PODCAST · arts
Dessine-moi un corps
by Maurine Roy
Dans ce podcast, il est question de représentation du corps et de sexualité en histoire de l'art toutes périodes confondues.Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et sur instagram @dessinemoipodcast. Ce podcast a été écrit et réalisé par Maurine Roy, l'illustration logo réalisée par Lucie C. Toutes les musiques sont libres de droit. Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Francesca Woodman
Dans les années 70, la comète Francesca Woodman est l’une des photographes américaines les plus prolifiques de sa génération. Née en 1958, elle grandit dans un environnement artistique, ses parents étant déjà reconnus. Le père est peintre, photographe et professeur, la mère est céramiste. Le grand frère, lui, est vidéaste. Très tôt, la jeune fille pense que la valeur de la vie, « sa vie » réside dans la création artistique et elle s’y jette à corps perdus alors toute jeune ado dès l’âge de 13 ans. Son travail est marqué par l’exploration du corps comme espace de découverte, c’est à la fois son sujet principal, son outil de travail et le territoire d’une exploration intime de son identité. Sa production visuelle est tout aussi impressionnante que précoce et comprends environ 800 clichés, composé surtout d’auto-portraits et des nus. TW : sa carrière s’achève brutalement lorsqu’elle se suicide par défenestration à l’âge de 23 ans. Francesca Woodman est de ces artistes femmes que l’on n’oublie pas, une étoile fulgurante qui marque durablement le paysage de la photographie d’hier et d’aujourd’hui. Comment, si jeune et en moins de dix ans, Francesca Woodman a-t-elle pu créer une œuvre qui transcende son époque, et continue de faire échos à nos propres fragilités que l’on soit artistes ou non ?J’ai souhaité lui rendre hommage. C’est parti pour un nouvel épisode spécial vision, du corps, très bonne écoute et bonne rentrée à tous.tes ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Les Mille et un visages de Vénus
Si je vous dis Vénus ? Plein d’images vous viennent en tête et pour cause, c’est l’archétype de l’idéal féminin, du canon universel que l’on retrouve absolument partout dans notre société de consommation qui boulotte des images en continu. Moi bien sûr, c’est en histoire de l’art que son image m’intéresse. Modèle féminin, symbole d’amour, de fertilité… les symboliques sont nombreuses. Les artistes se sont engouffrés dans cette iconographie foisonnante à travers les siècles depuis la découverte de la vénus de Willendorf en Allemagne jusqu’au fameux déhanchement de Marylin Monroe, la perpétuant ainsi d’années en années, ; d’autres au contraire cherchent à la contourner, dénonçant même ce mâle gaze onmi-présent. Certains historiens d’art ont planché sur ce sujet, je pense notamment à la podcasteuse Julie Beauzac du podcast Vénus s’épilait-elle la chatte ? qui en a fait son cheval de bataille. Je vous recommande d’ailleurs vivement d’écouter son contenu. Certains historiens comme la chercheuse brésilienne Raisa Inocêncio dénonçent le fait même que la symbolique de Vénus serait conçue selon l’imaginaire masculin comme une figure fatale, sur-érotique servant aussi à marginaliser les femmes et les inférioriser. En revanche, tous s’accordent sur le fait que Vénus-Aphrodite est sans conteste la divinité la plus connue du panthéon gréco-romain. De sa naissance dans la blancheur de l’écume à son triomphe et son culte "vénusiaque", cet épisode va tenter de révéler et approfondir le plus possible les significations des variations esthétiques de la représentation de la déesse au fil du temps et des siècles. Et oui Vénus n’est pas uniquement une célèbre marque de rasoir rose pour femme, elle est tant d’autres choses et je n’aurai malheureusement pas assez d’un épisode pour tout vous montrer mais let’s go. C’est parti pour un nouvel épisode ! Bonne écoute. écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/ Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Mire Lee
Quand on regarde l’art de Mire Lee, on ressent un milliard de choses. Du dégoût, de l’incompréhension face à ce que l’on voit (est-ce de l’art ? Qu’est-ce que je regarde ?), une peur de l’inconnu ? Mais surtout, on ressent une vraie curiosité. Comment ça marche ? De quoi s’est fait ? A quoi cette oeuvre fait-elle référence ?Le corps est omniprésent dans son travail et cela se voit tout de suite. Ses installations abstraites l’évoquent dans son amalgame de forme et de matière : des masses corporelles béantes ou percées, fuyantes ou tordues, d’énormes tuyaux ressemblant à des tubes digestifs à peine capables de se maintenir ensemble.Finalement c’est assez frappant et j’en ai déjà parlé dans un épisode précédent mais nous, les êtres humains sommes constamment entouré de fluides, la sueur, les larmes, la salive, le sang, la merde. Nous sommes composés de tous ces fluides et le travail de Mire Lee s’en inspire profondément. Ayant grandi en Corée du Sud avec un père artiste et une mère qui enseignait l’art au niveau secondaire, Lee a passé la majeure partie de sa vie à Séoul et a étudié à l’université nationale des beaux-arts de Séoul, où elle a obtenu un master en sculpture. En 2018, elle a déménagé son studio à Amsterdam, après avoir été acceptée dans la résidence de la Rijksakademie, et elle vit et travaille maintenant entre Berlin et Amsterdam. J’ai vraiment voulu vous proposer une incursion dans son univers car même si je n’ai pas la prétention d’avoir fait le tour des artistes contemporains qui traitent du corps tellement il y en a ; Mire Lee par toutes ses facettes m’a profondément déroutée et j’espère qu’elle vous déroutera tout autant que moi à l’écoute de cet épisode. C’est parti pour une vision du corps très spéciale, épisode n°… bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Arthur Gillet
J’ai rencontré Arthur dans le cadre de mon travail et bon je dois dire qu’il m’a plu tout de suite. En tant que personne déjà puis à travers la générosité de son travail et de son art. Arthur Gillet est un enfant des années 80, il vit et travaille en région parisienne plus précisément à Bagnolet où il a son atelier. Diplômé de l’École des beaux-arts de Rennes, il se forme aux arts plastiques et parallèlement à la danse contemporaine au Musée de la danse. Il grandit en transition de genre, dans une famille de sourds et malentendants. Dans ses travaux, Arthur approfondit les thématiques du désir, de la construction de l’identité mais aussi de la lutte sociale et des médias ; par sa pratique assidue de la performance et du happening, il investit beaucoup les espaces publics ou institutionnels comme le Palais de Tokyo, CAC de Brétigny, Proxyco à New York et bien d’autres encore car la liste ne cesse de s’allonger… Arthur c’est un personnage et il me tarde de vous faire découvrir sa vision du corps. Allez c’est parti, bon épisode !Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Queerement vôtre !
