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Invité politique

Du lundi au jeudi, Véronique Rigolet reçoit une personnalité politique pour commenter l'actualité française et internationale, et chaque vendredi une figure de la société pour éclairer les débats qui agitent la France. Diffusion : du lundi au vendredi à 11h15 TU.

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  1. 24

    Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons: «On ne gagnera pas l'élection sans le rassemblement de la droite et du centre»

    Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus appelle les dirigeants du centre et de la droite, de Bruno Retailleau à Gabriel Attal, à « accepter la main tendue d’Édouard Philippe », qui a appelé ses concurrents du bloc central au rassemblement – en leur proposant une réunion à la Toussaint. « Ce n’est pas un coup de pression », plaide Jérémie Patrier-Leitus, qui juge que « face à la montée des extrêmes » RN et LFI, Édouard Philippe est « le mieux placé dans les sondages » et « est dans son rôle pour appeler au rassemblement ». Malgré les refus nets des responsables politiques du bloc central, Jérémie Patrier-Leitus estime « qu’il reste encore du temps » pour se décider avant la réunion de la Toussaint en novembre prochain. À lire aussiPrésidentielle 2027 en France: Édouard Philippe tend la main à la droite et au centre, Retailleau et Attal déclinent

  2. 23

    Face à la montée du RN «la désunion de la gauche est irresponsable», déplore le député Benjamin Lucas-Lundy

    Le député et co-coordinateur du mouvement Génération-s Benjamin Lucas-Lundy déplore que les appels à l’unité de la gauche n’aient pas été entendus. Alors que les socialistes et Place publique préparent leur primaire et que le patron des communistes Fabien Roussel a décidé de se lancer seul dans la course à l’Élysée, Benjamin Lucas-Lundy n’exclut pas la main tendue de LFI, et appelle « à trouver des ressorts de mobilisation pour 2027 ». Un impératif face à la « progression des idées racistes, nationalistes et xénophobes du RN en France », souligne-t-il. À lire aussiÀ la Une: la gauche dispersée avant l’élection présidentielle en France

  3. 22

    Victoire de l’extrême droite en Allemagne: le RN «ne fera pas d’alliance avec l’AfD», assure Sébastien Chenu

    La large victoire de l’AfD dans le land de Saxe-Anhalt en Allemagne provoque un véritable séisme en Europe. En France, la classe politique manifeste son inquiétude face à la poussée de l’extrême droite. Donné grand favori de la prochaine présidentielle, le RN de son côté « prend acte du vote des Allemands ». Pro-russe et qui ne cache pas ses sympathies pour le nazisme, « l’AfD n’est plus notre allié », commente sobrement Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, qui assure qu’il n’est pas question que le RN « refasse alliance » avec ce parti allemand.    À lire aussiAllemagne: la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt fait frémir la classe politique française

  4. 21

    Canicule et éco-anxiété: «Le meilleur remède, c'est l'action», prône François Gemenne, spécialiste du climat

    Plus de 15 millions de Français sont éco-anxieux après cet été 2026 apocalyptique, le plus chaud jamais enregistré en France. Le pays a littéralement étouffé sous les phases successives de canicule et brûlé sous les incendies. Un phénomène qui ne surprend pas François Gemenne, climatologue et membre du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). « Il est tout à fait normal d’être anxieux face aux impacts du réchauffement climatique », affirme-t-il, et « on ne doit pas parler du climat qu’en termes apocalyptiques ». François Gemenne insiste sur la nécessité de passer à l’action, « seul remède » à cette éco-anxiété. « Il faut mesurer les progrès que nous réalisons avec les énergies renouvelables », souligne-t-il, et faire de la transition « un vrai projet mobilisateur » notamment pour les jeunes, les plus touchés par l’éco-anxiété. À lire aussiRéchauffement climatique: le seuil de 1,5°C sera dépassé, mais faire machine arrière reste possible, selon l'ONU

  5. 20

    Port du voile: «Jean-Luc Mélenchon sera toujours du côté de ceux qui sont stigmatisés», explique Aurélien Taché

    Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a reconnu mercredi 2 septembre soir avoir « changé d'avis » et évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique, qu'il qualifiait par le passé de « signe de soumission patriarcale » : une « erreur terrible », a-t-il concédé. Ce mea culpa est un « revirement courageux de la part d'un responsable politique », salue Aurélien Taché. « Jean-Luc Mélenchon a pris conscience de cette espèce d'islamophobie patente dans le débat français agitée depuis des années par la droite et l'extrême droite », explique le député insoumis. À lire aussiInterdire le port du voile, «une idée grotesque du RN pour stigmatiser les musulmans», dénonce le député Sylvain Maillard

  6. 19

    Présidentielle 2027: « Il y aura un bulletin Retailleau au premier tour», affirme Pierre-Henri Dumont (LR)

    Rentrée politique compliquée pour Bruno Retailleau ; le patron du parti Les Républicains (LR) est toujours sous la barre des 10% d'intentions de vote, à moins de huit mois de l'élection présidentielle en France. Même s'il est largement distancé par Marine Le Pen et Édouard Philippe, l'ancien ministre de l'Intérieur entend continuer à tracer sa route. « Le match 'est pas plié » au centre et à droite comme le claironne le camp d'Édouard Philippe, balaye Pierre-Henri Dumont, le secrétaire général adjoint de LR, qui réaffirme que « Bruno Retailleau ira jusqu'au bout » et se dit certain que « le sérieux des propositions du candidat de la droite créera une dynamique » en opposition aux candidats du bloc central, les deux ex-Premiers ministres macronistes Édouard Philippe et Gabriel Attal, « comptables d'un quinquennat catastrophique ». À lire aussiFrançois Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»

  7. 18

    Interdire le port du voile, «une idée grotesque du RN pour stigmatiser les musulmans», dénonce le député Sylvain Maillard

    Complètement opposé au projet du Rassemblement national de mettre à l'amende les femmes voilées dans l'espace public, Sylvain Maillard , député Renaissance, fustige « la stigmatisation de nos concitoyens musulmans » orchestrée par l'extrême droite. Même s'il défend la nécessité « de combattre l'islamisme en France, contraire à nos valeurs républicaines et qui gagne du terrain », Sylvain Maillard juge la démarche du RN « simpliste et grotesque ». « On ne va pas vaincre l'islamisme  en poursuivant les femmes voilées », balaye le député Renaissance de Paris.  À lire aussiPrésidentielle en France: le RN revient à ses fondamentaux en proposant à nouveau l'interdiction du voile

  8. 17

    François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»

    Soutien de Raphaël Glucksman dans la course à l’Élysée, l’eurodéputé PS-Place publique François Kalfon souligne que le patron de LFI, Jean-Luc Mélenchon, serait, de tous les candidats, « le plus largement battu par Marine Le Pen » dans le cadre du second tour de la présidentielle à « 30 % contre 70 % » pour la patronne du RN selon les sondages. « Ceux qui ne veulent pas de l’extrême-droite au pouvoir, et ont à cœur la gauche, doivent donc soutenir une autre formule politique », insiste François Kalfon qui veut croire que Raphaël Glucksmann, le patron de Place publique, peut être « le rassembleur de la gauche » et créer la dynamique pour gagner la primaire, et se placer ensuite en tête du 2nd tour face au RN.

  9. 16

    France: «Les incendies de type méditerranéens remontent vers le nord», prévient la géographe Pauline Vilain-Carlotti

    Sous l'effet du réchauffement climatique, les incendies se multiplient dans les forêts françaises, de la Drôme à l'emblématique forêt de Fontainebleau. Depuis le début de l'année, il y a déjà eu près de 11 000 feux au total, et 35 000 hectares ont été touchés par les flammes. « La forêt et la maison brûlent, et cela va encore empirer », prévient la géographe Pauline Vilain-Carlotti, qui vient de publier L'Épreuve du feu. Habiter autrement la Terre (éditions Flammarion). Pour cette spécialiste de la gestion sociale de l'environnement, « plus aucune région n'est à l'abri des incendies désormais ». Pauline Vilain-Carlotti dit espérer « qu'en remontant vers le nord et en se rapprochant de Paris et des lieux de pouvoir », ces violents incendies vont aider à la « prise de conscience » et à la nécessité « d'adapter la forêt » au réchauffement climatique. À lire aussiFrance: face à une sécheresse précoce dans les Vosges, les animaux et plantes meurent de soif

