FranceFineArt

PODCAST · arts

FranceFineArt

FranceFineArt revue culturelle sur le Web, reportages photographiques, articles, vidéo, son, interviews, expositions galeries et musées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 835

    🔊 “Hilma af Klint” Les peintures du Temple (1906-1915) au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 6 mai au 30 août 2026

    “Hilma af Klint”Les peintures du Temple (1906-1915)au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 6 mai au 30 août 2026Entretien avec Pascal Rousseau,Professeur à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 4 mai 2026, durée 21’23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/05/06/3716_hilma-af-klint_centre-pompidou-constellation/Communiqué de presseCommissaire :Pascal Rousseau, Professeur à l’Université de Paris 1 Panthéon-SorbonneAu printemps 2026, le Grand Palais et le Centre Pompidou consacrent une exposition inédite à Hilma af Klint (1862-1944), une artiste dont l’œuvre bouleverse la chronologie de l’art moderne. Bien avant les figures établies de l’abstraction comme Kandinsky ou Malevitch, Hilma af Klint a réalisé, dès 1906, des peintures d’une audace exceptionnelle, alliant géométrie, aplats de couleurs vives et motifs organiques, qui annonçaient les grands courants du XXe siècle.Pour l’occasion, le Grand Palais et le Centre Pompidou font événement en exposant, pour la première fois en France, le cycle des peintures du Temple (1906-1915), son grand oeuvre, dont la célèbre série monumentale des Dix Plus Grands qui témoigne de la puissance visionnaire d’une artiste résolument en avance sur son temps.Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint menait une double vie artistique : conventionnelle, avec des œuvres figuratives traditionnelles, et secrète, avec une production résolument avant-gardiste. Nourrie par son engagement dans la Société théosophique, Hilma af Klint puisait la liberté de son inspiration dans des séances de spiritisme au sein d’un groupe de femmes avec lesquelles elle partage une même vision utopique. Spirales, cercles et faisceaux traduisent une recherche de l’harmonie cosmique et des forces invisibles qui régissent le monde, conférant à ses oeuvres une dimension universelle et intemporelle.Hilma af Klint choisit de ne pas dévoiler son œuvre abstraite à ses contemporains, intégrant dans son testament la volonté de garder ses oeuvres scellées vingt ans après sa mort. Ceci contribua à une reconnaissance tardive de son travail. Ce n’est qu’en 1986, lors de l’exposition The Spiritual in Art, Abstract Painting 1890-1985 à Los Angeles, que ses peintures abstraites furent présentées pour la première fois au grand public, marquant le début de sa renommée internationale.A ce jour, aucune grande exposition monographique de l’artiste n’a été montrée en France, alors que son oeuvre fait l’objet, depuis quelques années, d’une très forte réévaluation, notamment dans le cadre d’une relecture du rôle des femmes dans le champ de la modernité artistique. Hilma af Klint reste encore très peu aperçue dans les musées français, alors que le monde entier la considère désormais comme une artiste incontournable de la modernité artistique et des débuts historiques de l’abstraction.Au-delà de l’hommage rétrospectif, cette exposition met en valeur les multiples sources d’inspiration de son oeuvre (ésotérisme, folklore et art populaire, culture scientifique) et interroge la manière dont l’histoire de l’art a longtemps ignoré les artistes femmes et leur contribution aux mouvements fondateurs. Hilma af Klint apparaît ici comme une figure incontournable, capable de transcender les frontières entre art, science et spiritualité, et de continuer à inspirer de nouvelles générations. Une expérience unique pour découvrir une artiste qui, tout en étant ancrée dans son époque, semblait dialoguer avec l’avenir.Publications #ExpoHilmaAfKlint catalogue de l’exposition, coédition GrandPalaisRmnÉditions / Éditions du Centre Pompidou 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  2. 834

    🔊 “Umbrales, Javier Silva Meinel” Une poétique de l’image à la Maison de l’Amérique Latine, Paris du 23 avril au 25 juillet 2026

    “Umbrales, Javier Silva Meinel”Une poétique de l’imageà la Maison de l’Amérique Latine, Parisdu 23 avril au 25 juillet 2026Entretien avec Alejandro Leon Cannock,chercheur, enseignant et artiste visuel, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 20 avril 2026, durée 29’34,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/22/3713_javier-silva-meinel_maison-de-l-amerique-latine/Communiqué de presseCommissariat :Alejandro León Cannock, chercheur, enseignant et artiste visuelEn 2026, dans le cadre de son programme d’expositions, la Maison de l’Amérique latine à Paris renoue avec la photographie, en dédiant une exposition à une figure majeure de cette discipline en Amérique latine : le Péruvien Javier Silva Meinel.Sous l’intitulé d’ « Umbrales, Javier Silva Meinel. Une poétique de l’image » (umbrales, seuils en français), cet événement à caractère rétrospectif est placé sous le commissariat d’Alejandro León Cannock, en association avec la Galerie Younique.Du 23 avril au 25 juillet 2026, la Maison de l’Amérique latine montrera pour la première fois en France, non moins d’une centaine d’images mêlant photographies argentiques, tirages digitaux contrecollés sur aluminium, boîtes de lumièrerétroéclairées et quelques wallpapers.Javier Silva Meinel (né à Lima en 1949), est l’un des photographes péruviens les plus importants de sa génération, voire, de l’histoire de la photographie latino-américaine. Avec un univers merveilleux, cocasse et étrange, les visions du photographe prennent source au Pérou et s’offrent au regardeur.Comme un voyage du jour vers la nuit, à la fois physique et spirituel, à travers l’ensemble du territoire péruvien, Silva Meinel à la manière d’un Irving Penn ou d’un Martín Chambi, recrée le studio en chemin ; et prend du temps avec ses sujets, développant avec eux une complicité inédite. Abordant ses thématiques de prédilection (masques, passages, artificios, animaux, étrangetés, encantados), l’artiste ne cesse de rechercher des épiphanies, qui invitent à franchir le seuil du connu pour pénétrer dans les profondeurs qui constituent l’inconscient du réel : un intermezzo. Un lieu de transit et de transformation, comme un passage qui relie l’ici et là-bas, le visible avec l’invisible, le réel avec le surréel.En cette époque d’essentialisation de la représentation de l’autre, l’oeuvre de Silva Meinel rappelle que d’autres figures du photographe sont possibles : peut-être est-il, avant tout, un tisserand de liens, d’histoires, de relations, d’imaginaires.Un livre-catalogue bilingue (français / espagnol) avec les contributions de spécialistes de la photographie contemporaine et notamment le commissaire de l’exposition Alejandro León Cannock et la Conservatrice en chef du Département de Photographie de la BnF Héloïse Conesa ; sera publié à l’occasion de l’exposition chez HD.« Le recours constant au (re)cadrage dans l’image, dès lors, avec la toile, n’est pour Silva Meinel ni un décor, ni une question esthétique, ni un élément lui permettant de souligner la narration de l’image et la puissance symbolique du portrait, mais plutôt un geste méta-photographique, c’est-à-dire un geste philosophique critique par lequel le photographe mobilise la photographie non pas pour traiter d’un thème déterminé ni pour exprimer un affect singulier, mais pour produire un commentaire sur le processus photographique lui-même : les opérations, les formes et les logique à travers lesquelles le monde y est rendu visible. Ainsi, Silva Meinel engage la photographie dans un mouvement réflexif : il ne s’agit plus de représenter quelque chose, mais d’interroger les conditions de possibilité de la représentation photographique en tant que telle, en en dévoilant ses présupposés et ses régimes de visibilité » Alejandro León Cannock, Commissaire de l’exposition (extrait du livre-catalogue) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  3. 833

    🔊 “Diseuses de silence” à l’Espace Monte-Cristo, Fondation Villa Datris, Paris du 18 avril au 13 décembre 2026

    “Diseuses de silence” à l’Espace Monte-Cristo, Fondation Villa Datris, Parisdu 18 avril au 13 décembre 2026Entretien avec Pauline Ruiz, commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 avril 2026, durée 29’41,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/21/3712_diseuses-de-silence_espace-monte-cristo/Communiqué de presseCommissariat d’exposition et scénographie :Pauline Ruiz et Jules FourtineDu 18 avril au 13 décembre 2026, l’Espace Monte-Cristo présente Diseuses de silence, une exposition qui propose une vision actuelle de notre histoire contemporaine et collective à travers les voix de 21 sculptrices françaises et internationales. Telles des Shéhérazade modernes, ces artistes donnent vie à nos récits communs et, à travers leurs œuvres choisies au sein de la Collection Fondation Villa Datris, nous transmettent un héritage, le nôtre.Ensemble, elles explorent les recoins les plus oubliés de nos mythologies et comblent les lacunes des narrations contemporaines avec leurs féroces icônes de la création, telles les Vénus de Prune Nourry et la gardienne de Jeanne Vicerial. Grâce à leurs voix, comme celles de Niki de Saint Phalle et Suzanne Husky, elles préviennent des luttes encore à mener et des acquis toujours à préserver, pour ne pas reproduire les errances du passé. Lorsque, telles Andrea Bowers et Miss.Tic, elles démantèlent, brique après brique, le mur du silence auquel nous sommes confronté·es, c’est pour mieux faire entendre l’histoire que nous devons réécrire aujourd’hui.Avec la Carte blanche qui lui est dédiée, Isthme noir , Yosra Mojtahedi nous ouvre les portes d’un monde où chaque symbole nous renvoie à la Terre Mère et à une redécouverte des corps, comme une fusion entre humain et nature, créant un paysage immersif en quête d’une harmonie totale. Tel un cosmos, ce lieu de mémoire et de transformation déploie le mystère de nos origines. Ce futur hérité témoigne de ce qu’il reste encore à écrire.Ce parcours, construit autour de conversations entre les oeuvres, est ponctué d’installations contemplatives et de mises en scène joyeuses, afin d’accompagner le public dans la découverte de récits poignants et inspirants. Expérience sensible et fédératrice, l’exposition souhaite donner de la force à celles et ceux qui désirent changer le cours des choses.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  4. 832

    🔊 “Michel-Ange Rodin” Corps vivants au Musée du Louvre, Paris du 15 avril au 20 juillet 2026

    “Michel-Ange Rodin” Corps vivantsau Musée du Louvre, Parisdu 15 avril au 20 juillet 2026Entretien avec Chloé Ariot, conservatrice – musée Rodin, et Marc Bormand, conservateur, département des Sculptures – musée du Louvre, et commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 avril 2026, durée 18’24,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/21/3711_michel-ange-rodin_musee-du-louvre/Communiqué de presseCommissariat :Chloé Ariot, conservatrice, musée RodinMarc Bormand, conservateur, département des Sculptures, musée du LouvreDeux maîtres inégalés de la sculpture occidentale dialoguent à travers les siècles : Michel-Ange (1475-1564) et Auguste Rodin (1840-1917). Leurs œuvres, qui incarnent la force du corps et la profondeur de l’âme, se rencontrent dans une confrontation inédite où se révèlent continuités comme ruptures.L’exposition Michel-Ange Rodin. Corps vivants, réunissant plus de 200 œuvres met l’accent sur des enjeux formels et conceptuels qui aboutissent à une même ambition : rendre visible l’énergie intérieure du corps. Le corps apparaît comme enveloppe et peau de l’âme, matière vivante soumise au temps et au geste. Ce parcours interroge aussi la postérité de ces gestes : comment la réécriture de l’antique et l’usage des corps ont préparé les ruptures du 20e siècle ?En montrant filiations, emprunts et détournements, l’exposition propose une lecture sensible des mythes des deux génies et invite à repenser la sculpture non pas comme un élément qui « fait forme » mais comme un laboratoire d’innovations artistiques. Aux chefs-d’œuvre des maîtres répondent des œuvres maniéristes inspirées de Michel-Ange (de Vincenzo Danti, Vincenzo de Rossi, ou Pierino da Vinci), ainsi que des créations contemporaines fortes de Joseph Beuys, Bruce Nauman, Giuseppe Penone et Jana Sterbak, témoignant de l’actualité de cet héritage.L’exposition réunit marbres, bronzes, plâtres, terres cuites, moulages et une très riche production graphique grâce aux collections du Louvre, du musée Rodin et d’importants prêts de grands musées internationaux. Le parcours s’articule en cinq temps forts présentant les deux artistes, leurs sources d’inspiration, leurs relations aux matériaux de la création et leurs thèmes de prédilections, en suivant un fil rouge, celui du corps et de la vie.Cette réflexion se matérialise dès l’entrée du parcours, où cinq sculptures emblématiques — l’Esclave mourant et l’Esclave rebelle de Michel-Ange, chefs-d’œuvre du Louvre, et L’Âge d’airain, Adam et Jean d’Aire nu, échappé du Monument des Bourgeois de Calais d’Auguste Rodin — accueillent les visiteurs comme autant de corps habités par une énergie vitale puissante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  5. 831

    🔊 “Madame de Sévigné” Lettres parisiennes au musée Carnavalet – Histoire de Paris, Paris du 15 avril au 23 août 2026

    “Madame de Sévigné” Lettres parisiennesau musée Carnavalet – Histoire de Paris, Parisdu 15 avril au 23 août 2026Entretien avec Anne-Laure Sol,conservatrice en chef du patrimoine, responsable du département des peintures et vitraux musée Carnavalet de Paris, et commissaire scientifique de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 avril 2026, durée 14’08,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/21/3710_madame-de-sevigne_musee-carnavalet/Communiqué de presseCommissariat général :Valérie Guillaume, conservatrice générale, directrice du musée Carnavalet – Histoire de ParisCommissariat scientifiqueAnne-Laure Sol, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du département des peintures et vitraux au musée Carnavalet – Histoire de ParisCommissaire associé :David Simonneau, chargé des dessins du cabinet des Arts graphiques au musée Carnavalet – Histoire de ParisAvec la collaboration de :Nathalie Freidel, conseillère scientifique, professeure au département de Langues et de Littératures, Université Wilfrid Laurier, Waterloo, Canada« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] » Lettre à Madame de Grignan, sa fille, le 7 octobre 1677Le musée Carnavalet – Histoire de Paris présente une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696) à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. Conçue avec l’appui d’un comité scientifique composé de spécialistes de l’oeuvre et de la période, l’exposition se fonde sur le renouvellement de l’approche critique consacrée à l’épistolière et réunit plus de 200 oeuvres, peintures, objets, dessins, provenant des collections du musée, d’importantes collections publiques françaises et de collections particulières.Marie de Rabutin-Chantal naît à Paris, place Royale (actuelle place des Vosges) le 5 février 1626. Issue d’une famille d’ancienne noblesse bourguignonne par son père, elle est élevée à Paris par ses grands-parents maternels, les Coulanges, qui lui assurent une excellente éducation, rare pour une jeune fille. En 1644, elle épouse Henri de Sévigné, gentilhomme breton, dont elle aura deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles. La mort de son mari, tué en duel en 1651, la laisse veuve à vingt-cinq ans.Vivant entre le quartier du Marais à Paris et ses terres des Rochers en Bretagne, Madame de Sévigné participe aux cercles lettrés les plus raffinés de la capitale, dont ceux de la marquise de Rambouillet et de Mademoiselle de Scudéry. Elle prend part à l’élaboration de la culture galante qui s’épanouit alors en art de vivre et influence la littérature et les arts.La majeure partie de la correspondance conservée de Madame de Sévigné est constituée des lettres envoyées à sa fille, mariée en 1669 au comte de Grignan et partie vivre en Provence. La Correspondance éditée constitue aujourd’hui à la fois une oeuvre qui figure parmi les classiques de la littérature française et un document essentiel pour la connaissance de l’histoire des idées, des moeurs et des événements de cette période.Au sein de l’hôtel Carnavalet où vécut la célèbre Parisienne de 1677 à sa mort en 1696, cette exposition revient sur la vie de Madame de Sévigné à Paris, à un moment où la ville connaît d’importantes transformations. Le parcours et l’oeuvre de l’écrivaine servent de support à une découverte de la capitale dans ses dimensions urbaine, sociale, politique, artistique. L’exposition s’ouvre sur la question de la présence de l’épistolière dans l’imaginaire collectif et de sa postérité littéraire pour ensuite mettre en lumière la place des femmes dans le Paris du 17e siècle, dans le contexte de la diffusion d’une culture galante.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  6. 830

    🔊 “Je suis dans des mondes étranges” de FLORE aux éditions Maison CF

    “Je suis dans des mondes étranges” de FLORE aux éditions Maison CFEntretien avec FLORE, par Anne-Frédérique Fer, à Nohant, maison de George Sand, le 15 avril 2026, durée 16’59.© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/17/137_livres_flore/En 1847, après neuf ans d’une liaison passionnée, George Sand se sépare de Frédéric Chopin. L’écrivaine efface alors toute trace du compositeur de sa demeure familiale de Nohant.En pleine période romantique, le domaine de George Sand à Nohant fut le creuset des oeuvres de Chopin et le lieu de rencontre d’une communauté artistique exceptionnelle. Sous les tilleuls du jardin, autour du Pleyel monumental, George Sand réunissait Eugène Delacroix, Franz Liszt ou encore Pauline Viardot. Musique, peinture, littérature et débats politiques animaient ce refuge où l’intimité et le génie trouvaient un abri commun.Cet ouvrage tisse un dialogue poétique entre les photographies de l’artiste FLORE, ses herbiers glanés dans le jardin et des partitions manuscrites composées par Chopin.Une nouvelle d’Aurélie Razimbaud ouvre le récit, imaginant avec finesse leur vie à Nohant à cette époque.Édité à l’occasion du 150e anniversaire de la disparition de George Sand, ce livre bénéficie du soutien du Centre des monuments nationaux et du musée Frédéric Chopin de Varsovie.Publié en avril 2026Actualité Exposition« Je suis dans des mondes étranges » de FLOREà la maison de George Sand, Nohantdu 18 avril au 1er novembre 2026[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  7. 829

    🔊 “Annette Messager” Une hirondelle ne fait pas le printemps au musée de la Chasse et de la Nature, Paris du 14 avril au 20 septembre 2026

