PODCAST · music
METACLASSIQUE
by METACLASSIQUE
la musique classique et au-delàHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #393 – Réduire
« Le tempo est une condition pour que la multitude des enseignements que le son nous donne puisse être réduite à une unité. » Voilà une phrase du chef d’orchestre Sergiu Celibidache qui avait déployé une pensée de la musique adossée à une notion de « réduction » directement inspirée de la phénoménologie de Husserl, mais qu’il avait redéfini de manière si personnelle que sa pensée pourrait paraître mystérieuse, voire dissuader d’en chercher la cohérence. Pour saisir les tenants de la pensée de Celibidache et la manière dont ils se tiennent ensemble, Metaclassique a interrogé celui qui a été son assistant, Konrad von Abel, celui qui a suivi son enseignement au cours de ses huit dernières années, Patrick Lang, et deux musiciens portés par la pensée de Sergiu Celibidache : la violoniste Sophie Barthélémy et le contrebassiste Corentin Jadé. Un documentaire réduit et unifié par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #392 – Contrer
On ne sait pas forcément si le mot « concerto » vient du latin Conserere qui peut vouloir dire « unir » ou de concertare qui serait plutôt une façon de se préparer à dire « lutter ». Ou alors : on ne veut pas savoir le sens exact du mot, parce qu’on préfère en découdre avec ce qu’on fait quand on joue un concerto. L’orchestre La Sourde s’est lancé dans la réalisation d’un Concerto dans lequel piano et orchestre viennent se contrer mutuellement. Pour comprendre pourquoi, vous entendrez au cours de ce documentaire, la violoncelliste Myrtille Hetzel, le compositeur et saxophoniste Antonin-Tri Hoang, la pianiste et compositrice Eve Risser, le violoniste Boris Lamerand, le dramaturge Samuel Achache et, pour commencer, dans moins de deux minutes, le batteur et percussionniste Thibault Perriard. Un documentaire conçu et réalisé par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #391 – Baptiser
D’après tel ou tel Guide des prénoms, on peut lire que les Florestan sont en général créatifs, sensibles, sociables, peut-être un peu menteurs, mais surtout fantaisistes. Voilà qui pourrait suffire à donner envie d’appeler son enfant Florestan. Mais quand des parents appellent leurs enfants Florestan, ils ont souvent en tête le Florestan de Schumann ou de Beethoven. Metaclassique a donc mené l’enquête auprès de trois Florestan : Florestan Labourdette, Florestan Segond-Genovesi et Florestan Labia ainsi que de leurs parents pour chercher à savoir si leur goût très prononcé pour la musique et leur caractère est si déterminé que ça par leur prénom. Un documentaire conçu et réalisé par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #386 – Sangloter
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #384 – S’approprier
Sur le portail Medium, le musicien Jérémie Abt a publié une réflexion sur l’appropriation culturelle. En partant du principe que « S’approprier, c’est faire sien », il a toujours vu l’apprentissage d’une langue ou l’initiation à une musique d’une autre culture comme autant de gestes créatifs. Mais alors qu’un monde sans appropriation serait donc un monde où les cultures resteraient cloîtrées autour de leurs foyers d’origine, l’appropriation d’une culture qui n’est pas sienne peut se trouver beaucoup moins appropriée quand elle devient affaire d’extraction et d’expropriation. Avant d’aller à la rencontre de Jérémie Abt et des questionnements qui l’accompagnent quand, depuis Marseille, il joue du gamelan balinais au sein de l’ensemble Polyphème, ce Metaclassique « S’approprier » vous propose d’écouter en vis-à-vis la compositrice japonaise Misato Mochizuki et le compositeur français Olivier Calmel qui, en plus de publier leurs oeuvres tous les deux aux éditions Artchipel, partagent le point commun d’avoir été invité à composer pour le koto, un instrument traditionnel japonais que Misato Mochizuki n’a pas cherché à manier de manière traditionnelle, pendant qu’Olivier Calmel devait d’abord faire connaissance avec l’instrument avant de composer La légende de Kaguya-Himé. Une émission réfléchie et organisée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #383 – Equilibrer
« Pas trop vite », « peut-être un peu plus droit dans la couleur du son », « mais légèrement moins insistant »… Les conseils prodigués au cours des masterclasses par des très grands musiciens à des professionnels en cours de confirmation peuvent ressembler à des infimes réglages plus stylistiques que techniques. Mais puisque la personnalité des interprètes ne peut pas s’épanouir sans une haute conscience de leurs moyens, les enseignements pour les jeunes talents se placent dans un équilibre entre maîtrise instrumentale et conduite des caractères, entre appréciations de goût et retours plus objectifs. Né un 18 octobre, le violoniste Nemanja Radulović est du signe de la Balance. Il est au bord de penser que cela est pour quelque chose dans la recherche de l’équilibre et dans le fait qu’il est au centre de son enseignement. Metaclassique est allé en immersion tout au long de la saison dans la classe de Nemanja Radulović à l’Académie Philippe Jaroussky pour suivre l’évolution de quatre de jeunes talents qu’il accompagne . Entre cours et réflexions sur leurs cours, vous entendrez les jeunes violonistes Oscar Hatzfeld, Victoria Guilbaud, Célio Torina et, pour commencer, Gabriel Rostagni. Une émission conçue et tricotée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #382 – Classer
En 1985, soit trois ans après la mort du poète Georges Perec, les éditions Hachette publiaient un recueil de courts essais sous le titre Penser/Classer où la question du rangement des livres est interrogée. Qu’il s’agisse de les classer par ordre alphabétique, par continents ou par pays ou encore par couleurs, date d’acquisition, date de parution, formats, genres, grandes périodes littéraires, langues ou encore par priorités de lecture, reliures, Perec écrivait : « Aucun de ces classements n’est satisfaisant à lui tout seul. Dans la pratique, toute bibliothèque s’ordonne à partir d’une combinaison de ces modes de classements : leur pondération, leur résistance au changement, leur désuétude, leur rémanence, donnent à toute bibliothèque une personnalité unique. Il convient d’abord de distinguer les classements stables et les classements provisoires ; les classements stables sont ceux qu’en principe on continuera à respecter ; les classements provisoires ne sont censés durer que quelques jours : le temps que le livre trouve, ou retrouve, sa place définitive : ce peut être un ouvrage récemment acquis et non encore lu, ou bien un ouvrage récemment lu que l’on ne sait pas très bien où mettre et que l’on s’est promis de ranger à l’occasion d’un prochain « grand rangement », ou encore un ouvrage dont on a interrompu la lecture et que l’on ne veut pas classer avant de l’avoir repris et terminé, ou bien un livre dont, pendant une période donnée, on s’est servi tout le temps, ou bien un livre que l’on a sorti pour y chercher un renseignement ou une référence et que l’on n’a pas encore remis en place, ou bien un livre que l’on ne saurait mettre à la place où il irait car il ne vous appartient pas et on a plusieurs fois promis de le rendre, etc. » C’est dire si classer les livres peut appeler une activité intellectuelle poussée. Aussi, pour ce numéro « Classer », Metaclassique a proposé aux étudiants de master du Département de musicologie de l’Université de Poitiers et Tours de classer des musiques, d’inventer une typologie pour justement mettre en jeu tout ce que leur mise en ordre peut poser en questions diverses et lever comme problèmes. Avant d’entrer dans ces différentes typologies, voici une allemande Claude Gervaise par l’ensemble tourangeaux Doulce Mémoire. Une émission imaginée et rangée par David Christoffel avec Franck Faugerolles,Antoine De Rose Taupin, Laureen Floch, Lisa Hubert, Cyril Thevot,Amos Turner, Coline Dijoux, Thomas Sialejaamoa, Elile Jegou, Mélanie Achard,Noam Rauzduel, Mélanie Raduget, Théo Charpentier, Sofie Polman et Liliana Piñol Consuegra. #jeuxHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #381 – Fusionner
Quand ils se sont mariés en 1840, Clara et Robert Schumann ont scellé le vœu de faire un, de composer une oeuvre commune en faisant se correspondre des partitions qui pourraient porter une seule et même signature. Mais les choses ne se sont pas exactement passées comme Clara et Robert avaient pu en convenir. D’ailleurs, il n’est pas si sûr que les deux musiciens attendaient tout à fait la même chose de leur couple et de la musique. Et alors que Robert est atteint d’une paralysie générale quatre ans plus tard, la vie du couple est bouleversée et leurs idéaux s’en trouvent durcis. Pour évoquer la fusion de ces deux âmes et la disjonction de leurs carrières, nous avons interrogé la musicologue Brigitte François-Sappey qui a signé Clara Schumann une icône romantique aux éditions Le Passeur et le psychiatre et musicien Philippe André qui est l’auteur de l’essai Robert Schumann, folies et musique également aux éditions Le Passeur. Une émission construite et par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #377 – Déphaser
