PODCAST · religion
LeGuide en ligne
by Ligue pour la lecture de la Bible
LeGuide est un guide biblique quotidien pour adultes proposant chaque jour un texte biblique accompagné d'un commentaire.Ce guide biblique est proposé par la Ligue pour la lecture de la Bible.
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LE VISAGE D’UN ANGE ! // Actes 6.8-15
Ce n’est pas la qualité du service aux tables qui distingue l’un des sept nommés à cette fonction, mais le ministère spirituel qu’il accomplit en opérant des signes et des miracles. Si l’on ne connaît pas la nature de ses miracles, on apprend qu’ils suffisent à provoquer l’intérêt des autorités religieuses et de Juifs venus de différents pays. À voir la réaction de ces affranchis et de ces Juifs, on peut se demander quel motif les inspire. Il semble qu’ils veuillent davantage réduire à néant le témoignage d’Étienne que de se laisser convaincre par les paroles sages et inspirées qu’il leur adresse. Constatant leur échec, ils choisissent alors de le condamner en le calomniant. (...)
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299
HELLÉNISTES VERSUS HÉBREUX // Actes 6.1-7
La jeune Église connaît son premier défi. La tension entre circoncis (hébreux) et non-circoncis (hellénistes) émerge à cause d’une négligence ; les veuves hellénistes ne reçoivent pas leur ration de nourriture quotidienne comme les autres. Les apôtres ne cherchent pas à trouver des coupables, mais trouvent une façon de satisfaire les plaignants sans réprimander les responsables du service d’entraide sur leurs manquements. Au lieu de nommer eux-mêmes de nouveaux préposés au service des tables, ils permettent à toute l’assemblée de choisir elle-même ces personnes en posant trois conditions : les candidats doivent avoir une bonne réputation, une maturité spirituelle ainsi qu’un bon sens pratique. Puisque cette fonction les engage dans des relations humaines, il leur faut plus que des aptitudes physiques. Avant de se mettre au travail, les hommes choisis reçoivent l’approbation des apôtres qui les consacrent à ce service en leur imposant les mains et en priant pour eux. (...)
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298
LA GRANDEUR ET LA BONTÉ DE DIEU // Psaume 145
Ce psaume attribué à David est, tout comme les psaumes 9, 10 et 119, un poème alphabétique, c’est-à-dire que chacun des vers commence successivement par une lettre de l’alphabet hébreu en ordre alphabétique. Tout en facilitant la mémorisation de ce psaume, cette forme en acrostiche vise à faire l’éloge de la personne de Dieu. L’éloge de David est personnel : « je proclamerai », « je te bénirai » (1), « je célébrerai ton nom » (2)… Dans ce psaume, David oscille entre ses actions de grâce (ou celles des générations futures) et l’énumération des caractéristiques et attributs de son Dieu, qui sont la source de sa louange. Il proclame que Dieu est roi, grand, puissant, digne de louanges, éternel, glorieux, majestueux, fidèle, juste, miséricordieux, compatissant, bon et tendre pourvoyeur de bienfaits, et un soutien pour tous, humains et animaux. Les adjectifs pleuvent. (...)
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297
L’ŒUVRE DE DIEU OU L’ŒUVRE DES HOMMES ? // Actes 5.33-42
Suite au témoignage des apôtres, l’auditoire religieux est dans une telle furie que le sanhédrin propose de faire taire les apôtres en les mettant à mort (33). Rien n’a changé depuis. Au XXIe siècle, la réaction des autorités, des membres de familles et des voisins face à la foi des chrétiens reste la même. Quand les ennemis de Dieu saisiront-ils que rien ne peut arrêter l’annonce de l’Évangile et sa progression ? Voici un homme, Gamaliel, un pharisien membre du sanhédrin, éminent enseignant, estimé parmi les hommes (34), qui ne se laisse pas emporter par l’exaspération et la colère provoquées par les paroles pleines d’assurance des apôtres. (...)
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296
OBÉIR À DIEU PLUTÔT QU’AUX HOMMES // Actes 5.17-32
Toute œuvre de gloire divine attire la colère de Satan. On voit ici de nouvelles attaques motivées par le Malin pour empêcher que la Parole soit annoncée. Pourtant, un prodige dénouera cette situation. Ayant fait emprisonner les apôtres, les sadducéens ont dû se frotter les mains en pensant s’être débarrassés d’eux pour de bon. (...)