  10. 15

    Présidentielle en France: le RN assure qu'il n'a «pas demandé» le soutien affiché d'Elon Musk à Marine Le Pen

    Le milliardaire américain Elon Musk s'invite dans la campagne présidentielle française en apportant son soutien à Marine Le Pen.  Elle est le dernier espoir de la France », a-t-il écrit sur X, son propre réseau social. « Un soutien qu'on a reçu, mais qu'on a pas demandé », balaye Laurent Jacobelli, député et porte-parole du Rassemblement national, alors que les oppositions de droite comme de gauche dénoncent « une ingérence étrangère ». Laurent Jacobelli précise que Marine Le Pen a depuis longtemps « pris ses distances » avec le président américain Donald Trump et que le RN « ​​​​​​​est attaché à ce que chaque pays puisse conduire ses élections à l'abri du regard des autres ».   À lire aussiÀ la Une: l'avenir de Marine Le Pen et du Rassemblement national, à un an de la présidentielle en France

  11. 14

    Loi sur l’aide à mourir: «Le droit de choisir de mourir dans la dignité», salue Olga Givernet, députée Renaissance

    Après des décennies de bataille législative, journée de vote historique ce mercredi 15 juillet à l’Assemblée nationale où les députés devraient adopter la loi sur l’aide à mourir pour les personnes incurables. Pour la députée Renaissance Olga Givernet, ancien ministre de l’Énergie, « c’est un droit nouveau » qui va être accordé aux Français « avec leur assentiment » et toutes les garanties nécessaires pour encadrer « ce droit de mourir dans la dignité ». Une grande réforme sociétale à mettre « au crédit du quinquennat d’Emmanuel Macron », souligne Olga Givernet qui estime que la saisie du Conseil constitutionnel par le Premier ministre Lecornu « n’est pas un désaccord avec le chef de l’État » mais juste la volonté « d’assurer le consensus jusqu’au bout pour que le texte ne soit pas contestable ».  À écouter dans l'Invité internationalL'«aide à mourir» en discussion en France: où en est la législation dans le monde? À lire aussiAide à mourir: après le vote définitif de la loi, Sébastien Lecornu saisira le Conseil constitutionnel

  12. 13

    Réarmement stratégique: «La France va devoir encore augmenter son budget défense», estime Cédric Perrin, sénateur LR

    Pour le sénateur LR Cédric Perrin, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, la France va devoir consacrer encore plus de financements pour sa défense : « On ne peut pas alerter les Français sur une possible guerre contre la Russie, et ne pas y mettre les moyens. » Cédric Perrin juge qu’il faudra aller au-delà du plan de 436 milliards d’euros que vient de voter le Parlement et juge nécessaire « un débat avant la présidentielle sur le budget de la défense », rappelant que seule la droite a voté la hausse du budget des armées.

  13. 12

    Attaques racistes contre l'équipe de France: «C’est ce qui nous attend si Marine Le Pen devient présidente», prévient Sacha Houlié, député Place publique

    Le député Sacha Houlié, soutien de Raphaël Glucksmann, met en garde les électeurs français contre le danger que représenterait à ses yeux l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Alors que Marine Le Pen fait une entrée fracassante dans la course à l'Élysée, malgré sa condamnation, et écrase la concurrence dans tous les sondages, Sacha Houlié dénonce un RN « climatosceptique et dangereux sur le plan économique ». Une extrême droite également « raciste », à l’instar des récentes attaques venues du Paraguay et d’Espagne contre l’équipe de France. « C'est ce qui nous attend, en France, si Marine Le Pen accède à l'Élysée », prévient Sacha Houlié. À lire aussiUne équipe « sans Français » : les Bleus visés par une nouvelle attaque raciste avant le match contre l'Espagne

  14. 11

    «La nomination de François Noël Buffet est une gifle envoyée à tous les démocrates», dénonce le députe Pouria Amirshahi

    La polémique enfle sur la nomination par Emmanuel Macron de l’ancien ministre LR François Noël Buffet au poste de Défenseur des droits. Une soixantaine d’associations, de Greenpeace France à Médecins du monde, appellent les parlementaires à s’opposer à sa nomination, mettant en avant ses prises de position contre le mariage pour tous et son soutien à une diminution de l’aide médicale d’État pour les sans-papiers. Pouria Amirshahi, député écologiste de Paris, membre de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, fustige une décision « irresponsable » et appelle « à tous les démocrates sincères pour faire barrage républicain à cette nomination ». 

