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Le Jardin - podcast littéraire

Entrez dans la peau des autrices et des auteurs avec ce podcast littéraire et culturel.Qu'est-ce qui motive une écrivaine ou un écrivain ? D'où leur vient cette force d'écrire ? C’est quoi écrire un livre, un roman : on fait comment ? Comment se crée un style ? Quel est la journée de travail type d'un auteur ?  D’où viennent les idées ? S’il te plaît… dessine-moi un écrivain !Ici, il s’agit de sortir du mythe du génie créateur, du démiurge pris de soudaines crises d’inspiration, pour s’intéresser aux savoirs et savoir-faire de l’honnête artisan. De la femme ou de l'homme à sa table de travail, à son bureau, qui écrit à la main ou sur son ordinateur, dans un calepin ou sur son téléphone... Artisan au sens le plus noble du terme : “Nous considérons l'artisanat comme une des formes exemplaires de l'activité humaine.” - Simone de Beauvoir (1908-1986), La Force de l'âge, Gallimard. “À l'œuvre, on connaît l'artisan.” - Jean de la Fontaine (1621-1695), F

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  1. 77

    Rendez-vous à Tokyo : une chanson d’amour au cœur de l’été

    J’ai écrit cette chanson pendant la pandémie de Covid en mémoire d’un amour lointain vécu au Japon.Comme l’été est propice aux amours éphémères et durables, je vous en propose une version en musique.Vous pouvez aussi (re)découvrir la chanson en hommage à Yayoi Kusama en suivant le lien > https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/18626648Voici l’intégralité des paroles :Rendez-vous à TokyoTu m'as donné rendez-vous à Tokyo,Au pied de la statue d'un chien fidèle.Tu m'as donné rendez-vous à Tokyo, Garçon de Shibuya aux airs rebelles.Mais où vont tous ces gens qui ne connaissent pas,La douceur de ta peau, la chaleur de tes reins.Dis-moi des mots d'amour sous le soleil bas.Mais où vont tous ces gens qui ne connaissent rien.J'ai brûlé de désir pour toi dans la grande ville,Ton corps arc-en-ciel tout en néons.J'ai brûlé de désir pour toi dans la grande ville, Perdus dans des ruelles sans nom.Mais où vont tous ces gens qui ne connaissent pas,La douceur de ta peau, la chaleur de tes reins.Dis-moi des mots d'amour sous le soleil bas.Mais où vont tous ces gens qui ne connaissent rien.Oublie les mesquineries, les envieux, les jaloux.Dans le parc résonne le cri des corbeaux.Reste avec moi : allez ! Viens ! Tentons le coup ! Dans le parc résonne le cri des corbeaux.Mais où vont tous ces gens qui ne connaissent pas,La douceur de ta peau, la chaleur de tes reins.Dis-moi des mots d'amour sous le soleil bas.Mais où vont tous ces gens qui ne connaissent rienIl s’agit d’un amour gay et transnational comme vous l’aurez peut-être deviné. Le temps a passé et Tokyo ne dessine plus à mes yeux la même carte du trendre ; mais je veux rendre hommage aux amours perdues comme aux amours naissantes et je vous souhaite un bel été !ContactEnvoyez un e-mail à : [email protected] Facebook : https://www.facebook.com/LeJardinPodcastMerci d'écouter le podcast littéraire Le Jardin !

