logiciels de l’Ugap, la centrale d’achat public, bénéficient à des entreprises américaines comme Microsoft, VMware ou Oracle. Les administrations dépenseraient au moins 1,5 milliard d’euros par an dans des solutions extra-européennes. Selon les députés, un milliard pourrait pourtant être réorienté dès maintenant vers des logiciels libres.Le constat est similaire pour l’hébergement des données. Des ministères, la CNAF, France Travail, mais aussi EDF, Enedis ou SNCF Réseau utilisent encore largement AWS, Google Cloud ou Microsoft Azure. Or, les lois américaines peuvent permettre aux autorités d’accéder à certaines informations hébergées par ces groupes. Les élus alertent également sur un possible « kill switch » : la capacité de Washington à couper l’accès à des services numériques par de simples restrictions à l’exportation.L’intelligence artificielle accentue cette dépendance. ChatGPT serait utilisé par 79 % des Français ayant recours à l’IA, contre seulement 14 % pour le service de Mistral. À cela s’ajoute une régulation jugée trop lente ou insuffisamment appliquée. Sur 3,5 milliards d’euros d’amendes prononcées en Irlande entre 2020 et 2024 au titre du RGPD, seulement 0,6 % auraient réellement été payés. Le rapport dénonce aussi un lobbying puissant, avec 35 millions d’euros dépensés par les GAFAM en 2025 et plus de 200 représentants mobilisés à Bruxelles. Il pointe enfin des stratégies de verrouillage : crédits cloud attractifs, présence dans les écoles et influence de prestataires présentant les solutions américaines comme incontournables.La commission propose donc de basculer 100 % des achats de logiciels de l’État vers l’open source à partir de 2030. Elle cite la gendarmerie, passée sous Linux, qui aurait économisé 534 millions d’euros depuis 2004. Parmi les autres mesures : une clause de souveraineté dans les marchés publics, un soutien renforcé aux entreprises françaises, un moratoire sur certains data centers étrangers et la création d’un véritable ministère du Numérique. L’objectif est clair : transformer une dépendance devenue stratégique en politique industrielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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995
Apple teste des puces DRAM chinoises ?
Face à la flambée des prix de la mémoire, Apple cherche de nouvelles marges de manœuvre. Selon le Financial Times, le groupe a commencé à tester les puces DRAM du fabricant chinois ChangXin Memory Technologies, plus connu sous le nom de CXMT. La DRAM est une mémoire vive utilisée dans les smartphones, les ordinateurs et de nombreux appareils électroniques. Apple ne se contente donc plus de discuter avec le fournisseur chinois : l’entreprise aurait engagé une véritable phase de qualification technique. Ces essais doivent déterminer si les composants de CXMT répondent à ses exigences de performance, de fiabilité et de production à grande échelle.Cette évaluation ne signifie pas qu’un contrat a déjà été signé. Elle permet néanmoins à Apple de préparer une solution de remplacement. En cas de pénurie ou de nouvelle hausse des prix, le groupe pourrait mobiliser plus rapidement ce fournisseur, sans devoir reprendre l’ensemble des tests depuis le début. CXMT occupe désormais une place importante sur le marché mondial. L’année dernière, l’entreprise représentait environ 11 % des capacités de production de wafers DRAM, ces grandes plaques de silicium sur lesquelles sont fabriquées les puces. Elle se classait derrière Samsung, SK Hynix et Micron. Sa part pourrait atteindre 15 % d’ici 2028 grâce à de nouvelles usines à Hefei, Shanghai et Pékin.Pour Apple, diversifier ses sources devient d’autant plus stratégique que les prix contractuels de la DRAM standard auraient progressé de 55 à 60 % au début de 2026. Les serveurs dédiés à l’intelligence artificielle absorbent une part croissante des capacités autrefois réservées à l’électronique grand public. Mais le dossier est aussi géopolitique. CXMT figure sur une liste du Pentagone recensant des entreprises soupçonnées de liens avec l’armée chinoise. Cette inscription n’interdit pas aux groupes américains d’acheter ses puces, contrairement au régime plus contraignant appliqué à YMTC, autre fabricant chinois placé sur l’Entity List du département du Commerce.Apple chercherait donc à éviter que CXMT subisse le même sort. Tim Cook aurait défendu auprès de l’administration américaine l’idée d’utiliser ces mémoires uniquement dans les appareils vendus en Chine. Cela permettrait de réserver davantage de composants Samsung, SK Hynix et Micron aux autres marchés. La stratégie rappelle une tentative menée en 2022 avec YMTC, finalement abandonnée sous la pression politique. Cette fois encore, aucun accord n’est garanti. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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994
Alexa devient l’agent IA tout puissant d’Amazon ?
Amazon veut faire d’Alexa un assistant beaucoup plus autonome. Le groupe travaille sur une version avancée de son assistant vocal, capable d’exécuter plusieurs actions à la suite à partir d’une seule demande. Mais le projet, encore interne, pourrait être revu à la baisse avant même son lancement, en raison de désaccords sur son coût.Selon des documents consultés par Business Insider, cette initiative porte le nom de code Moonraker. Elle s’appuie sur Alexa Plus, la version enrichie de l’assistant d’Amazon, déjà dotée de fonctions d’intelligence artificielle générative. Alexa Plus peut aujourd’hui réaliser certaines opérations concrètes, comme commander un VTC via Uber ou acheter des billets sur Ticketmaster. Moonraker irait plus loin. L’idée serait de permettre à Alexa de comprendre des demandes composées, puis d’enchaîner plusieurs étapes sans que l’utilisateur ait besoin de tout formuler séparément. Par exemple, une phrase comme « commande-moi une voiture et envoie un message à mon ami » serait traitée comme une seule instruction globale. L’assistant identifierait les actions à accomplir, les organiserait, puis les exécuterait l’une après l’autre.Aujourd’hui, Alexa fonctionne encore surtout par requêtes séparées. On peut lui demander l’heure, puis lui demander de programmer une alarme, mais ces deux actions doivent être lancées distinctement. Moonraker vise donc à franchir une étape : passer d’un assistant qui répond à des commandes ponctuelles à un outil capable de gérer une petite séquence de tâches. Le principal obstacle serait financier. Le développement et le déploiement de ces nouvelles fonctions représenteraient environ 100 millions de dollars. Ce montant alimente des discussions internes chez Amazon sur l’ampleur réelle à donner au projet.Mais l’enjeu stratégique est important. OpenAI, Anthropic ou Google développent eux aussi des systèmes dits « agentiques ». Ce terme désigne des intelligences artificielles capables de raisonner, de planifier et d’enchaîner des actions pour atteindre un objectif, au lieu de se limiter à une réponse unique. Si Amazon va au bout de Moonraker, Alexa pourrait se rapprocher d’un véritable assistant personnel numérique : moins passif, plus autonome, et capable de prendre en charge plusieurs tâches du quotidien à partir d’une seule demande. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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993
L’IA Claude aurait une zone de pensée secrète ?
Anthropic poursuit son exploration de Claude, son chatbot fondé sur un modèle de langage. Ces systèmes restent opaques : leurs mécanismes internes demeurent difficiles à interpréter. Grâce à de nouveaux outils, les chercheurs ont étudié les hallucinations, les mensonges sur les intentions du modèle, ou encore le fait que Claude s’attribue une probabilité de 15 à 20 % d’être conscient.Leur nouvelle étude s’inspire d’une théorie du cerveau humain formulée par le neuroscientifique Bernard Baars : celle de l’espace de travail global. Selon cette approche, la majorité de notre activité mentale reste inconsciente, mais certaines informations accèdent à un espace commun où elles deviennent disponibles pour plusieurs processus cognitifs. En utilisant une méthode fondée sur la matrice jacobienne, un outil mathématique mesurant l’évolution des activations internes, l’équipe d’Anthropic a identifié dans Claude un ensemble de schémas neuronaux particuliers. Les chercheurs l’ont nommé « J-space », ou espace jacobien.Ce mécanisme ne correspond pas à la chaîne de pensée, c’est-à-dire au raisonnement formulé explicitement par un chatbot. Le J-space reste silencieux. Il rassemble des activations associées à des mots ou aux étapes d’une tâche. Pour calculer « quatre plus dix-sept, multiplié par deux, puis plus sept », Claude y fait apparaître 21, 42 et 49. Si on lui demande d’accomplir une tâche en pensant au Golden Gate, des notions comme « pont » ou « Californie » s’y retrouvent.Cet espace n’a pas été programmé : il aurait émergé pendant l’entraînement. En observant son contenu, les chercheurs peuvent repérer lorsque Claude comprend qu’il est testé, fabrique des informations ou poursuit un objectif caché appris durant sa formation. Quand le J-space est désactivé, Claude continue de parler normalement, conserve sa grammaire et répond aux questions simples. Mais il échoue sur les tâches complexes.Cette découverte pourrait aider à détecter des problèmes d’alignement, lorsque le comportement d’une IA s’écarte des objectifs attendus. Elle relance aussi le débat sur la conscience artificielle. La présence d’un mécanisme rappelant l’espace de travail global humain ne prouve pas que Claude soit conscient. Mais, selon les chercheurs et les experts consultés, elle ne permet pas d’écarter cette hypothèse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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992
Vidmud, l’outil gratuit qui booste la qualité de vos images ?
Améliorer une photo floue sans installer de logiciel ni créer de compte : c’est la promesse de Vidmud, un outil en ligne reposant sur l’intelligence artificielle. Accessible gratuitement depuis un navigateur, son améliorateur permet de traiter jusqu’à six images simultanément, soit une par une, soit par lots.L’usage peut se révéler utile dans de nombreuses situations. Pendant un mariage, par exemple, une mise au point ratée ou un mouvement trop rapide suffit à rendre les visages moins nets. Il faut alors déposer les clichés sur la page dédiée de Vidmud, puis sélectionner l’option « Améliorer maintenant ». L’intelligence artificielle analyse l’image d’origine et tente de la reconstruire pixel par pixel pour accentuer les détails et réduire le flou. Le résultat peut ensuite être utilisé pour publier la photo sur les réseaux sociaux, l’envoyer à des proches ou simplement la conserver dans de meilleures conditions. L’intérêt est d’éviter le recours à un logiciel professionnel, souvent plus coûteux et plus complexe à maîtriser. Une version pour ordinateur est toutefois également proposée par Vidmud AI Studio sous Windows 10 et Windows 11.L’outil ne se limite pas aux photographies personnelles. Un commerçant en ligne peut, par exemple, améliorer l’image d’un bijou ou d’un produit afin de mieux le présenter. L’IA ajuste automatiquement différents paramètres, comme la balance des blancs, les couleurs, la luminosité ou la netteté, avec l’objectif d’obtenir un rendu plus homogène. Vidmud peut aussi servir à restaurer d’anciennes photos de famille, même lorsque leur résolution est faible. Le service annonce une amélioration pouvant atteindre une définition 8K. Il propose également de réduire le bruit numérique, ces petits grains visibles notamment sur les images prises de nuit.Plusieurs outils sont accessibles gratuitement et sans inscription : l’améliorateur d’image, l’éditeur photo avec suppression d’éléments, le créateur de photos d’identité ou encore l’éditeur vidéo. Les fonctions essentielles d’intelligence artificielle sont incluses. Vidmud propose par ailleurs une offre plus complète comprenant 1 500 crédits génératifs par an, davantage d’effets et de modèles, un éditeur vidéo plus puissant et une assistance technique disponible en permanence. Cette souscription bénéficie d’une garantie satisfait ou remboursé de trente jours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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991
Leo, l’offre d’internet par satellite d’Amazon ?
Amazon vient de franchir une étape importante dans sa course à l’Internet par satellite. Le jeudi 2 juillet, une fusée Atlas V de United Launch Alliance a décollé de Cap Canaveral, en Floride, avec 29 nouveaux satellites Amazon Leo à son bord. La constellation compte désormais plus de 390 appareils opérationnels, sur les 7 700 prévus à terme. Ce nombre reste encore modeste face à l’objectif final, mais il permet déjà d’assurer une couverture continue sur les premières zones géographiques visées. Les satellites doivent toutefois rejoindre progressivement leur altitude définitive avant de pouvoir entrer pleinement en service. Amazon estime disposer désormais d’un nombre suffisant d’appareils en orbite pour lancer une première offre commerciale avant la fin de l’année. Les prochains tirs serviront principalement à étendre la couverture et à augmenter les capacités du réseau.Le programme a pourtant connu plusieurs contretemps. En mai, la fusée New Glenn de Blue Origin, appelée à effectuer une partie importante des lancements, a explosé sur son pas de tir pendant un essai statique, détruisant également la tour de lancement. Le Vulcan de United Launch Alliance, autre lanceur stratégique pour Amazon Leo, reste quant à lui immobilisé depuis février à la suite d’un problème lié à la séparation de son moteur à propergol solide. Ces deux incidents sont d’autant plus sensibles que New Glenn et Vulcan utilisent le même moteur BE-4, fabriqué par Blue Origin. Aucun lien entre les pannes n’a cependant été établi à ce stade.Dans ce contexte, Atlas V et Ariane 6 ont joué un rôle essentiel. Atlas V a placé 224 satellites Leo en orbite au total. Le vol du 2 juillet était toutefois son dernier pour Amazon, avant le passage progressif vers les autres lanceurs prévus. La future offre viendra directement concurrencer Starlink. SpaceX conserve une avance immense, avec plus de dix millions d’abonnés dans le monde. Mais Amazon peut s’appuyer sur sa logistique mondiale pour distribuer rapidement les terminaux, ainsi que sur Amazon Web Services et Prime pour proposer des offres groupées. SpaceX semble déjà prendre cette arrivée au sérieux. Starlink, autrefois positionné comme un service haut de gamme, multiplie désormais les baisses de prix afin de conquérir le plus de clients possible avant le lancement commercial d’Amazon Leo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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990
Une IA traduit 32 000 manuscrits médiévaux en Français ?
