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PODCAST · religion

Mes sages de vie

Richard FEDERMANN vous propose de découvrir chaque mois deux émissions radio du Voyage intérieur. Diffusées sur 35 radios en France elles sont maintenant disponibles sur le web. Soutenez-les.Il souhaite vous faire entendre des voix qui diront leur vie. Chacune a sa mélodie de l’intérieur et de l’universel. Partir en voyage, c’est faire le voyage intérieur pour élargir sa connaissance et faire reculer l’ignorance, pour devenir autonome et responsable, car la connaissance nous rend joyeux et libre. Médecins, scientifiques, thérapeutes, philosophes, artistes nous livrent une part intime de leur univers.

  1. 26

    Le Lycée Expérimental de Saint-Nazaire

    Aujourd’hui, on vous emmène à la découverte d’un établissement unique en France : le Lycée Expérimental de Saint-Nazaire. Fondé en 1982 par Gabriel Cohn-Bendit et André Daniel, ce lycée public propose une alternative radicale au modèle scolaire traditionnel. Ici, pas de proviseur, pas de notes, pas de sonneries. Les élèves et les membres de l’équipe éducative partagent ensemble les décisions, les responsabilités… et même les tâches du quotidien. Une école où l’on apprend à être libre, responsable, curieux, où chaque voix compte. Une école qui interroge en profondeur notre rapport à l’autorité, à l’apprentissage, et à la société. Dans cette émission, nous irons à la rencontre de ceux qui vivent cette aventure au quotidien, entre expérimentations pédagogiques, engagement collectif et une envie de réinventer l’école. Installez-vous, ouvrez grand les oreilles : bienvenue dans un lieu où l’on apprend à penser autrement

  2. 25

    Marc-André Sélosse - Plus jamais seul

    Aujourd’hui, nous ouvrons un chapitre fascinant, celui du monde invisible sous nos pieds, celui des racines, des champignons, et des alliances secrètes du vivant. Pour nous guider, une voix singulière : Marc-André Sélosse, biologiste, chercheur, mais aussi conteur du vivant. À la croisée de la science et de la poésie nous révèle avec passion les liens subtils qui unissent les êtres vivants, et nous invite à repenser notre rapport à la nature. Avec lui, la science devient une ode à la vie, une source d’espoir et un appel vibrant à la conscience écologique mais aussi humaine. Dans un monde en quête de repères, son regard lucide et émerveillé nous souffle une certitude : Plus jamais seuls.

  3. 24

    Entre deux mères

    Enfance déplacée, de la natale Angola à la France adoptée… Retour sur la relation filiale, la relation de cœur pour deux mamans, les voyages de retrouvailles et l’élargissement de la famille aux pays où les racines se croisent.

  4. 23

    Uriel Lipsyc - Défendre l’impossible (2ème partie)

    Le métier d’avocat pénaliste est souvent critiqué, surtout lorsqu’il défend des accusés de crimes graves comme le viol. Pourtant, le rôle d’un avocat n’est pas de juger, mais de garantir un procès équitable. La justice repose sur un principe fondamental : chaque individu a droit à une défense, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés. Deux émissions sont consacrées à ce sujet, je vous invite à revenir pour la 2éme partie de cette émissions avec Maitre Uriel Lipsyc Comme le dit l’adage, "le mensonge prend l’ascenseur et la vérité prend les escaliers." Prendre le temps de monter les escaliers, c’est accepter d’examiner chaque détail, d’écouter toutes les versions avant d’établir une vérité. Comment peut-on accepter de représenter une personne dont les actes choquent et révoltent la société ? Aujourd’hui dans le voyage intérieur je vous invite à porter la robe d’un d’avocat qui doit non seulement maîtriser la loi, mais aussi comprendre la psychologie humaine, naviguer dans des zones d’ombre et parfois faire face à ses propres doutes sans jamais perdre de vue le sens de la justice. Aujourd’hui dans le voyage intérieur je vous invite à porter la robe d’un d’avocat sur laquelle repose un principe fondamental : chaque individu a droit à une défense, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés.

  5. 22

    L’Enchanteur, l’Envolée, le Suicidé miraculé

    Le petit pas commence dans le cœur… Trois appels à la force de vie… Citations, observations, acceptation. Pour... croire à la philosophie de l’ordinaire revisitée par un regard fécond qui mène au plus profond… Pour... croire aux signes et sortir du cadre de l’enfermement grâce au ballet des hirondelles… Pour... accepter de revenir à la vie, à demi-mots...

