Survie Numérique - La survie numerique pour tous podcast artwork

PODCAST · education

Survie Numérique - La survie numerique pour tous

La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité constituent les bases de nos démocraties. Aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais un maximum de bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique mais sans compromis, pédagogique et qui va vous enseigner tout ce qu'on aurait dû apprendre concernant le numérique. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis et parfois je m’en éloigne en fonction de l'inspiration. Alors bienvenue dans Survie Numérique, bienvenue dans la résistance face aux GAFAM et au capitalisme de surveillance.

Publisher-supplied feed metadata · PodParley refreshed Jun 8, 2026 · Source feed

  1. 9

    🎙️ 08 – Deepfake et voix clonées : quand l’IA imite votre grand-mère

    Aujourd’hui, on plonge dans le cauchemar moderne : les Deepfakes. Non, ce n’est pas un nouveau régime alimentaire pour robots, c’est la technologie qui permet à un pirate de cloner la voix de votre fils en 3 secondes pour vous demander de l’argent. Et croyez-moi, c’est terrifiant, mais c’est aussi drôle… enfin, pas vraiment. C’est juste effrayant. SCRIPT PODCAST -- ÉPISODE 08 (Le script est mon guide lors de l'enregistrement, qui parfois s'en éloigne en fonction de l'inspiration). Bonjour et bienvenue dans Survie Numérique. La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité sont à la base de nos démocraties. Mais aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais avec joie et bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique et sans compromis. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis, parfois je m’en inspire, alors bienvenue dans Survie Numérique et aujourd’hui on plonge dans le cauchemar moderne : les Deepfakes. Non, ce n’est pas un nouveau régime alimentaire pour robots, c’est la technologie qui permet à un pirate de cloner la voix de votre fils en 3 secondes pour vous demander de l’argent. Et croyez-moi, c’est terrifiant, mais c’est aussi drôle… enfin, pas vraiment. C’est juste effrayant. Alors, accrochez-vous, on va démêler le vrai du faux avant que l’IA ne prenne le contrôle total de votre compte bancaire. 🧐 C’est quoi ce truc ? Commençons par le début. Un Deepfake, c’est un mélange de « Deep Learning » (l’apprentissage profond des IA) et de “Fake” (faux). En gros, c’est comme si vous donniez à un robot une photo de votre visage et 5 secondes de votre voix, et que ce robot devenait votre sosie numérique parfait. Imaginez que vous ayez un jumeau maléfique qui vit dans le cloud. Ce jumeau peut parler, sourire, cligner des yeux, et dire des choses que vous n’avez jamais dites. Et le pire ? Il le fait en quelques minutes, avec des outils souvent gratuits. Oui, gratuit ! C’est comme si on vous offrait un kit de contrefaçon dans un distributeur automatique. Avant, pour falsifier une voix, il fallait un studio d’enregistrement et des années de formation. Aujourd’hui ? Il suffit d’un smartphone et de quelques secondes de votre voix sur TikTok ou Instagram. Si vous postez des vidéos où vous parlez longuement, vous êtes en train de donner aux pirates les ingrédients de votre propre clonage. C’est un peu comme laisser vos empreintes digitales sur un verre de vin dans un bar bondé : ça ne prend pas longtemps pour les copier. 🚨 Les 3 Arnaques de 2026 (Qui font froid dans le dos) En 2026, les pirates ne se contentent plus de vous envoyer des courriels avec des fautes d’orthographe (« Cher client, veuillez cliquer ici pour gagner 1 million »). Non, ils ont monté leur propre agence de communication. Voici les trois scénarios classiques : 1. L’Appel de la Détresse (Le classique émotionnel) Vous recevez un appel. C’est la voix de votre enfant. Elle tremble, elle panique. « Maman/Papa, je suis en galère, j’ai besoin d’argent tout de suite, envoie-moi un virement !". Votre cœur s’arrête. Vous paniquez. Vous voulez aider. STOP ! C’est là que le pirate gagne. Il joue sur vos émotions comme un pianiste virtuose. La voix est parfaite, mais il y a un détail : elle peut sembler un peu trop “lisse”, ou les phrases sont trop courtes, comme si l’IA avait peur de trop en dire. La solution ? Le Mot de Passe Familial. Mais attention, pas « le nom de mon premier chien » (votre fils l’a posté sur Facebook il y a 3 ans, le pirate le sait aussi !). Il faut un mot de passe absurde, secret, que seul vous deux connaissez. « Quel était le nom de code de notre mission secrète en 2018 ?". Si la personne hésite ou invente, c’est un clone. Raccrochez. 