  15. 10

    Présidentielle 2027: « Les Français feront le bon choix», assure Aurélien Taché, député LFI

    La candidature de Marine Le Pen bouscule la course à l’Élysée. La patronne de l’extrême droite est donnée ultra-favorite du scrutin dans les sondages, au premier comme au second tour où elle semble plier le match, quel que soit l’adversaire. Elle est estimée à 55 % contre un candidat du bloc central, à 70 % contre l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon. Pas de quoi inquiéter le député LFI Aurélien Taché qui balaye des sondages « qui ne veulent rien dire », neuf mois avant le scrutin. Tout en reconnaissant que « Marine Le Pen sera une adversaire plus solide que Jordan Bardella », il se dit certain « que les Français feront le bon choix, celui de l’honnêteté » face à une candidate RN « deux fois condamnée pour avoir détourné de l’argent public ».

  16. 9

    Benjamin Morel, politologue: Marine Le Pen, «une candidate avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête»

    Reconnue coupable de détournements de fonds publics et condamnée, Marine Le Pen est néanmoins autorisée à être candidate à la présidentielle. Mais en choisissant de se pourvoir en cassation pour éviter le port d’un bracelet électronique, la patronne du RN reste à la merci de la justice, qui pourrait dès janvier prochain lui imposer le port de ce bracelet jusqu’à la présidentielle. « C’est l’épée de Damoclès qu’elle a choisie de se mettre sur la tête, en considérant que cela valait la peine, que le jugement serait rendu après la présidentielle », analyse le constitutionnaliste Benjamin Morel, politologue, maître de conférences en droit public à l’université Paris-Panthéon-Assas, qui prévient : « On verra dans quelques mois si Marine Le Pen a gagné ce pari risqué ». À lire aussiCondamnée mais éligible, Marine Le Pen candidate à l'élection présidentielle de 2027

  17. 8

    Romain Eskenazi, député PS: «Si Marine Le Pen a piqué dans la caisse, elle doit être écartée de la présidentielle»

    La leader de l’extrême droite, Marine Le Pen pourra donc être candidate à la présidentielle de 2027, mais sous bracelet électronique. C’est le jugement rendu en appel ce mardi 7 juillet par la Cour de justice de Paris. Libre à elle désormais de se décider d’y aller ou bien de laisser la place à Jordan Bardella. Un choix qu’elle devrait annoncer ce mardi soir. Quelle que soit sa décision, « ça ne change rien », assure le député PS Romain Eskenazi, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale pour qui « on ne choisit pas nos adversaires, notre seul combat est contre l’extrême droite ». À lire aussiEN DIRECT - Procès des assistants FN: condamnée en appel, Marine Le Pen pourrait malgré tout se présenter à la présidentielle

  18. 7

    «Bardella ou Le Pen, tous les deux ont un projet catastrophique pour la France», dénonce Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons

    À la veille du verdict dans le procès des assistants parlementaires qui déterminera l’avenir politique de Marine Le Pen, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus estime que l’issue judiciaire « ne changera pas grand-chose dans la campagne présidentielle d’Édouard Philippe », renvoyant les deux leaders du RN à un « en même temps qui ne s’assume pas, entre la dirigiste Marine Le Pen et le libéral Bardella ». « Un programme flou et catastrophique pour la France » qu’Édouard Philippe combattra, « quel que soit le candidat du RN ». À lire aussiProcès en appel de Marine Le Pen: les militants Rassemblement national entre appréhension et résignation À lire aussiPrésidentielle en France: Édouard Philippe face au test du premier meeting