  6. 21

    Uriel Lipsyc - Défendre l’impossible (1ère partie)

    Le métier d’avocat pénaliste est souvent critiqué, surtout lorsqu’il défend des accusés de crimes graves comme le viol. Pourtant, le rôle d’un avocat n’est pas de juger, mais de garantir un procès équitable. La justice repose sur un principe fondamental : chaque individu a droit à une défense, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés. Deux émissions sont consacrées à ce sujet, je vous invite à revenir pour la 2éme partie de cette émissions avec Maitre Uriel Lipsyc Comme le dit l’adage, "le mensonge prend l’ascenseur et la vérité prend les escaliers." Prendre le temps de monter les escaliers, c’est accepter d’examiner chaque détail, d’écouter toutes les versions avant d’établir une vérité. Comment peut-on accepter de représenter une personne dont les actes choquent et révoltent la société ? Aujourd’hui dans le voyage intérieur je vous invite à porter la robe d’un d’avocat qui doit non seulement maîtriser la loi, mais aussi comprendre la psychologie humaine, naviguer dans des zones d’ombre et parfois faire face à ses propres doutes sans jamais perdre de vue le sens de la justice. Aujourd’hui dans le voyage intérieur je vous invite à porter la robe d’un d’avocat sur laquelle repose un principe fondamental : chaque individu a droit à une défense, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés.

  7. 20

    Écoutez voir : un jeu de miroirs

    De Bardot à Cavanna, de Londres au Rwanda… Le journaliste se partage en rencontres. Ouverture du cœur, miroir des sens: son regard devient l’écho du prisme de l’autre alors qu’un questionnement sans fin dévoile déjà un autre chemin.

  8. 19

    La vie après la vie

    Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet souvent mis de côté, parfois tabou, mais profondément universel : ce que nous devenons après notre décès. En France, deux options dominent : l’inhumation et la crémation. Mais d’autres pratiques émergent, plus respectueuses de l’environnement, du vivant, et des convictions individuelles. Parmi elles : le compostage funéraire, aussi appelé humusation. Ce procédé consiste à transformer notre corps en humus fertile et peut-être, à envisager autrement ce que signifie “revenir à la terre” pour les générations futures. À travers ce Voyage intérieur, nous allons explorer cette pratique encore méconnue, son fonctionnement, ses enjeux écologiques, éthiques et d’ouvrir un débat de société.

  9. 18

    Et Dieu le fit

    En flânant dans les rues de Dieu-le-Fit, mon regard s’accrocha aux vitrines garnies des grands magasins, où l’on préservait jalousement la typographie des années 60. L’appel était irrésistible. En franchissant le seuil, le craquement du parquet résonna comme un murmure du passé, et les murs, bavards, chuchotaient des secrets oubliés. Le temps semblait figé, suspendu entre hier et aujourd’hui. Même la voix du boutiquier, teintée d’un grain ancien, évoquait les échos d’une TSF perdue.

  10. 17

    Babou le bon bout

    Elle s’appelait Baboo. Sans hésiter, elle monta dans le camion radio de Richard, clope au bec, un geste audacieux qui, étrangement, ne méritait aucun interdit. Sa voix, enfumée et grave, résonnait d’une puissance troublante. Elle ne disait rien de spectaculaire, mais chaque mot, choisi avec une précision rare, semblait éclater de vérité. À l’écouter, il comprit que même une photo d’elle n’aurait pu capturer ce qu’elle exprimait avec tant de force et de mystère.

  11. 16

    La touche finale

    Soixante-dix ans plus tard, il retrouva une photo en noir et blanc, figée dans le temps. Il avait 6 ans, chaussures impeccables, cheveux soigneusement coiffés. À ses côtés, une silhouette floue, indéchiffrable, presque fantomatique. Qui était-elle ? Portait-elle un nom emprunté, une identité dissimulée ? L’image, simple et mystérieuse, éveilla en lui un besoin irrépressible de savoir. Une soif de vérité. Alors, guidé par une étrange intuition, il se lança à sa recherche, entre passé et énigme.

  12. 15

    Michel Gad Wolkowicz - Petites confidences

    Aujourd’hui dans le voyage intérieur nous allons recueillir un partage pas comme les autres. Un psychiatre d’un cabinet parisien a accepté de nous recevoir et de s’assoir sur le divan de ses patients et d’inverser les rôles. Pour une fois, c’est nous qui allons l’analyser et pas l’inverse. La conversation avec Michel Gad Wolkowicz, dit « Mischa », est un bain de jouvence intellectuelle, un voyage dans les héritages : on croise, sur la route de sa lente méditation, des visages amis : Freud, Einstein, Winter ; des domaines de la pensée : la psychanalyse, la philosophie, le judaïsme ; des thèmes de réflexion : le malentendu amoureux, la responsabilité, l’apprentissage… Mischa est un héritier, un esprit qui revendique ses filiations, ses enracinements, l’idée fragile de tradition (proche, dans sa pensée, de celle de la Loi (Torah)) – et nous invite, avec un savoir plein d’humilité, à réfléchir aux limites de notre démesure contemporaine. Mais Mischa est aussi un père (ses enfants reviennent comme un leitmotiv dans notre conversation), c’est-à-dire un passeur – peut-être ce souci, cet amour de la transmission (cet art du passage), est-il aussi la source de ses Rencontres Schibboleth,dont il est le fondateur ? Dans son atelier fantastique et fantasmagorique à la lumière pastel, entre les divans, la bibliothèque et les tableaux (du sol au plafond), Mischa nous entraîne dans un délicieux dialogue, ponctué de ses rires francs, sur la liberté, l’amour, et la responsabilité de chaque homme vis-à-vis des générations qui lui succèdent. Remerciements à Ulysse Manes, Léa Federmann et notre Psychiatre Gad Wolkowicz pour ces échanges sur la psychanalyse, la philosophie, le malentendu amoureux, la liberté, la responsabilité, l’apprentissage…

