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PODCAST · society

En colère

Vous saviez que les féministes pouvaient être drôles et en colère à la fois ? MAIS NOOON ? MAIS SIIIIIII ! Chaque vendredi, j'analyse un sujet qui a été modelé par le patriarcat : actualité, sexualité, politique, environnement, santé mentale… Comment en est-on arrivé·e·s là ? Je râle fort, surtout avec une bonne dose d’humour, dans des récits ou des interviews de qualitééééé.

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  1. 81

    Soirée du podcast live Ft. Laurane (Origines du patriarcat, liberté féminine et confiance en soi)

    Pour toustes celleux qui n'ont pas pu assister à l'événement de jeudi dernier à Mezzanine Pigalle, et bien voici le replay entier de la soirée. Au programme : - Écoutez le prochain single "Je sens que demain" de Collëtte qui sortira le 11 septembre. - La première moitié du podcast dans laquelle j'aborde le drama autour de The Wizard Liz et pourquoi faut-il toujours s'effacer lorsqu'on est une femme et surtout se sacrifier quand on est une mère ? Pour ça je me replonge dans le livre "Le mythe de la virilité" d'Olivia Gazalé qui parle des origines du patriarcat, des complexes originels des hommes qui ont mené à la surveillance répétée des femmes, les injonctions qui en ont découlé. - La seconde moitié du podcast aux côtés de Laurane, une femme, créatrice de contenus, engagée et lumineuse (@laurane.rose sur les réseaux sociaux Instagram et TikTok) avec qui ont discute de confiance en soi, de liberté féminine, de dating et de comment s'émanciper pour oser s'assumer. Une partie non enregistrée ici était dédiée à mon livre "Le mot en V", qui aborde de manière crue et poétique, la reconstruction après un V!ol. Vous pouvez l'achetez ici : https://lesbonnesfeuilles.fr/marie-corpet/le-mot-en-vEncore un IMMENSE MERCI à chaque personne qui a fait le déplacement pour cet événement !

  2. 80

    J'ai envie de TATANER leurs grosses gueules !!!!!

    CRASH OUT À 23H DANS MON LIT, JE DÉTESTE LES GENS NOTAMMENT LES GARS STUPIDES QUI RAMENENT LEUR SCIENCE INFUSE SUR TIKTOK ALORS QU'ILS SONT STUPIDES J'EN PEUX PLUS !!!!!!! CRIONS !!!! CRIONS !!!!

  3. 79

    Le mythe de "la vieille fille à chats"

    Saviez-vous que la figure de la « vieille fille aux chats » découle d'une stratégie de contrôle social née au Moyen Âge ?En 1233, une décision du pape décrète que le Diable prend la forme d'un chat noir. C'est le début des grandes chasses aux sorcières. Mais les cibles réelles sont bien souvent des femmes seules : boulangères, veuves, sages-femmes et guérisseuses. Leur point commun ? Vivre sans l'autorité d'un mari et gérer leur propre argent.En associant l'indépendance du chat à la rébellion féminine, les autorités ont créé un bouc émissaire sur mesure. Je décortique comment la religion, la médecine du XIXᵉ siècle puis la pop-culture ont entretenu ce stéréotype pour dissuader les femmes de choisir la liberté plutôt que le mariage.

  4. 78

    Nos pires dates : girl talk avec mes besties

    J'ai l'honneur de vous faire rencontrer les prunelles de ma vie, mes trois meilleures copines. Immersion dans nos discussions privées, pour vous raconter nos pires anecdotes amoureuses, nos grosses hontes. Possible qu'on soit un jour cancel <3 Mais on est justes des pépettes avec un bon coeur. BISOUS

  5. 77

    Être féministe c'est être végé/vegan (REDIFF)

    Il y a un an, quand j'ai enregistré cet épisode, je commençais peu à peu une alimentation sans viande, mais il me restait encore du travail à faire, pour être totalement végétarienne. Maintenant je me demande comment j'ai pu manger de la viande toutes ces années, et en quoi ce mode d'alimentation est éminemment féministe. On insémine les vaches de force. On leur prend leurs petits. On les prive de leur lait. Elles sont exploitées pour leur appareil reproductif, enfermées, tuées. Ce sont des femelles. Et dans le système patriarcal, être femelle — humaine ou animale —, c’est être à disposition.Les femmes aussi sont réduites à leurs corps. Elles subissent des violences sexuelles, des injonctions à enfanter, à nourrir, à se conformer. Le sexisme et le spécisme reposent sur les mêmes logiques de domination : contrôle, hiérarchie, marchandisation des corps.Avec ma sœur Suzanne, végane et féministe antispéciste, on explore le lien entre oppression des femmes et exploitation des femelles animales. Pourquoi le féminisme, pour être complet, ne peut pas ignorer la cause animale ? Un épisode pour comprendre les liens entre féminisme et véganisme, entre sexisme et spécisme, et interroger les violences systémiques faites aux corps des femelles.

  6. 76

    Le procès de Lindsay Clancy : un triple infanticide suite à une psychose post-partum.

    Le 24 janvier 2023, dans la petite ville paisible de Duxbury aux États-Unis, l'incroyable se produit. Lindsay Clancy, 32 ans, infirmière en maternité aimée et dévouée, enlève la vie à ses trois jeunes enfants avant de tenter de mettre fin à ses jours.Comment une mère décrite par tous comme aimante a-t-elle pu commettre l'irréparable en moins de trente minutes ?Dans cet épisode, nous dépassons le simple fait divers pour comprendre la mécanique d'une tragédie. Nous plongeons au cœur de la psychose post-partum, cette urgence psychiatrique rare et foudroyante trop souvent confondue avec la dépression post-partum.De l'accumulation de plus de 13 médicaments psychotropes au biais de genre dans la prise en charge médicale, nous décortiquons le naufrage d'un système de santé qui a ignoré des mois d'appels au secours. Enfin, nous revenons sur les détails de cette fin d'après-midi fatidique et sur les enjeux du procès qui déchire l'Amérique : crime prémédité ou irresponsabilité pénale liée à la maladie mentale ?Un récit poignant sur la santé mentale périnatale, les failles de la médecine et les tabous qui entourent la maternité.