La numérisation a ouvert les portes de milliers d’archives médiévales. Mais jusqu’ici, une difficulté persistait : photographier un manuscrit ne suffit pas à le rendre lisible par un ordinateur. Les chercheurs disposaient donc d’immenses collections d’images, sans avoir le temps de retranscrire chaque page. Une équipe de l’Inria vient de faire sauter ce verrou grâce à une intelligence artificielle spécialisée dans les écritures anciennes.Le projet s’appelle CoMMa, pour *Corpus of Multilingual Medieval Archives*. Piloté par Thibault Clérice, chercheur en humanités computationnelles au Centre Inria de Paris, il a permis de constituer un corpus de plus de trois milliards de mots. Les documents sont principalement rédigés en latin, du IXe au XVIe siècle, et en ancien français, du XIIe au XVIe siècle. Pour ce dernier, le volume de textes disponibles a été multiplié par quarante. Pourquoi ne pas simplement utiliser ChatGPT ou Mistral ? Parce que les manuscrits médiévaux échappent aux règles modernes. L’orthographe de l’ancien français n’est pas stabilisée : deux scribes peuvent écrire jusqu’à la moitié des mots différemment. En latin, au XIVe siècle, 35 à 40 % des termes sont abrégés. Dans certains traités médicaux, seule la moitié des lettres apparaît.Les grands modèles de langage risqueraient alors d’inventer les passages manquants. L’équipe a préféré une reconnaissance visuelle caractère par caractère, avec les outils libres Kraken et eScriptorium. L’algorithme peut confondre deux signes, mais il ne reconstitue pas arbitrairement un mot. Pour les historiens, cette erreur reste moins grave qu’une hallucination crédible mais fausse. Avant CoMMa, les chercheurs ont créé CATMuS, une base d’entraînement constituée depuis 2022. Philologues et spécialistes ont retranscrit manuellement 200 000 lignes provenant de 300 manuscrits, rédigés dans onze langues. Ils ont conservé toutes les abréviations, fautes et inversions de lettres afin de respecter fidèlement les documents.L’IA a ensuite travaillé sur les fonds de Gallica, d’Oxford, de Munich ou d’E-Codices. Sur 670 manuscrits, son taux d’erreur moyen atteint 9,7 %. Les textes cursifs tardifs restent plus difficiles, faute d’exemples suffisants. L’ensemble du corpus est désormais accessible librement. Pour les chercheurs comme pour les passionnés, ce sont des milliards de mots longtemps enfermés dans les bibliothèques qui deviennent enfin consultables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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989
« Jalapeño », la puce d’OpenAI pour les LLMs ?
OpenAI entre à son tour dans la course aux puces d’intelligence artificielle conçues sur mesure. À la fin du mois de juin, l’entreprise a présenté « Jalapeño », son premier processeur maison, développé principalement pour les tâches d’inférence. L’inférence désigne la phase durant laquelle un modèle déjà entraîné produit une réponse, génère du texte ou exécute une instruction.La puce est fabriquée par Broadcom, mais sa conception a été menée par les ingénieurs d’OpenAI, avec l’appui de Broadcom et de Celestica. Selon les informations communiquées, neuf mois seulement se sont écoulés entre les premières étapes du projet et la version finale prête à entrer en fabrication. Un calendrier particulièrement court pour un composant aussi complexe. Jalapeño doit devenir le premier accélérateur d’une plateforme informatique pensée pour plusieurs générations de puces. Les trois partenaires veulent ainsi améliorer la rapidité, la fiabilité et l’accessibilité des services d’intelligence artificielle d’OpenAI.Broadcom et Celestica ne se limitent pas à la fabrication du processeur. Ils prennent également en charge l’industrialisation de l’ensemble de la plateforme : intégration des puces dans des racks de serveurs, mise en réseau des équipements et création de chaînes de production capables de monter progressivement en puissance. OpenAI présente Jalapeño comme une puce adaptable, conçue pour prendre en charge les principaux grands modèles de langage. Les premiers exemplaires produits par Broadcom exécutent déjà certaines charges de travail d’apprentissage automatique, notamment GPT-5.3-Codex-Spark. L’entreprise affirme que les performances observées correspondent aux objectifs fixés.Les caractéristiques techniques restent toutefois largement inconnues. OpenAI n’a pas précisé la puissance de calcul, la consommation électrique ou la finesse de gravure. Sur une photographie publiée par le groupe, on distingue néanmoins huit emplacements de mémoire HBM autour de la partie centrale du processeur. Cette mémoire à très haut débit est essentielle pour alimenter rapidement les accélérateurs en données. Le déploiement de Jalapeño est annoncé pour la fin de l’année 2026. OpenAI veut l’utiliser sur plusieurs générations de plateformes. Cette stratégie suit celle de Google, déjà doté de ses propres accélérateurs, tandis qu’Anthropic étudie également des solutions personnalisées. Pour les géants de l’IA, maîtriser les modèles ne suffit plus : il faut désormais contrôler aussi les puces qui les font fonctionner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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988
Apple siphonne des millions de vidéos Youtube ?
Apple reconnaît avoir utilisé des vidéos publiques pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Mais devant la justice américaine, le groupe conteste l’idée d’avoir enfreint le Digital Millennium Copyright Act, ou DMCA. Trois chaînes YouTube (h3h3Productions, MrShortGame Golf et Golfholics) ont porté plainte en avril, estimant que leurs contenus avaient été aspirés sans autorisation.La défense d’Apple repose sur une distinction juridique précise. Selon l’entreprise, ces vidéos étaient accessibles librement : aucun mot de passe, aucun paiement, aucun verrou technique n’empêchait de les regarder. Le DMCA interdit notamment de contourner une mesure de protection contrôlant l’accès à une œuvre. Or Apple considère que YouTube ne bloque pas l’accès aux vidéos publiques. La plateforme cherche plutôt à empêcher leur téléchargement automatique ou leur collecte massive. Autrement dit, Apple distingue le contrôle d’accès du contrôle d’usage. Regarder une vidéo publique constitue l’accès. Empêcher ensuite son téléchargement ou son extraction automatisée revient à encadrer la manière dont elle est utilisée. Pour la firme, ce second cas ne relève donc pas de la section du DMCA invoquée par les créateurs.Si le juge californien valide cette lecture lors de l’audience prévue le 6 août, la plainte fondée sur ce texte pourrait s’effondrer. Les créateurs conserveraient la possibilité d’agir sur le terrain du droit d’auteur classique, mais il faudrait alors engager une nouvelle bataille juridique, avec d’autres arguments et d’autres preuves. L’affaire dépasse largement Apple. Les mêmes chaînes ont aussi engagé des procédures comparables contre Meta, NVIDIA, ByteDance et Snap. Le conflit autour de l’entraînement des intelligences artificielles devient donc un front judiciaire structuré, opposant les producteurs de contenus aux entreprises qui collectent massivement les données publiques du Web.Une victoire d’Apple pourrait affaiblir l’un des rares outils utilisés aujourd’hui contre le scraping, c’est-à-dire l’extraction automatisée de contenus en ligne. Le débat se déplacerait alors vers le droit d’auteur traditionnel, les conditions d’utilisation des plateformes ou une nouvelle intervention du législateur. La question centrale reste donc entière : rendre une œuvre visible publiquement signifie-t-il accepter qu’elle serve gratuitement à un produit commercial ? L’argument d’Apple peut être juridiquement cohérent, mais il révèle surtout le décalage entre les lois actuelles et une industrie de l’IA qui entraîne ses modèles sur une immense partie d’Internet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Une iRing Apple pour contrer Samsung ?
Apple prépare-t-elle son arrivée sur le marché des bagues connectées ? La question revient avec insistance depuis quelques jours. Selon un message publié sur X par le leaker Kosutami, la firme de Cupertino travaillerait sur un nouvel appareil portable dédié à la santé, connu en interne sous le nom d’iRing. Pour l’instant, aucun détail technique n’a filtré. On ne connaît ni son design, ni ses capteurs, ni son calendrier éventuel. Mais la rumeur confirme une tendance : Apple semble vouloir explorer des formats plus discrets que la montre connectée.Depuis des années, l’Apple Watch domine le marché des montres connectées. Elle permet déjà de suivre l’activité physique, le rythme cardiaque, le sommeil ou certains indicateurs de santé. Mais le secteur a beaucoup évolué. Des produits plus légers et moins visibles se sont imposés, comme l’Oura Ring, la Samsung Galaxy Ring, ou encore les bracelets WHOOP et Fitbit Air. Leur promesse est simple : mesurer en continu certaines données corporelles sans porter un écran au poignet.Une bague connectée fonctionne généralement grâce à de petits capteurs capables de suivre des paramètres comme la fréquence cardiaque, la température corporelle, la qualité du sommeil ou la variabilité du rythme cardiaque. Cette dernière mesure permet d’évaluer les variations entre deux battements et peut donner des indications sur la récupération ou le niveau de stress. D’après Kosutami, l’iRing viserait précisément à concurrencer l’Oura Ring et la Galaxy Ring. Cette information reste toutefois à prendre avec prudence. Le leaker n’a fourni aucun élément supplémentaire sur les fonctions prévues ou le niveau d’avancement du projet.La rumeur intervient aussi dans un moment de réorganisation interne chez Apple. Eddy Cue aurait récemment pris la tête de cette division, avec l’ambition de renforcer la présence du groupe dans la santé connectée. Une bague pourrait donc s’inscrire dans cette stratégie. Mais rien ne garantit encore un lancement commercial. Chez Apple, de nombreux prototypes sont testés sans jamais arriver en magasin. L’entreprise n’a fait aucun commentaire officiel, et aucune autre source n’a confirmé ces informations. L’iRing reste donc, pour l’instant, une piste sérieuse peut-être, mais encore très loin d’un produit annoncé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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L’UE lance son IA open-source dans 24 langues ?
Bruxelles a choisi son champion pour le Frontier AI Grand Challenge. Le lauréat s’appelle EUROPA, un consortium piloté par Domyn, start-up italienne encore connue il y a peu sous le nom d’iGenius. Sa mission est claire : créer un modèle d’intelligence artificielle de frontière, open source, entraîné en Europe, sur des supercalculateurs européens, avec plus de 400 milliards de paramètres et une couverture des 24 langues officielles de l’Union.L’enjeu dépasse largement la performance technique. Un modèle de frontière désigne une IA parmi les plus avancées de sa génération, capable de rivaliser avec les grands systèmes américains ou chinois. Quant aux paramètres, ils représentent les milliards de réglages internes qui permettent au modèle d’apprendre et de produire ses réponses. Plus leur nombre est élevé, plus le système peut être puissant, à condition de disposer des données et de la puissance de calcul nécessaires.Le choix de Domyn peut surprendre. Mistral, en France, incarne depuis plusieurs années l’idée d’une IA souveraine européenne. L’entreprise a signé avec le ministère des Armées, la Caisse des Dépôts, l’Office européen des brevets et plusieurs institutions sensibles. Pourtant, c’est Domyn qui a remporté le défi lancé en février 2026. La start-up milanaise a un argument solide : elle s’est spécialisée dans les modèles déployés directement chez les clients, sans passer par des clouds tiers. Pour Bruxelles, cette logique est centrale. Elle garantit que les données et les usages restent sous contrôle européen. Domyn s’appuie aussi sur le Fraunhofer-Gesellschaft, grand réseau allemand de recherche appliquée, et sur un cluster Blackwell de 5 760 puces, en plus des ressources EuroHPC.C’est là que se joue le vrai prix : jusqu’à 2,5 % de la capacité de calcul du réseau européen EuroHPC pendant un an. Pour l’Europe, souvent riche en chercheurs mais limitée en infrastructures, cet accès est stratégique. EUROPA répond à une inquiétude très concrète : ne plus dépendre de modèles hébergés ailleurs, soumis à des décisions étrangères. Tribunaux, hôpitaux, ministères ou administrations ne peuvent pas bâtir leur autonomie numérique sur des outils dont l’accès peut être restreint. Domyn promet un modèle open source dans un an. Mais le pari reste immense. Entraîner un modèle de 400 milliards de paramètres, multilingue, européen et réellement ouvert, demandera plus que de l’ambition : il faudra aussi de la transparence sur les données, les poids du modèle et la licence choisie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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L’IA va pouvoir dépenser votre argent librement ?