Les représentations de l’hermaphrodisme, de l’intersexuation et de l’androgynie en art (qui sont des termes radicalement différents ne l’oublions pas) sont nombreuses et plurielles. L’un des plus anciens cas mentionnés serait la sculpture antique de l’Hermaphrodite endormi conservée au musée du Louvre au département des sculptures. Sa redécouverte au XVIIe siècle ainsi que la prise en compte de l’existence des personnes intersexes par la science au XVIIIe siècle ont fait des hermaphrodites le symbole du « beau idéal » pour l’historien de l’art Johann Winckelmann. L’androgynie, constituante de l’esthétique de l’idéal antique puis du néo‑classique du XIXe siècle, ressurgit, par le biais du travestissement chez les artistes du début du XXe siècle comme Marcel Duchamp ou Claude Cahun dont je reparlerais plus tard au cours de cet épisode. Pour m’accompagner avec moi, aujourd’hui, une invitée de renom que je suis très fière d’avoir à mon micro, Natacha Aprile, docteur en histoire de l’art moderne. Elle va nous parler de son passionnant sujet de thèse « Troublante Christine : réseaux, genre et imagerie de Christine de Suède du XVIIe siècle à nos jours » soutenu à l’EHESS et à Sorbonne Université. Bref on a bien papoté, on a parlé de Piche, de l'homoérotisme chez Caravage, de la chanteuse Dorian Electra… Je vous suggère de vous prendre une petite tasse de thé où de cappuccino au choix et mettez-vous confortablement. Merci encore Natacha pour ta douceur et ton savoir. Je vous souhaite une très bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Annegret Soltau
Longtemps considéré comme trop niche malgré son importance historique artistique, le travail d'Annegret Soltau est maintenant considéré comme l’une des positions les plus importantes dans la photographie féministe et l’art corporel. Au cours de plus de cinq décennies et face à une forte opposition, le langage visuel indépendant et radicalement féministe de cette artiste l’a établie comme une voix indispensable dans l’art contemporain.Les thèmes centraux du travail de Soltau incluent le féminisme, la politique corporelle et le défi de l’identité humaine et féminine. À cette fin, elle a développé ses propres techniques innovantes qui transcendent les frontières de la photographie—la photo-couture, le photo-repiquage et la photo-gravure et c’est précisément de cela dont nous allons abondamment parler dans cet épisode. Dans ses autoportraits, Soltau interroge les modèles féminins et met en lumière les normes sociales en visualisant des mondes émotionnels complexes, des conflits intérieurs et des états émotionnels. Depuis la fin des années 1970, elle se consacre à une exploration artistique de la grossesse et de la maternité—thèmes qui ont été sous-représentés dans l’art pendant des siècles et n’ont commencé que récemment à recevoir une attention croissante dans la société et le monde de l’art. Son travail est aussi une expression poignante du vieillissement du corps féminin et des questions de mortalité bref que des questions qui m’animent et qu’il me plaît de partager avec vous. Son travail a fait l’objet à plusieurs reprises d’une censure publique ; ses représentations s’écartent des conventions esthétiques établies et sont perçues comme provocatrices. Je pense que j’ai assez teasé à présent, c’est parti pour une incursion à travers le travail corps à corps d’Annegret Soltau. Bonne écoute !Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Be my baby
Se pencher sur la représentation du petit enfant dans l’art au fil des siècles, ce n’est pas seulement regarder l’histoire de l’art, c’est également interroger le statut de l’enfant dans la société en Occident et ailleurs. Quelle est sa place, son importance, ses droits. La représentation de l’enfant dans la peinture n’a jamais été une évidence puisqu’il n’y avait à l’origine que très peu de portraits d’enfants ordinaires. La manière dont ils sont dépeints traduit souvent des questionnements plus larges, d'ordre religieux ou politiques. Dans l’Antiquité égyptienne ou gréco-romaine même si l’on retrouve des bas reliefs représentants des jeunes enfants jouants où des scènes de tendresse avec leurs parents, la réalité était quelque peu différente. Les hommes de la famille s’octroyaient le droit de décider de leur vie ou de leur mort. L’épisode du massacre des Innocents relaté dans l'Évangile selon Matthieu en même temps que la fuite en Égypte en est un exemple criant : le meurtre de tous les enfants de moins de deux ans sur l’ordre du roi Hérode jaloux qu’on lui prenne sa place de monarque. A Rome, le pater familias, jusqu’à sa mort, a légalement un droit de vie et de mort sur ses enfants, nouveau-nés ou adultes. Cette vision rétrograde va évoluer doucement les siècles avançant.S’il y a toujours assez peu de représentations d’enfants dans la peinture du Moyen Âge, cela s’explique notamment parce que l’infans était dans la société assez mal considéré, privé du droit à la parole. Seul l’enfant Jésus faisait l’objet d’une admiration unanime, et pourtant, dans les multiples Vierge à l’Enfant qui existent, son corps ne ressemble pas à celui d’un nouveau-né. C’était d’ailleurs un sujet de fou rire sérieux avec ma bande de copines à la fac de voir tous ces bébés extrêmement laids presque des êtres surnaturels mi adulte mi enfant. On en rigole mais cela s’explique d’une part par le fait que l’enfant Jésus est moins un enfant qu’un être miraculeux et d’autre part par l’interprétation religieuse à laquelle les peintres sont soumis selon le pays où ils vivent. Ainsi, alors que les Italiens veulent que l’on devine Dieu dans l’enfant Jésus, les Flamands, eux, assument cette incarnation. Les bébés italiens ne ressemblent donc pas aux bébés flamands. Dans le même esprit, les peintres de la Renaissance européenne, dès le XIVe siècle, affirment nettement la dimension sexuelle du Christ dans les représentations. Un tournant décisif s’opère au XVIe siècle, puisque les peintres s’intéressent alors aux enfants ordinaires, et non plus seulement à Jésus, et lui offrent la première place en faisant leurs portraits. Il y eut même l’apparition de véritables stars du portrait, tel Philippe le Beau qui fut l’un des plus représenté ou alors la jeune princesse Margaret des Ménines peinte par Vélasquez. Mais quand est-ce que l’enfant a commencé à être représenté pour ce qu’il est, et non pour ce qu’il allait devenir ? En quoi est-ce plus difficile de peindre un enfant qu’un adulte ? Est-ce qu’il ne symboliserait pas la plupart du temps l’idée de l'innocence perdue ? Peint-on le corps d’un enfant comme celui d’un adulte ? Quels sont les codes ? C’est parti pour ce premier épisode de cette année 2026. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors série : Clément Courgeon
Avez-vous entendu parler de Clément Courgeon ? Il y a quelques semaines, je ne connaissais pas son nom ni n’en avait même jamais entendu parler. C’est un vrai drame car en me penchant davantage sur son travail, j’ai découvert qu’il travaillait sur ce qui me passionne à savoir les domaines de la performance et du corps. C’est parti pour une plongée dans l’univers de Clément, je vous assure que vous me remercierez. Reprenons depuis le début début. Clément est diplômé des Beaux-Arts de Paris, avec les félicitations du jury s’il vous plaît. Il vit et travaille à Pantin. Je vous la fais courte mais il a un sacré parcours : En 2022, il expose à l’occasion de la 72e édition de Jeune Création et remporte les prix de la Cabane Georgina, de la Villa Noailles et celui d’art-exprim. Il remportera également la même année le Prix Multimédia de la Fondation de France. En 2021, les Beaux-Arts de Nantes accueillait son exposition personnelle ba c’çasbot du goliard. Clément Courgeon a également effectué une résidence en 2022 à l’Institut Français de Vilnius en Lituanie et a performé pour de nombreux artistes tel que Felix Gonzalez-Torres, à la Bourse du Commerce en 2022 également.Clément Courgeon a présenté son travail lors de nombreuses expositions collectives au CNEAI, à POUSH, à la Siegfried Contemporary de Londres, à la Villa Belleville ou encore notamment à La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-Le-Sec.Bref c’est pas n’importe qui Clément Courgeon. Et son travail dans tout ça ? Ça parle de quoi ?Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Anatomie & Co