  2. 76

    Quand chante le Sabiá : une petite anthologie de la poésie brésilienne

    Bienvenue dans un voyage au cœur de la poésie brésilienne, une invitation à parcourir plusieurs siècles de création littéraire, du romantisme au modernisme, à travers les plus grandes voix du Brésil. Dans cet épisode, les mots résonnent en portugais, cette langue si musicale, avant de se dévoiler en français, pour laisser entendre toute la richesse de leurs images et de leurs émotions.Au fil des poèmes lusophones, la nature devient une présence vivante : les forêts tropicales, les fleuves, les plages, les montagnes, les fleurs de maracujá, les colibris, les palmiers… et surtout le sabiá, l'oiseau emblématique du Brésil dont le chant est inséparable de la saudade, ce mot portugais presque intraduisible qui exprime à la fois le manque, la nostalgie, le désir et la tendresse.Cette anthologie nous entraîne dans un pays de contrastes, où la beauté des paysages dialogue avec l'histoire, les souvenirs, l'amour, les rêves, la mélancolie et les combats pour la liberté. De Fagundes Varela à Carlos Drummond de Andrade, de Júlia da Costa à Manuel Bandeira, chaque poète offre une facette différente de l'âme brésilienne.Fermez les yeux, laissez-vous porter par la musicalité du portugais, par le souffle des mots et par les silences qui les accompagnent. Que vous soyez amoureux de littérature, curieux de la culture lusophone ou simplement en quête d'un moment de beauté, ce voyage poétique vous invite à écouter le Brésil autrement : à travers sa langue, ses paysages, ses oiseaux, ses rêves… et cette saudade qui continue de chanter, comme le sabiá, longtemps après que le poème s'est achevé.Le livre important pour ce podcast, c’est l’anthologie :LA POÉSIE DU BRÉSIL du XVIe au XXe siècle, choix & présentation de Max de Carvalho, une anthologie de poèmes brésilien, parue aux Éditions Chandeigne en octobre 2012Liste des poètes et des poésies sélectionnésRomantismeFagundes Varela (1848-1875) A FLOR DO MARACUJÁ / LA FLEUR DE LA PASSIONJúlia Da Costa (1844-1911) PRIMAVERA / PRINTEMPS Castro Alves (1847-1871) VERSOS DE UM VIAJANTE / VERS D'UN VOYAGEUR ParnasseAlberto De Oliveira (1857-1937)  A VOZ DAS ÁRVORES / LA VOIX DES ARBRES Raimundo Correia (1859 - 1911)  ÁRIA NOTURNA / ARIA NOCTURNE Olavo Bilac (1865-1918)  NUMA CONCHA / DANS UN COQUILLAGE Francisca Júlia (1871-1920) RÚSTICA/ RUSTIQUE SymbolismeB. Lopes (1859-1916) NAMORADOS / LES AMOUREUX Cruz e Sousa (1861-1898) CAVEIRA / TÊTE DE MORT ModernismeManuel Bandeira (1886-1968)  LUA NOVA / NOUVELLE LUNE et SEGUNDA CANÇÃO DO BECO / DEUXIÈME CHANSON DE L'IMPASSE Oswald de Andrade (1890-1954) MEUS OITO ANOS / MES HUIT ANSGuilherme De Almeida (1890-1969) MORMAÇO / TOUFFEUR Mário Quintana (1905-1994) COCKTAIL PARTY et OPERAÇÃO ALMA / OPÉRATION ÂME Carlos Drummond de Andrade (1903-1987) A PUTA / LA PUTE Thiago de Mello (1927-2010)  O ANIMAL DA FLORESTA / L'ANIMAL DE LA FORÊTJosé Paulo Paes (1926-1998) A CASA / LA MAISONLes courts extraits musicauxConstrução, Chico Buarque : le texte décrit la journée d’un ouvrier avec une construction grammaticale remarquable et une forte critique sociale.https://youtu.be/wBfVsucRe1w?is=QaWT9pKFVXXXi_vrÁguas de Março, Tom Jobim : une succession d’images poétiques inspirées de la nature qui évoquent la fin de la saison des pluies et le renouveau. https://youtu.be/g2P_OupxkB8?is=cs42oAcoHuyiTgSkTravessia, Milton Nascimento (paroles de Fernando Brant) : une chanson d’une grande intensitéhttps://youtu.be/tBa2Z28oPRU?is=YwoCFuabCTMyuU86Une bossa nova libre de droit vient ajouter un rythme brésilien, merci leberch sur Pixabay.ContactEnvoyez un e-mail à : [email protected] Facebook : https://www.facebook.com/LeJardinPodcastMerci d'écouter le podcast littéraire Le Jardin !

  3. 75

    Contre le backlash anti-woke : trois romans pour comprendre les violences faites aux femmes