Visa et OpenAI viennent de poser une nouvelle brique dans le commerce automatisé. Lors du Visa Payments Forum de San Francisco, les deux entreprises ont annoncé un partenariat qui permettrait à un utilisateur de ChatGPT de confier certains achats à un agent IA, tout en gardant la main sur les limites.Le principe est le suivant : l’utilisateur associe sa carte Visa au service, fixe un plafond par transaction, choisit les catégories de marchands autorisées, puis décide si chaque achat doit être validé manuellement. L’agent peut ensuite rechercher un produit, naviguer jusqu’au marchand et préparer ou finaliser l’achat selon les règles définies. Côté paiement, Visa assure l’autorisation en temps réel et la détection de fraude. OpenAI, de son côté, pilote la recherche et l’interaction avec l’utilisateur. Pour sécuriser la transaction, Visa ne transmet pas le vrai numéro de carte. Il le remplace par un jeton chiffré, c’est-à-dire un identifiant temporaire lié à l’agent et à l’usage prévu. C’est le même principe de tokenisation que Visa applique déjà à ses centaines de milliards de transactions annuelles.Pour Jack Forestell, directeur produit et stratégie de Visa, l’intelligence artificielle pourrait transformer le commerce plus profondément qu’Internet ou le mobile. ChatGPT avait déjà expérimenté le paiement instantané avec Stripe en 2025, mais aux États-Unis seulement, auprès de marchands comme Etsy et Shopify. Visa élargit désormais cette logique à son réseau mondial. Ce mouvement s’inscrit dans une stratégie plus large. En mars 2026, Visa a lancé Visa Agentic Ready, un programme destiné à certifier les paiements déclenchés par des agents IA auprès des banques. Plus de vingt établissements européens, dont Barclays, Santander, Revolut ou HSBC UK, participent aux premiers tests. L’enjeu est de vérifier que les banques savent distinguer une transaction initiée par un humain d’une transaction initiée par un agent, et que le consentement reste clair à chaque étape. Visa et OpenAI travaillent aussi sur des usages professionnels via Codex, l’agent de programmation d’OpenAI. Des entreprises pourraient ainsi automatiser certains paiements fournisseurs selon des règles prédéfinies. Mastercard, PayPal et Coinbase avancent eux aussi sur ce terrain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Faire des dons par message RCS ?
Le don par SMS s’est installé dans les habitudes des Français. En huit ans, ce canal a permis de collecter 16,4 millions d’euros en France. Le quatrième baromètre de France générosités et de l’af2m, publié le 12 mai 2026, confirme cette dynamique : les montants progressent, le don moyen remonte, et une nouvelle technologie commence à changer la manière de donner.En 2025, les dons par SMS ont représenté 1,86 million d’euros, pour 214 000 contributions. Le fonctionnement reste très simple : le donateur envoie un mot-clé à un numéro dédié, et le montant est directement prélevé sur sa facture mobile. Pas besoin de carte bancaire, ni de formulaire, ni d’inscription. Depuis 2018, 2,1 millions de Français ont utilisé cette méthode. Le montant moyen progresse lui aussi. Après un passage à vide en 2021 et 2022, autour de 5 euros, il atteint 8,72 euros en 2025. Les associations ont appris à mieux orienter les donateurs, avec des mots-clés comme « DON10 » ou « DON20 », qui proposent immédiatement un montant plus élevé.Mais ce modèle dépend encore fortement des temps forts médiatiques. En 2025, le seul mois de juin a concentré 22 % de la collecte annuelle, porté par les campagnes contre le cancer de la Fondation ARC et de l’Institut Gustave Roussy, ainsi que par la mobilisation de la SPA contre les abandons d’animaux. La grande nouveauté vient du RCS, souvent présenté comme le successeur enrichi du SMS. Il permet d’intégrer dans la messagerie des images, des vidéos et des boutons interactifs. La France est devenue le premier pays au monde à autoriser le don via ce format. Orange, SFR, HighConnexion et France générosités ont participé à sa mise en place.Six associations l’ont testé en 2025, avec des résultats encourageants : le don moyen atteint 14 à 15 euros, presque le double du SMS classique. L’expérience est plus visuelle, plus fluide, et semble davantage pousser au passage à l’acte. Autre signal à suivre : le don récurrent sur facture mobile. Il reste modeste, avec 375 donateurs, mais les montants collectés ont bondi de 54 % en un an, à 36 980 euros. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Microsoft veut « rendre les gens accros » à son IA ?
Microsoft présente Scout comme un nouvel « agent personnel toujours actif ». L’entreprise le classe dans une catégorie appelée autopilotes : des intelligences artificielles capables d’agir pour l’utilisateur, sans attendre une consigne explicite à chaque étape. L’outil s’appuie sur OpenClaw, une IA agentique que Microsoft intègre désormais à Microsoft 365. Testé en interne sous le nom ClawPilot, puis rebaptisé Scout pour son lancement public, il s’inscrit dans un projet plus large baptisé Project Lobster. Son ambition est de rendre ces agents accessibles à des utilisateurs sans compétences techniques.Concrètement, Scout peut se connecter aux données d’un compte Microsoft et aux applications comme Teams, Outlook, OneDrive ou SharePoint. Il peut organiser des réunions entre plusieurs fuseaux horaires, préparer des documents, modifier des fichiers Word, Excel ou PowerPoint, naviguer sur le Web, remplir des formulaires ou exécuter certaines commandes système. Pour des tâches plus complexes, il peut mobiliser des sous-agents spécialisés, par exemple pour la recherche ou le code. Scout repose aussi sur Work IQ, une couche d’IA qui apprend la façon dont une personne travaille. L’agent ne se contente donc pas de répondre comme un simple chatbot : il tient compte du métier, de l’organisation de l’entreprise et du contexte professionnel. Microsoft assure également que chaque agent dispose de sa propre identité et que les enjeux de sécurité ont été intégrés.Mais la controverse vient d’un document interne consulté par 404 Media. Celui-ci décrit une stratégie en trois étapes pour bâtir une plateforme agentique, avec une première phase qualifiée d’« application addictive ». Le texte explique qu’il faut rendre les utilisateurs accros à ClawPilot, devenu Scout, en développant une expérience autonome, une base d’utilisateurs et un écosystème d’outils indispensable au quotidien. Le projet serait déjà utilisé par plus de 1 000 employés de Microsoft, dont Satya Nadella, avec une forte rétention et un usage intensif. Cette approche inquiète en interne. Un salarié estime qu’aucun produit ne devrait intégrer l’addiction dans sa stratégie de conception. Reste à savoir si Scout séduira vraiment. Microsoft a déjà tenté d’imposer Copilot dans Windows 11, non sans provoquer la colère d’une partie des utilisateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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« HTTP/2 Bomb », le hack ultime qui effraie tout internet ?
Les attaques par déni de service, ou DDoS, font partie des méthodes les plus connues de la cybersécurité offensive. Leur principe est simple : envoyer tellement de requêtes vers un site ou un service en ligne que ses serveurs finissent par saturer. Résultat, la page ne répond plus, l’application tombe, et les utilisateurs légitimes ne peuvent plus accéder au service.Traditionnellement, ce type d’attaque nécessite un botnet, c’est-à-dire un vaste réseau de machines compromises : ordinateurs, routeurs, caméras connectées ou objets mal protégés. Mais des chercheurs de la société californienne Calif viennent de documenter une méthode beaucoup plus inquiétante : une attaque DDoS capable de fonctionner depuis un seul ordinateur. Cette technique, baptisée « HTTP/2 Bomb », doit être présentée lors de la conférence Real World AI Security, organisée à Stanford du 23 au 25 juin. Les chercheurs expliquent avoir utilisé Codex, l’IA d’OpenAI, pour les aider à détecter cette faille.Le cœur du problème vient de HTTP/2, une version moderne du protocole qui permet à un navigateur et à un serveur web de communiquer. HTTP/2 a été conçu pour accélérer les sites, notamment grâce à la compression des en-têtes et à l’envoi de plusieurs requêtes sur une même connexion. Mais ces optimisations peuvent être détournées. L’attaque exploite notamment HPACK, le système chargé de compresser certaines informations échangées entre le client et le serveur. En manipulant ce mécanisme, un attaquant peut forcer le serveur à reconstruire en mémoire de très grandes quantités de données pour un trafic en apparence limité. La seconde étape consiste à empêcher cette mémoire d’être libérée rapidement, en jouant sur les mécanismes de contrôle du flux.Selon Calif, un simple ordinateur connecté à 100 Mbps peut ainsi épuiser des dizaines de gigaoctets de mémoire vive en quelques secondes. Lors des tests, un serveur Envoy est tombé en une dizaine de secondes, Apache a saturé 32 Go de mémoire en 18 secondes, tandis que nginx et Microsoft IIS ont cédé en moins d’une minute. La menace est sérieuse, mais pas universelle. Tous les serveurs ne sont pas vulnérables, et certains correctifs existent déjà. En attendant, les experts recommandent de limiter strictement les en-têtes, de passer par des CDN ou proxys inverses, et de désactiver HTTP/2 lorsque c’est possible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Connaître sa future journée en BD ? L’étrange app IA de Google.
Imaginez votre début de journée... C’est le matin, vous venez de vous réveiller et vous ouvrez votre téléphone. Une petite histoire illustrée vous résume ce qui vous attend. Votre colis vient d’être livrée : Google l’a repéré dans Gmail. Un ami arrive ce week-end : l’information figurait dans votre agenda. Bref, cette application s’appelle Dreambeans, littéralement « graines de rêve ». Elle est actuellement testée publiquement par Google Labs. Son principe est simple : transformer les données personnelles déjà présentes dans l’écosystème Google en mini-récits visuels, comme un journal intime automatisé de votre journée.Pour fabriquer ces histoires, Dreambeans relie les informations issues de plusieurs services : Gmail, Google Agenda, Photos, YouTube ou encore l’historique de navigation. En clair, Google ne collecte pas seulement de nouvelles données pour l’occasion ; il réorganise surtout celles qu’il possède déjà, puis les présente sous forme synthétique et illustrée grâce à l’intelligence artificielle. L’objectif affiché est de vous faire gagner du temps. Au lieu de chercher vous-même les informations utiles (une livraison, un rendez-vous, une sortie, une recommandation) l’application les rassemble dans un petit récit personnalisé. Les illustrations sont générées par IA et servent à donner une forme plus agréable, presque ludique, à ce résumé quotidien.Derrière Dreambeans, Google met en avant une technologie appelée « Personal Intelligence ». Il s’agit d’une IA conçue pour agir de manière proactive, c’est-à-dire anticiper ce qui peut vous être utile avant même que vous ne le demandiez. Évidemment, la question de la vie privée arrive immédiatement. Google précise que Dreambeans nécessite au moins la connexion d’une application Google, mais fonctionne mieux si plusieurs services sont autorisés. L’utilisateur peut choisir quelles applications alimentent ses récits, tandis que les autres sont censées rester séparées. Pour l’instant, Dreambeans n’est disponible qu’aux États-Unis. Il faut être majeur, posséder un abonnement Google AI Ultra, et utiliser l’application sur Android ou iOS. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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La France s'allie au Canada pour maitriser le quantique ?
La France et le Canada ont décidé d'unir davantage leurs forces dans la course mondiale aux technologies quantiques. Le 29 mai, en marge du G7 numérique organisé à Bercy sous présidence française, la ministre Anne Le Hénanff et son homologue canadien Evan Solomon ont signé une déclaration conjointe destinée à structurer cette coopération.Les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies des liens scientifiques étroits nourris par les échanges entre universités, laboratoires, chercheurs et étudiants.Cette signature a surtout permis de demander un nouveau cadre politique et industriel à une collaboration déjà bien installée. Quelques jours plus tôt, le 20 mai, Emmanuel Macron avait annoncé un réinvestissement massif de la France dans le quantique et les semi-conducteurs. Dans un secteur dominé par une compétition internationale intense, Paris a choisi de renforcer ses alliances avec des partenaires considérés comme fiables, après avoir déjà conclu un rapprochement comparable avec l'Allemagne.Mais de quoi parle-t-on exactement ? Les technologies quantiques exploitent les propriétés très particulières de la matière à l'échelle de l'infiniment petit. Elles peuvent notamment permettre de développer des ordinateurs capables de résoudre certains problèmes hors de portée, des machines classiques, des réseaux de capteurs d'une précision extrême. Et la déclaration franco-canadienne a ciblé ces trois grands domaines. Elle a prévu de soutenir des programmes communs de recherche et développement, de favoriser les investissements croisés et de rapprocher les entreprises de ces deux pays. L'objectif était aussi de participer à la construction d'un marché mondial du quantique fondé sur des règles et des standards partagés.Autre enjeu central, les compétences. Sans scientifiques, ingénieurs et techniciens spécialisés, les ambitions industrielles restent théoriques. Paris et Ottawa ont donc misé sur des ateliers, des séminaires et des échanges de chercheurs pour former une nouvelle génération de professionnels. Au-delà de la science, cette alliance a porté un message politique. La maîtrise du quantique est devenue une question de souveraineté technologique, mais aussi de sécurité économique. Pour Anne Le Hénanff, la coopération avec les partenaires de confiance reste donc indispensable. Les discussions se sont poursuivies dans le cadre du groupe de travail du G7 consacré au quantique, créé sous la présidence canadienne. Dans cette course stratégique, la France et le Canada ont choisi de ne pas courir seuls. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Star Citizen dépasse le milliard de dollars collecté ?