  13. 14

    Faim de vie

    Sorti d’un burn-out qui avait éteint son élan, il trouva refuge dans un lieu inattendu : les cimetières. Là, au fil des allées silencieuses, il contemplait chaque stèle, lisait chaque épitaphe comme on déchiffre une histoire oubliée. Peu à peu, un lien invisible et profond se tissa entre lui et ces âmes immobiles. Dans cet univers figé, un souffle de vie nouvelle naquit, transformant son errance en une quête mystérieuse et apaisante.

  14. 13

    Oasis de paix

    Une oasis de paix existe quelque part, un lieu rare et précieux que les médias mentionnent rarement, préférant souvent relayer les conflits incessants qui embrasent la région. Ce lieu, connu sous le nom de Wahat al-Salam en arabe et Névé Shalom en hébreu, signifie littéralement « oasis de la paix ». Ce village coopératif unique, situé en Israël, se trouve entre Tel-Aviv, Ramallah et Jérusalem. Il rassemble des familles juives, chrétiennes et musulmanes palestiniennes, toutes unies dans un projet audacieux de coexistence et de dialogue. Fondé en 1977 par Bruno Hussar, un visionnaire et fervent défenseur de la paix, ce village a été conçu pour démontrer qu'une cohabitation harmonieuse entre des communautés souvent opposées est non seulement possible, mais aussi enrichissante. Il a développé cette communauté sur des bases sociales, culturelles et politiques, prônant l'acceptation mutuelle et le respect des différences. Aujourd’hui, plus de 50 familles vivent à Wahat al-Salam – Névé Shalom. Leur objectif commun est clair : promouvoir la connaissance, la compréhension et le dialogue entre les deux peuples. C’est un lieu d’échange où les habitants, au-delà des croyances et des identités, œuvrent ensemble à la construction d’un futur où règnent la paix et la tolérance. Nous vous invitons à découvrir l’histoire et le parcours d’Evi Guggenheim, notre guide de confession juive, mariée à un Palestinien du village. Elle incarne, à travers sa vie, cet engagement profond pour la réconciliation et l’espoir. Cette émission se veut une lueur d’espoir dans un conflit trop souvent perçu comme insurmontable. Wahat al-Salam – Névé Shalom en est la preuve concrète : un exemple vivant d’harmonie et de coopération dans une région marquée par des tensions constantes. Laissez-vous porter dans cette oasis de paix, un lieu qui inspire, dans le cadre de notre série "Voyage intérieur – Mes sages de vie". Aujourd'hui, l'oasis de paix est devenue une véritable cité, accueillant des visiteurs du monde entier venus s'imprégner de sa philosophie et de sa démarche. C'est un lieu à la fois spirituel et profondément humain, où chacun repart avec une leçon de vie. Nous vous remercions de nous avoir accompagnés dans cette immersion au cœur de Névé Shalom – Wahat al-Salam. Si cette histoire vous a touché, sachez qu'Evi Guggenheim a publié un ouvrage intitulé "Le mariage de la paix", édité par Michel Lafon. Elle y raconte l’histoire de cette région tourmentée et de cette oasis unique qui résiste à l’intolérance. Ce livre est un témoignage vibrant de la possibilité de bâtir des ponts là où il n’y avait que des murs.

