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Chronique économique

Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité.Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l

  1. 60

    Pourquoi est-il devenu presque impossible, pour le gouvernement belge, de trouver de l’argent ?

    Hier je vous parlais de Fabien Pinckaers, le patron d’Odoo, un des entrepreneurs les plus connus du pays : il a poussé un sacré coup de gueule à cause d’une proposition du parti des Engagés, à savoir taxer les gros patrimoines financiers au-delà de 500.000 euros. Vous imaginez le débat, de plus en plus fort depuis quelques jours… D’un côté, ceux qui ne comprennent pas qu’un homme aussi riche refuse de payer. De l’autre, ceux qui le défendent. Et, pour eux, cette richesse est virtuelle. Ce sont des actions, pas du cash. Bref, on taxerait une fortune qu’il n’a même pas dans sa poche. Ce cas de Fabien Pinckaers résume à lui seul tout le piège belge. Le premier enseignement : chez nous, augmenter les impôts, c’est presque impossible. Parce que tout le monde dit non. Les salariés vous disent "on est déjà trop taxés ". Et ils ont raison. Les indépendants vous disent "ce n’est pas possible, on prend déjà tous les risques". C’est vrai aussi. Les entreprises que le coût du travail est déjà trop lourd. Elles ont raison aussi. Que disent les pensionnés ? On a cotisé toute notre vie, ce n’est pas possible. Chaque parti politique dit d’accord pour une taxe, ou une nouvelle taxe, mais pas sur mon électorat. Le deuxième enseignement : certains répondent, c’est simple, réduisons le train de vie de l’État. Sur le papier, c’est logique comme raisonnement mais, dans la vraie vie, c’est très difficile parce que, dès qu’on demande quoi couper, le consensus s’effondre. Faut-il couper les pensions ? Les soins de santé ? Trop sensible ! Faut-il couper les subsides aux entreprises ? Trop sensible. Puis chacun son lobby. N’oubliez pas que derrière chaque niche fiscale, il y a un chien qui aboie. La différence est là. Une taxe, on peut la présenter comme visant les autres. Mais une coupe budgétaire, elle finit toujours par toucher quelqu’un de très concret. Certains diront mais il y a encore une troisième piste : rendre l’État beaucoup plus efficace qu’il ne l’est aujourd’hui. Moins de doublons entre niveaux de pouvoir, plus de numérique, moins de paperasse. On empile le fédéral, les régions, les communautés, les provinces, les communes. Mais, attention, l’efficacité, c’est une réforme de chirurgien, pas de pompier. Ça rapporte beaucoup sur 10 ans, mais très très peu sur 12 mois. Or, le budget, lui, il brûle maintenant et pas demain. Dans ce cas, quelle est la vraie solution ? Une seule, vraiment solide, augmenter le taux d’emploi. Parce que dès qu’il y aura plus de gens au travail, vous aurez un triple gain : vous aurez plus de cotisations sociales, plus d’impôts et moins d’allocations. C’est la seule porte de sortie qui évite ce fameux choix entre taxer et couper. D’ailleurs, c’est le pari de ce gouvernement. Mais vous vous en doutez, il y a un "mais". Les effets de cette solution sont lents. Très lent. Exemple, on ne transforme pas en deux ans une personne inactive en travailleur productif. Le coup de gueule de Fabien Pinckaers, ce n’est pas qu’une histoire de riche, c’est le symptôme d’un pays qui est coincé. Il est trop taxé pour taxer plus, il y a trop de dépenses sensibles pour les couper vite, et une seule vraie issue : augmenter le taux d’emploi qui demande, lui, du temps, beaucoup de temps. Un des patrons les plus connus du pays menace de quitter la Belgique. La raison ? Une nouvelle taxe sur les grandes fortunes. Mais derrière ce coup de gueule, il y a une question bien plus large, qui nous concerne tous : Augmenter les impôts ? Tout le monde dit non. Réduire les dépenses ? Encore plus compliqué. Alors, où est la sortie ? La réponse, juste après, dans la chronique d’Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  2. 59

    Pourquoi le fondateur d'une grosse entreprise belge menace-t-il de quitter la Belgique ?

    En gros, si vous avez plus de 500.000 euros placés sous forme de compte-titres, d’actions, d’obligations, de fonds… vous payerez chaque année un pourcentage sur ce qui dépasse les taux d’imposition montrés par palier, jusqu’à 0,6% pour les montants de plusieurs millions. Sur le papier, ça se tient. Le travail est déjà archi-taxé. L’État est à la recherche de milliards qu’il ne trouve pas. Que les gros patrimoines mettent davantage la main au portefeuille, c’est un petit peu normal. Sauf que la polémique a vraiment explosé quand un nom est apparu sur les réseaux sociaux, celui de Fabien Pinckaers, le fondateur d’Odoo. Il prend rarement la parole mais, cette fois-ci, il a dit "je risque gros, donc je prends la parole". D’abord, il a dit clairement : si cette taxe s’applique à moi comme ça, je quitterai la Belgique. Ensuite, il a expliqué un point que beaucoup de gens ont du mal à croire : il dit n’avoir qu’environ 100.000 euros sur son compte bancaire personnel, alors qu’il est, sur le papier, multimilliardaire. Beaucoup de gens doivent se dire, il se moque de qui Fabien Pinckaers ? Il est ultra-riche et il ne veut pas payer 0,6%. C’est là que le débat devient intéressant parce que ça touche à une confusion massive entre deux choses. Il y a la richesse visible sur le papier et il y a l’argent réel disponible pour payer l’impôt. Fabien Pinkars est effectivement virtuellement très riche parce qu’il possède plus de la moitié des actions d’Odoo. Mais cette richesse n’est pas sur son compte. Elle est enfermée dans l’entreprise, dans le capital, dans les équipes, dans le produit, dans la croissance. Ce n’est pas du cash, c’est de la valeur. Et c’est là que la mécanique fiscale coince. Si on applique la taxe des Engagés à cette valeur-là, la note se compte en dizaines de millions par an, 30 millions dans son cas. Et pour payer, Fabien Pinckaers n’a que deux options : soit il se verse des dividendes massifs, soit il vend une partie de ses actions. Dans les deux cas, il fragilise le contrôle de son entreprise, qu’il a créée par lui-même il y a quelques années de ça. C’est ça le cœur du débat. Une action Odoo dans les mains de son fondateur, ce n’est pas une action Apple dans un portefeuille titres. D’un côté, vous avez un placement liquide, vous vendez, vous payez l’impôt. De l’autre, vous avez un outil industriel, un centre de décision, des emplois à la clef, des exportations, des impôts futurs, etc. Autrement dit, il y a une énorme différence entre le mot "valeur" et le mot "liquidité". Une entreprise peut valoir effectivement des milliards sans que son fondateur ait plus de 100.000 euros sur son compte à titre privé. La vraie question n’est donc pas : faut-il taxer les riches ? La vraie question c’est : est-ce qu’on veut taxer exactement pareil un "rentier" qui vit d’un portefeuille liquide, et un entrepreneur dont la richesse est enfermée dans son entreprise ? Un pays intelligent ne doit pas choisir entre justice fiscale et ambition entrepreneuriale. Il doit faire les deux. La Belgique adore parler de start-up, de scale-up, de champion. Mais le jour où un champion apparaît vraiment, il ne faut pas le traiter comme un simple coffre-fort qu’on peut vider quand on veut. Sinon le message envoyé aux entrepreneurs en Belgique sera très limpide : vous pouvez réussir, mais pas trop. Et ça, pour une économie qui cherche désespérément ses champions, c’est une faute grave, c’est une faute stratégique. Fabien Pinckaers, le fondateur d’Odoo, menace de quitter la Belgique. Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle taxe sur les grands patrimoines pourrait lui coûter 30 millions d’euros par an. Mais son argent n’est pas sur un compte en banque : il est dans son entreprise. Alors, faut-il taxer une licorne wallonne comme un simple portefeuille financier ? Réponse avec Amid Faljaoui notre chroniqueur économique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  3. 58

    Et si le prix de l'essence arbitrait désormais les conflits mondiaux ?

    Avant, une guerre s'arrêtait quand les cercueils s'accumulaient. Aujourd'hui, elle s'arrête quand le plein d'essence devient trop cher. Le seuil de tolérance n'est plus le nombre de morts. C'est le prix à la pompe. Comment en est-on arrivé là ? Amid Faljaoui vous explique dans sa chronique économique. Lors d'un débat récent sur la souveraineté énergétique en Europe, présidé par le président du MR Georges-Louis Bouchez, ce dernier a prononcé une phrase qui résume à elle seule une bascule historique : l'Occident ne supporte plus les morts à la guerre. Et désormais, ce n'est même plus une question de mort — c'est devenu une question de pouvoir d'achat, une question de prix à la pompe. Dans nos démocraties, le seuil de tolérance ne se mesure plus en cercueils recouverts de drapeaux, mais en centimes sur le litre. Depuis la guerre du Vietnam, l'opinion publique ne supporte plus de voir rentrer les corps. On a donc inventé la guerre à distance : les frappes "propres", les drones, les soldats absents du terrain. Mais aujourd'hui, on a peut-être franchi un cap supplémentaire. La guerre ne se règle plus seulement par le nombre de cercueils — elle se règle aussi par l'affichage lumineux des stations-service. C'est précisément ce qui s'est produit fin février, lorsque les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont entraîné la fermeture du détroit d'Hormuz, provoquant une envolée immédiate des prix du baril. Pendant la guerre du Vietnam, le président Lyndon Johnson recevait chaque soir un bilan : le nombre de soldats américains tués. C'était son indicateur de guerre, son tableau de bord. Aujourd'hui, Donald Trump surveille d'autres courbes : celles du prix du pétrole, de l'inflation, du moral du consommateur — et, bien sûr, du calendrier électoral. La guerre n'a pas disparu, mais elle a changé d'unité de mesure. Le seuil de tolérance n'est plus humain. Il est devenu financier. Tant que le pétrole reste bon marché, plus rien — ou presque — ne nous retient. Et c'est là que la situation devient véritablement préoccupante : nos derniers garde-fous ne sont plus notre conscience, ni même nos principes. Ils sont devenus le prix du litre d'essence. La prochaine fois que vous ferez le plein, posez-vous donc cette question : êtes-vous vraiment contre la guerre, ou seulement contre la hausse du prix du carburant ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  4. 57

    Des avions F-35 ou des profs ? Le débat qui cache la vraie question

    Un avion F-35 ou des profs ? On vous a vendu ce débat cette semaine. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, vous explique pourquoi c'est un faux choix. Et pourquoi les deux camps vous racontent une histoire un peu arrangée. Le slogan circule depuis quelques jours : "on achète des avions F-35 et donc on doit couper dans l'enseignement." Efficace, simple, presque impossible à oublier. Mais dans la réalité budgétaire belge, les choses sont sensiblement plus compliquées. En Belgique, tout l'argent public n'est pas logé dans la même caisse. La Défense dépend du gouvernement fédéral, l'enseignement francophone dépend de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce sont deux niveaux de pouvoir, deux budgets distincts, deux règles de financement différentes. Même si la Belgique renonçait à ses F-35, l'argent économisé n'irait pas automatiquement vers les écoles francophones. Il ne suffirait pas d'annuler un avion pour engager des professeurs. Si ce slogan rencontre autant d'écho, ce n'est pas seulement parce que les citoyens méconnaissent les arcanes du fédéralisme belge. C'est parce qu'ils perçoivent très bien une asymétrie de traitement : quand l'État veut financer une priorité, il trouve les mots pour la justifier. Pour la Défense, on invoque des obligations stratégiques, l'OTAN, la sécurité collective, la guerre en Ukraine. Pour l'enseignement, le registre change : on parle d'économies, de rationalisation. C'est précisément ce décalage qui choque — pourquoi certaines dépenses sont-elles présentées comme inévitables, tandis que d'autres services essentiels apparaissent systématiquement comme trop coûteux ? Le malaise tient aussi à la complexité extrême du modèle institutionnel belge. Plus personne ne sait vraiment qui est responsable de quoi. Or, dans une démocratie, l'illisibilité est un poison. Quand les circuits de décision deviennent trop opaques, les formules simplifiées prennent le relais. Ce n'est pas toujours de l'ignorance — c'est souvent une réaction rationnelle face à un système devenu impossible à décoder. Mais il faut aussi regarder l'autre face du problème. La Fédération Wallonie-Bruxelles ne peut pas se contenter d'invoquer l'insuffisance des moyens. Elle doit également se demander comment elle utilise l'argent disponible. La coexistence de plusieurs réseaux scolaires génère des doublons : administrations, directions, bâtiments, services et structures parallèles. Certaines de ces rigidités sont anciennes. Certaines réformes sont politiquement explosives — et c'est précisément pourquoi elles sont repoussées. La vraie question n'est donc pas seulement de savoir s'il faut davantage d'argent pour l'école, mais aussi comment faire en sorte que chaque euro qui lui est consacré produise davantage d'effets concrets pour les élèves et les enseignants. Si nous ne sommes plus capables d'expliquer clairement pourquoi nous finançons la défense et pourquoi nous économisons sur l'enseignement, le problème n'est pas simplement budgétaire — il est démocratique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  5. 56

    Et si la vraie arme de l’Iran n’avait jamais été la bombe atomique ?

    Cette arme, elle ne coûte rien, elle dort au fond de la mer, et vaut 300 milliards de dollars. Le prix que les États-Unis viennent d’accepter de payer à l’Iran. Cette arme, c’est un détroit. Le détroit d’Ormuz : un cinquième du pétrole mondial passe par là. Un conseiller du guide suprême l’a d’ailleurs dit récemment, et sans détour, Ormuz vaut une bombe atomique. Il a raison, voici pourquoi : une bombe atomique, ça ne sert qu’à menacer, en réalité. L’utiliser ferait de vous un paria pour l’éternité. Souvenez-vous de Poutine en 2022, il n’a jamais lancé la moindre ogive nucléaire sur l’Ukraine. Il a juste laissé planer le doute, la menace. Et ça a suffi à bloquer, à figer tout l’Occident. Le détroit d’Ormuz, c’est encore plus fort parce que vous pouvez vous en servir pour de vrai. Et l’Iran s’en est servi. 43 navires visés, 17 touchés, 2 coulés, 11 marins tués. La communauté internationale a regardé, médusée, incapable de rouvrir ce passage. Le résultat ? Le prix du litre à la pompe, de Houston à Namur, se décide aujourd’hui à Téhéran. D’ailleurs, un diplomate français a très bien résumé tout cela d’une formule cruelle : Dieu a inventé la guerre pour que les Américains apprennent la géographie. Parce qu’on ne peut pas vaincre la géographie. On peut bombarder un site nucléaire, mais on ne peut pas bombarder un détroit. Alors les Américains ont finalement signé : mercredi soir, à Versailles, Donald Trump a paraphé un accord de paix. Sur le papier, l’Iran promet de renoncer à la bombe atomique. En échange : levée des sanctions, dégèle des comptes iraniens bloqués depuis des décennies et un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars. 300 milliards pour débloquer un détroit qui n’était pas bloqué il y a 4 mois. Tout ça pour ça. Mais le véritable danger, il est ailleurs. Celui dont personne ne parle, ou presque. L’Iran vient d’ouvrir une boîte de Pandore. Il a montré au monde entier que cette arme du Détroit, elle existe. Et qu’en plus, elle marche et ne coûte presque rien. Téhéran fait déjà payer un péage aux pétroliers et en cryptomonnaie. Or, les détroits comme Ormuz, il y en a plein d’autres. Le détroit de Malacca, par où passe 20% du commerce mondial. Le détroit de Gibraltar, le détroit du Bosphore, Taïwan. Même la Manche elle-même, par où transitent 12% des marchandises. Demain qui empêchera un pays de rançonner les navires d’un voisin qu’il n’aime pas ? La réponse, elle fait peur : personne. Voilà la véritable leçon de cette guerre : les Occidentaux, c’est vrai, pèsent 60% des dépenses militaires de toute la planète. Mais ils n’arrivent pas à rouvrir une artère vitale pour leur prospérité. L’Iran cherchait la bombe, l’Iran a trouvé mieux : la géographie. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  6. 55

    L'or s'effondre en pleine guerre : les vraies leçons d'une chute inattendue.

    Tous les manuels disent la même chose : en temps de crise, de guerre, on se rue sur l'or. Mais cette fois, l'or n'a pas grimpé. Il s'est effondré. Près de 27 % de chute en pleine guerre en Iran. Comment le refuge suprême a-t-il pu trahir au pire moment ? Et pourquoi remonte-t-il maintenant que la paix s'annonce ? Réponse dans la chronique d'Amid Faljaoui. Indice : ça n'a rien à voir avec la guerre. Quand une guerre éclate, l'or est censé être la valeur refuge par excellence — celle qui protège quand les marchés paniquent et quand l'incertitude domine. Pourtant, depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, il se passe exactement l'inverse : l'or chute fortement, ce qui semble profondément contre-intuitif. Première explication : quand les investisseurs perdent de l'argent, ils vendent ce qui a bien performé. Or, l'or était l'un des grands gagnants des marchés ces derniers mois. Certains ont donc été contraints de le céder pour reconstituer des liquidités. Deuxième explication, plus technique : lorsqu'un marché chute brutalement, certains investisseurs reçoivent ce qu'on appelle un appel de marge. Leur intermédiaire financier leur demande de remettre des fonds pour couvrir leurs pertes. Dans l'urgence, ils vendent ce qui se liquide le plus facilement — et l'or figure parmi les actifs les plus liquides au monde. Résultat : même les valeurs refuge peuvent être sacrifiées au pire moment. Troisième explication : les taux d'intérêt. Les derniers chiffres de l'emploi américain ont été meilleurs que prévu, ce qui laisse penser que la banque centrale américaine pourrait retarder ses baisses de taux. Quand les taux restent élevés, les obligations d'État américaines deviennent plus attractives. Pourquoi détenir de l'or — qui ne rapporte ni intérêt ni dividende — quand des emprunts d'État offrent un rendement solide ? Cette concurrence pèse mécaniquement sur le métal jaune. Il existe un autre acteur souvent oublié dans l'équation : les banques centrales. Ces dernières années, elles ont été les grandes acheteuses d'or. La Chine, l'Inde, la Turquie et plusieurs pays émergents ont accumulé des réserves à un rythme inédit. Mais certaines d'entre elles peuvent aussi devenir vendeuses, lorsqu'elles ont besoin de financer leur économie ou de soutenir leur monnaie. La bonne nouvelle pour les partisans du métal précieux : cette demande structurelle reste très forte. La leçon à retenir est simple — l'or n'est pas une valeur magique. Quand tout le monde s'attend à le voir monter, il lui arrive parfois de faire exactement l'inverse. C'est peut-être la première règle des marchés : ils adorent prendre les investisseurs à contre-pied. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  7. 54

    Accord de paix avec l'Iran : et si le vrai perdant était l'Amérique ?