Comment comprendre qu’une appréciation esthétique soit possible dans une collection anatomique ? Comment au milieu des tumeurs en bocal, des os, des moulages de cires anatomiques ou des naturalisations peut-on trouver un réel intérêt pour ces objets à tel point même que certains artistes s’en inspirent et que l’art se mêle petit à petit à la médecine ?On ne peut nier la tradition artistique de représentation des blessures et des maladies à commencer par le nombre colossal d’oeuvres d’art chrétiennes et les reliques qui sont conservées encore aujourd’hui. On ne part pas de rien et les premières collections médicales partent de ce postulat. Qualifiés de musées des horreurs, nombreux sont les musées de collections anatomiques en Europe et en France. On pense notamment à la collection Dupuytren fermée depuis 2016, véritable musée des maladies située dans le quartier latin à Paris renfermant des merveilles pour tout scientifique ou médecin en quête de pathologies les plus uniques. La pulsion scopique morbide continue notamment au musée d’anatomie de Montpellier extrêmement connu pour ses quelques 5600 pièces composées de squelettes, momies et moulages de cire, véritable joyau médical fait pour faire avancer la science. Le lieu qui m’intéresse le plus et c’est celui sur lequel je vais sans doute plus développer dans cet épisode est le musée Fragonard situé au cœur de l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, en banlieue parisienne, l’un des plus anciens musées de France. Ce dernier présente notamment une collection d’écorchés, sortes de momies humaines et animales étonnantes sur laquelle bon nombre d’histoires circulent. J’avais déjà réalisé un épisode sorti en juin 2022 baptisé Cadavre pas si exquis ! J’évoquais le rapport à la mort, l’esthétique de la mort et de la maladie en histoire de l’art mais ici c’est véritablement l’aspect anatomique qu’il me plaît davantage de décortiquer. Ce qui se passe VRAIMENT à l’intérieur et comment les artistes l’ont perçu depuis la Renaissance et se le sont appropriés jusqu’à l’ère contemporaine. C’est parti pour un nouvel épisode qui sera je l’espère anatomiquement agréable ! Bonne écoute.Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode Rencontres Arles 2025
Coucou les ami.es, je suis de retour. Ça faisait longtemps quand même. J’espère que vous ne m’avez pas oublié. Depuis mon aventure Fridesque, la motivation, le travail qui s’accumule, la pause estivale aussi et juste… la vie m’ont complètement happée. En cette rentrée, je me suis dis qu’il était de bon ton de mettre à plat toutes mes idées car elles sont revenues à balle et de recommencer. Et on va parler photo ! Photo arlésiennes s’il vous plaît. Les Rencontres haut lieu de la photographie chaque été à Arles ont célébré cette année la diversité des cultures, des genres et des origines autour du sacre de l’année francobrésilienne 2025. La dynamique des liens familiaux et amicaux est également explorée sous le prisme culturel, politique et social.La thématique des pères absents avec les expositions de Diana Markosian et Camille Lévêque sont les deux expositions qui m’ont le plus marqué et dont j’ai décidé de vous parler aujourd’hui à travers un épisode un peu décousu mais un peu coup de coeur aussi : à savoir la quête d’un père absent, et la façon de s’en acquitter par le biais de l’image photographique. C’est la première fois que j’arrive à assister aux rencontres et encore je n’ai malheureusement pas eu le temps de tout faire faute de temps sur place.. Autant vous dire que j’étais ravie car ce sont des thématiques qui me parlent beaucoup. Présentée aux Rencontres de la photographie à Arles (espace Monoprix), l’exposition, délicate et habitée, de Diana Markosian, Father, se distingue ( à mon sens) dans la pluralité des propositions artistiques estivales, en suggérant combien la photographie documente l’absence des corps, le vide de ces corps et le silence laissé par ces corps. Je parlerais un peu plus tard dans cet épisode de Nan Goldin ma chouchoute ou encore Letuzua Bataglia qui m’ont aussi marqué à leur façon. Allez c’est parti, je vous laisse avec cet épisode un peu fouillis mais sincère, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors série : Frida Kahlo
Il faut que je vous parle je crois. Il y a quelques mois a commencé une drôle d’aventure, le genre d’aventure qui t’empêche de dormir tellement c’est excitant, qui te fait également douter de ta légitimité et qui te fait passer des heures et des heures en bibliothèque face à ton ordinateur et ton cahier. J’ai écrit un livre. Un petit de 44 pages. C’est très bizarre quand je le dis oralement mais c’est pourtant vrai. Un petit livre sur Frida, vous savez la grande Kahlo. Celle qui pourtant brisée, était aussi heureuse de vivre tant qu’elle pouvait peindre. C’est la maison d’édition Gallimard qui m’a contacté pour ce formidable projet. Nous sommes quatre dans cette nouvelle collection Pop art sortie début avril consacrée à l’oeuvre d’un ou une grand.e artiste. Hokusai par Aurélie Samuel, Van Gogh par Stéphane Lambert, Edouard Manet par Stéphane Guégan et… Frida Kahlo par moi.Au-delà du format plutôt inhabituel, les pages du livre se replient formant l’oeuvre en 3d. J’ai alors réalisé à travers cette expérience incroyable que si pendant ces 44 pages, j’ai traité l’oeuvre de Frida sous l’angle de son rapport au corps, je n’en avais décidément pas parlé dans ce podcast. C’est quand même un comble. J’ai donc décidé d’y remédier. La vision du corps chez Kahlo, c’est parti, en route pour un nouvel épisode ! Pour info, tous les livres de la collection sont disponibles en librairie quasiment partout, n’hésitez pas à vous le procurer si le coeur vous en dit, je vous laisse avec ce nouvel épisode ! Très bonne écoute.Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1Musique interludes : Spanish Guitar Song ( Latin Mexican Background Music Intro Theme), libre de droit (Pixabay)Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors série : Huguette Caland
Figure exubérante qui avait su s’affranchir des conventions que la vie lui réservait, Huguette Caland avait fait le choix de la liberté si l’on considère l’éducation stricte qu’elle a reçue et les décisions qui ont été les siennes malgré tout pour devenir l’artiste plasticienne incroyable qu’elle a été.En 1943, lorsque Huguette a 12 ans, son père devient le premier président du Liban après l’indépendance du pays. Parce qu’elle est sa fille unique, on attend d’elle qu’elle devienne l’épouse dévouée d’un Libanais. Patriarcat en veux-tu en voilà. Pourtant, elle s’obstine contre ces attentes. Non seulement elle épouse un Français, Paul Caland, neveu de l’un des rivaux de son père, dont elle portera les enfants, mais elle prend également des amants. Terrible vous m’en direz tant.À 30 ans passés, H. Caland commence à suivre des cours d’art à l’Université américaine de Beyrouth et fait un temps partie d’un milieu artistique que fréquente aussi son amie Helen Khal (1923-2009), qui fonde la galerie One à Beyrouth et expose ses œuvres, mais aussi celles d’Etel Adnan (1925-2021), de Simone Fattal (née en 1942), de Shafic Abboud (1926-2004) et de bien d’autres artistes qui deviendront les figures de proue du modernisme libanais bien connu aujourd’hui.Or, pour une quelconque raison, les toiles aux contours minutieusement cernés de noir d’Huguette ne trouvent pas leur place au Liban. Celle-ci décide alors de quitter mari, enfants et amants (prise de décision courageuse pour l’époque) afin de s’installer dans le Paris des années 70. Elle y découvre un tout autre milieu et entame sa fameuse série des Bribes de corps, qu’elle enrichira tout au long des années 1970. Ces œuvres, en quelque sorte des autoportraits, sont constituées de formes évocatrices et d’abstractions en perpétuel mouvement qui suggèrent le corps sans jamais le révéler. C’est parti pour une incursion dans l’univers voluptueux et coloré d’Huguette Caland… Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Sentez-moi cette odeur que je ne saurais voir !