  19. 6

    Affaire Robert Boulin: «L’espoir que la vérité judiciaire soit enfin rendue», Benoît Collombat, directeur de la Cellule investigation de Radio France

    47 ans après la mort mystérieuse de l’ancien ministre du Travail Robert Boulin, la justice rouvre l’enquête. Et c’est un peu grâce à Benoît Collombat, le directeur de la Cellule investigation de Radio France, qui a consacré plus de 20 ans à mener une contre-enquête sur ce qui reste l’une des plus grandes énigmes de la Vᵉ République : la disparition de Robert Boulin, retrouvé mort il y a 47 ans – le 30 octobre 1979 au petit matin, le visage complètement tuméfié dans un étang près de Rambouillet. Suicide, conclura très vite la justice, un assassinat politique, clame sa famille. Pour Benoît Collombat, Robert Boulin était devenu « un homme à abattre », car il en savait trop « sur le financement illégal du RPR ». Benoît Collombat, auteur de Un homme à abattre : contre-enquête sur la mort de Robert Boulin, paru aux éditions Fayard. À lire aussi«Affaire Boulin»: la famille de l’ancien ministre assigne l'État pour «faute lourde» À lire aussi                                          Affaire Boulin: la vérité est ailleurs

  20. 5

    Censure: «Il faut pousser le Premier ministre à agir, l’inaction tue », insiste Mélanie Vogel, sénatrice écologiste

    Après une canicule meurtrière et juste avant une nouvelle vague de chaleur annoncée, Mélanie Vogel justifie la motion de censure que les écologistes entendent déposer contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. « Ça ne va pas stopper le réchauffement climatique », reconnaît la sénatrice écologiste, mais « c’est la seule manière de dénoncer l’inaction du gouvernement » en matière de lutte contre le réchauffement climatique et « sa responsabilité dans la surmortalité de ces derniers jours », « autant de vies qui auraient pu être sauvées », assure Mélanie Vogel qui défend la nécessité de « maintenir la pression pour que le Premier ministre agisse enfin, et investisse massivement dans l’adaptation ». À lire aussiCensure: «On n'a pas de leçons à recevoir des écologistes», considère le macroniste Éric Bothorel À lire aussiVagues de chaleur en Europe : comment agir sur les causes du réchauffement climatique ?

  21. 4

    Censure: «On n'a pas de leçons à recevoir des écologistes», considère le macroniste Éric Bothorel

    Alors que les députés EELV menacent le gouvernement Sébastien Lecornu d’une possible motion de censure pour son « impréparation » face à la canicule qui a fait sans doute plusieurs milliers de morts, le député macroniste Éric Bothorel dénonce la démarche « politicienne » des écologistes qui tentent, selon lui, de faire ainsi « oublier leurs luttes intestines en vue de la présidentielle ». Éric Bothorel admet que « le gouvernement n’en a peut-être pas encore assez fait » dans la lutte contre le réchauffement climatique et prône « une politique plus ambitieuse, plus offensive » en matière d’adaptation et d’atténuation.

  22. 3

    La loi sur l'aide à mourir «va fragiliser les soins palliatifs et les plus vulnérables», dénonce le député PS Dominique Potier

    L’Assemblée nationale française a validé mardi 30 juin la loi sur l’aide à mourir, après deux ans de débats sous extrême tension. La loi divise profondément les parlementaires, la droite et le RN étant farouchement contre, tout comme certains à gauche. Le député PS Dominique Potier dénonce une loi qui va solidifier « une rupture d’égalité alors qu'un Français sur deux n’a pas accès aux soins palliatifs ». Il redoute également que les conditions d’accès à l’aide à mourir ne s'élargissent « comme cela a été tragiquement le cas au Québec où elle représente désormais 8 % des décès ». À lire aussiAide à mourir: «Une loi qui apporte de l’humanité et de solides garanties», assure Philippe Vigier, rapporteur général de la proposition de loi

  23. 2

    Climat: «Il faut relocaliser notre production» pour décarboner, plaide Philippe Ballard, député et porte-parole du RN