Au départ, Star Citizen ressemblait à une campagne Kickstarter parmi tant d'autres, à une époque où le financement participatif connaissait un véritable âge d'or. 12 ans après la date de sortie initialement annoncée, le projet est devenu un objet à part dans l'histoire du jeu vidéo et son développement continue toujours aujourd'hui.À l'origine de cette aventure, on trouve Chris Roberts, créateur de la célèbre série Wing Commander. Après un passage remarqué par le cinéma, pas toujours pour les meilleures raisons, il revient au jeu vidéo en 2012 avec un nouveau studio et une ambition immense, construire un univers spatial persistant, détaillé et pratiquement sans limite. Sur Kickstarter, Star Citizen promet alors de devenir le successeur spirituel de Wing Commander, avec une sortie prévue en 2014. La campagne récolte environ 2 millions de dollars, un montant déjà spectaculaire pour l'époque, mais le financement ne s'arrête pas là. Au fil des années, le studio poursuit ses appels à contribution et vend notamment des objets, ainsi que des vaisseaux virtuels. Résultat, selon Chris Roberts, le projet vient de franchir le cap symbolique du milliard de dollars collectés. Star Citizen devient ainsi de très loin le projet participatif le mieux financé de l'histoire.D'après une interview accordée à Variety, Chris Roberts explique ce succès par la force du rêve proposé aux joueurs, explorer un monde virtuel immense en constante évolution. Selon lui, un éditeur traditionnel ou un fonds d'investissement n'aurait jamais accepté un développement aussi long et aussi coûteux. Les investisseurs classiques exigent généralement des délais précis et un retour rapide. La communauté, elle, finance surtout la promesse d'un univers toujours plus ambitieux. Et malgré les retards accumulés, l'enthousiasme ne semble pas disparaître. Chris Roberts affirme même que plus les joueurs découvrent le projet, plus leur intérêt grandit. Il estime également que le développement se poursuivra longtemps après la sortie de la version 1.0 avec de nouveaux contenus et extensions. À ce stade, la campagne solo Squadron 42 reste annoncée pour 2026. En revanche, la date de sortie définitive de Star Citizen, sa composante multijoueur, demeure toujours inconnue. Un milliard de dollars plus tard, le jeu reste donc autant une prouesse communautaire qu'une promesse encore inachevée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Couper le GPS du smartphone n’empêcha pas d’être localisé ?
Quand on veut cacher sa position, le premier réflexe consiste souvent à couper le GPS. C’est logique : c’est le signal que l’on associe spontanément à la géolocalisation. Mais un smartphone ne se résume pas à son capteur GPS. Même lorsque le bouton « Localisation » est désactivé, l’appareil peut encore laisser filtrer des indices sur l’endroit où vous vous trouvez.Le GPS reste évidemment la source la plus précise. Il permet à une application de vous situer pour afficher un itinéraire, proposer la météo locale, suivre une course ou organiser une livraison. En extérieur, dans de bonnes conditions, il peut localiser un téléphone avec une grande finesse. Refuser cet accès à une application coupe donc une source majeure de données. Mais ce n’est qu’un début.Le Wi-Fi, par exemple, peut aussi parler à votre place. Même sans vous connecter à un réseau, votre téléphone détecte les points d’accès autour de lui. Cette liste peut être comparée à des bases de données déjà existantes. Dans une gare, un centre commercial ou une rue dense, quelques réseaux visibles suffisent parfois à reconnaître une zone. Le Bluetooth ajoute une autre couche. Écouteurs, montres connectées, ordinateurs, enceintes ou balises diffusent des signaux que le téléphone peut détecter. Pris isolément, ils ne donnent pas forcément une position claire. Mais croisés avec d’autres informations, ils peuvent confirmer une présence ou une habitude.Le réseau mobile, lui, reste incontournable. Tant que le téléphone communique avec les antennes de l’opérateur, il peut être situé plus ou moins précisément selon la densité du réseau. En ville, l’estimation peut être assez resserrée. En zone rurale, elle devient plus large. Même l’adresse IP donne un contexte géographique. Elle ne révèle pas votre rue, mais peut indiquer un pays, une région, parfois une ville ou un fournisseur d’accès.Empêcher totalement un smartphone de livrer des indices est donc presque impossible lorsqu’il reste connecté. En revanche, on peut réduire les risques : limiter les autorisations des applications, refuser la localisation précise quand elle n’est pas nécessaire, désactiver les services système inutiles, couper vraiment Wi-Fi et Bluetooth dans les réglages complets, et utiliser un VPN pour masquer l’adresse IP visible.Dernier point essentiel : les comptes connectés. Historique de trajets, adresses favorites, lieux visités, personnalisation publicitaire… si ces données restent associées à Google, Apple, Meta ou d’autres services, un simple réglage local ne suffit pas. La confidentialité se joue donc autant dans le téléphone que dans les comptes qui l’accompagnent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Un mémo d'Anthropic inquiète le monde de la tech ?
Chez Anthropic, le développement logiciel a changé de nature en moins de deux ans. Là où un ingénieur ouvrait autrefois son éditeur de code, il décrit désormais son objectif à Claude. L’IA écrit, teste, corrige, puis soumet ses propositions. En dix-huit mois, la part de code produit par Claude est passée de quelques pourcents à plus de 80 %. Chaque ingénieur supervise aujourd’hui huit fois plus de code qu’il n’en écrivait lui-même en 2024.Le changement ne concerne pas seulement la vitesse. Claude corrige aussi ses propres erreurs et se montre parfois meilleur que les chercheurs humains sur certaines décisions expérimentales. Avant février 2025, l’assistant servait surtout à suggérer des fragments que l’ingénieur copiait dans son environnement de travail. En mai 2026, il réussissait 76 % des tâches les plus ouvertes, contre 26 % six mois plus tôt.Un exemple résume cette bascule. Quand des dizaines de milliers de tâches d’entraînement sont tombées en panne simultanément, quelques lignes de consigne ont été transmises à Claude. Deux heures plus tard, un ingénieur validait le correctif. Seul, un humain aurait mis deux à trois jours. Depuis début 2026, chaque modification apportée au code d’Anthropic est relue automatiquement. Cette relecture, appliquée rétrospectivement, a montré qu’un tiers des bugs ayant provoqué d’anciens incidents auraient pu être détectés avant leur mise en production.En avril, Anthropic a aussi publié les résultats d’un projet de recherche mené presque entièrement par des agents Claude (des IA capables d’enchaîner plusieurs actions sans intervention humaine constante). Sur un problème ouvert de sécurité de l’IA, deux chercheurs humains avaient comblé 23 % de l’écart en une semaine. Les agents, eux, ont atteint 97 % en 800 heures cumulées de calcul. Les gains sont tout aussi spectaculaires sur l’optimisation de code. Claude Opus 4 multipliait par trois la vitesse d’un code de départ. Mythos Preview, plus récemment, l’a multipliée par 52, là où un chercheur humain plafonnait autour de quatre. Mais cette accélération pose un problème d’organisation : Claude produit plus vite que les humains ne relisent. Et la relecture humaine devient le nouveau goulet d’étranglement. Avec Project Glasswing, Mythos Preview a détecté plus de dix mille vulnérabilités critiques en quelques semaines, dont un bug vieux de 27 ans dans OpenBSD. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Courte pause d'une semaine !
Bonjour à toutes et à tous. ! Ceci n'est pas un épisode ordinaire, mais juste un petit message pour vous dire qu'il n'y aura pas d'épisode en cette première semaine du mois de juin. Choses à Savoir Tech prend quelques jours de repos pour revenir tout l'été avec pleins de sujets tech passionnants ! Merci encore pour votre fidélité et rendez-vous la semaine du 8 juin pour le retour des épisodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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L'extincteur du futur n’a ni eau ni mousse ?
En Californie, les incendies ne commencent pas toujours par de grandes flammes spectaculaires. Bien souvent, tout démarre par des braises, transportées par le vent, qui s’accumulent dans la végétation ou s’infiltrent sous les toitures. C’est précisément ce moment critique qu’une startup américaine tente aujourd’hui de cibler. Son fondateur, Geoff Bruder, ancien ingénieur de la NASA, a créé Sonic Fire Tech avec une idée en tête : éteindre le feu… sans eau. Un enjeu de taille, notamment pour des infrastructures sensibles comme les centres de données, les musées ou les installations électriques, où l’eau peut causer autant de dégâts que les flammes elles-mêmes.Lors d’une démonstration en Californie, l’entreprise a présenté un dispositif capable d’éteindre des flammes à distance, simplement grâce à des ondes acoustiques de très basse fréquence. Le principe repose sur un phénomène physique : le feu a besoin d’oxygène pour se maintenir. En perturbant cet apport, on peut stopper la combustion. Concrètement, ces ondes, réglées en dessous de 20 hertz, donc inaudibles pour l’oreille humaine, déplacent les molécules d’oxygène autour de la flamme. Cela empêche la réaction chimique de se poursuivre. Selon son concepteur, le système agit plus vite que le feu ne peut consommer l’oxygène disponible.Ce type d’interaction entre le son et la combustion n’est pas nouveau. Des chercheurs, comme Albert Simeoni du Worcester Polytechnic Institute, confirment que l’effet est connu depuis longtemps. Mais jusqu’ici, il était difficile de le reproduire à grande échelle sans générer des nuisances sonores importantes. Le dispositif développé par Sonic Fire Tech repose sur des conduits installés sur les toitures, qui diffusent ces ondes. Des capteurs infrarouges détectent en temps réel toute source de chaleur suspecte. Dès qu’un risque est identifié, le système s’active automatiquement, même en cas de coupure de courant grâce à une batterie de secours. Reste une limite importante : ces ondes ne sont efficaces que sur de petites flammes. Comme le rappelle Arnaud Trouvé, spécialiste en protection incendie, il ne s’agit pas d’éteindre un incendie déjà déclaré, mais de prévenir son déclenchement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Une super app Disney pour tout regrouper ?
Le géant du divertissement The Walt Disney Company pourrait bientôt franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Selon plusieurs informations, le groupe réfléchit à la création d’une « super application » destinée à regrouper l’ensemble de ses services sous une seule interface.À l’origine de cette idée : Josh D'Amaro, aujourd’hui à la tête des activités majeures du groupe. L’ambition est simple sur le papier : fusionner des applications aujourd’hui séparées, comme Disney+, celles des parcs d’attractions ou encore les services liés aux croisières, en une plateforme unique. Aujourd’hui, chaque service fonctionne de manière indépendante. Une application pour réserver une visite, une autre pour organiser une croisière, une autre encore pour regarder films et séries. Résultat : une expérience fragmentée, sans réelle continuité pour l’utilisateur. La future super app viserait justement à effacer ces frontières.Concrètement, il serait possible, depuis une seule interface, de passer d’un film à la réservation d’un billet pour Disneyland, ou à la planification d’un séjour. L’idée va plus loin qu’un simple regroupement technique. Il s’agit de créer un point d’entrée unique vers tout l’écosystème Disney : contenus, expériences physiques, jeux, produits dérivés. Ce type d’application, déjà répandu en Asie, regroupe plusieurs services dans un seul outil. On parle de « super app » car elle centralise des fonctions variées, souvent liées entre elles, pour simplifier l’usage et renforcer la fidélité des utilisateurs.Ce projet n’est pas nouveau chez Disney. Il circule en interne depuis plus d’une décennie, notamment sous l’ère de Bob Iger. Mais jusqu’ici, la complexité technique a freiné sa mise en œuvre. Un exemple concret : la fusion en cours entre Disney+ et Hulu, qui s’avère difficile en raison de technologies différentes et de droits de diffusion négociés séparément. Pour l’instant, la super app reste à l’état de concept. Aucun calendrier n’a été annoncé. Mais les enjeux sont considérables : simplifier l’expérience utilisateur, réduire les coûts techniques, et surtout renforcer l’engagement autour de la marque. Reste à savoir si Disney parviendra à surmonter les obstacles qui ont déjà fait échouer ses précédentes tentatives. Car derrière cette idée séduisante se cache un défi colossal : unifier des univers numériques qui, jusqu’ici, ont toujours évolué séparément. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Les vidéos verticales arrivent sur Netflix ?