    “Annette Messager”Une hirondelle ne fait pas le printempsau musée de la Chasse et de la Nature, Parisdu 14 avril au 20 septembre 2026Entretien avec Colin Lemoine, directeur artistique, critique d’art, éditeur et écrivain, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 13 avril 2026, durée 19’14,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/17/3709_anette-messager_musee-de-la-chasse-et-de-la-nature/Communiqué de presseCommissariat :Colin Lemoine, directeur artistique, critique d’art, éditeur et écrivainFidèle à son ambitieuse programmation en art contemporain, le Musée de la Chasse et de la Nature consacre une exposition à Annette Messager, du 14 avril au 20 septembre 2026. Plébiscitée par les musées du monde entier, l’artiste française, née en 1943, explore depuis toujours la figure animale, sans que ce tropisme n’ait jamais donné lieu à une présentation spécifique.Confiée au commissaire Colin Lemoine, cette exposition importante est donc une évidence, et une réparation. À la faveur d’installations majeures, d’oeuvres emblématiques et de pièces inédites, l’artiste alterne entre le macrocosme et le microcosme, le spectaculaire et le détail, le drame et le rire, les mots et les choses. Puisant dans ses propres collections, Annette Messager établit un dialogue affûté avec celles du musée et, chemin faisant, érige le monde animal en réservoir infini des passions et des pulsions – les nôtres. Car les bêtes nous parodient et nous singent, nous qui montons sur nos grands chevaux et hurlons avec les loups.Humains, trop humains, les animaux trahissent nos secrets, allégorisent nos désirs et stigmatisent nos turpitudes. Les peluches, les taxidermies et les hybridations d’Annette Messager procèdent d’une esthétique du détournement et sacrent une inquiétante étrangeté.Et, si l’hirondelle ne fait pas le printemps, elle sait nous rappeler que nous sommes de drôles d’oiseaux – fragiles et fugitifs.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  8. 828

    🔊 “Károly Ferenczy” Modernité hongroise au Petit Palais, Paris du 14 avril au 6 septembre 2026

    “Károly Ferenczy” Modernité hongroiseau Petit Palais, Parisdu 14 avril au 6 septembre 2026Entretien avec Baptiste Roelly, conservateur du parimoine en charge des dessins, estampes et livres anciens au Petit Palais, et co-commissaire scientifique de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 13 avril 2026, durée 19’23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/04/16/3708_karoly-ferenczy_petit-palais/Communiqué de presseCommissariat général :Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’OrangerieCommissariat scientifique :Ferenc Gosztonyi, conservateur en chef au Musée des Beaux-Arts de Budapest – Institut de recherche en histoire de l’art d’Europe centrale (KEMKI)Réka Krasznai, conservatrice en chef, directrice du département des peintures, Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise,Edit Plesznivy, conservatrice en chef, chargée des peintures hongroises des XIXe et XXe siècles, Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise,Baptiste Roelly, conservateur du patrimoine en charge des dessins, estampes, manuscrits et livres anciens au Petit Palais.L’exposition a été conçue en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.Aussi célèbre en Hongrie qu’il est méconnu en France, Károly Ferenczy (1862-1917) est une figure majeure de la modernité en Europe centrale. Son oeuvre profondément singulier l’impose comme l’un des grands peintres du tournant des XIXe et XXe siècles. Par cette première rétrospective française, le Petit Palais entend mettre en lumière son originalité fondamentale. Ni naturaliste, ni symboliste, ni impressionniste, ni nabi, mais un peu tout cela à la fois, il incarne le cosmopolitisme de la fin-de-siècle dans toute l’étendue de sa culture. Membre fondateur d’une colonie d’artistes installée au coeur de la nature, Ferenczy fait de la peinture de plein air l’une de ses pratiques les plus emblématiques. Il cherche dans la nature l’expression d’une spiritualité syncrétique. Sous son pinceau, le soleil apparaît souvent comme un protagoniste central dans des paysages d’une lumière sans équivalent.Avec près de 140 oeuvres, le parcours met en évidence les multiples facettes de sa démarche − paysages, portraits, scènes familiales, sujets bibliques, nus ou caricatures − et révèle son rôle fondamental dans l’émergence d’une école artistique proprement moderne en Hongrie. L’exposition a été conçue en collaboration avec le Musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.Conçue comme un parcours principalement chronologique ponctué de sections thématiques, l’exposition retrace l’évolution stylistique de Ferenczy, depuis ses oeuvres de jeunesse marquées par ses voyages en Italie et en France jusqu’à ses dernières années.Le visiteur est accueilli par un autoportrait entouré de deux oeuvres présentant l’artiste dirigeant la pose de son modèle. Cette entrée en matière introduit d’emblée les deux pôles structurants de son travail qui irriguent l’ensemble de sa carrière : la peinture de plein air et le travail en atelier. Les premières salles présentent ensuite ses oeuvres de jeunesse, réalisées à l’issue de ses voyages de formation, notamment en Italie, ainsi que ses premières années passées à Szentendre, en Hongrie. Ces tableaux témoignent de la culture visuelle acquise au contact des grands maîtres européens et de l’influence durable de son séjour parisien à l’Académie Julian.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  9. 827

    🔊 “Le Syndrome de Bonnard” Ou l’impermanence des oeuvres Le Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux Réserves, Romainville du 14 février au 19 juillet 2026

    “Le Syndrome de Bonnard”Ou l’impermanence des oeuvresLe Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux Réserves, Romainvilledu 14 février au 19 juillet 2026Entretien avec Emilie Villez, commissaire indépendante, membre du collectif Le Bureau/, co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 30 mars 2026, durée 20’54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3706_le-syndrome-de-bonnard_le-plateau-frac-ile-de-france/Communiqué de presseCommissariat Le Bureau/[Marc Bembekoff, Garance Chabert, Aurélien Mole, Céline Poulin et Emilie Villez]Le Syndrome de Bonnard, présenté au Plateau à Paris et aux Réserves à Romainville du 14 février au 19 juillet 2026, dévoile la part mouvante et ouverte des oeuvres. Entre reprises, réactivations et recyclages, elles poursuivent leur propre trajectoire au-delà de leur entrée dans les collections. Inspirée par les retouches sans fin du peintre Pierre Bonnard (1867-1947), l’exposition, imaginée par le collectif curatorial Le Bureau/, réunit plus de trente artistes français et internationaux pour interroger l’impermanence des oeuvres, la plasticité des récits et le dialogue constamment réinventé entre création et institution.On raconte que Pierre Bonnard n’a cessé tout au long de sa vie de reprendre ses toiles. Une anecdote en particulier rapporte qu’il fut arrêté par un gardien au Musée du Luxembourg alors qu’il tentait de retoucher subrepticement une minuscule feuille d’arbre d’un de ses tableaux. Marguerite Duras, dans La Vie matérielle, se remémore l’histoire d’un tableau que Bonnard aurait significativement modifié, sans demander l’avis des commanditaires, et rappelle que la création avance rarement en ligne droite : « Ça arrive dans un livre, à un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. (…) Les tableaux, les écrits ne se font pas en toute clarté. »Ces récits confrontent plusieurs perspectives légitimes : d’un côté, l’institution qui garantit la conservation de l’oeuvre acquise et son inscription patrimoniale dans un récit historique ; de l’autre, le parcours individuel de l’artiste et les mouvements, parfois significatifs, de sa pratique ; enfin, l’interprétation du public, qui varie selon les époques, les aires géographiques…À partir de la collection du Frac Île-de-France, Le Syndrome de Bonnard explore comment les oeuvres peuvent évoluer après leur acquisition : les tâtonnements de la pratique d’atelier peuvent-ils être ré-examinés par l’artiste une fois son oeuvre inventoriée ? Comment certaines oeuvres peuvent-elles sans cesse être rejouées, réactivées et actualisées ? Que dire du changement de perception d’une oeuvre à la lumière de l’évolution de notre contexte politique, social et environnemental ? Dix ans après avoir réalisé une première exposition 1 consacrée à ces questions, Le Bureau/ joue le jeu de la reprise et approfondit au Plateau et aux Réserves sa réflexion sur l’impermanence d’une oeuvre d’art.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  10. 826

    🔊 “Africa fashion” au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 31 mars au 12 juillet 2026

    “Africa fashion” au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 31 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Christine Barthe, Responsable de l’unité patrimoniale des collections photographiques du musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris,et commissaire associée de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 30 mars 2026, durée 11’09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/31/3705_africa-fashion_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presseCommissaire générale :Dr Christine Checinska, Conservatrice en chef des textiles et de la mode d’Afrique et de la diaspora africaine, Victoria and Albert Museum de LondresCommissaires associées :Hélène Joubert, Responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique du musée du quai Branly – Jacques Chirac, ParisChristine Barthe, Responsable de l’unité patrimoniale des collections photographiques du musée du quai Branly – Jacques Chirac, ParisAprès avoir conquis Londres, New York, Portland, Chicago, Melbourne et Montréal, l’exposition Africa Fashion, conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, arrive à Paris et propose un dialogue entre les plus grands créateurs de mode de la scène contemporaine africaine et les riches collections historiques du musée du quai Branly – Jacques Chirac.Le parcours de cette exposition célèbre l’essor fulgurant de la scène africaine de la mode, portée par une nouvelle génération de créateurs. Entre inspiration et innovation stylistique, leurs créations célèbrent une scène artistique dynamique aussi variée que le continent lui-même.Africa Fashion présente la mode africaine comme une forme d’art qui se définit elle-même et qui révèle la richesse et la diversité des histoires et des cultures africaines. Pour l’occasion, le musée met en lumière sa collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi qu’une sélection de photographies issues de ses archives et collectées auprès du public.Renaissance culturelleLes bouleversements politiques et sociaux qui accompagnent les mouvements d’indépendance en Afrique dès les années 1950 ont ouvert une longue période de créativité dans le domaine de la mode, de la musique et des arts visuels. Cette première section présente ainsi de nombreuses archives (affiches, publications, enregistrements, revues, photographies…) témoignant des changements radicaux intervenus au cours de ces années de libération, entre le milieu et la fin des années 1950 à 1994, coïncidant avec la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.Regard politique et poétique sur le textileDans ce contexte de lutte et d’émancipation, la fabrication et le port de tissus africains traditionnels deviennent des actes politiques. Cette deuxième section met en lumière l’importance du textile dans de nombreux pays africains : des imprimés à la cire, des tissus commémoratifs, des àdìrẹ (tissus imprimés à la teinture indigo), des kenté (étoffes multicolores composées de bandes tissées en soie ou en coton) et des bògòlanfini (tissus bicolores teints à partir de terre et de matières végétales), autant de fragments d’une histoire textile plurielle, façonnée par de nombreuses techniques issues de l’ensemble du continent.Avant-gardeAu milieu du 20e siècle, la mode africaine connaît un tournant avec l’émergence de créateurs dont les marques se diffusent largement au niveau local, national et international. Le continent connaît alors un élan de créativité. Afin de témoigner de cette effervescence créative, cette troisième section propose de s’arrêter sur le parcours de cinq créateurs africains emblématiques du 20e siècle : Shade Thomas-Fahm (né en 1933), Chris Seydou (1949 – 1994), Kofi Ansah (1951-2014), Alphadi (né en 1957), Naïma Bennis (1940-2008) représentent la première génération de designers africains à attirer l’attention internationale.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  11. 825

    🔊 “Cartes imaginaires” Inventer des mondes à la BnF I François-Mitterrand, Paris du 24 mars au 19 juillet 2026

    “Cartes imaginaires” Inventer des mondesà la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 24 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au département des Cartes et plans de la BnF et commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mars 2026, durée 17’25,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3703_cartes-imaginaires_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presseCommissariat :Julie Garel-Grislin & Cristina Ion, conservatrices au département des Cartes et plans de la BnFL’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes invite les visiteurs à un voyage aux frontières du réel et de la fiction, à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent également forme à des territoires imaginaires qui prolongent, interprètent ou personnalisent le monde réel. Conçu comme une expérience sensorielle et immersive, avec une attention particulière portée à la lumière et aux ambiances sonores, le parcours de l’exposition plonge les visiteurs dans des mondes inexplorés, mythiques ou littéraires. Il permet d’admirer 200 oeuvres mêlant parchemins médiévaux et art contemporain, atlas et livres imprimés, dessins et jeux vidéo.Passant du paradis terrestre à l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones à ceux d’Assassin’s Creed, les visiteurs découvrent de nombreux chefs-d’œuvre cartographiques conservés au département des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prêts majeurs du musée Guimet, de la British Library, de la Bibliothèque bodléienne d’Oxford, de la Bibliothèque royale de Belgique et de la Bibliothèque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblées, ces pièces d’exception font dialoguer différents espaces-temps, suscitant la réflexion, l’amusement ou la rêverie, et rappellent qu’il est nécessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le représenter.Parcours de l’exposition – Un voyage en quatre escalesL’exposition conduit les visiteurs de tout âge au plus près de trésors rarement montrés au public et se déploie en quatre escales.La première nous entraîne dans les mondes inexplorés et plonge le visiteur au coeur de l’iconographie cartographique.Au-delà des tracés géographiques, les cartes intègrent des figures fabuleuses empruntées aux sources antiques et religieuses et transmises à travers les encyclopédies médiévales. Ces créatures peuplent les marges des terres connues et témoignent de la manière dont l’imaginaire se projette sur les territoires à découvrir.Le visiteur explore ainsi cinq continents, en compagnie de créatures chimériques qui seront progressivement chassées des cartes au XVIIIe siècle.La seconde présente les mondes légendaires, ces lieux imaginaires que l’on a crus réels.Mêlant réalité et merveilleux, les cartographes leur ont attribué une localisation terrestre : l’Atlantide, le royaume du prêtre Jean, l’Eldorado ou le paradis terrestre prennent forme sur le globe. Cette section entraîne le visiteur à la lisière des mondes terrestres et célestes. Les cartes extra-occidentales, notamment bouddhistes avec la représentation du mont Meru, témoignent d’une volonté d’ancrer dans l’espace des lieux mythiques à forte charge symbolique et cosmologique.La troisième explore les mondes littéraires, où la fiction émancipe les constructions géographiques de la réalité. Ces cartes imaginaires confèrent une consistance aux univers narratifs, du réalisme à la fantasy. Le visiteur déambule ainsi de L’Île au trésor à Narnia, de Final Fantasy à Game of Thrones.Pour clore le voyage, la quatrième escale considère la carte dans sa dimension évocatrice et subjective et fait dialoguer œuvres anciennes et oeuvres d’artistes contemporains qui s’inspirent de la cartographie. L’art déconstruit le dispositif cartographique pour révéler la construction d’une vision collective de l’espace, montrant que toute représentation du monde naît de l’imaginaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  12. 824

    🔊 “Matisse” 1941-1954 au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 24 mars au 26 juillet 2026

    “Matisse” 1941-1954au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 24 mars au 26 juillet 2026Entretien avec Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mars 2026, durée 17’03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/23/3702_matisse_grand-palais/Communiqué de presseCommissariat :Claudine Grammont, Cheffe du cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne – Centre PompidouExposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmnD’une envergure inédite en France, l’exposition « Matisse, 1941 — 1954 » met en lumière les dernières années de création de l’artiste, grand moment de synthèse, de radicalité et d’invention formelle. Elle réunit plus de 300 oeuvres qui témoignent de l’élan de création inouïe de Matisse durant cette période particulièrement foisonnante. À près de 80 ans, il se réinvente avec le médium de la gouache découpée à travers lequel il renouvelle entièrement son vocabulaire plastique et donne à son art une portée monumentale. Cette exposition conduit le visiteur dans le dernier grand atelier de Matisse, regroupant peintures, série de dessins, livres illustrés, gouaches découpées, textiles et même vitraux qui sont autant de déclinaisons de cet ultime moment de grâce.La sélection de plus de 300 oeuvres, dont beaucoup sont inédites en France, offre l’occasion de découvrir des ensembles très rarement vus. Afin de compléter la déjà riche collection du Centre Pompidou, des prêts exceptionnels proviennent de collections particulières et d’institutions nationales et internationales dont le Hammer Museum, le MoMA, la National Gallery of Art de Washington, la Fondation Barnes, la Fondation Beyeler.L’exposition réunit les ensembles essentiels de cette période : la magistrale et ultime série des peintures des Intérieurs de Vence de 1946-1948, l’album Jazz et sa maquette, des séries de dessins de Thèmes et Variations, les dessins au pinceau et à l’encre, les principaux éléments du programme de la chapelle de Vence, les panneaux monumentaux La Gerbe, Les Acanthes, L’Escargot et Mémoire d’Océanie. Enfin, les grandes figures en gouache découpée, comme La Tristesse du roi, Zulma, Danseuse créole et la série des Nus bleus sont ici, exceptionnellement, réunies.« Matisse 1941 – 1954 » s’inscrit dans la lignée des grandes monographies dédiées à l’artiste organisées par le Centre Pompidou [« Matisse 1904 – 1917 » en 1993, « Matisse. Paires et séries » en 2012 et « Matisse. Comme un roman » en 2021] et fait plus particulièrement écho à celle de 1993, « Matisse 1904 – 1917 ». À la différence de « Henri Matisse: the Cut-Outs » (présentée à la Tate et au MoMA, 2014) exclusivement consacrée aux gouaches découpées, elle révèle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette période. Car jamais auparavant l’artiste n’avait été aussi prolifique dans la variété des techniques et des supports utilisés, comme en témoignent les peintures, gouaches découpées, dessins, livres illustrés, textiles et vitraux exceptionnellement réunis dans ce parcours.Cette dernière période de création se caractérise par une symbiose toujours plus grande entre l’oeuvre et l’espace de l’atelier. Travaillées à même les murs de l’appartement du Régina, mobiles par essence, les oeuvres participent de la végétalisation dynamisante du cadre spatial. L’exposition s’attache à restituer cet in situ en permanente métamorphose, donnant au visiteur l’accès à ce « jardin » de Matisse à travers un espace qui va en s’amplifiant salle après salle. Y sera également rappelé le contexte de la guerre et de l’immédiat après-guerre alors que la figure d’Henri Matisse s’impose en France et outre-Atlantique comme un symbole de liberté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  13. 823

    🔊 “Henri Rousseau” L’ambition de la peinture au Musée de l’Orangerie, Paris du 25 mars au 20 juillet 2026