  15. 12

    Carole Lypsic - L'activité contributive

    En moyenne, les Français consacrent l’équivalent de 3 journées par semaine à l’activité contributive, soit 23,4 heures. S’il fallait payer quelqu’un pour faire cette activité, cela coûterait 28 000 € par personne. Mais 28 000 € et 3 journées, c’est une moyenne. Et vous, vous où en êtes-vous ? Considérée comme une des rares femmes pionnières du numérique culturel et citoyen, Carole Lipsyc pense et invente des solutions techniques au service de l’innovation sociale : elle est « épistémologue ». Pour elle, tout ce qui outille est « technologie », même les sciences financières et comptables. C’est ainsi qu’elle en est venue à s’intéresser et à dévoiler un impensé de la société de marché : l’activité contributive. L’activité contributive, c’est ce que nous faisons, sans gain financier, ni protection sociale, et qui est pourtant nécessaire à la bonne marche du monde. Ce sont nos actions en faveur du bien commun, du soin de l’autre ou de l’environnement, de l’éducation, de l’art, du savoir, de la culture, de la citoyenneté, du sport ou de l’entraide. S’il fallait la payer, il en coûterait 68% de la richesse que l’on compte, le PIB. Elle est la condition de l’économie lucrative, et pourtant elle n’ouvre aucun droit… Pour en savoir plus, consultez son livre paru en mai 2024 aux Éditions de l’Aube, « L’activité contributive. Ce que nous sacrifions à la richesse » ou regardez des vidéos courtes sur son site https://activite-contributive.org. En 2025, son prochain ouvrage aux Éditions de l’Aube continuera d’explorer les récits qui forgent notre monde au détriment du réel et de la démocratie : les « storyworlds ». Un véritable manuel pour s’équiper à affronter le spectacle immersif et permanent dans lequel nous vivons : Le Storyworld. Il existe deux types d’activité contributive : celle qu’on nous impose et celle que nous choisissons. Celle qu’on nous impose concerne la sphère domestique mais aussi notre « travail » de consommateur » ou d’usager du numérique. Ce dernier apporte à la filière industrielle l’équivalent de 1,2 millions d’emplois gratuits. Mais à quel coût pour nous en temps et en émotions ! Celle que nous choisissons, relève soit du bénévolat soit d’un engagement professionnel qui ne permet pas de gagner sa vie car la filière n’est pas solvable, comme par exemple l’agriculture, la transition, l’art, l’humanitaire, l’éducation ou même la science. Alors, il est peut-être temps de penser l’activité contributive et de la soutenir car elle est une des clés de nos crises et de leur résolution !

  16. 11

    Steppe by Step (partie 2)

    Le cœur empli d’un désir profond, elle rêvait d’un enfant comme on rêve d’une étoile filante. Son compagnon, hésitant, semblait retenir le souffle du vent. Mais la vie, malicieuse, tisse des chemins inattendus, et une aventure extraordinaire s’est dévoilée, plus belle qu’un conte. Car le destin, maître des mystères, trouve toujours son chemin, transformant les doutes en lumières et les rêves en réalités insoupçonnées.

  17. 10

    Steppe by Step (partie 1)

    Le cœur empli d’un désir profond, elle rêvait d’un enfant comme on rêve d’une étoile filante. Son compagnon, hésitant, semblait retenir le souffle du vent. Mais la vie, malicieuse, tisse des chemins inattendus, et une aventure extraordinaire s’est dévoilée, plus belle qu’un conte. Car le destin, maître des mystères, trouve toujours son chemin, transformant les doutes en lumières et les rêves en réalités insoupçonnées.

  18. 9

    Au bout du chemin (partie 2)

    A la fin, à la toute fin, au moment du dernier souffle, qu'allons nous garder, emporter dans le voyage ultime. Un peu comme à la fin de chaque jour où, emporté par les bras de Morphée, nous nous abandonnons au sommeil, notre conscience se met en pause. Nous partons facilement parce que nous savons que nous revenons, parfois même avec la mémoire de quelque chose, celle de nos cauchemars ou de nos rêves. Si s'endormir est facile, partir définitivement, mourir est pour beaucoup d'humains bien plus difficile. Dans cette deuxième émission, le voyage se poursuit dans les espaces mystérieux de la fin de vie. Et pour y mettre plus de conscience on retrouve les mêmes spécialistes du sujet. Un sujet sensible qui dépend des croyances de chacun. C'est donc l'esprit ouvert qu'il sera question de mots. Des mots M O T S. Des mots, comme des fils pour tisser une étoffe, multicolore et unique, celle de notre existence, comme une voile que le vent peut gonfler, pour que notre bateau, notre voilier prenne le large une dernière fois, dernier voyage pour l'inconnu et l'invisible, tranquille et serein. Il sera aussi question de mystères de l'invisible, de numérique, de dernières volontés.