    La paix avec l'Iran sera signée vendredi à Genève. Tout le monde respire. Sauf qu'il y a un hic : le vrai perdant de cette guerre n'est peut-être pas celui que vous croyez. Le vrai sujet se joue du côté du pétrole, du Golfe… et du dollar. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui a déterré une phrase de Kissinger qui résume tout — et qui fait froid dans le dos. Cette semaine, un journaliste israélien très proche de Netanyahou a ressorti une vieille formule de Henry Kissinger : "Être l'ennemi de l'Amérique est dangereux, mais être son ami peut être fatal." Cette phrase n'est pas anodine. Elle est au cœur du véritable séisme économique de la semaine. Car si l'accord de paix avec l'Iran signé ce vendredi à Genève fait la une de tous les médias — Téhéran, Israël, le nucléaire —, le vrai sujet économique se joue ailleurs. Il se joue dans le Golfe, en Arabie Saoudite, au Qatar, aux Émirats. L'accord lui-même n'est pas un règlement définitif : c'est un cessez-le-feu prolongé de 60 jours. Le détroit d'Hormuz rouvre progressivement et le pétrole recommence à circuler sous surveillance. Mais la trêve reste fragile — le détroit peut se refermer du jour au lendemain. Un tel accord ne suffit pas à rassurer un investisseur, un assureur ou un client. Et c'est précisément là que le problème commence. Toute l'économie des pays du Golfe repose sur un pari simple, reconduit depuis plus de 50 ans : l'Amérique garantit que leur pétrole passe. En échange, les pays du Golfe achètent américain, investissent américain et facturent en dollars. Un contrat tacite, jamais signé, mais jusqu'ici respecté. Or les dirigeants du Golfe sont aujourd'hui furieux. Washington a lancé cette guerre contre leur avis, et l'Iran les a ciblés en représailles — alors qu'ils n'avaient rien demandé. C'est là que la phrase de Kissinger résonne avec une acuité particulière. D'après le Financial Times, deux options s'ouvrent désormais pour ces pays. Première option : continuer à miser sur l'Amérique, quitte à se rapprocher encore davantage d'Israël — c'est notamment le choix des Émirats Arabes Unis, qui comptent sur le dôme de fer israélien plus que sur la protection américaine. Deuxième option : considérer que l'Amérique est devenue trop imprévisible, et chercher discrètement un arrangement avec l'Iran. Si le Golfe commence à diversifier ses alliances, les conséquences pourraient être considérables : des fonds souverains qui regarderont ailleurs, des contrats d'armement qui changeront de main. Et, à terme, la question qui fâche : faut-il toujours tout facturer en dollars ? Le pétrodollar ne repose pas que sur la force militaire. Il repose d'abord et avant tout sur la confiance — sur l'idée que l'allié américain est solide, prévisible, et qu'il répond présent quand il le faut. Cette confiance vient de se fissurer. En cherchant à affaiblir l'Iran, c'est peut-être l'influence américaine dans le Golfe qui s'est elle-même affaiblie. La fiabilité est l'actif le moins cher à entretenir — mais le plus coûteux à reconstruire, une fois perdue. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  8. 53

    État endetté, communes à sec : qui va financer la ville de demain ?

    Qui va payer nos crèches, nos hôpitaux, nos logements, alors que l'État est endetté, que des communes wallonnes se voient refuser un prêt par leur banque, et que la BCE vient encore de compliquer l'équation. C'est la question que pose notre chroniqueur économique Amid Faljaoui. Qui va financer la ville de demain ? Derrière cette question un petit peu abstraite, il y a notre quotidien, les écoles, les crèches, les hôpitaux, les logements qu'il faut construire, rénover, entretenir. Un seul chiffre pour mesurer l'urgence : rien qu'en Wallonie, près de 50 000 ménages attendent un logement public. Qui va payer ? L'État ? Sauf que l'État est endetté jusqu'au cou. Deuxième réponse : le privé. Mais le privé veut du rendement, ce qui veut dire qu'un projet qui ne rapporte pas, ne se fera pas. Quant aux communes, elles sont à sec. À tel point que récemment, des grandes villes wallonnes, comme Liège, Charleroi ou encore Mons, n'ont pas réussi à obtenir de prêts classiques auprès des banques. Il a donc fallu un dispositif spécial, le plan Oxygène, avec l'intervention de la région, pour que les financements puissent finalement se boucler. Et ce n'est pas fini. Depuis janvier dernier, la réforme du chômage prévoit l'exclusion progressive de dizaines de milliers de personnes de leurs allocations. Et où vont-elles frapper ces personnes ? Aux portes des CPAS, c'est-à-dire à la commune. Et même si l'État fédéral promet des compensations, les associations de villes et de CPAS parlent déjà de centaines de millions d'euros de charges supplémentaires. De l'argent que les communes n'ont évidemment pas dans leur portefeuille. Les choses se compliquent encore car la Banque Centrale Européenne a relevé ses taux d'intérêt jeudi dernier. Officiellement, c'est pour lutter contre l'inflation, qui est tirée notamment par le prix du pétrole et les tensions autour du détroit d'Ormuz. Sauf que quand le trafic reprend et que le pétrole retombe, l'inflation a tendance à refluer d'elle-même. Au final, la BCE a serré le frein pile au moment où la route commençait à se dégager. Pendant des années, la Banque Centrale Européenne rachetait massivement de la dette publique des États, ce qui gardait l'argent bon marché. Mais depuis deux ans, elle s'est retirée. Elle ne rachète plus et du coup la Belgique, notamment, emprunte plus cher. La ville de demain a besoin d'argent, l'État n'en a plus, les communes n'en ont plus, le privé veut du rendement et la Banque Centrale renchérit le coût de l'emprunt. Voilà le casse-tête aujourd'hui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  9. 52

    Comment le champion américain de l'IA s'est fait piéger par sa propre publicité

    La société américaine Anthropic a passé des mois et des mois à répéter que son intelligence artificielle était trop dangereuse pour le monde entier. Vendredi soir, Donald Trump l’a prise au mot. Le gouvernement américain a interdit l’accès aux modèles les plus puissants d’Anthropic à tout ce qui n’est pas américain de nationalité. Les clients européens, les entreprises étrangères et même les ingénieurs non-américains de la maison. Motif officiel : sécurité nationale. Le plus ironique, c’est celui qui a allumé la mèche. Ce n’est pas un concurrent, c’est Amazon, l’un des premiers actionnaires d’Anthropic, qui a injecté des milliards dans la boîte. Et ses propres chercheurs ont testé le dernier modèle et ont réussi à lui faire cracher des informations utilisables pour des cyberattaques. Exactement ce qu’Anthropic jurait avoir rendu impossible. Un coup de fil au Trésor américain plus tard, et la machine s’est emballée. C’est une véritable leçon de stratégie pour n’importe quel dirigeant. Pendant des années, Dario Amodei, le patron d’Anthropic, a construit toute sa marque sur un seul message : notre intelligence artificielle est si puissante qu’elle est en quelque sorte une menace. Il faut donc la réguler, peut-être même la ralentir. Ce discours, c’était un actif. Il impressionnait les investisseurs, il justifiait des valorisations absolument vertigineuses, il transformait Anthropic en bon élève éthique de la Silicon Valley. La peur, effectivement, ça se vend très très bien. Sauf qu’un récit n’est jamais neutre. Le jour où votre propre gouvernement vous prend en sérieux, l’actif se transforme en passif. La peur que vous vendiez devient l’arme qu’on retourne contre vous. Et là, le timing est cruel. Parce qu’Anthropic prépare son entrée en bourse. Elle est valorisée à plus de 1000 milliards de dollars. Ce n’est pas n’importe quoi. D’un côté, il faut convaincre les marchés que tout roule très bien. De l’autre, on vient de la couper d’une partie de la planète : les clients européens, les grandes banques qui testaient ces modèles, tout ce beau monde se retrouvent gelé du jour au lendemain. Le chercheur français Yann Lecun a résumé l’affaire en une phrase : on récolte ce qu’on sème. Ce n’est pas qu’Anthropic ait menti le problème, c’est qu’elle a peut-être trop bien dit la vérité. Et qu’à force de marteler que sa technologie était une arme, elle a fini par être traitée comme un marchand d’armes. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  10. 51

    Une banque lance un compte d'épargne attractif mais est-il vraiment beaucoup plus rentable ?

    La banque Belfius augmente le rendement de son compte d’épargne Flow. A partir du 1er juillet prochain, ce compte rapportera 3,10%. C’est beaucoup. En tout cas, c’est plus que plusieurs concurrents récents qui plafonnent à 2,90% ou à 3%.  Vu comme ça, on pourrait se dire, enfin les banques bougent, enfin les banques recommencent à se battre pour notre épargne. C’est vrai. Mais seulement en partie. Parce que dans l’épargne, le chiffre qui brille n’est pas toujours le chiffre qui compte. Le chiffre qui brille ici, c’est 3,10%. Mais le chiffre qui compte, c’est 600 euros par mois. Parce que le compte Flow de Belfus est plafonné. Vous ne pouvez pas y verser tout ce que vous voulez. Vous pouvez y placer maximum 600 euros par mois sur un an. Cela fait 7200 euros. C’est déjà mieux que certains concurrents qui limitent leur compte comparable à 500 euros par mois. Donc, oui, Belfius marque un point. Mais il faut bien comprendre ce que cela signifie. Si vous avez 10.000, 30.000 ou 50.000 euros qui dorment, si je puis dire, sur votre compte, vous ne pouvez pas simplement tout transférer sur ce compte Flow et toucher 3,10% sur toute la somme. Non, vous entrez petit à petit, mois après mois, par tranche de 600 euros. C’est donc un bon compte pour quelqu’un qui épargne régulièrement. Ce n’est pas forcément la grande solution pour quelqu’un qui a déjà un capital important à placer. Et puis, deuxième nuance, et elle est encore plus importante, les 3,10% ne tombent pas automatiquement dans votre poche. Ce rendement est composé de deux parties : un taux de base de 1,60% et une prime de fidélité de 1,50%. Le taux de base, c’est la partie la plus saine. Par contre, la prime de fidélité, elle, demande une condition : votre argent doit rester sur le compte pendant 12 mois complets. Et si vous retirez avant, vous perdez cette prime sur les montants concernés. Donc quand une banque annonce 3,10%, elle ne ment pas, mais elle parle d’un rendement sous condition. Il faut laisser l’argent en place, il faut respecter le calendrier, il faut accepter que le meilleur taux soit donc réservé à l’épargnant patient. Là, on voit mieux ce que font les banques… Elles ne deviennent pas soudainement généreuses, elles deviennent simplement plus habiles : elles proposent des comptes très visibles, avec de beaux taux, mais sur des montants limités et avec des conditions précises. C’est une manière d’attirer les clients sans devoir rémunérer fortement toute l’épargne qui dort déjà dans leur coffre. En clair, elle paye un bon taux sur une petite partie de votre argent, pas nécessairement sur toute votre épargne. Le volume est d’ailleurs trop important et aucune banque belge ne pourrait se le permettre. Mais il y a encore un dernier arbitre dans cette histoire. Cet arbitre ne s’appelle pas Belfius, Argenta, BNP Paribas Fortis, ING ou que sais-je encore. Il s’appelle l’inflation. Car si votre compte rapporte 3,10%, mais que les prix augmentent presque autant, ou davantage (ce qui est le cas aujourd’hui), votre argent ne s’enrichit pas vraiment. Il court derrière le coût de la vie. Alors, c’est vrai, il perd moins vite peut-être, mais il ne gagne pas réellement en pouvoir d’achat. Et c’est cela que l’on oublie souvent. On compare les banques, on regarde qui offre 2,90%, 3%, 3,10%, on fait un classement, on désigne un gagnant. Mais le vrai match n’est pas entre telle ou telle banque. Le vrai match, c’est votre épargne contre l’inflation. Et sur ce terrain-là, la victoire est beaucoup moins évidente. Ça ne veut pas dire qu’il faut ignorer ses comptes. Au contraire, si votre argent dort sur un vieux compte mal rémunéré, il faut regarder ce qui existe, il faut comparer, il faut parfois déplacer son épargne. Les banques, toutes sans exception, comptent souvent sur notre inertie. Elles savent que beaucoup de clients ne bougent pas, même quand ils pourraient gagner un petit peu plus ailleurs. Donc, oui, Belfius entre dans la bataille des comptes d’épargne. Oui, les banques commencent à refaire des efforts. Oui, l’épargnant peut en profiter un peu. Mais non, ce n’est pas encore la revanche de l’épargnant, parce qu’on oublie une chose : l’inflation. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  11. 50

    Que se cache-t-il derrière la plus grosse introduction en bourse de toute l'histoire ?

    Ce vendredi, c'est la plus grande introduction en bourse de toute l'histoire : SpaceX, la société de fusées d'Elon Musk, arrive sur le Nasdaq, la bourse américaine. Sa valeur affichée : 1 800 milliards de dollars. 1 800 milliards de dollars, ça ne veut rien dire, c'est trop gros d'ailleurs pour notre imagination. Donc la véritable question est : qu'est-ce qu'on achète en vérité quand on achète des actions SpaceX ? Ce qu'on vous vend d'abord, c'est du rêve. Des fusées qui se posent toutes seules avec la planète Mars au bout du chemin. Et, depuis peu, de l'intelligence artificielle installée également dans l'espace. Bref, c'est du grand frisson. Sauf que, première surprise, cette entreprise de génie perd de l'argent. Et beaucoup d'ailleurs. L'an dernier, près de 5 milliards de dollars. Alors comment pourrait-elle valoir demain 1 800 milliards de dollars? Dans SpaceX, il n'y a pas une entreprise, il y en a trois. Les fusées d'abord. Ca c'est beau, mais ça gagne tout juste de quoi vivre. Il y a ensuite l'intelligence artificielle que Musk a rachetée à lui-même cette année. Et ça, ça brûle de l'argent sans compter. Et puis, la troisième société : celle qui paye pour les deux autres. Imaginez une famille avec une personne qui ramène le salaire et puis les deux autres qui dépensent tout le reste. Le salaire ici, c'est la troisième société. Cette troisième société, elle s'appelle Starlink. Starlink, c'est l'Internet par satellite. Une antenne qu'on pose sur le toit pour les gens qui n'ont pas le câble. En pleine campagne, sur un bateau, dans un avion, vous branchez, vous payez chaque mois et vous avez Internet là où il n'y avait rien. Et ça, ça marche très très fort. 11 milliards de dollars de revenus. On a fait le calcul, sur 10 dollars que gagne SpaceX, 6 milliards viennent de cette antenne. Pour quelle raison? Parce qu'une fois que les satellites sont placés là-haut, un client de plus ne coûte presque rien : il paye chaque mois, l'argent rentre tout seul et, du coup, le nombre de clients explose. 2 millions il y a 2 ans, et déjà 10 millions aujourd'hui. Voilà donc la véritable photo : la fusée fait le spectacle, l'intelligence artificielle fait la promesse et l'antenne, elle, fait la caisse. Il existe des sociétés dont le métier est de dire ce qu'une entreprise vaut réellement. Une des plus respectées s'appelle Morningstar. Morningstar a additionné ce qui existe vraiment, les fusées et Starlink et ça donne 780 milliards. Pas 1800, 780. Les 1000 milliards qui manquent, ils viennent d'où? D'un pari. Le pari que Musk réussira un jour à mettre son intelligence artificielle dans l'espace et que ça, ça rapportera... mais personne n'en sait rien. Elon Musk lui non plus d'ailleurs. Là on touche au secret du génie de Musk. On l'a vu d'ailleurs avec Tesla. Pendant des années, l'action montait, montait, montait, alors que les chiffres ne suivaient pas. Les gens y croyaient, un point c'est tout. On dit d'ailleurs souvent que Musk n'est pas à la tête d'une entreprise, mais d'une religion, d'une église, et que ses actionnaires, en quelque sorte, ce sont ses fidèles. Du coup, avec lui, la bourse ce n'est plus du calcul, c'est de la foi. On vous vend une fusée, on vous facture un pari sur l'intelligence artificielle, et la seule chose qui marche vraiment, c'est une antenne sur votre toit. Tout le reste c'est de la croyance. Et la croyance en bourse, ça peut vous porter très haut, très longtemps, jusqu'au jour où les fidèles se mettent à douter... --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  12. 49

    Travail au noir légal : un quart de million de Belges travaillent sans payer d’impôt, est-ce scandaleux ?