Qui dit nouvelle année dit également nouveau format ? Je sais pas trop mais disons un format plus libre. C’est aussi parce que le sujet s’y prêtait. En effet, qui a -t-il de plus libre que les odeurs ? J’ai eu une discussion assez passionnante je dois dire avec Mathilde Castel sur ce sujet. Plein de sujets en fait. 1000 digressions. 36 000 anecdotes. Et des fous rires. Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est la muséologie olfactive ? Comment se positionner face à une oeuvre qui se veut olfactive ? Comment le corps et nos sens réagissent-ils ou si vous tenez absolument à savoir quelle est l’odeur chouchou de Mathilde et bien je vous invite à découvrir cet épisode assez inhabituel sur le rapport au corps dans un environnement muséal et tant d’autres choses bien sûr. Très bonne écoute et j’en profite pour vous souhaiter une douce année 2025 (olfactive bien entendu !) Allez c’est parti ! Mémo : Les 4 sens supplémentaires à la vue ouïe, gout, toucher, odorat sont : nociception (perception de la douleur proprioception (perception du corps dans l'espace/ oreille interne) - thermoception (perception du chaud et froid) - interoception (perception du corps de l'intérieur Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : L'intime de la chambre aux réseaux sociaux au MAD
Du 15 octobre 2024 au 30 mars 2025, le musée des Arts décoratifs propose une fois de plus un voyage fascinant au cœur de nos jardins secrets à travers une histoire de l’intime du xviiie siècle à nos jours. 470 œuvres, peintures et photographies, mais aussi objets d’art décoratifs, du quotidien et de design, révèlent comment l’intime a évolué depuis des siècles. De la chambre vue par Henri Cartier‐Bresson ou Nan Goldin, des lits en fer forgé du xixe siècle au lit‐clos des Frères Bouroullec, de la chaise percée à l’urinoir pour femmes, des objets de la toilette sèche à la salle de bain, de la beauté aristocratique à la consommation de masse, des livres licencieux aux sex‐toys, du walkman aux réseaux sociaux et à l’influence en passant par les outils de surveillance et de protection, l’exposition montre comment l’intime s’est imposé puis s’est profondément modifié petit à petit au cours des siècles et des pratiques. Vous n’êtes pas sans avoir si vous suivez ce podcast depuis ses débuts que j’ai consacré deux ans de mes études supérieures à rédiger un mémoire sur le voyeurisme au XVIIIe siècle. Alors ce thème de l’intime ne pouvait que me plaire et j’ai donc décidé d’y aller franco et de franchir cette frontière entre privé et publique devenue plus encore floue et poreuse aujourd’hui. C’est parti pour un nouvel épisode, je précise qu’il n’est pas en collaboration avec le musée des arts décoratifs, ce n’est que mon bon plaisir. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Benoît Piéron
Dans son univers, l’imagerie médicale se confond avec les couleurs douces et sucrées de l’enfance. Tout commence à partir de là. L’enfance et son lot de problèmes, séjours en hôpitaux qui se multiplient, de maladies en maladies. Le corps invalide reste l’un des sujets de prédilections de Benoît Piéron, l’artiste qui m’intéresse aujourd’hui dans cet épisode. Corps invalide, corps politique, corps de la résistance, corps absent aussi. C’est parti pour un nouvel épisode spécial vision du corps. Je vous souhaite à tous et toutes une douce rentrée. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Ellen Altfest
Associer la nature au nu. Revenir à l’instinct primaire. Batifoler dans les herbes. La peau devient écorce ou mousse. Le pénis devient bois ou courge. C’est par cette analogie déroutante que l’artiste Ellen Altfest en s’éloignant des normes de la peinture figurative nous embarque dans un univers extrêmement poétique. Des minis tableaux ou chaque veine, chaque ride et chaque cheveu de son sujet est enregistré topographiquement et représenté dans un hyperréalisme troublant. Dernier épisode vision du corps avant la pause estivale. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Et le jeu vidéo créa... le corps
Que ce soit sur nos téléviseurs, au cinéma ou dans nos jeux vidéo, les médias numériques véhiculent depuis leur apparition les constructions sociales du genre. Le secteur vidéoludique, plus particulièrement, est riche de ces stéréotypes et clichés ; Si bien que, considérer le jeu vidéo sous l’angle du genre est devenu un véritable objet de recherche des sciences Humaines et Sociales depuis quelques années et même d’histoire de l’art j’y viens. Entre représentations visuelles, schémas scénaristiques et gameplay codifiés, hommes et femmes sont représentés selon les mythes et idéaux d’une société en perpétuelle mutation. Du character-design aux angles de vues, nous nous pencherons aujourd’hui sur l’évolution des représentations visuelles du genre et du corps. Et vous allez voir que les jeux vidéos ont tellement plus de choses à nous apprendre en matière de corps que vous ne l’auriez jamais imaginé. Pour m'accompagner aujourd'hui d'où l'exceptionnelle durée de l'épisode, mon invitée Justine Boulanger sans qui rien n'aurait vu le jour ! C’est parti, épisode n°64, bonne écoute !
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Episode hors-série : Alina Szapocznikow
Alina SZAPOCZNIKOW fait partie de ces artistes qui exorcisent l’histoire de leur propre corps en le mettant en scène en fragments. Et quelle histoire. Comme beaucoup d’artistes polonais de sa génération, son passé est lourd d’horreurs. Son œuvre est née des cendres d’Auschwitz. De ces cendres, elle s’est inscrite dans la mouvance du surréalisme, du nouveau réalisme et même du pop art. Sa vision du corps oscille entre ressort traumatique de son passé et obsession du corps après la guerre. Long process d’une catharsis jamais vraiment guérie. C’est à travers ses sculptures incroyables que je vais tenter de vous faire découvrir l’univers onirique d’Alina. Promis j’essaierai de ne pas écorcher son nom à chaque fois. TW : Cet épisode sera peut être un peu difficile, je préfère vous prévenir si vous souhaitez attendre le prochain. Je vous souhaite une bonne écoute, épisode n°63 c’est parti ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors série : En Jeu ! au Musée Marmottan Monet
À l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le musée Marmottan Monet s’est aligné comme beaucoup d’autres musées en France et présentera du 4 avril au 1er septembre 2024, l’exposition intitulée « En jeu ! Les artistes et le sport (1870-1930) ». À cette occasion, le musée retracera l’histoire visuelle du sport entre 1870 à 1930 à travers plus d’une centaine œuvres assez incroyables provenant de collections publiques et privées d’Europe, des États-Unis et du Japon…L’occasion parfaite pour moi d’aborder quelque chose que je n’ai jamais fait, le corps sportif. J’avais déjà réalisé un épisode sur le corps en mouvement en 2021 mais là on passe à l’étape d’au-dessus. Le corps SPORTIF. Bon je n’ai jamais été très sportive. La vérité c’est que j’étais plutôt bonne dernière aux courses et la dernière qu’on choisissait dans son équipe de basket par exemple… En revanche j’ai un corps comme tout le monde et du coup bizarrement le corps sportif, ça m’intéresse de comprendre la mécanique. Cette exposition du musée Marmottan Monet nous montre comment le sport, les sports et les sportifs furent érigés en sujets de la modernité puis des avant-gardes. A la flexion des XIXe et XXe siècles, alors que Pierre de Courbertin inventait une version contemporaine des olympiades antiques, le sport connaissait une série de mutations dont les artistes prenaient la pleine mesure et s’en inspirent en tant que sujet d’art. Enjeux éthiques, modalités esthétiques du regard porté sur les sports, pratiques élitaires (équitation, voile, escrime) et pratiques plutôt archaïques (lutte, boxe, jeux de balle), significations de la figure héroïque de l’artiste en sportif, sacré programme ! A vos muscles, épisode n°62, prêt partez ! Je vous souhaite une bonne écoute !Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Floryan Varennes