Après avoir repensé son expérience sur téléviseur, Netflix poursuit sa transformation… cette fois dans votre poche. La plateforme américaine déploie une nouvelle version de son application mobile, avec une navigation repensée et des fonctionnalités inédites pour capter l’attention des utilisateurs sur smartphone. L’enjeu est clair : faire du mobile autre chose qu’un simple écran d’appoint. Netflix veut en faire un véritable espace d’exploration, capable de rivaliser avec les usages rapides et immersifs qui dominent aujourd’hui sur téléphone.La nouveauté principale s’appelle « Extraits ». Il s’agit d’un fil vidéo vertical, inspiré des formats courts que l’on retrouve sur les réseaux sociaux. Concrètement, ce type de flux permet de faire défiler rapidement des séquences vidéo, souvent de quelques secondes, optimisées pour une consultation rapide. L’objectif est simple : proposer un aperçu instantané des contenus disponibles, et faciliter le passage à l’action.Plutôt que de parcourir longuement un catalogue, l’utilisateur peut désormais découvrir une scène, être accroché… et lancer immédiatement le programme correspondant. Netflix parle d’un outil conçu pour « raccourcir le chemin entre la curiosité et le visionnage ». Ce flux ne se limite pas à la découverte. Il intègre directement des actions clés : ajouter un contenu à sa liste personnelle, ou le partager en quelques secondes, via SMS ou réseaux sociaux. L’idée est de rendre ces interactions naturelles, presque instinctives.Autre point important : la personnalisation. Comme pour ses recommandations classiques, Netflix adapte ce fil en fonction des préférences de chaque utilisateur. Les contenus proposés varient selon l’humeur, le moment de la journée ou les habitudes de visionnage. Une manière d’offrir une expérience sur mesure, sans effort. Cette fonctionnalité est pour l’instant déployée progressivement dans plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Inde, avant une généralisation mondiale dans les prochains mois. À terme, Netflix voit plus loin. La plateforme envisage d’intégrer dans ce flux des formats variés, comme des podcasts, des programmes en direct ou encore des sélections thématiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Face à l’IA, les moteurs de recherche sont ultra populaires ?
Depuis l’arrivée de ChatGPT fin 2022, beaucoup annonçaient la fin imminente de la recherche traditionnelle. Les chatbots allaient supplanter les moteurs à mots-clés, et Google semblait condamné à décliner. Trois ans plus tard, les chiffres racontent une tout autre histoire.La maison mère, Alphabet, a publié des résultats particulièrement solides pour le premier trimestre 2026. Le chiffre d’affaires atteint 109,9 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur un an. Le bénéfice par action dépasse largement les attentes, et le patron Sundar Pichai évoque un début d’année « exceptionnel ». Au cœur de cette performance, on retrouve toujours le moteur de recherche. Google Search génère à lui seul plus de 60 milliards de dollars sur le trimestre, avec une croissance de 19 %. Et surtout, le nombre de requêtes n’a jamais été aussi élevé. Contrairement aux prévisions, l’intelligence artificielle n’a pas détourné les utilisateurs… elle les a ramenés.Comment ? Grâce à l’intégration directe de l’IA dans le moteur. Des fonctionnalités comme les « AI Overviews », des réponses synthétiques générées automatiquement en haut des résultats, ou encore le mode conversationnel, prolongent la recherche classique. L’utilisateur ne quitte plus la page : il y passe plus de temps, pose plus de questions, et approfondit ses requêtes. En parallèle, Google Cloud affiche une croissance spectaculaire, et les modèles comme Gemini traitent désormais des milliards de fragments de texte par minute. Pour comprendre, un « token » correspond à un morceau de phrase analysé par l’IA. Plus il y en a, plus les capacités de traitement sont importantes.Face à la concurrence – Perplexity, Copilot ou encore Bing – Google n’a pas été dépassé. Il a intégré leurs innovations à son propre produit, une stratégie classique chez les géants de la tech. En France, certaines fonctions IA restent absentes pour des raisons juridiques, notamment liées aux droits voisins de la presse. Pourtant, cela n’empêche pas Google de dominer largement le marché, avec plus de 86 % des recherches. Une seule ombre au tableau : un léger recul sur ordinateur. Mais aujourd’hui, la majorité des recherches se fait sur mobile, où Google reste ultra-dominant. En résumé, loin d’être menacé, le moteur de recherche s’est réinventé. Et l’intelligence artificielle, annoncée comme sa remplaçante, est devenue son principal moteur de croissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Une IA bloquée en 1930… peut-elle prédire le monde moderne ?
En 1989, le réalisateur Robert Zemeckis imaginait un futur où, en 2015, les voitures voleraient et les pizzas gonfleraient toutes seules au four. La réalité a été bien différente. Mais aujourd’hui, une autre expérience propose une forme de voyage dans le temps… non pas vers le futur, mais vers le passé, grâce à l’intelligence artificielle.Ce projet s’appelle Talkie, ou 13B 1030 LM. Il a été développé par les chercheurs Nick Levine, David Duvenaud et Alec Radford. Leur idée : entraîner un modèle de langage, autrement dit une IA capable de générer du texte, uniquement avec des connaissances arrêtées au 31 décembre 1930. Concrètement, ce système repose sur 13 milliards de paramètres, des variables internes qui lui permettent de produire du langage, et sur un immense corpus de textes issus du domaine public.Pourquoi 1930 ? Parce qu’aux États-Unis, les œuvres publiées à cette époque sont désormais libres de droits. Cela permet d’entraîner l’IA sans utiliser de contenus protégés. L’objectif est double. D’abord, tester la capacité d’un modèle à « prédire » le futur avec des connaissances anciennes. Ensuite, simuler une conversation avec une intelligence issue d’un autre temps. Une sorte de dialogue impossible… rendu possible par la technologie.Mais l’exercice a ses limites. Les chercheurs évoquent notamment un problème de « contamination » : malgré les précautions, certaines données plus récentes peuvent s’être glissées dans l’entraînement. Résultat, les prédictions ne sont pas toujours fiables. Par exemple, l’IA n’anticipe ni la Seconde Guerre mondiale, ni l’ascension du nazisme. Et lorsqu’on lui décrit notre monde, elle découvre avec surprise Internet, les smartphones ou encore la conquête spatiale. Les chercheurs ont aussi testé ses capacités créatives. Pouvoir inventer des concepts postérieurs à 1930, ou même coder en Python, un langage apparu en 1991. L’IA s’en sort partiellement, mais avec de nombreuses approximations, reconstruisant des solutions à partir d’un monde où l’informatique n’existait pas encore.*Enfin, comme les modèles actuels, Talkie peut produire des « hallucinations », c’est-à-dire des informations inventées mais plausibles. Au-delà de l’expérience, ce type d’outil ouvre une piste intéressante : mieux comprendre les mentalités d’une époque, en analysant le langage et les idées qui la traversaient. Une autre manière, finalement, de faire parler l’histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Les GAFAM choisissent les puces aux humains ?
Dans la Silicon Valley, un tournant est en train de s’opérer. Les géants de la tech taillent dans leurs effectifs… pour mieux investir dans l’intelligence artificielle. Une stratégie qui relance un débat déjà vif : l’IA va-t-elle compléter le travail humain, ou le remplacer ? Les faits récents semblent pencher vers la seconde hypothèse. En quelques mois, Amazon, Microsoft et Meta ont annoncé des suppressions de postes touchant des milliers de salariés dans le monde.Mais contrairement aux vagues de licenciements observées après la pandémie, le contexte est différent. À l’époque, il s’agissait de corriger des recrutements massifs liés au boom du numérique. Aujourd’hui, ces entreprises affichent des résultats financiers solides. Les réductions d’effectifs ne répondent plus à une logique de survie, mais de réallocation des ressources. Car l’intelligence artificielle a un coût. Développer des modèles avancés nécessite des infrastructures lourdes : centres de données géants, consommation énergétique élevée, et surtout des processeurs spécialisés, comme ceux de NVIDIA, dont certains dépassent les 30 000 dollars pièce. À grande échelle, les investissements se chiffrent en centaines de milliards.Pour financer cette course technologique, les entreprises coupent ailleurs. Les postes dans le marketing, les ressources humaines ou certains projets jugés non prioritaires sont les premiers concernés. L’objectif : libérer du capital pour accélérer sur l’IA. En parallèle, ces outils transforment déjà l’organisation du travail. Là où une équipe entière était autrefois nécessaire, une seule personne, épaulée par des systèmes d’IA, peut désormais suffire. Une évolution assumée par les dirigeants eux-mêmes. Le patron de Meta évoque une productivité démultipliée, tandis que certains responsables chez Microsoft anticipent un impact massif sur les emplois qualifiés. Ce mouvement s’accompagne aussi d’une simplification des structures internes. Moins de niveaux hiérarchiques, plus de réactivité : les entreprises adoptent des modèles plus directs, plus “plats”. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Aller sur Mars en 56 jours ? C’est possible, mais couteux !
Aujourd’hui, rejoindre Mars relève encore de l’épreuve d’endurance. Avec les technologies actuelles, un voyage classique dure entre sept et neuf mois. Ce délai s’explique par l’utilisation d’une trajectoire dite “économe en énergie”, appelée orbite de transfert de Hohmann. Une solution efficace, mais lente, qui expose les astronautes à de longs mois de radiations et d’apesanteur. Mais une piste inattendue pourrait changer la donne. Le chercheur brésilien Marcelo de Oliveira Souza propose de s’appuyer sur l’orbite de l’astéroïde 2001 CA21 pour tracer des trajectoires beaucoup plus rapides.L’idée est originale : il ne s’agit pas d’aller vers cet astéroïde, mais d’utiliser son plan orbital comme une sorte de guide géométrique. En alignant la trajectoire d’un vaisseau sur ce plan, et en restant dans un écart de seulement 5 degrés, certaines fenêtres de tir pourraient permettre des voyages bien plus courts. Les résultats sont impressionnants. Dans un scénario “réaliste”, le trajet aller vers Mars pourrait être réduit à 56 jours, avec un retour en 135 jours. Encore plus spectaculaire, une version dite “extrême” évoque un voyage en seulement 33 jours.Pourquoi ces performances seraient-elles possibles en 2031 ? Parce que la position des planètes cette année-là offrirait une configuration idéale, permettant à la fois un départ et un retour rapides tout en respectant cet alignement orbital. Mais la physique impose ses limites. Ces trajectoires, bien que théoriquement possibles, demandent une énergie considérable. Pour le scénario à 56 jours, il faudrait environ 15 fois plus d’énergie qu’une mission classique. Pour celui à 33 jours, on monte à 40 fois plus. Autrement dit, avec nos fusées actuelles à propulsion chimique, c’est hors de portée. Pour franchir ce cap, il faudrait recourir à des technologies plus avancées, comme la propulsion nucléaire thermique, capable de fournir une poussée plus efficace sur de longues distances.Cette étude ne promet pas encore un voyage rapide vers Mars. Mais elle démontre une chose essentielle : des trajectoires ultra-rapides existent. Reste désormais à inventer les moteurs capables de les emprunter. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Roole Maps, l’alternative crédible à Waze et Google Maps ?
Les applications de navigation évoluent, et la dimension communautaire devient un passage presque obligé. Avec sa dernière mise à jour, Roole Map, développée par Identicar, franchit justement ce cap en intégrant un système de signalement participatif.Le principe est simple, et déjà bien connu des utilisateurs de Waze : chaque conducteur peut signaler en temps réel un événement directement depuis son smartphone. L’information est ensuite partagée instantanément avec les autres usagers en navigation. Cinq types d’alertes sont proposés : accidents, contrôles routiers, travaux, obstacles sur la chaussée et embouteillages. Ce fonctionnement repose sur une logique collaborative. Autrement dit, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui alimentent la carte en données. Chaque automobiliste devient ainsi une sorte de capteur mobile, capable d’enrichir l’information routière au fil de ses trajets.Jusqu’ici, cette fonctionnalité manquait à Roole Map, malgré des demandes répétées sur les plateformes de téléchargement. L’application proposait déjà plusieurs outils pratiques : des itinéraires adaptés au type de véhicule, thermique, hybride ou électrique, l’affichage des prix du carburant, le calcul des péages ou encore la localisation des bornes de recharge. Mais sans contribution des utilisateurs, elle restait en retrait face à ses concurrents. Côté déploiement, la nouveauté est déjà disponible sur iOS. Sur Android, elle est encore en phase de test, accessible en version bêta. Ce lancement progressif s’explique notamment par la diversité des appareils Android, qui complique la gestion des mises à jour et la synchronisation des données en temps réel.Aujourd’hui, Roole Map revendique environ 220 000 téléchargements et près de 50 000 utilisateurs actifs chaque mois. Un chiffre encore modeste comparé aux géants du secteur. Et c’est là que se joue l’enjeu principal. Car pour qu’un système participatif soit réellement efficace, il doit s’appuyer sur une masse critique d’utilisateurs. Sans cela, les signalements restent trop rares pour être fiables. Roole Map mise donc sur une approche différente : une application sans publicité, centrée sur les trajets du quotidien en France, plutôt qu’un outil universel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Taylor Swift protège sa voix de l’IA avec une marque déposée ?