2. Le PDG Vidéo (Pour les entreprises) Un employé reçoit un courriel avec une vidéo de son PDG. Le PDG dit : « On a un virement urgent à faire, voici les coordonnées bancaires.". La vidéo est hyper réaliste. Le PDG cligne des yeux, il sourit, il utilise son vocabulaire habituel. Comment ? Parce que le pirate a scanné des heures de réunions publiques sur YouTube. L’IA a appris le style de parole, les tic de langage, les expressions faciales. La solution ? La Vérification Croisée. Ne faites jamais confiance à un seul canal. Si le PDG vous demande de l’argent par vidéo, appelez-le sur son numéro personnel connu, ou envoyez-lui un message sur Signal. Si c’est une urgence réelle, il comprendra. Si c’est une arnaque, il sera surpris que vous ayez eu le réflexe de vérifier. 3. Le Phishing (hamaçonnage) parfait (L’IA qui écrit mieux que vous) Avant, les courriels d’arnaque étaient pleins de fautes. Maintenant, l’IA rédige des courriers impeccables. Elle connaît le ton, les formules de politesse, et même le jargon de votre entreprise. La solution ? Regardez l’adresse de l’expéditeur (pas le nom affiché, mais l’adresse réelle), les liens (passez votre souris dessus sans cliquer), et surtout, le sentiment d’urgence. Si on vous presse, c’est presque toujours une arnaque. 🛡️ Comment se protéger ? (La trousse de secours) Alors, comment ne pas finir en victime d’un clone numérique ? Voici 4 règles d’or, simples mais efficaces : Le Mot de Passe Familial Absurde : Créez un mot de passe secret avec vos proches. Quelque chose de totalement aléatoire. « La couleur du chapeau de mon oncle lors de notre voyage à Bali en 2015 ». Ne le partagez jamais par courriel ou SMS. Si quelqu’un vous appelle pour de l’argent et ne connaît pas ce mot de passe, c’est un pirate. Point. La Règle du « Deux Canaux" : Si vous recevez un appel ou un message urgent, raccrochez et rappelez le numéro connu. Ou envoyez un message sur une autre application (Signal). La vérification croisée est votre meilleure défense. C’est comme avoir deux serrures sur votre porte : si l’une saute, l’autre tient. Protégez Votre Voix : Évitez de poster trop de vidéos où vous parlez longuement sur les réseaux publics. Moins il y a d’échantillons de votre voix en ligne, moins les pirates peuvent vous cloner. Pas besoin d’arrêter TikTok, mais soyez conscient de ce que vous partagez. Imaginez que chaque vidéo est une empreinte vocale que vous laissez traîner. Informer Vos Proches : Parlez-en à votre famille. Dites-leur : « Si je t’appelle pour demander de l’argent, on utilisera le mot de passe familial.". Comme ça, tout le monde est au courant. C’est comme un code de sécurité dans un film d’espionnage, sauf que c’est pour éviter de perdre votre épargne. 🎬 Scénario Pratique : Que faire si ça arrive ? Imaginons que vous receviez cet appel maintenant. Votre “fils” vous dit qu’il a besoin d’argent. Voici la procédure en 4 étapes, comme un guide de survie : Étape 1 : Ne paniquez pas. Respirez. Les pirates comptent sur votre émotion. Prenez 10 secondes pour réfléchir. C’est comme quand vous voyez un feu : ne courez pas, évaluez la situation. Étape 2 : Demandez le mot de passe familial. Dites : « Je comprends que tu sois en galère. Mais pour vérifier que c’est bien toi, dis-moi notre mot de passe secret.". Si la personne hésite, invente, ou dit « je l’ai oublié », c’est une arnaque. Raccrochez immédiatement. Étape 3 : Raccrochez et rappelez. Appelez le numéro connu de votre fils. Pas celui qui vous a appelé. Le numéro que vous avez dans vos contacts. C’est la seule façon de confirmer l’identité. Étape 4 : Signalez si nécessaire. Si c’est bien une arnaque, signalez le numéro à votre opérateur et déposez plainte si de l’argent a été envoyé. Ne restez pas seul face à ça. 🎉 Conclusion Alors, voilà. L’IA change la donne, mais les principes de base restent les mêmes : douter, vérifier, ne pas céder à l’urgence. C’est comme conduire : on ne fait jamais confiance aveuglément à la route, on regarde les panneaux, on freine si nécessaire. Si vous voulez approfondir, je vous invite à visiter survienumerique.com. On y trouve des articles, une infolettre et surtout une formation en 10 modules pour protéger votre famille et vos clients. Le lien est dans la description. Et pensez à vous abonner pour ne pas rater le prochain épisode. Si vous avez aimé, laissez un avis sur votre plateforme préférée. Ça aide énormément le podcast à se faire connaître. Merci d’avoir écouté cet épisode de Survie Numérique. Restez vigilants, protégez vos données, et surtout, ne donnez jamais votre mot de passe familial à un inconnu… même s’il a la voix de votre mère. À la semaine prochaine, et restez humains !