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295
LA CROISSANCE DE L’ÉGLISE // Actes 5.12-16
Luc reprend son récit entamé dans les chapitres 2 et 3 sur l’annonce de la Parole de Dieu accompagnée de signes miraculeux et l’effet que cela produisait. Beaucoup se convertissent (2.38 ; 3.19). L’Église grandit de jour en jour (2.41 ; 4.4). Dieu est en train de répondre aux prières de la petite communauté réunie dans la maison (1.14). Personne ne semble se lamenter de la disparition du couple dont Pierre a dénoncé l’hypocrisie et, après la terrible punition divine, Dieu manifeste de nouveau sa grâce et sa miséricorde. (...)
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294
LE CONTRASTE // Actes 4.32-5.11
La foi vivante transforme un individu spirituellement. Sa perspective et sa façon de penser changent. Sa vision du monde change. Les croyants des premiers temps de l’Église ne sont plus solitaires, mais solidaires. (...)
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293
RÉSOLUTION ET ILLUSIONS // Josué 24.16-33
C’est l’heure du choix. Josué a déjà fait le sien (15), et le peuple veut lui emboîter le pas. Mais sur quel chemin va-t-il réellement s’engager ? Dans l’enthousiasme du moment, le peuple veut s’engager à servir le Seigneur, c’est-à-dire à respecter les clauses de l’Alliance avec lui (23.16), c’est-à-dire à le suivre et à obéir à ses commandements. On peut dire qu’ici (17-18), le peuple reprend à son compte toute l’histoire sainte que Josué vient de lui raconter (2-13), reconnaissant que c’est son histoire et que c’est Dieu lui-même qui l’a conduite. Mais Josué tient à détromper Israël : la bonne volonté et l’enthousiasme passager ne suffisent pas ! En cela Josué n’est ni défaitiste, ni pessimiste, mais simplement réaliste. (...)
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292
UNE JOURNÉE AU CATÉ ! // Josué 24.1-15
La catéchèse : ce mot est bâti sur un verbe grec qui signifie « faire retentir aux oreilles, » ou « instruire de vive voix ». Nous avons donc ici un grand moment de catéchèse : Josué rappelle à tout le peuple les différents épisodes de son « histoire sainte ». Relions les moments et les personnages à ce que nous connaissons déjà : Abraham, Isaac, Jacob et Ésaü, Moïse, la sortie d’Égypte, le désert, les Amorites, Balak et Balaam, la traversée du Jourdain, Jéricho, l’installation en Canaan et, en guise de conclusion : « Cela ne s'est pas passé grâce à ton épée ou à ton arc » (12). Aux versets 12 et 13, c’est un peu comme si Dieu, par Josué, disait au peuple : « Vous avez eu le beau rôle ! Pays, villes, vignes et oliviers sont à votre disposition et vous n’avez pas eu grand-chose à faire pour les obtenir : c’est moi, le Seigneur, qui vous ai tout donné. » Aux versets 14 et 15, c’est un peu la suite du chap. (...)
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291
AU SECOURS ! À L’AIDE ! // Psaume 59
Les circonstances de cette prière sont connues (1) : David est cerné dans sa maison et il doit être assassiné au matin ; le roi Saül est son beau-père, et Mikal sa femme. Mais on voit bien, en lisant le psaume, que les circonstances peuvent être plus générales. Relisons l’ensemble du psaume en repérant les différents termes par lesquels les ennemis de David sont désignés. Ce n’est pas seulement la richesse du vocabulaire qui est à souligner, mais aussi l’accumulation de termes négatifs employés pour ceux qui s’opposent à David et à Dieu. La description de ces « chiens » qui tournent en meute fait frémir…. Quand on est dans la tourmente, on a parfois l’impression que notre Seigneur tarde à intervenir, d’où cette interpellation du verset 5 que l’on pourrait résumer ainsi : « Réveille-toi ! Fais quelque chose ! Ne me laisse pas tout seul dans cette situation ! ». (...)