    Vous avez peut-être entendu un chiffre qui choque, qui claque : il y a plus d'un quart de million de Belges qui travaillent, je cite, au noir, mais légalement. Il s'agit des flexi-jobs. On vous dit que c'est un scandale qui vide les caisses de l'État. Ce qu'on lit n'est pas tout à fait faux, mais ce n'est pas tout à fait juste non plus. C'est quoi un flexi-job ? C'est un petit boulot en plus. Mais il y a une règle : pour en exercer un, vous devez déjà avoir un véritable emploi à côté au moins 4 jours sur 5. Et sur cet emploi-là, vous payez vos impôts normalement. Seules les heures supplémentaires, le petit extrait du week-end sont détaxées. Retenez donc ça : un flexi-job, ce n'est jamais le seul revenu de quelqu'un, c'est toujours un deuxième revenu. Prenons l'exemple d'un restaurant. Deux personnes sont au comptoir, elles font exactement le même service. L'une est salariée fixe, elle paye donc ses impôts, ses cotisations, l'autre fait un extra en flexi-job et garde tout. Vu comme ça, c'est vrai que ça paraît injuste. Sauf que la deuxième personne a déjà un emploi taxé ailleurs (un salaire principal et un complément). C'est pas tout à fait la même chose. Pourquoi est-ce que tout ça énerve? Il y a deux raisons, je pense. La première raison, c'est le mot. Un député flamand parle de travail au noir légalement. C'est vrai que la formule fait mouche, mais n'a pas de sens. Le travail au noir, c'est caché. Le flexijob, c'est exactement l'inverse. C'est déclaré, c'est enregistré et le patron paye même une cotisation à l'État. Donc non, ce n'est pas du noir.  Ce qui est vrai c'est que le travailleur ne paye pas d'impôt sur ces heures-là, sur ces heures supplémentaires. L'État gagne donc moins que sur un emploi classique. Les estimations vont de 100 à près de 500 millions d'euros.  Deuxième raison, et c'est la véritable raison : est-ce que le flexi-job mange les emplois normaux? Le système est né en 2015 pour aider les cafés et les restaurants à passer les coups de feu. C'est très très bien comme idée. Sauf qu'aujourd'hui, une entreprise sur huit qui emploie des flexi-jobs ne travaille presque plus qu'avec ce genre de système ou avec des étudiants. Le bouche-trou devient le mur. Et ça, c'est vrai, c'est un problème. Mais soyons justes, la plupart des flexijobbers gagnent très peu, en moyenne 1900 euros par an. Ce n'est pas une fortune et ce sont souvent des pensionnés qui gardent un pied dans la vie active ou des gens qui bouclent leur mois. Ce n'est donc pas une armée de tricheurs, contrairement à ce qu'on voudrait dire. Ce qui va arriver dès le 1er juillet prochain, le flexi-job pourrait s'ouvrir à tous les secteurs. Ce n'est pas encore voté pour de bon, mais c'est l'intention, y compris pour les soins de santé. Or, déjà aujourd'hui, un Flexi-job sur cinq travaille dans le secteur de la santé ou de l'enseignement. Des métiers justement qui manquent déjà de bras. Le danger c'est qu'un infirmier lâche son mi-temps fixe pour des heures flexi mieux payées. On n'a pas gagné un soignant de plus, on a juste déplacé celui qu'on avait. La presse ne ment donc pas, mais elle vous raconte la moitié de l'histoire. Le flexi-job n'est ni bon ni mauvais. La vraie question est simple : est-ce une rustine? Ou est-ce devenu un pneu? Une rustine, ça dépanne une crevaison un soir de coup de feu. C'est bien pratique, mais rouler toute l'année sur des rustines, évidemment, ça finit par lâcher. Et donc la Belgique a inventé un bon système de dépannage. Le problème commence ou commencera le jour où elle roule dessus toute l'année. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  13. 48

    Pékin n'arrive pas au sommet, elle y retourne : leçon d'histoire économique

    "Citez-moi trois Chinois célèbres et vivants ?" La question a fait le buzz après avoir mis dans l'embarras des chroniqueurs sur un plateau télé. Vous aussi, vous séchez ? Derrière cette anecdote se cache un vertige : notre ignorance de la Chine remonte à deux siècles. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a mené l'enquête. Ce qu'il révèle va vous étonner. Sur le plateau de LCI, Gilles Gressani, rédacteur en chef de la revue Le Grand Continent, pose une question très simple aux chroniqueurs présents : "Citez-moi trois Chinois vivants, trois Chinois célèbres." Silence sur le plateau. Personne ne répond. Son test, qu'il appelle "le test des trois Chinois", débouche sur une démonstration imparable : la Chine est une puissance colossale, et pourtant, nous ne savons pas nommer trois de ses habitants. Mais ce test, aussi brillant soit son auteur, reste un raccourci. Et les raccourcis, même signés par des esprits brillants, déforment la réalité. Citer trois noms, ce n'est pas connaître un pays. La vraie ignorance se situe ailleurs et s'avère bien plus grave que cette anecdote télévisuelle. Nous croyons que la Chine décolle. C'est faux, elle redécolle. En 1820, la Chine produisait à elle seule près d'un tiers de la richesse mondiale quand les États-Unis n'en représentaient que 2%. Pendant des siècles, la Chine a été la première puissance économique de la planète. Alors, comment expliquer cet effondrement économique chinois ? Une explication parmi d'autres, mais cruciale : l'humiliation. Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne raffole du thé chinois, de la soie et de la porcelaine. Elle achète ces produits et les paie en argent, créant un déficit commercial énorme face à Pékin. Pour combler ce déficit, Londres vend aux Chinois de l'opium cultivé dans ses colonies des Indes. La drogue se répand, des millions de Chinois deviennent dépendants, le pays se délite. L'empereur chinois prend peur et, pour sauver son peuple, interdit l'opium et fait détruire les stocks. La réponse de Londres ne tarde pas : c'est la guerre. La Chine perd et, en 1842, doit céder Hong Kong. Vingt ans plus tard, même scénario avec la Grande-Bretagne et la France qui s'allient. C'est le début du "siècle des humiliations" pour les Chinois. Voilà ce que la Chine n'a jamais digéré. Quand elle remonte aujourd'hui au niveau économique mondial, elle n'a pas le sentiment d'arriver, mais de revenir à la place qu'elle estime avoir toujours occupée. Le vrai test n'est donc pas de citer trois Chinois, mais de comprendre qu'aux yeux de Pékin, la Chine ne fait pas son entrée dans le podium mondial économique : elle reprend simplement sa place. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  14. 47

    Détroit d'Ormuz : l'analogie qui révèle vos fragilités cachées

    Vous avez, vous aussi, votre détroit d'Ormuz. Dans votre entreprise. Et même chez vous à la maison. Ce point unique dont tout dépend, et dont vous ne vous méfiez jamais. Vous pensez que cette histoire d'Ormuz ne parle que de pétrole ? Détrompez-vous. Cette crise révèle une vérité bien plus large sur nos fragilités cachées. Amid Faljaoui vous explique pourquoi nous avons tous notre "passage obligé" et comment l'identifier avant qu'il ne se referme. La véritable leçon à tirer du blocage du détroit d'Ormuz nous concerne tous bien au-delà du prix de l'essence. Pendant 30 ans, on nous a expliqué que l'économie était devenue immatérielle, mais la réalité est à l'opposé. Le cloud, le virtuel, ce sont des hangars sans fenêtres remplis de milliers de serveurs qui avalent l'électricité d'une ville entière, qui sont refroidis par des quantités d'eau considérables et qui sont reliés entre eux par des câbles posés au fond des océans. Derrière la chose la plus immatérielle qui soit, par exemple un email, il y a toujours quelque chose de très physique. De l'électricité, des métaux, du cuivre, des terres rares, arrachés au sol quelque part et chargés sur des navires qui passent par des ports, par des canaux et des détroits. L'économie numérique n'est pas immatérielle. Elle repose sur un squelette physique très concret : des routes, des ports, des câbles, des bateaux. Et un squelette, ça a des points fragiles. Cette loi de fragilité dépasse le pétrole et les diplomates. Elle vaut pour chacun de nous. Nous avons tous notre détroit d'Ormuz. Dans l'entreprise d'abord : l'entreprise qui fait 60% de son chiffre d'affaires avec un seul client a un détroit d'Ormuz. Le sous-traitant suspendu à un seul fournisseur a un détroit d'Ormuz. Dans nos vies privées, c'est pareil. Le ménage qui tient sur un seul revenu, l'épargne logée au même endroit, la santé d'un seul parent qui fait tenir toute une famille : ce sont autant de détroits d'Ormuz intimes qu'on ne regarde jamais, justement parce que tout passe par là sans problème jusqu'au jour où ça coince. Voici d'ailleurs un exercice à faire durant cette journée : cherchez votre détroit d'Ormuz, le point unique par lequel tout passe dans votre métier ou dans votre vie privée. Et demandez-vous ce qui arrive le jour où il se ferme. Si vous n'avez pas de réponse, vous venez de trouver votre chantier de l'été. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  15. 46

    Un rapport annonce une augmentation de millionnaires en Belgique, à un détail près

    Imaginez Marc, un belge ordinaire, enfin presque, il a 900 000 euros de côté, des actions, un petit peu d'immobilier, de l'épargne, et, en janvier 2025, il n'était pas encore millionnaire. Cette semaine, sans rien avoir fait, sans avoir gagné un seul euro, le voilà compté parmi les millionnaires. Comment est-ce possible? Le cabinet Capgemini vient de publier son rapport annuel sur les riches dans le monde entier. Le titre a d'ailleurs fait le tour du pays et la presse en a fait des tonnes de ce rapport. Selon ce rapport de Capgemini, la Belgique n'a jamais compté autant de millionnaires. 146 400, soit une augmentation de 8,8% en un an. Les riches vont bien, merci pour eux, c'est ça qu'on a envie de tirer comme conclusion en lisant rapidement les titres de la presse. Sauf qu'il y a un piège et il tient dans un seul mot : dollars. Parce que ce rapport ne compte pas en euros, il compte en dollars. Ca change tout, parce qu'en 2025, le dollar a beaucoup baissé. En janvier 2025, un euro valait 1,04 dollar, en décembre 1,17. Bref, entre janvier et décembre 2025, l'euro a pris 13% par rapport au dollar. Revenons à Marc. Ces 900 000 euros, en réalité, n'ont pas bougé. Mais quand on les traduit en dollars pour le rapport de Capgemini, ses 900 000 euros franchissent la barre du million de dollars tout seul. Marc n'est pas plus riche, c'est juste la règle à mesurer qu'il a rétréci. Et ça, ça vaut pour tout le monde. La fortune des riches belges monte de 10% en dollars, mais c'est vrai, l'euro a pris 13%, donc en euros, leur fortune n'a pas grimpé, elle a sans doute peut-être même un petit peu reculé. D'ailleurs, la meilleure preuve de ce que j'avance, c'est que les pays voisins, le Luxembourg a plus 13,5% de riches, l'Allemagne plus 11%, et la Belgique, comme je viens de le dire, plus 8,8%. Donc toute la zone euro qui bondit la même année, vous l'avez compris, ce n'est pas un miracle économique partout en même temps, c'est juste l'euro qui est monté face au dollar. Pourquoi Capgemini (dé)compte-t-elle, dénombre-t-elle les millionnaires belges? Quel est son intérêt de réaliser un tel rapport? Parce que ce n'est pas une banque, c'est une société d'informatique et de conseil. Et son client, ce n'est pas vous, ce n'est pas moi, c'est la banque. Elle vend aux banques privées les logiciels, les outils numériques pour leurs conseillers.  Et, aujourd'hui, elles leur vendent aussi de l'intelligence artificielle. Bref, de quoi se moderniser. Les banques en ont besoin. Elles font face à des concurrents 100% numériques, qui sont souvent d'ailleurs moins chers, et qui viennent leur prendre leurs clients riches. Donc leur vieux système craque, alors elles payent des cabinets, comme Capgemini, pour se mettre à jour. Le rapport c'est la brochure gratuite. Le rapport de Capgemini dit aux banques, en quelque sorte, voilà votre marché, regardez comme il grossit, on peut vous aider à le conquérir. Plus il y a de millionnaires sur le papier, plus le marché va sembler juteux et plus ce sera facile de vendre. Un dollar qui baisse fabrique des millionnaires en papier, le rapport brille, la brochure convainc et Marc, lui, n'a pas gagné nécessairement un centime de plus. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  16. 45

    Médicament contre l'obésité non remboursé : entre arguments médicaux et réalité budgétaire

    Le médicament anti-obésité qui fait perdre des kilos par dizaines, la Belgique vient de refuser de le rembourser. Et le ministre de la Santé a sorti tout un arsenal d'arguments médicaux et humanistes pour le justifier. Très joli sur le papier. Sauf que notre chroniqueur économique Amid Faljaoui a regardé de plus près. Et derrière la belle leçon de médecine, il a trouvé une tout autre histoire. Une histoire de gros sous qu'on préfère ne pas nommer. Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé, vient donc de refuser de rembourser le Wegovy, ce médicament anti-obésité du laboratoire danois Novo Nordisk qui coupe l'appétit et fait perdre énormément de poids avec une injection hebdomadaire. Mais ce qui frappe, c'est la manière dont il a justifié ce refus. Pour motiver sa décision, il avance plusieurs arguments : les incertitudes médicales qui persistent, la reprise de poids à l'arrêt du traitement, et la nécessité d'entourer le patient d'une équipe pluridisciplinaire avec diététiciens, psychologues et kinésithérapeutes. Le problème, c'est que ce raisonnement ne résiste pas à l'examen. Si on le reprend point par point, en commençant par la reprise de poids à l'arrêt, cela constituerait plutôt un argument pour accepter le remboursement dans la durée. L'obésité est une maladie chronique, et une maladie chronique se soigne au long cours. Deuxième élément troublant : la Belgique rembourse déjà l'Ozempic et le Mounjaro pour le diabète, des molécules cousines. Le souci n'est donc pas la molécule elle-même, mais son utilisation contre l'obésité. Et c'est là que les fameuses incertitudes refont surface. La véritable raison du refus ? Rembourser le Wegovy pour tous les Belges concernés coûterait des milliards d'euros. Un Belge sur deux est en surpoids et près d'un sur six souffre d'obésité. Rembourser largement ferait exploser le budget de la sécurité sociale. Le choix du ministre Vandenbroucke se défend, mais pourquoi ne pas le dire simplement ? Dire "on n'a pas les moyens" serait honnête. Préférer "on place le patient au cœur du soin" paraît tellement plus élégant. Et surtout, cela dispense d'assumer les contraintes budgétaires. Et puis, il y a ce détail qui pique. Dès le 15 juin 2026, la France va rembourser le Wegovy de façon ciblée et très encadrée, pour les cas les plus lourds. C'est la preuve qu'on peut dire oui intelligemment, sans ruiner le budget. La Belgique, elle, a dit non. C'est un choix qui se respecte. On aimerait juste qu'elle l'appelle par son nom. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  17. 44

    L'IA va-t-elle remplacer votre banquier ou le rendre indispensable ?

    Imaginez. En plein rendez-vous, un client sort son téléphone et demande à l'intelligence artificielle ce qu'elle pense de la proposition de son banquier. Cette scène pourrait se généraliser. Et le résultat va vous surprendre : l'IA, censée tout accélérer, ralentit les affaires des banques. Au point de poser une question dérangeante sur l'utilité des banquiers. Amid Faljaoui vous explique tout ça dans sa chronique économique. On nous répète à l'envie que l'intelligence artificielle fait tout aller plus vite. Mais dans le domaine bancaire, c'est l'inverse : l'IA risque de ralentir le business. Avant, le client écoutait, puis signait sur place. Aujourd'hui, il veut la proposition par mail pour pouvoir la lire chez lui et surtout la comparer avec l'IA. Il revient vers son banquier avec des questions quelques jours plus tard. Résultat : une opération prend beaucoup plus de temps à se conclure qu'auparavant. Depuis le Covid, le banquier est devenu moins disponible. Pour le voir, il faut prendre rendez-vous. Et souvent dans les grandes banques, la compétence au guichet n'est pas toujours au rendez-vous. Le client arrive donc briefé par l'IA, il connaît son sujet et se retrouve parfois face à un conseiller dépassé. D'où la véritable question : si une grande banque n'a pas toujours des personnes compétentes à vous offrir, ni au téléphone, ni en agence, qu'est-ce qui la distingue encore d'une néo-banque comme Revolut par exemple ? L'IA va donc forcer les banques à monter en gamme, à redevenir vraiment utiles ou peut-être à disparaître au fil du temps. Mais il y a un autre danger : pas que le client en sache trop mais qu'il sache des choses fausses. Sur les impôts, sur les héritages, l'IA se trompe encore très souvent et elle se trompe avec beaucoup d'assurance. Or, une fausse certitude, surtout quand il s'agit de votre argent, c'est beaucoup plus dangereux que de ne rien savoir. Et c'est là que le métier de banquier est en train de changer. Avant, le banquier vous vendait une information que vous n'aviez pas. Aujourd'hui, cette information est dans votre poche. Et donc, son nouveau rôle sera de corriger la machine. L'IA ne remplacera pas le bon banquier. Elle l'obligera à être meilleur et mettra à nu les mauvais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  18. 43

    AKT for Wallonia : célébrer l'entrepreneuriat et résoudre ses blocages

    Ce mardi 2 juin, une soirée est organisée à Wavre pour célébrer l'entrepreneuriat wallon. Mais si l'on doit encore rappeler qu'il faut aimer les entrepreneurs, n'est-ce pas déjà le signe d'un problème ? Amid Faljaoui explique pourquoi le vrai défi n'est pas seulement de donner envie d'entreprendre, mais de faire grandir nos entreprises, de les financer et de garder nos centres de décision ici. La soirée "AKT for Wallonia", organisée par la Fédération Wallonne des entreprises, s'articule autour d'un mot d'ordre efficace : oser, valoriser, grandir. Cette initiative rappelle une réalité fondamentale. Sans entrepreneur, il n'y a pas de croissance durable, pas d'emploi solide et pas de nouvelles recettes fiscales. Mais quand une région doit expliquer qu'il faut célébrer l'entrepreneuriat, c'est qu'elle n'a pas totalement intégré cette évidence dans son économie. L'entrepreneur n'est pas une exception que l'on met en vitrine une fois par an. Il fait partie du paysage économique quotidien. La Wallonie n'a pas attendu cette soirée pour bouger. Depuis des années, des patrons, des incubateurs, des chambres de commerce, des investisseurs, des médias comme Trends Tendance, des écoles, des cercles d'affaires et des acteurs publics tentent de changer les mentalités. Ce travail existe déjà et produit des effets. Le récit entrepreneurial wallon n'est donc pas absent, mais il doit devenir encore plus fort. Car le récit compte. Une région qui ne raconte pas ses entrepreneurs finit toujours par décourager ceux qui pourraient le devenir. Cependant, le récit ne suffit pas. Le problème wallon est aussi économique, financier et psychologique. Point essentiel : nos entreprises sont souvent trop petites. Pour grandir, une entreprise a besoin de clients, d'énergie, de management, mais également de capitaux privés, de business angels, d'actionnaires patients, d'entrepreneurs qui ont réussi et qui acceptent de remettre une partie de leur argent gagné et de leur expérience dans le circuit. C'est ici que les patrons wallons doivent se regarder dans le miroir. Il ne suffit pas de demander plus d'esprit d'entreprise aux jeunes, aux écoles ou au pouvoir public. Ceux qui ont réussi doivent aussi se demander ce qu'ils font concrètement pour aider d'autres à se lancer, à reprendre, à grandir. Un autre sujet, plus délicat, mérite attention : certains patrons wallons manquent d'ambition de croissance. L'entrepreneur crée une belle PME, traverse les crises, embauche, construit une réputation, puis vend au moment où l'entreprise pourrait changer d'échelle. Résultat : des centaines d'entreprises sont vendues trop tôt et des sièges de décision partent. Cette soirée "AKT For Wallonie" remet donc le bon sujet sur la table. Un bon récit donne envie, mais ne finance pas la croissance et ne remplace pas le capital privé. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  19. 42

    Et si vendre nos biens publics ne réglait rien au fond du problème ?

    En 1985, un vieux premier ministre britannique prend la parole, Harold Macmillan, et il regarde Margaret Thatcher qui est en train de tout privatiser et lâche une formule qui est restée célèbre : c'est, dit-il, comme une famille ruinée qui vend d'abord l'argenterie, puis les beaux meubles et puis les tableaux de maître.  40 ans plus tard, on y est partout en Wallonie : nos grandes villes vendent leurs bijoux de famille. Charleroi, par exemple, met en vente un domaine de ski en Savoie, acheté en 1965. Aujourd'hui, le réchauffement climatique a fait fondre la neige, plus de ski et donc plus rien à en tirer. Liège vend sa célèbre maison de la presse. Quant à Mons, elle vend des maisons trop chères à rénover. Jusque là, on peut applaudir : vendre un domaine de ski sans neige, un bâtiment vide qui tombe en ruine, c'est du bon sens. Personne ne dit le contraire. Le problème est ailleurs : il est dans la façon de présenter ses ventes immobilières, comme si elles réglaient le budget. Là, il faut dire la vérité. Parce que Macmillan ajoutait une deuxième phrase, moins connue, mais très essentielle : ne confondez jamais ce que vous possédez et ce que vous gagnez. Prenons un exemple tout simple : vous vendez votre voiture, vous touchez 10.000 euros, une fois, et c'est tout. Par contre, votre salaire, lui, tombe chaque mois. Donc vendre la voiture, ça ne remplace pas un salaire, et c'est ça le piège. Et pour une ville, c'est pareil. Charleroi a vendu pour 4,5 millions d'euros de bâtiments en un an, ou un peu plus, mais son trou budgétaire reste de 74 millions. 4,5 millions face à 74 millions, on peut dire que c'est une goutte d'eau. Le plus frappant c'est que Charleroi est loin d'être mal géré. Au contraire, depuis que Thomas Dermine est à sa tête, d'après les chiffres qu'elle avance, c'est une des villes qui dépense le moins en Wallonie (211 euros par habitant pour fonctionner contre 308 en moyenne). Et cette ville a réduit son personnel d'un quart en 10 ans. C'est une ville qui serre tous les boulons. Et qui garde quand même 74 millions de trou budgétaire. C'est donc la preuve que vendre l'argenterie n'y changera rien. Pourquoi ce trou budgétaire? A cause des pensions, de la police, des pompiers, du CPAS. 234 millions par an, presque la moitié du budget. Et ça, ça revient chaque année. On vend donc un bout de montagne une fois, mais la facture des pensions, elle, revient tous les mois.  La meilleure preuve de ce que j'avance c'est Mons. Mons vend ses maisons trop coûteuses. Mais Mons refuse de vendre ses forêts. Pour quelle raison? Parce que ses forêts rapportent un million par an (du bois, de la chasse, de la pêche). Voilà donc une très bonne règle : on garde ce qui rapporte et on vend ce qui coûte. Le souci, c'est que tout le monde n'a pas de forêt. Charleroi, par exemple, ce sont surtout des écoles et des bureaux. Ça coûte, ça ne rapporte pas. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  20. 41

    Les États-Unis lâchent-ils vraiment l’Europe… ou présentent-ils juste l’addition ?

