PODCAST · arts
Noircir
by Adrien Grassard
Chaque mardi à 20h. découvrez un nouveau texte.Noyons internet d’une marée noirâtre de mots, et de phrases inutiles.Bienvenue.
Episodes
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Pensée Inutile 1 : INTRODUCTION
J'ai l'impression que les pensées utiles sont à la modes, pourtant les inutiles sont quand même pas mal...
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IL FAUDRAIT SE TAIRE
"Cessez de répandre, votre frustration, Vos lettres de pixels, vos élucubrations, Nos oreilles ne sont, sûrement, pas vos chiottes, Gardez votre vomi, ravalez la compote,"
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JE SUIS CHOSE PAS VUE.
"Vous m’avez tous rendu, cynique comme un mort, À qui l’on tend des fleurs, encore et encore."
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PRESQU'UNE ÎLE
C’est un marécage, qui se veut Océan, Un petit village, qui se croit bienséant, Où seule s’agite, la mer dans sa cuvette, C’est une presque ville, à l’allure fluette.
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HOMO PLASTICUS
"Seigneur plastique que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne sur la terre comme aux cieux. Au nom du plastique, du synthétique et du colorant sans conservateur ajouté."
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JE M'ENNUIE DONC JE PENSE
Je m'ennuie donc je pense, et ça crève la page.
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MES ALEXANDRINS PUENT
"Les meilleurs passages, de mes vers récités, Ce sont leurs césures, car au moins, je m’y tais. "
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SOUDAIN, L'HIVER APPROCHE
"La terre est une boule, à neige foisonnante."
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JE CROIS QUE CE MONDE EST BIZARRE
"C’est étrange et bizarre, et je le dis sans faille, Y’a un truc pas normal, un machin qui s’émaille."
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J'ATTEND L'IDÉE
Les dunes dans le dos, la mer dans la face, J’attend l’éclosion, d’une idée efficace.
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TOUT CELA EST NORMAL
"Pour cela je me tais, et cela est normal, Faut savoir ce qu’on veut, moi je veux du normal."
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DANS MA TÊTE
Parfois j'me dis que dans ma tête, J'devrais penser à y mettre quelques pense-bêtes.
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DÉBORDEMENT VISCÉRAL SYNTAGMATIQUE
"Tartiner d’arguments, noyer de rhétoriques, Ecarteler d’idées, de phrases pléthoriques, Enfin gagner le calme, en l’étouffant de rimes, Ce répète-ordure, réciteur de maximes."
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LA VACHE.
"Cet animal corné, n'as pas un seul adverbe, A son actif d'être, rien à mettre en exergue."
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MISANTHROPIE AIGUE DU CERVELET
"Oui sa misanthropie, était bien trop grossit, Pour survivre à sa large, étroitesse d'esprit"
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LA LUNE
Amie de nos exils, de nos misanthropies, Amie du solitaire, et de ses utopies, Amante des dormeurs, aux mines assoupies, Qu’elle veille sans bruit, sous la brume tapit.
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NOIRCIR 66 | DERNIERE MARCHE
"Les jambes traînantes, le front dégoulinant, D'une sueur âcre, seule eau environnante, L'humain se meut lascif, dans le calme absolu, Les idées desséchées, les pensées vermoulues."
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DIRE
Je voudrais savoir dire, et ne plus la fermer, Ne plus se taire et dire, en étant acharné.
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REFUGE
Je veux m’en aller loin, partir dans les tréfonds, Des pages abimées, en toute discrétion,
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C'EST PAS ÉVIDENT DE MOURIR
C'est décidément pas, évident de mourir, Franchement pas facile, d'accepter de flétrir.
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JE NE FAIS QUE PASSER
"Je ne fais que passer, j'en ai pas pour longtemps, Quelques ans seulement, le temps d'être pédant, De me prendre au sérieux, d'être gonflé du crâne, De me nommer poète, et génie d'la chicane"
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Bouffe, bouffe, bouffe.
"Que l’espace et les temps, deviennent un ragout, Et peut-être alors, mon œil gluant flanc-mou, Dédaignera vouloir, prêter de l’attention, Au monde qui l’entoure, d’une simple flexion."