  2. 8

    🎙️ 07 – La double authentification

    Pourquoi votre mot de passe ne vaut plus rien Vous pensiez qu'avoir un mot de passe fort et un gestionnaire de mot de passe suffisait ? C'était vrai il y a 10 ans. Alors comment faire ? C'est ce que nous allons voir dans cet épisode. SCRIPT PODCAST -- ÉPISODE 07 (Le script est mon guide lors de l'enregistrement, qui parfois s'en éloigne en fonction de l'inspiration). Bonjour et bienvenue dans Survie Numérique. La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité sont à la base de nos démocraties. Mais aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais avec joie et bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique et sans compromis. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis, parfois je m’en inspire, alors bienvenue dans Survie Numérique et aujourd’hui on parle de la Double Authentification. Vous connaissez peut-être ça sous le nom de 2FA, A2F ou MFA. J’ai déjà vu ce terme partout : « Activez la 2FA ! » « Ajoutez une vérification en deux étapes ! » Mais honnêtement, ça fait un peu peur, non ? « C’est compliqué ? » « Et si je perds mon téléphone, je suis bloqué pour toujours ? » Ce sont les deux questions que tout le monde se pose. Et la réponse courte est : Non, ce n’est pas compliqué, et oui, c’est vital. Vital ? C’est si important que ça ? C’est la différence entre avoir une porte blindée et une porte en bois avec un cadenas rouillé. Si votre mot de passe est volé, la Double Authentification est la seule chose qui empêche le pirate d’entrer dans votre maison numérique. Alors, prêt à verrouiller votre porte ? C’est parti ! 🔓 LE PROBLÈME : Pourquoi « Xk9#mP2 » ne suffit plus Narrateur : Commençons par le début. Pourquoi le mot de passe ne suffit plus ? Je croyais que si j’avais un mot de passe fort comme « Xk9#mP2 $vL5 !", j’étais en sécurité. C’est ce qu’on espérait il y a 10 ans. Mais aujourd’hui, les mots de passe sont constamment volés. Vous ne le donnez jamais, hein ? Vous êtes prudent ? Vous ne le donnez pas, mais les pirates le volent ailleurs. Les fuites de données : Un site de forum de cuisine se fait pirater, et votre email + mot de passe circulent sur internet comme des bonbons. Le phishing : Vous cliquez sur un faux lien « Urgence Banque », et vous tapez votre mot de passe sur un site pirate. Les logiciels espions : Un virus sur votre ordinateur enregistre ce que vous tapez, comme un petit espion dans votre poche. Donc même avec un mot de passe super fort, un pirate peut l’avoir ? Exactement. Et s’il l’a, il peut se connecter à votre compte bancaire, votre email principal, vos réseaux sociaux. C’est la porte ouverte grande battue. Et la Double Authentification, c’est comme mettre une seconde serrure ? C’est encore mieux. C’est comme si, pour entrer dans votre maison, il fallait non seulement la clé (le mot de passe), mais aussi que vous présentiez votre carte d’identité (le deuxième facteur). 🔑 LES DEUX FACTEURS : La clé et la carte d’identité Narrateur : Ok, donc c’est deux choses. Mais quelles sont ces « deux choses » exactement ? En sécurité, on parle de trois types de facteurs : Ce que vous connaissez : Votre mot de passe. Ce que vous possédez : Votre téléphone, une clé physique, une carte. Ce que vous êtes : Votre empreinte digitale, votre visage (biométrie). Donc la Double Authentification, c’est combiner deux de ces facteurs ? Oui. Le plus courant, c’est combiner Ce que vous connaissez (mot de passe) + Ce que vous possédez (votre téléphone). D’accord. Mais comment ça se passe concrètement quand je me connecte ? Voici le scénario : Vous entrez votre email et votre mot de passe. Le site dit : « Mot de passe correct. Maintenant, prouve que c’est bien toi. » Il vous envoie un code à 6 chiffres. Vous le tapez. Si le code est bon, vous entrez. Et si le pirate a mon mot de passe ? Il arrive à l’étape 1. Mais à l’étape 3, il ne peut pas recevoir le code sur votre téléphone. Il est bloqué. Il reste dehors, à regarder par la fenêtre. Ah ! Donc même s’il a tout, il ne peut pas entrer sans mon téléphone. C’est génial ! C’est exactement ça. 📱 LE CHOIX CRUCIAL : SMS, Email ou Application ? Narrateur : Ok, je veux l’activer tout de suite. Mais il y a un choix à faire, non ? On peut recevoir le code par SMS, par email ou par une application ? C’est la question la plus importante de cet épisode. Il y a deux méthodes principales, et l’une est bien plus sûre que l’autre. Méthode 1 : Le SMS et l’Email (La porte en bois) Narrateur : La première, c’est le SMS. Le site vous envoie un code par texto. Avantage : Simple, tout le monde a un téléphone. Inconvénient majeur : Le SIM Swapping. Le SIM Swapping ? C’est quoi ? C’est une arnaque où le pirate appelle votre opérateur téléphonique en se faisant passer pour vous. Il dit : « J’ai perdu mon téléphone, envoyez ma carte SIM sur ce nouveau numéro. » Si l’opérateur se fait avoir (et ils se font avoir souvent), le pirate reçoit tous vos SMS, y compris les codes de sécurité. Oh non… Donc le SMS n’est pas sûr ? C’est mieux que rien, mais c’est le niveau le plus bas. À éviter pour les comptes sensibles (banque, email principal). Et l’email alors ? Ça n’est pas mieux. Le courriel est un protocole non protégé, non chiffré, peu sûr. À éviter tout autant que les SMS. Le pire dans tout ça, c’est que c’est la méthode choisie par les impôts, qui ont d’ailleurs été largement piratés en 2026. Donc on évite le SMS et l’email pour les comptes importants ? Exactement. Méthode 2 : L’Application (La porte blindée) Narrateur : Alors, qu’est-ce qui nous reste ? C’est l’application. Vous installez une appli comme Google Authenticator, Microsoft Authenticator, Raivo (sur iPhone), ou beaucoup mieux niveau sécurité et respect de la vie privée (car les GAFAM sont connus pour être les pires à ce sujet), je recommande Ente Auth (disponible sur web, Android, Mac, Windows, Linux…). Comment ça marche ? L’appli génère un code qui change toutes les 30 secondes. Pas besoin de réseau, pas de SMS. Avantage : Le code reste sur votre téléphone. Même si le pirate vole votre numéro de téléphone, il ne peut pas générer le code. Donc c’est beaucoup plus sûr ? C’est le standard de sécurité actuel. C’est ce que je recommande pour 99 % des gens. 🆘 LE CAUCHEMAR : Et si je perds mon téléphone ? Narrateur : Ok, mais… et si je perds mon téléphone ? Je suis bloqué ? C’est la seule crainte d’où Ente Auth qui permet de passer par le web et qui est à ma connaissance le seul à proposer ça. Mais il y a une solution universelle : les codes de récupération. Attends, si je perds mon téléphone et que je n’ai plus l’appli, je ne peux plus me connecter à mes comptes ? C’est un cauchemar ! C’est le risque. Mais c’est pour ça que chaque site vous propose de télécharger une liste de codes de récupération. Des codes ? Oui. C’est une liste de 10 ou 20 codes uniques, comme des mots de passe à usage unique. Action : Quand vous activez la 2FA, le site vous affiche cette liste. Action : Vous les imprimez ou les notez sur un papier. Action : Vous les rangez dans un tiroir sécurisé, loin de chez vous (dans un coffre, chez un parent, etc.). Et à quoi ils servent ? Si vous perdez votre téléphone, vous utilisez un code de la liste pour vous connecter. Une fois connecté, vous pouvez réactiver la 2FA sur votre nouveau téléphone. Donc c’est ma sauvegarde ultime ? Exactement. Ne perdez jamais ces codes. C’est la clé de votre coffre-fort si vous perdez la clé principale. 🚀 ACTION IMMÉDIATE : Comment faire maintenant ? Narrateur : Survivant Numérique, c’est clair. Je vais activer la 2FA sur mon compte de courriel principal ce soir, avec une application, et imprimer les codes de récupération. C’est la meilleure décision que vous puissiez prendre. C’est rapide, et ça vous protège pour les 10 prochaines années. Et si je veux un guide pas à pas pour chaque site ? Sur survienumerique.com, on a un Module Débutant 1 qui vous guide pour activer la 2FA, plusieurs articles sur le sujet, et dans mes formations (en 10 modules d’1h30) on aborde ce sujet parmi plein d’autres. Le lien est dans la description ? Oui. Et pensez à vous abonner pour ne pas rater le prochain épisode. Je m’abonne tout de suite ! Merci d’avoir écouté cet épisode de Survie Numérique. Si vous avez aimé, laissez un avis sur votre plateforme préférée. Ça aide énormément le podcast à se faire connaître. La semaine prochaine, on se retrouve pour un nouvel épisode. J’ai hâte ! En attendant, restez vigilants, protégez vos données, et surtout : ne vous fiez pas uniquement à votre mot de passe. À la semaine prochaine !