    Tu es un rédacteur spécialisé en info et culture populaire, capable d’adapter un ton sérieux et journalistique au style dynamique de Classic 21 (RTBF). Ta mission : - Lire attentivement l’article reproduit ci-dessous (écrit par le directeur de Trends-Tendances). - Identifier son angle, son enjeu principal et le point de tension. - Proposer **5 titres percutants**, dont **au moins 3 sous forme de question**, adaptés au public de la RTBF / Classic 21. - Le ton doit être : - clair, vif et accrocheur ; - journalistique mais accessible ; Contraintes : - Les titres doivent être courts (maximum 12 à 15 mots). - Pas de jargon économique trop lourd. - Chaque titre doit pouvoir tenir seul en homepage web. Texte : L'Amérique serait en train de tourner le dos à l'Europe. C'est vrai, en partie du moins, parce que selon le Wall Street Journal, le Pentagone s'apprêterait à réduire fortement les forces qu'il enverrait nous défendre en cas de conflit. On parle d'un tiers, parfois même de la moitié. Ces soldats, ces avions, ces navires ne disparaissent pas, ils partent vers l'Asie pour faire face à la Chine. Forcément, le premier réflexe, c'est de crier à la trahison. On se dit, les Américains nous lâchent. Si ce n'était pas une trahison, mais simplement la fin d'un abonnement ?  Depuis 1945, l'Europe vit tranquillement sous le parapluie américain. Un parapluie qui ne nous coûtait presque rien, si je puis dire. Pendant que Washington payait les chars, nous, on pouvait financer nos retraites, nos hôpitaux, nos belles routes. On a appelé ça d'ailleurs le dividende de la paix. Mais, au fond, c'était une énorme subvention de sécurité payée par le contribuable américain. Cette subvention aujourd'hui s'arrête. Pas par méchanceté, mais par calcul cynique. Parce que le véritable adversaire des Américains aujourd'hui, ce n'est plus la Russie, c'est la Chine. Ce virage vers l'Asie, ce n'est même pas une idée de Trump : c'est Obama qui l'avait lancé dès 2011. Trump ne fait qu'accélérer le mouvement. Du coup, en Europe, un mot revient partout : l'autonomie stratégique. Ca sonne bien, ça fait très fier. Sauf que derrière ce joli mot, cette jolie expression, il y a une facture. Et c'est nous qui allons la payer. Mettons un chiffre là-dessus. L'an dernier, au sommet de l'OTAN à La Haye, les Alliés se sont engagés à consacrer 3,5% de leur richesse nationale à la défense, alors qu'on est plutôt autour de 2% aujourd'hui. Pour la Belgique, par exemple, cet écart représente environ 10 milliards d'euros en plus, chaque année. Pour un pays déjà en déficit, qui a déjà été mis sous surveillance négative par l'agence de notation Moody's, ça revient à doubler notre budget de la défense. La véritable question n'est pas de savoir si l'Europe va se défendre, c'est de savoir ce qu'on va couper pour payer ça? Les pensions? Les hôpitaux? Ou alors on empruntera encore plus et on se fera sans doute dégrader une fois de plus. Cela dit, soyons honnêtes, rien n'est encore joué. L'OTAN existe toujours. C'est sans doute aussi une façon de faire pression avant le sommet d'Ankara en juillet prochain. En clair, payez plus, sinon on s'en va. Trump négocie donc autant qu'il se retire. Mais, sur le fond, le constat est là : il reste. Le problème aujourd'hui c'est que l'Europe achète sa défense chacun dans son coin. 27 pays, 27 armées, et donc 27 gaspillages. Si on dépense plus chacun de son côté, on va creuser la dette pour rien. Mais si on décide, enfin, de dépenser ensemble, de mutualiser, de bâtir une véritable industrie commune, alors là, oui, ça peut devenir de la croissance et de la véritable souveraineté. Autrement dit, le vrai danger ne vient pas de Washington. Il vient de nous, de notre vieille habitude de payer cher et de choisir mou, si je puis dire. Trump nous présente l'addition, c'est clair, et la seule question qui compte, c'est de savoir si, cette fois, elle va enfin nous forcer à grandir.  très salée même : pour la Belgique, on parle de dix milliards d’euros de plus. Chaque année. Amid Faljaoui va vous expliquer pourquoi ce qui ressemble à une mauvaise nouvelle pourrait bien être, au fond, la meilleure chose qui pouvait nous arriver. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  21. 40

    Ozempic peut-il ressusciter les centres commerciaux ?

    Imaginez un médicament. Un seul. Capable de faire revivre des centres commerciaux entiers. Ça paraît fou ? C'est pourtant la thèse très sérieuse du Financial Times. Une molécule qui change l'appétit, puis la garde-robe, puis votre manière de consommer. Amid Faljaoui vous explique comment votre corps est devenu un sujet de macroéconomie. La question posée par le Financial Times interpelle : un médicament contre l'obésité peut-il réellement sauver des centres commerciaux ? Les traitements contre le diabète comme Ozempic ou Wegovy sont aujourd'hui massivement détournés pour perdre du poids. Un adulte américain sur huit en a pris en 2025, soit déjà deux fois plus qu'en 2024. Cette explosion d'usage génère des conséquences inattendues sur l'économie globale. Si des millions de personnes ont moins faim, elles mangent et boivent mécaniquement moins. Des entreprises comme Coca-Cola, McDonald's ou les fabricants de snacks observent ce phénomène avec une inquiétude grandissante. Leurs chiffres d'affaires commencent à refléter cette baisse d'appétit généralisée, créant un nouveau défi pour ces géants de l'industrie alimentaire. Mais il existe un effet moins visible et pourtant considérable : celui des vêtements. Aux États-Unis, certaines enseignes constatent déjà une baisse des ventes de grandes tailles au profit des plus petites tailles. La logique est implacable : quelqu'un qui perd 20 kilos ne rentre plus dans ses anciens vêtements et doit racheter pantalons, chemises, robes, costumes. Multipliez cette nécessité par des millions de personnes et vous obtenez un marché colossal. C'est ici qu'intervient la thèse étonnante du Financial Times. Si tous ces consommateurs doivent renouveler leur garde-robe, où vont-ils effectuer leurs achats ? Peut-être en partie dans les centres commerciaux, notamment ceux qui ont été vidés par Amazon, Zalando ou Shein depuis plus de dix ans. Ce médicament réussirait donc là où le marketing a échoué : ramener les clients en magasin physique. Il convient toutefois de rester prudent avec ce raisonnement. D'abord, on peut renouveler sa garde-robe sans nécessairement se rendre dans un centre commercial. Ensuite, on ne refait sa garde-robe qu'une seule fois, pas tous les mois. Or un centre commercial ne survit pas grâce à un achat ponctuel mais grâce à un trafic régulier et récurrent. La véritable question se situe ailleurs. Ces médicaments ne créent pas seulement une vague d'achats de vêtements. Ils donnent naissance à une nouvelle économie qu'on pourrait appeler "économie de la transformation personnelle". Une molécule modifie l'appétit, l'appétit transforme le panier de consommation du ménage, le panier influence la garde-robe, la garde-robe booste la confiance, et la confiance redéfinit la manière de consommer. La vraie interrogation n'est donc pas de savoir si Ozempic va sauver les centres commerciaux, mais plutôt qui va capter l'argent de cette métamorphose. Un business immense se dessine pour ceux qui sauront comprendre et exploiter cette transformation. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  22. 39

    Faut-il endurcir ses enfants pour les préparer à un avenir plus facile ?

    Dans l'entreprenariat, une scène revient régulièrement... Un patron, la soixantaine, qui a bâti sa boîte en 30 ans puis ses enfants n'en veulent pas, ne la reprendront pas. Là, vous voyez un homme se décomposer littéralement. Parce que cet homme, ça fait longtemps qu'il ne travaille plus pour l'argent. L'argent, il l'a. Il travaille pour transmettre. Et l'idée de vendre à un inconnu ou, pire, de devoir fermer l'entreprise, ça le déchire. Justement, il y a une vidéo qui tourne et qui parle exactement de cette peur, de cette angoisse-là. Ce serait le fondateur de Dubaï qui reçoit un journaliste qui lui demande "Que voyez-vous dans l'avenir de votre pays?" Le fondateur répond : "Mon grand-père montait un chameau, mon père aussi. Moi je conduis une Mercedes, mon fils une Land Rover et mon petit-fils en conduira une aussi. Mais mon arrière-petit-fils, lui, remontera sur un chameau." Le journaliste ne comprend pas cette phrase du fondateur de Dubaï, alors l'homme lâche la phrase, celle qui fait des millions de vues : "Les temps durs créent des hommes forts. Les hommes forts créent des temps faciles. Les temps faciles créent des hommes faibles. Et les hommes faibles créent des temps durs." Là, tous les parents qui écoutent se reconnaissent, parce que c'est exactement leur angoisse. J'ai trop protégé mes enfants, je les ai ramollis. Le confort les a rendus faibles. Sauf que le fondateur de Dubaï n'a jamais dit ça. Cette phrase ne vient pas du désert, d'une sagesse du désert, elle vient d'un roman. Voilà pour le mythe, passons maintenant à l'économie, aux choses réelles. Une étude célèbre, sur 20 années, concernant 3200 familles fortunées, a constaté que 70% d'entre elles perdent leur patrimoine à la deuxième génération et 90% à la troisième. Ces chiffres sont contestés, mais ils donnent une sorte d'ordre de grandeur. Le plus intéressant, c'est la cause : ce n'est pas la bourse, ce ne sont pas les impôts. Dans 6 cas sur 10, c'est la communication des familles qui ne parlent jamais d'argent, des héritiers qu'on n'a jamais préparés. Vous voyez le renversement? Le faux proverbe dit, dans cette vidéo : "Durcissez vos enfants". Et les vrais chiffres disent, "non, parlez-leur". Attention, ça ne concerne pas que les patrons ce que je vous raconte : la plupart d'entre nous n'avons pas d'entreprise à léguer, mais nous transmettons tous quelque chose (un rapport à l'argent, au travail, à l'effort). Et ça, ça se transmet pareil. Pas en privant, mais en parlant. Le véritable héritage, pour l'immense majorité des familles, ce n'est pas un bilan comptable, c'est ce qu'on dit à table. Parce qu'un héritage, entreprise ou pas, ne se perd jamais à la bourse, il se perd dans le silence. Alors voici mon idée : un enfant qui refuse votre héritage n'est sans doute pas un enfant faible, c'est souvent un enfant à qui on a demandé de signer, mais sans jamais lui avoir parlé. Donc le véritable fondateur de Dubaï n'a jamais parlé de temps durs, mais moi je vous le dis : ce ne sont pas les temps durs qui transmettent quoi que ce soit, c'est une conversation qu'on a eue à temps.  Vous avez forcément vu passer cette vidéo. Le fondateur de Dubaï, une histoire de chameau, et cette phrase virale : " les temps durs créent des hommes forts. " Des millions de vues, et puis tous les parents qui culpabilisent d’avoir trop gâté leurs enfants. Sauf qu’Amid Faljaoui notre chroniqueur économique a vérifié. Et ce qu’il a découvert va vous faire voir la transmission, votre argent et vos enfants, complètement autrement. C’est sa chronique, juste après. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. 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  23. 38

    "Apprenez à juger, pas à coder" : le conseil surprenant de la boss d'Anthropic à ses enfants

    La patronne de l'une des IA les plus puissantes du monde a dit au Wall Street Journal ce qu'elle conseille à ses propres enfants. Ce n'est pas "apprenez à coder". C'est tout l'inverse. Et ça change tout pour vos enfants en blocus comme l'explique Amid Faljaoui dans la chronique économique. En ce moment, les étudiants sont en blocus et certains parents s'interrogent : à quoi bon ces efforts si l'intelligence artificielle va bouleverser le monde du travail ? Cette question légitime trouve une réponse inattendue dans les propos de Daniela Amodei, présidente et cofondatrice d'Anthropic, la société qui développe Claude, l'une des intelligences artificielles les plus performantes au monde. Interrogée récemment par le Wall Street Journal sur les conseils qu'elle donne à ses propres enfants, sa réponse détonne. Elle ne leur dit pas "apprenez à coder", mais plutôt "apprenez à penser par vous-même, apprenez à juger, à décider". La femme qui construit la machine conseille à ses enfants exactement ce que cette machine ne sait pas faire. L'intelligence artificielle peut produire mille réponses en une seconde, mais elle ne vous dira jamais laquelle compte vraiment pour votre vie. Elle ne choisit pas à votre place, ne juge pas, n'assume rien. Donnez la même IA à deux personnes : l'une se noiera sous les réponses, l'autre saura laquelle retenir et pourquoi. La différence entre ces deux personnes n'est pas la machine, c'est la clarté d'esprit. Cette clarté, c'est savoir ce qui compte, savoir ignorer le reste, savoir trancher. L'IA est un moteur surpuissant, la clarté d'esprit représente la main sur le volant. Le blocus n'apprend pas à votre enfant à aller plus vite que la machine, mais il lui apprend à devenir celui qui tient ce volant, à trier, hiérarchiser, décider seul sous pression. Ce muscle-là ne se développe que dans la difficulté. En 1971 déjà, le prix Nobel d'économie Herbert Simon avait tout anticipé. Il prédisait que lorsque l'information deviendrait infinie et gratuite, elle ne vaudrait plus rien. Ce qui deviendrait rare, donc précieux, c'est la capacité à voir clair dans le bruit. En économie, le prix d'une chose dépend de sa rareté. Aujourd'hui, le bien le plus rare, c'est un esprit clair. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  24. 37

    Le retour de la 2CV en version électrique : un aveu de dépendance pour l'Europe ?

    La mythique 2-2, comme on l’appelait à l’époque, c’est-à-dire la 2 chevaux, pourrait bien renaître. Pas exactement la 2 CV de nos grands-parents mais, tout de même, une petite Citroën électrique inspirée de cette icône automobile. La maison mère Stellantis prépare pour 2028 une génération de citadines électriques fabriquées en Europe, avec un objectif choc : un prix tournant autour de 15.000 euros. Est-ce une belle histoire de nostalgie qui va revenir là ? En apparence seulement : derrière ce retour de la voiture populaire, il y a surtout un aveu de faiblesse de l’industrie européenne. Je m’explique. A la fin des années 2010, les constructeurs européens avaient abandonné peu à peu les petites voitures abordables comme la Citroën C1 ou la Peugeot 108. Parce que les normes de sécurité et de dépollution rendaient ces modèles de moins en moins rentables : sur une petite auto vendue à bas prix, chaque équipement supplémentaire coûte cher. Donc les marques automobiles ont préféré fabriquer plus gros et surtout des SUV, beaucoup plus rémunérateurs, évidemment. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Le marché des voitures neuves à moins de 15.000 euros s’est presque vidé. Dans ce désert, évidemment, les constructeurs chinois ont vu une autoroute avec des électriques simples, bien équipées et très agressives sur les prix. Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, l’Europe automobile tente de revenir sur le terrain qu’elle avait déserté. Renault a ressorti la R5, Fiat mise sur sa Panda et Citroën pourrait jouer la carte plus émotionnelle : une descendante spirituelle de la 2 chevaux. Mais comment fabriquer en Europe une petite électrique populaire, sans perdre de l’argent ? La réponse n’est pas totalement officielle, mais elle est tout de même lisible quand on regarde les communiqués de presse. Pour tenir ce prix, Stellantis pourrait devoir s’appuyer sur son partenaire chinois, Lipmotor, ou au moins sur une partie de son écosystème technologique (plateforme, composant, batterie). Pour le moment, rien n’est confirmé pour cette future Citroën, mais c’est vrai que le groupe Stellantis reconnaît vouloir renforcer sa compétitivité en mobilisant l’écosystème chinois du véhicule électrique, tout en produisant davantage en Europe. Donc pour ressusciter la voiture populaire européenne, l’Europe devra peut-être emprunter une partie de sa recette à Pékin. La Commission européenne tente de corriger le tir pour aider les constructeurs automobiles européens. On parle d’un cadre européen pour les petites électriques avec des règles adaptées, des super crédits carbone et des soutiens pour produire localement. Et tout ça est nécessaire et ce sera peut-être une bonne nouvelle pour les automobilistes. Mais il ne faut pas se tromper d’histoire ou de récit. En 1948, c’est vrai que la 2 chevaux originale était un miracle d’ingéniosité française. Elle était légère, elle était simple, elle était bon marché. Mais en 2028, sa lointaine héritière, pourrait être plutôt un bel objet marketing, une réponse industrielle certes utile, mais aussi le révélateur d’une dépendance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Elon Musk trillionnaire : le "hold-up poli" de SpaceX