  7. 75

    Circé transformait les hommes en porcs

    Pendant près de trois mille ans, les histoires grecques ont façonné notre manière de voir le monde, mais surtout notre façon de juger les femmes. Dans l’Odyssée d’Homère, on nous a appris à célébrer les exploits d’Ulysse tout en se méfiant de Circé, cette prétendue sorcière cruelle qui piégeait les marins pour les métamorphoser en cochons. Mais si la réalité de cette île perdue au milieu de la Méditerranée racontait tout autre chose ? En remontant aux origines de ce récit antique, cet épisode propose une relecture complète d'un mythe mal compris. Il explore comment une femme isolée, privée de droits et confrontée à la menace permanente d'hommes armés débarquant chez elle, a utilisé son intelligence et la magie des plantes comme ultime outil de légitime défense. En observant le passage de la déesse redoutée par les anciens Grecs à la figure d'émancipation célébrée aujourd'hui, ce récit décortique la frontière étroite qui sépare la peur de l'autonomie féminine et le besoin de reprendre le contrôle de sa propre histoire.

  8. 74

    Des zoos humains aux discriminations banalisées : comment s'est fabriqué le racisme ?

    Aujourd'hui, direction le musée de la Porte Dorée pour visiter l'exposition Aux origines. Ce lieu, bâti pour l'Exposition coloniale de 1931, porte encore le souvenir d'un Empire qui exposait des êtres humains. L'idée est de remonter le fil de cette histoire pour comprendre comment l'esclavage et la colonisation continuent d'orienter nos représentations, notre langue et nos institutions.Des zoos humains du Jardin d'Acclimatation au destin tragique de Saartjie Baartman, du génocide des Roms aux préjugés sur l'Orient, la fabrication du « sauvage » a longtemps servi à justifier la domination européenne. Mais cet héritage ne appartient pas qu'au passé : il s'infiltre dans nos petites phrases, dans la façon dont on stéréotype les banlieues, et crée des discriminations concrètes devant le logement, l'école ou la police.Pourtant, cette histoire est aussi traversée par des résistances puissantes. En croisant les figures de Samory Touré, le militantisme de Bouba Touré, la pensée de bell hooks ou l'engagement d'athlètes qui imposent leur présence, ce parcours invite à déconstruire les préjugés hérités d'hier pour imaginer ce que signifie réellement faire peuple aujourd'hui.

  9. 73

    La phobie de l'accouchement et la méconnaissance du corps des femmes

    Dès le plus jeune âge, le fonctionnement de notre anatomie, de notre vagin et de notre santé sexuelle est relégué aux rangs des tabous ou des simples détails biologiques. Résultat : nous grandissons dans l'ignorance de notre propre fonctionnement, acceptant sans broncher les effets secondaires d'une contraception imposée comme la seule norme, pendant que celle des hommes reste au placard pour les mêmes raisons. Chaque symptôme, chaque douleur, chaque alerte de notre esprit se voit balayé d'un simple « c'est les hormones », comme si la médecine s'obstinait à travailler contre nous plutôt qu'avec nous. Pourtant, de la découverte de notre plaisir à la protection, en passant par la magie brute et le bouleversement d'un accouchement, le corps féminin accomplit des prouesses qui frôlent le divin. Il est temps de réapproprier nos savoirs, d'ouvrir en grand les fenêtres et de dire tout ce qu'on a sciemment oublié de nous transmettre.

  10. 72

    Esclaves au travail

    On apprend aux femmes à douter d'elles-mêmes, et à raser les murs pour mieux s'aligner sur les exigences du patriarcat et du capitalisme. Bloquées par le plafond de verre et dévalorisées, elles finissent pourtant par chercher leur valeur et leur identité en dehors de la réussite professionnelle. À l'inverse, les hommes restent les grands oubliés de cette aliénation. Conditionnés dès le plus jeune âge à mesurer leur valeur à l'aune de leur statut social, de leur salaire et de leur pouvoir, ils deviennent les serviteurs les plus zélés d'un modèle qui les détruit de l'intérieur. En croyant tenir les rênes de la société, ils s'enferment dans un rôle d'exécutants dociles sans même réaliser qu'ils sont les premiers esclaves du système qu'ils perpétuent.

  11. 71

    La liberté sexuelle des femmes est-elle une illusion ?

    La liberté sexuelle telle qu'on nous la vend aujourd’hui est-elle une véritable émancipation ou un nouvel outil au service du patriarcat ?Dans cet épisode, je m'interroge sur ce qu'est réellement une liberté sexuelle saine. Entre ma volonté d'explorer mes désirs et la réalité d'un monde où les violences sexistes et sexuelles restent prédominantes, je me demande comment naviguer sans me mettre en danger.Je questionne cette frontière floue entre le choix éclairé et l'adaptation aux attentes masculines, tout en cherchant à comprendre comment faire la différence entre mes besoins profonds et ce qu'on m'a appris à vouloir. Prôner une liberté sans cadre dans une société inégalitaire comporte des risques réels. C'est une réflexion sans tabou que je propose pour réinvestir ton consentement, poser tes limites et réinventer une sexualité qui t'appartient vraiment.

  12. 70

    "Obsession" : film d'horreur ou réalité sur le consentement et la culture du viol ?

    En apparence, le film Obsession est une histoire d'horreur fantastique. En réalité, c'est un miroir troublant sur la culture du viol, le consentement bafoué et l'illusion d'un amour sans réciprocité.Peut-on vraiment parler d'amour quand la possibilité de dire « non » n'existe plus ? Effacer le refus de l'autre, ce n'est pas chercher à être aimé : c'est chercher à dominer.Cette privation de libre arbitre est une réalité bien concrète pour beaucoup de femmes. Pression psychologique, contrôle coercitif, sentiment qu'un corps ou une affection serait un dû...

  13. 69

    La coupe du monde augmente les violences domestiques

    Alors que la Coupe du Monde promet d'unir les citoyens, les données scientifiques révèlent une corrélation effrayante entre le résultat des matchs et l'augmentation des violences conjugales.Cet épisode décortique les mécanismes et les chiffres officiels d'un problème structurel : le rôle de l'alcool, la culture des supporters, la pression des paris sportifs et l'impact direct des victoires comme des défaites sur la sécurité des femmes et des enfants. Un éclairage factuel et documenté pour dépasser les idées reçues.

  14. 68

    L'hypersexualisation : phénomène de société et réponse au trauma

    Grandir en tant que fille en France, c’est être exposée dès l'enfance à un regard érotisé. Des réseaux sociaux à la mode enfantine, l’hypersexualisation sociétale formate le rapport à soi et pousse à confondre valeur personnelle et séduction avant même d'avoir conscience de son propre corps.C’est sur ce terrain fragile que s’ajoute une autre réalité : les violences sexuelles précoces. Parce que la société ferme trop souvent les yeux sur ces traumatismes, ils se déploient en silence et refont surface de manière inattendue, parfois des années plus tard.L'une de ces réponses est l'hypersexualité post-traumatique. Ce besoin compulsif de se sexualiser ou de s'exposer à des situations à risques n'est ni un choix ni une provocation : c'est un mécanisme de survie. C'est une tentative désespérée du corps et de l'inconscient pour reprendre le contrôle d'une histoire subie et réécrire le trauma en dictant ses propres règles.Un décryptage nécessaire pour lever le voile sur ce double fardeau : celui d'une culture qui pousse les filles à plaire à tout prix, et celui d'un traumatisme qui les force à utiliser leur propre corps comme un bouclier.