On peut-être à la fois artiste et chercheur. Celui qui combine les deux pour ainsi dire à la perfection, c’est Floryan Varennes. Je me suis intéressé à son travail peu après sa sortie de l'Ecole Supérieure d'Art de Toulon et en tombant sur sa page Instagram, j’ai eu tort de ne pas m’y intéresser avant. Le fruit de ses réflexions et recherches balaient tour à tour l’histoire médiévale à la sauce fantasy et l’univers pourtant assez peu chatoyant au premier abord du médical. Il s’intéresse également à la sociologie de la mode et celle du genre. Il n’en fallait pas plus pour moi, j’ai donc décidé de lui consacrer un épisode spécial vision du corps. C’est parti, épisode n°61, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série Alberto Giacometti / Ali Cherri : Envisagement à l’Institut Giacometti
Je n’attendais qu’un prétexte pour vous reparler de Giacometti et il m’a été servi sur un plateau. En plus avec un guest de choix avec qui l’Institut Giacometti a eu l’idée géniale de collaborer Ali Cherri, plasticien et vidéaste libanais, lauréat d’un Lion d’argent à la Biennale de Venise en 2022. En-visage-ment Le titre déjà me plaît et nous confronte tout de suite à cet intérêt particulier pour la représentation de la tête humaine. L’artiste explore la notion d’« envisagement », terme faisant à la fois référence à l’action d’envisager quelque chose, mais également à l’évocation du visage, si on déconstruit le titre. Ce double sens choisi par Ali Cherri trouve un écho particulièrement marquant dans les sculptures et les peintures de Giacometti où la face humaine est au centre même de son travail. Ce dialogue entre l’ancien et le contemporain mettra en lumière des nouvelles créations d’Ali Cherri conçues spécialement pour l’exposition, pour la plupart d’entre elles. Ces oeuvres inédites ont été choisies tout exprès en relation avec la très riche collection de peintures, sculptures et dessins de l’Institut Giacometti, C’est parti pour une incursion au sein de la vision du corps de deux artistes qui se ressemblent beaucoup plus qu’ils n’en ont l’air ! Cet épisode n°60 est en collaboration avec l’Institut Giacometti. Merci encore à eux. Je vous souhaite une très bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Enfer et carnation(s)
Emprunté de l’italien incarnato, mot dérivé de carne (« chair »). Couleur de la chair, rouge rose clair. Couleur intermédiaire entre la couleur de cerise et celle de la rose. Le problème dans toute représentation réaliste humaine est la facture de l’incarnat, de cette couleur aux mille nuances qui recrée la vie dans l’espace de l’oeuvre. Problème soulevé également car comme tout un chacun le sait, nous ne sommes pas tous de la même couleur de peau. L’histoire des arts a subi bon nombre de tentatives et de techniques afin de peindre la vie et de la rendre la plus réelle et palpable possible. Et ce n’est pas chose facile. Comment rendre possible TOUTES les nuances de représentations de la chair ? Certains s’y sont essayé avec un glacis, la technique du sfumato ou du clair-obscur, d’autres en insufflant du bleu et du vert pour faire apparaître les circuits veineux sous la peau. D’autres ont radicalement pris un contre-pied en adoptant une couleur opposée comme les fauvistes. C’est un sujet finalement universel je trouve que nous abordons en cette nouvelle année 2024. Un sujet dans lequel j’espère chacun se reconnaîtra. En plus, vous verrez je ne suis pas toute seule dans cet épisode, j’ai une invitée de choix. Je n’en dis pas plus. Je vous souhaite une bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série MEP : Viviane Sassen – Phosphor Art & Fashion 1990-2023
Couleurs. Contrastes. Lumière. Politique. Identitaire. Corporel. Viviane Sassen réunit tous ces mots et bien d’autres encore. Artiste néerlandaise, j’avoue l’avoir croisée pour la première fois à la page 194 exactement d’un de mes livres favoris Corps en photographie aux éditions Mercator. Reconnue internationalement tant pour sa pratique artistique qui fait dialoguer la photographie, la peinture, le collage et l’installation, que pour ses travaux de mode, je suis tombée très vite amoureuse de son travail. Amoureuse oui oui. J’avais déjà envisagé de dédier un de mes épisodes à l’oeuvre de Viviane Sassen mais quand j’ai vu que la MEP lui consacrait une grande rétrospective cet automne, je me suis dis que c’était un signe donc je me suis lancé. Trente années de création : de ses photographies de jeunesse, montrées ici pour la première fois, à ses travaux les plus récents. C’était à ne pas louper. Cet épisode en collaboration avec la Maison européenne de la photographie pour la deuxième fois va vous régaler. Merci encore à la MEP. Episode n°58, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Fluides à tout va !
« La barbe au ciel, et la mémoire sur mon dos, le pinceau toujours devant les yeux, gouttant, fait de moi un riche pavement. Les reins me sont restés dans la panse, et le cul par contrepoids s’est fait croupe, et les pieds sans les yeux avancent en vain. » Extrait du poème de Michel-Ange consacré à son travail sur le chantier de la voûte de la chapelle Sixtine, décrivant comment la peinture lui coule sur le visage… Comme le dit très bien Frédéric Cousinié, auteur de l’ouvrage Esthétique des fluides sur lequel je me suis appuyé pour écrire cet épisode, il faut distinguer les fluides que l’on utilise comme matériaux à part entière. Et la représentation de ces « faux » fluides que l’on utilise comme subterfuges pour donner l’illusion de ces fameux fluides… Est-ce que vous me suivez toujours ? La nuance est à bien prendre en compte. En écrivant cet épisode, je ne m’étais pas rendue compte de l’océan dans lequel je foutais les pieds. L’histoire des fluides est tout simplement passionnante et nécessite plus d’une heure d’épisode, voir un séminaire ou colloque entier. C’est pour ça que je vais uniquement comme d’habitude vous entrouvrir une fenêtre afin de vous donner envie d’en savoir plus, une sorte de vulgarisation scientifique comme un très bon ami m’a dit récemment. Et je suis plutôt d’accord avec cette définition. Maintenant pour planter le décor, on va parler de trucs très ragoûtants mais diablement intéressants : sang, urine, larme, lait maternel, sueur, sperme… allez c’est parti, épisode n°57, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Territoires de visages et de corps : épisode hors série - exposition Corps à corps Centre Pompidou
La photographie fait partie de ces arts qui nous parlent plus que d’autres. Plus accessibles sûrement. Comme si la photographie était capable de traverser notre âme et montrer intimement notre rapport à l’autre. Ce n’est pas la première fois que je dédie un épisode au médium de la photo et sûrement pas la dernière, non plus. Mais celui-ci a de spécial qu’il rassemble deux collections photographiques assez exceptionnelles. Celle du musée national d’art moderne - Centre Pompidou et celle du collectionneur français Marin Karmitz. En plus, elle a un chouette nom qui ne pouvait que me parler « Corps à corps ». Un regard inédit entre quelques cent vingts photographes qui donnent à voir des interprétations de la figure humaine aux XXème et XXIème siècle. Je précise que cet épisode n’est pas en collaboration ni partenariat avec le centre Pompidou mais résulte de mon simple enthousiasme après avoir visité cette exposition il y a quelques semaines. Pardon pour la prononciation de certains noms, j’ai fait de mon mieux. C’est parti pour parler photographie… Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Dessinons nos corps...