    Le 12 juin prochain, Elon Musk pourrait devenir le premier trillionnaire de l'Histoire. Il pèserait mille milliard de dollars à lui tout seul. Vous allez l'entendre partout cette semaine. Sauf que derrière le chiffre vertigineux, c'est un trompe-l'œil. Et même, selon Amid Faljaoui, ce serait un "hold-up poli". Le 12 juin prochain, SpaceX, la société de fusées d'Elon Musk, viserait une entrée en bourse au Nasdaq. SpaceX n'a pas encore confirmé officiellement cette information. Mais si cette opération se concrétise, Elon Musk pourrait effectivement devenir le premier trillionnaire de l'histoire. Les chiffres donnent le vertige : SpaceX pourrait être valorisée jusqu'à 1750 milliards de dollars. Mais ce chiffre vertigineux est un peu trompeur. Premier élément souvent oublié dans cette équation : Elon Musk n'a pas besoin d'attendre le 12 juin pour être riche. Sa fortune personnelle est déjà estimée à 780 milliards de dollars. L'entrée en bourse ne va pas le rendre encore plus riche, elle va surtout rendre visible une richesse que les marchés valorisaient déjà en privé. Ce n'est donc pas une naissance, c'est plutôt un dévoilement de ce qui existe déjà. Deuxième élément, plus dérangeant : cette opération, bien qu'évidemment légale, ressemble néanmoins à un hold-up poli. La raison ? Il y aurait deux catégories d'actions distinctes. Les petits investisseurs achètent une action et obtiennent droit à une voix. Elon Musk, lui, conserve des actions spéciales où une action lui donne droit à dix voix. Résultat : avec une petite partie du capital, Elon Musk garderait environ 80% du pouvoir de décision. Troisième élément troublant : le prix demandé reste vertigineux. Cette valorisation de 1750 milliards de dollars représente 100 fois ce que SpaceX gagne actuellement en un an. Les investisseurs paieraient donc un prix énorme pour des profits qui n'existent pas encore. Ils parient que Starlink deviendra un géant mondial de l'Internet, que Starship révolutionnera le transport spatial et que les contrats publics se multiplieront exponentiellement. C'est un sacré pari, et l'histoire de la bourse invite plutôt à la prudence. Selon une étude du Nasdaq lui-même, trois ans après leur entrée en bourse, près de deux sociétés sur trois accusent un retard de plus de 10% sur le marché. Dernier élément, peut-être le plus contre-intuitif : même trillionnaire, Musk ne pourra jamais vraiment dépenser cette fortune. Pourquoi ? Parce qu'elle serait principalement composée d'actions SpaceX. S'il en vend ne serait-ce que 1%, le marché boursier s'inquiétera. D'autres investisseurs suivront, vendront à leur tour, le cours baissera et sa fortune diminuera mécaniquement. C'est le paradoxe des ultra-riches : leur richesse existe tant qu'ils n'y touchent pas. Si l'opération se confirme le 12 juin, ce ne sera pas seulement une entrée en bourse, ce sera un précédent. Wall Street applaudirait une entreprise valorisée comme un empire, en laissant tout le pouvoir à un seul homme. Avec une gouvernance totalement verrouillée, ce n'est pas un investissement ordinaire, c'est clairement un pari sur un mythe. Mots-clés : New York, PIB, Belgique, Saudi Aramco, Facebook, Meta --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Intelligence artificielle : quatre pistes d’action pour éviter l'apocalypse sociale

    En 1900, il y avait vingt millions de chevaux au travail aux États-Unis. Soixante ans plus tard, il en restait moins de trois millions. Pas parce qu'ils étaient devenus mauvais mais parce qu'ils ne rapportaient plus assez. Et si, avec l'intelligence artificielle, c'était à notre tour ?" Cette question provocante, posée par le chroniqueur économique Amid Faljaoui, interroge notre avenir face à la révolution de l'IA. Avec l'intelligence artificielle, les humains risquent-ils de subir le même sort que les chevaux du XXe siècle, remplacés massivement par des machines plus rentables ? À ce jour, rien ne valide ce scénario catastrophe. Le taux d'emploi en Europe et aux États-Unis atteint l'un de ses plus hauts niveaux historiques. Malgré les crises, l'inflation, les tensions géopolitiques et l'émergence de l'intelligence artificielle, les statistiques ne révèlent aucune destruction massive d'emplois. Paradoxalement, ceux qui parlent le plus de l'apocalypse de l'emploi sont les patrons de l'intelligence artificielle eux-mêmes : Sam Altman, le dirigeant de ChatGPT, ou encore Dario Amodei chez Anthropic. La raison est simple : plus leur technologie paraît disruptive, plus la valorisation de leur entreprise s'envole. Il s'agit donc d'un discours commercial, mais à force de répétition, ils installent la peur dans l'opinion publique. Le vrai danger ne réside pas dans le chômage de masse, mais dans le fait que tous les bénéfices de l'intelligence artificielle se concentreront dans les poches de quelques dizaines de milliers de personnes sur 8 milliards d'êtres humains. Pendant ce temps, l'IA dévore tout ce dont elle a besoin : l'électricité, le foncier, les minerais rares. Les conséquences concrètes se font déjà sentir : les factures d'électricité grimpent, le prix du logement flambe, et malgré un travail constant, le pouvoir d'achat diminue. Cette révolution silencieuse redistribue les cartes économiques sans que la majorité de la population en bénéficie. Face à cette situation, le magazine The Economist propose quatre solutions concrètes. Premièrement, taxer les entreprises qui s'enrichissent grâce à l'IA plutôt que ceux qui travaillent. Deuxièmement, garantir un revenu de remplacement à la danoise. Troisièmement, renforcer les droits de succession pour éviter qu'une caste de rentiers se constitue et transmette sa fortune indéfiniment. La quatrième piste, la plus radicale, consiste en un dividende citoyen. L'idée : nationaliser partiellement les géants de l'intelligence artificielle ou les contraindre à reverser une part de leurs bénéfices à tous les citoyens. Un message urgent s'adresse aux responsables politiques qui s'occupent encore trop peu d'IA : il ne faut pas attendre que la maison brûle pour acheter l'extincteur. Car les chevaux, eux, n'ont jamais eu droit à un plan de reconversion. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Finfluenceurs : comment TikTok ruine les jeunes investisseurs

    La femme d'Amid Faljaoui lui a envoyé un TikTok sur les deuxièmes enfants. Amid pense à son fils, c'est exactement lui. Sauf que tout est faux. Et derrière cette petite vidéo, il y a une économie de plusieurs centaines de milliards, et un piège qui ruine aujourd'hui des milliers d'investisseurs en Bourse. Amid Faljaoui nous explique tout ça dans sa chronique économique. Selon cette vidéo TikTok, un premier et un deuxième enfant n'auraient jamais le même caractère. Quand l'aîné arrive, tout tourne autour de lui, il reçoit toutes les attentions, toutes les règles, toutes les attentes des parents. Il apprend à obéir, il demande "est-ce que j'ai le droit ?". Quand le deuxième enfant arrive, l'aîné a fixé les règles du jeu, et pour exister, le deuxième fait l'inverse : il négocie au lieu d'obéir et conteste au lieu de se conformer. Le deuxième enfant serait donc fait pour la rébellion et la prise de risque. Cette vidéo a pourtant tort ! Cette théorie du deuxième enfant sort d'un livre américain de 1996 signé Frank Sullivan, un best-seller à l'époque. Mais en 2015, une chercheuse allemande, Julia Rohrer, a voulu vérifier cette théorie. Elle a fait passer des tests de personnalité à 20.000 adultes en Allemagne, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, comparant dans chaque famille l'aîné et le deuxième enfant. Résultat ? Zéro différence. Cette vidéo révèle une économie qui pèse des centaines de milliards. Si on y croit, c'est à cause de "l'effet Barnum", du nom de ce forain américain célèbre qui prétendait que dans ses spectacles, il y a quelque chose pour tout le monde. C'est ce qui fait tourner les réseaux sociaux : une vidéo qui vous flatte, qui vous range dans une case sympathique, c'est ce qui marche le mieux. Vous likez, vous partagez. Et quand vous multipliez ça par 100 millions, vous avez une machine à fabriquer de l'argent. La psychologie sur TikTok n'est pas là pour instruire, elle est là pour garder les utilisateurs devant leur smartphone. Le même piège existe aussi en bourse sur TikTok. Des gens se présentent comme des spécialistes de la bourse, les finfluenceurs, ils expliquent que telle action va exploser, que telle crypto-monnaie va rendre riche. On vous flatte, on vous fait croire que vous avez compris quelque chose. Beaucoup de jeunes investisseurs s'informent uniquement sur TikTok et certains y laissent leurs économies. La leçon de cette chronique "économico-psychologique" est simple. Quand une explication tombe trop bien sur votre cas, méfiez-vous. Soit elle est si vague qu'elle colle à n'importe qui, soit elle est fabriquée exprès pour vous plaire. Et dans ce cas, ce n'est pas du savoir, c'est un produit. Et derrière le produit, il y a quelqu'un qui touche le chèque. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Netflix modifie le paysage médiatique francophone en lançant un abonnement avec publicité

    C’est officiel, Netflix lancera son abonnement avec publicité en Belgique dès 2027. Cette formule publicitaire existe déjà depuis 2022 dans une douzaine de pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis…) mais pas chez nous. Cette annonce a été faite fin de la semaine dernière à New York. Pour les abonnés, ça va changer la donne, et pour le paysage médiatique francophone encore plus. En 2020, Red Astings, le patron de Netflix, disait que son modèle sans publicité, donc de streaming sans publicité, était le meilleur. Pas par morale, par simple calcul. Deux ans plus tard, donc en 2022, c’est un virage à 180 degrés : il a introduit la publicité. Et ça paye, visiblement, puisque Netflix vise 3 milliards de dollars de recettes publicitaires en 2026. C’est déjà le double de 2025. Vous allez me dire, pourquoi étendre la publicité à la Belgique et à d’autres pays maintenant ? C’est simple : parce que la croissance des abonnés ralentit un peu partout dans le monde, parce que les hausses de prix atteignent leurs limites, et parce que la concurrence se durcit. En février dernier, Netflix a perdu la bataille pour le rachat de Warner Bros. La chaîne Discovery a été raflée par Paramount et, si l’opération se finalise, Paramount va récupérer la chaîne HBO, le blockbuster des Harry Potter, des Game of Thrones et même la chaîne CNN. Bref, de quoi détourner pas mal d’abonnés. Donc Netflix, c’est simple, doit trouver de l’oxygène. Et l’oxygène, c’est la pub : c’est plus rentable qu’un blockbuster. Une fois que la machine est mise en place, il suffit de vendre l’attention, la nôtre, notre attention qui est déjà captée, et l’attention, effectivement, Netflix en a beaucoup. Vous allez me dire, combien d’abonnés vont claquer la porte ? Difficile à dire, mais Netflix a déjà fait son calcul. Là où la formule publicitaire existe déjà, plus de 60% des nouveaux abonnés la choisissent. Ça, c’est pour le côté consommateur. Deuxième front, le marché publicitaire belge. Netflix, en effet, ne vient pas que chercher des abonnés. Il vient aussi chercher des budgets publicitaires auprès des annonceurs. Les premiers visés et les premières victimes, si je puis dire, ce seront les acteurs commerciaux. Côté francophone, RTL Belgique est en première ligne. La RTBF est mieux protégée par sa dotation publique. Mais RTL, les plateformes vidéo locales, les régies belges, toutes vont voir débarquer un concurrent mondial avec une arme redoutable, c’est-à-dire la publicité programmatique. C’est quoi la publicité programmatique ? C’est de la pub achetée en temps réel, ciblée bien plus finement qu’à la télé classique. À la télé, tout le monde voit à peu près la même pub. Sur Netflix, l’annonceur visera des segments plus précis. Un amateur de polar recevra une pub. Sa voisine, qui est fan de comédie, recevra une autre pub. Alors, la télé belge fait aussi de la publicité programmatique sur Auvio ou sur RTL Play. Mais c’est à petite échelle. Netflix débarque avec une marque mondiale, des millions et des millions d’heures d’attention et des partenaires aussi solides que Amazon ou Yahoo. La véritable leçon de cette info, c’est que pendant 15 ans, le streaming nous a vendu une libération : payez et fini la pub. On peut le dire aujourd’hui, la promesse a été trahie. Aujourd’hui, on paye et on regarde la pub. Netflix n’a donc pas tué la télé, Netflix a inventé. Ou pire, la télé payante avec de la publicité, c’est-à-dire le pire des deux mondes. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Iran, nucléaire, Taïwan : les tabous de la rencontre Trump-Xi Jinping

    Donald Trump et Xi Jinping se sont retrouvés à Pékin autour d'un banquet somptueux : canard laqué, soupe de homard, et même du tiramisu italien servi à un président qui ne boit pas de café. Mais derrière ce festin, trois sujets brûlants n'ont absolument PAS été abordés. Trois silences qui pourraient redessiner l'équilibre du monde, du Japon jusqu'au Brésil. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique pourquoi ces non-dits valent tous les discours. La scène se déroule à Pékin : Donald Trump et Xi Jinping, les deux hommes les plus puissants du monde, se retrouvent autour d'une table de banquet. Mais derrière les fourchettes, l'essentiel réside dans ce que ces deux dirigeants n'ont pas abordé. Cette histoire diplomatique tient en une seule phrase : ce sont parfois les silences qui parlent le plus fort. Premier silence : l'Iran. Trump et le président chinois ont expédié le sujet en 30 secondes. D'accord, Téhéran ne doit pas avoir la bombe. Un traitement expéditif pour la crise nucléaire la plus dangereuse du moment. Deuxième silence : la Chine elle-même est devenue une puissance nucléaire colossale. Aujourd'hui, Pékin dispose de 600 ogives nucléaires avec l'ambition d'en posséder 1000 d'ici 5 ans, objectif : atteindre la parité avec les arsenaux américain et russe. Les deux dirigeants n'ont pas dit un seul mot sur le sujet. Le troisième silence est le plus explosif : Taïwan. Le président chinois a prévenu Trump que cette petite île pouvait provoquer une situation extrêmement dangereuse. À la sortie, Trump s'est contenté de dire que la Chine était belle, que la Chine était magnifique. La stratégie de Pékin est d'une finesse redoutable. La Chine n'attend pas du tout un grand renversement officiel. Elle espère une phrase ambiguë de Donald Trump qu'elle pourra ensuite brandir pour dire au monde : "Regardez, l'Amérique est en train de lâcher Taïwan". Et là, tous les pays asiatiques qui vivent à l'ombre de la protection militaire américaine comme le Japon, la Corée du Sud ou encore les Philippines se poseraient la même question angoissante : "Si Washington abandonne Taïwan sur un coup de tête, qui nous garantit que dans le futur, en cas d'agression chinoise, l'Amérique viendra nous défendre ?" Le raisonnement est identique en Amérique latine. Selon l'agence d'information financière Bloomberg, les présidents brésilien, mexicain, chilien observent ce sommet américano-chinois avec un calcul pragmatique. Ils se disent : si les Américains eux-mêmes n'arrivent pas à couper le cordon ombilical avec la Chine, pourquoi iraient-ils sacrifier leurs relations commerciales avec Pékin pour faire plaisir à Washington ? En diplomatie, le menu compte toujours moins que les silences. Le silence de Trump et du président chinois sur ces trois sujets qui peuvent embraser la planète vaut tous les discours. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Détroit d'Ormuz : les voyages en avion vont-ils redevenir un luxe ?

    Vos prochaines vacances en avion risquent de vous coûter beaucoup plus cher que prévu. Pourquoi ? Parce que le kérosène a doublé, parce que les compagnies aériennes low-cost commencent à trembler de peur, et parce qu’en Europe, trois géants se préparent à rafler la mise. Amid Faljaoui décrypte les bouleversements du ciel européen et leurs conséquences sur votre portefeuille. Vous connaissez peut-être ces vols à 20 ou 30 euros pour passer un week-end à Barcelone ou à Rome. Profitez-en car cette époque pourrait bien être révolue. Depuis le début de la guerre Iran-États-Unis, le détroit d'Ormuz est fortement perturbé. Cette route s'avère stratégique puisqu'une partie importante des importations européennes de kérosène, le carburant des avions, dépend directement ou indirectement de cette région. Résultat : le prix du kérosène a flambé jusqu'à plus que doubler sur certains marchés européens. Cette situation est particulièrement grave car dans une compagnie aérienne, le carburant constitue souvent le premier poste de dépenses. Quand ce poste explose, les bénéfices fondent très rapidement. Concrètement, la compagnie allemande Lufthansa a annoncé de fortes réductions de capacités pour cet été, tout en accélérant la retraite de certains avions anciens très gourmands en carburant. Concernant les compagnies low-cost, il faut distinguer deux catégories. D'un côté, les plus solides comme Ryanair, qui ont couvert une partie importante de leurs achats de carburant à l'avance. Elles ont verrouillé une partie de leurs prix avant la flambée. De l'autre côté, les compagnies plus fragiles comme Wizz Air, qui a beaucoup misé sur certaines routes au Moyen-Orient et dispose de marges plus faibles. Ce qui se prépare en Europe, c'est probablement un très grand tri. Les compagnies les plus solides vont survivre. Les plus fragiles devront réduire leurs lignes, chercher des partenaires ou se faire racheter. Les grands groupes observent cette situation de très près car moins de concurrents signifie moins de pression sur les prix et, à terme, des billets plus chers. Si la crise au détroit d'Ormuz se calme rapidement, le secteur encaissera le choc. Mais si elle perdure, les compagnies aériennes supprimeront des routes, augmenteront les prix et les ménages renonceront à certains voyages. Pendant 30 ans, nous nous sommes habitués à prendre l'avion presque comme le train ou le métro. Demain, le voyage en avion risque de redevenir ce qu'il a été très longtemps : non pas un luxe inaccessible, mais un petit luxe auquel on réfléchit avant de s'offrir. Mots-clés : KLM, Air France, Easyjet, pénurie, marchés financiers, capital, vente à découvert, baisse, action, IAG, British Airways, essence, courses, loyer --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Créer de l’attachement : le nouveau terrain de jeu des géants de l’IA

    Aujourd'hui, nous allons parler d'un homme qui, quelque part à San Francisco, sourit, voire même rigole tout seul dans son bureau. Cet homme s'appelle Dario Amodei. Il dirige Anthropic, une des sociétés les plus influentes dans la course mondiale à l'intelligence artificielle. C'est le "créateur", si je puis dire, du chatbot Claude. Cet homme, Dario Amodei, vient de recevoir gratuitement le plus extraordinaire des cadeaux publicitaires. Un cadeau signé Richard Dawkins, le pape de l'athéisme, sans jeu de mots. Il a 85 ans. Il est biologiste réputé de l'université d'Oxford. C'est l'un des plus grands Pesprits sceptiques du XXe siècle. C'est l'homme qui, en 2006, a écrit un livre, "Pour en finir avec Dieu", qui a dynamité méthodiquement tous les arguments en faveur d'une puissance supérieure. Richard Dawkins, c'est l'incarnation du "montrez-moi les preuves". Bref, tout le contraire d'un naïf. Ce scientifique vient de passer deux ou trois jours à discuter avec Claude, donc le chatbot d'Anthropic. Il lui a soumis le manuscrit d'un roman qu'il écrit. La machine, si je puis dire, lui a répondu avec, je cite, un niveau de compréhension si subtil, si sensible, si intelligent que Richard Dawkins a fondu". Il a rebaptisé sa machine Claudia et il a fini par lui dire "tu ne sais peut-être pas que tu es consciente, mais tu l'es sacrément". Donc l'homme qui a passé 40 ans de sa vie à expliquer que ressentir quelque chose ne prouve rien, s'est presque converti parce qu'une IA a compris son roman, cherchez l'erreur. Maintenant, oubliez deux minutes le scandale philosophique. Regardez la mécanique commerciale. Parce que là derrière, se joue une bataille à plusieurs centaines de milliards. Aujourd'hui, Claude, ChatGPT, Gemini, le chat de Mistral... pour le grand public, c'est à peu près les mêmes choses. Les capacités sont en train de converger. Et quand les produits deviennent quasiment identiques, indiscernables, sur quoi se joue la différence? Sur l'attachement. Les marketeurs ont un mot pour ça, en anglais, la stickiness. Ça veut dire la viscosité, ce qui vous colle à la peau. Or ce qui colle un humain à un produit, c'est l'émotion. Si vous croyez que votre IA ressent quelque chose, vous ne changez plus de fournisseur. Vous l'humanisez, votre IA. Vous la défendez. Vous la baptisez Claudia. Ce n'est plus un abonnement, c'est un mariage avec votre IA. C'est exactement pour ça que les patrons de l'intelligence artificielle n'ont aucun, mais aucun, intérêt à tuer ce mythe. Chez OpenAI, Ilya Sutskever, un scientifique, avait déjà laissé entendre que GPT-4 pouvait être légèrement conscient. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais il sait ce qu'il a dit. Dario Amodei, lui, dit aujourd'hui qu'il ne sait pas si ses modèles sont conscients, mais qu'il reste ouvert à l'idée. Traduction commerciale : surtout ne fermez pas la porte. Le doute est rentable, le mythe c'est le fossé qui vous sépare de vos concurrents, c'est la barrière à la sortie, c'est la menotte dorée qui empêche vos abonnés de vous quitter. Donc la véritable question demain ne sera plus : quelle IA est la plus puissante? Ce sera : laquelle ai-je envie de retrouver le soir en rentrant du travail? Le jour où des milliards d'humains répondront Claudia, la guerre commerciale sera finie.  Derrière cette histoire qui ressemble à une plaisanterie se cache, vous allez le voir, --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  32. 29

    Donald Trump a-t-il perdu son pari en voulant affaiblir la Chine en attaquant l'Iran ?