  15. 67

    AUJOURD'HUI JE TRASH TALK 👹 (Les exs, les femmes misogynes, Andrew Tate)

    Le but de l'épisode : Bitcher Parce que le fait de parler et de bicher n'est pas une liberté pour toutes les femmes de tous les pays et bien moi j'en profite pour elles. D'ailleurs je suis tellement sur internet que je vois d'innombrables vidéos, qu'il faut debunk. Des femmes qui font des fausses couches et qui se font critiquer, soit parce que leur corps ne fonctionnerait pas assez bien, ou parce que leur réaction ne plaît pas : trop détacher, trop énervée, trop émotive. D'autres vidéos, comme celle montrant des supporters d'Andrew Tate, le fameux masculiniste américain, en train de faire des pompes devant la prison dans laquelle il est incarcéré, bref LOSERS. Dans ce monde, il y a vraiment tout à changer. Ah et aussi fuck mes ex.

  16. 66

    Féminicide de Delphine Jubillar, la preuve d'un système qui nie les violences conjugales

    Delphine Aussaguel, 33 ans, infirmière de nuit et mère de deux enfants, voulait simplement reprendre sa liberté. Amoureuse en secret, elle planifiait son divorce pour échapper à un quotidien étouffant. Mais pour son mari, Cédric Jubillar, la perte de contrôle est intolérable. Un mois avant, il lance une menace explicite : « Je vais la tuer, je vais l'enterrer ». Pourtant, personne ne l'arrête. Dans la nuit du 15 au 16 décembre, Delphine disparaît à tout jamais. Machine à laver lancée à 4 heures du matin, mensonges et calme glacial... Malgré l'absence de corps, la justice le condamne, avant que le coup de théâtre ne survienne en juillet 2026 : Cédric Jubillar avoue enfin le meurtre par écrit, initiant une ultime stratégie judiciaire pour réduire sa peine en appel.Pourquoi notre société continue-t-elle de traiter les menaces de mort intrafamiliales comme de simples « paroles en l'air » ? Combien de femmes devront encore payer de leur vie le simple fait de vouloir quitter un homme ? Derrière le cynisme des aveux tardifs de Cédric Jubillar, ce drame pose une question cruciale : quand cesserons-nous de banaliser la violence verbale et le contrôle coercitif pour enfin protéger les victimes avant qu'il ne soit trop tard ?

  17. 65

    Vive la pilule du lendemain et l'avortement.

    Prendre la pilule du lendemain, avorter, disposer de son corps. Des réalités féminines encore trop souvent soumises à la morale et au contrôle d'un monde masculin.À travers un récit personnel et cru, cet épisode dénonce l'hypocrisie politique et sociale qui entoure la santé sexuelle des femmes. Si les hommes devaient porter des enfants, le droit à l'avortement serait universel et immédiat. Il n'y a aucune raison de diaboliser ou de taire ces sujets. Briser le silence et refuser la honte est une arme politique.

  18. 64

    La réalité des femmes racisées en France (ft Sakina et Sarah)

    Quelle est la réalité des femmes racisées en France aujourd'hui ? Comment assumer qui on est et naviguer dans une société qui ne nous représente pas toujours, qui rejette ou qui sexualise ?Entre le poids des clichés, les injonctions politiques constantes sur le corps et le voile, et cette impression d’être prises en étau entre le regard de la société et celui de leur propre communauté, la réalité de ces femmes est complexe. Elle est faite de doutes, de luttes, mais aussi d'une immense force pour trouver sa légitimité.Parce qu'il n'y a pas de féminisme sans féminisme intersectionnel, cet épisode donne la parole à toutes ces petites filles et ces femmes qui se cherchent et se construisent.Aujourd'hui je reçois Sakina et Sarah deux femmes franco-arabes qui viennent raconter leurs parcours, sans tabou.

  19. 63

    Girls talk avec Phil : tatouage, traumas, endométriose, bisexualité

    Aujourd'hui, je vous emmène avec moi, me faire tatouer par Phil, connue sur les réseaux sous le nom de Philinkmyself. Pendant cette session tattoo, on explore comment le tatouage est devenu une manière de reprendre le contrôle sur nos corps et de survivre à nos traumas. On partage nos parcours de survivantes de v!ol, en posant la question cruciale du consentement, de la reconstruction et de la découverte de soi. On parle aussi de la réalité de l'endométriose, du cheminement vers la bisexualité, et de ce sentiment parfois si difficile à trouver : être enfin à sa place.Installez-vous confortablement et venez refaire le monde avec nous.

  20. 62

    Affaire Lyhanna : jusqu'à quand laissera-t-on les prédateurs en liberté ?

    Lyhanna, est morte. Au-delà de l'horreur de son meurtre par Jérôme Barella, c'est toute l'impunité d'un clan familial et les failles de la justice qui éclatent au grand jour. Comment Jérôme Barella et ses proches — visés par des plaintes massives pour viols sur mineurs et agressions sexuelles au sein de la famille — ont-ils pu continuer à vivre en liberté, comme si de rien n'était, pendant que les signalements s'accumulaient ?Cette liberté accordée aux prédateurs présumés fait directement écho à celle de figures publiques comme Patrick Bruel, visé par de multiples accusations d'agressions sexuelles, mais dont la carrière et les honneurs se poursuivent sans encombre.Dans cet épisode, je pousse un coup de gueule viscéral. Marre de la pédocriminalité étouffée, marre des plaintes classées ou ignorées, marre de voir des criminels en liberté pendant que des vies sont détruites.

  21. 61

    Comment la colonisation a criminalisé les LGBT ?