    La canicule a permis de relancer le grand débat sur la climatisation que le Rassemblement national (RN) défend comme « la mesure phare » dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le député Philippe Ballard, porte-parole du RN, semble assumer le virage écolo de son parti, après des années de remise en cause des rapports du Giec, jugés trop « alarmistes » par Marine Le Pen. Selon Philippe Ballard, le meilleur moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre serait « en relocalisant notre production, en produisant en France », « alors que les importations de Chine et d’ailleurs représentent un quart des émissions de CO2 mondiales ». À lire aussiCanicule: l’Europe se réchauffe plus vite que le reste du monde, en Italie, des récoltes déjà menacées

  24. 1

    France: face à la canicule, «nous sommes toujours dans la gestion de crise»

    La France et une bonne partie de l’Europe sont toujours écrasées par une canicule d’une ampleur historique. Un phénomène révélateur des manques et du peu de préparation mis en place pour y faire face. La climatologue Valérie Masson-Delmotte, ancienne co-présidente du groupe 1 du GIEC, était l’invitée de RFI ce vendredi midi. RFI : La France est aujourd'hui au bord de la crise sanitaire, après une semaine d'un épisode caniculaire extrêmement brutal, mais également extrêmement prévisible. Un dérèglement du climat annoncé de longue date, et pourtant, la France n'est pas prête. À qui la faute ? Valérie Masson-Delmotte : Je ne sais pas ce que j'aurais pu faire de plus pour expliquer plus clairement, et depuis longtemps, ce que l'on sait en sciences du climat. Depuis le début du XXIᵉ siècle, on sait qu'à mesure que l'on brûle des énergies fossiles, le climat se réchauffe. Une des conséquences directes, c'est l'augmentation des événements chauds : plus fréquents, plus intenses. Nous avons fourni à tous les gouvernements du monde le meilleur état des connaissances dans les rapports du GIEC, et notamment les projections qui montraient une augmentation à venir de la fréquence, de l'intensité, de la durée des événements chauds et de la saison qui les concerne. Tout le monde était prévenu. Vous dites quoi aujourd'hui ? Nos dirigeants sont en plein déni climatique, comme le président Macron qui s'est, en quelque sorte, dédouané hier. « Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique », a-t-il dit. « Mais on ne s'adapte pas à un pic qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui en Europe. » Je pense qu'il y a une incompréhension du terme « adaptation ». Là, en fait, nous sommes dans une situation de gestion de crise qui révèle beaucoup de vulnérabilités. On rentre dans des plages de chaleur mortelle, dangereuses pour les personnes âgées, les personnes malades, les jeunes qui font du sport aux heures chaudes, les enfants dans les salles de classe, les personnes vivant dans des logements indignes qui deviennent des pièges, ou encore dans des hôpitaux trop chauds. Là, c'est la gestion de crise. On improvise, on bricole. En attendant quoi ? La gestion de crise est indispensable. Des choses ont avancé. Depuis la canicule de 2003, on s'est rendu compte que les personnes âgées étaient particulièrement vulnérables face à la chaleur. On a mis en place des systèmes d'alerte. On peut mobiliser, avec des niveaux croissants, les systèmes sanitaires. Mais cela n'empêche toujours pas une mortalité élevée. Ça, c'est la gestion de crise : l'alerte. L'adaptation au changement climatique, c'est comment on engage des changements structurants, pas après coup, pas pour les événements du passé, mais en anticipant les caractéristiques du climat à venir. Cela veut dire végétaliser les villes pour qu'on puisse se déplacer sans cuire sur les trottoirs. Ombrager les fenêtres, les façades. Travailler sur le confort thermique des bâtiments. Cela veut dire aussi, dans certains cas, là où l'on accueille des publics fragiles, déployer la climatisation. Nous pouvons peut-être aussi nous inspirer de ce qui se fait dans d'autres pays concernant les rythmes de la journée. Il y a énormément de choses qui peuvent être structurées et mises en œuvre. Je veux juste rappeler une chose : dans les normes pour les bâtiments neufs, la référence utilisée pour la chaleur reste la canicule