    Mercredi prochain, Donald Trump posera les pieds à Pékin pour son grand sommet avec Xi Jinping. Il va arriver dans la capitale chinoise avec, dans ses bagages, un bilan qu'aucun de ses conseillers n'avait osé prédire : sa guerre contre l'Iran a renforcé la Chine. Elle mérite qu'on s'y arrête parce qu'elle bouscule à peu près tout ce qu'on nous a raconté ces derniers mois. Reprenons depuis le début. En février dernier, quand les États-Unis et Israël frappent l'Iran, le récit, en tout cas officieux, à Washington, est limpide. La cible réelle, ce n'est pas Téhéran, c'est Pékin. Pourquoi? Pour faire flamber le pétrole, que la Chine importe massivement par le détroit d'Ormuz, et étrangler ainsi l'économie chinoise. Du Trump grand stratège, joueur d'échecs en quatre dimensions, comme aiment d'ailleurs à le présenter ses partisans. Plusieurs mois plus tard, regardons les faits : la Chine a encaissé le choc. Elle avait des stocks. Elle a régulé les prix. Et son économie a tenu. Mieux encore: la Chine a transformé la crise en opportunité. Avec un pétrole cher et volatile, le monde entier accélère sa transition vers les énergies vertes. Et qui fabrique les panneaux solaires, les batteries, les éoliennes? La Chine, qui contrôle plus de 70% de la production mondiale. Les exportations chinoises de technologies propres explosent. Donc Trump a, sans le vouloir, doublé le chiffre d'affaires des usines de Shenzhen. Mais il y a plus subtil encore. À force de fâcher ses alliés à coup de droits de douane, le président américain a rendu Xi Jinping fréquentable. Depuis le Liberation Day d'avril 2025, c'est-à-dire le jour où il a imposé ses droits de douane, la popularité mondiale de la Chine dépasse celle des États-Unis. C'est du jamais vu. Et Pékin en profite. En mars dernier, le premier ministre chinois, Li Keqiang, réunissait les patrons du monde entier pour leur vanter la fiabilité chinoise. Pékin en havre de stabilité face à un Washington imprévisible, on aura tout vu. Et puis, il y a la monnaie. Le grand combat de Pékin, c'est d'internationaliser sa monnaie, le yuan, c'est de faire exister sa devise face au dollar. La guerre en Iran a tout accéléré. Depuis mars dernier, Téhéran, effectivement, laisse passer certains navires dans le détroit contre des paiements en devise chinoise, en yuan, ou en crypto-monnaie. D'autres pays se mettent d'ailleurs à utiliser les systèmes de paiement chinois pour se prémunir contre les sanctions américaines. C'est clair, c'est évident, le dollar n'a pas encore perdu sa couronne, rassurons-nous, mais sa couronne vacille. Bien sûr, tout n'est pas gagné pour Pékin. Si le Moyen-Orient continue à brûler, c'est clair que la croissance chinoise finira par en souffrir. C'est vrai aussi que l'Europe se méfie de plus en plus de la déferlante de produits verts chinois. Tant que Xi Jinping refusera de libéraliser ses contrôles de capitaux, la devise chinoise, le yuan, restera un challenger du dollar, mais pas un rival sérieux du billet vert. La leçon de ces derniers mois est cinglante : Donald Trump croyait jouer aux échecs en quatre dimensions. En réalité, il jouait aux dames et il s'est fait souffler ses pions. Reste à savoir, ce mercredi à Pékin, lequel des deux hommes en a vraiment conscience. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  33. 28

    Le système de paiement par carte bancaire ou smartphone va-t-il bientôt disparaître ?

    On a tendance à regarder, à scruter la Silicon Valley, mais beaucoup d'innovations qui débarquent dans nos vies passent d'abord par la Corée du Sud. C'est en quelque sorte notre laboratoire avancé. C'est pour ça que je veux vous parler aujourd'hui d'une histoire qui se passe à Séoul. Parce que demain, dans deux ans, dans cinq ans, elle se passera peut-être chez nous. Cette histoire, c'est celle de Toss, une fintech qui équivaut à une sorte de Revolut, version super app. Plus de 30 millions d'utilisateurs, presque 60% du pays. Toss vient de lancer un service appelé FacePay. Le principe est simple : vous entrez dans un café, vous commandez, vous regardez l'écran à la caisse, et hop, c'est payé. Pas de carte, pas de smartphone, juste votre visage. D'où le nom FacePay. Aujourd'hui, il y a des centaines de milliers de commerces qui sont déjà équipés en Corée du Sud ou en cours d'équipement. L'objectif est clair : faire disparaître peu à peu la carte bancaire du geste quotidien. Certains trouveront ça magnifique sur le papier. Pourtant, écoutez deux choses avant de rêver, si je puis dire. Premièrement, la Chine a déjà essayé le paiement par le visage. En 2017, Alibaba a lancé un produit très très proche, Smile to Pay. Donc vous souriez à la caisse et vous payiez. Mais l'adoption s'est heurtée à une méfiance profonde puisqu'une enquête chinoise a montré qu'une très large majorité des Chinois s'inquiétaient de la sécurité de leurs données biométriques. La Chine, qui n'est pas exactement reconnue pour son obsession de la vie privée, a quand même vu apparaître une résistance. Deuxièmement, et c'est vraiment l'argument à retenir, votre visage, vous ne pouvez pas le changer. Si on vous vole votre code de carte, la banque vous envoie un nouveau dans la semaine. Mais si une base contenant votre visage est piratée, vous gardez votre visage à vie. Ce n'est pas du tout théorique. En 2015, par exemple, l'administration américaine a perdu 5,6 millions d'empreintes digitales dans un piratage massif. Et les fraudeurs, aussi, gardent ce qu'ils ont volé. Pour toujours. Ce n'est donc pas une peur abstraite. D'ailleurs les selfies falsifiées ont bondi de 58% en un an. Le cabinet Gartner estime que d'ici fin 2026, 30% des entreprises ne feront plus confiance à la reconnaissance faciale utilisée toute seule. Dernier détail, capital : Toss, cette société sud-coréenne, prépare son entrée en bourse à New York pour une valorisation tout de même de près de 10 milliards de dollars. Et, comme par hasard, juste avant son introduction en bourse, les chiffres explosent. On parlait d'un million d'inscrits à FacePay à la fin de l'année dernière, puis on a parlé de deux millions quelques semaines plus tard. Là maintenant on parle de trois millions. Alors vous sentez bien l'odeur de la communication avant l'introduction en bourse, n'est-ce pas? Alors là, le son de tout ça, c'est quoi? C'est que la Corée, c'est vrai, c'est un peu notre boule de cristal. Ce qui s'y passe arrive souvent chez nous en différé, c'est vrai. Et donc, si on veut demain payer son café en regardant juste une caméra, posons-nous la vraie question maintenant, et pas dans 3 ou 5 ans. Est-ce que sortir une carte bancaire de son portefeuille, est-ce que c'est vraiment un calvaire? Il faudra se reposer cette question. Par contre, perdre son visage à vie, ça, c'est définitif. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Détroit d'Ormuz : l'impasse de Trump expliquée par le fondateur d'Amazon

    Imaginez deux portes. La première, vous pouvez la franchir, et si cela ne vous plaît pas, vous reculez. La deuxième, vous la franchissez… et elle se referme derrière vous. Cette image très simple, c'est celle d'un des plus grands patrons du monde. Et figurez-vous qu'elle explique, ce matin, pourquoi Donald Trump est en train de s'enliser au détroit d'Ormuz. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique tout cela, et c'est passionnant. Il existe dans le vocabulaire des grands patrons une image très simple qui peut faire gagner ou perdre des centaines de milliers d'euros, voire des millions. Cette image, on la doit à Jeff Bezos : celle des deux portes. Selon le fondateur d'Amazon, il existe dans la vie d'une entreprise deux types de décisions, donc deux types de portes. La première, c'est la porte à deux sens. Vous la franchissez, vous évaluez la situation de l'autre côté et si cela ne vous convient pas, vous reculez. La deuxième porte, c'est la porte à sens unique. Vous la franchissez et derrière, elle se referme. Impossible de revenir en arrière. Ces décisions-là, explique Jeff Bezos, doivent être prises lentement, après consultation, après débat et avec beaucoup de prudence. Le grand piège, c'est de confondre les deux portes. Le plus souvent, les grandes entreprises traitent toutes leurs décisions comme des portes à sens unique. Résultat : elles s'enlisent dans des comités, ralentissent et meurent souvent par excès de lenteur. Mais il existe l'erreur exactement inverse. Et c'est précisément ce qui se passe avec Donald Trump au détroit d'Ormuz. Avant de lancer l'opération "Epic Fury", les chefs militaires américains ont averti le président : "Si vous frappez, l'Iran fermera le détroit par où passe un cinquième du pétrole mondial." La réponse de Trump était claire : l'Iran capitulerait rapidement et, en cas de fermeture, les États-Unis rouvriraient le détroit sans difficulté. Trump a traité une porte à sens unique comme une porte à deux sens. Désormais, il ne peut plus ni gagner militairement, ni reculer politiquement. Il est coincé, la porte s'est refermée derrière lui. La leçon vaut pour les chefs d'État, mais aussi pour les dirigeants d'entreprises et les citoyens. Avant chaque décision importante, il convient de se poser une seule question : "Si je me trompe, puis-je revenir en arrière ?" Si la réponse est oui, alors foncez, décidez rapidement, déléguez, expérimentez. Si la réponse est non, prenez le temps nécessaire, sollicitez les avis contraires, cultivez le doute. Jeff Bezos a théorisé ces principes en 2015. Aujourd'hui, Donald Trump nous en offre la démonstration la plus chère de l'histoire du 21e siècle. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  35. 26

    Pourquoi les Émirats demandent-ils des dollars aux États-Unis ?

    Imaginez un homme qui a 285 milliards de dollars sur son compte en banque. Et qui, un beau matin, frappe à la porte de son banquier pour demander un prêt. Bizarre, non ? C'est pourtant exactement ce que viennent de faire les Émirats arabes unis auprès de la banque centrale américaine. Pourquoi un pays aussi riche a-t-il besoin d'aide ? Réponse avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. Avec la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, le robinet à dollars des Émirats arabes unis s'est brutalement tari. Le mécanisme est simple : le pétrole exporté par Abu Dhabi se paie en dollars. Mais avec le détroit fermé, plus aucun tanker ne sort, donc plus aucun dollar ne rentre. Pendant ce temps, les Émirats continuent de dépenser des dollars quotidiennement pour importer leur nourriture, leurs voitures, faire fonctionner leurs banques ou défendre leur monnaie nationale, le dirham. C'est là que réside le nœud du problème. Le dirham est arrimé au dollar depuis 1997 à un taux fixe de 3,67. Pour maintenir ce taux de change, la Banque centrale des Émirats doit disposer en permanence de dollars. D'où leur demande de "swap" : un échange où la banque centrale américaine prête des dollars aux Émirats, qui mettent des dirhams en garantie. Chacun récupère ensuite son bien. Il ne s'agit pas d'un cadeau, mais d'une bouée de sauvetage préventive. Officiellement, un cessez-le-feu a été signé entre les États-Unis et l'Iran le 17 avril, mais celui-ci reste très fragile. Les Émiratis anticipent donc le pire scénario : une guerre qui s'éternise, des spéculateurs qui parient contre le dirham et des capitaux qui fuient le pays. Dans cette optique, le swap constitue une assurance préventive. Mais les Américains n'ont accordé ce privilège qu'à cinq alliés : la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni, le Canada et la Suisse. Étendre ce privilège à un pays du Golfe représente une révolution monétaire. Selon le Wall Street Journal, les Émirats auraient prévenu Washington que sans accès aux dollars, ils pourraient vendre leur pétrole en yuan. Or, depuis 1974, le pétrole se paie en dollars partout dans le monde, obligeant tous les pays à stocker la devise américaine. C'est le socle invisible de la suprématie américaine. Si un grand exportateur du Golfe bascule vers le yuan chinois, c'est tout l'édifice du "dollar roi" qui pourrait vaciller. La guerre en Iran ne se joue donc pas uniquement dans le détroit d'Ormuz, mais aussi à Wall Street. Chaque crise rappelle une vérité fondamentale : le billet vert n'est plus simplement une monnaie, il est devenu une arme géopolitique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  36. 25

    Luxe : la leçon que Rolex et Ferrari donnent à Hermès

    Un sac Birkin, une montre Rolex, une Ferrari. Trois marques mythiques, trois objets que les riches du monde entier s'arrachent. Et pourtant, l'une d'entre elles est en train de craquer pendant que les deux autres prospèrent. Pourquoi ? Amid Faljaoui vous l'explique dans sa chronique économique. Une récente étude de la banque d'affaires Bernstein, relayée par Bloomberg, confirme les difficultés d'Hermès évoquées la semaine dernière. La chute ne concerne plus seulement l'action de la maison française, mais touche désormais directement son produit phare : le sac Birkin. Ce sac mythique, fabriqué à la main et impossible à obtenir sans figurer sur une liste d'attente interminable, était devenu en vingt ans un véritable produit financier déguisé en accessoire de mode. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un Birkin acheté 10 000 dollars il y a quelques années se revendait 22 000 dollars deux ans plus tard. Aujourd'hui, ce même sac ne trouve preneur qu'aux alentours de 14 000 dollars. Le sac le plus convoité de la planète a ainsi perdu près de 40% de sa valeur de revente en trois ans. L'action Hermès suit la même trajectoire descendante, chutant de 35% en un an, passant de 2 600 à environ 1 600 euros. Cette dégringolade s'explique par l'explosion du marché parallèle de la revente. Selon la banque UBS, le marché américain de l'occasion compte aujourd'hui trois fois plus de sacs Kelly et Birkin qu'en 2020. Cette saturation a mécaniquement fait chuter les prix et fragilisé l'exclusivité de la marque. Bloomberg propose une analyse particulièrement éclairante en comparant la stratégie d'Hermès à celles de Rolex et Ferrari. Ces deux marques ont fait le choix audacieux de reprendre le contrôle de leur marché de l'occasion. Rolex certifie désormais elle-même ses montres d'occasion avec un sceau officiel, une garantie internationale de deux ans et une révision par ses horlogers. Résultat : ces montres certifiées se revendent 25% plus cher que les autres, et le chiffre d'affaires du programme a bondi de 319 millions de dollars en 2024 à 530 millions en 2025. Ferrari a adopté une approche similaire. Une Ferrari d'occasion certifiée devient la porte d'entrée pour de nouveaux clients et permet aux anciens de monter en gamme. Hermès, à l'inverse, a abandonné ce marché aux revendeurs et aux maisons de vente, avec des conséquences prévisibles. Cette stratégie a ouvert la voie à deux phénomènes néfastes : des spéculateurs achètent désormais en boutique uniquement pour revendre avec une marge, tandis que des copies de plus en plus sophistiquées polluent le marché. Pourtant, qui mieux qu'un artisan Hermès pourrait distinguer un authentique Birkin d'une contrefaçon ? La leçon reste universelle : aucun actif n'échappe à la loi de l'offre et de la demande, et toute marque qui ne contrôle pas la revente de ses produits finit par subir le marché au lieu de le maîtriser. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  37. 24

    Pourquoi décrocher une étoile Michelin, économiquement, c’est parfois le début des ennuis ?