    Je me souviens de mes premiers bisous avec une fille, de mes tâtonnements au sujet de la sexualité, du jour où j'ai compris que j'étais bi, dans un milieu très très traditionnel. Mais alors, comment cette exploration intime, cette découverte de soi, se transforme-t-elle, à l’autre bout du monde ou à l’Assemblée, en une traque politique ? Pourquoi la Pride est-elle encore un combat de survie dans plus de soixante pays ? On répète que les LGBT sont des groupes nouveaux, woke et pour certains pays il s'agit d'une « importation occidentale », mais et si l'histoire racontait exactement l'inverse ? Du roi bisexuel Mwanga II en Ouganda aux rituels fluides des Dogons ou des guerriers Azande, les cultures précoloniales célébraient le genre bien au-delà de la binarité. Dans cet épisode, je décortique le plus grand hold-up culturel de notre siècle : comment l'Occident colonial a inventé l'homophobie d'État au XIXe siècle, pour que des décennies plus tard, d'anciennes colonies défendent les lois de leurs propres oppresseurs en croyant protéger leur identité. Retraçons l'histoire de nos fiertés, des premiers baisers volés aux chaînes juridiques qu'il nous reste à briser.

  22. 60

    "J'étais tétanisée" : Tahis raconte son passé dans la prostitution

    Qu’en sait-on vraiment de la prostitution et de l'escorting quand on ne l’a pas vécu de l’intérieur ? Dans cet épisode sans filtre, je reçois Tahis, une ancienne escort devenue militante qui brise le silence pour faire un travail de sensibilisation essentiel. Ensemble, on plonge dans la réalité brute de son parcours : de l'hyper sexualisation à la précarité étudiante et à la bascule vers l'escorting.Mais ce témoignage pose aussi des questions cruciales : comment se fait-il qu'il y ait autant de prostitution étudiante aujourd'hui ? Qu'est-ce que cela dit du regard des hommes sur les femmes ? Au-delà du traumatisme, Tahis raconte comment elle a réussi à s'en sortir. Elle nous explique comment le féminisme, le militantisme ainsi que son entourage proche l'ont aidée à se reconstruire, à reprendre le contrôle de son corps et à retrouver sa liberté.

  23. 59

    Session gossip : Pétage de câble, ghosting, dating inédit et man hating

    Aujourd'hui grosse session blabla pendant que je réponds à vos questions. Prenez un bon thé, pour un moment de bitching, de gossiping, sur vos vies, la mienne et celle des hommes .> Pourquoi les mecs nous ghost au bout d'un mois ? > Comment arrêter de détester les hommes ? > Comment être un bon allié féministe quand on est un homme ? Abonnez-vous !!!!

  24. 58

    Pas une clean girl

    Montrer son corps imparfait, sa dépression, sa rage, sa douleur sans filtre — pour une femme, ça a encore un coût. Social, professionnel, parfois physique. Les émotions féminines ont toujours été encadrées, évaluées, tolérées jusqu'à un certain seuil — et sanctionnées au-delà.Parce qu'il existe une grammaire sociale que les femmes apprennent très tôt : tu peux souffrir, à condition que ta souffrance soit silencieuse. Tu peux exister, à condition de ne pas déborder. La "Clean Girl" de TikTok en est la version contemporaine — peau parfaite, émotions gérées, corps discipliné. Pas de cernes, pas de règles, pas de déprime de novembre. La souffrance a été remplacée par l'optimisation.Et pourtant les chiffres sont là. Les femmes développent deux fois plus de dépressions et de troubles anxieux que les hommes. Pas par prédisposition mystérieuse — par charge. Charge mentale, charge du soin, exposition aux violences, précarité structurelle. La santé mentale des femmes est une question politique avant d'être une question individuelle.Alors pourquoi l'injonction dominante reste celle de la maîtrise ? Qui décide de ce qu'un corps de femme a le droit de montrer — et à quel prix ? Et si refuser de se nettoyer avant de montrer était encore aujourd'hui un acte de courage ?

  25. 57

    Orgasme, masturbation, larmes après le sexe : lever le tabou sur le plaisir féminin

    "Comment on fait pour avoir un orgasme”, “Est-ce que c’est normal de pleurer après un rapport”, “Est-ce que la masturbation c’est dégueu ?”. Je ne compte plus le nombre de questions que les femmes me posent sur leur sexualité. Des questions intimes, murmurées presque avec honte, sur leur corps, leur plaisir, leurs ressentis. Et c'est précisément là que tout commence : pourquoi est-ce qu'on chuchote ? Pourquoi le plaisir féminin semble-t-il encore si tabou, si étrange, si secret ? Pourquoi tant de femmes ne connaissent-elles pas leur propre corps ?La réponse est multiple :  Des siècles de sexualité pensée, construite et racontée autour du plaisir masculin. Une méconnaissance scientifique et culturelle du corps des femmes — le clitoris n'a été cartographié dans sa totalité qu'en 1998, ce n'est pas anodin. Une diabolisation historique du désir féminin, relayée par les religions, les traditions, les injonctions sociales. Sans oublier les traumatismes sexuels, souvent vécus en silence, faute d'accompagnement et d'espace pour en parler.Le résultat ? Moins on connaît son corps, moins on peut en jouir. Et moins on en jouit, moins on ose en parler. Un cercle vicieux qu'il est temps de briser.

  26. 56

    Oser être misandre. (Et fuck les not all men)

    J'ai décidé d'assumer ce mot, « misandrie », non pas comme une haine aveugle, mais comme une réaction saine face à une violence structurelle qui ne s'arrête jamais. On nous demande d'être pédagogues, d'être douces, de bien faire la distinction entre le « bon » et le « mauvais » homme, mais cette charge mentale est une prison. Fuck le Not All Men ! Ce n'est pas le rôle des femmes de rassurer l'ego de ceux qui se sentent visés alors que le système, lui, continue de nous broyer.Je refuse de m'excuser d'être en colère ou de généraliser quand les statistiques, elles, sont déjà générales. Oser être misandre, c'est simplement arrêter de faire passer le confort des hommes avant notre propre survie et notre liberté de parole. C'est un cri de ralliement pour dire qu'on n'a plus peur de déplaire et qu'on ne négociera plus notre droit à l'indignation.

  27. 55

    "Je l'ai bien ba*sée mais elle était pas assez inconsciente" : CNN expose un réseau mondial de soumission chimique

    Après l'affaire Pélicot, on a cru que quelque chose avait changé. Que le monde avait regardé en face ce qu'il refusait de voir. Que la honte avait changé de camp.Mais des milliers d'hommes continuent de s'organiser en ligne pour droguer leurs partenaires, les violer pendant leur sommeil et partager les vidéos comme des trophées.En mars 2026, CNN publie une enquête de plusieurs mois. Les journalistes ont infiltré des groupes Telegram, suivi des hommes à travers plusieurs continents, documenté un écosystème organisé que la députée française Sandrine Josso — elle-même victime — appelle une "académie du viol en ligne". Des conseils sur les dosages, des substances vendues 150 euros la bouteille, des livestreams d'agressions diffusés en direct contre cryptomonnaie.Zoe se réveillait épuisée chaque matin sans comprendre pourquoi. Son mari lui écrasait les somnifères de leur fils dans son thé depuis des années.Amanda avait des bleus inexpliqués, des trous de mémoire, des vêtements changés pendant la nuit. Quand elle a apporté une vidéo à la police, on lui a répondu que ça ressemblait à "une femme qui fait semblant de dormir."Valentina a découvert les fichiers par hasard. Des dizaines de vidéos. Son mari de vingt ans, en train de l'agresser après l'avoir droguée. Elle dit : "J'étais traitée comme de la viande d'abattoir."Ce podcast décortique cette enquête, et tout ce qu'elle révèle sur l'impunité numérique, la soumission chimique, et le silence qui l'entoure encore.