Dans le livre Penser comme un champion, Donald Trump – ou l’un de ses ghost writers – écrit : « Je me suis intéressé à Steve Reich, le compositeur a l’origine de la technique musicale appelée déphasage (phasing), comparable au mouvement des essuie-glaces – synchronisé un moment, et plus ensuite. Apparemment, il était coincé dans un embouteillage un jour de pluie lorsque son attention se fixa sur le rythme des essuie-glaces de sa voiture. I] appliqua ensuite ce qu’il avait observé à ses compositions musicales. Steve Reich a eu une influence significative sur la musique contemporaine, et je pense qu’il est un formidable exemple de ce qu’est un inventeur. Parfois, regarder quelque chose d’aussi banal et fonctionnel que des essuie-glaces peut faire jaillir des idées nouvelles. Le secret est de rester attentif et de laisser votre esprit et vos sens réceptifs a de nouveaux stimuli. » Dit comme ça, le déphasage est une de ces inventions musicales dont le chemin de la découverte est appelé à donner l’exemple aux winners qui ne savent pas encore tirer profit de leurs temps mort dans les embouteillages. Dans ce numéro « Déphaser » de Métaclassique, nous allons instruire plus en détail et plus musicologiquement l’histoire du déphasage et de sa découverte qui n’est le seul fait de Steve Reich, qui est peut-être même surtout le fait de Terry Riley. Pour ce faire, c’est installé à la Médiathèque Musicale de Paris Christian Eda-Pierre que nous accueillons l’écrivain Jean-Louis Tallon qui a consacré aux éditions Le mot et le reste une monographie à Terry Riley et le chef d’orchestre et compositeur Jean-Paul Dessy qui a eu l’occasion de travailler avec Terry Riley. Une émission dédédéphasée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #376 – Solsifier
«Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do» tient lieu de B.A.BA de la musique. Comme on apprend les 26 lettres de l’alphabet pour apprendre à lire, on parcourt les sept notes de la gamme «Do, ré, mi, fa, sol, la, si» comme la base du langage musical, au risque de croire que cette série de sept syllabes serait la base de toute musique. La gamme à sept tons pourrait d’ailleurs passer pour un marqueur de la musique occidentale. Et même si, en Occident, la gamme n’a pas toujours eu sept hauteurs de référence, il y a eu toute une période où on n’avait que Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La. Ce numéro « Solsifier » de Metaclassique, se propose de retracer l’histoire de l’apparition de la septième note qui, avant d’être réellement une note, a d’abord été une septième syllabe dont on a longtemps dit qu’elle avait été inventée en 1666, justement l’année du millénaire qui avait le plus de fois le son Si pour comprendre pourquoi et comment la transition a opéré, nous allons passer une heure avec le musicologue Grégory Rauber, qui est l’auteur aux éditions Brepols du livre Chanté par le Si en France au XVIIe siècle. Une émission construite et animée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #375 – Réhabiliter
Il y a quatre-vingt dix ans, en 1936, Marius Casadesus enregistrait Les Caquets, un rondo du Chevalier de Saint-George. ll y a soixante dix ans, en 1957, l’ensemble instrumental Jean-Marie Leclair enregistrait une Symphonie concertante du Chevalier qui avait compté parmi les élèves de Jean-Marie Leclair. Il y a cinquante ans, en 1976, Jean-Jacques Kantorow enregistrait les Concertos pour violon de Saint-George. Il y a trente ans, en 1996, Emil Smidak faisait paraître un livre intitulé Joseph Bologne, appelé Chevalier de Saint-George qui inaugurait un travail de réhabilitation dans lequel il a été suivi au cours des 30 dernières années : avec les livres d’Alain Guesdé, Claude Ribbe, Michelle Garnier-Panafieu, Gabriel Banat ou encore Pierre Bardin. Depuis, le Chevalier a aussi fait l’objet d’un documentaire de Martin Mirabel, d’un biopic produit par Disney… Au cours de ces nombreux travaux de réhabilitation, la question des origines du compositeur est discutée, nuancée, mise en perspective, jusqu’à se demander si elle ne devient parfois sur-déterminante de l’intérêt porté à un musicien dont le génie devrait suffire à susciter la curiosité. Pour ce numéro « Réhabiliter » de Metaclassique, nous avons surtout interrogé les interprètes qui abordent l’oeuvre de Saint-George aujourd’hui et la manière dont ils peuvent négocier avec les questions de l’héritage guadeloupéen du compositeur. Au cours de cette émission, vous allez pouvoir entendre la pianiste Mylène Alexis-Garel qui participe à la redécouverte musicale de Saint-George, l’historien Luc Nemeth qui s’est intéressé à l’état civil du compositeur, le chanteur Fabrice di Folco qui répond aux de la chercheuse Christy Pichichero, le musicien Issa Drumy qui se demande si, au lieu de faire du reggae, il n’aurait pas fait de la musique s’il n’avait connu le Chevalier de Saint-George plus tôt. Et pour commencer, nous allons à la rencontre du pianiste Jens Barnieck et Elianne Schiedmayer qui a accueilli l’enregistrement d’un disque des pièces pour piano et violon de celui qui, au départ, s’appelait Joseph Bologne. Une émission voulue et réalisée par David Christoffel. #18ème siècle Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #374 – Indexer
En remettant les noms, les mots clés, les notions, les idées dans l’ordre alphabétique, l’index donne l’impression de réinitialiser la lecture, en même temps qu’il brasse tout ça dans un sens aléatoire. C’est-à-dire que la remise en ordre alphabétique est aussi une mise en désordre qui peut s’entendre d’autant plus jubilatoire qu’elle est soigneuse. Et si, pour de vrai, on remettait en ordre alphabétique l’Avare de Molière, la Bible, La Recherche de Proust ou le Voyage d’hiver de Schubert. Tel est le programme de ce numéro « Indexer » de Metaclassique au cours duquel vous pourrez même entendre, en fin d’émission, une création mondiale de La Marseillaise alphabétique intégrale. D’ici là, vous allez pouvoir entendre six artistes, que je vais donc nommer dans l’ordre alphabétique : Orlando Bass qui a composé la Marseillaise remise en ordre alphabétique et la joue au piano avec Coline Infante. Nicolas Lelièvre qui a mis dans l’ordre alphabétique chez côté de Du Swann, le premier livre d’À du la perdu recherche temps de Marcel Proust, Franck Mas qui a eu l’idée de mettre en ordre alphabétique L’Avare de Molière, puis la Bible et enfin La Marseillaise, la poéticienne tendance critique créative Sophie Rabau qui a soumis l’idée de pratiquer l’index des noms de La Recherche de Proust comme une partition à Marianne Seleskovitch. Une émission désassemblée et réassemblée par David Christoffel. #jeuxHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #373 – Couper
Dans le volume collectif The Arab Avant-Garde, Michaël Khoury consacre un article à Halim El-Dabh un musicien et créateur né au Caire en 1921 qu’il présente comme le créateur de « la première pièce dans le style de la musique concrète » – une pièce composée en 1944, soit quatre ans avant les Cinq études de bruits de Pierre Schaeffer. En utilisant des techniques radiophoniques pour produire des objets musicaux dès 1944, l’œuvre d’Halim El-Dabh vient donc troubler la généalogie de la musique concrète. Ce correctif porte à préciser les contours de ce qu’on appelle la musique concrète pour chercher de quel côté de ces contours les œuvres d’Halim El-Dabh peuvent se situer et peut-être plus urgemment encore à documenter plus à fond la démarche musicale d’Halim El-Dabh pour voir qu’elle se situe dans une autre histoire, entre le Caire et New York. En tous les cas, cela donne envie de faire plus ample connaissance avec l’œuvre d’Halim El-Dabh qui est mort aux Etats-Unis en 2017. Installés à la Bibliothèque publique d’information, nous recevons l’ethnomusicologue spécialiste des musiques qui se pratiquent aujourd’hui en Egypte Séverine Gabry-Thienpont et l’anthropologue de la musique Nicolas Puig qui s’est entretenu avec Halim El-Dabh. Et puis nous établirons la liaison avec Jonathan Goldman, professeur-titulaire en musicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Une émission préparée et menée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #372b – Reprendre