  3. 7

    🎙️ 06 – Le piège doré des smartphones et comment s’en libérer

    Le capitalisme de surveillance, la machine à vendre vos données Vous pensez que votre smartphone est un outil ? Un assistant personnel ? Une fenêtre sur le monde ? C’est une illusion. Ce sont des pièges au service du capitalisme de surveillance, ne fuyez -pas, vous allez voir ce que vous allez voir et apprendre à vous défendre. SCRIPT PODCAST -- ÉPISODE 06 (Le script est mon guide lors de l'enregistrement, qui parfois s'en éloigne en fonction de l'inspiration). Bonjour et bienvenue dans Survie Numérique. La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité sont à la base de nos démocraties. Mais aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais avec joie et bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique et sans compromis. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis, parfois je m’en inspire, alors bienvenue dans Survie Numérique et aujourd’hui, nous allons briser un mythe. Vous pensez que votre smartphone est un outil ? Un assistant personnel ? Une fenêtre sur le monde ? C’est une illusion. En réalité, votre téléphone est avant tout une machine industrielle. Sa fonction première n’est pas de vous servir, mais de vous observer. Chaque mouvement, chaque clic, chaque localisation, chaque conversation est capturé, analysé, et transformé en une marchandise. Nous vivons dans une ère que les experts appellent le « capitalisme de surveillance ». Dans ce système, votre vie privée n’est pas un droit, mais une ressource à extraire. Les géants de la technologie ne vous vendent pas un produit ; ils vous vendent à des annonceurs, à des courtiers en données, et parfois, à des gouvernements. Dans cet épisode, nous allons démonter le mécanisme de cette extraction. Nous verrons pourquoi les systèmes d’exploitation grand public sont conçus pour vous espionner, et nous explorerons une solution radicale, mais indispensable pour qui veut reprendre le contrôle : GrapheneOS. Mais je vous donnerais aussi des conseils si vous utilisez (malgré vous un ordiphone sous Android ou iOS pour les possesseurs d’iPhones). Préparez-vous à voir votre téléphone sous un jour nouveau. Ce n’est plus un outil. C’est un poste de surveillance. PARTIE 1 : LE CAPITALISME DE SURVEILLANCE – LE MODÈLE ÉCONOMIQUE Pour comprendre pourquoi votre téléphone vous espionne, il faut regarder le modèle économique. Les grands fabricants (Apple, Google, Samsung) et les applications que vous utilisez (Facebook, TikTok, Instagram) fonctionnent sur un principe simple : la gratuité apparente. Vous ne payez pas pour utiliser Android ou iOS. Vous ne payez pas pour utiliser Google Maps ou Gmail. Mais le prix n’est pas nul. Le prix, c’est vous. Imaginez que vous entriez dans une usine. L’usine vous offre gratuitement un café, un siège confortable, et des outils de travail. En échange, elle installe des caméras dans chaque coin de la pièce, des microphones dans chaque oreille, et des capteurs sur vos mains. Elle enregistre tout : ce que vous produisez, ce que vous dites, vos pauses, vos hésitations. Ensuite, elle prend ces données, les traite, et les vend à des tiers qui veulent vous vendre des produits, influencer vos votes, ou prédire vos comportements. C’est le cœur du capitalisme de surveillance. Votre téléphone est l’outil le plus efficace pour cette collecte. Il est toujours allumé, toujours dans votre poche, toujours connecté. Il connaît votre rythme cardiaque, vos déplacements, vos achats, vos relations, vos peurs. PARTIE 2 : LA COLLECTE INVISIBLE – CE QUI SE PASSE SOUS LE CAPOT Comment cette collecte se fait-elle ? Elle est invisible, intégrée dans le système d’exploitation lui-même. Sur Android standard (celui de Google) ou iOS (celui d’Apple), le système d’exploitation contient des « services » qui tournent en arrière-plan. Ces services envoient des données aux serveurs des fabricants, même si vous n’utilisez pas l’application concernée. Par exemple, Google Play Services, présent sur la quasi-totalité des téléphones Android, collecte en permanence votre localisation, vos identifiants de réseau, et les applications que vous utilisez. Ces données servent à alimenter les algorithmes de publicité ciblée. Même sur iPhone, Apple collecte des données, bien que de manière plus discrète et avec une rhétorique de « vie privée » plus forte. Mais le modèle reste le même : Apple a besoin de données pour améliorer ses services, pour vendre des publicités dans son App Store, et pour alimenter son intelligence artificielle. Le problème, c’est que vous n’avez pas le choix. Vous ne pouvez pas désactiver ces services sans rendre le téléphone inutilisable. Vous êtes prisonnier du système. PARTIE 3 : LE FANTÔME DE LA VIE PRIVÉE Beaucoup pensent que les paramètres de confidentialité suffisent. « J'ai désactivé la localisation, j’ai refusé les cookies, j’ai supprimé l’historique ». C’est une illusion. Les paramètres de confidentialité sont souvent des leurres. Ils vous donnent l’impression de contrôle, mais ils ne bloquent pas la collecte fondamentale. Les applications peuvent contourner vos refus en utilisant des identifiants de publicité, en croisant des données de métadonnées, ou en utilisant ce que les informaticiens appellent des API système qui échappent à votre contrôle. De plus, la loi ne vous protège pas vraiment. Les conditions d’utilisation sont des contrats d’adhésion que vous acceptez sans lire. Elles vous donnent le droit de collecter « tout ce qui est nécessaire au fonctionnement du service ». Et comme le fonctionnement du service est défini par le fabricant, la boucle est bouclée. Nous sommes dans une société où la vie privée est devenue un luxe, réservé à ceux qui ont les moyens techniques et financiers de se protéger. Pour le reste, nous sommes des produits. PARTIE 4 : LA SOLUTION RADICALE – GRAPHENEOS Alors, que faire ? Jeter son smartphone n’est presque plus une option envisageable tellement nous sommes devenus dépendants de ces objets et parce que les gouvernements, complices, exigent à présent le terminal dit smartphone pour la plupart des démarches officielles. Cette solution est donc peu réaliste dans le monde actuel. La solution n’est pas de demander aux géants de la tech de changer. Ils ne changeront pas, car c’est leur modèle économique. La solution est de changer d’outil. C’est ici qu’intervient GrapheneOS. GrapheneOS est un système d’exploitation mobile open-source, basé sur Android, mais entièrement repensé pour la sécurité et la vie privée. Il est développé par une équipe indépendante, sans lien avec Google, et il est utilisé par des journalistes, des militants, des chercheurs en sécurité, et des personnes soucieuses de leur vie privée (dont nous à Survie Numérique). Mais qu’est-ce qui le rend si spécial ? L’absence de Google Play Services : Sur GrapheneOS, les services de Google qui collectent vos données sont supprimés. Pas de traqueurs en arrière-plan, pas de collecte de localisation continue par le système. Le durcissement de la sécurité : GrapheneOS applique des corrections de sécurité bien au-delà d’Android standard. Il rend le système beaucoup plus résistant aux attaques et aux exploits. Le contrôle total : Vous avez le contrôle absolu sur les permissions. Vous pouvez décider exactement quelles données une application peut accéder, et même simuler des données fausses pour tromper les applications malveillantes. La compatibilité : GrapheneOS permet d’installer des applications via le Play Store (via un conteneur sandboxed, c’est à dire isolé) ou via F-Droid (un dépôt d’applications alternatif), mais sans que Google ait accès à vos données. Vous bénéficiez du techno-système Android sans la surveillance. GrapheneOS n’est pas un système pour les débutants absolus, mais il est accessible. Il transforme votre téléphone d’une machine à vendre vos données en un véritable outil personnel, sous votre contrôle. PARTIE 5 : POURQUOI GRAPHENEOS EST INDISPENSABLE Pourquoi choisir GrapheneOS plutôt que simplement « désactiver les paramètres » ? Parce que la désactivation est une lutte perdue d’avance contre un système conçu pour contourner vos défenses. Exemple récemment pour mes