    “Henri Rousseau”L’ambition de la peintureau Musée de l’Orangerie, Parisdu 25 mars au 20 juillet 2026Entretien avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine – musée de l’Orangerie, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 20 mars 2026, durée 19’35,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/21/juliette-degennes/Communiqué de presseCommissariat :Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musée de l’OrangerieNancy Ireson, commissaire associée, conservatrice consultante, Fondation BarnesChristopher Green, conservateur consultant, professeur émérite, Courtauld Institute of ArtPour la première fois, le musée de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrée à Henri Rousseau. Inaugurée en octobre dernier à Philadelphie, elle est présentée à Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. À la suite du récent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet désormais de prêter ses oeuvres, le musée de l’Orangerie devient la première institution au monde à coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille à cette occasion neuf oeuvres prêtées de manière inédite par la Fondation, réunissant un important corpus de tableaux d’Henri Rousseau passés entre les mains du marchand Paul Guillaume.Cette collaboration s’impose comme une évidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musée parisien, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante oeuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservés dans le fonds du musée. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette étroite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur américain, et plus largement sur le réseau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’oeuvres seront présentées à cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’oeuvres clés d’institutions européennes et américaines dont La Bohémienne endormie, chef-d’oeuvre du Museum of Modern Art de New York.Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marché de l’art. Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettront d’aborder la matérialité des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  14. 822

    🔊 “1913–1923 : L’esprit du temps” Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanieau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 17 mars au 20 septembre 2026

    “1913–1923 : L’esprit du temps”Paris célèbre les arts d’Afrique et d’Océanieau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 17 mars au 20 septembre 2026Entretien avec Bertrand Goy, historien, spécialiste des arts extra-occidentaux, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 mars 2026, durée 23’37,© FranceFineArt.Communiqué de presseCommissariat :Bertrand Goy, Historien, spécialiste des arts extra-occidentauxHélène Joubert, Responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique du musée du quai Branly – Jacques ChiracL’exposition retrace l’histoire des arts africains et océaniens à Paris au début du 20e siècle, époque où objets extra-européens et oeuvres avant-gardistes se rencontrent et façonnent ensemble une nouvelle vision de l’art moderne, autour d’artistes, d’intellectuels, de marchands et de collectionneurs précurseurs.À travers des documents d’archives, des photographies et des oeuvres d’Afrique et d’Océanie, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphère stimulante du quartier de Montparnasse et révèle une décennie historique, au cours de laquelle des objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art à part entière. Cette reconnaissance marque une rupture majeure dans l’histoire de l’art occidental, mais aussi dans le marché de l’art international.1911-1913 : de Montparnasse à la Rive droiteAu tournant du 20e siècle, quelques marchands européens approvisionnent en « spécimens ethnographiques » leurs clients, constitués principalement de musées ethnographiques et d’amateurs de curiosités « exotiques ». C’est à cette époque que Derain et Vlaminck achètent leurs premiers masques et sculptures africains et que Matisse, Lhote ou Picasso en font une source importante de leur inspiration. Joseph Brummer, artiste immigré hongrois se fait rapidement connaître comme marchand au goût sûr et éclectique, mettant sur le même plan productions africaines, oeuvres d’art de Perse, d’Égypte, de Chine, de Haute Époque européenne et peinture d’avant-garde. Bien que Joseph Brummer, inquiet de la guerre en Europe, ne soit resté que quelques années à Paris avant de s’expatrier aux États-Unis, son apport à la reconnaissance des arts classiques d’Afrique et d’Océanie fut essentiel. L’un de ses clients, Charles Vignier, poète symboliste, se reconvertit dans l’expertise des arts orientaux dès le début du 20e siècle. En mai 1913, il décide d’organiser à la Galerie Levesque, 109 rue Saint-Honoré à Paris, une grande exposition d’arts extra-occidentaux issus principalement d’Asie et du Moyen-Orient mais où, pour la première fois, l’Afrique est également représentée.1914-1918 : autour de Paul GuillaumeEn 1912, le jeune Paul Guillaume débute sa carrière de marchand d’art en vendant quelques statuettes et masques africains à Joseph Brummer que lui a présenté le poète Guillaume Apollinaire. La même année, Paul Guillaume fonde la « Société d’Art et d’Archéologie nègre » puis en 1914 ouvre une galerie dans laquelle il expose oeuvres d’art d’Afrique et d’Océanie aux côtés des créations d’artistes d’avant-garde. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Paul Guillaume se tourne vers New York où il participe à la première exposition consacrée exclusivement à l’art africain traditionnel. Elle se tient à la Galerie 291 dirigée par Alfred Stieglitz, photographe, galeriste et éditeur américain, et Marius de Zayas, artiste et galeriste mexicain. En 1916, l’exposition organisée à l’association « Lyre et Palette » (située au carrefour Raspail et Montparnasse, rue Huyghens) marque un tournant : c’est la première fois que l’on expose à Paris des pièces provenant des continents africains et océaniens, non pour Ieur intérêt ethnographique ou archéologique, mais pour leur dimension artistique. En 1917, Paul Guillaume et Guillaume Apollinaire publient Sculptures nègres, un des premiers ouvrages consacrés exclusivement aux arts africains et océaniens. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  15. 821

    🔊 “Le Langage des murs” Estampages de la Chine à Notre-Dame au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 18 mars au 28 juin 2026

    “Le Langage des murs” Estampages de la Chine à Notre-Dameau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 18 mars au 28 juin 2026Entretien avec Béatrice Quette, conservatrice, responsable des collections asiatiques et islamiques – Musée des arts décoratifs, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 18 mars 2026, durée 23’27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3699_le-langage-des-murs_mad-musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissaires :Béatrice Quette, conservatrice, responsables des collections asiatiques et islamiquesValentine Dubard de Gaillarbois, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesCécile Huguet-Broquet, conservatrice-restauratrice d’arts graphiquesSantiago Hardy, cordiste sur le chantier de Notre-Dame de Parisassistés de Louise Lartillot, assistante de conservation, bourse de la Fondation du JaponDu 18 mars au 28 juin 2026, le musée des Arts décoratifs présente, à l’occasion du Salon du dessin et du Printemps asiatique, « Le langage des murs. Estampages de la Chine à Notre‑Dame », quatrième focus exposé au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. L‘exposition-focus illustre la pratique de l’estampage à travers une sélection inédite des collections chinoise et française du musée des Arts décoratifs, d’Eugène Grasset à Jean Dubuffet en passant par Emile‑Auguste Reiber.À cette occasion, le musée invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingénieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) à présenter les estampages qu’ils ont réalisés lors du chantier de restauration de Notre‑Dame de Paris. La présence des outils permet d’appréhender la technique pratiquée en Chine et celle utilisée sur les murs de la cathédrale. Une centaine d’oeuvres et d’objets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de l’estampage ancienne et contemporaine et ses qualités techniques, esthétiques, poétiques.D’origine chinoise, la technique de l’estampage permet de prendre l’empreinte d’un motif ou d’un texte, sculpté ou gravé à la surface d’une pierre ou d’un objet, à l’aide de papier et d’encre. Le papier humidifié est appliqué à la surface de l’objet (en pierre, métal, bois) à l’aide d’une brosse qui permet au papier d’épouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encré est appliqué systématiquement sur tout la surface du papier. L’encre noircit les reliefs et les creux restent blancs, révélant ainsi le décor à l’échelle 1 dans un contraste noir et blanc.En entrant dans la salle d’exposition, le visiteur découvre une quarantaine d’estampages inédits réalisés sur le chantier de reconstruction de Notre‑Dame de Paris, de 2021 à 2022. Le projet d’inventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathédrale, initié par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a été soutenu par le chantier scientifique de Notre‑Dame de Paris et par l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale (EPRNDP). Pour réaliser ce livre d’or mural, ils choisissent et apprennent la technique de l’estampage. Cette technique millénaire connaît ainsi un renouveau inattendu en France et permet de révéler, voire de sauvegarder ces marques, signes, décors et inclusions trouvés à la surface des murs de l’édifice en restauration.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  16. 820

    🔊 “K-Beauty” Beauté coréenne, histoire d’un phénomène au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 18 mars au 6 juillet 2026

    “K-Beauty” Beauté coréenne, histoire d’un phénomèneau Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 18 mars au 6 juillet 2026Entretien avec Claire Bettinelli, chargée de production des expositions et des collections contemporaines – musée Guimet, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 mars 2026, durée 24’20,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3698_k-beauty_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/Communiqué de presse Commissariat :Claire Bettinelli, musée GuimetClaire Trinquet-Solery, musée GuimetDepuis plus d’une décennie, la beauté coréenne s’invite partout, de nos salles de bains à nos écrans. Sous l’étiquette « K-beauty », elle désigne une industrie cosmétique qui se déploie dans un vaste écosystème culturel et artistique. Grâce à l’engouement mondial pour la création coréenne, qu’elle soit musicale (K-pop), télévisuelle (K-drama) ou culinaire (K-food), la K-beauty diffuse largement son langage esthétique extra-occidental.Mais qu’est-ce qu’être belle ou beau en Corée ? Cette question s’inscrit dans une histoire millénaire du regard et dans un héritage culturel et philosophique d’une grande complexité. Canons de beauté, art du rituel ou des formulations : la beauté coréenne contemporaine invoque régulièrement ce riche passé et particulièrement la fin de l’ère Joseon (fin du 18e – début 20e siècle), période où se forme une représentation de l’individu et une expression de la beauté singulières qui imprègnent encore aujourd’hui le soft power coréen.Voyageant dans près de 300 ans d’histoire, cette exposition présente des chefs-d’oeuvre issus de musées coréens et internationaux, et des collections du musée Guimet. Ils côtoient des objets et témoignages modernes et contemporains qui illustrent la permanence des modèles anciens mais aussi leur métamorphose au contact d’un monde globalisé.L’exposition interroge ainsi l’évolution de l’idée de beauté en Corée, sans cesse réimaginée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  17. 819

    🔊 “Visages d’artistes” De Gustave Courbet à Annette Messager au Petit Palais, Paris du 18 mars au 19 juillet 2026

    “Visages d’artistes” De Gustave Courbet à Annette Messagerau Petit Palais, Parisdu 18 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargée des sculptures au Petit Palais, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 mars 2026, durée 19’19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/19/3697_visages-d-artistes_petit-palais/Communiqué de presseCommissariat général :Annick Lemoine, conservatrice générale, directrice du Petit PalaisCommissariat scientifique :Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine chargée des sculptures au Petit PalaisStéphanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine chargée des peintures modernes (1800-1890) au Petit PalaisSixtine de Saint-Léger, responsable des arts décoratifs avant 1800 et de l’art contemporain au Petit PalaisLe Petit Palais présente une exposition inédite consacrée à l’autoportrait et au portrait d’artiste, un thème central de ses collections et un axe majeur de sa politique d’acquisition depuis sa création au début du XXe siècle. Le parcours réunit environ cent oeuvres – peintures, sculptures, arts graphiques, arts décoratifs et photographies – mêlant des oeuvres phares des collections comme l’Autoportrait au chien noir de Gustave Courbet et d’autres méconnues, sorties des réserves spécialement pour l’occasion, comme la galerie de bustes des peintres impressionnistes sculptés par Paul Paulin.Au sein de l’exposition et jusque dans les collections permanentes du musée, les oeuvres de Giulia Andreani, Sophie Calle, Nina Childress, Hélène Delprat, Nan Goldin, Camille Henrot, Nathanaëlle Herbelin, Annette Messager, Françoise Pétrovitch, Anne et Patrick Poirier, Cindy Sherman, Apolonia Sokol et Claire Tabouret sont présentées en regard des collections historiques. Leurs oeuvres convoquent un regard contemporain, celui du portrait d’artiste au féminin. Elles interrogent l’héritage du portrait d’artiste, ses codes et ses usages, tout en proposant une réinterprétation de ses enjeux. Par ce face à face, un passé résolument masculin dialogue avec le monde d’aujourd’hui où l’artiste femme a désormais pleinement sa place.Cette exposition inaugure par ailleurs une année dédiée aux femmes artistes qui se poursuivra à l’automne avec la première monographie consacrée à la peintre Eva Gonzalès et une carte blanche confiée à Prune Nourry.L’exposition adopte une perspective narrative qui part de l’individu pour tendre vers le collectif, en proposant un parcours thématique en 4 temps suivant le fil de l’autoportrait jusqu’aux fraternités et aux hommages des pairs. Elle explore également les inventions, singularités et métamorphoses du portrait à travers des regroupements thématiques, ponctués de mises en contexte historiques et d’éclairages sur l’histoire des collections du Petit Palais.Le parcours s’ouvre sur une première section dédiée à l’autoportrait, quintessence du portrait d’artiste, particulièrement bien représenté dans les collections du Petit Palais. Une galerie de visages, spectaculaire, accueille le visiteur dans la rotonde d’introduction. L’absence de commanditaire et l’introspection du modèle offrent aux créateurs un espace de liberté et d’expérimentation. En lien direct avec le spectateur, l’artiste affirme son style et expose sa personnalité, y compris au travers de portraits métaphoriques ou métonymiques. On y découvre les autoportraits de Gustave Courbet, Pierre Puvis de Chavannes, Léon Bonnat, Jacques-Émile Blanche, entre autres ou encore les étonnants masques en grès de Jean-Joseph Carriès. L’oeuvre Autoportrait clown / fleur de Nina Childress et la sculpture hyperréaliste d’Hélène Delprat introduisent un effet de surprise tout en réinterrogeant la tradition du genre aujourd’hui.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  18. 818

    🔊 “Renoir” au Musée d’Orsay, Paris du 17 mars au 19 juillet 2026

    “Renoir” au Musée d’Orsay, Parisdu 17 mars au 19 juillet 2026Entretien avec Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay, et co-commissaire pour les deux expositions consacrées à Auguste Renoir,et (à partir de 8’33) avec Anne Distel consevatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay, et co-commissare de l’exposition « Renoir dessinateur », par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 mars 2026, durée 23’48,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/18/3696_renoir_musee-d-orsay/Communiqué de presseÀ l’occasion de ses 40 ans, le musée d’Orsay célèbre un artiste majeur de ses collections, peut-être le plus populaire des impressionnistes : Auguste Renoir. Alors que nous fêtons aussi les cent-cinquante ans du Bal du moulin de la Galette, incarnation du bonheur de vivre et de la fête, deux expositions complémentaires viennent réinterroger les grands chefs-d’œuvre impressionnistes du peintre, mais aussi révéler des pans plus méconnus de son travail. « Renoir et l’amour » [du 17 mars au 19 juillet 2026] rassemble pour la première fois les « scènes de la vie moderne » peintes par l’artiste au début de sa carrière, tandis que « Renoir dessinateur » [du 17 mars au 5 juillet 2026] dévoile, à travers une centaine d’œuvres rarement vues, toute l’étendue de son talent dans les techniques graphiques.Renoir et l’amour. La modernité heureuse (1865-1885)du 17 mars au 19 juillet 2026Commissariat :PARIS : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay. Avec la participation de Lucie Lachenal-Tabellet, chargée d’études documentaires, musée d’OrsayLONDRES : Christopher Riopelle, Neil Westreich Curator of Post-1800 Paintings, National Gallery, London et Chiara Di Stefano, Associate Curator of Post-1800 Paintings at the National Gallery, LondonBOSTON : Katie Hanson, William and Ann Elfers Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston. Avec la participation de Julia Welch, Arthur K. Solomon Assistant Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston.Renoir dessinateurdu 17 mars au 5 juillet 2026Commissariat :PARIS : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay et Anne Distel, conservatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay. Avec la participation de Cloé Viala, chargée d’études documentaires au musée d’OrsayNEW YORK : Colin Bailey, Katharine J. Rayner Director, the Morgan Library & Museum. Avec la participation de Sarah Lees, chargée d’études documentaires the Morgan Library & Museum.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  19. 817

    🔊 “Licornes !” au musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Paris du 10 mars au 12 juillet 2026

    “Licornes !” au musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Parisdu 10 mars au 12 juillet 2026Entretien avec Béatrice de Chancel-Bardelot, conservatrice générale au musée de Cluny, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 mars 2026, durée 26’50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/03/12/3694_licornes_musee-de-cluny/Communiqué de presseCommissaires :Béatrice de Chancel-Bardelot, Conservatrice générale au musée de Cluny (Paris)Michael Philipp, Conservateur en chef au Museum Barberini (Potsdam, Allemagne)Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Animal fantastique omniprésent dans la culture populaire, elle n’en reste pas moins pleine de mystères. Du 10 mars au 12 juillet 2026, le musée de Cluny décrypte toutes ses facettes avec l’exposition « Licornes ! ».Créature mythique, la licorne a longtemps été considérée comme réelle. Animal inaccessible, indomptable et extraordinaire, elle inspire les artistes depuis l’Antiquité. Marco Polo lui-même dit en avoir croisé une au cours de son voyage en Asie. Si l’époque moderne se résout à admettre son caractère légendaire, la licorne reste présente dans l’imaginaire des petits comme des grands et a laissé des traces profondes dans l’histoire de l’art.Pour les découvrir, le musée de Cluny, où sont conservées les célèbres tapisseries de la Dame à la licorne, constitue un écrin idéal. L’exposition, composée de 9 sections thématiques, revient sur les multiples aspects de la licorne à travers une sélection d’une centaine d’oeuvres.Créature universelle, on croise la licorne dans la vallée de l’Indus vers 2000 avant notre ère sur un sceau gravé ; en Chine au cours de la dynastie des Han (Qilin sculpté vers 206-220) ; ou sur un plat en faïence du XVIIe siècle provenant de Turquie (Plat avec licorne, cerf et lion). À la fin du XVe siècle, Bernhard von Breydenbach, chanoine de la cathédrale de Mayence, la décrit parmi les animaux exotiques qu’il a rencontrés lors d’un pèlerinage en Terre Sainte (Le saint voyage vers Jérusalem).La licorne peut être à la fois sauvage comme sur une couronne de Torah en argent de 1778, et guérisseuse, puisque sa corne est dotée de vertus purificatrices. Ainsi, le « Danny Jewel » conservé au Victoria and Albert Museum est réalisé vers 1550 pour contenir un fragment de corne de licorne – en réalité de la dent de narval – à mettre en contact avec ses aliments pour se prémunir de tout poison. Alors que la licorne est parfois agressive et inquiétante, comme sur un aquamanile conservé au musée de Cluny, elle peut également se faire tendre et amoureuse, comme sur une huile sur toile vénitienne de 1510 environ (Femme et licorne, conservée au Rijksmuseum).[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  20. 816

    🔊 “Face au ciel” Paul Huet en son temps au Musée de la Vie romantique, Paris du 14 février au 30 août 2026