  28. 54

    L’envers des sectes : un système d’exploitation des femmes et des enfants

    Les dérives sectaires ne sont pas seulement des groupes aux croyances étranges, ce sont de véritables systèmes d'exploitation structurés autour d'un patriarcat radical. Dans des organisations comme la FLDS, le contrôle du corps des femmes est le pilier central : à travers la règle du « Keep Sweet » (sourire et se taire), elles sont privées de toute autonomie et transformées en capital biologique à la disposition du gourou. Sous couvert de « révélation divine », le leader organise ainsi une redistribution permanente des femmes et des enfants, rendant les violences invisibles et sacrées.Cette mécanique de pouvoir est totale. Pour garantir ce monopole masculin au sommet, le système sacrifie même ses propres jeunes garçons, les « Lost Boys », expulsés pour éliminer toute concurrence. En fin de compte, ces sectes fonctionnent comme des laboratoires de domination : elles utilisent l'isolement et la religion comme des outils de gestion économique et humaine. C'est la preuve que, dans tout régime totalitaire, l'asservissement des femmes et le contrôle de la reproduction restent les premiers leviers pour briser la liberté individuelle.

  29. 53

    "Le mot en V" : se reconstruire après un v!ol

    Mon livre "Le mot en V" est disponible dès maintenant sur le site Les Bonnes Feuilles. Dans ce recueil j'y raconte 4 années de reconstruction après un v!ol. Que se passe-t-il après un v!ol, quand notre cerveau se rallume et que notre corps tente de se remettre debout ? À travers une langue tranchante, tantôt poétique, tantôt crue, je vous plonge sans aucun filtre dans cet « après » : un torrent de désespoir, de colère et de résilience qui a duré quatre ans. Je retrace, de manière chronologique, ce que j'ai traversé à la suite d’un traumatisme s€xuel, qui a marqué ma chair autant que mon esprit. Un rappel de cette force insoupçonnée qui sommeille en chacune·de nous et qui nous permet d’avancer même dans les périodes les plus sombres. Achetez mon livre ici : https://lesbonnesfeuilles.fr/marie-corpet/le-mot-en-v?utm_source=ig&utm_medium=social&utm_content=link_in_bio&fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAc3J0YwZhcHBfaWQMMjU2MjgxMDQwNTU4AAGnsgKNWnS6GEZgHBOpFSIWYsmjciS4Crh5xSITMYixW7muDstUvwqSIihE0bE_aem_8yFjCGqxjLNM2hbw4Qnpmg #podcast #féminisme #reconstruction #trauma

  30. 52

    Le goumin : entre validation masculine, trauma intergénérationnel et influence du patriarcat.

    Et si la peur d'être seule, la sensation de crever après une rupture, et d'avoir raté sa vie, venaient de notre ADN, et du patriarcat ? À travers le prisme de l'épigénétique et de l'étude de Dias et Ressler sur les souris — qui prouve que le traumatisme peut se transmettre par les gènes — ce récit explore comment des siècles d'oppression patriarcale et de chasse aux sorcières ont inscrit la terreur de l'isolement dans l'ADN féminin. C'est un cri de ralliement pour déconstruire l'éducation qui pousse les femmes à "réparer" les hommes et à s'oublier pour plaire. En reliant la science à l'histoire, j'appelle à une reprise de pouvoir radicale : cesser de faire dépendre son estime du regard masculin pour enfin remettre ses propres rêves au centre de sa vie.

  31. 51

    Q&A Sexualité : « Est-ce que tu t’es déjà sentie comme un pansement émotionnel pour ton partenaire ? »

    On nous a programmé dès l'enfance pour être des éponges émotionnelles, des infirmières prêtes à panser les plaies des autres avant même d'avoir soigné les nôtres. Dans cette dynamique, on apprend aux hommes à prendre et aux femmes à donner, au point que nos désirs finissent par passer au second plan, voire par disparaître complètement. On tombe dans ce piège où l'on se sent enfin "importante" ou "aimable" uniquement parce qu'on devient la béquille d'un partenaire qui ne va pas bien. C’est le syndrome de l’infirmière poussé à l’extrême : on utilise son corps et son énergie comme un remède, tout ça pour combler un vide et se dire que si on aide, on ne nous quittera pas. Mais la réalité est brutale : pendant qu'on se sacrifie, la plupart des hommes ne nous voient pas comme une priorité absolue. On finit par se sentir coupable d'être insatisfaite alors qu'on a juste été le pansement d'un autre. Il est urgent de changer de perspective et de réapprendre à mettre nos propres désirs au centre. Ton plaisir n'est pas une monnaie d'échange pour obtenir de l'amour ou de la reconnaissance, et ton rôle n'est pas de porter le poids d'une vie qui n'est pas la tienne.

  32. 50

    Q&A Sexualité : « Comment ne plus avoir honte de son body count après avoir subi des VSS ? »

    La honte autour du "body count" est un poison qu’il est temps de purger, surtout quand l’histoire intime a été marquée par des violences sexuelles. Après des VSS, deux trajectoires opposées se dessinent souvent : soit on finit par renier totalement sa sexualité pour se protéger, soit on va la chercher avec une sorte de faim pour reprendre le contrôle sur son propre corps et ses fantasmes. Dans tous les cas, il y a une règle d'or à graver : les agressions ne comptent pas dans ton body count. Ton compteur n'appartient qu'à tes choix, pas à ce qu'on t'a imposé. Il faut aussi changer la honte de camp, car pendant que les femmes culpabilisent, aucun mec ne baisse la tête pour son nombre de partenaires. Le plaisir féminin est encore trop souvent mal vu, étiqueté de "pute" dès qu'on ose se l'approprier, mais c'est un mensonge patriarcal pour nous garder sous contrôle. Reprendre sa sexualité après un trauma, c'est un acte de résistance, pas une raison de rougir. On n'est pas "sale" ou "trop", on est juste en train de se réapproprier un territoire qui nous a été volé.