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290
PAIX ET REPOS, SI… // Josué 23.1-16
Dans l’histoire du peuple d’Israël, on est à un tournant : Josué tient à faire un « rapport d’étape » dont nous avons le ou les comptes rendus aux chapitres 23 et 24 de son livre. La phase d’installation dans le pays est terminée (ou presque, 4-5), l’existence « normale » d’un peuple « normal » peut commencer ! Josué prend tout le peuple à témoin de l’œuvre de Dieu en sa faveur : « L’Éternel a combattu pour vous » (3, 10). C’est Dieu qui a tout fait, qui a ouvert les bonnes portes au bon moment, et le peuple ne peut s’en attribuer aucun mérite. Josué aborde ici les dangers de l’assimilation : se mélanger aux autres peuples déjà présents sur place, c’est, un jour ou l’autre, accueillir et servir leurs dieux. Ce n’est donc pas pour préserver une quelconque pureté de race, mais pour sauvegarder la pureté de la foi et rappeler l’Alliance que Dieu a conclue avec Moïse et le peuple sorti d’Égypte (16). (...)
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289
L’AUTEL DE LA DISCORDE // Josué 22.13-34
Une ère de paix se dessine. Les Israélites ont échappé à ceux qui voulaient les empêcher de s’établir, aux dissensions internes et à la colère divine. Ils reposent enfin sur la « terre où coulent le lait et le miel ». Nous les envions. (...)
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288
LE REPOS EN DIEU // Josué 22.1-12
Souvenons-nous. Face au Jourdain, le peuple attendait le moment de franchir le fleuve. Deux tribus et demie reçoivent alors leur part de terre en Cisjordanie (Jos 1.12-15). Par solidarité avec les autres tribus, Josué avait demandé que les hommes vaillants laissent leurs familles sur place et participent à la conquête de la Terre promise. (...)
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287
TERRE PROMISE // Josué 21.1-45
C’est peu dire que la répartition de la « Terre promise » entre les tribus d’Israël est fastidieuse à lire. Elle peut néanmoins s’avérer utile, à condition de prêter attention à certains détails. En voici trois : 1. L’omniprésence du souvenir de Moïse dans cette démarche. Posons-nous la question : lorsque nous devons prendre des décisions importantes, auprès de qui cherchons-nous conseil ? Quelles sont nos références ? Selon le contexte, souvenons-nous des personnalités qui nous ont précédés, proches ou lointaines. De ceux que la tradition appelle « saints » et des prophètes d’aujourd’hui qui nous guident. 2. Remarquez les espaces propices à l’agriculture et à l’élevage qui entourent les 48 villes cédées aux Lévites, en référence à Nb 35.2-5. Les Lévites étaient au service de la communauté ; il fallait non seulement les loger, mais leur permettre de vivre. Encore aujourd’hui, les communautés obéissent à ce principe en rémunérant leurs responsables. (...)
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286
VILLES-REFUGES // Josué 20.1-9
Grâce au sens de leurs noms, ces villes-refuges nous sont encore utiles. En effet, un peu comme le meurtrier involontaire, nous nous sentons parfois traqués par des sentiments ou des situations qui nous empoisonnent la vie. • Pensons par exemple aux erreurs de notre existence qui nourrissent la culpabilité. Courons alors à Kédesh. (...)
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285
LA VOIE DES MÉCHANTS MÈNE À LA RUINE // Josué 11.1-23
On a de la peine à comprendre l’entêtement des rois cananéens qui, par leur rébellion, ont mené leurs populations à la mort. Telle est la folie des hommes, comme le dit le psaume que nous avons lu hier. Les uns après les autres, ces rois se croyaient forts parce que leurs armées étant beaucoup plus nombreuses que celle de Josué, et parce qu’ils avaient des chars et des chevaux. Ils n’imaginaient pas que « rien ne peut empêcher l’Éternel de sauver, que ce soit au moyen d’un petit ou d’un grand nombre » (1S 14.6b). Mutiler leurs jarrets (6, 9) empêchait ces animaux d’être recrutés pour la guerre. (...)
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284
UN CONSTAT DRAMATIQUE, MAIS UN ESPOIR INÉBRANLABLE // Psaume 53
Dans la pensée de David, les « fous » sont ceux qui s’attaquent à lui et à son peuple. Niant l’existence de Dieu, ces gens ne se préoccupent ni de lui, ni de ses commandements. Comme l’a dit Jésus à ses détracteurs, ils ont pour père le diable, qui les pousse à commettre des actes abominables, notamment à combattre Israël. « Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël ! » (Ps 83.5). (...)
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283
DIEU EST DIEU // Josué 10.29-43
Pourquoi Dieu a-t-il ordonné de tels massacres ? Il donne du temps pour changer d’attitude et se repentir. Il diffère le moment du jugement si ses paroles sont prises au sérieux. Mais sa patience a des limites ; le châtiment finit par atteindre ceux qui persistent à se boucher les oreilles. Les Cananéens savaient, mais ils se sont obstinés : l’heure du jugement a sonné pour eux. (...)