    “Face au ciel” Paul Huet en son tempsau Musée de la Vie romantique, Parisdu 14 février au 30 août 2026Entretien avec Gaëlle Rio, conservatrice générale du Patrimoine, directrice du Musée de la Vie Romantique, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 24 février 2026, durée 40’22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/25/3693_paul-huet_musee-de-la-vie-romantique/Communiqué de presseCommissariat :Gaëlle Rio, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de la Vie romantiqueDominique Lobstein, commissaire scientifique de l’exposition« Face au ciel, Paul Huet en son temps » présente l’œuvre de l’artiste Paul Huet (1803-1869) à travers le motif pictural du ciel. Peintre encore peu connu du grand public, ce proche d’Ary Scheffer est souvent considéré comme l’un des précurseurs du paysage romantique en France. Inspiré par les grands maîtres anglais comme Constable et Turner, il exprime dans ses œuvres les émotions et la puissance de la nature en rompant avec la tradition classique.Qualifié de « pré-impressionniste », Paul Huet a marqué son temps et influencé de nombreux artistes paysagistes comme Camille Corot. Son œuvre et son expérience de la peinture de ciel sont mises en regard de celles de ses contemporains afin de mieux apprécier sa singularité et son rôle dans cette époque foisonnante. Grâce à de nombreux prêts issus des collections publiques françaises, ses ciels sont ainsi présentés aux côtés de ceux de Paul Flandrin, Eugène Delacroix, Théodore Rousseau, Georges Michel, Eugène Isabey ou Eugène Boudin.À la découverte du paysageLongtemps, la peinture de paysage a été considérée comme un genre mineur, simple décor dépourvu de véritable sujet. À la fin du XVIIIe siècle, sous l’impulsion du peintre Pierre-Henri de Valenciennes et de ses publications, la pratique du paysage évolue et attire l’attention d’un nombre croissant d’artistes. En 1816, grâce à son influence, l’Académie des beaux-arts crée le prix de Rome de paysage historique. Organisé tous les quatre ans, ce concours reflète l’enseignement de l’École des beaux-arts et les traités alors en vigueur, qui imposent des compositions très codifiées. Ces règles strictes – intégration obligatoire d’un sujet historique ou mythologique, structure du paysage normée, usage des couleurs défini – sont de plus en plus perçues comme un frein à l’invention. Jugé trop rigide, le prix est finalement supprimé en 1863. Plusieurs événements contribuent également à faire évoluer la peinture de paysage. Les artistes découvrent d’abord la peinture anglaise – celle de Constable, Turner ou Bonington –, admirée pour sa lumière et sa spontanéité bien avant sa présentation remarquée au Salon de 1824. Par ailleurs, les artistes dits « réalistes » s’éloignent des traditions académiques et proposent une nouvelle approche de la représentation de la nature. Ils travaillent sur le motif, directement face au paysage, et s’inspirent des observations scientifiques sur la lumière et les phénomènes atmosphériques.[...]Réouverture du Musée de la Vie RomantiqueAprès 17 mois de travaux, le musée de la Vie romantique s’apprête à rouvrir ses portes au public le 14 février prochain. Depuis septembre 2024, le musée — accompagné par Basalt Architecture et l’atelier àkiko Designers — mène une opération majeure de restauration de la maison et des ateliers du peintre Ary Scheffer.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  21. 815

    🔊 “Igor Chelkovski” Dessins dans l’airà la galerie Alina Pinsky, Paris du 14 février au 11 avril 2026

    “Igor Chelkovski” Dessins dans l’airà la galerie Alina Pinsky, Parisdu 14 février au 11 avril 2026Entretien avec Alina Pinsky, galeriste,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 février 2026, durée 18’40,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/25/3692_igor-chelkovski_galerie-alina-pinsky/Communiqué de presseAlina Pinsky Paris présente une exposition d’Igor Chelkovski (né en 1937), figure majeure de l’art russe contemporain, installé en France depuis 1976.Chelkovski est connu pour ses sculptures, ses reliefs et ses oeuvres dans l’espace public. Il explore depuis plusieurs décennies le langage plastique, en abordant des thèmes universels et abstraits tels que la nature, la ville ou l’homme.Cette exposition, conçue avec le concours de Bernard Blistène, directeur honoraire du Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, est une rétrospective de son travail. Elle réunit les cycles majeurs depuis les oeuvres des années 1970, tout en incluant ses oeuvres les plus récentes.Depuis 1961, Igor Chelkovski examine de manière systématique les possibilités et le potentiel de la sculpture, en alliant un langage minimal et abstrait à une imagerie romantique. Dans ses œuvres l’abstrait naît paradoxalement du réel, lequel se révèle comme un ensemble d’abstractions.Dans les années 1960, après une formation en peinture et en dessin puis dans le domaine théâtral (Moscow State Academic Art College in Memory of 1905), Chelkovski travaille à la restauration d’icônes et de fresques.À la même période, passionné par la sculpture, il travaille à l’élaboration de son propre langage plastique et s’intègre au cercle moscovite des artistes « non-conformistes ».L’utilisation du bois comme matériau idéal devient le point de départ des séries qui se développent tout au long des sept décennies suivantes.Reliefs, Nuages, Arbres, Vases de fleurs, Tours ainsi que des cycles anthropocentriques —Profils, Têtes, Personnes—volontairement épurés ou anguleux, monochromes ou peints à l’émail industriel, témoignent d’une approche singulière de la forme et de la texture, où le bois devient l’équivalent de la ligne ou du geste pictural.La réduction du concept jusqu’à l’extrême sobriété révèle, d’une part, l’héritage revendiqué des avant-gardes et du constructivisme, et d’autre part, une pensée poétique où métaphore et oxymore structurent l’image : nuage solide, dessin dans l’air, fleurs de bois.Après son installation en France en 1976 en tant que dissident, Chelkovski s’intègre activement à la vie socio-culturelle du pays. Durant la décennie suivante, il devient l’éditeur du légendaire magazine sur l’art soviétique non officiel — A-YA.Huit numéros ont suffi pour révéler au monde l’espace méconnu de l’underground artistique soviétique, qui deviendra par la suite une découverte majeure pour les institutions et maisons de ventes internationales.Grâce à A-YA, le grand public découvre pour la première fois de grandes figures telles qu’Erik Boulatov, Ilia Kabakov et bien d’autres.Dans les années 1990, Igor Chelkovski revient à ses propres expérimentations artistiques. Il expose son travail dans des galeries en France et en Allemagne. Plus tard, la reconnaissance en Russie s’affirme —prix pour sa contribution au développement de l’art contemporain (2009) et série de grands projets muséaux.Outre la sculpture, il continue de travailler à partir de divers médiums : peinture, graphisme, relief, céramique.L’un des principes clés de sa pensée plastique demeure l’invariance de la forme face à l’échelle : presque chaque oeuvre peut ainsi être agrandie ou réduite sans perdre son énergie interne ni sa force expressive.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  22. 814

    🔊 “Une journée au XVIIIe siècle” Chronique d’un hôtel particulierau MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 18 février au 5 juillet 2026

    “Une journée au XVIIIe siècle”Chronique d’un hôtel particulierau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 18 février au 5 juillet 2026Entretien avec Sophie Motsch,attachée de conservation, collection XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de Camondo, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 février 2026, durée 29’19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/19/3690_une-journee-au-xviiie_musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissariat :Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine en charge des collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoSophie Motsch, attachée de conservation, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoAssistées de :Léo Thune, assistant pour l’exposition et le catalogue, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoJosépha Caumont-Carpentier, chargée de production pour l’exposition, direction de la production et du développement internationalViolette Lafond-Grellety, assistante pour la programmation culturelle, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoAurélien Mathé, assistant pour l’exposition, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoMarion Ortiz, documentaliste, collections historiques, département Bibliothèque-Archives- DocumentationCoralie Derrieux, assistante de conservation, collection Nissim de CamondoDu 17 février au 5 juillet 2026, le musée des Arts décoratifs vous invite à plonger dans l’intimité d’une demeure aristocratique du xviiie siècle et de ses habitants : maîtres, domestiques et animaux familiers. Avec plus de 550 pièces originales issues essentiellement des collections du musée, et pour la plupart rarement montrées, l’exposition « Une journée au XVIIIe siècle. Chronique d’un hôtel particulier » convoque tous les domaines d’expression des arts décoratifs – boiseries et papiers peints, mobilier, céramique, orfèvrerie, vêtements et accessoires de mode, jouets, bijoux – pour redonner vie à un hôtel particulier parisien dans les années 1780. Dans une ambiance cinématographique, sonore et olfactive, le visiteur est invité à déambuler de pièce en pièce, comme s’il était un proche, un ami ou un invité privilégié de la famille. Le commissariat de l’exposition est assuré par Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine, en charge des collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de Camondo, et par Sophie Motsch, attachée de conservation. La scénographie de l’exposition est réalisée par FREAKS architecture.« Qui n’a pas vécu dans les années voisines de 1789 ne sait pas ce que c’est que le plaisir de vivre. » TalleyrandComment l’art de vivre à la française s’illustre-t-il dans sa forme la plus aboutie au XVIIIe siècle ? Certes, il est avant tout le privilège d’une élite, qu’elle soit de naissance, d’argent ou de talent, et ne peut être le reflet des conditions de vie de la population entière. Néanmoins, il exprime à la perfection les modes, les goûts, les valeurs et les usages vers lesquels tous les yeux convergent alors en Europe, et par‑delà depuis la jeune Amérique. Car Paris s’affirme au XVIIIe siècle comme la capitale d’un luxe, toujours en quête d’innovation, un environnement favorable à l’éclosion des arts, en quête d’agrément et de commodité, autrement dit du beau dans l’utile qui est la devise du musée des Arts décoratifs.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  23. 813

    🔊 “L’argument du rêve” Exposition en duo d’Amie Barouh et de Chloé Quenumà la Fondation Pernod Ricard, Paris du 17 février au 18 avril 2026

    “L’argument du rêve”Exposition en duo d’Amie Barouh et de Chloé Quenumà la Fondation Pernod Ricard, Parisdu 17 février au 18 avril 2026Entretien avec Elodie Royer,commissaire d’exposition indépendante, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 février 2026, durée 14’01,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/18/3689_l-argument-du-reve_fondation-pernod-ricard/Communiqué de presse Commissariat :Elodie Royer, commissaire d’exposition indépendanteExposition en duo d’Amie Barouh et de Chloé Quenum avec la participation de Mohamed Amer MezianeIntroduction par Elodie Royer, Commissaire de l’expositionTrès tôt l’humanité s’est pensée dans ses rêves.Il s’agit du lien vital, du récit dans la constitutiond’une conscience collective, d’une communauté.Que raconter pour accepter d’être ensemble ?Des songes, précisément.Anne Dufourmantelle, Intelligence du rêve, 2012, Editions Payot.Cette exposition prend comme point de départ une hypothèse, celle de re-convoquer aujourd’hui le rêve pour ce qu’il peut raconter de nos modes d’existence, de relation et de représentation.Si nos rythmes de vie contemporains, souvent dé-corrélés de l’imaginaire, nous éloignent de nos rêves et de ce qu’ils déposent en nous (des présences et des présages, des êtres vivants et des fantômes, des lumières et des sensations), on pourrait tout autant affirmer qu’ils ne nous quittent jamais : ils nous veillent, faisant dialoguer le réel, avec d’autres lieux ou temporalités.Mais davantage qu’un lieu-refuge, poétique et doux, qui serait à l’abri du réel, le rêve – dans un ensemble d’oeuvres spécialement produites pour cette exposition – surgit tel un espace traversé de tensions, de violences et de désirs, où peuvent également se jouer certains enjeux contemporains, politiques et collectifs. Quelle place accordons-nous à nos nuits, avec ou sans sommeil, là où nos sens s’ouvrent à d’autres formes de connaissance ? À ce temps du repos, en marge de l’accélération continue d’une société, toujours plus connectée et fragmentée ? À cet espace du rêve, comme lieu où s’élaborent autrement nos vies éveillées, et leur magie ?L’argument du rêve s’inscrit ainsi dans un double mouvement, à la fois physique et réflexif, en rassemblant à la fois deux artistes, Amie Barouh et Chloé Quenum, et un philosophe, Mohamed Amer Meziane, avec pour trait commun de mobiliser de façon critique cet espace onirique dans leurs pratiques. Dans une mise en dialogue et en espace inédite et immersive, chacun·e à sa manière semble ainsi y convoquer le rêve, tel un argument, non pour déceler ce qu’il comporte de réel ou d’illusion, mais bel et bien pour sa capacité à dépasser de telles séparations, en partie héritées de la pensée occidentale, et à créer d’autres formes d’interactions.À travers une installation vidéo immersive entremêlant ses propres images à celles d’une archive vidéo initiée et réunie par un activiste rom albanais, Gim Furtuna, Amie Barouh recompose un rêve. À partir de ces images d’auteurs inconnus et de sa propre histoire, celui-ci se déploie physiquement dans un montage fait de collages et de surimpressions, où les temporalités se chevauchent, les lieux se multiplient, les sons s’enchevêtrent, l’ensemble guidé par une voix interprétant ce songe, à la fois personnel et collectif.Faisant également appel à nos sens par une intervention lumineuse et sonore qui vient étirer le temps, Chloé Quenum déploie un nouvel ensemble de sculptures et d’images animées autour de l’architecture du sommeil et de la matérialité du rêve – l’appui-tête, parfois nommé « support de rêve », y est ici par exemple convoqué sous différentes formes, en tant qu’objet ou signe d’un certain rapport à l’invisible.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  24. 812

    🔊 “Dana Lixenberg” American Images à la Maison Européenne de la Photographie, Paris du 11 février au 24 mai 2026

    “Dana Lixenberg” American Imagesà la Maison Européenne de la Photographie, Parisdu 11 février au 24 mai 2026Entretien avec Laurie Hurwitz, commissaire d’exposition senior – MEP, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 février 2026, durée 23’38,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/12/3688_dana-lixenberg_maison-europeenne-de-la-photographie/Communiqué de presse Commissaires :Laurie Hurwitz, MEPMarcel Feil, MAPFREChargée de profuction :Elisa Monteillet, MEP.La MEP est fière de présenter American Images, une première rétrospective consacrée à l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg. L’exposition explore plus de trente ans d’un travail exigeant et profondément humain : ces images composent un portrait pluriel de l’Amérique contemporaine, où célébrités et sujets moins connu·es sont abordé·es avec la même considération et représenté·es avec dignité.Née à Amsterdam, Dana Lixenberg s’installe à New York en 1989 et développe une approche photographique fondée sur la lenteur, l’écoute et l’attention portée à la relation. Artiste étrangère observant les Etats-Unis avec une distance lucide, nourrie par son éducation progressiste, Lixenberg interroge avec délicatesse les mythes du rêve américain. Ses portraits constituent un contre-récit aux représentations dominantes de l’Amérique – un regard dont l’actualité demeure frappante.Au centre de son oeuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – en honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition. Ses portraits, souvent dépourvus d’indices contextuels, empêchent les lectures réductrices : les célébrités y apparaissent avec une présence mesurée, tandis qu’ils offrent aux personnes moins connues un espace où s’affirme leur singularité. Par une attention constante aux détails et aux nuances, elle se tient à distance des stéréotypes et atteint une justesse visuelle qui confère à son travail une dimension d’acte de soin. Au coeur de son travail se trouve la « danse lente » avec ses sujets. Son approche posée et son respect profond permettent d’établir un véritable lien, inscrit sur la durée. L’usage de la chambre 4×5 pouces transforme chaque séance en moment de dialogue intime, ancré dans l’instant partagé.À partir des années 1990, ses commandes pour Vibe, The New York Times Magazine, Interview, i-D, The New Yorker, Newsweek ou Rolling Stone donnent naissance à de nombreux portraits de figures de la culture populaire, parmi lesquels John McEnroe, Isaac Hayes, Whitney Houston, Iggy Pop ou Kate Moss. Certaines de ces images, notamment celles de Biggie Smalls ou encore Tupac Shakur, ont depuis devenues iconiques.Parallèlement à son travail éditorial, Dana Lixenberg a développé plusieurs projets personnels, parmi lesquels Imperial Courts occupe une place centrale. Entamé au début des années 1990, ce projet au long cours se concentre sur les habitant·es d’un ensemble de logements sociaux à South Central Los Angeles. Au fil de plus de trois décennies, elle y est retournée à de nombreuses reprises, développant un corpus complexe qui se déploie à distance des récits familiers et des représentations médiatiques. L’installation vidéo Imperial Courts (2015) prolonge cette immersion dans le quotidien.D’autres projets élargissent encore son exploration de l’Amérique contemporaine : auprès de familles sans-abri à Jeffersonville, dans l’Indiana, ou dans le village iñupiaq de Shishmaref en Alaska, menacé par la fonte du pergélisol. L’exposition comprend également des images réalisées avec des Polaroids 4×5 pouces. Lixenberg les utilise comme des outils de travail et de partage, instaurant un climat de confiance et constituant aujourd’hui un témoignage intime de plusieurs années de rencontres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  25. 811

    🔊 “Martin Parr” Global Warningau Jeu de Paume, Paris du 30 janvier au 24 mai 2026