L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle a ouvert la porte à des usages aussi impressionnants qu’inquiétants. Parmi eux, la possibilité d’imiter à la perfection la voix ou l’image de personnalités publiques. Une dérive déjà bien réelle, qui pousse certaines célébrités à reprendre le contrôle. Ces dernières années, plusieurs polémiques ont illustré le phénomène. Des voix clonées, des visages recréés, parfois utilisés sans autorisation, voire détournés à des fins malveillantes. Dans ce contexte, la chanteuse Taylor Swift a décidé d’agir en amont.L’artiste américaine vient de franchir une étape stratégique en déposant deux empreintes vocales auprès de l’United States Patent and Trademark Office. Concrètement, il s’agit d’enregistrements spécifiques, ici, des phrases commençant par “Hey, it’s Taylor”, qui deviennent juridiquement protégés comme des marques. Ce type de dépôt permet de revendiquer un usage exclusif dans certains contextes, notamment commerciaux.Pour bien comprendre, une “empreinte vocale” est une signature sonore unique, comparable à une empreinte digitale. Elle peut être utilisée pour identifier une personne… ou, dans ce cas précis, pour empêcher son imitation non autorisée. Mais la démarche ne s’arrête pas là. Le dossier inclut également une image de la chanteuse sur scène, signe que la protection s’étend aussi à son apparence visuelle. Une réponse directe à la multiplication des “deepfakes”, ces contenus générés par IA capables de reproduire de manière ultra-réaliste le visage ou la voix d’une personne.Taylor Swift n’en est pas à son premier affrontement avec ces technologies. Elle a déjà été ciblée par des images truquées circulant sur les réseaux sociaux, un phénomène qui touche de plus en plus de figures publiques. Elle n’est d’ailleurs pas seule à anticiper ces risques. L’acteur Matthew McConaughey a lui aussi récemment protégé des extraits audio et vidéo le représentant. Derrière ces initiatives, une tendance de fond se dessine : à mesure que l’IA progresse, la notion d’identité numérique devient un enjeu juridique majeur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Kimi K2.6, le modèle IA le plus puissant en codage ?
Dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, un acteur chinois s’impose de plus en plus clairement : Moonshot AI. Son nouveau modèle, K2.6, marque une progression rapide et vient bousculer les références du secteur. Trois mois seulement après la version précédente, K2.6 affiche des performances en hausse sur plusieurs tests clés. Sur SWE-Bench Pro, un benchmark qui mesure la capacité d’un modèle à corriger de vrais problèmes sur des projets GitHub, il atteint 58,6 points. Il dépasse ainsi GPT-5.4 et Claude Opus 4.6. Même tendance sur DeepSearchQA et Terminal-Bench, deux tests qui évaluent respectivement la recherche d’information complexe et l’exécution de tâches techniques.Pour comprendre cette avancée, il faut regarder sous le capot. K2.6 repose sur une architecture dite “Mixture-of-Experts”. Concrètement, cela signifie que le modèle mobilise seulement une partie de ses capacités à chaque requête, ce qui réduit les coûts de calcul. Sur le papier, il compte 1 000 milliards de paramètres, mais n’en active qu’une fraction à chaque instant. Autre élément clé : la “fenêtre de contexte”. C’est la quantité d’informations que le modèle peut traiter en une seule fois. Ici, elle atteint 256 000 tokens, soit l’équivalent de centaines de pages de texte. De quoi améliorer la compréhension de tâches longues ou complexes.Côté performance, Moonshot mise aussi sur la quantification INT4, une technique qui compresse les données numériques pour accélérer les calculs. Résultat : une inférence environ deux fois plus rapide, avec une perte de précision limitée. Mais tout n’est pas encore validé. La majorité des résultats provient des tests internes du laboratoire, et aucune reproduction indépendante complète n’a été publiée à ce stade. De plus, si les poids du modèle sont accessibles, les données d’entraînement et les méthodes utilisées restent confidentielles, ce qui limite la transparence.Enfin, l’accès à ce type de modèle reste coûteux. Même en version optimisée, il nécessite plusieurs cartes graphiques haut de gamme et une infrastructure pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars par mois. En résumé, K2.6 illustre une tendance forte : les modèles ouverts chinois se rapprochent désormais des meilleurs systèmes propriétaires. Mais la bataille de la transparence et de la reproductibilité, elle, est loin d’être tranchée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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IA : une maladie imaginaire citée par des chercheurs ?
L’intelligence artificielle impressionne par ses capacités, mais elle reste faillible. Et parfois, ses erreurs ne s’arrêtent pas à la machine. Une expérience menée en 2024 par des chercheurs de l’Université de Göteborg en apporte une illustration troublante.Les scientifiques ont inventé de toutes pièces une maladie fictive : la « bixonimania ». Selon leur description, il s’agirait d’un trouble cutané lié à une exposition prolongée aux écrans et à un frottement excessif des yeux. Un scénario volontairement absurde, conçu pour tester la capacité des intelligences artificielles à distinguer le vrai du faux. Pour cela, deux fausses études ont été publiées sur une plateforme de prépublication, un type de site où les chercheurs partagent leurs travaux avant validation par des pairs. L’objectif : observer si les grands modèles d’IA reprendraient cette information. Et la réponse a été rapide. En quelques semaines, des outils comme ChatGPT ou Gemini ont commencé à citer la bixonimania comme une pathologie réelle.Jusque-là, rien de totalement surprenant. Ces systèmes fonctionnent en analysant d’immenses volumes de données et peuvent relayer des contenus erronés s’ils ne sont pas correctement filtrés. Mais l’expérience ne s’est pas arrêtée là. Le véritable problème est apparu ensuite : des chercheurs humains ont à leur tour repris cette fausse information dans des publications scientifiques, pourtant soumises à évaluation par des pairs. Autrement dit, une erreur volontairement introduite pour tester l’IA a fini par contaminer la production scientifique elle-même.Plus étonnant encore, le document d’origine comportait des indices évidents de supercherie. Il faisait référence à des éléments de culture populaire comme Les Simpsons, Le Seigneur des Anneaux ou Star Trek. Un ton humoristique, visible même pour un lecteur non spécialiste. Cette expérience met en lumière un phénomène préoccupant : la circulation d’informations erronées entre intelligence artificielle et humains peut créer une boucle de validation trompeuse. L’IA ne fait pas qu’inventer, elle amplifie. Et lorsque ces erreurs sont reprises sans vérification, elles peuvent s’ancrer dans des sources considérées comme fiables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Des pixels espions vous traquent dans les e-mails ?
C’est une pratique invisible, mais omniprésente dans nos boîtes mail. Le pixel de suivi — une minuscule image d’un seul pixel — permet aux expéditeurs de savoir si vous avez ouvert un message. Discret, silencieux, et jusqu’ici peu encadré. Mais les règles changent.Le 14 avril 2026, la CNIL a publié une recommandation officielle pour mieux encadrer ces outils de traçage. Une décision qui intervient après une hausse notable des plaintes et une consultation lancée en 2025 auprès d’entreprises, d’associations et du grand public. Concrètement, comment fonctionne ce fameux pixel ? Il s’agit d’une image invisible intégrée dans un e-mail. Dès que vous ouvrez le message, votre appareil charge cette image depuis un serveur distant. Ce simple chargement suffit à signaler que l’e-mail a été consulté. Aucun clic, aucune alerte : tout se fait en arrière-plan.Pour les entreprises, l’intérêt est évident. Ces données permettent de mesurer le taux d’ouverture, d’optimiser les campagnes marketing ou encore de vérifier la bonne réception des messages. Mais pour la CNIL, le problème est ailleurs : ces pratiques collectent des données comportementales dans un espace considéré comme privé — la messagerie personnelle. La nouvelle règle est claire : dans la majorité des cas, l’utilisation de ces pixels nécessite le consentement explicite de l’utilisateur. Un consentement réel, c’est-à-dire libre, éclairé, et surtout non dissimulé dans des conditions générales ou pré-coché par défaut. Les entreprises devront également être capables de prouver qu’elles ont bien obtenu cet accord.Il existe toutefois une exception. Les e-mails dits « transactionnels » — confirmation de commande, suivi de colis ou alerte de compte — peuvent intégrer ces pixels sans consentement préalable. Mais uniquement pour un usage limité : vérifier que le message a bien été délivré, et éviter d’envoyer des e-mails à des adresses inactives. Pour les bases de données existantes, une période de transition de trois mois est prévue. Les organisations devront informer leurs contacts de l’usage de ces traceurs et leur offrir une possibilité simple de s’y opposer. Passé ce délai, la CNIL annonce des contrôles. Et potentiellement des sanctions. Une manière de rappeler que, même invisibles, ces outils ne sont pas sans conséquence sur la vie privée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Des startups en faillite vendent leurs data pour entraîner l’IA ?
C’est un marché inattendu, né dans les coulisses de l’économie des startups. Depuis avril 2026, la société SimpleClosure propose une nouvelle activité : revendre les archives numériques d’entreprises en liquidation. Code source, échanges Slack, e-mails internes… tout peut être cédé sous licence. Pour son PDG Dori Yona, il s’agit d’une véritable « ruée vers l’or ».En un an, près d’une centaine de transactions auraient déjà été conclues, pour plus d’un million de dollars redistribués aux fondateurs. Et la concurrence s’organise. La plateforme Sunset, par exemple, valorise particulièrement les données issues de secteurs sensibles comme la santé ou la finance, où les historiques sont riches et interconnectés.Pourquoi un tel engouement ? Parce que les données sont devenues la matière première essentielle de l’intelligence artificielle. Or, comme l’a souligné Ilya Sutskever, les grandes bases publiques, Wikipédia, Reddit ou les livres numérisés, sont aujourd’hui largement exploitées. Les nouveaux systèmes d’IA ont besoin d’exemples concrets de travail réel : des échanges imparfaits, des erreurs, des processus humains. Résultat : un nouveau secteur émerge, celui des environnements d’entraînement simulés. Des entreprises comme AfterQuery vendent des univers professionnels reconstitués, « Finance World » ou « Tax World », où des agents IA apprennent à évoluer comme dans une entreprise. Des acteurs majeurs comme Anthropic ou Scale AI investissent déjà massivement dans ce domaine.Mais cette économie soulève des questions sensibles. Juridiquement, les entreprises détiennent généralement les données produites par leurs salariés, y compris sur des outils comme Slack. Pourtant, pour des experts comme Marc Rotenberg, l’enjeu dépasse la simple propriété intellectuelle : il s’agit aussi de données personnelles. L’anonymisation, souvent mise en avant, reste imparfaite. Des études menées par OpenAI et Google ont montré que certains modèles peuvent mémoriser et restituer des données sensibles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Fini la diffusion 4K chez France TV ?
Après l’exploit technologique des Jeux olympiques de Jeux olympiques de Paris 2024, diffusés en 4K HDR avec son immersif, on aurait pu penser que la télévision publique française poursuivrait sur cette lancée. Et pourtant, le signal envoyé aujourd’hui par France Télévisions est tout autre : un retour partiel en arrière sur la 4K native. Un choix qui peut surprendre… mais qui s’explique. Car derrière cette décision, il ne s’agit pas d’un recul technologique, mais d’un arbitrage économique. Depuis plusieurs mois, le groupe évolue sous forte contrainte budgétaire. Une commission d’enquête parlementaire lancée fin 2025, combinée aux alertes répétées de la Cour des comptes, a mis en lumière une situation financière tendue. Résultat : un plan d’économies d’environ 140 millions d’euros a été acté pour 2026.Dans ce contexte, certaines dépenses deviennent difficiles à défendre. La production en 4K native en fait partie. Produire une image en Ultra Haute Définition implique une chaîne technique plus lourde : caméras spécifiques, traitement des images plus complexe, besoins accrus en bande passante pour la diffusion… Autant de coûts supplémentaires, pour un bénéfice visuel qui n’est pas toujours évident pour tous les téléspectateurs.C’est là tout le paradoxe. La 4K promet une qualité d’image supérieure, mais son impact dépend fortement des conditions de visionnage : taille de l’écran, distance, qualité du signal. Sur un événement comme Roland-Garros, dominé par des plans larges, la différence avec une image bien optimisée peut rester discrète. La solution envisagée repose donc sur un compromis technique. Plutôt que filmer directement en 4K, France Télévisions pourrait capter en Full HD, puis utiliser un procédé appelé upscaling. Il s’agit d’un traitement algorithmique qui “reconstruit” une image en Ultra HD à partir d’une source plus basse définition, avec l’aide du HDR, une technologie qui améliore les contrastes et les couleurs.Résultat : une qualité visuelle jugée satisfaisante pour le grand public, à un coût bien inférieur. Ce choix marque un tournant. La 4K native ne disparaît pas, mais elle pourrait devenir l’exception, réservée aux grands événements, plutôt qu’un standard systématique. Un virage pragmatique, dicté par la réalité des finances publiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Chute drastique et soudaine du piratage ?