« J’espère, que dis-je, je souhaite, non je suis sûr qu’on vous rendra hommage, en qu’ « hommage » ne soit sans pas le terme suffisant » – voilà une phrase qui a l’air de détricoter ce qu’elle a à peine avancer pour le reprendre en mieux, quitte à ne pas vraiment arriver à le dire. Qu’il aboutisse ou ne réussisse que plus ou moins, cette manière de reprendre en mieux, en tant que figure de style, porte le doux nom d’épanorthose. C’est une des choses que nous apprend Marianne Massin dans l’ouvrage collectif qu’elle co-dirige avec Gaëlle Périot-Bled intitulé Répéter, refaire, reprendre publié par les Presses Universitaires de Rennes. Pour ce numéro « Reprendre » de Métaclassique, nous accueillons Marianne Massin, mais aussi Alban Framboisier qui a enquêté sur un facteur d’instrument, Auguste Tolbecque, qui cherchait à faire des instruments en mesure de jouer, à la fin du 19è siècle, de la musique du 18è siècle. Alban Framboisier qui a lui-même co-dirigé avec Florence Gétreau et Isabelle His le livre Le son des musiques anciennes (1880-1980) également publié par les Prennes Universitaires de Rennes. Une émission montée et reprise par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #372a – Vernir
The Pastness of the Present and the Presence of the Past, que l’on peut traduire par Le caractère passé du présent et la présence du passé est un texte écrit en 1988 par le musicologue américain Richard Taruskin qui jette un soupçon sur la musique dite « historiquement informé » : au lieu de restituer la musique du 18ème ou du 19ème siècle, les musiciens qui pratiquent sur instrument d’époque, mobilisent des traités anciens et des effectifs historiques, expriment plus encore le goût de leur modernité pour la clarté et une certaine objectivité sonore. Peut-être même que la musique dite « historiquement informé » est alors moins un projet scientifique et historique qu’un phénomène culturel tout ce qu’il y a de plus contemporain. Une quarantaine d’années après Taruskin, la question de l’authenticité pourrait être naturellement remplacée par celle de la sincérité, mais il reste que celles et ceux qui manipulent des enregistrements d’interprètes emblématiques du début du 20ème siècle ou des instruments d’il y a deux cents ans, l’espoir d’en tirer quelques informations sur le goût des anciens continue de planer et de déstabiliser le goût contemporain. Pour ce numéro « Vernir », Metaclassique va donc à la rencontre de deux personnalités qui grattent les certitudes associées auxdits vernis de l’historiquement informé : Antonio Somma qui a soutenu une thèse dans le cadre du Collegium Musicae sur la pratique musicale sur pianos historiques et pour commencer, la pianiste Laura Granero qui s’intéresse aux rouleaux des interprétations de Carl Reinecke et que nous avons interrogée dans le cadre des activités de l’association La Nouvelle Athènes. Une émission poncée et lissée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #371 – Parlonner
Les philosophes qui s’intéressent à la voix doivent questionner le continuum mythique entre la voix parlée et la voix chantée, tout en se rendant à l’évidence qu’une parole n’est pas un chant, quand bien même elle ne va pas sans quelques inflexions dans l’intonation qui, chez certains locuteurs, peuvent aller jusqu’à donner à certains discours des accents chantants. Et alors que certaines paroles se feraient volontiers passer pour des mélodies, une pratique s’est développée dans la seconde moitié du 20ème siècle sous le nom de speechmelody qui renvoie à une technique de composition qui prend la parole comme modèle de la partition musicale. Ce numéro « Parlonner » de Metaclassique propose de faire l’histoire de ces musiques qui semblent vouloir parler, en procédant à reculons. Nous allons d’abord à la rencontre de la compositrice Felicity Wilcox qui a refait la bande son d’un film de Jean-Luc Godard en imitant les répliques des acteurs par des instruments de musique. Nous nous entretiendrons ensuite avec le trompettiste Jérémy Lecomte qui a signé plusieurs dizaines de vidéos virales où il reprend des paroles de personnalités dont il fait la double prosodique à la trompette, puis avec le guitariste René Lussier qui sortait l’album Le trésor de la langue incontournable dans cette histoire, pour terminer par nous demander avec le musicologue Nicolas Boiffin si le compositeur Hugo Wolf n’est pas une sorte de précurseur de la speechmelody en tant que ses lieder sont justement réputés et ont même pu être critiqués pour avoir des parties piano volontairement très ressemblante aux inflexions déclamatoires des poèmes qu’elles accompagnent. Une émission animée et cousue par David Christoffel. #écritureHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #370 – Backlasher
En 1991, le Prix Pulitzert distinguait le livre Backlash. La guerre froide contre les femmes de Susan Faludi qui fait une histoire du féminisme américain du point de vue du « retour de bâton », du « backlash » qui a fait suite aux revendications d’autonomie portées par les féministes des années 1960 et 1970. Si Susan Faludi s’est concentrée sur les discours qui ont voulu dévaloriser les revendications d’émancipation, il y a un backlash musical qui consiste à ridiculiser et caricaturer les féministes en chansons. Dans ce numéro « Backlasher » de Metaclassique, nous allons tenter de faire un backlash au backlash en procédant à une écoute critique de ces chansons misogynes, ouvertement anti-féministes, avec deux musicologues qui ont bien voulu tirer de leurs thèses respectives les quelques chansons misogynes qui partagent le point commun de vouloir recadrer des revendications féministes dans deux contextes distincts : Catherine Harrison-Boisvert a travaillé sur la façon dont la rhétorique politique des suffragettes a évolué en chanson et Maria Teresa Betancor Abbud qui s’est engagée dans une histoire sonore du mouvement féministe autonome italien (1968-1978) qui a dû faire face à quelques retours de bâton. Une émission animée et envoyée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #369 – Stéréotyper
Comme s’il voulait protéger son opéra Porgy and Bess de quelque sorte de blanchiment, George Gershwin a tenu à ce que son opéra soit toujours joué par des interprètes afro-descendants. Mais dans la mesure où le livret écrit par Ira Gershwin et de DuBose Heyward, laisse passer quelques préjugés raciaux dans la construction de ses personnages, il pourrait être tentant et sûrement très légitime de vouloir de déraciser les personnages. C’est notamment ce qu’a proposé Solène Laurent dans un travail mené au CNSMD de Paris qui lui a valu de remporter en 2024 le Prix de la recherche artistique, un prix initié par Anne de Fornel, directrice de la recherche du CNSMD de Lyon, en partenariat avec le CNSMD de Paris, la HEM de Genève, l’HEMU de Lausanne et Metaclassique. Pour ce numéro « Stéréotyper », nous recevons donc Solène Laurent avec qui nous convenu de co-inviter la chanteuse Marie-Claude Bottius qui a bien voulu se prêter au jeu de lire le mémoire de Solène Laurent et qui est elle-même engagée dans un projet à la découverte des personnages féminins noirs du répertoire lyrique. Une émission échafaudée et orchestrée par David Christoffel. Avec la participation du méthodologologue Aurélien Poidevin.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #368 – Doucir
« L’image et celui dont elle est l’image son un, en tant que tels. » écrit Maître Eckhart, pour qui : « La raison de l’image est qu’elle soit expressive de tout son être pleinement, dont elle est l’image, non pas expressive de quelque chose détermine en son modèle ». Quand il chante Guillaume de Machaut, le chanteur Michael-le Grebil Liberg se projette dans sa voix avec assez douceur pour pouvoir s’y contempler et faire un avec l’image qu’il est en train de produire de la ligne vocale qui est donc en train de l’acter en modèle. Avant d’avancer plus loin, on peut d’ores et déjà comprendre que, pour rencontrer une justesse d’être en chantant Guillaume de Machaut, la lecture de Maître Eckhart peut donner des éléments de description de l’Ymage. L’Ymage est le titre du coffret que Michael-le Grebil Liberg a publié où l’enregistrement de son interprétation de Guillaume de Machaut s’articule avec un livret qui raconte le cheminement, les lectures, les émotions esthétiques qui se sont assemblées au fil de sa performance de l’œuvre de Machaut. Au cours de cette émission, nous allons entendre Michael-le Grebil Liberg chanter Machaut, mais aussi revenir sur les références dont il a mûri son approche de l’œuvre de Machaut, dont la douceur manifeste pourrait devenir programmatique. C’est pourquoi, nous avons intitulé cet épisode de Metaclassique « doucir », pour sentir comme cette douceur de l’approche de Machaut par Michael-le Grebil Liberg est à son tour adoucie par les lumières qui surgissent de ses affinités avec la pensée de Georges Didi-Hubermann, Édouard Glissant, Georges Steiner ou encore de cinéastes comme Jean Epstein et Jean-Luc Godard. Une émission assouplie et dépliée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #367 – Visibiliser