  19. 8

    Au bout du chemin (partie 1)

    S'il nous arrive d’arriver en retard ou d’oublier un rendez-vous, il en est un que nous devrons honorer : celui du grand passage, celui dont on prononce le mot de manière solennelle, voire qu’on ne dit pas, comme pour éviter qu’il n’arrive trop tôt. Ce rendez-vous inéluctable, c’est celui de notre mort. Cette série de deux émissions donne la parole à des spécialistes de ce moment si particulier et si intime de la fin de vie. Il y sera question de faire de ce rendez-vous inévitable un moment peut-être plus doux et plus tranquille. Comment est-ce possible quand on sait qu’aujourd’hui, l’essentiel des passages a lieu à l’hôpital, un endroit que l’on imagine froid et sans âme ? On verra comment, dans les services de soins palliatifs, le fait d’écrire sa biographie devient un véritable soin qui, loin de nier l’inéluctable, permet de déposer son histoire, la sienne, faite de tous les instants d’une vie ordinaire, des moments heureux, des temps tristes, des regrets, des joies. Un acte de guérison de l’âme, allégée pour partir... Écrire, laisser une trace, une aide pour partir, peut-être plus serein face au mystère de la vie. Poursuivre ce voyage en fin de vie nécessite de questionner nos connaissances sur la mort et l’invisible. Comment accompagner celles et ceux qui ont fait un bout du passage lors d’une expérience de mort imminente ? Ils sont allés aux frontières de la vie et sont revenus de la mort. L’expérience est troublante et l’aide bienvenue. Partir, c’est aussi préparer le voyage. Comme il n’y aura pas de retour, l’envie de tout laisser en ordre est bien légitime. Comment transmettre nos dernières volontés à celles et ceux qui restent : nos enfants, notre famille, nos amis et nos proches ? Et que faire de tous nos comptes sur Internet ? Merci à Laurence Lucas Skali, Fleur Lise Monastesse, Yves Guillemont et Valéria Milewski.

  20. 7

    Jean Guillaume Belier et Emmanuelle Phillip Wirth / Un jardin d’intérieur

    Chacun connait aujourd’hui la signification du mot écologie. Ce terme scientifique qui au départ a pour objet d’étudier les écosystèmes, consiste aussi à respecter et protéger la nature et l’environnement. Mais qu’en est-il de notre écologie intérieure ? Dans le psychisme humain, on raisonne un peu pareil. Respecter sa nature ou son monde intérieur permet de découvrir, d’approfondir le lien et sa connexion avec soi-même. Au lieu de jeter nos pensées et nos émotions négatives comme des mauvaises herbes, distinguer les bonnes et les mauvaises pensées, c’est de leur donner une place et un sens, comme en permaculture Parfois il m’arrive aussi de ne pas savoir, de me raconter des salades ou me faire carotter, de jeter ce qui est bon pour moi en gardant les racines les plus amères. J’oublie alors que j’ai un inconscient, trop occupé à aller de l’avant ou à survivre pour me rappeler que j’ai un passé envahissant, alors je préfère l’occulter, l’oublier ou le minimiser. Pourquoi ? Pour condescendre et effacer la douleur. Si ce mécanisme est naturel, il est aussi un piège, car il me condamne à revivre le passé et me revient comme un boomerang s’il n’est pas conscientisé. Alors je vous invite dans le voyage intérieur, la série d’émissions de mes sages de vie, à venir apprivoiser votre jardin et votre précieuse forêt intérieure, distinguer les montagnes du dedans. Venez découvrir tous les pensionnaires qui peuplent vos mondes et offrez-leur une place dans votre verger. Nous avons toujours le choix. Bien sûr nous savons que nous sommes déterminés par notre culture, par notre milieu de vie, mais au fond, la question du choix se pose en permanence. Le poète, humaniste et écrivain de la Renaissance, La Boétie écrivait déjà il y a 500 ans sur la servitude volontaire. Choisissons-nous de rester assujettis aux lois, aux normes, aux règles familiales, sociales, culturelles, étatiques ou supra étatiques par conformisme, par peur, même quand elles deviennent arbitraires, violentes, destructrices ? Il est possible d'oublier sa conscience, pour un temps pour en en tirer un certain confort, une vie facile. A moins que... A moins, qu'il existe un interstice, un tout petit espace, comme le chas d'une aiguille où nous pourrions passer un fil. Il serait alors possible de raccommoder nos vies, voire de coudre un nouveau destin. L'ouvrage pourrait être minutieux, long, et demanderait du courage. Celui d'accepter de sentir, d'entendre et de regarder les parts en soi qui ont été conditionnées à agir de manière mécanique ou robotique. Respecter son écologie intérieure serait alors un chemin de chaque instant pour retrouver un élan de vie ; un élan qui respecte la vie sous toute ses formes à l'intérieur de soi et à l'extérieur. Ce serait œuvrer aux niveaux matériels, dans le respect de son corps, de l'autre et des autres êtres vivants humains et non humains. Ce serait œuvrer aussi à un niveau spirituel dans l'ouverture à des dimensions cosmiques de l'existence. Cet interstice, comme le chas d'une aiguille, c'est notre libre arbitre, celui qui fait que nous avons toujours le choix.