    “Martin Parr” Global Warningau Jeu de Paume, Parisdu 30 janvier au 24 mai 2026Entretien avec Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 février 2026, durée 20’52,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/12/3687_martin-parr_jeu-de-paume/Communiqué de presse Commissaires :Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume,avec la collaboration de Martin Parr et de Clémentine de la FéronnièreCette exposition propose de revisiter l’oeuvre de Martin Parr à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Tout au long de sa carrière, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr dresse un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie. À travers ses nombreuses séries, commencées dans les îles britanniques et en Irlande, puis étendues dès les années 1990 aux cinq continents, émergent des thèmes récurrents : les turpitudes et les ravages du tourisme de masse, la domination de la voiture, les dépendances technologiques, la frénésie consumériste, ou encore notre rapport ambivalent au Vivant. Toujours avec son regard singulier et décalé Parr aborde indirectement plusieurs causes majeures identifiées des bouleversements climatiques de l’Anthropocène : usage effréné des transports, consommation d’énergies fossiles, surconsommation globale, dégâts environnementaux. Cet oeuvre, en apparence plaisant, se révèle, avec le temps et l’évolution des mentalités, peut-être plus grave qu’il n’y paraissait initialement. À la lumière de l’ensemble de son oeuvre, l’usage du décalage et de la dérision place Martin Parr dans une lignée satirique britannique, attentive à révéler les paradoxes de notre société.En quelque 180 oeuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses débuts en noir et blanc à des oeuvres récentes, l’exposition aborde, en 5 sections, nos turpitudes contemporaines, à travers des thèmes, des motifs, des obsessions récurrentes. La façon dont les loisirs modifient l’environnement – du motif de la plage à celui des déchets, Parr a saisi les mutations que l’évolution de nos modes de vie modernes apporte aux paysages, où le plaisir et le gaspillage, le naturel et l’artificiel coexistent et s’entremêlent sans cesse. « Tout doit disparaître » aborde l’univers consumériste qui est le nôtre, Parr dressant un inventaire cru et drôle de nos objets de désirs et nos modes de consommation, envisagé comme une forme de religion nouvelle.. Sous son objectif, supermarchés, centres commerciaux, foires et salons deviennent le théâtre d’une course effrénée partagée par toutes les classes sociales et impliquant les biens les plus divers, dans lequel l’humain lui-même devient parfois marchandise. « Petite Planète », du nom de l’un de ses ouvrages les plus célèbres, traite du tourisme, sujet de prédilection qu’il avait exploré, sur tous les continents, tant dans ses plaisirs que dans ses contradictions, voire ses impasses. Dans les lieux les plus emblématiques du phénomène, il s’est intéressé aux habitudes et aux comportements de ce touriste global, réalisant également, en filigrane, une étude des déséquilibres Nord/Sud. Dans « Le règne animal », c’est, la cohabitation parfois difficile entre l’humain et l’animal qui est étudié et décrit, entre indifférence et fascination, négligence et surattention, violence et affection.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  26. 810

    🔊 “Huma Bhabha / Alberto Giacometti” , à l’Institut Giacometti, du 6 février au 24 mai 2026

    “Huma Bhabha / Alberto Giacometti”Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se détachent…à l’Institut Giacometti, Parisdu 6 février au 24 mai 2026Entretien avec Emilie Bouvard, directrice scientifique et des collections – Fondation Giacometti, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 3 février 2026, durée 24’03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/08/3686_bhabha-giacometti_institut-giacometti/Communiqué de presseCommissaire : Émilie Bouvard, directrice scientifique et des collections, Fondation GiacomettiL’Institut Giacometti présente une exposition inédite mettant l’oeuvre de l’artiste pakistano-américaine, Huma Bhabha (née à Karachi, 1962, vit et travaille à Poughkeepsie, États-Unis), en résonance avec l’oeuvre d’Alberto Giacometti.Conçue spécifiquement pour l’Institut Giacometti, l’exposition présente de nouvelles créations réalisées par Bhabha pour l’occasion, ainsi qu’un ensemble de pièces majeures de son travail : deux figures debout, des têtes sculptées, des fragments de corps, ainsi que des dessins et des photographies. Toutes ces oeuvres dialoguent, non sans humour, avec des oeuvres emblématiques de Giacometti, parmi lesquelles l’Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou encore la Grande Tête (1960).Cette exposition fait suite à un premier dialogue entre les deux artistes au Barbican Centre en 2025, «Nothing is behind Us».Inviter Huma Bhabha à créer face à Giacometti fut une évidence, celle-ci manifestant depuis longtemps un profond intérêt pour son travail. Se revendiquant « expressionniste », Bhabha construit des assemblages, travaille l’argile, le liège et le bronze pour faire émerger des formes humaines qui expriment des émotions. La rencontre entre les deux artistes se joue dans un face à face autour de la figure, à la fois fragile et forte, féminine et masculine, drôle et mélancolique, résistante. Singulière parmi ses contemporains, Bhabha rejoint Giacometti dans la conviction que « tout se résout autour du corps humain ».Obsédées par le mouvement de la vie à la mort et de la mort à la vie, leurs oeuvres témoignent à la fois de la force et du caractère périssable des êtres humains, de leur violence et de leur tendresse. L’humour, caustique, noir, grinçant, traverse l’exposition. On en trouve un écho dans le titre de l’exposition, « Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se détachent… », extrait d’un quatrain du poète persan Omar Khayyam* (1048-1131).Enfin, tous deux puisent dans l’art de toutes les époques et de toutes les civilisations – de l’art de la Grèce antique à la Renaissance, en passant par les arts africains ou encore par le cinéma -, pour créer de nouvelles formes et de nouveaux modes de perception, d’autres visions de l’humanité. Passionnée de science-fiction, Bhabha prolonge ici le dialogue avec Giacometti, familier des milieux de cinéma étrange et surréaliste.*Poème d’Omar Khayyam, Quatrain 71. Traduction de Claude Anet et Myrza Muhammad (1920)Catalogue sous la direction d’Emilie Bouvard Co-édité par la Fondation Giacometti, Paris / Fage éditions, Lyon Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  27. 809

    🔊 “Romain Bernini” Voyages à Giphantie à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris du 28 janvier au 3 mai 2026

    “Romain Bernini” Voyages à Giphantieà la Fondation Henri Cartier-Bresson, Parisdu 28 janvier au 3 mai 2026Entretien avec Clément Chéroux,Directeur, Fondation Henri Cartier Bresson, et commissaire de l’expositionet Romain Bernini, artiste peintre (à partir de 23’25),par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 27 janvier 2026, durée 29’02,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/01/3685_romain-bernini_fondation-henri-cartier-bresson/Communiqué de presse Commissaire de l’expositionClément Chéroux, Directeur, Fondation Henri Cartier-BressonLorsqu’en 2003, Henri Cartier-Bresson et Martine Franck créent la Fondation, ils souhaitent en faire un lieu dédié aux photographes de toutes tendances et générations, mais aussi aux « peintres, aux sculpteurs et aux dessinateurs ». Après l’exposition des sculptures d’Alberto Giacometti en 2005, puis des dessins de Saul Steinberg trois ans plus tard, la Fondation renoue aujourd’hui avec cette tradition d’ouverture en faisant découvrir au public les peintures de Romain Bernini. Depuis une vingtaine d’années, cet artiste français, né en 1979, élabore une oeuvre imposante, à la croisée de la figuration et d’une forme d’ésotérisme urbain. Il saisit des moments qui sont autant d’hypothèses. Ses compositions décrivent des situations latentes où des personnages en quête de sens incarnent des sortes d’énigmes vivantes.La série de tableaux présentée ici pour la première fois est inspirée d’un curieux petit ouvrage du XVIIIe siècle, Giphantie, de Charles Tiphaigne. Guidé par un « préfet », ce voyage dans un pays imaginaire peuplé « d’esprits élémentaires » s’inscrit dans la tradition des récits utopiques. Il permet à son auteur de critiquer la société de son époque, tout en donnant libre cours à son imagination. Publié en 1760, cet opuscule est surtout connu parce qu’il prédit l’avénement de technologies modernes comme la transmission à distance des images et du son, les techniques de télésurveillance, les lentilles de contact, la nourriture lyophilisée, et bien d’autres encore. Mais sourtout il décrit, plus d’un demi-siècle avant les tout premiers travaux de Nicéphore Niépce en 1816, et avec près de huit décennies d’avance sur l’annonce officielle de l’invention de Louis Daguerre en 1839, un mode de production d’images qui ressemble déjà à la photographie – on y revient.Publication Giphantie – Texte de Charles Tiphaigne augmenté de vingt-quatre peintures de Romain Bernini. Postface de Clément Chéroux. Éditeurs : Atelier EXB et Fondation Henri Cartier-Bresson. Date de parution : 29 janvier 2026.https://exb.fr/fr/home/689-giphantie.html Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  28. 808

    🔊 “Juliette Agnel” La lenteur des règnes à la galerie Clémentine de la Féronnière, Paris du 15 janvier au 7 mars 2026

    “Juliette Agnel” La lenteur des règnesà la galerie Clémentine de la Féronnière, Parisdu 15 janvier au 7 mars 2026Entretien avec Juliette Agnel, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 27 janvier 2026, durée 28’50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/31/3684_juliette-agnel_galerie-clementine-de-la-feronniere/Communiqué de presseL’exposition présente le travail de la photographe Juliette Agnel, dont la pratique explore la frontière entre visible et invisible. À travers ses images, elle interroge les forces qui traversent la matière — minérale, végétale ou cosmique — et en révèle une dimension sensible. L’artiste ne cherche pas à reproduire le réel, mais à dévoiler ce qui l’habite : énergies, mémoires et présences discrètes.Des nécropoles soudanaises au Groenland, en passant par la Martinique, Juliette Agnel saisit la puissance géologique et végétale des paysages et la manière dont l’humain s’y inscrit.Les séries présentées — Fôret-Ancêtres, Dahomey Spirit, Grotte de glace, La Main de l’enfant — ainsi qu’une série inédite, dont de nouvelles images issues d’une collection minéralogique, prolongent cette exploration en montrant comment la matière conserve les traces du temps.En réunissant ces ensembles, l’exposition révèle la cohérence d’une démarche qui questionne notre place dans le vivant. Juliette Agnel nous invite à ralentir, à écouter les vibrations du monde et à reconnaître, dans les formes les plus modestes comme dans les paysages les plus vastes, la présence d’un invisible qui traverse la terre et le cosmos.À cette occasion Maison CF publie, avec le soutien de Van Cleef & Arpels, le livre d’artiste Roches, qui s’inscrit dans la suite de Juliette Agnel, Silex (éd. Maison CF, 2022). Ce livre en forme de leporello a été publié à la suite de l’exposition de Juliette Agnel, « La susceptibilité des Roches », organisée par Photo Days, du 6 au 30 novembre 2025, en parallèle de l’exposition « Rêveries de pierres, poésie et minéraux de Roger Caillois » du 6 novembre 2025 au 29 mars 2026, à L’École des Arts Joailliers, Hôtel Merci-Argenteau, 16 bis, boulevard Montmartre, 75009 Paris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  29. 807

    🔊 “Dis, quand reviendras-tu ?” Barbara et son public à la BnF I François-Mitterrand, Paris du 27 janvier au 5 avril 2026

    “Dis, quand reviendras-tu ?” Barbara et son publicà la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 27 janvier au 5 avril 2026Entretien avec Coline Arnaud,coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnF,et Emilie Kaftan, chargé de collections au département de la Musique, BnF, et commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 26 janvier 2026, durée 21’17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/31/3683_barbara_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presse Commissariat :Coline Arnaud, coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnFÉmilie Kaftan, chargée de collections au département de la Musique, BnFLa Bibliothèque nationale de France célèbre Barbara, icône de la chanson française dont la voix, les textes et les mélodies résonnent encore aujourd’hui, près de trente ans après sa disparition. S’appuyant sur le fonds donné en 2023 à la Bibliothèque par l’association Barbara Perlimpinpin, l’exposition présentée dans la galerie des Donateurs évoque à travers une centaine de documents les méthodes de travail de Barbara, son rapport à la scène et la relation d’amour que la chanteuse a toujours entretenue avec son public.Barbara débute comme interprète avant de devenir autrice-compositrice d’une centaine de chansons. Elle enregistre 15 albums studio entre 1955 et 1996. Mais c’est la scène – véritable lieu de retrouvailles entre la chanteuse et son public – qui l’anime tout au long de sa carrière.L’exposition présente le fonds donné en 2023 par l’association Barbara Perlimpinpin au département de la Musique de la BnF. Ces archives, acquises en partie lors des ventes aux enchères qui ont suivi le décès de l’artiste, rassemblent des documents de travail provenant de son domicile, et couvrent pour l’essentiel la fin de sa carrière (1981-1997). Elles ont été complétées par une importante documentation rassemblée par l’association (affiches, photographies, partitions imprimées, lettres d’admirateurs, coupures de presse, programmes). L’exposition évoque ainsi l’histoire d’amour unique qui lie Barbara à son public de son vivant ; et salue en même temps la démarche archivistique et patrimoniale de ce même public, après la disparition de la chanteuse.Au fil de ces documents, les visiteurs suivront le parcours de Barbara, depuis ses débuts modestes dans les cabarets belges jusqu’à ses dernières apparitions en 1993. Ils découvriront sa méthode singulière de travail, mais aussi son rapport au corps et à la scène, son engagement dans la lutte contre le sida ou encore ce lien toujours passionné avec son public – résumé dans la fameuse formule prononcée sur la scène de Bobino en 1966 : « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous.» Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  30. 806

    🔊 “Compilation” de Tami Notsani aux éditions [KA]art

    https://francefineart.com/2026/01/25/136_livres_tami-notsani/“Compilation” de Tami Notsani aux éditions [KA]artEntretien avec Tami Notsanipar Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 janvier 2026, durée 25’05.© FranceFineArt.Communiqué de presse « En créant un lien entre le regardeur et sa famille, très élargie, en mettant la participation au coeur de son processus, elle engendre peu à peu une sorte de « cousinage spirituel ». Et chacune de ses oeuvres devient l’outil de mesure de notre relation au monde. » Emmanuelle LequeuxLes éditions [KA]art présentent Compilation, première monographie consacrée à l’artiste Tami Notsani. Cet ouvrage d’exception retrace trente années de création et réunit 264 reproductions, avec le soutien de l’ADAGP et en partenariat avec la Galerie Fernand Léger (Ivry-sur-Seine).Pensé comme un livre-objet, Compilation rassemble neuf livrets autonomes -réunis dans un étui -, chacun dédié à une série ou une thématique. Un système de rabats invite à une circulation libre entre images et textes, offrant une lecture sensible, modulable et immersive. La mise en page minimaliste renforce la présence des oeuvres et préserve leur autonomie. L’ouvrage bénéficie des contributions de dix auteur·es — Malika Baaziz, Mehdi Brit, Roland Chalrémat, Galit Eilat, Muriel Enjalran, Emmanuelle Lequeux, Natacha Nataf, Zef Paci, Michel Poivert et Bérénice Saliou — qui proposent une lecture plurielle de l’oeuvre de cette figure humaniste de la photographie contemporaine.Compilation reflète pleinement la démarche de Tami Notsani, dont le travail se déploie entre photographie, vidéo, installation et performances participatives. Ses séries au long cours interrogent l’identité, l’intime, la mémoire, les récits de vie et les rites de passage. Entre spontanéité et mise en scène, portraits et paysages y sont appréhendés avec la même intensité de regard, dans une relation empreinte d’empathie et de proximité avec ses sujets. Compilation offre ainsi un panorama inédit et sensible de son oeuvre.Ouvrage monographique bilingue (français, anglais), 252 pages réparties dans une collection de 9 livrets (3 livrets de 32 pages intérieures, 3 de 24 pages intérieures et 3 de 16 pages intérieures). Format : L 18,6 x H 25,80 cm. Mise en vente : décembre 2025 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  31. 805

    🔊 “Transparences liquides” Anne-Camille Allueva, Matan Mittwoch, Laure Tiberghien, Emmanuel Van der Auwera au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault du 25 janvier au 22 mai 2026

    “Transparences liquides”Anne-Camille Allueva, Matan Mittwoch, Laure Tiberghien, Emmanuel Van der Auweraau Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combaultdu 25 janvier au 22 mai 2026Entretien avecNathalie Giraudeau,directrice du Centre Photographique d’Île-de-France,et Francesco Biasi,chargé de coordination artistique et de projet au Centre Photographique d’Île-de-France, commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Pontault-Combault, le 20 janvier 2026, durée 25’36,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/24/3682_transparences-liquides_centre-photographique-ile-de-france-pontault-combault/Communiqué de presse🔊 “Transparences liquides” au Centre Photographique d’Île-de-France, du 25 janvier au 22 mai 2026 “Transparences liquides”Anne-Camille Allueva, Matan Mittwoch, Laure Tiberghien, Emmanuel Van der Auweraau Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combaultdu 25 janvier au 22 mai 2026Centre Photographique d’Île-de-FrancePODCAST –  Entretien avecNathalie Giraudeau,directrice du Centre Photographique d’Île-de-France,et Francesco Biasi,chargé de coordination artistique et de projet au Centre Photographique d’Île-de-France, commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Pontault-Combault, le 20 janvier 2026, durée 25’36,© FranceFineArt.Transparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquidesTransparences liquides©Anne-Frédérique Fer,visite de l’exposition en finalisation d’accrochage avec Nathalie Giraudeau et Francesco Biasi, 20 janvier 2026.Extrait du communiqué de presse :Emmanuel Van der Auwera,Videosculpture XXVIII,2023, écrans LCD, filtre polarisant, Raspberry Pi, métal, câbles, vidéo HD, 250 x 190 x 140 cm, courtesy de l’artiste et de la galerie Harlan Levey Projects (Bruxelles).Matan Mittwoch,Photosynthesis,2013-2014, appareil photo Hasselblad, modifié, 29 x 20,5 x 13 cm, courtesy de l’artiste.Laure Tiberghien,Moon III,2025, tirage chromogène unique, 127 x 100 cm, © Adagp, Paris, 2025, courtesy de l’artiste.Emmanuel Van der Auwera,Memento 59 (Capitol Black),2025, tirage sur plaques offset ayant servi à l’impression de journaux, 132 x 288 x 3 cm, courtesy de l’artiste et de la galerie Harlan Levey Projects (Bruxelles)Commissariat :Francesco Biasi, chargé de coordination artistique et de projet au Centre Photographique d’Île-de-FranceNathalie Giraudeau, directrice du Centre Photographique d’Île-de-FranceL’exposition collective Transparences liquides interroge les conditions actuelles de notre perception visuelle : la durée, l’espace, l’attention, ainsi que l’inépuisable diversité des filtres – culturels, sociaux ou technologiques – qui la modulent. Sensibles à l’agentivité des visiteur·euses, les démarches présentées ravivent la réflexion autour de ces enjeux, en déplaçant subtilement les modalités du voir. En explorant les régimes contemporains de production et de diffusion des images, elles mettent en lumière la manière dont celles-ci configurent notre regard autant que nos structures de pensée.Transparences liquides réunit des images fixes et en mouvement qui se dévoilent graduellement, posant la question du temps nécessaire au regard. Riches en détails et en nuances, parfois épurées et néanmoins énigmatiques, les oeuvres présentées posent chacune, à leur manière, les conditions d’une expérience perceptive susceptible de nous rendre davantage conscient·es de l’acte même d’observer. Dans cette perspective, elles problématisent notre (in)attention face aux flux médiatiques contemporains 1.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  32. 804