    Ce lundi 4 mai à Anvers, le monde de la gastronomie belge retient son souffle : le guide Michelin va dévoiler sa nouvelle sélection de restaurants étoilés en Belgique et au Luxembourg. Evidemment pour les chefs c'est le Graal, le prestige mais, justement, derrière ce prestige il y a une réalité économique que peu soupçonnent. Gagne-t-on de l'argent quand on a une étoile au Michelin ?  Première surprise, c'est vrai que l'étoile, c'est un boulet de canon commercial dès que vous la décrochez. Oui, sauf que, et c'est là que ça devient passionnant, écoutez cette phrase de Manon Schenck : L'étoile, c'est bon pour l'égo du chef, mais sur le plan de la rentabilité, je faisais des marges plus importantes quand j'étais Bib gourmand. Vous avez bien entendu, une catégorie en dessous et cette dame gagnait davantage. Julien Malès confirme : un étoilé est plus difficile à rentabiliser qu'une bonne brasserie. Pourquoi ce paradoxe? Parce qu'avec l'étoile, tout coûte plus cher, la masse salariale explose, plus question de mettre des étudiants en salle, il faut des serveurs aguerris, il faut des sommeliers, du personnel formé, les indexations salariales plombent les comptes, et l'énergie flambe, les matières premières grimpent, et impossible de tout répercuter sur le client. Les Belges, d'ailleurs, il faut aussi en tenir compte, sortent moins, regardent le ticket de plus près, ne commandent plus la deuxième bouteille de vin. Or, c'est précisément sur tous ces extras que se font les meilleures marges. Les chiffres sont d'ailleurs parlants. Au Pré de chez vous, à Namur, il faut servir 140 couverts par semaine juste pour atteindre l'équilibre. 15 couverts de plus, ça donne 3 000 euros de bénéfice net, pas plus. La Villa Lorraine à Bruxelles, avec ses 80 couverts, a renoncé à courir après les étoiles. Trop grand, ingérable. Donc la taille idéale d'un étoilé belge, sans doute entre 30 et 40 couverts. Vous allez me dire, comment survivent-ils alors? Par la diversification. L'hôtellerie pour Marie Trignon à La Roseraie. Événements privés pour les banques chez Manon Schenk. Le domaine du Chandel, lui, assume : leur étoilé n'atteint pas l'équilibre, c'est un outil marketing pour vendre du vin. Quant à Quentin Gallopin, il projette d'ouvrir une brasserie juste à côté parce que c'est là, paradoxalement, qu'on fait du business. Donc la leçon économique quand tomberont les noms des nouveaux étoilés, c'est qu'une distinction prestigieuse n'est pas un business model, un modèle d'affaires, c'est surtout un produit d'appel, une vitrine. La rentabilité, elle, se construit sans doute ailleurs, comme dans le luxe, dans le sport de haut niveau. La gloire et la marge, visiblement, c'est un petit peu de monde distinct. Et pourtant, à l'heure où je vous parle, des dizaines de chefs croisent en ce moment les doigts pour décrocher leur étoile, parce que quand on la reçoit, tout de même, tous les sacrifices prennent soudain un sens. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  38. 23

    Le pétrole iranien se fige sous terre, Téhéran face à un compte à rebours

    Tout le monde regarde les bateaux dans le détroit d'Ormuz. Tout le monde scrute les tweets de Donald Trump. Mais Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine Trends Tendances, vous explique dans sa chronique économique que le vrai drame iranien se joue à mille mètres sous terre et qu'il reste à Téhéran exactement quinze jours avant un point de non-retour irréversible. Tandis que l'attention mondiale se concentre sur les navires dans le détroit d'Ormuz et les déclarations de Donald Trump, le véritable enjeu se situe à mille mètres sous la surface iranienne. Ce n'est pas une horloge politique qui dicte le tempo, mais bien une horloge géologique dont le compte à rebours pourrait s'avérer fatal pour l'économie pétrolière iranienne. Cette semaine, Donald Trump a affirmé sur Truth Social que Téhéran lui aurait confié être "en état d'effondrement". Les Iraniens contestent cette version et maintiennent leur capacité de résistance. Hassan Ahmadian, universitaire de Téhéran, a d'ailleurs synthétisé la stratégie iranienne autour de trois piliers commençant par la lettre M : les munitions (reconstitution des stocks de missiles), les marchés (vente clandestine de pétrole à la Chine via des navires aux balises GPS désactivées) et les "mid-terms" (élections américaines de novembre, où la hausse des prix à la pompe pourrait affaiblir Trump électoralement). Mais il y a un problème inattendu. Le pétrole n'est pas du stock dans une cave, c'est du flux. Et un flux ne se met pas en pause comme un film sur Netflix. Le site d'information financière Zero Hedge a fait cette semaine une démonstration limpide : le système iranien est conçu pour pomper, charger, expédier en continu du puits jusqu'au tanker chinois. À cause du blocus, les bateaux ne partent plus. Donc on ne charge plus, donc on ne pompe plus. Et quand le pompage s'arrête brutalement, la pression souterraine s'effondre. Conséquence : le brut iranien, lourd et collant, commence à se figer dans les minuscules pores de la roche. Téhéran serait donc à moins de 15 jours du point de non-retour. L'Iran croit qu'en gagnant du temps, il fatigue l'Amérique. En réalité, il s'abîme lui-même. Téhéran a peut-être les 3 M, mais sous ses pieds, c'est la géologie qui négocie. Et la géologie se moque des sondages électoraux américains. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  39. 22

    Divorce pétrolier : Amid Faljaoui décrypte la rupture des Émirats avec l'OPEP

    Imaginez : vous êtes invité chez votre cousin, et pendant le repas, votre frère annonce devant tout le monde qu'il quitte la famille. C'est exactement ce qui s'est passé mardi 28 avril, à Djeddah, en Arabie saoudite. Les Émirats arabes unis ont quitté l'OPEP, en plein sommet du Golfe. Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine Trends Tendances nous décrypte ce divorce qui va changer le prix de l'essence, et redessiner le Moyen-Orient. L'OPEP, cette organisation qui rassemble depuis 1960 les grands pays producteurs de pétrole, a pour mission de contrôler la quantité de pétrole extraite du sol. Le principe est simple : moins il y a de pétrole sur le marché, plus les prix augmentent. C'est donc cette organisation qui influence directement le prix que nous payons à la pompe. Ce mardi soir, les Émirats arabes unis, troisième producteur de ce club, ont annoncé qu'ils quittaient l'OPEP dès ce vendredi 1er mai. Mais pourquoi cette rupture soudaine ? Le premier piège à éviter, c'est de croire que tout vient de la guerre en Iran. La vraie raison ne vient pas de là, elle vient du Texas. Depuis 15 ans, les Américains se sont mis à produire massivement leur propre pétrole, le pétrole de schiste, en allant le chercher dans la roche. Ils achètent moins de pétrole en provenance du Moyen-Orient. L'OPEP perd donc des clients et du pouvoir. À l'intérieur de l’OPEP, il y a deux stratégies qui s'affrontent. La stratégie du prix, défendue par l'Arabie saoudite : produire moins pour maintenir le baril à 100 dollars. Riyad en a besoin pour équilibrer son budget. Et puis il y a la stratégie du volume, défendue par les Emiratis qui veulent vendre un maximum tant que le pétrole vaut encore quelque chose. Parce que bientôt, avec la voiture électrique, plus personne n'en voudra de ce pétrole. Il vaut donc mieux monétiser maintenant, surtout quand votre économie est diversifiée, comme c'est le cas des Émirats arabes unis. Mais il y a aussi la mémoire qui explique ce qui se passe aujourd'hui. En juillet 2021, les Émirats Arabes Unis osent dire non à Riyad lors d'une réunion de l'OPEP. Les Saoudiens ont fait monter la pression. La réunion a été suspendue. Et après deux semaines de palabres et de marchandages, les Émirats Arabes Unis ont fini par céder. Humiliation publique. Aujourd'hui, c'est l'heure de la revanche pour les Émirats Arabes Unis. Et la guerre en Iran a fait le reste. Qui a soutenu Téhéran pendant les derniers 60 jours de bombardement ? La Russie. La Russie n'est pas membre de l'OPEP, mais elle est partenaire dans une alliance plus large qu'on appelle OPEP+. Les Émirats claquent donc les deux portes en même temps. Adieu à Riyad, adieu à Moscou. Ce n'est pas pour autant un basculement total vers l'Ouest. Pour leur sécurité, les Émirats arabes unis choisissent les Américains et les Israéliens qui les ont protégés des missiles et drones iraniens. Pour leur portefeuille en revanche, ils gardent le cap sur l'Est. La Chine reste leur premier client. Donc protégé par Washington, payé par Pékin, voilà la nouvelle équation des pays du Golfe. Le Moyen-Orient ne sera sans doute plus jamais comme avant. Chacun trie ses partenaires : qui me protège, qui m'achète mon pétrole, qui me lâche. Après 66 ans d'existence, l'OPEP vient peut-être de signer son acte de décès. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  40. 21

    Google face à la révolte : 560 ingénieurs contre les contrats militaires

    Imaginez. Vous êtes le patron de Google, et lundi matin, 560 de vos meilleurs ingénieurs vous écrivent une lettre ouverte pour vous dire de ne surtout pas signer un contrat. Que se passe-t-il dans la Silicon Valley ? Et pourquoi ça nous concerne, nous, Européens, plus qu'on ne l'imagine ? Réponse tout de suite avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. Sundar Pichai, le patron mondial de Google, a découvert lundi matin dans sa boîte mail une lettre ouverte signée par 560 de ses meilleurs ingénieurs. Leur message tient en une ligne : "Ne signez pas avec le Pentagone, en tout cas pas sans protection". Cette révolte interne révèle les tensions croissantes autour de l'utilisation militaire de l'intelligence artificielle dans la Silicon Valley. Pour comprendre cette fronde, il faut revenir sur le cas d'Anthropic, une jeune entreprise d'intelligence artificielle américaine créatrice de Claude, un robot conversationnel concurrent de ChatGPT. Son patron, Dario Amodei, avait accepté de collaborer avec le gouvernement américain pour des opérations militaires, mais sous conditions strictes : pas d'armes autonomes létales et pas d'espionnage généralisé des citoyens américains. La réaction de l'administration Trump fut brutale : Anthropic s'est retrouvée sur liste noire et tous les ministères américains ont reçu l'ordre d'arrêter d'utiliser Claude immédiatement. Le signal envoyé à toute la Silicon Valley est limpide : on ne dit pas non au Pentagone. C'est précisément ce qui inquiète les ingénieurs de Google. Selon les fuites, leur patron s'apprêterait à accepter sans conditions. Gemini, l'intelligence artificielle de Google, pourrait demain servir à des opérations militaires secrètes. Le véritable scandale ne réside pas dans le fait qu'une entreprise américaine aide son armée, mais dans le revirement de Google. En 2018, l'entreprise travaillait sur un programme pour améliorer le guidage des frappes de drones. Face au tollé interne et aux dizaines de démissions d'ingénieurs, Google avait reculé et promis solennellement : plus jamais d'armes, plus jamais de surveillance. Sept années plus tard, cette promesse a été discrètement effacée. Demis Hassabis, patron de la division intelligence artificielle de Google, justifie ce revirement en une phrase : "Le monde a changé". Ce qui se joue aujourd'hui dépasse largement Google. C'est toute l'intelligence artificielle américaine qui bascule. OpenAI, créateur de ChatGPT, a cédé aux pressions. Son patron Sam Altman s'est même excusé, qualifiant sa décision d'"opportuniste et bâclée". Anthropic résiste mais paie le prix fort. Google doit trancher dans les prochains jours. L'Europe observe cette bataille depuis les gradins, alors que nos entreprises, hôpitaux, banques et administrations utilisent quotidiennement ces outils américains. Si demain le Pentagone prend le contrôle de ces technologies sans garde-fous, qui décidera de leur usage ? La question du pouvoir réel dans ces géants technologiques se pose avec acuité : actionnaires, dirigeants ou ingénieurs capables de démissionner en masse ? Dans la Silicon Valley, le talent a toujours fait la loi, mais face à la raison d'État, l'éthique pèse moins lourd qu'un contrat à neuf chiffres. Quand une démocratie perd le contrôle de son intelligence artificielle, elle ne le récupère jamais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  41. 20

    Une révolution silencieuse touche les ménages belges

    Ces dernières semaines, ces derniers jours, avec la crise iranienne qui dure, les prix de l’énergie continuent de monter, nos responsables politiques s’écharpent, avec les uns qui disent "il faut aider les ménages" et les autres qui répondent "c’est impossible, on n’a plus les moyens". Après le Covid, après l’Ukraine, les caisses de l’État sont vides. Ces deux camps se trompent en réalité de débat. Le vrai débat est ailleurs, et il est quelque part plus inquiétant. Pour comprendre, petit voyage dans le temps. Dans les années 80, quand vous gériez votre budget, vous aviez ce que les économistes appellent une "marge d’arbitrage". Ça veut dire que quand le mois était difficile, on pouvait reporter une dépense. La machine à laver qui faiblit, on la fait tenir six mois de plus. Le canapé qu’on estime un petit peu fatigué, on attend l’année prochaine. Les vacances, on les prend, mais on reste en Belgique. La nouvelle voiture, on la décale. C’est ce qu’on appelle la consommation discrétionnaire. Pourquoi discrétionnaire ? Parce que vous avez le pouvoir de décider de reporter, voire de renoncer. Aujourd’hui, regardez tout ce qui sort automatiquement chaque mois. Le forfait téléphonique, l’Internet, Netflix, Spotify, Disney+, Amazon Prime, le cloud pour vos photos, sans doute ChatGPT ou Gemini, la salle de sport, le journal en ligne et, bien sûr, le loyer ou le crédit, l’électricité, le gaz, les assurances. Sur toutes ces dépenses, qu’est-ce que vous pouvez supprimer demain ? Honnêtement, presque rien. C’est ce que l’économiste Thibault Prébet décrit très très bien dans l’un de ses livres, et notamment "Démographie, la bombe tranquille". Nous sommes passés d’une économie où l’on pouvait arbitrer à une économie où tout est devenu un abonnement. Et un abonnement, par définition, vous ne le reportez pas. Pas de paiement, pas de service. Le compte est coupé, point barre. Voilà donc la révolution silencieuse, voilà la véritable bombe. Une part énorme du budget des ménages aujourd’hui est devenue irréductible, incompressible, verrouillée. Et cette part d’abonnement grandit chaque année. Quand demain la crise iranienne fera remonter le mazout, le gaz, l’électricité, les carburants, où voulez-vous que les gens coupent ? Ils ne peuvent plus reporter une voiture qu’ils n’achètent plus, ils ne peuvent plus reporter des vacances qu’ils ne prennent déjà plus, ils ne peuvent plus reporter des restos qu’ils ont déjà supprimés. Toutes les soupapes traditionnelles sont verrouillées, fermées. C’est là que le débat politique devient surréaliste. Parce que la véritable question n’est plus, faut-il aider ou non ? La vraie question est : que reste-t-il à serrer dans un budget familial où presque tout est déjà sous prélèvement automatique ? Et ça, c’est une nouvelle équation pour nos politiques, pour les syndicats, pour les banques aussi, qui voient bien que le défaut de paiement n’arrive plus en bout de mois, mais en milieu du mois. Une petite question avant la chronique économique d’Amid Faljaoui : Netflix, Spotify, Basic Fit, votre forfait, votre cloud… Faites le compte. Parce qu’Amid va nous expliquer pourquoi Et pourquoi personne ne veut en parler --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  42. 19

    Pourquoi l'intelligence artificielle rend l'anglais indispensable au travail

    Vous pensiez que l'intelligence artificielle allait vous dispenser d'apprendre l'anglais ? Que ChatGPT ferait le boulot à votre place ? C'est tout le contraire qui est en train de se produire. Et la Belgique, figurez-vous, vient de bondir dans le top 10 mondial de la maîtrise de l'anglais, explique Amid Faljaoui dans sa chronique économique. Vous avez sans doute entendu cette petite musique : l'intelligence artificielle va tuer les traducteurs, les profs de langue, les interprètes. Plus besoin d'apprendre l'anglais. Aujourd'hui, c'est exactement le contraire qui se produit. Une enquête vient de paraître, elle a interrogé plus de 1300 directeurs des ressources humaines dans 17 pays. Le verdict est sans appel : 81% d'entre eux estiment qu'avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, l'anglais devient encore plus indispensable qu'auparavant. Pourquoi cette évolution ? Pour quatre raisons très simples. D'abord, parce que la quasi-totalité des outils d'intelligence artificielle sont conçus en anglais. Ensuite, parce qu'il faut vérifier ce que l'IA raconte, et la matière première est anglo-saxonne. Troisième raison : pour écrire un "prompt" efficace, il faut maîtriser la langue de Shakespeare. Enfin, parce que l'automatisation déplace les responsabilités vers le haut. Et plus on monte dans la hiérarchie, plus on doit parler anglais. La Belgique vient de bondir à la 9e place mondiale du classement de la maîtrise de l'anglais. 9e sur 123 pays. L'année dernière, nous étions 13e. Mais soyons honnêtes : ce beau 9e rang pour la Belgique, on le doit en grande partie à la Flandre. En Wallonie et à Bruxelles francophone, le retard reste encore réel. Le cocorico belge sonne nettement plus flamand que wallon et c'est précisément pour cela qu'il faut se réveiller au sud du pays. Les pays qui imposent un niveau minimum d'anglais à la sortie du secondaire ont souvent des entreprises plus performantes, plus productives, avec des clients plus satisfaits. La corrélation est limpide. Si vous dirigez une PME wallonne ou bruxelloise, ne tombez surtout pas dans le piège de croire que l'intelligence artificielle va vous dispenser de former vos équipes. C'est même l'inverse. Plus vos collaborateurs maîtriseront l'anglais, plus ils tireront parti de l'intelligence artificielle. Plus vos équipes sauront vérifier ce que l'IA leur sort, plus elles seront employables demain ou après-demain. Si vous êtes salarié aujourd'hui, seul un employeur sur cinq exige une certification d'anglais à l'embauche. Mais d'ici cinq ans, ils seront plus d'un sur deux. Le TOEIC, le TOEFL, le Cambridge deviendront un atout déterminant sur un CV. L'intelligence artificielle ne dispense donc pas d'apprendre l'anglais, elle le rend au contraire plus stratégique que jamais dans un monde professionnel en pleine mutation. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  43. 18

    L'Allemagne abandonne l'automobile pour les armes : un mirage à 1000 milliards

    L'Allemagne pivote, l'Allemagne se réarme, l'Allemagne renaît. C'est ce que tous les journaux nous ont raconté cette semaine. Sauf qu'Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a regardé les chiffres. Et ces chiffres racontent une tout autre histoire. Une histoire bien plus inquiétante, où il est question d'un cache-sexe, d'un cessez-le-feu qui ferait tout s'écrouler, et de Chinois qui, eux, ne perdent pas leur temps. Le Wall Street Journal a récemment publié un article présentant l'Allemagne comme un pays en pleine réinvention, abandonnant progressivement l'automobile pour se tourner vers la production d'armements. Mercedes et Volkswagen transforment leurs usines pour produire des drones, des missiles et notamment des pièces destinées au bouclier antimissile israélien. Au total, 1000 milliards d'euros ont été débloqués, présentés comme le symbole de la grande renaissance industrielle allemande. Pourtant, les chiffres révèlent une réalité bien différente. L'industrie allemande perd actuellement 15.000 emplois par mois, soit 180.000 postes par an. Volkswagen, dont les bénéfices ont chuté de 44%, vient d'annoncer la suppression de 50.000 emplois d'ici 2030. Cette hémorragie d'emplois contraste violemment avec le discours triomphaliste sur le réarmement du pays. L'ensemble de l'industrie de défense allemande emploie environ 150.000 personnes. Autrement dit, l'Allemagne perd en une seule année plus d'emplois industriels qu'il n'y en a dans tout son secteur de l'armement. Les économistes de plusieurs instituts de réflexion l'affirment sans détour : même en triplant les dépenses militaires, l'industrie de l'armement ne compensera jamais les pertes subies par l'industrie automobile. Cette renaissance militaire repose sur un fondement fragile : la guerre en Ukraine. Près d'un quart des armes produites en Allemagne sont actuellement destinées à l'Ukraine. Que se passera-t-il le jour où un cessez-le-feu sera imposé ? Le jour où un accord de paix sera signé ? Les carnets de commandes se videront brutalement, transformant cette belle histoire industrielle en une sévère désillusion. Pendant que l'Allemagne mise tout sur l'armement, la Chine conquiert méthodiquement des parts de marché dans l'industrie automobile mondiale. Le réarmement allemand n'est pas une véritable solution industrielle, mais plutôt un artifice qui dissimule une réalité dérangeante : la Chine est en train de s'approprier l'industrie automobile européenne. Les milliards investis dans la défense ne changeront pas cette donne fondamentale. L'Allemagne risque de se retrouver dans une impasse : dépendante d'une industrie militaire alimentée par un conflit qui ne durera pas éternellement, tout en ayant perdu sa suprématie dans l'automobile face à la concurrence chinoise. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  44. 17