    Féminicides, violences faites aux femmes et littérature, je vous présente trois romans pour “rester éveillés”.Avec les autrices Patricia Melo (Brésil) et Dahlia de la Cerda (Mexique), je vous propose en effet un épisode sur le féminisme, la colère et la puissance de la littérature.Il m’a été inspiré par la lecture successive de trois magnifiques romans :Celles qu'on tue, Patrícia Melo, traduction d’Elodie Dupau, 2023, Éditions Buchet/Chastel (puis 2024 chez 10/18 pour la version poche)Mexico Médée, Dahlia de la Cerda, traduction de Lise Belperron, 2026, Éditions du sous-sol (pas encore paru en poche)Chiennes de garde, Dahlia de la Cerda, traduction de Lise Belperron, 2024, Éditions du sous-sol (puis 2025 chez Points en poche)En introduction de cette épisode, vous entendez un très court extrait de la chanson Master Teacher d’Erykah Badu : https://youtu.be/Dieo6bp4zQw?si=-m2FsPTgDdr1wVEe Vers la 7e minute, vous pouvez entendre un très court extrait de la chanson d’Eddy de Pretto, Kid : https://youtu.be/XfbM3LD0D9Q?si=xW7L7h71xlg--nw1Enfin vers la 13e minute, vous découvrez un extrait de la chanson Ni Miedo Ni Piedad du rappeur mexicain Eme Malafe, les paroles de cette chanson sont traduites dans Mexico Médée : https://youtu.be/uemD1_C9u7o?si=NHLWsZ30pjAVL2ZK En vignette d'illustration du podcast, j'ai repris l'idée des éditions du sous-sol avec une image inspirée par la grande photographe mexicaine Graciela Iturbide (née le 16 mai 1942 à Mexico).Je vous lis plusieurs extraits au cours du podcast.En voici un, situé pages 157 et 158 de l’édition de poche du livre de Patricia Melo paru chez 10/18 :« La Femme aux Pierres Vertes reprend :- C'est un fait que les hommes ont des élans d'agressivité, nous en avons tous, mais les hommes, eh bien, ils sont... hum... pense à un réservoir d'agressivité : chaque fois que les hommes reçoivent un non, chaque fois que quelqu'un (et surtout quelqu'une) leur désobéit, chaque fois qu'ils bataillent dans les bouchons, qu'ils perdent les élections, qu'ils perdent la face, qu'ils perdent un pari, un jeu, de l'argent, chaque fois qu'ils prennent une cuite, qu'ils sont réprimés, qu'ils ratent quelque chose, qu'ils ne bandent pas, que nous rions d'eux, qu'ils sont rejetés, leur réservoir se remplit un peu plus. Et s'ils se prennent un nouveau savon de leur chef, si leur équipe perd encore le championnat, si leur monnaie perd de la valeur, si la voiture de devant leur fait une queue de poisson, si leur ami reçoit une augmentation, eh bien, tout ce sentiment de contrariété jette de l'huile sur le feu, toute cette énergie s'accumule dans le réservoir d'agressivité, qui se remplit, se remplit, et déborde d'agressivité contenue, et cette agressivité doit périodiquement être déchargée, pour ne pas faire exploser le réservoir ou même le tuer d'une attaque cardiaque. Alors vient la décharge. Les vannes s'ouvrent. Et toute cette fange tombe sur qui ? Sur les femmes. Tuer des femmes est la soupape de sécurité de la mono-haine des protomachos. Bien sûr que je parle d'une façon générale. Une partie des protomachos déverse sa fange sur les homosexuels, les immigrés, les transgenres, les Noirs, les pauvres, mais la majorité, la grande majorité, concentre toute sa haine sur les femmes. Le protomacho est mono-agressif. C'est pour cette raison qu'ils ont été bannis de notre paradis. Alors que notre haine sert à beaucoup de choses.Nous sommes ici pour en parler : que faisons-nous de notre haine ? »Extrait de Chiennes de garde, tiré des pages 66 et 67 de l’édition parue chez Points en poche, dans une traduction de Lise Belperron :« Tu te rends vite compte qu'on ne progresse qu'en foutant le bordel. Pas beaucoup, mais quand même.Tu captes que le gars de la rue d'en face braque des banques et conduit déjà un pick-up ou que le voisin pickpocket s'est acheté son écran plat ou que le gamin qui bosse comme tueur à gages porte des baskets de marque. Et tu compares ça aux gonzesses, jeunes ou vieilles, qui même en bossant du lever au coucher du soleil à l'usine ou dans les beaux quartiers pour nettoyer la merde des riches, même en passant leurs journées à vendre des donuts, n'arrivent pas à s'en sortir. Tu compares ce que gagne un voyou avec ce que tu gagnes toi en te crevant au boulot, et je te jure, pour de vrai, chéri, ça donne envie de ruer dans les brancards, de choper la vie par la peau du cou, de prendre des risques.Moi je n'arrêtais pas de penser : "Et si j'allais sauter des palissades avec mon frère, et si je me mettais avec le Tongolo pour braquer des banques ?" Ça me donnait envie. Je fantasmais, je fantasmais à l'idée de faire des conneries et m'acheter mes propres affaires : des Vans avec des lacets impeccables, des saucisses et des cochonneries plein le frigo. Je ne sais pas, que des conneries. Jusqu'au jour où le désespoir m'est tombé dessus, derrière la nuque, tellement la faim nous tordait le ventre. Alors j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai volé son couteau à mon frangin. Je l'ai aiguisé avant d'aller dans la rue.Je me suis vouée au Diable, parce que dans ce genre d'affaires, tu peux pas compter sur Dieu. J'ai sauté dans un bus, je suis descendue, j'ai parcouru plusieurs rues, je suis arrivée dans un quartier rempli de bars et j'ai cherché un enfoiré de petit bourge trouillard avec une tête de crétin pour lui extorquer son fric, son fric qui venait sûrement de l'exploitation de gens de mon quartier. J'en ai trouvé un tout couillon bourré comme un coing, et je lui ai dit: "Continue à marcher, bâtard. Fais pas le malin, ou je te plante deux trois fois dans le cul, fils de pute. Donne-moi ton portable, ton portefeuille, tes baskets, bâtard; tous tes bijoux, pédé. Fais gaffe, joue pas au con." Je l'ai complètement dépouillé. Cinq mille pesos en deux minutes, mon gars. J'suis bien une meuf de mon quartier, quoi. »En introduction, je parle du concept "woke" et je lis une traduction du très beau texte de Martin Luther King tiré d'un discours prononcé en juin 1965, à l'université Oberlin dans l’Ohio. Voici ici la version originale :"All I'm saying is simply this: that all mankind is tied together; all life is interrelated, and we are all caught in an inescapable network of mutuality, tied in a single garment of destiny. Whatever affects one directly, affects all indirectly. For some strange reason I can never be what I ought to be until you are what you ought to be. And you can never be what you ought to be until I am what I ought to be - this is the interrelated structure of reality. John Donne caught it years ago and placed it in graphic terms: No man is an Island, entire of itself; every man is a piece of the continent, a part of the main... And then he goes on toward the end to say: any man's death diminishes me, because I am involved in mankind; and therefore never send to know for whom the bell tolls; it tolls for thee. And by believing this, by living out this fact, we will be able to remain awake through a great revolution."ContactEnvoyez un e-mail à : [email protected] Facebook : https://www.facebook.com/LeJardinPodcastMerci d'écouter le podcast littéraire Le Jardin !