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282
DIEU EST AUX COMMANDES // Josué 10.1-28
Plusieurs des villes mentionnées peuvent être situées sur une carte de Canaan. Quant aux événements, ils nous donnent à réfléchir. Rahab l’a dit clairement : relisez ses propos (2.8-11). La délivrance d’Égypte, la traversée à sec de la mer, les victoires militaires…, ces faits étaient connus de tous, affirme-t-elle. Cette femme, puis les Gabaonites (9.24) ont été les seuls à faire preuve d’une peur salutaire. (...)
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281
UN DILEMME ÉTHIQUE ÉPINEUX // Josué 9.1-27
Malgré les leçons apprises, Josué et le peuple se laissent emporter par l’enthousiasme de la victoire et baissent leur garde. Lorsque les Gabaonites les trompent pour instaurer un traité de paix, les Israélites se laissent berner. L’erreur des responsables du peuple est double. Premièrement, ils auraient dû consulter l’Éternel (14). (...)
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280
AU CŒUR DE L’ACTION : UN CULTE // Josué 8.30-35
Voilà qu’après le combat, Josué pousse les Israélites à tourner leurs regards vers l’Éternel. Il organise un culte. Josué ne se presse pas. Il prend le temps de respecter tout ce qui est écrit dans la Loi, autant dans la construction de l’autel que dans le déroulement de la cérémonie. Nous imaginons aisément que ce temps consacré à Dieu fait du bien au peuple survolté après les conquêtes territoriales des semaines précédentes. Remarquons à quel point ce culte reprend différents éléments importants de la relation entre Dieu et son peuple. Deux sacrifices communautaires distincts sont réalisés sur l’autel nouvellement construit (31). (...)
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279
APPRENDRE DE SES ERREURS // Josué 8.1-29
On ne peut apprécier cet épisode qu’à la lumière des événements précédents : la prise miraculeuse de Jéricho et la défaite d’Israël lors de la première excursion contre Aï. Pour finalement remporter la victoire, les Israélites ont dû adopter deux stratégies complètement différentes ordonnées par Dieu. Ils ressortiront de ces combats plus humbles, mais plus sages. Une brève comparaison entre les instructions divines pour la prise de Jéricho (chapitre 6) et celles données ici pour la prise d’Aï révèle des différences majeures. • À Jéricho, Dieu est intervenu miraculeusement. Une fois que les Israélites ont marché et joué de la trompette, ils ont pu investir la ville par les murailles effondrées. (...)
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278
UN CUISANT ÉCHEC // Josué 7.1-26
Josué envoie des espions, comme à Jéricho (2.1). On ne change pas un plan gagnant ! Surtout quand Dieu a assuré : « Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne » (1.3). Josué ne consulte pas l’Éternel ; les espions évaluent mal l’ennemi ; Israël se précipite... Cette succession de manquements conduit au drame ! En voyant les Israélites franchir le Jourdain, le « cœur » des adversaires avait « fondu » (2.11 ; 5.1, litt.). Maintenant, c’est le « cœur » d’Israël qui « fond » (5, litt.). Josué est terrassé. (...)
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277
UN CANON DE BEAUTÉ ! // Psaume 48
Des extrémités de la terre, tous voient la splendeur de Dieu dans sa ville sainte. Les mots manquent pour décrire la gloire de l’Éternel ! Les rois se liguent, prêts à attaquer la ville de Dieu (5). À peine l’ont-ils vue de loin que déjà, ils se figent, terrifiés ! Ils cherchent à fuir, mais c’est trop tard (6-7) ! Comme les bateaux long-courriers, ces rois sont chargés de richesses (8). Ils concentrent les pouvoirs humains dans leurs mains. (...)
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276
UN PAS APRÈS L’AUTRE // Josué 5.13-6.27
« Baptême » au Jourdain, circoncision, Pâque... Israël a encore de la route à faire : sept jours de marche, avec treize tours de Jéricho ! Une visite surprise Voyant un guerrier, Josué demande : « Es-tu pour nous ou pour nos ennemis ? » La réponse déconcerte : « Non, car je suis le chef de l’armée de l’Éternel » (13-14, litt.). En fait, c’est à Josué de choisir son camp : il montre son allégeance envers le Seigneur en l’adorant ! Israël ne vaincra pas Jéricho, cette forteresse barricadée (6.1), s’il n’est pas un adorateur de l’Éternel. De façon symbolique, Canaan est un nouvel Éden : l’épée dégainée n’en interdit pas l’accès (Gn 3.24), mais ramènera Israël vers le Seigneur ! Comme Moïse (Ex 3.5), Josué est admis dans la sainte présence de Dieu. Il y reçoit son ordre de marche. Aucune guerre n’est demandée aux guerriers, et aucun sacrifice aux sacrificateurs. (...)