    🔊 “Delacroix” Un lieu, un artiste au Musée national Eugène Delacroix, Paris du 10 janvier au 6 septembre 2026

    “Delacroix” Un lieu, un artisteau Musée national Eugène Delacroix, Parisdu 10 janvier au 6 septembre 2026Entretien avecClaire Bessède,conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée Delacroix, et commissaire de l’accrochage,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 13 janvier 2025, durée 28’48,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/17/3681_delacroix-un-lieu-un-artiste/Communiqué de presse Commissariat : Claire Bessède, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée national Eugène DelacroixVenez découvrir une nouvelle présentation de la collection qui cherche à répondre à trois questions : que nous disent de Delacroix ses relations amicales et professionnelles ? Comment ses admirateurs lui ont-ils rendu hommage ? Comment travaillait-il dans le secret de son atelier ?Grâce à des archives, des affiches anciennes et des photographies rarement exposées au public, l’ancienne chambre de l’artiste présente les deux vies d’un lieu de mémoire, appartement puis atelier devenu musée.À son ouverture au public en 1932, « l’atelier Delacroix » est voulu par le premier président de la Société des Amis, le peintre Maurice Denis, comme « une illustration idéale du Journal. », un moyen de pénétrer dans les pensées du maître et dans les secrets de son atelier comme on le fait en lisant son journal intime. Le Delacroix que l’on découvre encore aujourd’hui au musée est celui des esquisses et des croquis qu’il conservait dans son atelier sans les exposer, celui des réseaux amicaux et des admirateurs.De son vivant comme après sa mort, les admirateurs d’Eugène Delacroix sont nombreux et les manières de lui rendre hommage multiples : peindre des copies de ses tableaux les plus célèbres, créer des peintures, sculptures ou écrits le représentant ou évoquant son œuvre… Parmi ces admirateurs on peut citer des artistes aussi différents que William Bouguereau, Henri Fantin-Latour, Hippolyte Poterlet, Odilon Redon ou Charles Baudelaire.Qui étaient les familiers de Delacroix ? Famille, amis, ou simples relations, des hommes et des femmes se présentent dans les cartels et évoquent leur lien avec Eugène Delacroix.Même si le peintre paraissait parfois plus préoccupé par ses propres pensées que par le monde autour de lui, il allait visiter sa famille et ses amis, répondait à des invitations mondaines et a notamment voyagé en Angleterre et au Maroc.Eugène Delacroix travaillait essentiellement dans son atelier. Il trouvait son inspiration dans ses propres œuvres dessinées ou peintes, dans les copies et estampes d’après les maîtres qu’il conservait mais aussi dans sa mémoire et son imagination.Ce n’est pas le Delacroix public des grands décors ou celui des œuvres qu’il exposait au Salon que l’on découvre dans cette nouvelle présentation mais l’homme privé, celui des esquisses, des familiers et des admirateurs.#DelacroixLieu Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  33. 803

    🔊 “Dessins sans limite” Chefs-d’oeuvre de la collection du Centre Pompidou au Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Paris du 16 décembre 2025 au 15 mars 2026

    “Dessins sans limite”Chefs-d’oeuvre de la collection du Centre Pompidouau Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 16 décembre 2025 au 15 mars 2026Entretien avecAnne Montfort-Tanguy,conservatrice, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art Moderne, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 décembre 2025, durée 25’54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/24/3680_dessins-sans-limite_grand-palais/Communiqué de presse Commissaires :Claudine Grammont, Cheffe de service, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art ModerneAnne Montfort-Tanguy, Conservatrice, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art ModerneCommissaires associées :Valérie Loth et Laetitia Pesenti, Attachées de conservation, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou – Musée national d’Art ModerneAvec plus de 35 000 dessins, la collection du cabinet d’art graphique du Centre Pompidou est l’un des plus importants ensembles au monde d’oeuvres sur papier des XXe et XXIe siècles. Ce fonds exceptionnel par sa richesse et sa diversité n’a jamais fait l’objet d’une exposition d’une telle ampleur. Dessins sans limite est donc l’occasion de révéler pour la première fois les trésors inestimables de cette collection qui offre l’opportunité unique de comprendre comment ce medium s’est totalement réinventé au XXe siècle.Nombreux sont les artistes qui se sont emparés de ce mode d’expression originel et cathartique afin de transgresser les limites de l’art. Au-delà de la feuille ou du traditionnel carnet, le dessin a investi l’espace du mur et de l’installation. Il s’est ouvert à de nouvelles pratiques, étendant son champ à d’autres formes d’expression, photographiques, cinématographiques, ou encore numériques, ce qui rend ses frontières toujours plus mouvantes et ouvertes. Le regain d’intérêt porté par les jeunes générations d’artistes pour ce medium simple et accessible est bien la preuve de sa grande actualité. S’il faut faire évoluer la notion même de dessin à l’aune des enjeux esthétiques et plastiques du XXIe siècle, cela n’exclut pas de se replonger dans les fondements d’une pratique qui, demeure par essence ouverte à l’invention et à l’expression de la pensée, qu’elle soit consciente ou inconsciente.L’exposition Dessins sans limite met à l’honneur des pièces majeures de la collection rarement montrées notamment des oeuvres de Balthus, Marc Chagall, Willem de Kooning, Sonia Delaunay, Jean Dubuffet, George Grosz, Vassily Kandinsky, Paul Klee, Fernand Léger, Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso, mais aussi Karel Appel, Jean-Michel Basquiat, Roland Barthes, Robert Breer, Trisha Brown, Marlene Dumas, William Kentridge, Robert Longo, Giuseppe Penone, Robert Rauschenberg, Kiki Smith ou encore Antoni Tàpies. Elle ne s’interdit pas d’aller au-delà du champ de la feuille de papier pour considérer le dessin en tant que performance, installation, ou bien encore dans sa formeanimée.Avec une sélection de près de 400 dessins de 120 artistes, l’exposition Dessins sans limite n’a pas pour ambition de dresser une histoire du dessin aux XXe et XXIe siècles – une entreprise que la nature même de ce fonds rendrait impossible – mais propose une exploration subjective de la collection du Cabinet d’art graphique. Sans ordre chronologique, le parcours est fondé sur une approche sensible où les oeuvres se succèdent et se répondent dans un effet domino. Articulée autour de quatre séquences – étudier, raconter, tracer et animer -, l’exposition offre une plongée inédite dans un art fragile, inventif et toujours actuel.Publications #DessinsSansLimite – catalogue de l’exposition, coédition GrandPalaisRmnÉditions / Éditions du Centre Pompidou Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  34. 802

    🔊 “La photographie à tout prix” Une année de prix photographiques à la BnF – 5e édition à la BnF François Mitterrand, Paris du 16 décembre 2025 au 29 mars 2026

    “La photographie à tout prix” Une année de prix photographiques à la BnF – 5e éditionà la BnF François Mitterrand, Parisdu 16 décembre 2025 au 29 mars 2026Entretien avecHéloïse Conésa,cheffe du service de la photographie, chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnF, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 décembre 2025, durée 16’31,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/22/3679_photographie-a-tout-prix_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presseCommissariat : Héloïse Conésa, cheffe du service de la photographie, chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnFLa Bibliothèque nationale de France marque son implication auprès des photographes, des tireurs et des éditeurs à travers son soutien aux grands prix photographiques qui structurent par leur action une part importante de la création dans ce champ artistique : le prix Niépce, le prix Nadar, la Bourse du Talent et le prix Camera Clara.Pour la cinquième année consécutive, la Bibliothèque présente, en collaboration avec Gens d’images, la Fondation Grésigny et Picto Foundation, une sélection des tirages des lauréats de ces prix partenaires, dans l’exposition « La photographie à tout prix » qui s’inscrit comme un rendez-vous annuel des amateurs de photographie, offrant ainsi l’occasion de s’immerger dans l’effervescence de la création photographique contemporaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  35. 801

    🔊 “Chine. Empreintes du passé” Découverte de l’antiquité et renouveau des arts 1786-1955 au musée Cernuschi, Paris du 7 novembre 2025 au 15 mars 2026

    “Chine. Empreintes du passé”Découverte de l’antiquité et renouveau des arts 1786-1955au musée Cernuschi, Parisdu 7 novembre 2025 au 15 mars 2026Entretien avecEric Lefebvre,directeur du musée Cernuschi et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 décembre 2025, durée 20’39,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/04/3677_chine-empreintes-du-passe_musee-cernuschi/Communiqué de presseCommissariat : Éric Lefebvre, directeur du musée CernuschiCo-commissariat : Wang Yifeng, chercheur du musée provincial du ZhejiangLe musée Cernuschi présente l’exposition Chine. Empreintes du passé, une invitation à suivre des lettrés et moines archéologues qui parcouraient montagnes et sanctuaires en quête d’inscriptions antiques gravées sur la pierre ou coulées dans le bronze. Ces signes et formes archaïques ont inspiré des oeuvres dont la modernité repose alors sur l’association inédite entre calligraphie, peinture et estampage : une rencontre témoignant de la révolution visuelle en cours dans la Chine du XIXème siècle.Exposition organisée en collaboration avec le musée provincial du Zhejiang (Chine) et avec le soutien de la Société des Amis du musée Cernuschi dans le cadre d’un mécénat exceptionnel.145 oeuvres seront exposées : peintures, calligraphies, sceaux, estampages, livres, photographies, bronzes, céramiques, miroirs et monnaies.Parmi les artistes à retrouver tout au long du parcours : 黄易 Huang Yi,阮元 Ruan Yuan,六舟 Liuzhou,陳洪壽 Chen Hongshou,費丹旭 Fei Danxu,何紹基 He Shaoji,陳玉忠 Chen Yuzhong,吳昌碩 Wu Changshuo,姚華 Yao Hua,潘天壽 Pan Tianshou,黃賓虹 Huang Binhong.Les lettrés de la dynastie Qing sont les héritiers d’une tradition de collectionneurs qui ont fait de l’étude des vases rituels et des stèles antiques une vraie science. Ce domaine de connaissance, appelé étude des métaux et des pierres (jinshixue) s’intéresse en premier lieu aux inscriptions anciennes. Au XVIIIème et au XIXème siècle, les recherches des lettrés les amènent à se tourner vers les vestiges les plus modestes, ou les moins accessibles, comme les fragments de stèles ou les calligraphies inscrites au flanc des montagnes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  36. 800

    🔊 “Marie Quéau” Fury Lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la jeune création 2025 LE BAL, Paris du 28 novembre 2025 au 8 février 2026

    “Marie Quéau” FuryLauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la jeune création 2025LE BAL, Parisdu 28 novembre 2025 au 8 février 2026Entretien avecMarie Quéau,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 1er décembre 2025, durée 20’09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/04/3676_marie-quea_le-bal/Communiqué de presse Direction du BALDiane Dufour, fondatrice, directrice artistiqueChristine Vidal, directriceJulie Héraut, directrice adjointeMarie Quéau est la cinquième lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Création, qui a été décerné en 2023. Ce prix a pour vocation d’accompagner pendant deux ans la réalisation d’un projet de création s’inscrivant dans le spectre large de l’image-document, fixe et en mouvement, articulant enjeux sociétaux et esthétiques.Le projet de Marie Quéau FURY fait l’objet d’une installation au BAL et d’un livre co-édité par Roma Publications et LE BAL.Comment apprend-on à tomber, se jeter par une fenêtre, tout casser sur rendez-vous ? Marie Quéau expose dans FURY des corps confrontés à des états extrêmes : cascadeurs défenestrés à répétition, acteurs en transe dans des studios de motion capture, apnéistes en immersion statique au bord de la dérive, individus donnant libre cours à leur rage dans une fury room. Mêlant expériences réelles et machineries du faux, son travail emprunte à la science-fiction sa dimension spéculative pour éprouver le réel et ses limites.Ces univers disparates ont en commun de fabriquer du vraisemblable. Ainsi, documenter une probabilité pourrait parfaitement résumer la démarche de Marie Quéau ou photographier la possibilité qu’une chose a d’être « vraie ». Cadrages serrés, noir-et-blanc saturé et couleurs artificielles lui permettent de construire un espace indéterminé, menaçant, opaque, où pointe une violence sourde et où seuls les corps et leurs gestes comptent.Face à un monde où la logique échappe, Marie Quéau s’attache aux figures poétiques du renversement : la chute comme un envers de l’envol, un corps qui encaisse la blessure ou l’accident pour un autre, un état de transe converti en données par la machine, la violence théâtralisée pour assurer sa survie. Loin de se contenter de capturer ces instants de bascule, elle en expose aussi les mécanismes : protocoles, capteurs, instruments, autant d’outils qui transforment l’expérience limite en performance maîtrisée, en récit mesurable. En juxtaposant ces fragments – corps tendus vers l’extrême, dispositifs de contrôle et gestes calculés – son travail met au jour une contradiction fondamentale : l’humain cherche sans cesse à dompter ce qui, par définition, le dépasse.Le Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Créationa reçu le soutien du ministère de la Culture.La publication est co-éditée avec Roma Publications, avec un texte inédit de Guillaume Blanc-MarianneLe projet a bénéficié du soutien à la photographie documentaire du Centre national des arts plastiques (Cnap). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  37. 799

    🔊 “Isabel De Obaldia” Et nous voici, déchirés à la Maison de l’Amérique Latine, Paris du 26 novembre 2025 au 26 février 2026

    “Isabel De Obaldia” Et nous voici, déchirésà la Maison de l’Amérique Latine, Parisdu 26 novembre 2025 au 26 février 2026Entretien avecIsabel De Obaldia,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 25 novembre 2025, durée 19’38,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/26/3675_isabel-de-obaldia_maison-de-l-amerique-latine/Communiqué de presseCommissariat : Nadeije Laneyrie-DagenSculpteure et peintre franco-panaméenne, formée aux États-Unis et en France, Isabel De Obaldia est invitée à partir de fin novembre 2025 par la Maison de l’Amérique latine à Paris. Son installation, faite de grands dessins et de corps de verre colorés, de son et de vidéo, témoigne de la catastrophe humaine et écologique de la région du Darién, qui sépare le Panama de la Colombie. Observatrice attentive des violences propres à notre temps, la plasticienne rend compte du désastre occasionné par un flux migratoire, transit du désespoir qui fut un temps massif et dont l’assèchement brutal actuel a, à son tour, des conséquences violentes.« De ce côté de l’Atlantique, le Darién est une région mal connue. L’Europe a sa Méditerranée, traversée par des migrants qui risquent leur vie à tenter de la franchir ; l’Amérique a cette mer végétale, un « bouchon » qui sépare l’isthme de Panama de la Colombie, et plus généralement de l’Amérique du Sud. Dans cette région humide et montagneuse où le risque d’être détroussé s’ajoute à ceux de la nature, entre 2021 et 2023, un demi-million de migrants ont souffert et beaucoup sont morts avant d’atteindre le petit village de Bajo Chiquito, peuplé de pêcheurs et de paysans indigènes, dont l’équilibre économique s’est trouvé bouleversé de façon éphémère par leur arrivée.» explique Nadeije Laneyrie-Dagen, commissaire de l’exposition.« Celles et ceux qui ont vécu là l’enfer et se voient forcés à présent d’emprunter le chemin du retour, les natifs pris au piège de mouvements incohérents qui les ont fait otages plutôt que bénéficiaires, et la jungle, prolifique, admirable, et défigurée, sont les héros de l’installation immersive » que propose Isabel De Obaldia pour la Maison de l’Amérique latine.Un catalogue (français-espagnol), avec des textes de Nadeije Laneyrie-Dagen et Mónica E. Kupfer accompagne l’exposition. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  38. 798

    🔊 “Zadkine Art déco” au musée Zadkine, Paris du 15 novembre 2025 au 12 avril 2026

    “Zadkine Art déco” au musée Zadkine, Parisdu 15 novembre 2025 au 12 avril 2026Entretien avecCécilie Champy-Vinas,conservatrice en chef et directrice du musée Zadkine,et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 24 novembre 2025, durée 20’15,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/26/3674_zadkine-art-deco_musee-zadkine/Communiqué de presseCommissariat :Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef et directrice du musée ZadkineEmmanuel Bréon, conservateur en chef honoraire et président d’Art déco de FranceAvec la collaboration d’Anne-Cécile Moheng, attachée de conservation au musée ZadkineEn 2025, le musée Zadkine célèbre les cent ans de l’Art déco en mettant en lumière les liens qu’a noués le sculpteur Ossip Zadkine avec les arts décoratifs dans les années 1920-1930. À travers plus de 90 oeuvres – des sculptures, mais également des objets et du mobilier – l’exposition évoque, pour la première fois, les relations que Zadkine entretenait avec certains grands décorateurs de la période Art déco, tels Eileen Gray ou Marc du Plantier. Elle met aussi en évidence la parenté d’inspiration qui unit leurs créations.Grâce à de nombreux prêts – provenant tant de collections privées que d’institutions prestigieuses, comme le musée des Beaux-Arts d’Anvers, la Manufacture de Sèvres, le Mobilier national ou le musée des Années 30 à Boulogne – l’exposition permet de mesurer l’étendue du talent de Zadkine, artiste complet, passionné par la beauté et la variété des matières.Celui qui entendait se comporter « comme un ébéniste des XIIIe et XIVe siècles qui se fiait toujours à son instinct », comme il l’écrit dans ses mémoires, garde un intérêt constant pour les savoir-faire empruntés à l’artisanat. Au début des années 1920, lorsque Zadkine, revenu du cubisme, cherche une voie nouvelle, il expérimente différentes techniques : il colore, dore et laque ses sculptures, donnant naissance à certains de ses chefs-d’oeuvre comme l’Oiseau d’or, un plâtre doré à la feuille, ou le Torse d’hermaphrodite, laqué avec la collaboration du décorateur André Groult. C’est cependant sa maîtrise de la taille-directe qui lui vaut d’être sollicité pour l’Exposition internationale des arts décoratifs en 1925. Au côté de sculpteurs comme Pompon ou les frères Martel, il participe au décor de la Pergola de la Douce France, un monumental édifice érigé sur l’esplanade des Invalides et qui entend remettre au goût du jour la technique ancestrale de la taille directe de la pierre, perçue comme plus authentique que le modelage.L’exposition, conçue en cinq sections, explore dans un premier temps le « tournant décoratif » qui s’opère chez Zadkine dans les années 1920, moment où le sculpteur se passionne pour la couleur en sculpture et expérimente des techniques comme la dorure et la laque.Une deuxième section met en avant les sculptures de Zadkine conçues pour l’architecture : Zadkine collabore en effet à plusieurs reprises avec des architectes pour décorer des monuments, à Paris comme à Bruxelles.Les sections trois et quatre sont consacrées aux expositions de 1925 et 1937, auxquelles Zadkine a, par deux fois, contribué. En cette année du centenaire, l’accent est mis sur l’Exposition de 1925 et sur la Pergola de la Douce France, l’un des rares monuments de 1925 encore conservé. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  39. 797