Bonjour à tous.tes, ça fait longtemps.... Je suis trop contente de vous retrouver après cette pause estivale. Aujourd’hui un épisode un petit peu spécial puisque je ne suis pas toute seule… Je suis entourée de deux auditrices. Andréa et Léna. C’était super chouette de pouvoir échanger autour du corps et de l’histoire des arts. Si je devais qualifier cet épisode, je dirais qu’il est à la fois doux et drôle. C’était important pour moi de questionner deux voix anonymes sur leur vision du corps, sur mon podcast, de se mouiller un peu quoi. Je suis vraiment super contente de cette expérience, et j’espère que vous le serez aussi en écoutant cet épisode plus long que d’habitude, peut être un peu plus décousu aussi mais c’est le jeu. Bonne écoute ! Et ah je précise que pour une raison qui n’est pas de mon fait, cet épisode ne mentionne quasiment aucune oeuvre ou artiste masculin. Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Frida Orupabo
J’ai découvert cette artiste lors des rencontres d’Arles en 2022. Et ça détonnait. Elle détonnait. On est très souvent habitué à voir de la photographie, vous me direz normal, c’est le thème des rencontres d’Arles oui mais Frida c’est plus que ça. C’est de la photo, mais aussi du découpage, du collage, de l’assemblage, du numérique c’est tout ça à la fois. En plus de tout ce package impressionnant, Frida est aussi sociologue. Rien que ça. Le corps en toile de fond et rien qu’avec tout ça, j’étais obligée de vous parler d’elle dans ce court épisode spécial vision du corps. C’est parti, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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La bonne chair
Vous allez vous dire que je vais un peu loin, que parfois je sèche sur les sujets d’épisode et que décidément vous ne voyez pas le lien. Et pourtant. La nourriture est ce que j’aime presque le plus au monde après mes proches et mon chat. C’est dire. On ne se rends pas compte mais la nourriture est onmiprésente de notre quotidien et elle inonde les siècles en histoire de l’art. On la retrouve dans les scènes de banquets, de cuisines, les natures mortes en tous genres. La nourriture est politique comme le corps est politique. Raccourci pour vous annoncer que cet épisode sera consacré aux rapports entre le corps et la nourriture en histoire de l’art. Entre injonction, sexualisation des corps et consumérisme, c’est parti pour un tout nouvel épisode ! Bon appétit ! Ou pas. Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Evelyne Axell
Elle est Belge. Née à Namur en 1935 dans une famille plutôt très bourgeoise et plutôt très catho. Formée à la céramique à l’Ecole des Beaux-Arts de Namur puis à la comédie au Conservatoire d’Art Dramatique de Bruxelles. Une carrière de comédienne, une expérience comme speakerine à la télévision. En 1963, BAM ! Elle plaque tout pour se consacrer à la peinture. Je vais vous parler de Evelyne Axell. Une personnalité haute en couleurs et en convictions qu’il me tardait de vous faire découvrir ou redécouvrir je ne sais pas. Episode spécial vision du corps c’est parti, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Cheveux & Poils au MAD
Je sais, je sais… vous allez vous dire que je radote. Mais comment ne pas faire un épisode sur cette thématique qui me passionne ? Qu’on se le dise, je ne suis pas la seule, et si le musée des arts décoratifs a décidé de consacrer sa nouvelle exposition sur le cheveu et le poil, c’est bien parce que le sujet est DIABLEMENT intéressant ! Au tout début de ce podcast, j’ai réalisé un épisode sur le poil, la pilosité dans la culture occidentale principalement. J’avais eu beaucoup de retour positifs sur cette thématique « Du poil au pinceau ! » et puis j’avais continué avec un épisode focus sur la symbolique du cheveu en histoire de l’art. Cette exposition au musée des arts décoratifs est vraiment une réussite tant sur le propos que sur le rendu car elle balaie des siècles de constructions des apparences. À la frontière entre la mode et la représentation du corps, le sujet ne laisse personne indifférent. C’est parti, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Le ventre
Nombril, je t’aime, astre du ventre. Œil blanc dans le marbre sculpté, Et que l’Amour a mis au centre Du sanctuaire où seul il entre, Comme un cachet de volupté. Théophile Gautier, Poésies libertines Le nombril donc le ventre. Dans la mythologie chinoise et indienne, le ventre est considéré comme le siège de l'âme. C'est aussi là où naît la vie. Comme l'a écrit Victor Hugo, "le cerveau a la pensée, le coeur a l'amour, le ventre a la paternité et la maternité". Même dans la Bible, son rôle est très symbolique. Jonas n'est-il pas resté prisonnier dans le ventre d'une baleine pendant trois jours avant d'être relâché et pardonné par Dieu? A notre époque, la société en est même complètement obsédée. Obsession aussi en histoire de l’art liée à la représentation de la grossesse par exemple ou bien le statut social défini par le nombre de bourrelets. Nous verrons dans cet épisode que le corps humain et ses métamorphoses nous donne à voir bien plus d’un simple bedon. Episode n°50, c’est parti, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Le pénis
« Pourquoi les statues antiques ont-elles un petit zizi ? » On a TOUS.TES posé cette question. Je vous vois tous.tes là. Vous riez sous cape. N’empêche que, la réponse à cette question n’a pas toujours été évidente. De même que la représentation du sexe masculin à travers les siècles en histoire de l’art. Allez c’est parti, focus sur peut être la partie du corps la plus controversée… c’est parti, épisode n°49 bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Le dos
Dos au mur / Faire le dos rond / En avoir plein le dos / Se mettre quelqu’un à dos / Ne rien avoir sur le dos / Froid dans le dos / Avoir bon dos / Renvoyer dos à dos. Aaaaaah le dos… Surface plane sans organe sexuel, le dos joue de ses lignes, dans les courbes de sa féminité, de la cambrure des reins au déhanché d’un corps. On le dit sensuel, presque érotique, partie du corps qui suggère sans montrer. Tout le monde se souvient (du moins les anciens) du film Le grand Blond avec une chaussure noire et cette scène culte du dos dénudé de Mireille D’arc vêtue d’une robe noire s’arrêtant juste au-dessus des fesses. La plus belle chute de reins du cinéma français entre autres. En littérature, chez Balzac, on trouve cette citation célèbre dans « le Lys dans la vallée « Je fus pétrifié par un regard animé d’une sainte colère, par une tête sublime couronnée d’un diadème de cheveux cendrés, en harmonie avec ce dos d’amour. » Dos d’amour, c’est beau non ? Evidemment le dos fait partie des postures favorites en histoire des arts, toutes disciplines confondues. Vous serez même surpris je pense. Allez c’est parti pour ce tout premier épisode la série spéciale parties du corps qui entame sa troisième session (ohlalala déjà), bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série Fondation Pernod-Ricard : Katinka Bock
L’apparition implique une disparition. C’est vraiment comme ça que j’aimerai débuter cet épisode. Par cette phrase prononcée par l’artiste sculptrice plasticienne invitée à la fondation Pernod Ricard, Katinka Bock, du 14 février au 29 avril prochain. L’apparition des corps mais aussi la disparition de ces mêmes corps. On est plutôt habitué à la voir oeuvrer dans le domaine de la sculpture. Et pourtant c’est dommage de s’en priver car son travail dans la photographie est vraiment essentiel. Merci à la fondation Pernod Ricard d’avoir permis la collaboration de cet épisode. En avant pour en apprendre un peu plus sur la vision si particulière du corps en photo chez Katinka Bock… Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Les symphonies du corps dans l'Art Brut
Si je vous dis art brut… ça vous évoque quoi vous ? Si vous avez suivi des études d’histoire de l’art, sans doute vaguement quelque chose. C’est vrai que ça sonne drôle comme appellation. Et pourtant rien de plus touchant et universel que l’art brut quand on y réfléchit. On doit ce terme à Jean Dubuffet, inventeur du concept d’art brut en 1945. Par cette appellation, il désigne des artistes autodidactes n’ayant aucune éducation intellectuelle ou artistique. Ce sont en général des patients suivis en psychiatrie,, des marginaux, des laissés pour comptes. Les œuvres illustrent leur état mental, souvent fragile et leurs manières uniques de percevoir le monde. Mais à vrai dire, y-a-t-il vraiment un concept « art brut » à proprement parler ? Dubuffet choisissait l’art brut pour provoquer, bousculer voire déranger autrui, mais aussi pour réfléchir. Il a questionné ainsi la notion d’œuvre d’art : faut-il nécessairement qu’elle soit faite par un artiste qui a suivi une formation ou qui vient d’un milieu académique et artistique ? Je vous laisse trouver la réponse. « L’art des fous » ou « art psychopathologique », mais aussi « l’art médiumnique » tant prisé par les surréalistes, et enfin « l’art de marginaux ». Tant d’appellations pour qualifier au final ceux qui ont des histoires à raconter, des obsessions intimes à assouvir ou bien encore des choses à régler avec eux-mêmes. Ce sont surtout des gens libres qui ne créent pas pour les autres donc sans souci de produire, des artistes universels qui parlent au monde et c’est pourquoi il me tenait à coeur d’en parler dans le podcast parce qu’au final je ne me suis jamais vraiment penché sur eux, à tort. Ces œuvres d’artistes d’art brut constituent des « luttes » que le créateur mène avec sa propre image et son vécu propre. Pour certains d’entre eux, le corps est le refuge d’une intimité plus que complexe ; pour d’autres, une prison à fuir, un carcan à briser, ou encore le terreau d’énergies à libérer et à transformer. Bref le corps est central et c’est ce que nous allons tenter de voir à travers quelques exemples. TW : Je ne compte pas aborder l’aspect médical ou pathologique dans cet épisode car je ne suis pas assez qualifiée pour en parler mais vous pourrez vous renseigner par vous-même via la bibliographie toujours utile que je vous concocte en fin d’épisode. Allez c’est parti, épisode n°46, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Philip Pearlstein