  21. 6

    Brigitte Lahaie / Moi la scandaleuse

    Sexe, jouir : deux mots et un sujet central pour l'humanité. Si la sexualité a pour but de nous reproduire, il est évident qu'elle est plus que cela. Elle est un monde : celui du plaisir. L'espèce humaine a la possibilité de vivre sa sexualité autrement que pour se reproduire. Le sexe est un moyen de jouir. Le mot est fort. Comment se fait-il qu'elle soit encore dans nos sociétés un sujet tabou et un interdit ? Comment se fait-il que la sexualité soit réprimée ou niée ? Comment se fait-il qu'il soit plus facile de montrer des images de meurtres ou de guerres que de voir celles d'un couple faisant l'amour avec volupté ? Comment se fait-il que la sexualité soit encore marquée par des violences ? Le drame des viols et les violences sexuelles touche encore trop de femmes. C'est donc l'une d'elle, Brigitte Lahaie, qui en parle le mieux. Figure emblématique dans les années 70 de la libération sexuelle, elle était une actrice pornographique. Elle invite à une sexualité épanouissante, respectueuse et émancipatrice. Depuis des années, elle ose parler d'un sujet chaud et sensible sur une émission de radio grand public, pour entendre les souffrances et aussi pour ouvrir les esprits. Elle brise alors les tabous, en parlant d'un interdit, où les lois morales et les conservatismes en tout genre maintiennent une omerta. A qui bénéficie la loi du silence sur la sexualité ? Très certainement aux peines à jouir qui ont tout à gagner au refoulement du plaisir. Alors que c’est l’une des voies qui pourrait amener les humains à plus de conscience… Nos sociétés ont besoin de parler de sexualité pour apprendre à jouir. Trop de femmes souffrent de violences sexuelles, car trop d'hommes ont besoin d'apprendre le partage, l'écoute et le respect. À côté du monde du porno qui vend un modèle de sexualité stéréotypée, il est possible de créer, d'inventer et de découvrir une sexualité qui ouvre à la félicité, la joie, l'extase pour des adultes consentants. Tout un programme. Réjouissons-nous d'avoir ce mot, jouir, pour décrire l'effet que procure l'orgasme. Nos amis allemands ne l'ont pas. Nous pourrions leur en faire cadeau. Et nous pourrions nous inspirer de certaines sociétés plus avancées dans le domaine comme certaines tribus amérindiennes. Elles avaient dressé une cartographie de la jouissance, dans laquelle les orgasmes les plus puissants permettaient aux amants de vivre des expériences d'expansion de conscience cosmique. Les portes de la félicité nous attendent.

  22. 5

    Eduard Van Bogaert - La symphonie des héros

    Une envie soudaine de voyager, de relire dans le passé pour comprendre notre présent en abordant le phénomène du mythe. Le mythe est un récit dont les éléments ne coïncident pas avec la réalité, mais qui reproduit par voie orale ou écrite, une tentative d’expliquer nos angoisses ou une difficulté d’ordre métaphysique. Il comble une lacune dans l’explication que l’homme se cherche en permanence dans le mystère de la vie. C’est parce que l’homme ne comprenait pas les origines de son espèce qu’il a inventé une histoire destinée à satisfaire sa curiosité. Telle est la fonction du mythe chez les Grecs, les Africains, les Hindous, dans le judéo christianisme. Car le mystère qui semble avoir frappé le plus souvent l’imagination est sans doute celui qui s’attache au surhomme, au héros, au génie. Des héros en mal comme en bien. Le mythe appartient à la thérapeutique de l’âme. La trahison, l'envie, la jalousie... Nous les rencontrons dans les histoires de Zeus et de ses innombrables amantes, dans les querelles entre les dieux de l'Olympe, dans le désir ardent de Pâris pour Hélène, et dans les trahisons de Judas dans la mythologie chrétienne. Ces sentiments, aussi sombres soient-ils, font partie intégrante de l'expérience humaine et ont inspiré d'innombrables récits qui ont traversé les âges. Le mythe dissout provisoirement ou de façon fictive l’angoisse, il nous console et joue un rôle compensatoire de catharsis et de purification. Le mythe, cette nourriture dont on a besoin, imaginative et nécessaire pour prendre place dans nos existences. Eduard van Bogaert, médecin et chercheur issu de l’école libre de Bruxelles en joue et s’en amuse comme une muse dans le décryptage bio médical de ses patients, en allant chercher des réponses dans le subconscient collectif. Le Voyage intérieur, l’émission des chercheurs, vous invite à toucher pêle-mêle dans les profondeurs du tartare, du voleur de feu du mythe du conquérant et de l’espace. Eduard van Bogaert est médecin homéopathe à Bruxelles. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont le live co-signé avec sa femme Judith van Bogaert : Psychogénéalogie - Manuel d’autodécryptage de votre arbre-minute, aux éditions Broché. Il est également l’auteur d’un Dictionnaire des codes biologiques des maladies, aux éditions Broché.