  4. 74

    “Mais qu’est-ce que c’était que la mer ?” : Goliarda Sapienza, L’Art de la joie, et quatre autres livres

    “Mais qu’est-ce que c’était que la mer ?” Le titre de cet épisode est une courte citation tirée du tout premier chapitre de L’Art de la Joie, le chef-d’œuvre de l’autrice italienne Goliarda Sapienza. Tout l’épisode est dédiée à cette écrivaine de génie. Écoutez jusqu’à la fin pour profiter de la lecture des extraits de livre !La force de l’écriture de Goliarda Sapienza tient à son mélange rare de liberté, d’intensité psychologique et de vitalité sensuelle. Elle écrit sans morale imposée, sans idéologie rigide, avec une franchise presque physique sur le désir, la douleur, la folie, la politique et le rapport au corps.Ce qui la rend unique, c’est aussi sa voix : à la fois très cultivée et instinctive, capable de passer de la violence à la tendresse, de la lucidité politique à une grande sensualité, et un amour de la vie.Son écriture donne souvent l’impression d’une vérité vécue plutôt que d’une littérature « fabriquée » : elle transforme ses blessures personnelles et son expérience de marginale en une langue très vivante, charnelle et indocile.Je parle dans cet épisode de cinq livres en particulier, tous traduits par Nathalie Castagné et tous disponibles en édition de poche chez Le Tripode : Rendez-vous à PositanoL’Art de la JoieLettre OuverteL’Université de RebibbiaMoi, Jean GabinAu tout début du podcast vous entendez un court extrait de la chanson “Le Ragazze di Porta Venezia” par M¥SS KETA, que vous pouvez écouter ici : https://youtu.be/kKZM9mQUkpI?si=WbM1d0fpW9XHwm25 Juste après, vous découvrez la voix de Goliarda Sapienza lors d’une interview télévisée sur son expérience carcérale : https://youtu.be/KMh-1NVk-8g?is=PmhcxgqFuX0bk8UD Dans cet extrait, elle dit que l’on ne fait véritablement connaissance avec son pays qu’en trois lieux : en prison, à l’hôpital et à l’asile psychiatrique !Bonne écoute et belles lectures !ContactEnvoyez un e-mail à : [email protected] Facebook : https://www.facebook.com/LeJardinPodcastMerci d'écouter le podcast littéraire Le Jardin !

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François-Xavier ROBERT

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Entrez dans la peau des autrices et des auteurs avec ce podcast littéraire et culturel.Qu'est-ce qui motive une écrivaine ou un écrivain ? D'où leur vient cette force d'écrire ? C’est quoi écrire un livre, un roman : on fait comment ? Comment se crée un style ? Quel est la journée de travail type...

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