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275
À QUI LA VICTOIRE ? // Josué 5.1-12
Les espions étaient rentrés enthousiastes : « Tous les habitants du pays tremblent devant nous » (2.24) ! Les rois avaient peur, car ils savaient que Dieu avait donné leurs pays à Israël. Le miracle de la traversée du Jourdain les achève : « leur cœur fondit et il n’y eut plus de souffle en eux » (1, litt.). Désormais, plus rien n’arrête Israël, car l’Éternel est avec eux ! La conquête de Canaan n’est pas une guerre d’annexion, mais une procession à la gloire de Dieu. Josué ne doit pas se muer en chef militaire conquérant, mais rester un simple serviteur de l’Éternel ! Et Israël doit apprendre à obéir, pour remporter la victoire du Seigneur. Première étape : traverser le Jourdain comme... (...)
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274
PIERRES DE TOUCHE // Josué 4.1-24
Avant la traversée, douze représentants du peuple ont été choisis pour retirer du lit du fleuve une lourde pierre qui représenterait leur tribu (2, 3.12). Après être allé chercher les pierres au milieu du fleuve, ils les amènent sur la rive (8). Douze autres sont dressées par Josué au milieu du fleuve là où l’arche s’est arrêtée (9). Toutes ces pierres sont des signes tangibles, des pièces à conviction du passage du peuple à cet endroit précis. (...)
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273
CONSIGNES DE TRAVERSÉE // Josué 3.1-17
Josué et le peuple partent de bon matin de Sittim, et se retrouvent face à un obstacle infranchissable : le Jourdain. Pas question pour Israël de le traverser à pied, à la nage, ou sur des embarcations de fortune, avec l’arche, le bétail et l’équipement. Mais Josué annonce que Dieu va faire des merveilles. C’est par un chemin qu’ils n’ont pas encore emprunté (4) que Dieu fera passer son peuple d’une rive à l’autre pour qu’il se retrouve juste devant Jéricho (16). Dieu est leur éclaireur. (...)
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272
ESPIONNAGE // Josué 2.1-24
Josué ne fonce donc pas tête baissée vers la destination indiquée : il envoie deux espions en exploration pour préparer le terrain à Jéricho, l’une des plus anciennes cités de la région. Arrivant dans la soirée avant que les portes de la ville soient fermées pour la nuit, ces agents secrets sont vite repérés dans l’une des maisons de la muraille. Pourquoi choisir d’entrer dans la maison d’une prostituée ? Sans doute parce que cette demeure située à l’entrée de la ville était la plus accessible. Surprise : le terrain est déjà préparé. Rahab témoigne d’une certaine foi en l’Éternel. (...)
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271
ORDRE DE MISSION // Josué 1.1-18
Un nouveau chef est appelé à succéder à Moïse à la tête du peuple de Dieu : Josué qui s’est démarqué à plusieurs reprises. Issu de la tribu d’Éphraïm, il a été vainqueur d’Amalec en Exode 17, il a accompagné Moïse lors de sa rencontre avec Dieu. Avec Caleb, il est le seul de sa génération parmi les espions envoyés en reconnaissance dans le pays de Canaan à avoir mis sa confiance en Dieu. La foi de Josué n’est pas seulement personnelle : il sait mobiliser ses troupes en transmettant ce qu’il a lui-même reçu du Seigneur. Malgré toute son expérience, Josué a besoin de se fortifier en Dieu : c’est lui qui va devoir diriger la conquête du pays promis, c’est-à-dire affronter les « géants » aperçus lors de sa première visite en Canaan. C’est une grande responsabilité et un grand honneur, car c’est l’aboutissement de 40 années d’épreuve dans le désert. (...)