formations, récemment, je faisais une démonstration qui montre les centaines (oui centaines) de pisteurs présents dans un téléphone Xiaomi et revendu à des annonceurs publicitaires et je vois en petit un texte disant que je peux désactiver les reventes de certaines données dites « légitimes » (en passant ça veut dire que les autres sont donc illégitime ? Et pourtant elles sont activées par défaut, et il faut presque 30 minutes pour arriver à les désactiver toutes). Mais attendez, le meilleur du pire reste à venir. Caché plus loin je vois un texte Orwellien que je cite intégralement : Donc vous voyez on ne peut pas jouer avec des gens qui ne respectent aucune règle, d’où la solution que je préconise, changer d’OS, de système d’exploitation. GrapheneOS, lui, change les règles du jeu. Il supprime la source du problème : le système d’exploitation lui-même. C’est le seul moyen de garantir que vos données ne sont pas collectées par défaut. C’est le seul moyen de reprendre la souveraineté sur votre appareil. Choisir GrapheneOS, c’est faire un acte politique. C’est dire « non » au capitalisme de surveillance. C’est refuser d’être un produit. C’est choisir la liberté numérique. PARTIE 6 : COMMENT PASSER À GRAPHENEOS Si vous êtes prêt à faire ce saut, voici comment procéder : Vérifiez la compatibilité : GrapheneOS est actuellement disponible sur certains modèles de téléphones Google Pixel. C’est paradoxalement sur les téléphones Google que l’on peut installer le système le plus privé, car le matériel est ouvert et sécurisé. Téléchargez l’installateur : Rendez-vous sur le site officiel de GrapheneOS. Suivez les instructions à la lettre. Effectuez l’installation : Le processus est simple, mais nécessite de déverrouiller le bootloader de votre téléphone. Attention : cela efface toutes vos données. Faites une sauvegarde avant. Configurez vos applications : Installez vos applications essentielles via le conteneur sandboxed ou F-Droid. Configurez les permissions avec soin. Adoptez de nouvelles habitudes : Apprenez à vivre sans les services Google. Utilisez des alternatives respectueuses de la vie privée pour la météo, la navigation, les emails, etc. C’est un changement, mais c’est un changement libérateur. PARTIE 7 : STRATÉGIES POUR LES UTILISATEURS D’IPHONE ET D’ANDROID CLASSIQUE Je sais que le passage à GrapheneOS est une étape importante, mais pas immédiate pour tout le monde. Peut-être que vous avez un iPhone, que votre entreprise impose un appareil spécifique, ou que vous n’êtes pas encore prêt à changer de système d’exploitation. Ne vous sentez pas impuissants. Même dans un environnement de surveillance, vous pouvez réduire considérablement votre surface d’attaque et la quantité de données que vous exposez. Voici comment agir concrètement selon votre situation. Pour les utilisateurs d’iPhone (iOS) Apple se positionne comme le champion de la vie privée, mais n’oubliez pas : Apple est une entreprise qui vend des services et des données (via iCloud, Apple Music, Apple News, etc.). Leurs paramètres sont souvent des compromis. Activez la « Protection de la confidentialité » (Privacy Report) : Allez dans Réglages > Confidentialité et sécurité. Activez la protection contre le pistage des applications. Cela empêche les applications de suivre votre activité sur d’autres sites et applications. Masquez votre adresse e-mail : Utilisez la fonctionnalité « Masquer mon adresse e-mail » d’iCloud+. Cela génère des alias aléatoires pour chaque inscription, empêchant les entreprises de lier vos activités à votre vraie identité. Désactivez l’analyse et le partage : Dans Réglages > Confidentialité et sécurité > Analyse et améliorations, désactivez tout ce qui concerne l’envoi de données d’analyse à Apple. Limitez le suivi de la localisation : Allez dans Réglages > Confidentialité et sécurité > Services de localisation. Passez chaque application en “Jamais” ou « Lors de l’utilisation de l’app ». Désactivez le « Partage de la localisation » global si vous ne l’utilisez pas activement. Utilisez Safari avec « Intelligent Tracking Prevention" : Safari est déjà bien configuré, mais assurez-vous que l’option « Empêcher le suivi inter-site » est activée. Évitez Chrome sur iOS, car il est lié à Google et contourne souvent les protections d’iOS. Réinitialisez l’identifiant publicitaire : Allez dans Réglages > Confidentialité et sécurité > Suivi et réinitialisez l’identifiant publicitaire de votre appareil. Cela brise le lien avec votre historique de comportement passé. Pour les utilisateurs d’Android Classique (Samsung, Xiaomi, Motorola, etc.) Android standard est le terrain de jeu de Google. La collecte est agressive par défaut. Votre objectif est de couper les liens avec les services Google et de durcir les paramètres. Désactivez les services Google Play : C’est difficile, mais vous pouvez limiter leur activité. Allez dans Paramètres > Google > Gestion du compte Google > Données et confidentialité. Désactivez l’historique des recherches, l’historique des applications, et la localisation Google. Utilisez un navigateur privé : Remplacez Chrome par Firefox, Brave ou Mull. Installez des extensions comme uBlock Origin pour bloquer les traqueurs. Gérez les permissions avec rigueur : Allez dans Paramètres > Confidentialité > Gestionnaire de permissions. Révoquez toutes les permissions inutiles (microphone, caméra, contacts, localisation) pour chaque application. Si une application de lampe de poche demande vos contacts, refusez. Désactivez l’assistant Google : Si vous n’utilisez pas Google Assistant, désactivez-le complètement dans les paramètres de l’application Google. Cela empêche l’écoute permanente et l’analyse de vos commandes vocales. Utilisez des alternatives aux applications Google : Remplacez Google Maps par OsmAnd ou Magic Earth (basés sur OpenStreetMap). Remplacez Gmail par un client de messagerie chiffré comme FairEmail ou K-9 Mail. Remplacez Google Photos par un stockage local ou un service chiffré comme Proton Drive. Activez le « Mode Avion » pour les appels : Si vous n’avez pas besoin de données mobiles, activez le mode avion et n’utilisez que le Wi-Fi. Cela coupe la connexion aux tours cellulaires et réduit la triangulation. Utilisez un lanceur d’applications privé : Changez le lanceur par défaut (le menu d’applications) par un lanceur open-source comme Niagara ou Lawnchair. Cela empêche Google de suivre vos habitudes d’ouverture d’applications via le lanceur système. PARTIE 8 : LES HABITUDES COMMUNES À TOUS Quel que soit votre téléphone, certaines habitudes sont universelles et cruciales : Mettez à jour régulièrement : Les mises à jour corrigent les failles de sécurité qui permettent aux pirates d’accéder à vos données. Ne tardez pas. Évitez les applications inconnues : Téléchargez uniquement depuis les stores officiels (App Store, Play Store) et vérifiez les avis et les permissions avant d’installer. Utilisez un VPN de confiance : Un VPN ne vous rend pas anonyme, mais il masque votre adresse IP et chiffre votre trafic sur les réseaux publics. Choisissez un fournisseur réputé, sans journalisation (no-log). Soyez conscient de votre empreinte numérique : Réfléchissez avant de poster, de liker, de partager. Chaque interaction est une donnée. Utilisez des mots de passe forts et uniques : Avec un gestionnaire de mots de passe (comme Bitwarden ou KeePassXC), vous pouvez avoir des mots de passe complexes pour chaque compte sans les mémoriser. CONCLUSION FINALE Votre téléphone est une machine à vendre vos données. C’est un fait. Le capitalisme de surveillance est la norme. C’est une réalité. Mais vous n’êtes pas obligé d’être une victime passive. Que vous soyez sur iPhone, sur Android, ou que vous ayez choisi GrapheneOS, vous avez des leviers d’action. Chaque paramètre désactivé, chaque permission refusée, chaque alternative choisie est un acte de résistance. Ne laissez pas votre vie privée être négociée par des algorithmes. Reprenez le contrôle de votre outil le plus personnel. Transformez votre téléphone en un outil de liberté, pas en un outil de surveillance. Rappelez-vous : Praemonitus praemunitus. Prévenu, à demi armé. Restez libres, restez vigilants. Bonne journée.