Depuis une quinzaine d’années, les publications se multiplient pour faire connaître le matrimoine musical. C’est comme ça que des noms tels que Elisabeth Jacquet de la Guerre, Armande de Polignac, Emilie Mayer, Lise Christiani ont fait l’objet d’enregistrements, de livres : autant de manières de faire circuler leur travail et de faire connaître leur nom. Mais au moment de chercher de l’iconographie pour ces publications, les éditeurs et éditrices ont souvent un peu de mal à en trouver et, quand ils en trouvent, les images reflètent souvent plus les stéréotypes de genre de l’époque que la personnalité des musiciennes en question. Dans Musiciennes. Enquête sur les femmes et la musique, Hyacinthe Ravet écrit qu’« une différence de valeur persiste au regard de la création artistique entre ce qui est connoté comme féminin ou masculin, voire ce qui est produit par une femme ou par un homme[1]. » C’est dire si la visibilité des compositrices ne saurait se promouvoir en quantité sans s’inquiéter de la manière dont elle est véhiculée. Et puisqu’il est bien entendu que la différence de genre entre un et une symphoniste ne s’entend pas à l’oreille, il peut être symptomatique que les enjeux propres de l’audibilisation ne peuvent venir à bout des biais de la visibilisation. Reste à préciser symptomatique de quoi. Pour ce faire, nous recevons Sarah Hassid et Amandine Lebarbier qui ont coordonné pour le 59è numéro de la revue Sociétés & représentations un dossier intitulé Figures de musiciennes. Mises en scènes, en images et en récits (xixe-xxie siècle). Une émission voulue et cousue par David Christoffel. [1] Hyacinthe Ravet, Musiciennes. Enquête sur les femmes et la musique, Paris, Autrement, coll. « Mutations/sexe en tous genres », 2011, p. 251.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #366 – Embraquer
Depuis une quinzaine d’années, des pianos sont installés dans les gares. On peut y entendre des pianistes confirmés faire des concerts impromptus en attendant leur train. On peut aussi entendre des pianistes débutants jouer en boucle la musique que Yann Tiersen a composé pour Amélie Poulain. Et puis, il y a des pianistes qui ne sont pas débutants, qui sont même très virtuoses, mais qui n’ont pas encore été dans les conservatoires. En complicité avec la Biennale du piano collectif, Metaclassique est allé à la rencontre de quatre pianistes qui ont commencé à faire de la musique en autodidacte pour ne se présenter au conservatoire qu’après avoir acquis un grand niveau technique et un intérêt prononcé pour Chopin, Liszt et Beethoven. Leurs témoignages seront commentés par le pédagogue du piano Paul Hoguet et le neuropsychologue Hervé Glasel. Un documentaire qui commence à la Gare de Marseille, avec Benoît Le Gall au piano et quelques auditeurs attroupés qui racontent leur histoire avec le piano et avec la musique.Un documentaire conçu et manoeuvré par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #365 – Critiquer
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #364 – Agrémenter
#grand siècle Jouer les pièces de viole de gambe de Marin Marais pose aussitôt la question : faut-il y ajouter des ornements ? La violiste Florence Bolton dit que « c’est sur la musique de Marais que j’ai envie de rajouter le moins d’ornements » pour des raisons essentiellement historiques. Mathilde Vialle ne rajoute que très rarement des ornements pour des raisons plus esthétique, en disant qu’elle trouve cela « très beau comme ça ». François Joubert-Caillet fait même « une distinction entre Marais pédagogue, qui écrit des doigtés, des ornements et des doubles par pur sadisme pédagogique pour faire progresser ses élèves, et Marais “live” qui joue sa musique sur le moment. » – au point qu’il en joue même moins qu’il en est écrit. Ces trois violistes ont été interrogé sur la question par la violiste Juliette Guichard : élève de Myriam Rignol au CNSMD de Lyon, son travail de master a été lauréat du Prix de la recherche artistique 2025 remis à l’HEMU de Lausanne, en partenariat avec Metaclassique. Et pour soupeser en grand les questions soulevées par son travail, c’est avec les violistes Vittorio Ghielmi et Jonathan Dunford que Juliette Guichard nous a rejoint au studio Alain Trutat de la SCAM pour enregistrer ce numéro « Agrémenter » de Metaclassique. Une émission organisée et animée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #363 – Refléter
Quand la musique évoque l’eau, on y entend l’évocation de la nature et voilà qu’on en oublierait presque de répondre à l’invitation à s’y refléter. Faudrait-il être rappelé à l’ordre par les réflexions de Bachelard sur le poète qui regarde dans l’eau pour y trouver une forme littéralement fondamentale d’initiation musicale. Comme dit la musicologue Marie-Pierre Lassus : « Bachelard savait mieux que personne, qu’une musique, qu’un dessin d’enfant, ou même une démarche sentie, quand elle s’accompagne, chez certains êtres, d’un orchestre invisible, communique plus de vie que n’importe quelle analyse, impuissante à exprimer directement ces choses. » En répertoriant tous les noms de musiciens, musicologues et chanteurs cités dans ses livres, la musicologue a non seulement éclairé la sensibilité musicale de Bachelard, mais aussi montré qu’en lecteur des recherches ethnomusicologiques de ses contemporains, sa pensée tient d’une expérience de l’écoute, une manière d’apprendre à entendre. Pour faire un tour d’horizon des goûts musicaux du philosophe et envisager les endroits de sa pensée qui peuvent être travaillés par sa musique, Marie-Pierre Lassus a signé aux Presses du Septentrion, l’étude Gaston Bachelard musicien, et est l’invité de ce numéro « Refléter » de Metaclassique. Une émission réfléchie et réfléchie par David Christoffel. #pensées philosophiques de la musique Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #362 – Interférer
Il y a bien des raisons qui rendent si compliqué de parler de musique. Comme il y a des gens qui clament que la musique exprime l’inexprimable, tout ce qu’on pourrait chercher à en dire serait d’une pertinence d’avance très limitée ou d’une futilité sans nom. Mais comme il y a encore des gens qui ne s’en laissent pas compter et continuent de faire des émissions de radio bavardes sur des sujets musicaux, on pourrait avoir l’impression d’un faux problème puisqu’on a beau dire, on en parle quand même. Et parce qu’il y a bien des raisons qui rendent si compliqué de parler tout court, on va tenter une expérience : parler de musique depuis des romans où la parole sur les choses importantes n’arrête pas d’interférer avec un environnement très hostile à la parole articulée. À l’invitation de Phonurgia Nova, Metaclassique est installé dans la librairie éphémère « Le Rayon Manquant » pour interférer avec Anne Savelli qui a publié Musée Marylin et Bruits aux éditions Inculte et tout d’abord Charles Coustille dont le premier roman Bilan de compétence est paru chez Grasset. Une émission composée et conduite par David Christoffel. Ce numéro de Metaclassique est dédié à la mémoire de Jacqueline Schaeffer qui nous a quitté dimanche 4 janvier et qui avait amicalement assisté à l’enregistrement de cette émission, le 1er décembre, à l’occasion de l’inauguration de la librairie éphémère « Le Rayon Manquant ». Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #361 – Dispatcher
émission dédiée à la mémoire d’Albert Laracine Dans le n° 4 du magazine Harmonie en février 1965, on pouvait lire un petit dialogue entre trois critiques musicaux à propos de la première production de Pelléas et Mélisande de Debussy en stéréo. Édith Walter disait que « La stéréophonie est l’un des attraits majeurs de cette nouveauté. » Gilles Cantagrel répliquait : « Et pourtant, elle n’est pas partout du meilleur effet : le côté spectaculaire de Golaud perdu dans sa forêt, cette acoustique de cathédrales des scènes intérieures… » Harry Halbreich complétait : « Alors que, malgré le son très médiocre des disques de 1942, l’orchestre était merveilleusement nimbé de mystère. » Ouvrant la conclusion à Gilles Cantagrel : « Il semble donc que la stéréophonie ne s’impose pas pour Pelléas : mais elle vient de mettre en vedette ce personnage principal : l’orchestre, dans une réalisation qui tient d’ailleurs plus du concert que de la scène. » En changeant les rapports de plan, la stéréo pourrait donc bien changer la perception des ouvrages musicaux. Déplacer les goûts, renforcer l’attente de naturalisme qui, elle-même, ne se trouve pas toujours appropriés selon les répertoires et ne se veut même pas forcément cohérentes à toutes les oreilles. Pour faire cette histoire des débuts de la stéréophonie, titiller l’évolution des sensibilités entre les moments de l’expérimentation et le temps des standards qu’elle a finis par imposer, Metaclassique est installée à la Bibliothèque publique d’informations avec Azadeh Nilchiani qui est chercheuse affiliée à l’Institut ACTE, Luc Verrier qui est expert en numérisation et préservation numérique, en léger différé, Julien Ferrando qui est maître de conférence à Aix-Marseille Université et chercheur CNRS au laboratoire IDEAS. Une émission pensée et menée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #360 – Manger