de 2003. On regarde dans le rétroviseur, on ne regarde pas devant. Ce qui est extrêmement frustrant pour nous, scientifiques — j'ai même une sorte de colère froide —, c'est d'avoir fourni ces connaissances, de les avoir établies de manière solide, puis de voir qu'il existe un déni. Mais ce déni n'est pas seulement celui des décideurs actuels. C'est une forme de déni dans l'ensemble de la société. Depuis deux ans, on entend dire que la transition écologique n'est plus une priorité, qu'il y a d'autres urgences, d'autres priorités, au nom notamment de la compétitivité. Et puis, dans la réalité, le changement climatique se manifeste. Et il se manifeste de manière très douloureuse. Pourquoi n’est-ce pas une priorité politique ? Est-ce que l'une des explications est le fait que cette crise climatique soit aussi liée à la crise de la dette, que la France n'ait tout simplement plus les moyens aujourd'hui ? Dans beaucoup de pays, on est face à des enjeux similaires. Il s'agit d'être capable de se fixer des priorités collectives claires. D'être lucide sur les vulnérabilités face à la chaleur, mais aussi face à un cycle de l'eau plus intense, plus variable, et aux autres conséquences d'un climat qui change. Aujourd'hui, on met l'accent sur la chaleur parce que c'est évidemment un enjeu vital. 5 700 décès ont été constatés lors des deux vagues de chaleur de l'été 2025. Ce que l'on voit, c'est que, très souvent, après les événements graves, la crise est passée, d'autres personnes sont aux responsabilités, et l'on n'utilise pas le retour d'expérience pour engager des changements plus structurants et en faire des priorités. Cela montre aussi à quel point nous avons intérêt à limiter l'ampleur du réchauffement. On voit bien à quel point nous ne sommes pas préparés au climat d'aujourd'hui, sans même parler de celui de demain. Qui sera nécessairement encore plus chaud. L'un des points clés qui ressort, c'est qu'il est beaucoup moins coûteux d'engager résolument la décarbonation et de prévenir grâce à une adaptation anticipée que de gérer les crises, les perturbations, les souffrances, les pertes et les dommages. Espérez-vous un sursaut, une véritable prise de conscience ? Faut-il politiser cette question du climat, l'imposer dans les débats de cette campagne présidentielle en cours ? Le terme « politiser » peut être mal compris. Je vais l'exprimer autrement. Nous sommes face à des enjeux profondément démocratiques. Décarboner est une obligation. La Cour internationale de justice l'a dit. Cent quarante et un pays l'ont voté à l'Assemblée générale de l'ONU. C'est un devoir pour limiter l'ampleur du réchauffement. Mais il est aussi question de droits : le droit à l'adaptation, le droit à un logement offrant un confort correct l'été, le droit à la fraîcheur, le droit pour les plus jeunes de pouvoir se baigner en sécurité lorsqu'il fait très chaud. Nous sommes donc sur des enjeux profondément démocratiques, liés aussi à nos valeurs républicaines. La liberté est très contrainte lorsqu'il fait 42 degrés. L'égalité n'est plus assurée. Obtenir un brevet des collèges lorsque des enfants ne peuvent pas dormir la nuit dans leur logement n'est pas une situation équitable. Et puis la fraternité est indispensable, notamment pour faire de la protection des plus vulnérables une priorité. Je pense que trois choses peuvent ressortir de cette vague de chaleur actuelle. La première, c'est une action concertée à grande échelle pour les écoles afin d'assurer l'éducation dans de bonnes conditions. C'est un droit des enfants, et il faut le garantir. La chaleur dégrade la qualité des apprentissages, sans parler des examens et des risques pour la santé. La deuxième, c'est le logement digne. Il faut intégrer dans les critères de logement digne des seuils absolus de température ainsi que des équipements indispensables : volets, ventilateurs, etc. La troisième concerne la santé au travail. Nous n'avons pas de cadre clair permettant de mettre à l'abri les personnes qui travaillent dans des atmosphères extrêmement chaudes. Sur ces trois sujets, je pense que, collectivement, nous pouvons avancer.   À lire aussiLe changement climatique, coupable «sans équivoque» de l'intense canicule en Europe

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