  33. 49

    Q&A Sexualité : « Comment se préparer pour sa première fois et déconstruire ce qu’on nous vend dans les films ? »

    Le cinéma nous a vendu un mensonge : celui d'une première fois forcément symphonique, et magique, alors qu'en réalité, c'est souvent maladroit, et pas très performant. Il faut briser cette pression de l'acte parfait pour les femmes de 25 ans qui craignent d'être "awkward" face à des partenaires soi-disant expérimentés. Avoir du kilométrage ne signifie pas s'y connaître ; beaucoup d'hommes accumulent les rapports sans jamais savoir ce qu'ils aiment vraiment ni comment donner du plaisir, se contentant trop souvent d'un ego flatté face à une femme moins expérimentée qu'eux. Pour ne plus être une simple figurante au service du plaisir masculin, la clé réside dans la réappropriation de son propre corps. Ça passe par la masturbation, la connaissance de ses zones érogènes et une communication sans filtre. L'objectif est de dynamiter ces attentes scénarisées qui nous enferment dans la déception et de comprendre que la seule expertise qui compte, c'est celle que l'on a de ses propres envies.

  34. 48

    Q&A Sexualité : « Comment lâcher prise pendant le sexe ? »

    Si tu n'arrives pas à lâcher prise, c'est déjà parce qu'on apprend aux femmes que leur rôle premier est de prendre soin des besoins des autres. Donc on finit par s'oublier, même sous la couette. Au lieu de prendre notre pied, on mentalise : on scanne si le mec est content, si on est assez performante, belle, sexy, si on coche toutes les cases... On devient spectatrice de notre propre plaisir parce qu'on a peur de perdre le contrôle. Et c'est normal, surtout si tu as vécu des traumatismes sexuels (VSS) qui font que notre corps reste en mode vigilance. Pour "s'éclater", il faut donc déconstruire l'idée que le plaisir est une faveur accordée à l'autre, et se réapproprier son corps comme un territoire souverain. Lâcher prise, ce n'est pas perdre le contrôle, c'est au contraire exercer son pouvoir personnel en s'autorisant à habiter pleinement ses sensations, avec la certitude que l'on reste maîtresse de ses limites à chaque instant.#podcast #sexualité #lacherprise #femmes #vss #survivante #témoignage #conseils

  35. 47

    Pourquoi être apolitique est un red flag ?

    Puisque la politique régit tout : du café qu'on boit le matin à notre accès aux soins et à nos droits fondamentaux, refuser de prendre parti revient à fermer les yeux sur les injustices qui ne nous touchent pas directement. "Oui mais tous les arguments se valent, je reste donc neutre". Mais la neutralité n'existe pas, car ne pas contester le système oppresseur, c'est le soutenir activement et participer aux à la souffrance causée aux opprimés. Seuls ceux dont la survie n'est pas en jeu peuvent s'offrir le luxe de l'indifférence, tandis que pour les minorités, les femmes ou les précaires, chaque décision est une question de survie. Se dire apolitique c'est certes, ne pas souffrir, mais aussi passer sous silence la souffrance des autres : rien de plus égoïste...Bref, l'apolitisme est une désertion sociale ; il est donc temps de s'informer et de choisir son camp, car ne pas choisir, c'est déjà avoir choisi le camp des dominants.

  36. 46

    L'histoire du 8 mars : Les féministes terroristes et les hommes ouin ouin

    Oubliez les fleurs, les promotions sur les aspirateurs et les discours lénifiants sur la « douceur féminine ». Le 8 mars n'est pas la célébration de notre nature de femme, mais le rappel brutal d'une guerre pour le droit à l'existence. Des grèves ouvrières de New York aux barricades de Saint-Pétersbourg, cette journée est née du sang, de la sueur et de la détermination de militantes traitées de terroristes et communistes par leurs contemporains. En retraçant l'histoire de ces femmes, nous levons le voile sur l'héritage politique et socialiste d'un combat que l'Occident a tenté de lisser pour le rendre digeste. Entre le déni des droits fondamentaux qui persiste en 2026 et l'absurdité des revendications masculines, ce récit décortique pourquoi l'égalité reste un mirage lointain. 

  37. 45

    Avoir un fils m'angoisserait

    Dans un monde où les violences sexistes et sexuelles sont systémiques, beaucoup de femmes se posent la même peur silencieuse : et si mon enfant devenait un jour un oppresseur ?Je réfléchis à ce vertige particulier d’élever des enfants dans une société patriarcale qui apprend très tôt aux garçons à dominer et aux filles à se protéger. Comment éduquer autrement ? Comment transmettre dès l’enfance des notions essentielles comme le consentement, les limites, le respect des corps et des émotions, afin de réduire les violences qui structurent encore nos relations ?Être féministe, c’est aussi regarder lucidement la réalité de la parentalité : la charge mentale, l’inégale répartition du travail domestique, et cette situation trop fréquente où les femmes se retrouvent à porter presque seules la responsabilité d’élever les enfants — surtout quand le partenaire reste passif ou incompétent.Alors, faut-il faire des enfants quand on est féministe ? Peut-on élever des garçons qui ne reproduiront pas le patriarcat ? Et pourquoi cette question continue-t-elle d’angoisser autant de femmes ?

  38. 44

    Les dérives anti-féministes de CNews et Némésis

    "Battez-vous pacifiquement et avec le sourire." Cette petite phrase de Philippe de Villiers sur le plateau de CNews ne m'est pas passée inaperçue. Mais que signifie-t-elle réellement dans le climat actuel ?Nous demandons aux femmes de se taire, de se battre calmement mais aucun droit n’a été donné aux femmes sans un combat violent. Parce que si nous pouvions tout avoir un sourire nous l’aurions déjà eu. Le message de l'ancien ministre fait directement écho avec l'action du collectif Némésis. Alice Cordier qui défend un mouvement machiste, fachiste et qui ose se dire féministe, bien qu’elle ne défend pas les femmes. Entre communication politique, esthétisme militant et stratégie du "soft power", comment la nouvelle garde identitaire réinvente les codes de la contestation ? 