    🔊 “Manga, Tout un art !” au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 19 novembre 2025 au 9 mars 2026

    “Manga, Tout un art !” au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 19 novembre 2025 au 9 mars 2026Entretien avecEstelle Bauer,conservatrice des collections Japon – musée Guimet,et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 18 novembre 2025, durée 21’22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/22/3672_manga_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/Communiqué de presseCommissariat :Estelle Bauer,conservatrice des collections Japon au musée Guimet.Didier Pasamonik, éditeur et journaliste.Avec MANGA, TOUT UN ART !, les héros mondialement célébrés de la bande-dessinée japonaise affluent place d’Iéna dans une exposition qui replace les mangas dans le contexte culturel où ils sont nés, dans un face-à-face étonnant avec les oeuvres du musée. Exceptionnelle par son ampleur, MANGA, TOUT UN ART ! investie les trois galeries d’exposition du musée Guimet.MANGA, TOUT UN ART ! lève le voile sur la naissance et l’évolution complexe de la bande dessinée japonaise de la fin du 19e siècle à nos jours. Après avoir exploré les influences occidentales, la presse satirique, les premiers pas du dessin animé, le kamishibai (forme de théâtre de rue pour enfant) et la créativité d’Osamu Tezuka, le père du Manga moderne, l’exposition nous plonge dans la contre-culture et les revues qu’elle a suscitées, les nouvelles narrations et les jeux entre les genres ; elle revisite les titres bien connus de la pop culture japonaise établissant un dialogue entre leurs personnages et les collections du musée. Le premier volet de l’exposition se termine sur la présentation de robes de haute-couture inspirées par la culture manga.En écho à cette première galerie, une salle sera consacrée à la mondialement célèbre estampe de Hokusai, Sous la grande vague au large de Kanagawa, et à ses reprises dans les mangas et la BD franco-belge.Le troisième volet de l’exposition invite le visiteur à la découverte de l’univers méconnu des rouleaux peints et livres illustrés des 18e et 19e siècles, considérés pour l’occasion du point de vue de l’art des mangas et de ses procédés graphiques. Des bulles de rêve et des dialogues dans les images aux représentations des rayons de lumières et des flatuosités explosives, ces oeuvres témoignent de l’étendu des registres de l’art narratif japonais, de l’humour le plus désopilant aux récits les plus édifiants.Catalogue d’exposition – Manga. Tout un art ! Co-édition musée Guimet x Glénat. Collection Beaux livres Patrimoine. Couverture : © Tezuka Productions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  40. 796

    🔊 “Momies” au Musée de l’Homme, Paris du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026

    “Momies” au Musée de l’Homme, Parisdu 19 novembre 2025 au 25 mai 2026Entretien avecBerivan OZCAN,chargée de conception et de production,et commissaire muséographique de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 18 novembre 2025, durée 15’25,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/20/3671_momies_musee-de-l-homme/Communiqué de presseCommissariat scientifique :Éloïse QUÉTEL, conservatrice-restauratrice de restes humains et matériaux organiques, responsable des collections médicales, Sorbonne UniversitéPascal SELLIER, directeur de recherche émérite CNRS, enseignant à Paris 1, équipe Anthropologie biologique et bio-archéologie (ABBA), UMR 7206, Musée de l’Homme.Commissariat muséographique :Nala ALOUDAT, responsable du pôle des expositionsEve BOUZERET, cheffe de projet expositionsBerivan OZCAN, chargée de conception et de productionCet automne, alors que le Musée de l’Homme célèbre les 10 ans de sa réouverture, une exposition-événement dévoile l’univers captivant et mystérieux des momies. Sujet de fascination et d’effroi, la momification a été pratiquée sur tous les continents depuis des millénaires, révélant le désir d’éternité qui hante les humains depuis toujours. L’exposition présente neuf corps momifiés exceptionnels, pour la plupart conservés par le Muséum, accompagnés d’objets funéraires, de documents scientifiques et d’oeuvres d’art contemporain inspirés par ces traditions. Questions sociétale et symbolique, rites et techniques ancestrales de momification, recherches menées autour des individus, sont autant de sujets passionnants traités dans l’exposition. Elle revient parallèlement sur la manière dont les collections se sont constituées et ont été exposées à partir de la fin du 18e siècle, et analyse l’évolution de notre regard sur ces corps défiant le temps.Depuis l’essor de l’archéologie au 18e siècle, l’engouement des occidentaux pour les momies ne s’est jamais démenti. Provoquant à la fois attrait et répulsion, elles ont été abondamment convoquées dans la littérature, le cinéma, la bande dessinée, la publicité et sont, de ce fait, très présentes dans notre imaginaire… avec tout un cortège de clichés et de fausses idées ! L’introduction de l’exposition « Momies » montre ainsi comment la culture populaire a forgé un archétype, particulièrement lié à l’Égypte ancienne.Le cadre éthique de l’exposition : comment conserver et exposer des restes humains ? Le Musée de l’Homme, qui embrasse le thème de l’humanité dans son ensemble, du passé au futur en passant par les enjeux contemporains, conserve, dans ses réserves, les importantes collections d’anthropologie biologique du Muséum national d’Histoire naturelle. Si la plupart des restes humains de cette collection sont des préparations ostéologiques ou anatomiques, notamment quelques 18 000 crânes, on compte aussi 70 corps momifiés. Cette exposition permet de rendre visible cette réalité, et aura permis la réalisation de nouvelles études scientifiques ainsi que plusieurs actions de restauration. Elle a aussi stimulé une réflexion quant au cadre éthique à l’intérieur duquel le musée choisit de montrer ces restes humains. Il est en effet apparu nécessaire de proposer une muséographie respectueuse de la dignité humaine pour les neuf défunts momifiés présentés. Les corps sont placés dans des vitrines individuelles isolées du reste de la scénographie. Un voilage placé du côté immédiatement visible par le visiteur permet à celui-ci de s’en approcher en douceur, sans effet de surprise. Des recherches de provenance ont été menées afin qu’une fiche d’identité aussi complète que possible de chaque individu soit proposée. Les lacunes dans les connaissances et les suspicions d’irrégularités dans les trajectoires y sont indiquées en toute transparence.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  41. 795

    🔊 “Magdalena Abakanowicz” La trame de l’existenceau Musée Bourdelle, Paris du 20 novembre 2025 au 12 avril 2026

    “Magdalena Abakanowicz” La trame de l’existenceau Musée Bourdelle, Parisdu 20 novembre 2025 au 12 avril 2026Entretien avecOphélie Ferlier Bouat,directrice du musée Bourdelle,et commissaire générale de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 17 novembre 2025, durée 17’16,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/20/3670_magdalena-abakanowicz_musee-bourdelle/Communiqué de presse Commissariat général :Ophélie Ferlier Bouat, Directrice du musée BourdelleCommissariat scientifique :Jérôme Godeau, Historien de l’artAvec la collaboration de Colin Lemoine, Historien de l’artAssistés de Margaux Coïc, Assistante d’expositionLe musée Bourdelle présente la première grande exposition dédiée à Magdalena Abakanowicz en France. Artiste majeure de la scène polonaise du 20e siècle, Abakanowicz (1930-2017) a connu dès son plus jeune âge la guerre, la censure et les privations sous le régime communiste. Elle a livré des sculptures et des œuvres textiles immersives, poétiques, parfois inquiétantes, souvent politiques. Inspirée par le monde organique, par la sérialité et la monumentalité, sa création possède une puissance et une présence indéniables, en résonance avec les problématiques contemporaines – environnementales, humanistes, féministes. Radicale et pionnière, l’œuvre d’Abakanowicz a été régulièrement exposée à l’étranger, des États-Unis au Japon en passant par l’Europe, et plus récemment à la Tate Modern de Londres et au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Le musée Bourdelle propose des clés de lecture biographiques et historiques à travers un parcours chrono-thématique de 70 ensembles – 33 installations sculptées, 10 œuvres textiles, dessins et photographies.Dans les 600m² de l’aile Portzamparc, dont les murs de bétons ont été rénovés pour l’occasion, l’exposition met l’accent sur la production sculpturale d’Abakanowicz afin de redonner à l’artiste sa place parmi les grands sculpteurs du 20e siècle. Le sous-titre de l’exposition, « La trame de l’existence », associe deux termes employés par l’artiste pour définir son œuvre. Elle envisageait le tissu comme l’organisme élémentaire du corps humain, marqué par les aléas de son destin.Fruit d’un travail de trois années, le projet bénéficie du soutien actif de la Fondation Marta Magdalena Abakanowicz-Kosmowska et Jan Kosmowski de Varsovie, de l’Institut polonais et de l’Institut Adam Mickiewicz. Les principaux prêteurs sont la Fondation Marta Magdalena Abakanowicz-Kosmowska et Jan Kosmowski de Varsovie, la Fondation Toms Pauli de Lausanne, le Musée central des Textiles de Łódź, la Tate Modern de Londres, le Musée d’art contemporain de Cracovie et le musée d’Art moderne de Paris.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  42. 794

    🔊 “Dragons” au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 18 novembre 2025 au 1er mars 2026

    “Dragons”au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 18 novembre 2025 au 1er mars 2026Entretien avecJulien Rousseau,conservateur en chef du patrimoine, responsable de l’Unité Patrimoniale Asie du musée du quai Branly – Jacques Chirac – Paris, commissaire associé de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 17 novembre 2025, durée 16’45,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/18/3668_dragons_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presse Commissaires :YU Pei-chin, Directrice adjointe du Musée national du Palais, TaipeiWU Hsiao-yun, Conservateur en chef du département des Antiquités du Musée national du Palais, TaipeiCHIU Shih-hua, Cheffe de section du département de Peinture, Calligraphie et Livres rares du Musée national du Palais, TaipeiCommissaire associé :Julien Rousseau, Conservateur en chef du patrimoine, Responsable de l’Unité Patrimoniale Asie du musée du quai Branly-Jacques Chirac, ParisConseiller scientifiqueAdrien Bossard, Conservateur du patrimoine, Directeur du musée départemental des arts asiatiques, NiceCette exposition est organisée en collaboration avec le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan Et avec le concours exceptionnel du musée départemental des arts asiatiques à Nice.5000 ans d’histoires et de légendes des dragons d’Asie orientale se révèlent à travers cette exposition conçue avec le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan.Le dragon originaire de Chine n’est en rien la créature maléfique et cracheuse de feu désignée sous ce nom en Occident. Il incarne au contraire l’énergie vitale universelle et l’élément aquatique. Ambivalent et incontrôlable, il assure l’harmonie du monde : la terre dépend de sa toute-puissance pour bénéficier des bienfaits du ciel.L’exposition Dragons présente une sélection exceptionnelle d’objets et oeuvres d’art, depuis les premiers dragons apparus sur les jades et bronzes antiques jusqu’aux formes populaires contemporaines, en passant par les arts impériaux. Le dragon, seigneur céleste, poursuit aujourd’hui son envol. Après avoir été l’emblème de la toute-puissance des empereurs, il continue de relier la terre au ciel pour apporter force et prospérité aux Hommes.L’idée originale de cette exposition, proposée par le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan, s’inscrit dans le cadre d’une coopération et d’échanges entre le musée National du Palais de Taipei et le musée du quai Branly – Jacques Chirac. Il permet la présentation exceptionnelle et inédite d’une centaine de pièces venues de Taïwan, dont plusieurs joyaux du Musée national du Palais de Taipei.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  43. 793

    🔊 “Hugo décorateur” à la Maison Victor Hugo, Paris du 13 novembre 2025 au 26 avril 2026

    “Hugo décorateur”à la Maison Victor Hugo, Parisdu 13 novembre 2025 au 26 avril 2026Entretien avecGérard Audinet,directeur des Maisons Victor Hugo de Paris et de Guernesey, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 12 novembre 2025, durée 19’26,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/13/3667_hugo-decorateur_maison-victor-hugo/Communiqué de presseCommissariat :Gérard Audinet, directeur des Maisons Victor Hugo de Paris et de Guernesey« J’étais né pour être décorateur »En présentant l’exposition Victor Hugo décorateur, la maison de Victor Hugo dévoile une facette méconnue mais néanmoins fascinante de la créativité de l’artiste : celle de décorateur. L’exposition explore l’univers décoratif de l’artiste, entre imagination graphique, obsession de l’objet et invention de l’espace comme oeuvre totale. De ses intérieurs parisiens à la fabuleuse Hauteville House, le visiteur découvre la façon dont Victor Hugo pensait le décor comme une extension de son esprit et de sa poésie, créant des ambiances foisonnantes où murs, sols et plafonds deviennent supports de création.Relevant le défi des décors disparus ou indéplaçables, cette exposition tente de rendre sensible et de documenter la méthode et l’esprit de l’écrivain décorateur. Le rêve du décor à travers le dessin, le rôle de Juliette Drouet et les échanges familiaux, les appartements d’avant l’exil et ceux du retour à Paris, le grand oeuvre de Hauteville House, la curiosité du chineur compulsif que fut Hugo sont autant de lignes de force d’un parcours se déployant sur les deux étages du musée. Les meubles et panneaux gravés et peints, des décors créés pour Juliette Drouet à Guernesey, ou le mobilier de la dernière chambre de Victor Hugo en sont aussi les points forts.Décorateur au sens plein du terme, voire designer, Victor Hugo reste poète, mettant dans ses créations autant sa science de la lumière, des matériaux ou de la couleur que sa philosophie, ses croyances, sa mémoire mais aussi sa fantaisie.Le parcours se compose de douze parties et s’ouvre sur les rêveries du poète autour du décor, illustrées par des dessins en lien avec les objets décoratifs, témoignant de la manière dont Victor Hugo faisait dialoguer les différents domaines de son imaginaire. Vient ensuite une évocation de ses intérieurs parisiens avant l’exil, où la passion de Victor Hugo pour la poésie des objets se traduisait alors par d’incroyables amoncellements.Loin d’être de simples bibelots, ces objets forment un langage symbolique et personnel, et traduisent la manière dont l’écrivain pense et compose ses espaces. Une section essentielle est consacrée au décor de l’amour, révélant le rôle central de Juliette Drouet, complice artistique et sentimentale de Victor Hugo, avec laquelle il partageait ses projets décoratifs. La dimension familiale de cette aventure décorative est également mise en lumière : Madame Hugo créait des cadres recouverts de velours, tandis que Charles Hugo chinait pour son père, contribuant ainsi à alimenter ce musée intime qu’étaient ses intérieurs. Le parcours plonge ensuite le visiteur dans le chef-d’oeuvre de Victor Hugo décorateur : Hauteville House à Guernesey. Ce lieu unique, dont le décor est conservé dans son état d’origine, est présenté à travers des photographies issues des collections, mises en regard avec les clichés contemporains de Jean-Baptiste Hugo, arrière arrière petit-fils de Victor Hugo. À Hauteville House, Hugo invente une véritable grammaire décorative, où chaque surface — murs, sols, plafonds — devient support d’expression. Il conçoit l’espace comme une page à écrire, un univers total où la création ne connaît plus de frontières. [...]Publication : Gérard Audinet, Victor Hugo, décors aux Éditions Paris Musée Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  44. 792

    🔊 “Dessins des Carrache” La fabrique de la Galerie Farnèse au Musée du Louvre, Paris du 5 novembre 2025 au 2 février 2026

    “Dessins des Carrache”La fabrique de la Galerie Farnèseau Musée du Louvre, Parisdu 5 novembre 2025 au 2 février 2026Entretien avecVictor Hundsbuckler,conservateur au département des Arts graphiques – musée du Louvre, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 4 novembre 2025, durée 16’47,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/06/3666_dessins-des-carrache_musee-du-louvre/Communiqué de presse Commissariat :Victor Hundsbuckler, conservateur au département des Arts graphiques, musée du Louvre.Au coeur du palais Farnèse, siège de l’Ambassade de France en Italie, un décor passe depuis son achèvement au tout début des années 1600 pour être l’un des plus grands chefs-d’oeuvre de la peinture occidentale, une chapelle Sixtine pour le XVIIe siècle et le modèle de bien des décors à travers l’Europe entière durant presque trois-cents ans. Il s’agit de la galerie peinte par Annibale Carracci, son frère Agostino et leurs élèves.Pour permettre au plus large public d’en apprécier l’immense beauté, le musée du Louvre va en quelque sorte déplacer la Galerie Farnèse à Paris en la remontant « façon puzzle » à l’aide du plus extraordinaire ensemble jamais rassemblé de dessins préparatoires à ce décor. Car si la Galerie Farnèse a tant suscité l’admiration et tant inspiré les artistes – de la Galerie des Glaces de Versailles, au foyer de l’Opéra Garnier, pour ne citer que ces exemples –, c’est tout autant pour la beauté de ses fresques que pour celle de ses dessins préparatoires. Jamais auparavant, pour aucun autre décor, l’on n’avait conservé autant de dessins, du croquis rapide esquissant les toutes premières idées de l’artiste au grand carton de plusieurs mètres de côté, où le dessin est mis à l’échelle de la fresque. Immédiatement disputés par les collectionneurs les plus avertis, ces dessins sont rapidement devenus de véritables marqueurs de prestige et enjeux de pouvoir. Aujourd’hui, le musée du Louvre – héritier des collections royales françaises – en conserve la première collection au monde, avec les Collections royales britanniques, dont 25 oeuvres sont prêtées pour l’exposition par Sa Majesté le Roi à partir de la collection royale.L’exposition racontera ainsi l’histoire d’une fascination véritablement européenne, en présentant par ailleurs pour la première fois, les derniers vestiges tout juste restaurés d’une réplique de la Galerie Farnèse, voulue par Louis XIV au palais des Tuileries, aujourd’hui disparu. Un ensemble exceptionnel de très grands cartons, dessinés par les premiers pensionnaires de l’Académie de France à Rome, qui fait preuve, à travers le gigantisme de cette entreprise de copie, de l’admiration sans limite dont était auréolée la Galerie Farnèse. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  45. 791