Alexis Malbert aime faire la cuisine et aime produire du son par tous les moyens, sauf peut-être les moyens conventionnels que peuvent être, par exemple, le piano, la guitare, le trombone. Bref, il préfère produire des sons avec des courges, des tortillas, des emballages alimentaires ou des instruments de cuisine plutôt qu’avec des instruments de musique. Archéologue du son en acte, il organise la cantine orchestra, un jardin sonore ou encore des ateliers cacaophoniques. Pour ce numéro Manger de Metaclassique, nous invitions Alexis Malbert à replonger dans ses productions gastro-sonores et dans les trouvailles du blog Discuts dans lequel il a, pendant de longues années, tenu une veille très fouillée de tout ce qui ressemble à des gadgets sonores, dont certains peuvent justement se manger ou, du moins, se mettre dans la bouche. Une émission cuisinée et réchauffée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #359 – Supputer
En lisant Ma vie, l’autobiographiede Wagner, le musicologue John Deathridge se demandait s’il ne faudrait pas faire un livre qui mettrait en parallèle le récit affabulé que le compositeur a fait de sa vie et un récit plus factuel et historiquement exact de ce qui est vraiment arrivé. Avec Carl Dahlhaus, John Deathridge pense que Wagner a volontairement romantisé son œuvre dans l’espoir de romantiser sa vie et que son autobiographie aide même à établir des parallélismes entre Wagner et les épreuves traversées par les personnages de Tristan et Isolde. S’il paraît comme une évidence que les autobiographies ont toujours eu une part d’autofictions, il reste à voir jusqu’où la littérature peut venir compléter l’histoire de la musique. Pour ce numéro « Supputer » de Metaclassique, nous recevons Leonor de Recondo qui a signé K. 626 aux éditions Malo Quirvane et Jean-Maurice de Montrémy qui a publié le roman Tchaïkovski et le mannequin d’or chez Le Condottière, deux ouvrages qui installent la création littéraire dans certains angles morts laissés par l’histoire de la musique et qui tendent à montrer qu’au lieu ou en plus d’une diversion à la réalité des faits, la fiction pourrait offrir quelques compléments d’information sensibles sur la vie de grands compositeurs. Une émission supposée et explicitée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #358 – Fossiliser
Depuis l’invention du phonographe, le disque a souvent été vanté pour ses vertus démocratisantes. L’adaptation des interprètes et des répertoires aux contraintes et opportunités apportées par l’enregistrement sonore a été amplement commenté. Mais l’effet sur l’imaginaire d’écoute des mélomanes garde encore des zones inexplorées. Dans le numéro 88 de la revue Histoires littéraires, à l’occasion d’un dossier « phonolittérature » qu’elle a elle-même coordonnée avec David Martens, Florence Huybrechts a publié une étude qui fait un « Portrait de l’écrivain en phonophile. » pour décrire comment, dans l’entre-deux guerres, une littérature s’est développée qui prenait l’expérience d’écoute spécifiquement offerte par les disques comme le stimulant d’une écriture volontiers spéciale. Pour explorer la poésie qui se dégage des voix et des musiques fossilisées par le phonographe, Florence Huybrechts est l’invitée de ce numéro « Fossiliser » de Metaclassique, enregistré dans les studios de l’ACSR – l’atelier de création sonore radiophonique – à Bruxelles. Une émission ourdie et servie par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #357 – Roumaniser
Alors qu’il s’est toujours défendu de citer la musique folklorique de son pays dans ses œuvres, alors qu’il a attendu d’avoir intégré le conservatoire de Paris pour, en 1898, assumer une œuvre symphonique comme opus 1 qu’il intitulait tout de même « Poème roumain », Georges Enescu est devenu à distance le compositeur roumain de référence pour plusieurs générations après lui. Mais alors que la génération qui l’a suivi revendiquait plus volontiers une avant-garde venue de l’Europe de l’Ouest que la roumanité, la vie musicale roumaine a autrement durci ses positionnements quand elle a dû faire face à la dictature de Nicolae Ceaușescu. Pour enquêter sur la pensée de la roumanité en musique par Enescu et sur l’importance qu’elle a pu prendre dans sa descendance musicale en Roumanie, nous sommes allés à la rencontre d’Alina Pavalache qui organise les Rencontres musicales Georges Enesco à Paris et, dans le cadre du Festival Enesco à Bucarest, nous avons interrogés la musicologue Valentina Sandu-Dediu, le compositeur Dan Dediu et, tout d’abord, le directeur artistique du festival depuis 2021, le chef d’orchestre Cristian Măcelaru dont les propos seront traduits par son assistante Ghia Saouma Solkotovic. Un documentaire cousue par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #356 – Véxer
Un soir, au conservatoire d’Amsterdam, un pianiste qui venait d’être acclamé, a répondu à l’appel au bis par les Vexations d’Erik Satie, œuvre qui consiste en la répétition 840 fois d’un même bref motif et qui, en fonction du tempo choisi, peut durer entre 14 et 35 heures. Au bout de 20 minutes, le public a commencé à quitter la salle et, peu de temps après, il ne restait plus que le pianiste et le concierge. De fait, la suite de l’histoire est revenue à l’initiative de qui a bien voulu la commenter sous la vidéo YouTube. Alors qu’il a été sollicité par la revue Catastrophes pour intervenir dans un dossier consacré à l’avant-garde, le poète Antoine Hummel a livré « Vexations. Une expérience utilisateur. », un texte qui revient sur les souvenirs de quelques commentaires laissés sous la vidéo YouTube de l’événement qui, dans son éclat d’anecdote, donne une occasion au poète de mieux dire ce que peut être un fun fact. Si le fun fact est relativement nul du point de vue réflexif, Antoine Hummel a l’air d’en profiter pour faire une table rase et s’offrir une bonne occasion de faire de la narratologie à la main et de dévisager qui pourrait bien se vouloir narrateur d’une situation pareille. Et puisque les internautes commentateurs de vidéo YouTube finissent par se percevoir comme une communauté, il y a de quoi la redévisager grâce au livre Le Club qu’Antoine Hummel publie aux éditions Zoème, où Le Club est défini comme une « Expansion symphonique des raisons personnelles en vue de leur abolition comme entités séparées mais dans le respect de leurs êtres distincts. » Une émission conduite et garée par David Christoffel. |Lire le texte non-expurgé| d’Antoine Hummel pour la revue Catastrophes. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #355 – Eplorer
À la fois reine et compositrice, Hortense de Beauharnais a légué la romance En partant pour la Syrie que son fils Napoléon III a hissé au rang d’hymne officiel du Second Empire. Du point de vue de l’ensemble des dizaines et dizaines de romances composées par la compositrice-reine, le peu que l’on connaît de sa musique est focalisé sur son utilisation diplomatique et laisse dans l’angle mort les raisons intimes qui pouvaient motiver ses activités musicales. À l’heure où le Château de la Malmaison et l’association La Nouvelle Athènes se sont associés pour faire chanter et enregistrer ses romances, on se laisse prendre au jeu en se demandant si le roman des passions amoureuses n’était pas un peu plus qu’une mode. En racontant la jeunesse d’Hortense, nous allons à la rencontre d’une jeune fille qui n’arrive pas à aimer celui auquel son beau-père de Napoléon l’a contraint à se marier. Comme si certaines romances ont permis à Hortense de dévoiler les tourments que pouvaient lui causer les obligations que sa naissance est venue lui imposer. Pour examiner l’hypothèse sous plusieurs points de vue, ce Metaclassique « Eplorer » est un documentaire où se rencontrent les analyses et témoignages de la musicologue Laure Schnapper, de la chanteuse Coline Dutilleul, de la directrice du Château de la Malmaison Elisabeth Caude et, pour commencer, de la biographie de la reine Hortense, Marie-Hélène Baylac. Une émission qui donne à entendre des romances d’Hortense grâce au disque publié par l’association La Nouvelle Athènes sur le label Paraty. Une émission instiguée et cousue par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #354 – Miraculer