  4. 6

    🎙️ 05 – La fin des mots de passe : utilisez un gestionnaire

    Marre des mots de passe ? Moi aussi, alors terminé, oubliez-les tous et adoptez un gestionnaire de mots de passe. C'est simple, efficace, sécurisé. N'attendez-plus ! SCRIPT PODCAST -- ÉPISODE 05 (Le script est mon guide lors de l'enregistrement, qui parfois s'en éloigne en fonction de l'inspiration). Bonjour et bienvenue dans Survie Numérique. La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité sont à la base de nos démocraties. Mais aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais avec joie et bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique et sans compromis. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis, parfois je m’en inspire, alors bienvenue dans Survie Numérique et aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui fait peur à beaucoup de gens, mais qui est en réalité la solution la plus simple du monde : les mots de passe. On entend partout : « Il faut des mots de passe complexes ! » « Il faut en changer tous les 3 mois ! » « Il faut un chiffre, une majuscule, un symbole, une étoile filante et le nom de votre grand-mère ! » Mais honnêtement, qui arrive à retenir 50 mots de passe différents ? Personne ! Moi, j’ai failli noter le mien sur un Post-it collé à mon écran pendant 10 ans. C’est terrible, mais c’est la réalité. Heureusement, il existe une solution miracle, gratuite et simple : le gestionnaire de mots de passe. Alors, c’est pas un truc de hacker ? C’est pas compliqué ? Non ! C’est même la chose la plus simple à mettre en place. Dans cet épisode, on va démystifier tout ça, répondre à vos peurs, et vous montrer comment le configurer en 5 minutes chrono. Prêt à arrêter de vivre dans la peur de vous faire pirater ? C’est parti ! 🔑 LE PROBLÈME : Pourquoi « Poney123 » est une catastrophe Narrateur : Commençons par le début. Pourquoi est-ce que noter « Poney123 » partout, ou utiliser le même mot de passe pour tout, c’est si dangereux ? Imaginez ça : un site de forum de cuisine, peu connu, se fait pirater. Les pirates volent la base de données : emails et mots de passe. Vous avez utilisé « Poney123 » pour ce forum, mais aussi pour votre banque, votre email principal, Netflix et Amazon. Et alors, ils prennent cette combinaison et ils la testent sur tous les autres sites. C’est ce qu’on appelle l’attaque par « Credential Stuffing » (bourrage d’identifiant). C’est comme si vous utilisiez la même clé pour votre maison, votre voiture, votre coffre-fort et votre bureau. Si un cambrioleur trouve la clé chez vous (sur le forum de cuisine), il ouvre tout. Il entre dans votre banque, il vide votre compte, il regarde vos photos de vacances. C’est terrifiant, non ? Donc la solution, c’est d’avoir un mot de passe différent pour chaque site ? Exactement. Et pas n’importe lequel. Il faut qu’il soit long, complexe, et unique. Genre : Xk9#mP2 $vL5 ! qR8. Comment vous voulez retenir ça ? Moi, j’ai déjà du mal à retenir mon code PIN ! C’est là que le gestionnaire de mots de passe intervient. C’est votre cerveau externe. 🏦 LA SOLUTION : Le coffre-fort numérique Narrateur : Alors, c’est quoi exactement ? C’est un coffre-fort numérique ? C’est ça l’image parfaite. Imaginez un coffre-fort ultra-sécurisé. À l’intérieur, vous rangez toutes vos clés (vos mots de passe). Ce coffre-fort est verrouillé par une seule clé maître que vous devez retenir. Donc, vous n’avez plus qu’à retenir UN seul mot de passe ? Oui ! Et ce mot de passe maître, vous pouvez le faire très long, très fort. Le gestionnaire, lui, va générer et retenir pour vous les 50 autres mots de passe complexes. Et comment il fait pour les mettre partout ? Je dois les copier-coller ? Non, c’est magique. Vous installez une petite extension dans votre navigateur (Chrome, Firefox, Safari) et une appli sur votre téléphone. Quand vous arrivez sur un site de connexion, le gestionnaire détecte le champ « mot de passe », et il propose de le remplir automatiquement. Vous cliquez, et c’est rempli ? Exactement. Vous ne voyez même pas le mot de passe. Vous ne le tapez jamais. C’est le gestionnaire qui le fait à votre place. C’est comme avoir un majordome numérique qui connaît tous vos codes. 🛡️ LA SÉCURITÉ : Est-ce vraiment sûr ? Narrateur : Mais… c’est sûr ? Si je mets tous mes mots de passe dans un seul endroit, et que cet endroit se fait pirater… c’est la catastrophe totale, non ? C’est la question que tout le monde se pose. Et c’est une excellente question. C’est là qu’il faut comprendre le chiffrement de bout en bout. C’est un terme technique, mais c’est simple. Quand vous créez votre compte, votre mot de passe maître est utilisé pour chiffrer tout votre coffre-fort, avant même qu’il ne quitte votre ordinateur. Donc même si le gestionnaire est piraté… … Les pirates ne voient qu’une suite de caractères illisibles. Ils ne peuvent pas déchiffrer vos mots de passe sans votre mot de passe maître. Et votre mot de passe maître, il n’est jamais envoyé au serveur. Il reste dans votre tête. Ah, d’accord. Donc même l’entreprise qui fournit le service ne peut pas voir mes mots de passe ? Exactement. C’est pour ça qu’on recommande des outils comme Proton Pass ou Bitwarden. Ils sont « Open Source », ce qui veut dire que leur code est public, audité par des experts du monde entier. S’il y avait une faille, tout le monde le saurait. C’est comme une maison avec des murs en verre : on voit tout ce qui se passe dedans. Mais… et si je perds mon mot de passe maître ? Je suis bloqué ? C’est le seul vrai risque. Si vous perdez votre mot de passe maître, personne ne peut vous le récupérer. Ni l’entreprise, ni moi, ni personne. C’est la force du système : il n’y a pas de « mot de passe oublié ». Donc c’est critique de bien le retenir. Oui. Et c’est pour ça qu’on utilise la méthode des « phrases de passe ». Au lieu d’un mot compliqué, vous choisissez 4 mots aléatoires que vous imaginez facilement. Comme… « Cheval-Banane-Tigre-Bleu-9" ? Exactement ! C’est facile à retenir pour vous, mais impossible à deviner pour un ordinateur. Et surtout, écrivez vos codes de récupération (que le gestionnaire vous donne au début) sur un papier, et gardez-le dans un tiroir. C’est votre sauvegarde ultime. C’est comme la clé de secours de votre maison, cachée sous le pot de fleurs. 🚀 COMMENT COMMENCER (Tutoriel Express) Narrateur : D’accord, je suis convaincu. Mais par où je commence ? Je dois télécharger quoi ? C’est très simple. Je vous recommande Proton Pass ou Bitwarden. Les deux ont des versions gratuites excellentes. Super. Voici les 3 étapes : Créez votre compte sur le site officiel. Choisissez votre mot de passe maître (long, avec des espaces, comme « Cheval-Banane-Tigre-Bleu-9 »). Activez la double validation (2FA). C’est crucial. Même si quelqu’un devine votre mot de passe maître, il ne pourra pas entrer sans votre téléphone. C’est comme mettre une serrure supplémentaire sur votre porte. Et ensuite ? Ensuite, installez l’extension dans votre navigateur. Quand vous vous connectez à un site, le gestionnaire vous propose de “sauvegarder” le mot de passe. Cliquez sur “Oui”. La prochaine fois, il le remplira tout seul. Et pour les anciens mots de passe que j’ai déjà ? La plupart des gestionnaires peuvent importer vos mots de passe depuis votre navigateur (Chrome, Safari). C’est une opération en un clic. C’est comme déménager tous vos meubles dans une nouvelle maison sans avoir à les porter un par un. Wow. 3 étapes. Ça prend combien de temps ? 5 minutes. 5 minutes pour sécuriser votre vie numérique pour les 10 prochaines années. C’est le meilleur investissement de votre vie. 🎬 CONCLUSION & APPEL À L’ACTION Narrateur : Je dois avouer que j’étais sceptique au début. Mais là, je vois que c’est la solution la plus logique. Plus de Post-it, plus de « Poney123 ». C’est ça. La sécurité, ce n’est pas de la magie, c’est de l’organisation. Et le gestionnaire, c’est votre organisateur personnel. Et si j’ai besoin d’aide pour le configurer ? C’est là que notre site intervient. Sur survienumerique.com, on a créé un Module 1 interactif qui vous guide pas à pas. Vous choisissez votre outil, vous créez votre mot de passe, vous activez la 2FA, et on vous donne des exercices pratiques. Merci à vous, les auditeurs, d'avoir écouté. Pour résumer : Arrêtez d'utiliser le même mot de passe partout. Installez un gestionnaire (Proton Pass ou Bitwarden). Activez la double validation. Et n'oubliez pas vos codes de récupération ! Si vous voulez être guidé pas à pas, rendez-vous sur survienumerique.com/debutant-acceuil. Abonnez-vous à la chaîne, laissez un avis, et partagez cet épisode à un ami qui utilise encore "123456" comme mot de passe. À la semaine prochaine !

  5. 5

    🎙️03 – Le portier de l’Internet : uBlock Origin (la fin des pubs et des pisteurs)