    🔊 “Pekka Halonen” Un hymne à la Finlande au Petit Palais, Paris du 4 novembre 2025 au 22 février 2026

    “Pekka Halonen” Un hymne à la Finlandeau Petit Palais, Parisdu 4 novembre 2025 au 22 février 2026Entretien avecAnne-Charlotte Cathelineau,conservatrice en chef du patrimoine au Petit Palais, et co-commissaire scientifique de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 3 novembre 2025, durée 13’12,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/06/3665_pekka-halonen_petit-palais/Communiqué de presseCommissariat généralAnnick Lemoine, conservatrice générale, directrice du Petit PalaisCommissariat scientifiqueAnna-Maria von Bonsdorff, directrice du Musée d’art de l’Ateneum – Galerie nationale de Finlande (Helsinki)Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine au Petit Palais.Le Petit Palais présente la première rétrospective française dédiée à Pekka Halonen (1865-1933), figure majeure de l’âge d’or finlandais. Conçue en partenariat avec le Musée d’art de l’Ateneum – Galerie nationale de Finlande (Helsinki), l’exposition réunit plus de 130 oeuvres issues des grandes collections publiques et privées du pays. Elle retrace l’ensemble de la carrière de l’artiste, de la fin des années 1880 au début des années 1930, en soulignant son apport à la modernité par sa synthèse entre les différentes tendances picturales de la fin du XIXe siècle. Organisée selon un parcours chronothématique, l’exposition montre à la fois l’engagement politique de l’artiste en faveur de l’indépendance de son pays et invite le visiteur à voyager au coeur de la Finlande sauvage au gré des paysages et des saisons, un témoignage sensible qui résonne avec les enjeux contemporains écologiques.Le parcours, structuré en six sections, retrace l’évolution de l’artiste et met en lumière ses maîtres, son cercle de sociabilité et son mode de vie, autant d’éléments qui ont profondément marqué son oeuvre tout au long de sa carrière.Après une formation à l’École des beaux-arts d’Helsinki, Pekka Halonen part à Paris, où il devient l’élève de Paul Gauguin. Il effectue plusieurs séjours entre la France et la Finlande jusqu’en 1894, perfectionnant sans cesse sa pratique. À Paris, son style est influencé par les courants artistiques alors en vogue : le japonisme, le pleinairisme et le synthétisme. Installé à Montmartre, il fréquente d’autres artistes finlandais de sa génération, tels que Akseli Gallen-Kallela, Magnus Enckell ou Eero Järnefelt, avec lesquels il partage réflexions et expérimentations.Son oeuvre s’inscrit dans le sillage du romantisme national et du carélianisme, un mouvement artistique et intellectuel exaltant les paysages et les traditions locales dans un contexte de tensions croissantes avec la tutelle russe. Ses tableaux y deviennent les symboles d’un mode de vie finlandais idéalisé et ses paysages se chargent peu à peu d’une dimension identitaire.En 1900, il est invité à participer à l’Exposition universelle par Albert Edelfelt, auquel le Petit Palais a consacré une exposition en 2022. Pour la première fois, la Finlande y est représentée par son propre pavillon, affirmant ainsi son existence en tant que nation autonome. Cette participation revêt une importance considérable pour le peuple finlandais dans un climat de forte tension avec la Russie.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  46. 790

    🔊 “Gabrielle Hébert” Amour fou à la Villa Médicis au Musée d’Orsay, Paris du 28 octobre 2025 au 15 février 2026

    “Gabrielle Hébert” Amour fou à la Villa Médicisau Musée d’Orsay, Parisdu 28 octobre 2025 au 15 février 2026Entretien avecMarie Robert,conservatrice en chef – photographie et cinéma – Musée d’Orsay, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 3 novembre 2025, durée 24’23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3664_gabrielle-hebert_musee-d-orsay/Communiqué de presseCommissariat à Paris et à La Tronche :Marie Robert, conservatrice en chef, photographie et cinéma, au musée d’OrsayConçue en partenariat avec le musée Hébert de La Tronche (Isère) où elle sera reçue au printemps 2026, l’exposition sera aussi présentée à l’Académie de France à Rome – Villa Médicis au printemps 2027 où Marie Robert, commissaire de l’exposition, a été accueillie dans le cadre d’une résidence croisée Villa Médicis / musée d’Orsay, pour une recherche d’un an en histoire de la photographie.L’exposition « Qui a peur des femmes photographes ? (1839-1945) » présentée en 2015 aux musées d’Orsay et de l’Orangerie a fait date pour la reconnaissance des femmes artistes en France. Parmi les nombreuses photographes révélées figurait Gabrielle Hébert, née Gabriele von Uckermann (1853, Dresde, Allemagne – 1934, La Tronche, France).Peintre amateure et épouse de l’artiste Ernest Hébert, deux fois directeur de l’Académie de France à Rome, Gabrielle Hébert démarre la photographie de manière intensive et exaltée à la Villa Médicis en 1888. À l’instar des artistes et écrivains comme Henri Rivière, Maurice Denis ou Émile Zola qui s’emparent à la fin du XIXe siècle d’un boitier photographique pour enregistrer le quotidien familial, Gabrielle développe une pratique privée et sentimentale du medium favorisée par la révolution technique et esthétique de l’instantané. Elle cessera brutalement vingt ans plus tard à La Tronche (près de Grenoble), à la mort de l’homme qu’elle idolâtrait, son aîné de près de quarante ans, et dont elle a en grande partie assuré la postérité en favorisant la création de deux musées monographiques, l’un à La Tronche (1934) et l’autre à Paris (1978).À la Villa Médicis, Première Dame d’une institution culturelle prestigieuse, Gabrielle organise les réceptions et reçoit le gotha en visite. Mais elle échappe vite aux assignations : lors de l’été 1888, elle acquiert un appareil photographique, prend des leçons auprès d’un professionnel romain, et installe, en compagnie du peintre pensionnaire Alexis Axilette, une chambre noire pour développer ses négatifs sur verre, tirer et retoucher ses épreuves. C’est le début d’une imposante production de près de deux mille clichés. « Je photo », « Je photographie» : pas un jour sans consigner dans son agenda qu’elle réalise des prises de vue.Si elle partage son goût du portrait mondain et du tableau vivant avec les frères Luigi et Giuseppe Primoli, neveux de la Princesse Mathilde Bonaparte et pionniers de la photographie instantanée en Italie, Gabrielle explore tous les genres de la photographie : nu, reproduction d’oeuvres d’art, paysage, nature morte, « récréations photographiques ». Offrant le point de vue d’une personne installée à demeure qui regarde, éblouie, le palais, le jardin et ses occupants à toutes les saisons (artistes et modèles, visiteurs étrangers en goguette, employés italiens au travail, fleurs et bêtes), sa production révèle un pan méconnu du quotidien dans ce phalanstère artistique. Car sa chronique en images est le premier proto- reportage sur la Villa Médicis, à la fois chef-d’oeuvre architectural dominant la Ville éternelle, lieu de vie des lauréats du Grand Prix de Rome et laboratoire d’une nouvelle relation entre la France et l’Italie tout juste « unifiée ». [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  47. 789

    🔊 “Sibylle Bergemann”  Le Monumentà la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris du 29 octobre 2025 au 11 janvier 2026

    “Sibylle Bergemann” Le Monumentà la Fondation Henri Cartier-Bresson, Parisdu 29 octobre 2025 au 11 janvier 2026Entretien avecSonia Voss,commissaire d’exposition indépendante, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 28 octobre 2025, durée 17’52,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3663_sibylle-bergemann_fondation-henri-cartier-bresson/Communiqué de presse Commissariat :Sonia Voss, commissaire d’exposition indépendanteDe 1975 à 1986, la photographe allemande Sibylle Bergemann a accompagné l’élaboration du monument à Marx et Engels à Berlin-Est. Ce projet, formulé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la création de la République démocratique allemande (RDA), est finalement confié en 1973 au sculpteur Ludwig Engelhardt, qui s’entoure de plusieurs autres artistes.Bergemann travaille d’abord de façon informelle, puis obtient une commande du ministère de la Culture en 1977. Pendant onze années, elle photographie les étapes du processus, des premières maquettes jusqu’à l’inauguration du monument, le 4 avril 1986.Malgré la publication, dès 1983, de certaines images dans la presse et leur présentation dans une exposition officielle, ce n’est qu’une fois la commande achevée que Bergemann se réapproprie pleinement le fruit de son travail. Parmi plus de 400 pellicules développées, elle retient douze photographies, réunies sous le titre Das Denkmal (Le Monument). Celles-ci révèlent un langage visuel aux antipodes des canons officiels. Dans une perspective post-communiste, la déconstruction des héros et l’ironie à l’oeuvre ont un caractère préfigurateur. Pourtant, nul ne pouvait prédire la chute du mur de Berlin, deux ans plus tard. S’appuyant sur une objectivité rigoureuse, Bergemann a su éviter la censure et traduire de façon laconique mais implacable l’obsolescence d’une idéologie.En 1990, la parution d’un livre mettant les photographies de Bergemann en regard de poèmes de Heiner Müller contribue à faire du Monument une oeuvre-clef de cette phase si particulière de l’histoire allemande. Elle reste aujourd’hui l’une des séries les plus emblématiques de Bergemann comme de la production artistique de l’époque.Cette exposition a été produite par la Fondation Henri Cartier-Bresson en collaboration avec le Centre régional de la photographie Hauts-de-France (CRP) et avec la participation de la Succession Sibylle Bergemann.Publication : Sibylle Bergemann — Le Monument aux éditions Kerber. Directrices de publication : Sonia Voss, Frieda von Wild, Lily von Wild. Textes : Christian Joschke, Heiner Müller, Steffen Siegel, Sonia Voss, Frieda von Wild, Lily von Wild Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  48. 788

    🔊 “Guénaëlle de Carbonnières” Dans le creux des images au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 29 octobre 2025 au 1er février 2026

    “Guénaëlle de Carbonnières” Dans le creux des imagesau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 29 octobre 2025 au 1er février 2026Entretien avecSébastien Quéquet,attaché de conservation en charge des collections de photographies et commissaire de l’exposition,et Guénaëlle de Carbonnières,artiste – à partir de 12’22 – par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 28 octobre 2025, durée 28’22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3662_guenaelle-de-carbonnieres_musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissaire : Sébastien Quéquet, attaché de conservation en charge des collections de photographiesLe musée des Arts décoratifs présente l’exposition-dossier « Guénaëlle de Carbonnières. Dans le creux des images » du 29 octobre 2025 au 1er février 2026 dans le cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies, à l’occasion de Paris Photo. Ce focus met à l’honneur pour la première fois le travail conçu par l’artiste photographe à partir des collections photographiques du musée. Inspirée par ce fonds, Guénaëlle de Carbonnières a réalisé, à l’occasion d’une résidence au musée, plus de 30 travaux inédits, illustrant sa sensibilité pour la mémoire patrimoniale et architecturale. Le commissariat de l’exposition est assuré par Sébastien Quéquet, attaché de conservation en charge des collections de photographies.L’exposition présente, dans un premier temps, l’enquête que mène Guénaëlle de Carbonnières à partir de l’objet-livre du photographe Franck de Villecholle (1816-1906) conservé au musée des Arts décoratifs. Les pages de cette oeuvre unique regorgent de tirages qui documentent les destructions en Île-de- France lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Les différentes traces laissées par le temps sur ces images – déchirures, effets de colle, traces, accidents et recouvrements – sont le terreau d’une réflexion plus large sur le thème de la disparition architecturale et patrimoniale.Ces anciens tirages sont la toile de fond de l’oeuvre de Carbonnières. À l’instar d’une sculptrice, la photographe utilise ce médium comme une matière qu’elle creuse, détaille, plie, mobilisant ainsi la conscience du visiteur. Les tirages sont « maltraités » allégoriquement et tendent à rendre compte des paysages dévastés par les conflits au XIXe siècle et du début du XXe siècle, s’inspirant ainsi des travaux de Félix Bonfils sur le Liban, de Charles Lallemand et Ludovico Hart en Libye, d’Hugues Krafft sur l’Arménie ou de Joseph de Baye sur l’Ukraine, conservés dans le fonds photographique du musée des Arts décoratifs.Une réflexion sur le médium photographiqueL’exposition est également le lieu d’une réflexion plus large sur la matière photographique et sa fragilité. Le travail de Guénaëlle de Carbonnières pose la question sensible du temps qui passe et de l’altération du verre et du papier, en redonnant vie à des clichés et des archives enfouis. Pour réaliser ces photographies, l’artiste expérimente l’art de la verrerie en encapsulant les images ou en fusionnant plusieurs plaques de négatifs donnant naissance à de nouvelles oeuvres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  49. 787

    🔊 “Luc Delahaye” Le bruit du monde au Jeu de Paume, Paris du 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026

    “Luc Delahaye” Le bruit du mondeau Jeu de Paume, Parisdu 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026Entretien avecQuentin Bajac,directeur du Jeu de Paume et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 27 octobre 2025, durée 24’50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3661_luc-delahaye_jeu-de-paume/Communiqué de presseCommissaire : Quentin Bajac, directeur du Jeu de PaumeLe Jeu de Paume consacre une grande exposition monographique à Luc Delahaye (né à Tours en 1962), couvrant sa production photographique entre 2001 et 2025. Cette période, déterminante dans son parcours, correspond à son retrait du photojournalisme et à son engagement dans le champ de l’art.Grand photoreporter de guerre dans les années 1990 et ancien membre de l’agence Magnum, il fait partie d’une génération de photographes qui a retravaillé l’articulation entre pratiques documentaires et dimension artistique.Depuis vingt-cinq ans, ses photographies, le plus souvent de grandes dimensions et en couleur, proposent une représentation des désordres du monde contemporain. De la guerre d’Irak à celle d’Ukraine, d’Haïti à la Libye, desconférences de l’OPEP à celles de la COP, Delahaye explore le bruit du monde et les lieux censés le réguler.Parfois réalisées en une seule prise, parfois véritables compositions assemblées par ordinateur pendant des mois à partir de fragments d’images, les photographies de Luc Delahaye sont toujours une rencontre, qu’elle soitimmédiate ou différée, avec un réel. Un réel qu’il s’agit d’énoncer, dans une forme de retrait documentaire, sans démonstration :« Arriver par une forme d’absence, par une forme d’inconscience peut-être, à une unité avec le réel. Une unité silencieuse. La pratique de la photographie est une chose assez belle : elle permet cette réunification de soi avec le monde ».L’exposition, la première à Paris depuis 2005, offre un regard rétrospectif sur vingt-cinq ans de création. Elle rassemble une quarantaine de grands formats, certains inédits et réalisés pour l’occasion, une vidéo autour du conflit syrien à laquelle Delahaye travaille depuis de longues années, ainsi qu’une grande installation dans un format nouveau pour l’artiste. Par ailleurs l’exposition seraaussi l’occasion, au gré du parcours, de s’attarder sur le processus créatif, à travers sources visuelles et images rejetées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  50. 786

    🔊 “Echo Delay Reverb” Art américain, pensées francophones au Palais de Tokyo, Paris du 22 octobre 2025 au 15 février 2026

    “Echo Delay Reverb”Art américain, pensées francophonesau Palais de Tokyo, Parisdu 22 octobre 2025 au 15 février 2026Entretien avecAmandine Nana,curatrice au Palais de Tokyo, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 21 octobre 2025, durée 16’11,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/24/3659_echo-delay-reverb_palais-de-tokyo/Communiqué de presse Commissariat :Directrice artistique : Naomi BeckwithÉquipe curatoriale : James Horton, Amandine Nana et François Piron, assisté·es de Vincent NeveuxCette saison est une « carte blanche » proposée à la commissaire états-unienne Naomi Beckwith, celle d’imaginer librement un projet pour le Palais de Tokyo qui soit spécifique à cette institution et se déploie dans tous ses espaces. Une paradoxale programmation « internationale en circuit court », c’est-à-dire en fertile interaction avec la réalité locale. Sa réponse spontanée de travailler sur la réception de la pensée française et francophone dans l’art américain de ces dernières décennies m’a immédiatement enthousiasmé. Elle est à la fois passionnante historiquement et extrêmement contemporaine, en lien avec l’actualité de l’art et au-delà.Tout au long du 20e siècle, en France, des philosophes, des poètes, des activistes ont transgressé les disciplines et les genres littéraires et modifié les perspectives sur le monde. Parfois avant même leur reconnaissance en France, leurs idées ont été traduites aux États-Unis et ont servi à fabriquer des outils pour une vision critique de l’art comme de la société. En contestant des normes sociales, esthétiques et linguistiques, ils et elles ont ouvert de nouvelles manières de voir et d’agir. Si la notion de « French Theory » a été établie dans les années 1990 pour évoquer la réception enthousiaste que les États-Unis ont réservé à des auteurs comme Roland Barthes, Michel Foucault, Gilles Deleuze ou Jacques Derrida, d’autres figures, telles que Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Édouard Glissant ou encore Monique Wittig, ont été déterminantes pour le champ de l’art comme pour les études culturelles, postcoloniales, féministes et de genre.C’est l’histoire de cette circulation des idées, de leur résonance et appropriation par plusieurs générations d’artistes outre-Atlantique que déploie cette exposition foisonnante et généreuse, associant une soixantaine d’artistes majeur·es ou émergent·es, dont le sculpteur Melvin Edwards, à qui est consacrée une riche rétrospective. Dans ce projet conçu par Naomi Beckwith avec l’équipe du Palais de Tokyo, il est beaucoup question de relations. Relations entre art et pensée, entre les États-Unis et la France, entre une personnalité étrangère et une institution française. Relation aussi au sens aussi de relater, partager de nouveaux récits dont nous avons besoin. Plus que le résultat d’une recherche, c’est une aventure artistique, intellectuelle mais aussi curatoriale qui prend le parti d’écrire l’histoire plus que de la décrire.Guillaume Désanges, Président du Palais de Tokyo[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Type above to search every episode's transcript for a word or phrase. Matches are scoped to this podcast.

Searching…

No matches for "" in this podcast's transcripts.

Showing of matches

No topics indexed yet for this podcast.

Loading reviews...

ABOUT THIS SHOW

FranceFineArt revue culturelle sur le Web, reportages photographiques, articles, vidéo, son, interviews, expositions galeries et musées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

HOSTED BY

FranceFineArt

CATEGORIES

URL copied to clipboard!