Quand on veut prendre une décision importante, on peut toujours faire un tableau à deux colonnes et lister les « pour » et les « contre ». Et comme il y a certains « pour » plus gros que d’autres, ceux-ci pourraient contrebalancer plusieurs « contre ». Pour arriver à contenir ces déséquilibres dans les calculs, on pourrait aller jusqu’à mettre des coefficients à chaque élément porté au tableau. Comme la mise en équation peut aider à raisonner sur ses orientations existentielles, elle pourrait aussi aider à se représenter ses déboires de tous ordres. C’est à la suite d’une déconvenue amoureuse majeure que le mathématicien Laurent Derobert a inventé les Mathématiques existentielles dont il a accepté de chercher les conséquences musicologiques. Dans l’heure qui vient, Metaclassique reçoit donc Laurent Derobert pour un numéro intitulé « Miraculer ». Une émission tramée et dressée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #353 – Extraire
Audionaturalisme, field recording, acoustémologie, écologie sonore… l’ouïe s’entend comme un sens privilégié pour aborder le visage. Mais toutes les démarches qui entendent justement privilégier l’écoute de la nature sont-elles aussi écologiques les unes que les autres ? Les chasseurs de son ne seraient-ils, comme tout chasseur, protecteur que de certaines espèces de vivants ? Sans doute y a-t-il l’indice de quelque chose dans le fait que le premier humain à avoir enregistré un oiseau, en 1889, Ludwig Koch a passé une grande partie de sa vie à enregistrer les animaux en se taisant, pour ne laisser aucune trace de sa présence sur ses enregistrements. En héritier de Koch, bien des audionaturalistes font encore attention à s’autoeffacer : est-ce à dire que leurs captations n’en sont que mieux de captures ? Quelles logiques extractivistes peuvent bien traverser les enregistrements de terrain ? Et leurs prétentions écologiques sont-elles si justifiées que ça ? Pour en parler, c’est à la Bibliothèque publique d’information que nous recevons Roberto Barbanti qui publie Les sonorités du monde aux Presses du réel et Pauline Nadrigny qui signe Sonder le monde aux éditions MF. Une émission réfléchie et aménagée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #352 – Faire
Ecouter une œuvre, c’est en suivre les points de nervure, les balises, les manières d’avancer ou de reculer dans le discours, tout ce qui peut permettre de reconnaître l’écriture de tel compositeur ou telle compositrice. Mais dire les choses comme ça relègue l’engagement des interprètes, la perspective prise par qui écoute et tout ce tient du geste pour des éléments au service du texte. À l’encontre de cette hiérarchie qui met toujours le texte au-dessus de tout, Alvaro Oviedo explique que « la musique n’est pas ce que le compositeur écrit, ce n’est pas ce que l’interprète joue, ce n’est pas ce que l’auditeur perçoit, ce n’est pas non plus l’en-soi d’un ensemble organisé de sons : c’est tout cela à la fois ou plutôt ce qui se passe entre ces termes, termes qui sont eux-mêmes des nœuds de relations. » (p. 9) Cette affirmation est le point de départ de l’essai d’Alvaro Oviedo, Faire sensation paru aux Presses Universitaires de Rennes et qui explorent les œuvres et la pensée musicale de Luciano Berio, Helmut Lachenmann, Olga Neuwirth ou encore, pour commencer, de Gyorgy Kurtag. Alvaro Oviedo est l’invité unique de ce numéro « Faire » de Metaclassique. Une émission menée et fabriquée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #351 – Fragmenter
Au lieu de penser la musique phrase par phrase ou seulement motif par motif ou juste par cellules mélo-rythmiques, on peut encore raccourcir le niveau de discrétisation et procéder par « point ». Mais alors qu’il se revendique pointilliste, le compositeur Steven Takasugi revendique aussi de faire passer dans sa musique hyperfragmentée un texte du poète romantique Leopardi. Si bien qu’il en ressort une version hyperfragmentée de la poésie et peut-être même de l’idée de la poésie face à un monde qui vient s’y refléter dans sa violence la plus éclatante au regard de ce qu’elle a pu éclater les formes qui viennent l’exprimer dans Il Teatro Rosso, un pièce d’une heure commandée par l’ensemble No Hay Banda à Steven Takasugi. Au lendemain de la création européenne d’Il Teatro Rosso au festival de Darmstadt, c’est à Darmstadt que Métaclassique a installé ses micros pour ce numéro « Fragmenter » avec le compositeur Steven Takasugi et la quasi-totalité des membres de l’ensemble No Hay Banda. Vous entendrez : la chanteuse Sarah Albu, le percussionniste Noam Bierstone, le tromboniste Felix Del Tredici, l’ingénieur du son Gabriel Dufour-Laperrière, le vidéaste Huei Lin et la violoncelliste Émilie Girard-Charest (qui, pour l’occasion de l’émission, est aussi la traductrice de Steven Takasugi). Une émission animée, découpée et sculptée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #350 sud – Orchestrer
Choisir le nombre de violons que l’on va engager dans les longs accords qui tissent un tapis harmonique au-dessus duquel il reste à savoir si le thème serait plus éclatant ou mieux suave en le confiant aux bassons plutôt qu’aux trombones et s’il ne serait pas encore plus délicieux de les doubler avec des clarinettes basses… les choix d’orchestration font évidemment partie intégrante du travail de composition, tout en relevant d’une science en soi quasiment détachable. Ravel, Debussy, Rimsky-Korsakov, Jean Françaix, Mel Bonis sont autant de compositeurs et compositrices qui se sont illustrés dans cet art spécifique de l’orchestration et que nous croiserons au fil de ce numéro « Orchestrer » de Métaclassique enregistré en public à Médiathèque Musicale de Paris – Christiane Eda-Pierre. Nous recevons, par ordre d’apparition dans l’émission : Anthony Girard qui enseigne l’orchestration au CNSMD de Paris et qui publie Techniques d’orchestration aux Éditions Billaudot et la musicologue Nathalie Hérold qui enseigne à Sorbonne Université et développe l’analyse musicale par le timbre. Une émission balisée et conduite par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #350 nord – Farcir
Autour de 1700, les interprètes jouaient couramment beaucoup plus de notes qui n’en étaient écrites. Mais au-delà des seuls ornements qui complétaient à vue les lignes mélodiques, il pouvait y avoir des ajouts de parties. Si bien qu’une partition écrite pour deux instruments pouvaient tout à fait être jouée par cinq instrumentistes. C’est comme ça que certains musicologues et instrumentistes se mettent aujourd’hui à « Farcir » les partitions de parties qui, sans être écrites, n’en étaient pas moins jouées par les musiciens de l’époque. D’une partition à deux voix, on peut passer à cinq selon des critères historiques scrupuleux ; d’une partie de viole, on peut ajouter une basse. Reste à déceler, dans ces pratiques, où finit la reconstitution ou commence la réécriture ? Quelle est la part de complétion et celle d’invention ? Pour ce numéro « Farcir » de Metaclassique, nous sommes installés dans la Bibliothèque La Grange-Fleuret, nous recevons le musicologue Thomas Leconte qui farci des partitions de Michel-Richard de Lalande et la violiste Noémie Lenhof qui, avec le claveciniste Guillaume Haldenwang, a farci des œuvres de Marin Marais. Une émission mixée et assemblée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #350 est – Archer
L’archet du violon tire son nom de l’arc, tiré du mot latin arcus qui, de l’arc en ciel à l’arche, peut désigner tout ce qui prend la forme du bois d’un arc tendu, avant de servir à désigner les portiques voûtés, des arcades ou autre arc de triomphe. Mais comme il est parfaitement homophone avec le verbe « Archer », l’archet du violon pourrait se sentir pousser des vertus archéologiques et à se représenter le retour aux origines comme une manière de tendre une flèche, la fougue philologique pourrait se laisser encourager par les prolongations musicales qu’elle arche à son tour, peut-être que jouer d’un seul archet des partitions écrites pour les deux mains d’un clavier est une manière de bander comme un arc le propos musical et de lui donner une direction d’autant plus nette que ledit propos s’en trouverait alors comme réoriginé. C’est pour faire honneur à cette hypothèse que ce Métaclassique enregistré à la HEM de Genève reçoit les violonistes Tedi Papavrami et Pauline Klaus qui ont tous les deux enregistrés des transcriptions pour violon seul de pièces initialement composées pour le clavecin, le piano ou l’orgue. Une émission organisée et ressourcée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #350 ouest – Réduire