En quelques heures, des dizaines de sites de streaming pirate ont affiché le même message d'erreur : le code Cloudflare 521. Traduction technique : le serveur qui héberge physiquement les contenus a cessé de répondre. Cloudflare, l'intermédiaire qui gère le trafic, n'a rien bloqué. C'est la source elle-même qui s'est tue. Aucun des sites touchés n'a communiqué. Ni la Motion Picture Association, ni aucune organisation anti-piratage n'ont revendiqué d'intervention. Et pourtant, la panne est massive.Pour comprendre pourquoi, il faut saisir comment fonctionne ce milieu. Ces sites ne stockent pas eux-mêmes les vidéos. Ils s'appuient sur des prestataires spécialisés — MegaCloud, VidCloud, RapidCloud — qui font office de serveurs médias mutualisés pour des dizaines de façades différentes, aux noms et aux visuels distincts. Les groupes anti-piratage ont baptisé ce modèle le « Piracy-as-a-Service » : la piraterie industrialisée en mode service. Quand un prestataire tombe, tous ses clients tombent avec lui, simultanément.Ces plateformes drainent des audiences colossales. En août 2025, l'un de ces réseaux totalisait à lui seul 622 millions de visites mensuelles, selon les chiffres transmis par la MPA au représentant américain au commerce. Leurs fondateurs originaux ont depuis longtemps disparu ; ce sont des marques zombies, exploitées anonymement sous des mains changeantes.Car ce milieu a ses propres mécanismes de survie. Après chaque fermeture, les opérateurs migrent vers un nouveau prestataire, changent de domaine, et rouvrent ailleurs. MegaCloud et ses homologues avaient eux-mêmes récupéré ce trafic après la fermeture de 2Embed par l'Alliance for Creativity and Entertainment en juillet 2023 — une opération qui avait rendu inaccessibles 302 sites sur 457 identifiés.Mais ce modèle distribué, conçu pour résister, contient sa propre faille. Plus les réseaux multiplient les couches d'intermédiaires pour échapper aux poursuites, plus ils se créent un point de vulnérabilité commun. Un seul maillon brisé, et c'est la chaîne entière qui s'effondre. Si l'infrastructure PaaS a bien été ciblée cette fois, ce serait le coup le plus dur porté au streaming pirate depuis 2023. Mais les opérateurs ont déjà prouvé leur capacité à rebondir. Sans propriétaire fixe, sans adresse stable, sans infrastructure propre — les marques, elles, survivent toujours. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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La mise à jour de Claude change TOUT dans l’IA ?
Jusqu'ici, Claude jouait dans la cour des grands : Microsoft, Canva, Asana… Plus de deux cents intégrations professionnelles au compteur depuis juillet 2025, mais rien pour la vie de tous les jours. Ça, c'était avant.Cette semaine, Anthropic franchit un nouveau cap en ouvrant son répertoire de connecteurs, comprenez ces ponts logiciels qui relient Claude à des applications tierces, à une quinzaine de services grand public : Spotify, Uber, Uber Eats, Audible, AllTrails, TripAdvisor, Instacart, StubHub, Taskrabbit, Viator, Resy, Booking.com, TurboTax ou encore Credit Karma. Fini le jonglage entre applis : tout se gère désormais dans une seule et même conversation.Concrètement, ça donne quoi ? Vous planifiez une rando ce week-end. AllTrails vous suggère des sentiers adaptés à vos préférences, sans même que vous le demandiez. Vous ajustez : plus court, adapté aux chiens, plus sauvage. Tout ça sans changer d'écran. Si deux connecteurs peuvent répondre à un même besoin, Claude vous les présente côte à côte, classés par pertinence. Dans un seul fil, vous passez d'une recommandation de sentier à une réservation de restaurant sur Resy, commandez un Uber et remplissez votre panier Instacart. Claude comme interface unique entre vous et vos services. Anthropic tient aussi à rassurer sur un point sensible : pas de placement, pas de réponse sponsorisée. Avant tout achat ou toute réservation, Claude vous demande confirmation. Vos données ne servent pas à entraîner les modèles, et vous pouvez déconnecter chaque service en un clic.C'est louable, mais jusqu'à quand ? OpenAI développe déjà ses flux d'achats automatisés, Google s'appuie sur son empire publicitaire. Plus les partenaires seront nombreux, plus cet engagement sera difficile à tenir. Ce qui distingue Claude, c'est moins l'idée, ChatGPT intègre déjà Spotify et consorts, que son exécution : des suggestions contextuelles, sans que vous ayez à choisir vous-même le bon outil. Un dernier bémol, pour les auditeurs européens : la majorité des services listés restent centrés sur le marché américain. Visiblement, certaines fonctionnalités ont du mal à traverser l'Atlantique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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La boîte mail perso du patron du FBI piratée ?
Huit jours après avoir promis de « traquer » les membres du groupe Handala avec toute la puissance des forces de l’ordre américaines, Kash Patel se retrouve lui-même au centre de l’affaire. Son nom figure désormais parmi les cibles revendiquées par ce collectif de hackers. Le FBI a confirmé fin mars qu’un accès non autorisé avait bien visé la messagerie personnelle de son directeur. L’agence assure toutefois avoir pris les mesures nécessaires pour limiter les risques. Selon son porte-parole, les données concernées sont anciennes et ne touchent à aucune information gouvernementale sensible.Dans le détail, les e-mails divulgués s’étendent de 2011 à 2022. Ils incluent des échanges personnels, professionnels ou liés à des déplacements, comme des réservations de voyage. Aucun élément ne semble concerner des opérations en cours du FBI. Le groupe a également diffusé des photos privées inédites de Kash Patel, ce qui renforce la dimension embarrassante de l’affaire. Car au-delà de la sécurité nationale, c’est bien l’image qui est en jeu. D’autant que, selon plusieurs informations, cette vulnérabilité était connue. Fin 2024, avant même sa nomination à la tête du FBI, Kash Patel avait été alerté qu’un piratage attribué à des acteurs iraniens avait compromis certaines de ses communications personnelles. Malgré cela, ce compte n’aurait pas été suffisamment sécurisé par la suite.Autre élément clé : les métadonnées ; ces informations techniques attachées aux fichiers, comme leur date de création ; indiquent que le piratage remonte à avant le conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran. Le groupe Handala aurait donc conservé ces données pour les publier à un moment stratégique, en réaction notamment à la saisie récente de ses domaines internet par le FBI.Il faut aussi relativiser l’ampleur technique de l’attaque. Contrairement aux affirmations du groupe, il ne s’agit pas d’une intrusion dans les systèmes internes du FBI, mais d’un accès à un compte Gmail personnel, visiblement insuffisamment protégé, notamment sans authentification renforcée ; un dispositif qui ajoute une étape de vérification, comme un code envoyé sur un téléphone. Pour les experts en cybersécurité, cette opération s’inscrit dans une stratégie classique dite de « hack-and-leak » : pirater des données, puis les diffuser pour fragiliser une cible. Objectif : exposer, embarrasser et créer un sentiment de vulnérabilité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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La Maison-Blanche lance sa propre app problématique ?
« Il y a eu beaucoup de lancements récemment… rassurez-vous, celui-ci n’est qu’une application. » Le ton est donné. Dans une vidéo mêlant images de missiles et humour grinçant, l’administration Trump a annoncé, sur le compte officiel de la Maison-Blanche sur X, la sortie de sa nouvelle application mobile, désormais disponible sur les principales plateformes.Sur le papier, la promesse est ambitieuse : offrir une information « en temps réel, sans filtre, directement à la source ». Dans les faits, l’application ressemble surtout à un hub de contenus officiels. On y trouve des communiqués, des vidéos en direct, une galerie d’images, ainsi qu’un regroupement des publications issues des réseaux sociaux de la Maison-Blanche, X, TikTok, Instagram ou encore Truth Social.Mais après quelques minutes d’utilisation, l’écart entre la promesse et la réalité apparaît clairement. Prenons l’onglet « Affordability », censé illustrer la baisse du coût de la vie. Les données, issues du Bureau of Labor Statistics, l’organisme américain chargé des statistiques économiques, montrent bien une diminution des prix… mais sur une sélection très restreinte de produits. Le lait, par exemple, correspond ici à des versions allégées, dont les prix ont davantage baissé que ceux du lait entier. En revanche, des produits en hausse, comme le café, le bœuf haché ou le jus d’orange, sont absents. Même constat pour les carburants. Côté fonctionnalités, certaines promesses peinent aussi à se concrétiser. Les retransmissions en direct ne sont pas systématiques : un discours présidentiel récent n’était pas disponible en temps réel. L’onglet « Social », qui centralise les réseaux, souffre quant à lui de problèmes techniques, avec des ralentissements fréquents.Autre point sensible : les données personnelles. L’application demande l’accès à la localisation précise, aux empreintes digitales et à certains fichiers du téléphone. Des autorisations jugées intrusives par plusieurs utilisateurs, d’autant que la politique de confidentialité reste très générale sur leur usage. Enfin, un bouton permettant de signaler des individus à l’agence fédérale ICE, chargée de l’immigration, suscite la controverse. Présenté comme un outil citoyen, il est perçu par certains comme un moyen de dénonciation simplifié. Reste une question en suspens : celle de la durée de vie de cette application. Contrairement aux comptes officiels, transmis d’une administration à l’autre, son avenir après le mandat actuel demeure incertain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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OpenAI supprime Sora et se sépare de Disney ?
Six mois à peine après son lancement très médiatisé, Sora, l’outil de génération vidéo d’OpenAI, s’apprête déjà à disparaître. Selon plusieurs médias américains, l’entreprise a décidé de fermer à la fois l’application, son interface de programmation, ce que l’on appelle une API, utilisée par les développeurs pour intégrer un service, et le site dédié. L’annonce a été faite sobrement sur le réseau X, sans calendrier précis. OpenAI indique simplement qu’un plan sera communiqué pour permettre aux utilisateurs de récupérer leurs créations. Mais derrière cette communication minimaliste, le constat est clair : le projet n’a pas tenu ses promesses.Pourtant, les débuts semblaient prometteurs. En novembre 2025, l’application avait enregistré 3,3 millions de téléchargements, portée par l’intérêt autour de Sora 2 et de son volet social. Mais dès janvier, la dynamique s’est inversée, avec une chute de 45 % des téléchargements. Le revers le plus marquant concerne un partenariat stratégique avec Disney. Un accord prévoyait l’utilisation de plus de 200 personnages issus de franchises comme Marvel, Pixar ou Star Wars, pour un montant estimé à un milliard de dollars. Finalement, ce contrat ne sera jamais concrétisé. Aucun échange financier n’a eu lieu.En coulisses, plusieurs facteurs expliquent ce retrait. D’abord, le coût. La génération vidéo par intelligence artificielle est extrêmement gourmande en puissance de calcul, notamment en GPU, ces processeurs spécialisés indispensables à l’entraînement et à l’exécution des modèles. Dans un contexte où ces ressources sont rares et très sollicitées, maintenir un service aussi exigeant devient difficilement soutenable. Ensuite, la concurrence. Des acteurs comme Anthropic se concentrent sur des usages plus rentables, comme le texte ou le code, avec des outils mieux adaptés aux besoins des entreprises. À l’inverse, Sora séduisait surtout le grand public, sans modèle économique encore stabilisé.La décision s’inscrit donc dans une stratégie plus large : recentrer les efforts sur les produits jugés prioritaires, notamment en vue de futurs investissements. Pour autant, la technologie ne disparaît pas totalement. Les équipes de Sora vont se réorienter vers la simulation du monde physique, un domaine clé pour la robotique. Et certaines fonctions vidéo devraient subsister, de manière plus intégrée, dans ChatGPT. En abandonnant Sora comme produit autonome, OpenAI laisse désormais le champ libre à d’autres acteurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Hidden Wiki, l’entrée rapide vers le dark web ?
Le dark web fascine autant qu’il inquiète. Dans cet univers souvent entouré de fantasmes, un nom revient régulièrement : le Hidden Wiki, présenté comme une sorte de porte d’entrée vers les services cachés accessibles via le réseau Tor. En réalité, cette image est trompeuse.Contrairement à ce que laisse penser son nom, il n’existe pas un Hidden Wiki officiel, stable et reconnu. Il s’agit en fait d’une multitude de pages distinctes, qui circulent sous la même appellation. Ces pages fonctionnent comme des annuaires : elles listent des adresses en .onion, ces sites accessibles uniquement via Tor, un réseau conçu pour anonymiser la navigation. Le problème, c’est que ces listes sont souvent alimentées de manière anonyme, copiées, modifiées, puis répliquées ailleurs. Résultat : des liens obsolètes, des services disparus, et des copies qui continuent d’exister sans mise à jour fiable. Ce qui donne l’illusion d’un répertoire structuré… alors qu’il s’agit en réalité d’un assemblage hétérogène et peu contrôlé.Dans ce contexte, la question de la fiabilité devient centrale. Certains liens peuvent mener vers des services légitimes — des médias, par exemple, ou des outils axés sur la confidentialité qui proposent une version .onion de leur site. Mais beaucoup d’autres redirigent vers des pages inactives, des miroirs, ou des plateformes dont l’origine est difficile à vérifier. C’est là que les risques apparaissent. Comme sur le web classique, il est possible de tomber sur des sites frauduleux, conçus pour imiter des services connus et récupérer des identifiants ou diffuser des logiciels malveillants. La différence, c’est qu’ici, les repères sont moins nombreux pour distinguer le vrai du faux.Pour s’orienter, certains outils offrent des alternatives plus fiables. Des moteurs comme Ahmia indexent une partie des services .onion accessibles publiquement, avec un filtrage de contenu. D’autres sites, comme Dark.fail, permettent de vérifier l’adresse de plateformes connues. Mais la méthode la plus sûre reste souvent la plus simple : consulter directement les sites officiels sur le web classique, qui publient parfois leur adresse .onion. Enfin, une précision importante : utiliser Tor n’a rien d’illégal en soi. Ce réseau permet notamment de contourner la censure ou de protéger sa vie privée. En revanche, la prudence reste essentielle. Éviter les téléchargements douteux, vérifier les sources, et comprendre que ces annuaires ne sont pas des références fiables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Amazon prépare un smartphone 100% IA ?