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270
NÉS A SION // Psaume 87
Qui sont ces étranges étrangers nés à Sion ? De quelle naissance parle le psalmiste ? Que représente le mont Sion pour lui ? Fondée littéralement sur « des montagnes de sainteté » (1), un fondement plus solide que tout, Sion est bien plus que l’une des collines principales de la capitale du peuple hébreu : elle symbolise la ville universelle habitée par la présence de Dieu. À l’époque du psalmiste, le temple de Jérusalem est le centre du culte israélite. Sion et son temple rayonnent bien au-delà des frontières israélites. Le psalmiste mentionne les peuples qui entourent Sion : à l’ouest les Philistins, au nord Tyr, à l’est Babylone, au sud les Égyptiens et les Éthiopiens. (...)
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269
DES DISCIPLES ABANDONNENT LA PARTIE // Jean 6.60–71
Le cercle se resserre au cours de ce chapitre : au début, Jésus enseigne et nourrit une grande foule (2), puis une partie de la foule le retrouve à Capernaüm (24, 59). À la fin du chapitre, Jésus est entouré d'un grand groupe de disciples (60) avant de se retrouver avec les douze (67). Nous comprenons facilement que même parmi la foule de disciples qui suit Jésus avec plus ou moins de conviction, beaucoup, en prenant ses paroles à la lettre, les trouvent difficiles à accepter : en l’occurrence, comment manger son corps et boire son sang (56) ? Avec le recul nous comprenons que c'était une image très forte pour désigner ceux qui font entièrement confiance à son œuvre sur la croix, ceux qui « demeurent en lui, et lui en eux » (56), et cela ne deviendra clair qu'après sa passion et même son ascension (62). Et seuls ceux qui se laissent éclairer par le Saint-Esprit et attirer par le Père (63, 65) peuvent saisir le sens spirituel de ses paroles. (...)
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268
UN DIALOGUE DE SOURDS ? // Jean 6.41–59
Des membres de la grande foule que Jésus a nourrie de l'autre côté du lac le retrouvent dans une synagogue à Capernaüm (59). Jésus essaie de les aider à lever les yeux de leurs aspirations purement terrestres pour qu’ils puissent se rendre compte de la portée éternelle de son ministère. Six fois dans le dialogue qui commence au verset 25, il répète que ses origines sont célestes, donc divines. C'est une affirmation qu'ils ont du mal à accepter car, pour eux, Jésus est tout simplement le fils de Marie et de Joseph (41-42). (...)
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267
JEU DE CACHE-CACHE ? // Jean 6.22-40
Jésus s'est isolé après la multiplication des pains (15). La foule sait qu'il n’est pas parti dans la barque avec ses disciples. Elle le cherche donc partout et le retrouve à Capernaüm, de l'autre côté du lac. Elle n'a sans doute pas renoncé à ses projets de faire de lui un chef purement humain (15), et Jésus sait que ses motivations sont très terre-à-terre (26). (...)
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266
PÉRIL SUR LA MER // Jean 6.16–21
Un de mes fils a fait la traversée de la Manche à la nage. Il a aussi fait la traversée jusqu'à l'île de Rottnest, en face de Perth (Australie), où il a dû être accompagné par un ami en canoë-kayak. Une fois, la mer était tellement agitée et dangereuse que la course a dû être abandonnée par les organisateurs alors qu’il était déjà à 10 km de la côte. Les disciples se trouvent dans une situation similaire au milieu du lac de Galilée en pleine nuit. Ils ont ramé pendant presque toute la nuit et ils sont à bout de forces. (...)
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265
UNE RETRAITE COMPROMISE // Jean 6.1-15
Jésus a plusieurs raisons de vouloir prendre du temps à part avec ses douze disciples. D'abord, il vient d'apprendre la nouvelle de la mort de Jean-Baptiste, ce qui préfigure sa propre mort. De plus, les douze viennent de le rejoindre après avoir été envoyés en mission dans les villages de Galilée. Ils ont besoin de repos et d'un temps de réflexion et de débriefing, mais leurs plans sont compromis par la foule qui les poursuit. (...)
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264
LE TÉMOIGNAGE DE L’ANCIEN TESTAMENT // Jean 5.31-47
Jésus considère que l’opposition des « Juifs » est le début d’un procès. Or, tout accusé a le droit de présenter des témoins en sa faveur. Jésus en évoque plusieurs. Il était considéré comme un prophète par les membres du peuple. Lorsque des Juifs l’ont interrogé à propos de Jésus, il leur a répondu : « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (3.30). (...)