  39. 43

    Pourquoi on aime ceux qui nous font du mal ? : Comprendre les relations toxiques

    Pourquoi est-on parfois attiré par les relations toxiques, souvent dites "passionnelles"? À travers le prisme de la série Tell Me Lies, j'explore comment nos traumas d'enfance et notre éducation façonnent notre amour propre, nos désirs et donc aussi nos relations. Je décrypte ce conditionnement patriarcal qui murmure aux filles qu'il vaut mieux être mal accompagnée que seule, les poussant au sacrifice de soi et à faire passer les besoins des autres avant les leurs. C'est l'analyse d'un mécanisme invisible où l'on finit par s'oublier pour faire exister celui qui nous blesse, et le chemin nécessaire pour désapprendre ces réflexes afin de, enfin, se choisir.#relationstoxiques #TellMeLies #psychologie #patriarcat #trauma #selflove #amourdesoi #féminisme #série #romance #santémentale #relations #couple 

  40. 42

    "J'avais 13 ans quand Trump m'a vi*lé" : Les secrets des dossiers Epstein enfin révélés (TW)

    En janvier 2026, plus de 3,5 millions de pages issues des enquêtes fédérales américaines sur Jeffrey Epstein ont été rendues publiques ou partiellement accessibles. Rapports du FBI, dépositions civiles, courriels, signalements, carnets de contacts : une masse d’archives qui relance une affaire jamais réellement refermée.Jeffrey Epstein, financier américain condamné en 2008 pour proxénétisme impliquant des mineures puis arrêté en 2019 pour trafic sexuel, est mort en prison avant son procès. Ghislaine Maxwell a été reconnue coupable en 2021 pour avoir recruté et exploité des mineures à des fins sexuelles. Mais au-delà de ces condamnations, les documents dévoilés mentionnent de nombreuses personnalités politiques, économiques et médiatiques, dont certaines toujours au pouvoir.Que contiennent réellement ces dossiers ? Que disent les témoignages consignés par les autorités ? Pourquoi tant de noms apparaissent-ils sans qu’aucune poursuite supplémentaire n’ait été engagée ? Et que révèlent ces archives sur les limites judiciaires face aux réseaux d’influence ?Dans cet épisode, j'analyse ce que l’on sait avec certitude, ce que montrent les documents rendus publics, et les zones d’ombre qui persistent.

  41. 41

    L'enfer aux USA : entre transphobie et répression par ICE

    Récemment, Nicki Minaj a déclaré « Boys will be boys » et affiché son soutien à Donald Trump. Une phrase anodine en apparence, mais qui résonne avec la normalisation de la violence masculine et le refus de déconstruire le patriarcat. Pendant ce temps, l’ICE arrête et expulse des familles entières, surtout des femmes, des enfants et des personnes racisées, et les personnes trans, et racisées, subissent des violences et discriminations à un rythme alarmant. Entre pop culture, extrême droite et lois oppressives, cet épisode raconte comment des mots et des politiques se croisent pour maintenir des systèmes de domination aux États-Unis.

  42. 40

    Les hommes face au féminisme et à la santé mentale (Ft. Irvin)

    Beaucoup d’hommes perçoivent le féminisme comme une menace, sans toujours comprendre ce que cela dit de leurs comportements, de leur éducation et de leur rapport aux relations.Derrière ce constat se cachent des trajectoires personnelles, des éducations marquées par la colère, le contrôle, le silence, et des comportements longtemps normalisés.Dans cet épisode, Irvin raconte son chemin de remise en question : comment il a pris conscience de violences qu’il avait exercées, comment il a vécu des situations d’emprise, et comment la santé mentale et la thérapie ont transformé sa vision de lui-même, des relations et du féminisme.Une discussion intime et directe sur ce que signifie regarder en face ses propres comportements, comprendre le patriarcat, et repenser la masculinité.Retrouvez Irvin ici : Instagram @irvin_tcsm https://www.instagram.com/irvin_tcsm/Blog "Thérapies : chacun son marathon" https://shorturl.at/C798A

  43. 39

    La vérité sur le “stalking” ou la “traque” des femmes

    Après avoir écouté le podcast “Stalked” qui retrace le parcours de Hanna, une jeune femme victime de stalking pendant près de dix ans, je me devais d’explorer le sujet. Le stalking, de l’anglais “stalk” qui veut dire traquer, est une forme grave de harcèlement, d’abord digitale mais aussi physique, qui peut mener au meurtre de la victime. 87% d’entre elles sont des femmes, et 86% des stalkers sont des hommes. Qu’est-ce qui motive ces hommes ? Comment la justice réagit-elle ? Pourquoi la culpabilité retombe encore sur la victime ? Les femmes avec une visibilité sur les réseaux sociaux méritent-elles ce harcèlement ? Non, certainement pas. C’est désormais à nous de changer les choses, à nous de dénoncer un système qui... traque les femmes. 

  44. 38

    Grok, ou comment l’IA reproduit la violence sexiste

    Grok, l’intelligence artificielle d’Elon Musk intégrée à X, a été utilisée pour générer des images de femmes dénudées à partir de photos réelles, sans leur consentement. Dans cet épisode, je reviens sur la polémique autour de Grok, l’IA d’Elon Musk intégrée à X, utilisée pour sexualiser, humilier et objectifier des femmes, parfois mineures, parfois même décédées.Derrière le scandale technique, une question beaucoup plus large : pourquoi, dès qu’une technologie le permet, certains hommes s’en servent pour reproduire des violences sexistes et sexuelles ? Manque de filtres, idéologie anti-woke, impunité numérique : Grok n’a rien inventé. Il a juste automatisé une violence déjà bien installée. Un épisode pour comprendre comment l’IA devient le miroir grossissant d’une culture qui banalise encore l’atteinte au consentement."En colère", un podcast d'Ira Nesta

  45. 37

    Femme, Vie, Liberté : le terrible combat des iraniennes

    Femme, Vie, Liberté. Trois mots scandés dans les rues d’Iran après la mort de Mahsa Amini, 22 ans, arrêtée en septembre 2022 par la police des mœurs pour un voile jugé « mal porté ». Sa mort devient le point de rupture d’une colère longtemps contenue. Des femmes retirent leur hijab en public, coupent leurs cheveux, affrontent un État qui contrôle leur corps depuis plus de quarante ans.Le régime iranien, depuis la Révolution islamique de 1979, a fait du contrôle des femmes un pilier idéologique et politique. Malgré la peur et la violence, le mouvement persiste. Il réapparaît dans les rues, dans les vidéos, dans des gestes quotidiens de désobéissance. Femme, Vie, Liberté n’est pas seulement un slogan : c’est une lutte toujours en cours, portée par des femmes qui continuent de défier un régime qui les considère comme une menace."En colère", un podcast d'Ira Nesta 

  46. 36

    "J'ai l'impression d'être une chienne" : la diabolisation du sexe chez les femmes

    PODCAST VIDEO - La sexualité des femmes reste aujourd’hui entourée de jugements, de règles implicites et de contradictions permanentes. Désirer, avoir une vie sexuelle active, changer de partenaires ou simplement parler de sexe expose encore les femmes à la honte et à la culpabilité. Là où le désir masculin est souvent considéré comme normal, voire valorisé, celui des femmes est perçu comme excessif, dangereux ou moralement condamnable. Cette vision s’inscrit dans un héritage ancien, nourri par des normes religieuses, sociales et patriarcales, qui continuent de classer les comportements sexuels entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Cette diabolisation ne se limite pas aux discours : elle influence concrètement la manière dont les femmes vivent leur corps, leur plaisir et leurs relations, et participe à une culture du contrôle et du jugement encore largement présente."En colère", un podcast d'Ira Nesta

  47. 35

    Qui est responsable de l'insécurité des femmes en France ?