Dans les entreprises, quand les temps difficiles de réductions de personnel, le plus évident pourrait consister à sauver d’abord les agents les plus efficaces pour sacrifier d’abord les éléments les moins productifs. Reste qu’entre les deux, il y a des demi-performants qui occupent des postes clés sans lesquels les équilibres généraux ne tiennent plus. Mais il suffit de se dire qu’un employé apparemment inutile pourrait être vital au groupe en ce que sa passivité même pourrait lui valoir d’occuper une fonction stratégique en tant que repoussoir potentiellement très rassembleur et pour la motivation globale, et voilà que la réduction de personnel s’avère d’office beaucoup plus délicat. Dit comme ça, on devine que l’art de la réduction musicale pour faire jouer par 10 ou 20 ce qui est écrit pour 80 ou 100 instrumentistes n’était pas beaucoup compliqué ? Depuis le salon Mahler de la Bibliothèque La Grange Fleuret, Metaclassique en réunissant une musicologues et deux réducteurs, respectivement : Cécile Reynaud qui est directrice d’étude à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes spécialiste du piano au XIXè siècle, Benjamin Garzia qui dirige la Mahlerian Camerata pour laquelle il ramène des symphonies de Mahler à une vingtaine d’instruments et Robin Melchior qui a réduit de nombreuses partitions pour la Symphonie de Poche, que voici dans le début du 4è mouvement de la Symphonie Pastorale de Beethoven. Une émission épluchée et ramassée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique - Adorer
Dans le spectacle Nexus de l’adoration, Joris Lacoste invente une religion qui consiste à adorer toutes les choses, qu’il s’agisse d’un Pokemon, d’une pâquerette ou d’une pensée de Cyril Hanouna. Dans Eternal Dawn (L’Aube éternelle), Alexander Schubert met en scène un transhumanisme dans lequel la technologie a phagocyté tout ce qui peut relier les êtres vivants au monde. Deux propositions présentées dans le cadre de l’édition 2025 du festival Musica qui peuvent s’entendre comme deux faces très différemment dystopiques d’une même préoccupation ou d’une même perplexité face aux futurs plus ou moins désirables de la spiritualité dans une société hyperconnectée. Dans le même temps, dans le livre Spiritualités radicales paru aux éditions divergences, l’essayiste Yuna Visentin montre comment, de l’astrologie aux croyances animismes en passant par les monothéismes, les religions consacrées ou inventées peuvent s’entendre comme des récits contre-hégémoniques, autant de manières de se représenter le monde, d’imaginer la liaison entre les êtres avec des systèmes de représentations alternatifs à l’injonction aux storytellings normatifs qui s’imposent aux individus que le capitalisme ne cesse de sur-individualiser ?A l’occasion de leurs créations respectives au cours de l’édition 2025 du festival Musica à Strasbourg, Metaclassique a pu interroger les compositeurs Joris Lacoste et Alexander Schubert (qui sera traduit par Jules Paul) dont les réflexions seront prolongées par celles de Yuna Visentin.Une émission tramée et agencée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique – Adorer
Dans le spectacle Nexus de l’adoration, Joris Lacoste invente une religion qui consiste à adorer toutes les choses, qu’il s’agisse d’un Pokemon, d’une pâquerette ou d’une pensée de Cyril Hanouna. Dans Eternal Dawn (L’Aube éternelle), Alexander Schubert met en scène un transhumanisme dans lequel la technologie a phagocyté tout ce qui peut relier les êtres vivants au monde. Deux propositions présentées dans le cadre de l’édition 2025 du festival Musica qui peuvent s’entendre comme deux faces très différemment dystopiques d’une même préoccupation ou d’une même perplexité face aux futurs plus ou moins désirables de la spiritualité dans une société hyperconnectée. Dans le même temps, dans le livre Spiritualités radicales paru aux éditions divergences, l’essayiste Yuna Visentin montre comment, de l’astrologie aux croyances animismes en passant par les monothéismes, les religions consacrées ou inventées peuvent s’entendre comme des récits contre-hégémoniques, autant de manières de se représenter le monde, d’imaginer la liaison entre les êtres avec des systèmes de représentations alternatifs à l’injonction aux storytellings normatifs qui s’imposent aux individus que le capitalisme ne cesse de sur-individualiser ? A l’occasion de leurs créations respectives au cours de l’édition 2025 du festival Musica à Strasbourg, Metaclassique a pu interroger les compositeurs Joris Lacoste et Alexander Schubert (qui sera traduit par Jules Paul) dont les réflexions seront prolongées par celles de Yuna Visentin. Une émission tramée et agencée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #349 – Allier
Composer de la musique électronique instrumentale au cœur même d’une composition musicale pour instrument acoustique, portent les créateurs de sonorités synthétiques dans une recherche conjointe de formes et d’alliages de timbre. Depuis cette conjonction, on peut toujours se demander comment la forme musicale répond à la recherche des alliages de couleurs et, de manière complètement simultanée, comment lesdits alliages répondent aux idées formelles avec lesquels les sculpteurs de son les abordent qu’ils aient un instrument acoustique en main ou des instruments à électricité. Au cours de ce Métaclassique « Allier », nous irons à la rencontre du clarinettiste Jean-François Charles qui entre en collaboration électronique avec des musiciens acoustiques comme le sétariste Ramin Roshandel. Dans le dernier tiers de l’émission, nous rentrerons dans l’atelier du compositeur Olivier Delevingne qui co-compose pour synthétiseurs modulaires des partitions en alliage avec Benoît Menut qui écrit, à la main, des fantaisies qui nous donnerons l’occasion d’entendre Lucile Boulanger à la viole et François Lazarevitch jouer différentes flûtes. Pour commencer, nous allons à la rencontre du pianiste-compositeur-improvisateur Patrick-Astrid Defossez dont on entendra les fruits de la collaboration avec Anne-Gabrielle Debaecker. Une émission alambiquée et macérée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #348 – Façonner
Les luthiers se transmettent les savoir-faires de génération en génération. Il n’empêche que leurs savoirs se formalisent par des écrits et des traités. Mais plus on remonte dans le temps, moins les sources ont de prétention théorique. Si bien qu’à vouloir faire une flûte ou un psaltérion de l’époque médiévale, ne reste plus pour modèle que des tableaux, des enluminures, des sculptures où paraissent des musiciens et musiciennes dont les traces iconographiques ne s’adressaient pas directement aux luthiers du xxiè siècle et ne cherchaient donc pas à avoir une cohérence organologique applicable pour qui veut aujourd’hui reconstruire les instruments de l’époque. Pour mieux saisir comment façonner un instrument de musique six ou sept siècles après son âge d’or, Métaclassique a été invité par le Centre International de Musiques Médiévales à sillonner les allées du salon d’archéo-lutherie à Saint-Guilhem-le-Désert à la rencontre de Gisèle Clément qui a fondé le CIMM il y a dix ans, du psaltériste Baptiste Chopin, de la chercheuse Laura de Castellet, des archéo-luthiers Olivier Féraud, de Lionel Dieu, Jeff et Jean Daniel Talma Une émission promenée et cousue par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #347 – Pulser
Parmi les révolutions musicales que les ondes radio ont pu permettre, on pourrait compter les œuvres musicales créées à partir des sons captés par les ondes radio, des résonances de phénomènes astronomiques qui se sont produits il y a très longtemps très très loin dans l’espace et qui ont contribué à des découvertes astrophysiques majeures dans les dernières décennies. Mais pour combien est-ce que l’ampleur des phénomènes spatiaux auxquels renvoient ces sons donne un souffle plus ample aux œuvres musicales qu’ils ont pu nourrir ? Quelle différence de traitement musical y aurait-il si, au lieu des battements d’un pulsar, tel compositeur s’inspirait des battements d’un sismographe ou des pulsations cardiaques d’un batracien ? Quand, en 1991, au festival Ars Musica à Bruxelles, les Percussions de Strasbourg ont créé Le Noir de l’étoile, une œuvre spectaculaire de Gérard Grisey pour six percussionnistes disposés autour du public, bande magnétique et transmission in situ de signaux astronomiques, le prologue de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet devait prendre sa part à la puissance de l’œuvre. Avec la complicité du festival Musica, Metaclassique propose de revenir sur Le Noir de l’étoile de Gérard Grisey avec le philosophe Lambert Dousson, l’astrophysicienne Kumiko Kotera et l’essayiste Ariel Kyrou, auteur aux éditions MF de Philofictions. Des imaginaires alternatifs pour la planète. Tout commence par un extrait du prologue de Jean-Pierre Luminet qui, la dernière fois où l’œuvre a été donné dans le cadre du festival Musica à Strasbourg, était dit par André Pomarat. Une émission architecturée et mise en onde par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #346 – Caractériser