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263
DIEU EST TOUJOURS PRÉSENT // Psaume 139
David est émerveillé. Où qu’il soit, quoi qu’il fasse, à chaque instant de sa vie, Dieu est là, Dieu le voit. Il ne pense pas être surveillé dans ses moindres gestes, dans ses moindres pensées. Pour lui, Dieu n’est pas soupçonneux, sa présence est bienveillante. (...)
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262
QUI EST JÉSUS ? // Jean 5.17-30
Contesté, Jésus donne maintenant sa véritable identité. Jésus affirme que ce qu’il fait, notamment en guérissant un infirme paralysé, c’est ce que son Père veut. Il le fait, non sous la contrainte, mais librement. Il affirme que ses œuvres sont, comme celles de son Père, pour la vie et non pour la mort. Il dispose du jugement et doit être honoré comme Dieu le Père (23). Tout ce qu’il vient de déclarer sur sa personne et ce qu’il a fait en guérissant le paralysé, il le résume dans une formule (24) qui devient une déclaration de foi pour celles et ceux qui la reprennent à leur compte. (...)
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261
GUÉRI PENDANT LE SABBAT ! // Jean 5.1-16
Quel est le contexte et quels sont les éléments importants de ce récit ? Le contexte est celui d’une fête juive... Est-ce de la Pâque qu’il est question ? Peut-être : en effet, le texte se termine avec, comme perspective, la mort de Jésus. C’est en tout cas un jour de sabbat. L’action se passe dans une piscine, à l’emplacement de laquelle, au IIe siècle, les Romains construiront un temple de Sérapis-Asclépios, dieu guérisseur d’origine égyptienne. (...)
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260
ESPOIR ET RESTAURATION ROYALE LIMITÉE // Jérémie 52.12-34
La ville de Jérusalem est complètement détruite par le feu, les murs renversés, le temple pillé, et la majorité du peuple emmenée en captivité à Babylone. Sédécias voit ses fils mourir et lui-même est emmené aveugle comme prisonnier jusqu'à sa mort. Malgré la destruction, ce passage mentionne aussi la clémence de Nebuzaradan, le chef des gardes, qui laisse sur place certains captifs, des gens pauvres, pour cultiver les vignes et les champs, leur permettant ainsi de rester et de vivre à Jérusalem. Après 37 années, le roi de Babylone fait preuve d'une certaine clémence envers l'ancien roi de Juda, Jojakin, en le libérant de prison. (...)
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LA CHUTE DE JÉRUSALEM ET LA CAPTURE DU ROI SÉDÉCIAS // Jérémie 52.1-11
Ce passage reproduit presque intégralement 2 Rois, racontant la fin du règne de Sédécias, dernier roi de Juda, en décrivant la chute de Jérusalem qui tombe aux mains des Babyloniens après un siège épuisant, marqué par la famine. Le roi assiste à l'assassinat de ses fils avant d'être capturé et emprisonné. Le jugement de Dieu s'est abattu sur le peuple et son roi à cause de leur désobéissance et leur idolâtrie, conformément à la parole du prophète. La ville de Jérusalem est détruite ! La justice de Dieu s'est manifestée pleinement dans cette chute, mais aussi dans la punition du roi qui méritait la mort, car « il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel » (2). (...)
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258
LA CERTITUDE DU JUGEMENT DIVIN CONTRE BABYLONE // Jérémie 51.52-64
Ce passage, avant-dernier chapitre, clôture le livre de Jérémie en rappelant que la destruction de Babylone est certaine et inévitable. Jérémie décrit la chute finale avec le bruit de la guerre, la terre qui tremble, et la ville qui sera abandonnée. La prophétie souligne que cette destruction est la juste conséquence du péché et de l’arrogance de Babylone, et que le jugement de Dieu est irrévocable (52-53). Jérémie doit transmettre cette prophétie à Sédécias, le roi de Juda, en lui demandant de lire, de rouler et de garder ce message. (...)
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257
LE JUGEMENT IMMINENT ET LA PRÉPARATION À LA GUERRE // Jérémie 51.27-51
Dieu rassemble les nations pour attaquer et détruire la ville de Babylone, symbole de l’oppression et de l’idolâtrie. La ville, qui se croyait invincible, est avertie qu’elle va tomber sous la colère divine. La justice divine ne peut être évitée. La scène décrit la confusion, la peur et la dévastation. (...)