  23. 4

    Patrice van Eersel - inspirer les rêveurs

    Patrice van Eersel est un journaliste français dont la carrière s'étend sur plusieurs décennies. Il a commencé sa carrière dans les années 1970 en tant que journaliste pour divers médias, notamment le magazine "Actuel". Reconnu pour son style d'écriture unique et sa curiosité intellectuelle, van Eersel s'est rapidement distingué en explorant des sujets avant-gardistes et en repoussant les limites du journalisme traditionnel. Il a abordé des thématiques variées, telles que la spiritualité, la science, la psychologie, la santé et les mystères de l’existence. Au fil des années, Patrice van Eersel a travaillé pour plusieurs publications prestigieuses, dont le journal libération et le magazine "Nouvelles Clés", où il a occupé le poste de rédacteur en chef. Il a également écrit de nombreux livres à succès, dont La source noire et La source blanche, certains en collaboration avec des personnalités renommées dans leurs domaines respectifs. Van Eersel est reconnu pour sa capacité à créer des ponts entre les différentes disciplines, reliant la science à la spiritualité, l'art à la philosophie. Son approche transdisciplinaire lui a permis de présenter des idées novatrices et de susciter des réflexions profondes chez ses lecteurs. Son engagement dans le journalisme a été marqué par son désir constant d'explorer les mystères de l'existence humaine et d'éveiller les consciences. Van Eersel a apporté une contribution significative à la réflexion contemporaine, en offrant des perspectives nouvelles et en encourageant chacun à remettre en question les croyances établies. Voyage intérieur, la série d’émission de Mes sages de vie, vous invite à découvrir ce raconteur d’histoire, cet alchimiste des idées qui continue d’inspirer les rêveurs, les chercheurs de vérité et les amoureux de la beauté de l'esprit qui aspirent à comprendre les mystères de la vie. Patrice Van Eersel a écrit plusieurs ouvrages dont la Source noire et le Cinquième rêve aujourd’hui en livre poche mais aussi Mettre au monde, Le cercle des anciens, Noos sphère aux éditions Albin Michel.

  24. 3

    Arouna Lipschitz - Arrondir ses fins de moi

    Lorsque qu’on traverse des périodes très difficiles de sa vie, on a l’impression d’être dans une impasse dans tous les domaines. La vie est comme un couloir donnant sur plusieurs pièces. Certaines portes sont ouvertes alors que d’autres sont cloisonnées. Il est dit qu’un problème ne peut être résolu au même niveau de conscience qu’il n’a été créé. Certaines rencontres sont là pour nous aider à nous ouvrir des portes, voire à nous donner des clés en plus. Elles ouvrent des passages vers l’inconnu, un chemin de traverse, un souterrain, un sauf conduit, un raccourci vers la sortie de l’impasse. Nous avons rencontré pour le Voyage intérieur Arouna Lipschitz, écrivaine et philosophe dans l’optique de chercher d’autres outils qui diffèrent de ce que nous croyons déjà. Elle nous parle de nos fins du moi, et moi et moi et moi moi et elle nous donne des exemples pour mettre du beurre dans nos épinards pour soulever plutôt un chemin de déconstruction que de construction C’est un des moyens les plus rusés pour se transformer et pour provoquer soi-même une friction dans ses habitudes de vie. Arouna Lipschitz est une danseuse de mots, telle une plume en suspension dans l'air, Arouna danse sur les nuances infinies de la pensée, révélant les profondeurs insoupçonnées de l'âme humaine. Elle est une gardienne des mystères, une guide dans les royaumes intérieurs où les vérités cachées se révèlent. Son esprit vibrant est un foyer de sagesse, où les idées prennent leur envol et où les cœurs s'ouvrent à la beauté éternelle. Arouna Lipschitz explore les horizons de la spiritualité et de la conscience, invitant chacun à plonger dans les abîmes de son être, à découvrir les échos de son essence profonde. La Voie de l'Amoureux : voiedelamoureux.com Avec la participation de Barbara Reibel : www.thehappiness-factory.com

  25. 2

    Carole Lypsic – L’intelligence artificielle - Le mythe du Golem ?