Depuis que s’est développé le paradigme de l’autonomie de l’œuvre musicale, les compositeurs et compositrices s’emploient à mettre le maximum d’informations sur leurs partitions pour laisser un minimum d’ambiguïtés quant à la manière dont les interprètes doivent les exécuter. Les partitions ont beau être chargées d’indications de mesure très claires, de mentions de dynamiques des plus précises, de signes de modes de jeu dûment documentés, la manière de caractériser telle ou telle phrase musicale garde un panel de possibilités expressives encore assez large. Et quand un pianiste se lance dans la réalisation d’un disque, il doit passer par des déductions de cohérence stylistique entre les œuvres du corpus, des supputations psychologiques sur le compositeur ou la compositrice, des variations sur lesdites supputations en fonction des périodes de sa vie ou encore des tentatives et des contre-tentatives sur la place qu’il s’agit de laisser au silence au cours de telle ou telle pièce. Pour donner à sentir le poids des incertitudes que le pianiste a dû traverser et pouvoir projeter dans une première partition l’ampleur des possibilités de caractère pour l’aborder quand on ne sait rien de qui l’a écrite, ce ne sera que dans trois minutes que nous révélerons avec le pianiste Nicolas Stavy, l’identité du compositeur auquel il consacre un disque monographique d’une œuvre pour piano qui, jusque-là, n’avait été que très peu, voire pas du tout jouée et enregistrée. Pendant qu’il préparait ce disque, Métaclassique a rendu visite à Nicolas Stavy à trois reprises avec onze mois d’écart entre le premier et le troisième entretien pour donner à entendre le spectre des hypothèses qu’il a dû explorer pour caractériser les différentes œuvres qu’il a enregistrées sur le label BIS et pour ajuster, par exemple, l’exact niveau de gravité qu’il pouvait faire porter à telle ou telle page selon les périodes de sa vie ou les familiarités que ledit compositeur entretenait avec tel ou tel autre. Une émission cultivée et partagée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #345 – Déséparer
« L’être sincère serait alors celui qui obéit à la matière de sa forme. En même temps, il faut bien que chacun donne forme à la matière de son bouillonnement, de sorte que la sincérité est à la fois supposée et visée, comme on sait. Ce qui reste de la sincérité n’est que l’impossibilité de son hypothèse en vue de la possibilité de sa visée[1]. » On peut comprendre dans ce développement de Philippe Beck que la sincérité bute sur un impossible, cela ne l’empêche pas d’être ressentie comme une nécessité. Et on comprend aussi qu’au lieu d’en rester à l’état d’injonction paradoxale, cette tension est donc bien inhérente à ce qui fait l’exigence de sincérité.Il est récurrent dans la pensée et la poésie de Philippe Beck de défaire les fausses oppositions, de dé-séparer les dualismes et les polarisations, à ne pas laisser les choses à l’état de paradoxe et à tenir l’unité des contraires dans une tension dynamique qui a souvent plus fertile à dire que de simplement mimer un semblant de résolution. Pour ce numéro Dé-séparer de Metaclassique, nous allons revenir avec Philippe Beck sur les moments de dé-séparation rencontrés dans les pages liées à la musique dans son livre Documentaires paru aux éditions Le Bruit du temps. Cet entretien est ponctué de lectures de poèmes extraits de recueils anciens tels que Rude merveilleux (éditions Al Dante, 1998) et Aux recensions (éditions Flammarion, 2002) et de son recueil le plus récent, Abstraites et enfantines (éditions Le Bruit du temps, 2025).Une émission conçue et animée par David Christoffel.[1] Philippe Beck, Documentaires, Gouville-sur-Mer, Éditions Le Bruit du temps, 2025, p. 72.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #344 – Pincer
Les cordes pincées sont d’abord identifiées comme une famille d’instruments, parmi lesquels on compte les cithares, les luths, les guitares, les mandolines, ou encore les lyres, les harpes, les clavecins. Et quand on les met ensemble, il peut en ressortir un style assez sec à même de donner envie à qui écrit pour ces instruments de jouer des pincements par les effets de caractère qu’ils peuvent spécialement dédier à ces instruments. L’ensemble C-Barré fondé et dirigé par Sébastien Boin a pris l’habitude d’entamer sa relation avec compositeurs et compositrices d’aujourd’hui en leur commandant une pièce pour mandoline, guitare et harpe. À se demander alors combien la commande joue dans le style d’arrivée, combien les écritures se jouent du caractère posé par l’identité sonore si spécifique de cet attelage-là de cordes pincées. Au cours de cette émission, vous entendrez la harpiste Eva Debonne, le directeur de l’ensemble Sébastien Boin, la mandoliniste Natalia Korsak et le guitariste Thomas Keck, ainsi que deux des compositeurs qui ont reçu commande de composer pour le trio de cordes pincées au coeur de C-Barré, dans l’ordre d’apparition dans l’émission : Frédéric Pattar et Mikel Urquiza. Nous évoquerons aussi Ratzfatz, le trio écrit par Birke Bertelsmeier, dont voici un premier extrait, enregistré par l’Ensemble C-Barré au GMEM de Marseille pour l’occasion de ce Metaclassique. Une émission conçue et animée par David Christoffel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #343 – Encoder
Si, par fatigue ou envie de mêler leurs talents aux partitions qu’ils manipulent, les copistes du Moyen Âge peuvent couramment commettre des erreurs, il ne suffit pas toujours de recouper les versions pour les repérer et restituer l’original. C’est là que les outils développés dans le domaine des humanités numériques peuvent permettre d’avancer. En encodant les différentes sources des motets du poète et compositeur Philippe de Vitry, David Chappuis qui dirige l’Ensemble Arborescence et le chercheur en humanités numériques Olivier Bettens ont pu s’approcher de plus près de la fabrique de ce genre poétique et musical. En retrouvant les pratiques médiévales d’écriture et de lecture ; en déclamant les poèmes selon la prononciation historique supposée ; en explorant l’usage des voces — ces syllabes de solmisation — pour reconstituer les formules mélodiques et en plongeant dans les techniques contrapuntiques de l’Ars nova, l’esthétique propre du milieu du 14ème siècle de Philippe de Vitry. Au cours de cette heure de ce Metaclassique « Encoder », enregistré à l’Abbaye de Royaumont, vous allez pouvoir entendre le chef d’orchestre et compositeur David Chappuis, mais aussi Olivier Bettens, le chanteur et chercheur Vincent Chomienne, l’historienne de la littérature Pascale Bourgain et le chanteuse Eugénie De Mey. Mais, avant d’entendre les versions enregistrées par l’Ensemble Arborescence des motets de Philippe de Vitry, nous allons commencer par écouter un de ces motets dans une version de l’ensemble Sequentia pour que David Chappuis nous explique ce qui l’attriste dans cette façon d’envisager cette œuvre. Une émission conçue et réalisée par David Christoffel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Metaclassique #342 – Chorégraphier
Les chorégraphes peuvent se reconnaître à leurs outils. Mais elles et ils doivent aussi composer avec des cadres, des besoins, des héritages et les tenir pour des dettes. Au lieu de quoi, on les entend quelquefois préférer parler d’inspirations qui est aussi un mot qui revient quand on leur demande de commenter leur parcours du point de vue de leurs collaborations. Outils, dettes, collaborations et styles sont les quatre items sur lesquels la chorégraphe Dominique Brun a interrogé quatre autres chorégraphes dans un cycle de rencontres intitulées « Les Correspondances », proposé en avant-spectacle au Grand R, à l’occasion du 30eme anniversaire de la scène nationale de La Roche-sur-Yon. Vous allez pouvoir entendre, dans l’ordre de leur venue au Grand R : Rachid Ouramdane, Louis Barreau, Joanne Leighton et Nina Laisné. Un panorama de réflexions qui se fera à son tour réflexif par les réflexions en retour que Dominique Brun est venue livrer spécialement pour ce numéro « Chorégraphier » de Metaclassique. Une émission présentée et montée par David Christoffel sur une proposition de Dominique Brun. L’intégrale des rencontres est disponible sur le site du Grand R : https://www.legrandr.com/actualites/les-correspondances/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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