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ESPERONS
"Laissez-vous engluer, par la visqueuse vague, De l’espoir qui s’amène, de manière divague, Laissez-vous embrocher, par ces longs traits d’esprits, Faisant couler le pue, de vos crânes meurtris, Laissez-vous porter oui, dans cette flaque opaque, Jusqu’à l’îlot d’espoir, où plus rien ne vous traque."
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LE NOIRCIR DE LA MATURITÉ
Lumière dans le noir, vapeur qui nous enfume, Passant de main en main, elle se consume, De lèvres en lèvres, elle s’humidifie, Suante de bave, elle se lubrifie.
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PATER NOSTER - JACQUES PREVERT
Notre Père qui êtes au Cieux, restez-y Et nous, nous resterons sur la Terre qui est quelquefois si jolie Avec ses mystères de New York et puis ses mystères de Paris Qui valent bien celui de la Trinité avec son petit canal de l'Ourcq Sa grande muraille de Chine, sa rivière de Morlaix, ses bêtises…
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ON VIT, ON PARLE... - VICTOR HUGO
On vit, on parle, on a le ciel et les nuages Sur la tête ; on se plaît aux livres des vieux sages ; On lit Virgile et Dante ; on va joyeusement En voiture publique à quelque endroit charmant, En riant aux éclats de l'auberge et du gîte ; Le regard d'une femme en passant vous agite ; On aime, on…
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C'EST COMPLIQUÉ D'ÉCRIRE...
"On a beaucoup à dire, et peu à étaler, On a de quoi parler, mais sans être emballés, On a de quoi râler, mais on a plus l’envie, On a de quoi penser, mais on a plus d’avis."
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POEMES #1 SI LES POETES ETAIENT MOINS BÊTES - BORIS VIAN
Si les poètes étaient moins bêtes Et s’ils étaient moins paresseux Ils rendraient tout le monde heureux Pour pouvoir s’occuper en paix De leurs souffrances littéraires. Ils construiraient des maisons jaunes Avec de grands jardins devant Et des arbres pleins de zoizeaux De mirliflûtes et de…
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BONNE ANNÉE (peut-être.)
Tout commence sans bruit, au loin au très très loin, Au tréfonds des forêts, d’Australie plus ou moins, Une flamme avale, avec aisance l’herbe, Qui gonfle bruyamment, son embonpoint superbe, Puis vient le tour des troncs, et leurs feuillages verts, Qui se trouvent ronger, jusqu’à leurs os…
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TOUT ÇA POUR ÇA
"L’homme à la main agile, est courbé sur la page, Ne voyant plus le monde, et ces sombres dommages, Ne prêtant plus son âme, à ses envies primaires, Ne la laissant vivre, qu’au fond de sa grammaire."
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MINUSCULE
"Elle ne vaut vraiment rien, aux yeux de ce grand monde, Invisible aux humains, et bien trop pudibonde, C’est au tréfonds de l’herbe, auprès des lacs boueux, Entourées de racines, et d’un tunnel noueux, Qui s’éparpille en terre, qu’elle accomplit sa tâche, Sage comme une image, et sans une relâche."
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ON REVEILLAIT LES MORTS
Je me souviens d’un temps, où il couler un flot, De bière et de long vers, crier avec culot, Ou par de simples mots, venant d’un autre temps, L’on réveillait les morts, le cœur palpitant. L’âme grande ouverte, et prête à s’abreuver, De rimes bien foutues, de poésie crevée.
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JE SUIS NON-ESSENTIEL.
Mais maintenant je sais, non vous ne m’aurez plus, Mais maintenant je sais, et je n’écrirais plus. Je suis non-essentiel, mon être s’est trompé, Ces pages bien remplies, ont un goût détrempé, Maintenant que je sais, c’était improductif, Inefficace et bête, et surtout vomitif, Négligeable et...
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J'CROIS QU'J'AI CHOPE UN TRUC...
"Puis on m’a biduler, dans des trucs much guindés, Je m’suis fait machiner, dans des bazars blindés, On m’a scaniffier, mon cervelet bondé, On m’a tâté les glandes, qui servent à glander, Pour enfin m’annoncer, « monsieur accrochez-vous, D’après les résultats, cela est un peu fou, Mais il...