    Artiste, chercheuse, entrepreneure et activiste, elle pense et crée notre monde numérique et médiatique depuis la fin du siècle dernier. Pour elle, nous habitons l’espace médiatique autant que l’espace géographique. Elle appelle ce nouvel environnement qui est généré et géré par l’informatique : le médianumérique. Très tôt, elle a estimé qu’il fallait construire cet environnement avec intention et responsabilité pour préserver le lien à soi, le lien à l’autre, le vivre-ensemble et la possibilité de préserver le « sens commun ». Carole Lipsyc ne s’est pas contentée d’observer, de critiquer ou de s’inquiéter. Elle invente. Elle crée. Elle théorise. Elle porte des plaidoyers. Elle voit dans l’essor du medianumérique une réalité qu’il faut analyser avec lucidité pour l’accompagner et non pas une fatalité à combattre ou à regretter. Le medianumérique, c’est le traitement automatique des données que l’on nomme à tort « intelligence artificielle ». C’est internet, les réseaux sociaux, les téléphones portables, les écrans dans la rue et dans nos foyers, les consoles de jeux vidéo et le métaverse. (C’est aussi la surveillance, la captation de notre image et de nos data.) Pour elle, il est nécessaire de percevoir le medianumérique dans son ensemble pour bien le comprendre et le gouverner. On ne peut pas isoler la question de l’intelligence artificielle du reste de ce grand mouvement de « technicisation », de transformation technique du monde et de mise en concurrence de la technique avec le vivant. L’engagement de Carole Lipsyc pour la compréhension et la construction d’un media numérique propice, l’aura menée de la poésie à l’économie. Un chemin créatif, académique et social qui efface les frontières entre les formes de connaissances, construit des ponts entre les disciplines et réconcilie le penser avec le faire. Très investie pour la libre circulation du savoir et de l’art, Carole Lipsyc a beaucoup diffusé ses projets gratuitement, en dehors des circuits traditionnels de l’industrie culturelle. Vous pouvez retrouver une partie de ses écrits et conférences sur le site contributive.org dont notamment son ouvrage paru en 2018, Le désir d’être humain. Résister à la société automate, où elle apporte un regard radicalement nouveau sur l’intelligence artificielle, la naissance de son mythe et la propagande qui l’a promue. Elle publie, en mai 2024, aux Éditions de l'Aube, "L'activité contributive. Ce que nous sacrifions à la richesse" sur le thème de la face cachée de l'économie : tout ce que nous faisons gratuitement et qui permet au monde de tourner. Le livre vient avec des vidéos, un glossaire et des bonus que l'on peut retrouver dans un site internet dédié : https://activite-contributive.org/

  26. 1

    Judith Van den Bogaert - A la femme souveraine

    Dans les labyrinthes de l'histoire, où les femmes ont longtemps été cantonnées dans les ombres du silence, une révolution discrète s'est élevée, bousculant les fondations d'une société inégale.  Là où les femmes étaient souvent réduites au silence par leur statut même de femme. Des normes patriarcales rigides s'étaient tissées, tissant une toile invisible qui les maintenait dans une mise en retrait perpétuelle. Les réunions familiales, les sphères publiques, les prises de décision importantes... autant d'espaces où les voix féminines étaient étouffées, où leur parole était minimisée, voire ignorée. Aujourd'hui, dans notre émission, nous explorerons des brèches ouvertes dans le mur du silence. Nous plongerons dans les récits oubliés, où des femmes ont trouvé le courage de prendre la parole et d'affirmer leur valeur dans un monde qui les reléguait souvent dans l'ombre. Et pour nous guider dans cette aventure, nous avons le privilège d'accueillir Judith Van den Bogaert, écrivaine, conférencière passionnée par les révolutions silencieuses. Avec elle, nous démêlerons quelques fils de cette histoire longtemps négligée, éclairant les héritages des femmes qui ont tracé la voie pour les générations à venir. Judith Van den Bogaert est une gardienne de la mémoire collective, une voix qui rend hommage aux oubliées, aux opprimées, aux héroïnes silencieuses de notre histoire. Elle leur redonne vie à travers ses récits, tissant des liens intemporels entre les êtres et les époques. Judith Van den Bogaert est directrice de l’institut Evidence à Bruxelles. Son plaisir est de mettre à disposition du plus grand nombre des outils scientifiquement validés qui aident chacun et chacune à exprimer son but véritable dans la vie. Elle est l’auteure d’un ouvrage co-signé avec son compagnon Eduard Van den Bogaert : Psychogénéalogie - Manuel d’autodécryptage de votre arbre-minute, aux éditions Broché. Comme elle le dit si bien : « exister est un fait, vivre est un art. »

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Richard FEDERMANN vous propose de découvrir chaque mois deux émissions radio du Voyage intérieur. Diffusées sur 35 radios en France elles sont maintenant disponibles sur le web. Soutenez-les.Il souhaite vous faire entendre des voix qui diront leur vie. Chacune a sa mélodie de l’intérieur et de l’universel. Partir en voyage, c’est faire le voyage intérieur pour élargir sa connaissance et faire reculer l’ignorance, pour devenir autonome et responsable, car la connaissance nous rend joyeux et libre. Médecins, scientifiques, thérapeutes, philosophes, artistes nous livrent une part intime de leur univers.

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