    À quelques jours seulement de la nouvelle année 2026, nous venons de passer le cap du 161ème féminicide commis en France. On entend constamment que le problème numéro 1 pour les femmes, c'est l'insécurité. C'est un argument souvent utilisé par l'extrême droite, non pas par réel intérêt pour nous, mais par une volonté de pointer du doigt l'immigration, les religions et les étrangers. En effet, les femmes sont en insécurité... PARTOUT. Au sein de leur foyer, dans la rue, sur internet. Mais qui est réellement responsable ? Il existe de nombreux débats à ce sujet. Mais le seul et unique point commun dans 99% des cas d'agressions (verbales, physiques) n'est pas la religion ou l'ethnie de l'agresseur. C'est le fait que ce sont TOUS des hommes. Le voilà ce fameux point commun qui ne change pas, ce fait de société, qui lorsqu'on l'énonce, fait de nous des féministes radicales. Mais c'est pourtant ça la vérité. Ce sont à chaque fois des hommes. "En colère", un podcast d'Ira Nesta

  48. 34

    Le Père Noël est une femme : enquête sur la Mère Noël

    Connaissez-vous un seul homme qui porte à lui seul la charge mentale de Noël ? Un homme qui fait tous les cadeaux, les courses, organise les repas de famille, gère les invitations, fais la vaisselle, s'assure que tout le monde passe réellement un bon moment ? Non. Ce travail revient en grande majorité aux femmes. Alors pourquoi une si grande vedette est attribuée à un homme ? La Mère Noël apparaît tardivement dans l’histoire, sans aventure, sans mission, cantonnée au foyer pendant que la figure masculine incarne le mouvement et la reconnaissance. Un schéma narratif qui reflète une réalité bien concrète : à Noël, le travail domestique et la charge mentale reposent majoritairement sur les femmes.À partir d’une enquête historique et culturelle, de données chiffrées sur le travail non rémunéré et d’analyses féministes contemporaines, ce récit interroge ce que la magie de Noël doit au travail invisible. Ce que les fêtes révèlent de nos normes de genre. Et pourquoi, derrière les lumières et les cadeaux, certaines finissent l’année épuisées."En colère", un podcast d'Ira Nesta

  49. 33

    "Sales connes" : quand l'agresseur se fait passer pour la victime

    Vous avez toutes et tous entendu cette merveilleuse insulte de la part de Brigitte Macron à l’encontre des féministes lors du spectacle d’Ary Abittan “s’il y a des sales c0nnes, on va les n’outres dehors”. Elle faisait alors références aux militantes du collectif Nous Toutes venues dénoncer le comédien accusé de vi0l, de s0domie forcée sur une jeune femme. Ary Abittan n’a jamais été acquitté. Mais il est libre. Ca c’est une décision c0nne de la part de la justice. Mais quand est-ce que la justice ne l’est pas quand il s’agit de protéger les femmes des vi0lences sexistes et seXuelles ? Les médias disent que les féministes sont radicales, incapables d’accepter une décision de justice. Parce qu’il faudrait accepter qu’un vi0leur soit libre ? Ary Abittan dit avoir peur. Brigitte Macron traite les femmes et les victimes de c0nnes. Soudain les méchants dans l’histoire ce sont les ceux qui dénoncent le crime. Soudain, les personnes à abattre sont celles qui souffrent. Soudain le pouvoir, l’oppresseur, révèle son vrai visage, et se fait passer pour la victime. "En colère", un podcast d'Ira Nesta

  50. 32

    Faut-il laisser sa chance à l'extrême droite ?

    Le slogan préféré de celles et ceux qui veulent banaliser Marine Le Pen ou Jordan Bardella est : "Il faut tenter, on n’a jamais essayé." Vraiment ? Ces gens-là ont-ils oublié leurs cours d'histoire ? On a déjà essayé l’extrême droite. En France, avec Vichy : un régime raciste, antisémite, misogyne, autoritaire, qui a organisé la déportation et l'extermination des juifs, réduit les femmes au culte de la maternité obligatoire, supprimé les libertés fondamentales de la presse, des syndicats, des opposants politiques. On l’a vue en Italie avec Mussolini, en Espagne avec Franco, au Chili avec Pinochet : chaque fois, les mêmes ingrédients : disparition des libertés, régression des droits des femmes, violence d’État, patriarcat armé, minorités persécutées.Quand bien même, faut-il vraiment “tout tenter” ?Faut-il tolérer un mouvement qui ne tolère personne ?Faut-il laisser la parole à des groupes dont le programme consiste précisément à réduire les libertés ? Ou comme le font les médias Belges, faut-il museler l'extrême droite pour éviter qu'elle ne se propage ? Une gangrène se propage : un machisme ravivé, un racisme repeint en “préférence nationale”. On observe déjà des reculs dans les droits des femmes aux États-Unis, en Europe de l’Est, partout où les fachismes s’installent.L’extrême droite est un poison qu'on connaît bien, donc pourquoi certains souhaitent encore découvrir son goût ?"En colère", un podcast d'Ira Nesta

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Vous saviez que les féministes pouvaient être drôles et en colère à la fois ? MAIS NOOON ? MAIS SIIIIIII ! Chaque vendredi, j'analyse un sujet qui a été modelé par le patriarcat : actualité, sexualité, politique, environnement, santé mentale… Comment en est-on arrivé·e·s là ? Je râle fort, surtout avec une bonne dose d’humour, dans des récits ou des interviews de qualitééééé.

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Vous saviez que les féministes pouvaient être drôles et en colère à la fois ? MAIS NOOON ? MAIS SIIIIIII ! Chaque vendredi, j'analyse un sujet qui a été modelé par le patriarcat : actualité, sexualité, politique, environnement, santé mentale… Comment en est-on arrivé·e·s là ? Je râle fort, surtout...

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