Réaliste et radical, c’est ainsi qu’il est connu. Philip Pearlstein né en 1924 à Pittsburgh en Pennsylvanie est de ceux dont on entend peu parler. Je l’ai découvert dans le l’ouvrage quasiment biblique pour moi de Frances Borzello "The Naked Nude". Et croyez-moi, cela vaut le détour. Philip est l’un de ceux qui font du figuratif dans le mouvement montant de l’abstraction dans les années 70 à New York. A contre courant de tout le monde quasiment, depuis le début des années 1960, il entreprend un travail figuratif singulier dédié à la peinture de nus monumentaux. Sa vision du corps est importante car elle rejoint celle d’Alice Neel par exemple ou Alex Katz. C’est un artiste disparu il y a peu dont j’aimerai vous parler et aussi rendre hommage à son travail. Go dans l’univers de Philip Pearlstein, épisode n°45, c’est parti, je vous souhaite une bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Body Language
Cet épisode est un complément à celui sur les émotions que vous pouvez réécouter à tout moment sur les plateformes d’écoutes habituelles. Chaque fois qu'un artiste représente un sujet humain, une décision doit être prise sur la posture de la figure. Le sujet sera-t-il debout, assis ou allongé ? Sera t-il en train de sourire, crier ou au contraire, sera t-il de marbre ? Est-ce qu’il fera un câlin à un autre personnage ou au contraire courir dans tous les sens ? Y-aura-il un signe symbolique quelconque ? L’étude minutieuse du langage corporel affiché dans les œuvres d'art révèle des traditions et des conventions inhabituelles et nous en dit long sur l'évolution des attitudes et des coutumes sociales à travers l’histoire et l’histoire des arts. Il offre une nouvelle façon passionnante de voir l’art, d’analyser les oeuvres. Même les oeuvres les plus familières sont soudainement vues sous un jour nouveau. Je vais d’ailleurs choisir des exemples spécifiques pour cela à travers l’épisode. En bonus, j’aurai le plaisir d’avoir pour invitée Fiona Marty. Fiona est comédienne et elle a pratiqué l’effeuillage burlesque. Son corps est son outil de travail et sa manière de communiquer. Je suis très fière de l’avoir avec elle dans cet épisode. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Quand l'architecture devient corps
Si le corps humain (à vrai dire le corps masculin) est vu comme référence et modèle dans le De Architectura de Vitruve, ce n’est pas pour rien. Vitruve avant le Corbusier ont compris l’importance du corps en architecture et les liens forts existants entre eux. Je ne savais pas vraiment si faire un épisode sur ce sujet allait me plaire surtout vous plaire. Et puis, j’ai réfléchi et je me suis dis que oui, sans doute poussé par mes copains archi, c’était la parfaite occasion de vous en parler. Je me souviens de mes cours d’histoire de l’architecture à ma fac d’histoire de l’art. A aucun moment, mes professeurs ont questionné cette question du corps. Le premier geste de l’espace architectural est pourtant d’accueillir nos corps humains. En leur offrant un espace à habiter, il leur permet de s’abriter, de se mouvoir et de se rencontrer. Si on pénètre dans une pièce, on en modifie l’atmosphère, l’espace architectural provoque en retour des sensations corporelles : les murs qui nous entourent, nous orientent ou nous frôlent, résonnent avec nos mouvements. Les êtres humains et l’architecture s’affectent l’un et l’autre. Nombreux sont les architectes qui interrogent ce dialogue car, renouveler et penser l’espace nécessite de reconsidérer le corps humain autrement. L’étude des relations entre le corps et l’espace est très intéressante. Je vais donc essayer très modestement de vous en parler à travers plusieurs exemples. Ne vous inquiétez pas, on va parler de corps tout de même.. Bonne écoute !Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Joan Semmel
La plupart de ses œuvres traitent de thèmes liés à la sexualité, au corps, à l'intimité et à l'exploration de soi, à la fois physiquement et psychologiquement. Joan Semmel. Une artiste comme il en existe tant d’autres, qui va subir comme tant d’autres avant et après elle, la censure. Une artiste aussi qui qualifie ses oeuvres érotiques de « peintures de braise » avant de réaliser des autoportraits en contreplongée sans jamais dévoiler son visage. J’aime le travail de Joan pour un milliard de choses je crois. Pour ses couleurs, pour son audace, pour son militantisme, pour sa vision du corps. Tiens ça tombe bien, on est là pour parler de corps. Allez c’est parti, épisode n°42, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série musée Maillol : Ceci n'est pas un corps !
Si ce titre vous évoque Magritte et son fameux tableau La trahison des images, c’est normal, c’est le but recherché ! L’exposition Hyperréalisme - Ceci n’est pas un corps n’en est pas à son premier coup d’essai. Elle a voyagé déjà à Bilbao, Camberra, Rotterdam, Liège, Bruxelles ou plus récemment Lyon. Visible au Musée Maillol à Paris à partir du 8 septembre 2022 jusqu’au 5 mars 2023, cette exposition exprime bien l’idée que plus on cherche à se saisir du réel, plus il s’éloigne en quelque sorte. Avec un titre pareil, on s’attend bien évidemment à parler de représentation du corps. Vous me direz, quoi de plus normal pour un podcast autour du corps ? Et bah figurez-vous que c’est bien plus que ça. Cette thématique est tout à fait nouvelle pour moi car la sculpture hyperréaliste a toujours été un grand abîme inconnu. Je n’en ai jamais entendu parler dans mes études d’histoire de l’art, vaguement en cours de photo. Déja qu’est-ce que c’est au juste ? Comme son nom l’indique, la sculpture hyperréaliste cherche à imiter les formes, les contours et les textures du corps humain afin d’en offrir une illusion parfaite. La précision technique mise au service de la reproduction fidèle du moindre détail, donne le sentiment de se trouver en présence d’une réplique exacte de la réalité. Comme tout grand courant/tendance artistique, l’hyperréalisme tend un miroir, dans lequel se reflète notre époque. En se retrouvant face à ses oeuvres, on se sent à la fois dérouté, dérangé, saisi parfois angoissé ou amusé. C’est parti pour une incursion au sein de l’exposition Hyperréalisme - Ceci n’est pas un corps. Cet épisode a été réalisé avec la collaboration du musée Maillol et l’agence C la Vie. Merci encore à eux. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série MEP : Photographies de l'intime - exposition
Faire oeuvre de son intimité. Prendre en photo celui ou celle avec qui on partage sa vie. Voire une nuit. Ou deux. Capturer les moments heureux, de fulgurances, de jouissances mais aussi les moments plus durs, ceux qui vous blessent et vous laissent une marque indélébile. Des corps partout mis en situation. Des corps qui aiment, qui se dévoilent sous le regard et l’objectif. C’est autour de cette thématique de l’intime que la MEP - Maison Européenne de la Photographie à Paris a choisi ces derniers mois de consacrer une exposition. Conçue en deux parties, comme une compilation musicale offerte à un partenaire, la première série de photos date des années 50 aux années 2000. Puis on passe aux images des années 2000 à nos jours. S’inspirant de la Ballade de Nan Goldin, « The Ballad of Sexual Dependency », on est transporté dans une multitude de corps aussi différents que les histoires qui s’y rattachent. Je vous propose une incursion dans l’exposition afin de parler d’intimité et de représentation du corps à travers quelques figures d’artistes présents dans l’exposition. Cet épisode a été réalisé avec la collaboration de la MEP, merci encore à eux. Épisode n°40, c'est parti, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Marlène Dumas
Je ne pouvais décemment pas ne pas faire un épisode sur Marlène Dumas, pilier de la scène contemporaine actuelle. Depuis plus de 35 ans, cette artiste interroge les interprétations du public à savoir nous, en confrontant le corps à des formes obscures de désir, des situations perverses qui nous interrogent, nous, spectateurs. Le corps s’y dévoile, et prend le pouvoir : charnel, inquiétant, vulnérable, mortel et impulsif. J’espère que sa vision singulière du corps vous plaira. TW : Les propos que vous allez entendre ou les visuels sont susceptibles d’heurter certains d’entre vous. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Cadavre pas si exquis !