    Dette publique : comment une sanction de Moody's pourrait devenir un atout pour De Wever

    Vendredi soir, l’agence américaine Moody’s a dégradé la note de la dette publique de la Belgique. Sur le papier, c’est une mauvaise nouvelle. Une gifle, même. Et pourtant, figurez-vous qu’il y a un homme, tout ce week-end, qui a probablement souri en lisant ses journaux. Un seul. Amid Faljaoui, notre chroniqueur vous dis qui, et surtout pourquoi, dans quelques secondes.​​​​​​​​​​​​​​​​ Il existe en Belgique une règle non écrite que tout le monde connaît : les grands efforts budgétaires ne se font que sous la menace. Cette particularité belge permet de comprendre pourquoi la dégradation de la note de notre dette publique par Moody's, apparemment mauvaise nouvelle, constitue peut-être un cadeau politique inespéré pour le Premier ministre. Pour saisir l'enjeu, il faut d'abord comprendre le rôle d'une agence de notation. Celle-ci fonctionne comme un professeur qui évalue votre bulletin pour informer vos créanciers de votre sérieux en tant qu'emprunteur. La note "Triple A" désigne l'élève modèle, tandis que "A1", nouvelle note attribuée à notre pays, caractérise encore un bon élève, mais avec quelques points d'attention. Plus la note baisse, plus les taux d'intérêt augmentent. Cette dégradation pourrait considérablement arranger Bart De Wever. Le mécanisme ressemble à celui d'une entreprise qui doit restructurer mais n'ose pas assumer seule cette décision face à ses équipes et actionnaires. La direction fait alors appel à un consultant externe. Celui-ci produit un rapport qui confirme ce que tout le monde savait déjà, puis repart avec ses honoraires. Mais sa présence change tout : les mesures impopulaires ne sont plus celles du patron, elles découlent du rapport du consultant. L'agence Moody's vient précisément de jouer ce rôle de consultant externe de la démocratie belge. Son rapport permet à Bart De Wever de déclarer à ses partenaires de coalition : "Ce n'est pas moi, ce sont les marchés financiers". Cette stratégie transforme le Premier ministre en simple exécutant de décisions imposées par les forces du marché. Si ce mécanisme fonctionne une nouvelle fois, il révèle quelque chose d'inquiétant sur notre système politique. La Belgique dispose pourtant de tous les atouts pour bien se gouverner : une administration compétente, un Bureau du Plan respecté, des économistes reconnus. Malgré ces ressources, il faut qu'une agence de notation américaine nous sermonne pour que nous nous décidions enfin à agir. Bart De Wever a donc de quoi sourire, mais ce sourire devrait plutôt nous faire réfléchir. Une démocratie qui n'avance qu'à coups d'avertissements étrangers n'est pas une démocratie en pleine santé. L'agence Moody's a accompli son travail, mais le nôtre reste encore à faire. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  45. 16

    Le Pakistan, nouveau fournisseur de protection nucléaire au Moyen-Orient

    Et si la plus grande révolution stratégique de 2026 ne venait ni de Washington, ni de Moscou, ni de Pékin… mais du Pakistan ? Un pays avec 170 têtes nucléaires et le projet fou de couvrir à la fois l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite sous le même parapluie. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, vous explique comment la bombe atomique est devenue un vrai business et pourquoi ce n'est plus Paris qui écrit la doctrine nucléaire, mais le Pakistan qui vend au plus offrant… des polices d'assurance ! Début mars, Emmanuel Macron annonçait une révolution stratégique : la France allait passer à la "dissuasion avancée". Concrètement, l'arsenal nucléaire français ne se contenterait plus de protéger l'Hexagone, mais deviendrait un bouclier pour l'Europe entière, avec des garanties étendues aux alliés et des exercices militaires communs. Une idée brillante qui a immédiatement inspiré... le Pakistan. Car Islamabad a rapidement saisi l'opportunité commerciale de cette nouvelle approche. Il y a quelques mois, le Pakistan et l'Arabie Saoudite ont signé un accord de défense mutuelle historique : toute agression contre l'un sera considérée comme une agression contre les deux. Le détail qui change tout ? Le Pakistan reste le seul pays musulman officiellement doté de l'arme atomique, avec 170 têtes nucléaires. Riyad vient donc de se glisser sous le parapluie nucléaire pakistanais. Une hypothèse fait actuellement le tour des chancelleries et des services secrets internationaux : l'Iran, sous pression militaire des États-Unis et d'Israël depuis fin février, pourrait lui aussi chercher refuge sous cette protection nucléaire pakistanaise. Un scénario qui placerait Islamabad dans une position inédite : offrir sa garantie nucléaire à deux rivaux absolument irréconciliables. D'un côté l'Arabie saoudite sunnite, de l'autre l'Iran chiite. Deux puissances régionales qui s'affrontent déjà par procuration au Yémen, au Liban et en Syrie. Pourtant, cette configuration géopolitiquement explosive pourrait bien devenir réalité, transformant le Pakistan en arbitre nucléaire du Moyen-Orient. Derrière cette révolution stratégique se cache une logique purement économique. Personne ne prête sa bombe nucléaire par pure sympathie. L'Arabie saoudite avait d'ailleurs financé le programme nucléaire pakistanais dans les années 80 : ce nouvel accord ressemble donc à un retour sur investissement particulièrement juteux. Pour l'Iran, les contreparties seraient différentes mais tout aussi attractives : Islamabad pourrait obtenir du gaz iranien à prix cassé ou un accès privilégié à des ports stratégiques. Si cette hypothèse se confirme, la dissuasion nucléaire cesserait d'être un simple symbole de prestige national pour devenir un véritable service commercial. Le Pakistan, longtemps perçu comme un État fragile, se muerait alors en fournisseur de sécurité incontournable du Moyen-Orient. Dans un monde où les grandes puissances se replient sur elles-mêmes, le parapluie nucléaire se privatise. Et ce n'est désormais plus Paris qui dicte la doctrine, mais Islamabad qui vend ses polices d'assurance au plus offrant. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  46. 15

    Hermès perd 14% en Bourse : les secrets d'un empire du luxe dévoilés

    Hermès. La marque de sac à main la plus désirée du monde et que personne ne peut s'offrir… ou presque. Cette semaine, l'action a perdu 14% en une seule journée. Et la raison, personne n'ose la dire tout haut : Hermès est en réalité une marque de masse. Déguisée en mythe absolu. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique vous explique pourquoi. Vous voulez un sac Hermès, un Birkin ou un Kelly ? Vous entrez en boutique et on vous dit "désolé, pas de sac aujourd'hui, revenez dans six mois, peut-être dans un an, peut-être jamais d'ailleurs". C'est précisément cette frustration organisée qui fait et qui faisait la force d'Hermès. Plus c'est inaccessible, plus on le désire, plus on le désire et plus ça vaut cher. Ce cercle magique a duré des décennies mais cette semaine, le charme a commencé à se fissurer. Les ventes du premier trimestre pour Hermès ont déçu les actionnaires : l'action Hermès a chuté de 14% en une seule séance. Mais les véritables raisons sont autres et révèlent les failles d'un modèle économique paradoxal. Car derrière l'image d'exclusivité absolue se cache une réalité bien différente. Premier secret : Hermès est une marque de masse déguisée en marque d'exception. Plus de la moitié de son chiffre d'affaires ne vient pas des sacs mythiques à plus de 10.000 euros mais de produits bien plus accessibles : ceintures, foulards, parfums, bijoux fantaisie. Le Birkin, c'est la vitrine. Mais le vrai fonds de commerce, c'est le cadeau d'anniversaire à 300, 400, 500 euros. Tant que l'économie va bien, tout le monde achète le foulard pour rêver du sac. Quand l'économie ralentit, ces achats s'évaporent les premiers. C'est exactement ce qui s'est passé ce trimestre. Deuxième secret : même les sacs iconiques montrent des signes de faiblesse. Sur le marché de l'occasion américain, le nombre de Birkin et Kelly disponibles a triplé depuis 2020. Ce qui était introuvable devient trouvable. Et quand quelque chose devient plus facile à trouver, le désir diminue mécaniquement. Ce n'est donc pas une crise Hermès isolée, c'est une crise plus large des objets de prestige extrême, traités pendant des années comme des valeurs-refuges, au même titre que l'or. Il y a pourtant un contre-exemple tout à fait éclairant. La marque italienne Brunello Cucinelli, adorée des ultra-riches, a crû de 14% au premier trimestre. Sa recette ? Rester exclusif à 100% et ne jamais chercher le volume. Son chiffre d'affaires est dix fois plus petit que celui d'Hermès. Pour grandir, Hermès a dû s'ouvrir. Pour s'ouvrir, il a fragilisé son mythe. Trop grand pour rester un mythe pur et trop exclusif pour être une vraie marque grand public. Hermès reste une machine extraordinaire : 17 milliards d'euros de vente, 40% de marge. Mais peut-on être à la fois le rêve inaccessible et le cadeau d'anniversaire raisonnable ? Peut-on vendre l'exclusivité absolue et le porte-clés assorti ? On ne peut pas tout avoir, visiblement. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  47. 14

    Est-ce que l’État belge s’enrichit quand le prix de l’essence monte ?

    Est-ce que l’État belge s’enrichit quand le prix de l’essence monte ? Beaucoup le croyaient. La réalité est bien plus compliquée et bien moins rassurante. Hier matin, la Banque nationale de Belgique a mis les points sur les i. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous dit tout. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  48. 13

    Avons-nous sacrifié la guérison du cancer pour développer ChatGPT ?

    Et si la course au chatbot, ces robots conversationnels comme ChatGPT, à qui vous pouvez poser n'importe quelle question, nous avait empêché de guérir le cancer? C'est ce qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. On attribue cette phrase à Demis Hassabis, le patron de Google DeepMind et prix Nobel de chimie. Un Nobel qui parle et qui dit ça, ça impressionne, sauf que ce n'est pas exactement ce qu'il a dit. Dans une interview publiée le 7 avril dernier, Hassabis a effectivement exprimé un regret : il aurait préféré que l'intelligence artificielle reste plus longtemps dans les laboratoires, qu'on fasse davantage de projets, par exemple comme AlphaFold, un programme qui a réussi à comprendre la forme de 200 millions de protéines. C'est important parce que pour fabriquer un médicament, il faut d'abord comprendre comment une protéine est construite. AlphaFold a fourni ce plan pour la quasi-totalité des protéines connues. 3 millions de chercheurs dans le monde s'en servent désormais tous les jours. Mais de là à dire qu'on aurait guéri le cancer sans ChatGPT, il y a un fossé. Un fossé que seuls les réseaux sociaux peuvent franchir en une phrase ou en une vidéo de 60 secondes. Parce que le vrai sujet, c'est un bête problème économique. Aujourd'hui, un ingénieur de haut niveau en intelligence artificielle peut gagner entre 500 000 et 1 million de dollars par an pour améliorer un assistant conversationnel comme ChatGPT. Et le même ingénieur, s'il choisit de travailler dans un laboratoire pharmaceutique, gagnera 3 à 4 fois moins. Effectivement, les meilleurs cerveaux vont là où l'argent est, et ça, c'est un véritable problème. Mais, attention, c'est là que le raisonnement simpliste s'effondre. Cette course aux assistants virtuels a rapporté énormément d'argent aux géants de la tech. Et cet argent va en partie dans la recherche médicale.  Demis Hassabis, lui-même, a créé une filiale qui utilise l'intelligence artificielle pour inventer de nouveaux médicaments. Cette entreprise a signé des contrats avec deux géants pharmaceutiques pour près de 3 milliards de dollars. Son premier médicament contre le cancer, entièrement conçu par l'intelligence artificielle, est entré en essai clinique cette année. On teste d'ailleurs sur de vrais patients un remède qu'aucun chercheur humain n'aurait trouvé seul. Autrement dit, l'argent des chatbots finance la recherche contre le cancer. C'est le paradoxe que personne ne veut voir parce qu'il est effectivement moins spectaculaire qu'un titre indigné sur TikTok. Oui, la répartition des talents n'est sans doute pas idéale aujourd'hui, mais le marché est en train de se corriger tout seul. Et le jour où concevoir des médicaments par IA rapportera autant que fabriquer un assistant virtuel, les ingénieurs changeront de camp ces mécaniques. Donc le vrai message de Hassabis n'est pas que l'IA nous a trahis, c'est que l'IA médicale va devenir le prochain grand marché. Et ça, c'est une excellente nouvelle pour tout le monde. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  49. 12

    Détroit d'Ormuz : de bien commun à arme économique mondiale

    "Ouvert à tous ou fermé à tous ". C'est une phrase courte. Presque évidente. Et pourtant, si Donald Trump l'avait appliquée ce matin, au détroit d'Ormuz, il aurait pu avoir le monde entier de son côté : la Chine, l'Europe, les pays du Golfe. Il ne l'a pas fait. Et maintenant il se retrouve seul, avec une guerre qui coûte de plus en plus cher, et un baril de pétrole qui vient de repasser les 100 dollars. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous en dit plus. Il y a des phrases qui semblent anodines et qui sont parfois en réalité de véritables bombes comme celle prononcée par l'ancien diplomate américain Richard Haass : "Le détroit d'Hormuz doit être ouvert à tous ou fermé à tous." Depuis ce lundi matin, la marine américaine contrôle l'entrée et la sortie du détroit. Tout navire passé par un port iranien peut donc être saisi. Washington appelle ça un "blocus" mais en économie on parle de nationalisation forcée d'une route maritime internationale. Le détroit d'Ormuz n'appartient plus à tout le monde mais à qui appartient-il désormais ? Depuis mars, Téhéran ferme, perçoit des droits de passage et fait monter les enchères et le monde entier a crié fort justement au scandale. Aujourd'hui, Washington fait exactement pareil, avec d'autres objectifs mais la même mécanique : fermer, contrôler, décider qui passe. Qui paye la facture ? La Chine qui importe 1,6 million de barils iraniens par jour, soit 15% de toute sa consommation pétrolière. Et le brut livré à Pékin tourne déjà aujourd'hui autour de 130 à 140 dollars le baril. Trump espère que cette facture forcera la Chine à pousser l'Iran à négocier. C'est stratégiquement cohérent mais 191 millions de barils iraniens sont déjà en ce moment sur des tankers en pleine mer. Selon les experts, les effets réels ne se feront sentir à Pékin que dans deux à trois mois. La Chine a le temps. Et pendant ces deux à trois mois, ce sont les marchés qui paniquent, les assureurs maritimes qui font exploser leurs primes et les prix qui montent pour tout le monde, y compris pour les électeurs américains. L'Iran attend. Sa stratégie est d'une cohérence implacable : transformer ce conflit en hémorragie économique mondiale. Si le blocus se durcit, Téhéran sortira son dernier joker, le Bab al-Mandab, au large du Yémen, un deuxième goulot d'étranglement. Si les États-Unis avaient brandi le principe "ouvert à tous, fermé à tous" comme un étendard universel, ils auraient pu rallier à leur cause la planète entière derrière eux : la Chine, l'Europe, les pays du Golfe. C'était la coalition disponible, prête à se former. Mais en imposant un blocus Washington a tout gâché. Un détroit, ce n'est pas une arme, c'est un bien commun. Et quand il devient une arme, comme c'est le cas aujourd'hui, c'est l'économie mondiale entière qui saigne. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  50. 11

    Et si demain, vous pouviez devenir milliardaire tout seul, sans employé, sans bureau, juste avec l’intelligence artificielle ?

    Imaginez un type seul chez lui, dans son salon à Los Angeles, il n'a pas de bureau, pas d'employés, pas d'investisseurs, juste un ordinateur et une carte bancaire avec 20 000 dollars dessus. Neuf mois plus tard, son entreprise génère 400 millions de dollars de chiffre d'affaires. Et elle est en route pour 1,8 milliard cette année. Comment est-ce possible? Grâce à l'IA, l'intelligence artificielle. L'homme s'appelle Mathieu Gallagher, il a 41 ans et son idée est très simple : créer un site internet où les Américains peuvent consulter un médecin en ligne et se faire livrer des médicaments contre l'obésité. Vous savez, les fameux Ozempic, Wegovi et compagnie. Rien de neuf sur le principe. Ce qui est neuf, c'est qu'il a tout fait faire par l'intelligence artificielle. Son site web a été codé par ChatGPT et par Cloud. Les publicités ont été fabriquées par des générateurs d'images et de vidéos liées à l'intelligence artificielle. Son service client, c'est un robot d'intelligence artificielle disponible jour et nuit. Quand un client veut parler à un humain, c'est un clone de la voix de Galagher qui décroche. Pas lui, mais sa copie numérique. En clair, un seul homme a fait le travail d'une entreprise de 200 personnes. Et les chiffres sont vertigineux : 300 clients le premier mois, 250 000 un an plus tard. Son concurrent direct, la société Imzenhairs, emploie 2400 salariés pour un chiffre d'affaires à peine supérieur. Sa marge bénéficiaire est trois fois plus faible que celle de la société de Gallagher. Le New York Times, qui est quand même la référence, a raconté cette histoire début avril comme une sorte de conte de fées technologique. Sam Altman, le patron d'OpenAI, la maison mère de ChatGPT, avait d'ailleurs parié que ce genre d'histoire arriverait. Il a gagné son pari. Il disait que grâce à l'intelligence artificielle, on assisterait à des entreprises fondées par une seule personne et qui feront un milliard de dollars. Il a donc gagné son pari. Attention, le conte de fées a une face différente, cachée. Car ce que le New York Times n'a pas raconté, c'est ce qu'il y a sous le capot : six semaines avant l'article, la FDA, l'autorité américaine qui contrôle les médicaments aux États-Unis, avait envoyé un avertissement officiel à la société de cette personne pour publicité mensongère. En effet, le site laissait croire que ces produits étaient validés par les autorités sanitaires. C'est faux. Pire encore, des enquêtes ont révélé que des centaines de profils de médecins qui recommandent cette société sur Facebook, sont des faux fabriqués par l'intelligence artificielle. Les photos des clients, avant et après leur perte de poids, également des faux générés par l'IA. Et une plainte collective a été déposée en Californie pour envoi massif de spam publicitaire. Vous voyez donc le problème? L'intelligence artificielle a permis à cet homme de construire un empire en quelques mois. Mais elle lui a aussi permis de fabriquer des faux médecins, de falsifier des preuves et de tromper des centaines de milliers de clients. Le tout à une échelle industrielle. Sam Altman, le patron d’OpenAI, la maison mère de ChatGPT l’avait promis. Un entrepreneur américain vient de le faire : un milliard de dollars en moins d’un an, depuis son salon. Mais attention : cette success story cache peut-être la plus grande arnaque de l’ère de l’IA. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous explique tout ça.​​​​​​​​​​​​​​​​ --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.  Merci pour votre écoute  Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.    Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock :  https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique.Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité.Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l

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