    Naviguer sur internet est loin d'être anodin. Dans cet épisode de notre baladodiffusion, nous allons voir comment se protéger et se débarrasser de la publicité et des pisteurs. SCRIPT PODCAST -- ÉPISODE 03 (Le script est mon guide lors de l'enregistrement, qui parfois s'en éloigne en fonction de l'inspiration). Bonjour et bienvenue dans Survie Numérique. La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité sont à la base de nos démocraties. Mais aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais avec joie et bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique et sans compromis. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis, parfois je m’en inspire, alors bienvenue dans Survie Numérique et aujourd’hui, on va parler d’un super-héros un peu discret, mais qui fait des merveilles : uBlock Origin. Vous savez, quand vous ouvrez votre navigateur, c’est un peu comme ouvrir la porte de votre salon. Sauf que, au lieu de recevoir des amis, vous recevez une armée de vendeurs de camelote, de démarcheurs téléphoniques, de curieux qui fouillent dans vos tiroirs, et de cambrioleurs qui essaient de copier vos clés. C’est là qu’intervient uBlock Origin. C’est le portier le plus sévère, le plus efficace, et le plus honnête que vous puissiez engager. Et le meilleur. Il travaille gratuitement, ne boit pas votre café, et ne vous demande jamais de pourboire. Alors, prêt à virer toute cette bande de parasites ? C’est parti. Alors, c’est quoi ce fameux uBlock Origin ? Ce n’est pas une application mystérieuse à télécharger. C’est une petite extension, une sorte de « super-viseur » que vous installez sur Chrome, Firefox ou Edge. Une fois posé, il se met au garde-à-vous devant votre écran. Son job ? Bloquer trois types d’intrus : Les traqueurs : Ces petits espions invisibles qui vous suivent partout. Vous regardez une paire de chaussures sur un site, et hop, deux minutes plus tard, vous voyez des pubs pour des chaussures sur tous les autres sites. C’est comme si le vendeur vous suivait dans la rue en criant : « Hé ! Regardez ces baskets ! » Les scripts malveillants : Les cambrioleurs numériques qui tentent d’installer des virus. Les mineurs de crypto : Ah, ceux-là sont rusés. Ils utilisent la puissance de votre ordinateur pour miner de la monnaie virtuelle pendant que vous regardez une vidéo de chats. C’est comme si quelqu’un branchait votre four à gaz pour cuire ses propres pizzas pendant que vous essayez de faire chauffer votre soupe. Et le plus beau dans l’histoire ? C’est open-source. C’est-à-dire que tout le monde peut voir ce qu’il fait. C’est comme une maison avec des murs en verre : vous savez exactement ce qui se passe à l’intérieur. Pas de secrets, pas de « boîte noire » qui vole vos données. Vous me dites : « Attends, il y a plein d’autres bloqueurs. AdBlock Plus, AdGuard… Pourquoi choisir celui-ci ? » Ah, c’est là que ça devient intéressant. Comparons ça à des restaurants. AdBlock Plus, par exemple, c’est un restaurant qui accepte de servir des plats empoisonnés… à condition que les fournisseurs de poison leur paient un petit supplément. Ils ont une politique appelée « Acceptable Ads ». En gros, ils disent : « On bloque les pubs, sauf celles qui nous donnent de l’argent. » C’est un peu comme un policier qui arrêterait les voleurs, sauf ceux qui lui offrent un café. Pas très éthique, non ? uBlock Origin, lui, c’est le restaurant végétarien strict. Il ne sert aucun plat de viande. Aucune publicité. Point. Pas de négociation, pas de “pourboire”. C’est honnête, c’est direct, et c’est gratuit. Et puis, il y a la question de la performance. Certains bloqueurs sont lourds, mais lourds. Ils ralentissent tout. uBlock Origin, lui, est léger comme une plume. C’est un ninja. Il bloque tout sans que vous sentiez son poids. Vos pages chargent plus vite, votre batterie dure plus longtemps, et votre ordinateur ne souffle pas comme un vieux moteur diesel. Narrateur : Autre avantage méconnu : le fingerprinting. C’est une technique sournoise. Imaginez que vous entriez dans une boutique. Le vendeur ne vous reconnaît pas qu’à votre visage, mais à la combinaison de votre taille, de votre voix, de votre parfum, et de la façon dont vous marchez. Il crée une “empreinte” unique de vous. Même si vous changez de vêtements, il vous reconnaît. Sur internet, c’est pareil. Votre navigateur a une signature unique. uBlock Origin, lui, vous met un déguisement complet. Il vous transforme en un clone parmi des millions d’autres. Impossible à tracer. C’est le camouflage ultime. Bon, vous êtes convaincus. Comment l’installer ? C’est plus simple que de faire cuire des pâtes. Sur Firefox (mon coup de cœur, le seul navigateur que je recommande vraiment) : Allez sur le site des extensions, tapez « uBlock Origin ». Attention ! Ne tapez pas juste “uBlock” ou « uBlock Plus ». Il faut le mot “Origin”. C’est comme chercher « Coca-Cola » et tomber sur « Pepsi ». Ce n’est pas la même chose. Cliquez sur “Ajouter”, validez, et c’est fini. Sur Chrome : Même chose sur le Chrome Web Store. Cherchez « uBlock Origin », installez, et vous verrez apparaître une petite icône rouge avec un bouclier. C’est le signe que votre portier est à son poste. Pour les fans d’Apple (Safari) : Malheureusement, Apple est un peu le gardien d’un parc d’attractions très strict. uBlock Origin n’est pas officiellement supporté là-bas. Mais pas de panique, des alternatives comme AdGuard font l’affaire, même si ce n’est pas tout à fait la même puissance de feu. Et n’oubliez pas : installez-le partout. Ordinateur, tablette, téléphone. Chaque appareil doit avoir son propre portier. Alors, qu’est-ce que vous allez remarquer ? Dès le premier jour, c’est comme si on avait retiré le bruit de fond de votre vie. Vitesse : Les pages chargent comme des flèches. On parle de gagner 2 à 3 secondes par page. Multiplié par vos centaines de visites, c’est comme si vous gagniez une journée de travail par an ! Calme : Fini les bannières qui clignotent comme des néons défectueux. Vous pouvez enfin lire un article sans être distrait par un vendeur de assurances qui crie « ACHETEZ MAINTENANT !". Confidentialité : Fini le pistage. Plus de pubs pour des chaussures que vous avez regardées il y a trois jours. Vous redevenez invisible. Sécurité : Beaucoup de virus se cachent dans les publicités. uBlock Origin les intercepte avant qu’ils n’entrent. C’est comme mettre un filtre à poussière sur votre système respiratoire. Économie : Sur mobile, vous économisez des Go de données. C’est comme si votre forfait téléphonique devenait magique. Et là, je veux vous parler d’une étude qui m’a laissé pantois. Une analyse sur la consommation d’énergie des bloqueurs de pub. Les résultats ? uBlock Origin réduit le temps de chargement de 28,5 %. Pour un utilisateur moyen, cela représente plus de 100 heures gagnées par an. C’est comme si vous aviez un mois de vacances supplémentaires, juste en installant une extension ! Mais attendez, c’est encore mieux. L’étude dit que si tous les Américains utilisaient uBlock Origin, l’énergie économisée permettrait d’éviter plus de 36 décès annuels liés à la pollution du charbon. Oui, vous avez bien entendu. Installer une extension gratuite, c’est littéralement sauver des vies en réduisant la pollution. C’est le super-pouvoir le plus sous-estimé de l’histoire. Bon, je sais ce que vous pensez. « Mais est-ce que ça ne va pas bloquer des sites que j’aime ? » C’est vrai. Certains sites sont comme des propriétaires têtus : « Si tu ne veux pas voir mes pubs, tu ne rentres pas ! » Vous avez deux options : Le compromis : Vous désactivez temporairement le portier pour ce site précis. Vous acceptez de voir quelques pubs pour soutenir le créateur. C’est gentil, c’est généreux. Le départ : Vous quittez le site. Internet est immense. Il y a toujours un autre site, une autre info, une autre vidéo. Ne vous laissez pas faire chanter. C’est la différence fondamentale : avec uBlock Origin, vous êtes le patron. Pas l’algorithme. Pas l’annonceur. Vous. Et rassurez-vous : non, cela ne ralentit pas votre navigateur. Au contraire. Et les mises à jour sont automatiques. C’est un portier qui se forme tout seul, 24h/24. Si vous voulez en savoir plus, le site officiel est github.com/gorhill/uBlock. La documentation est sur ublockorigin.com. Et pour un guide pas à pas, je vous mets le lien dans la description. Installer uBlock Origin, c’est comme donner à votre navigateur une armure en titane. C’est simple, c’est gratuit, et c’est indispensable. Merci d’avoir écouté cet épisode de Survie Numérique. Si ce contenu vous a plu, laissez un avis, partagez-le à vos amis qui se font encore harceler par des pubs de chaussures. La prochaine fois, on parlera d’un autre sujet crucial pour votre sécurité. En attendant, restez vigilants, gardez votre portier bien en place, et surtout : ne laissez personne entrer sans invitation.

  6. 4

    🎙️02 – Dans la peau d’un pirate (pour s’en défendre)