Si notre rapport à la mort, à la maladie demeure difficile voir tabou parfois dans la plupart des sociétés occidentales, on observe néanmoins une visibilité démultipliée de ces thèmes dans les domaines de la création et du divertissement (au cinéma, théâtre notamment). On peut compter sur le bout des doigts le nombre de films où il n’y a aucun décès, meurtre ou massacre sauvage. Pourquoi une telle fascination car on peut bien employer ce mot pour évoquer la mort, la souffrance ? De ce point de vue, l’art contemporain est comme souvent le plus avancé. En effet, si la mort et la maladie ont toujours fait figure de thèmes récurrents dans l’histoire de l’art et ses différents courants, les dernières décennies montrent que la récurrence est devenue omniprésence, et surtout qu’un certain nombre de paliers ont été franchis depuis l’Antiquité sur ce rapport au corps souffrant, malade qui devient in extenso corps mort. Si l'on accorde à Freud que la mort est irreprésentable, les artistes cherchent pourtant à lui donner corps, voire un visage, afin de l'affronter, voire de s'en extraire par l'immortalité de leurs propres oeuvres. Et l’on assiste bien souvent à un drôle d’antagonisme entre la bestialité de la mort, sa déshumanisation même et une certaine esthétique voire beauté autour de ce thème. Essayons de décortiquer le corps dans tous ses états, bonne écoute ! TW : Je tiens à préciser que cet épisode peut être difficile à écouter car il parle de mort, de maladie, de mutilations etc. Donc si vous préférez attendre l’épisode suivant, c’est vous qui voyez. De même les visuels présentés ici sont choisis de façon à ne choquer personne car j’ai conscience que cela peut heurter les âmes sensibles. Si vous souhaitez retrouver une oeuvre, je vous invite à chercher vous-même sur internet ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Kiki Smith
"Le corps est notre dénominateur commun et la scène de notre désir et de notre souffrance. Je veux exprimer par lui qui nous sommes, comment nous vivons et nous mourons." Si je devais résumer grossièrement son oeuvre, ce serait ainsi : ses sculptures montrent ce que l’oeil humain ne peut pas voir : des orifices, des organes… Elle puise dans les tréfonds de la matière, dissèque au scalpel nos entrailles pour découvrir ce qui se niche véritablement à l’intérieur de nous-mêmes. Toujours sous couvert de revendication politique. Son art ébranle les représentations érotiques traditionnelles de la femme par les artistes masculins. En exposant souvent le système biologique interne de la femme, Kiki Smith montre de manière indicible ce qui est caché. C'est parti pour un nouvel épisode spécial vision du corps, bonne écoute ! TW : Certains visuels et le contenu audio de cet épisode peuvent choquer aussi je préfère prévenir pour ceux qui préfèrent attendre le prochain épisode et se préserver. Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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À corps et à cris !
«Ce que cache mon langage, mon corps le dit », soulignait Roland Barthes.” Cette citation nous montre combien notre corps est parfois bien plus efficace que les mots. Combien, nous sommes nourris dans notre quotidien, dans notre travail par les émotions et les sentiments qui nous habitent. Qui n’a jamais dansé seul dans son salon comme Hugh Grant dans Love Actually ? Qui n’a jamais eu une boule dans la gorge en regardant un film badant ou une actualité atroce ? Qui ne s’est jamais surpris à sourire spontanément ? Notre corps et nos émotions ne font qu’un. L’art suscite aussi ce genre de choses. En effet une œuvre d’art ne peut être conçue, réalisée et exposée qu’avec ce que ressent l’artiste qui transmet un message. Cette même œuvre d’art suscite des choses à ceux qui la contemple avec une interprétation, une intensité et une relation affective propre à chacun. Mon but à travers cet épisode est de mieux comprendre le rôle que les arts peuvent jouer, à la fois dans la construction, dans la conception et dans la communication de certaines émotions. Comment traduire plastiquement une émotion, un sentiment ? Comment un corps peut-il nous renseigner sur ce qu’il ressent ? C’est parti pour un épisode qui j’espère vous donnera matière à réfléchir ! Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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La vulve
Une vulve. Oui c’est bien de ça dont on va parler dans cet épisode. V.U.L.V.E Un mot qui agite tant de débats aujourd’hui. Alors que l'omniprésence du phallus prévaut dans les espaces publics (graffiti dans la rue, en amphi, toilettes de bars et j’en passe...), le sexe féminin est aujourd’hui encore tabou : cela semble toujours dérangeant de le montrer. Et cela paraît incroyable puisque le motif vulvaire a pourtant un grand rôle à jouer dans notre société. Qu’on l’appelle au choix zézette, chatte, abricot, moule, minou ou à tort vagin, la vulve reste un élément très important dans l’iconographie depuis l’Antiquité et d’autant plus sur la scène contemporaine. Entre pudeur, affirmation de soi et rôle politique, c’est parti, bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Les fesses
Le popotin, la croupe, le cul, l’arrière-train, le fessard (ou fesse art ?), le pétard, la lune, le valseur, les hémisphères, le joufflu, le prose, les miches, les noix, le panier, la nache, le séant ! Tant de mots pour désigner le « fondement » de notre humanité ! La fesse, objet de fascination et de désir, de dégoût et de tabou, tour à tour exposée ou refoulée, a une longue histoire culturelle qui n’a certainement pas attendu la famille Kardashian pour devenir célèbre. C’est parti pour un fesse à face ou fesse art bref vous avez compris ! Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Les pieds
L’être humain entretient un rapport ambigu avec ses pieds : bien qu’essentielle à sa mobilité, cette partie du corps est souvent méprisée, moquée, maltraitée, sans doute parce que la moins jolie de toutes si je puis dire, la moins visible ou encore la moins attractive. Certains bien au contraire l’adorent allant jusqu’au fétichisme. Les pieds ont donc naturellement intéressé les artistes : pour ces quelques raisons symboliques, pour les épisodes culturels ou cultuels nés de ces symboles (le lavement des pieds, le baisement des pieds que nous allons étudier plus tard dans l’épisode), mais également pour leur simple représentation car les pieds relèvent en soi d’une prouesse artistique tant il est difficile de les figurer ou les sculpter. C’est parti pour ce nouvel épisode spécial pieds (ne m’en voulez pas, c’est vous qui avez voté !), Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Les cheveux
Et oui ça y est, ils sont de retour les minis épisodes spécial parties du corps. Avouez, ça vous avait manqué. Souvent suspecte, vu comme primitive, sauvage et profondément sexuelle quand elle est lâchée, la chevelure féminine pose question et alimente le fantasme dans tous les domaines artistiques. Evidemment ce n’est pas la même chose pour la chevelure masculine beaucoup moins sujet à controverse ou vu comme objet de convoitise sauf à quelques rares exceptions bien entendu. Peu importe sa nature, ou sa couleur, la symbolique du cheveu reste prégnante en histoire de l’art quelque soit les époques. C’est parti pour ce tout nouvel épisode capillairement intéressant je l’espère, Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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Episode hors-série : Jenny Saville
On va parler d’une artiste qui ne s’intéresse ni au corps de la femme ni au corps de l’homme à proprement parler mais à la corporéité en général. C’est le corps dans son ensemble qui l’intéresse. Observatrice de la société dans laquelle elle évolue et enracinée dans la figuration, Jenny Saville artiste britannique, est créatrice d’images. Même si au départ, elle adore l’abstraction comme Pollock ou de Kooning, (c’est comme ça qu’elle a appris à peindre d’ailleurs), pour elle, tout passe par la figuration, des corps vrais, réalistes, des corps qui ne mentent pas. Plongée dans l’univers incroyable de cette femme peintre et SA vision du corps. TW : J’emploie le terme « gros » ou « grosse » plutôt qu’« obèse » puisque ce dernier est imposé par le champ médical et qu’il tend donc à pathologiser la grosseur. Bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
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ABOUT THIS SHOW
Dans ce podcast, il est question de représentation du corps et de sexualité en histoire de l'art toutes périodes confondues.Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et sur instagram @dessinemoipodcast. Ce podcast a été écrit et réalisé par Maurine Roy, l'illustration logo réalisée par Lucie C. Toutes les musiques sont libres de droit. Tous droits réservés.
HOSTED BY
Maurine Roy
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