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TAIS-TOI ET CRÈVE
C’est l’âme amère, que je reprends la plume, Avec l’envie furieuse, et sale qui s’exhume, De vomir méchamment, à votre sainte tronche, Ces quelques vers piquants, pour décharger mes songes. Monsieur le président, voici l’état des lieux, Des babioles perdues, enfin prise sans sérieux, Aux français...
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FERMER LE CAHIER.
"Il est temps de poser, ma plume désaxée, De laisser le papier, doucement se froisser."
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LA MER
"Elle bouche les creux, de son voile bleuté, Et son corps langoureux, vient sur terre empiété, Rien ne peut l’effrayer, ni la faire partir, Rien ne peut l’enrayer, ni ne peut l’aplatir, Lorsque fier elle part, elle revient toujours, Quelques heures plus tard, dans un grondement sourd."
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J'ATTEND MON TROU DU CUL
J'attend...
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ILS NE FONT QUE PENSER
"Ils pensent à la peur, et soudain en ont peur, Ils pensent à la mort, et soudain ils en meurent, Ils pensent à la vie, et ne la vivent plus, Ils pensent à penser, et pensent en surplus. "
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TEMPS
"Soixante tics et tacs, font soixante autres tics, En vrac qui s’excitent, bruyants tel des moustiques, Tic tac tic tac tic tac, voici ton temps qui passe, Tic tac tic tac tic tac, voilà ce qui t’agace. »
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J'AI RIEN A DIRE...
... Vraiment rien à dire...
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BAL MASQUÉ
"Un grandiloquent bal, mais qui plus est masqué ! Je l’ai vu je l’assure, j’étais estomaqué, Des milliards de gens, la tronche placardée, De tissus de plastiques, la tronche enguirlandée, De cordons bien pratiques, la bouche surmontée, De ces absurdités, le regard effronté, V’la qu’ils...
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CA Y EST, JE ME TIRE !
"Aujourd’hui ça y est, cette foutue poignée, Qui depuis le départ, ne cesse de grogner, Et d’harceler mes sens, de ses nombreux clins d’œil, Va prendre enfin ma main, dans sa tronche de veule, Aujourd’hui ça y est, enfin je vais sortir, J’abandonne mon bric, mon brac et je me tire. "
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VERS
Le monde est ce qu'il est...
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ON MARCHE SUR LES PIEDS !
"Plus loin dans un journal, porté par le bon vent, Ouvert par grand hasard, à la page six cent, J’ai vu une photo, du diable biscornu, C’est difficile à croire, et un peu saugrenu, Mais je vous en assure, sans intérêt aucun, Qu’il était à l’article, de la mort ce mesquin"
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L’HUMAIN CONFINÉ OBSERVE LE PRINTEMPS
"Il s’étire en largeur, avec un air farceur, Il te donne le temps, avec un air charmeur Le temps n’avait jamais, pu prendre autant son temps, De l’instant il profite, laissant l’heure flottante,"
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REFLETS
"Le monde est une flaque, d’eau stagnante et puante, Face à laquelle l’humain, se tient d’un air pédant, Il s’y penche et épanche, non pas sa gorge sèche, Mais la soif de ses yeux, observant cette mèche, Caressant ses sourcils, lui donnant l’air rebelle, Imaginant d’avance, l’effet artificiel,...
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CHAQUE MOT QUE J’ÉCRIS...
« Chaque mot que je puise, est un bout de mon âme, Qu’il soit frais ou bêtise, c’est un bout de ma flamme, Qui sereinement glisse, au creux de ton oreille, Nous voici donc complice, tel la fleur et l’abeille »
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JOYEUX CONFINEMENT
"L’heure est à l’écriture, et à la poésie, A la création, et à la fantaisie, Et lorsqu’il sera l’heure, de retrouver l’air frais, Les odeurs du printemps, qui vont nous délivrer, Il sera enfin temps, de poser les premières, Briques du nouveau monde, sur celles qui hier, Nous portaient sur leur…
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LA JOURNÉE DE LA FESSE DROITE
"Alors je vous le demande, quelle est la morale de cette histoire ? Que l'humain se tenant sur une seule fesse sera à jamais bancale ? Ou que vous avez tous des têtes de culs ? "
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