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256
POURQUOI LES MÉCHANTS RÉUSSISSENT-ILS ? // Psaume 73
Ce psaume exprime le doute, la jalousie et la frustration du psalmiste face à la prospérité et la réussite des méchants qui ne semblent pas subir les conséquences de leurs actes. Il se sent désemparé en voyant leur succès et leur arrogance, tout en étant lui-même confronté à des épreuves et des souffrances innombrables. Puis, le psalmiste commence à comprendre que la réussite du méchant n'est pas éternelle. Viendra la chute, la destruction soudaine, la fin tragique, parce que la justice de Dieu est certaine. (...)
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QU'EST-CE QU'UN PROPHÈTE ? // Jérémie 51.1-26
Nous avons souvent tendance à penser qu'un prophète est quelqu'un qui prédit l'avenir, mais il ne s'agit là que d'une toute petite part de sa tâche. Ici, Jérémie apparaît plus comme porte-parole du Seigneur que comme annonceur d'avenir. Jérémie est un interprète de Dieu, il annonce un message d'avenir qui permet d'évaluer la situation présente du peuple de Dieu. La destruction de Babylone par la main de l’Éternel est imminente. Bien que Babylone soit la puissance dominante de l'époque, Dieu décide de juger cette ville pour son orgueil, sa cruauté, son arrogance, sa tyrannie et son idolâtrie. (...)
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254
LA CHUTE DE BABYLONE // Jérémie 50.31-46
C’est une constante des nations que leur obsession de puissance et de richesse par lesquelles elles prétendent établir à jamais leur règne. Cette obsession nourrit les rêves mauvais des nationalismes, cause l’exploitation des peuples jusqu’à la négation de leur identité et produit des colonialismes. Cette parole : « Oui, je m’en prends à toi, orgueilleuse, déclare le Seigneur, l’Éternel, le maître de l’univers. Ton jour est arrivé… » (31) doit être reçue comme jugement de Dieu sur toute nation. Résistons à la tentation de penser que le Dieu de l’Évangile serait uniquement préoccupé par la piété individuelle ; abstenons-nous de croire qu’il n’y a plus rien à dire aux nations ; qu’elles peuvent aujourd’hui se construire par la violence sans que le Seigneur y regarde ; qu’il n’y aurait plus de « péché » des nations. (...)
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253
L’EFFET BOOMERANG // Jérémie 50.17-30
Gardons-nous de la tentation de passer des événements du Moyen-Orient du Ve siècle avant notre ère à une interprétation analogique des événements de notre temps. La lecture de Jérémie doit nous rendre sensibles à la souveraineté divine. Dieu n’est pas un manipulateur des peuples, ni un acteur caché de l’histoire, ni même l’acteur majeur, il en est le Seigneur. Laissons Ésaïe nous dire cette hauteur du divin : « C’est que les cieux sont hauts, par rapport à la terre : ainsi mes chemins sont hauts, par rapport à vos chemins, et mes pensées, par rapport à vos pensées. (...)
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252
DECAMPEZ DE BABYLONE // Jérémie 50.1-16
Les chapitres 50 et 51, tout en poursuivant la série des oracles, marquent un renversement majeur. Jusqu’à présent, au cœur du récit de Jérémie, Babylone a toujours été la puissance dominante, présentée comme une sorte de bras agissant de la justice souveraine de Dieu. Soudainement, de manière inattendue, Jérémie proclame à cette nation dominatrice qu’elle est destinée à la destruction : « une nation venue du nord est montée pour l’attaquer » (3). Cette « nation » sera l’Empire perse. Alors que l’on s’attache à croire éternelles les puissances impérialistes, ce renversement radical est évoqué en conséquence de la cruauté babylonienne envers Juda : « Cela arrivera parce que vous vous êtes réjouis, parce que vous vous êtes régalés, vous qui avez pillé mon héritage » (11). Que Babylone soit présentée comme le bras actif du jugement divin ne la soustrait en rien au jugement qui vient. (...)
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251
Histoire et jugement divin // Jérémie 49.23-39
L’évocation précise de localités marque ces oracles : Damas, Hamath, Arpad, Kédar, Hatsor. Cette évocation détaillée manifeste qu’aucune nation n’échappe au regard de justice du Seigneur. Une seule fois dans ces oracles – Nebucadnetsar, roi de Babylone, le maître de ce temps, apparaît (28 et 30) justement évoqué comme la figure majeure du grand chambardement qui bouleverse alors le Moyen-Orient. Au regard de l’histoire, tous les événements suggérés dans ces oracles résultent de la politique expansionniste de Nebucadnetsar. L’historien situe là son travail, dans l’étude des relations de causes historiques à effets historiques. (...)
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