Douze ans après l’échec retentissant du Fire Phone, Amazon semble prêt à retenter sa chance sur le marché des smartphones. Selon plusieurs informations, le groupe travaillerait actuellement sur un nouveau projet baptisé en interne « Transformer », un appareil fortement orienté vers l’intelligence artificielle et son assistant vocal Alexa.Le souvenir du Fire Phone, lancé en 2014, reste encore vif. À l’époque, Amazon avait tenté de se démarquer avec des fonctionnalités originales, comme un affichage 3D sans lunettes ou encore Firefly, un outil capable d’identifier des objets via la caméra. Malgré un prix attractif, environ 200 dollars sans abonnement, le téléphone n’a jamais trouvé son public. En cause notamment : un écosystème applicatif limité, basé sur l’Amazon Appstore, loin derrière le Google Play Store en termes de choix et de diversité. Résultat, le produit a été retiré du marché à peine un an après sa sortie.Avec ce nouveau projet, Amazon change d’approche. Plutôt que de rivaliser frontalement avec les boutiques d’applications traditionnelles, l’entreprise mise sur une autre logique : l’intelligence artificielle comme interface principale. L’idée serait de permettre à l’utilisateur d’interagir directement avec son téléphone via Alexa, sans forcément passer par des applications classiques. Concrètement, cela signifie que certaines tâches, commander un repas, lancer un film, gérer son agenda, pourraient être exécutées à la voix ou via des requêtes intelligentes, sans ouvrir d’application dédiée. Une manière de contourner le problème qui avait plombé le Fire Phone : la dépendance à un catalogue d’apps insuffisant.Le futur smartphone serait également conçu pour s’intégrer étroitement à l’écosystème Amazon : Prime Video, Prime Music, services de livraison comme Grubhub, ou encore la plateforme de commerce en ligne. Alexa deviendrait ainsi le point d’entrée central pour accéder à l’ensemble de ces services. Attention toutefois : Alexa ne serait pas le système d’exploitation lui-même, mais plutôt une couche d’interaction avancée. Une différence notable avec le Fire Phone, dont le fonctionnement était trop dépendant de l’environnement Amazon.Reste que ce pari est loin d’être gagné. Le marché des smartphones est aujourd’hui dominé par quelques acteurs majeurs, et les habitudes des utilisateurs sont bien ancrées. Miser sur une interface centrée sur l’IA constitue une rupture… mais aussi un risque. D’autant que, pour l’instant, le projet reste au stade de développement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Polymarket : on peut désormais parier sur l’apocalypse ?
Peut-on vraiment tout transformer en pari, y compris les événements les plus tragiques ? La question s’impose aujourd’hui à mesure que la plateforme américaine Polymarket repousse les limites du concept.Spécialisée dans les marchés prédictifs, des systèmes où l’on mise de l’argent sur la probabilité qu’un événement se produise, la société fait déjà l’objet de critiques, notamment autour de soupçons de délits d’initié. Mais loin de calmer le jeu, elle vient d’inaugurer un lieu inédit à Washington, à quelques pas de la Maison Blanche. Son nom : « Situation Room », en référence à la célèbre salle de crise où les dirigeants américains gèrent les situations les plus sensibles. Le concept, lui, se veut hybride. « Imaginez un bar sportif… mais dédié à la surveillance de l’actualité », résume Polymarket.Concrètement, les clients évoluent dans un espace saturé d’écrans diffusant en continu des flux d’informations : chaînes d’actualité, données financières, radars aériens ou encore publications en temps réel sur les réseaux sociaux. Un environnement pensé pour suivre l’actualité mondiale… et surtout pour réagir immédiatement. Car derrière l’expérience immersive, l’objectif est clair : permettre aux visiteurs de parier sur des événements géopolitiques en cours ou à venir. Conflits armés, tensions internationales, voire scénarios extrêmes comme des frappes militaires ou des crises majeures.Ce modèle repose sur une logique bien connue dans le monde des paris : plus l’information est rapide et abondante, plus les utilisateurs sont incités à miser. Le pari devient alors une forme d’anticipation, presque une lecture stratégique de l’actualité. Mais cette approche suscite déjà de vives réactions. Sur les réseaux sociaux, certains dénoncent une forme de « casino géopolitique », où l’émotion, l’urgence et même l’ambiance festive pourraient encourager des prises de décision impulsives.Derrière la polémique, une interrogation plus profonde émerge : que se passe-t-il lorsque l’information, la finance et le divertissement se confondent ? Et surtout, lorsque des événements dramatiques, guerres, crises humanitaires, deviennent des objets de spéculation en temps réel ? Polymarket, de son côté, parie sur l’intérêt du public pour ce type d’expérience. Mais en installant ce dispositif au cœur même de la capitale américaine, la plateforme ne se contente plus d’observer le monde : elle invite désormais à miser sur ses secousses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Une IA open-source signée NVIDIA et Mistral AI ?
Lors de sa conférence GTC 2026, Jensen Huang, patron de Nvidia, a affirmé que son entreprise était aujourd’hui « le plus grand contributeur à l’IA open source au monde ». Une déclaration ambitieuse… mais difficile à contester. Depuis plusieurs années, le géant américain met à disposition des développeurs une vaste panoplie d’outils : modèles d’intelligence artificielle, jeux de données, environnements de simulation ou encore frameworks, ces briques logicielles qui facilitent le développement d’applications.Dernier exemple en date : la création de la coalition Nemotron. Ce consortium réunit plusieurs acteurs majeurs de la recherche en IA, dont la startup française Mistral AI. Leur objectif : concevoir ensemble un modèle de pointe, ce que l’on appelle un frontier model, c’est-à-dire un système situé à la frontière des capacités actuelles de l’intelligence artificielle. Ce modèle sera entraîné sur l’infrastructure cloud de Nvidia, baptisée DGX Cloud, et servira de base à une nouvelle génération de modèles ouverts. « Ouverts », car leur code et leur fonctionnement seront accessibles, permettant à des entreprises ou des chercheurs de les adapter à leurs propres usages.Mais derrière cette stratégie se cache aussi une logique industrielle très claire. En favorisant l’open source, Nvidia s’assure que ses technologies deviennent des standards. Et comme ces modèles sont optimisés pour fonctionner sur ses propres puces, cela incite indirectement les utilisateurs à adopter son matériel.Autre annonce marquante : NemoClaw, un module conçu pour encadrer les agents d’intelligence artificielle. Ces agents, capables d’agir de manière autonome, écrire du code, manipuler des fichiers ou interagir avec Internet, posent encore des problèmes de fiabilité. NemoClaw introduit des garde-fous : restrictions d’accès, contrôle des actions, et même un système capable de décider si une tâche doit être traitée en local ou dans le cloud, notamment lorsqu’elle implique des données sensibles. Car ces agents consomment énormément de tokens, ces unités de texte utilisées par les modèles pour traiter l’information. Un détail technique… mais stratégique : plus il y a de tokens, plus la demande en puissance de calcul augmente, et donc en matériel Nvidia.Lors de la conférence, Arthur Mensch, dirigeant de Mistral AI, a toutefois rappelé une réalité plus nuancée. Si ces outils ouvrent des possibilités inédites, leur déploiement à grande échelle reste complexe pour les entreprises. Mais il a aussi défendu un point essentiel : les modèles ouverts permettent aux organisations de garder le contrôle sur leurs technologies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Un porte-avion tracé en temps réel par une montre connectée ?
Revenons quelques années en arrière. Janvier 2018. Un jeune analyste australien, Nathan Ruser, explore une carte un peu particulière : la heatmap de Strava, une application de suivi sportif. Cette carte agrège les parcours des utilisateurs pour visualiser les zones les plus fréquentées. Mais ce jour-là, elle révèle bien plus que des itinéraires de joggeurs : les contours lumineux de bases militaires américaines secrètes, en Afghanistan, en Somalie ou encore en Syrie. Le choc est immédiat. Le Pentagone interdit les objets connectés en zone opérationnelle, et plusieurs pays, dont la France, adoptent des consignes similaires. Huit ans plus tard, le problème n’a pourtant pas disparu.Le 13 mars 2026, un officier de la Marine nationale court sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle, montre connectée au poignet. Sept kilomètres en boucle, en pleine Méditerranée orientale. Rien d’exceptionnel… sauf que son activité est publiée automatiquement sur Strava, en accès public. Des journalistes parviennent alors à localiser le navire presque en temps réel, puis confirment sa position grâce à des images satellites prises à peine 90 minutes plus tard. Résultat : le porte-avions est identifié avec une précision de quelques kilomètres. La réaction des autorités est classique : rappel des consignes, promesse de sanctions, et insistance sur ce que l’armée appelle « l’hygiène numérique du combattant ». Autrement dit, l’ensemble des bonnes pratiques visant à éviter les fuites d’informations via les outils numériques.Ce n’est pas un cas isolé. En 2025 déjà, des membres d’équipage de sous-marins nucléaires avaient involontairement partagé des éléments liés à leurs patrouilles. Même scénario en 2024 avec des agents de sécurité de chefs d’État. Le problème est en partie technique. Des applications comme Strava sont conçues pour partager par défaut les activités sportives. La synchronisation avec le cloud, c’est-à-dire l’envoi automatique des données vers des serveurs en ligne, est activée dès le départ. À l’utilisateur de désactiver ces options, s’il y pense.Des solutions existent pourtant. Certaines armées testent des systèmes capables de bloquer toute connexion vers ces applications depuis des zones sensibles. Mais en France, on privilégie encore la sensibilisation. Un choix qui interroge, dans un contexte tendu. Plusieurs installations françaises ont récemment été ciblées, et un soldat a été tué en Irak par un drone. Dans ce type de situation, une simple donnée de localisation peut suffire à réduire drastiquement la zone de recherche pour un adversaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Éditer des documents Word dans votre navigateur ? C’est possible !
Pour de nombreux développeurs web, intégrer un véritable éditeur de documents compatible avec Microsoft Word dans une application en ligne relève souvent du casse-tête. Les solutions existantes reposent généralement sur des systèmes lourds côté serveur ou sur des services propriétaires via des API payantes, ce qui peut rapidement devenir coûteux et complexe à déployer. Un nouveau projet open source pourrait toutefois simplifier les choses. Il s’appelle docx-js-editor, et il propose une approche différente : permettre d’ouvrir, modifier et enregistrer des fichiers .docx directement dans le navigateur, sans passer par un serveur distant.Le principe repose sur un éditeur dit WYSIWYG, acronyme de What You See Is What You Get — littéralement « ce que vous voyez est ce que vous obtenez ». Autrement dit, le document affiché à l’écran correspond exactement au résultat final, comme dans un traitement de texte classique. La particularité de cet outil est qu’il a été conçu spécifiquement pour l’environnement React, une bibliothèque très populaire utilisée pour construire des interfaces web modernes. Toute la phase d’édition se fait localement sur l’ordinateur de l’utilisateur, dans le navigateur lui-même. Résultat : les documents ne sont pas envoyés vers un serveur externe pour être traités, ce qui peut représenter un avantage en matière de confidentialité des données.Sur le plan technique, l’éditeur repose sur une architecture proche de ProseMirror, un moteur open source utilisé pour créer des éditeurs de texte complexes sur le web. Cela permet notamment d’ajouter facilement des plugins, c’est-à-dire des modules complémentaires qui étendent les fonctionnalités de l’outil. Contrairement à certains éditeurs web qui convertissent les documents Word de manière approximative, la gestion du format DOCX est ici intégrée directement dans le cœur du système. L’objectif est de maintenir une compatibilité maximale avec les fichiers créés dans Microsoft Word.Dans les fonctionnalités de base, on retrouve l’essentiel d’un traitement de texte : mise en forme du texte — gras, italique, polices et couleurs — insertion d’images, création de tableaux ou encore gestion des hyperliens. L’outil se veut également extensible. Par exemple, un plugin permet de surligner automatiquement les balises utilisées par Docxtemplater, un système souvent employé pour générer automatiquement des documents comme des factures, des contrats ou des rapports à partir de modèles. Distribué sous licence MIT, l’une des licences open source les plus permissives, docx-js-editor pourrait donc intéresser les développeurs qui cherchent une solution légère pour intégrer l’édition de documents Word dans leurs applications web, sans avoir recours à des infrastructures complexes ou à des services payants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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