    Pour ce deuxième épisode, nous allons nous mettre dans la peau d'un pirate pour comprendre à quel point nous nous mettons en danger et comment nous en prémunir. (Le script est mon guide lors de l'enregistrement, qui parfois s'en éloigne en fonction de l'inspiration). Bonjour et bienvenue dans Survie Numérique. La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité sont à la base de nos démocraties. Mais aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais avec joie et bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique et sans compromis. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis, parfois je m’en inspire, alors bienvenue dans Survie Numérique. Aujourd'hui, nous allons faire quelque chose d'un peu inhabituel. Nous allons nous mettre dans la peau d'un pirate. Pas pour apprendre à pirater, bien sûr. Mais pour comprendre comment un pirate pense. C'est ce qu'on appelle le hacking éthique : utiliser les mêmes techniques que les attaquants pour identifier et fermer les failles de sécurité avant qu'elles ne soient exploitées. Le but de cet épisode est simple : comprendre comment, en utilisant uniquement des informations publiques, un pirate peut assembler les pièces du puzzle pour voler vos comptes, votre identité, ou vos données. Car la vérité, c'est que vous êtes beaucoup plus transparent que vous ne le pensez. Et ce n'est pas parce que vous avez un bon antivirus ou un mot de passe complexe que vous êtes en sécurité. Préparez-vous à voir votre présence en ligne sous un jour nouveau. PARTIE 1 : L'OSINT – LA COLLECTE DE RENSEIGNEMENTS Commençons par le début. Comment un pirate commence-t-il une attaque ? Contrairement à ce que l'on imagine souvent, il ne commence pas par essayer de deviner votre mot de passe. Il ne commence pas par casser un code. Il commence par vous chercher. Cette phase s'appelle l'OSINT : Open Source Intelligence. C'est l'art de collecter des informations publiques pour construire un profil complet d'une cible. Imaginez que vous soyez un détective privé. Vous voulez en savoir plus sur quelqu'un. Vous tapez son nom dans un moteur de recherche. Vous regardez ses profils LinkedIn, Twitter, Facebook. Vous cherchez des articles de presse locale, des mentions dans des forums, des photos publiques. C'est exactement ce que fait un pirate. Sauf que lui, il ne cherche pas à vous connaître. Il cherche des failles. Il tape votre nom, votre adresse email, votre pseudo de jeu vidéo. Il regarde vos photos, vos posts, vos amis, vos likes. Il déduit vos centres d'intérêt, votre lieu de travail, le nom de votre animal de compagnie, le nom de votre rue, vos habitudes. Tout ça, c'est ce qu'on appelle votre surface d'attaque. Plus elle est grande, plus vous êtes vulnérable. Si vous avez posté une photo de votre chat avec son nom, c'est une faille. Pourquoi ? Parce que « Félix » est souvent la réponse à la question de sécurité « Quel était le nom de votre premier animal ? ». Si vous avez tweeté « Joyeux anniversaire Maman ! » avec une photo, le pirate connaît le nom de votre mère. Si vous avez mentionné votre date de naissance complète, il peut deviner vos mots de passe. Chaque information que vous partagez publiquement est une pièce du puzzle que le pirate va assembler. PARTIE 2 : LA RECHERCHE DE VOTRE EMAIL Imaginons maintenant que je veuille accéder à votre compte de courrier principal. Voici les étapes que je suivrais. Étape 1 : La recherche de votre email. Je tape « [Votre Prénom] [Votre Nom] » sur un moteur de recherche. Je trouve votre profil LinkedIn, votre profil Twitter, peut-être un article de journal local. Je récupère votre adresse email professionnelle ou personnelle. C'est facile. Tout le monde a un profil LinkedIn. Tout le monde a laissé une trace quelque part. Maintenant, je prends cet email et je le teste sur des sites comme Have I Been Pwned. Ce service existe depuis 2013, et il est dirigé par son fondateur, Troy Hunt, un expert australien devenu une référence mondiale sur les fuites de données. Ce service gratuit permet de savoir si vos données personnelles ont été divulguées lors de vols de données et de piratages. Il est très simple à utiliser : vous entrez votre adresse email, et le service cherche parmi plus de 10 milliards de lignes de données collectées issues de fuites. Si votre email a été compromis, le site indique dans quelle fuite il se trouvait, son historique, et quels autres types d'informations y étaient associés. Pour des raisons de sécurité, les recherches se font sur des bases de données épurées, où il ne reste que l'adresse email. Les mots de passe ne sont pas affichés directement, mais le service vous alerte si votre email a été exposé. Disons que votre email apparaît dans une fuite de données de 2019, provenant d'un site de forum de cuisine. Et dans cette fuite, il y a un mot de passe associé. PARTIE 3 : L'ATTAQUE PAR CREDENTIAL STUFFING C'est là que le piège se referme. Si vous utilisiez ce mot de passe sur ce forum, et que vous l'avez aussi utilisé sur votre banque, votre Amazon, votre PayPal... le pirate a déjà la clé. C'est ce qu'on appelle l'attaque par « Credential Stuffing ». Le pirate prend l'email et le mot de passe compromis, et les teste sur des centaines de sites. Pourquoi ça marche ? Parce que la majorité des gens réutilisent les mêmes mots de passe sur plusieurs sites. C'est une erreur fatale. Le pirate n'a pas besoin de casser votre mot de passe. Il a juste besoin de le tester là où vous l'avez réutilisé. Si le mot de passe ne marche pas, je passe à l'étape suivante : l'ingénierie sociale. PARTIE 4 : L'INGÉNIERIE SOCIALE Je regarde vos photos Instagram. Je vois que vous avez posté « Joyeux anniversaire Maman ! ». Je vois le nom de votre mère. Je vais sur votre compte de banque. Je clique sur « Mot de passe oublié ». La question de sécurité est souvent : « Quel est le nom de votre mère ? ». Si vous avez répondu « Bernadette » il y a 10 ans, le pirate a la réponse. Il réinitialise votre mot de passe, et il est dedans. C'est terrifiant, mais c'est courant. Beaucoup de gens répondent honnêtement aux questions de sécurité. Ils ne réalisent pas que ces réponses sont des informations publiques. Heureusement, vous n'avez jamais tweeté « Je viens de créer mon nouveau mot de passe pour le sport : MonChien1990 ! ». Mais beaucoup de gens le font. Ils partagent des indices sans s'en rendre compte. PARTIE 5 : LES MÉTADONNÉES ET LES PHOTOS Il y a un autre aspect que beaucoup ignorent : les métadonnées dans les photos. Quand vous prenez une photo avec votre téléphone, le fichier contient des informations cachées appelées EXIF. Ces données incluent : La date et l'heure de la prise de vue Le modèle de l'appareil Parfois, la localisation GPS exacte Si vous partagez une photo de votre maison sur les réseaux sociaux, et que les métadonnées ne sont pas supprimées, un pirate peut connaître l'adresse exacte où la photo a été prise. C'est pour cela qu'il est crucial de désactiver la géolocalisation dans l'appareil photo, ou d'utiliser des outils qui nettoient les métadonnées avant de partager une image. PARTIE 6 : QUATRE RÈGLES POUR RÉDUIRE VOTRE SURFACE D'ATTAQUE Alors, que faire pour fermer ces portes ? Voici quatre règles essentielles. Règle 1 : Le principe du « Moindre Privilège » Ne partagez pas d'informations personnelles sur les réseaux publics. Pas de nom de rue, pas de nom d'animaux, pas de date de naissance complète, pas de photos de vos documents d'identité. Si vous avez des anciennes photos qui contiennent des informations sensibles, supprimez-les ou changez les paramètres de confidentialité pour que seuls vos amis les voient. Règle 2 : Vérifiez vos fuites Allez sur Have I Been Pwned. Tapez votre email. Si vous êtes dans une fuite de données, changez immédiatement le mot de passe de ce compte et de tous les autres où vous l'avez utilisé. Faites cela régulièrement. Les fuites de données sont continues. Règle 3 : Changez les questions de sécurité Ne répondez jamais à la question de sécurité par la vérité. Si on vous demande « Nom de votre mère », répondez « XyZ#99 ». Et notez cette réponse dans votre gestionnaire de mots de passe. Traitez les questions de sécurité comme des mots de passe. Elles doivent être complexes, uniques, et stockées de manière sécurisée. Règle 4 : Utilisez un alias d'email Pour vous inscrire sur des sites douteux, n'utilisez pas votre email principal. Utilisez un alias (avec Proton Pass, SimpleLogin, ou d'autres services). Si le site se fait pirater, votre email principal reste sécurisé. Vous pouvez simplement désactiver l'alias sans perdre l'accès à vos autres comptes. PARTIE 7 : L'EXERCICE PRATIQUE Maintenant, je vous invite à faire cet exercice vous-même. Prenez votre téléphone. Ouvrez un moteur de recherche respectueux de la vie privée comme Startpage ou DuckDuckGo. Tapez votre nom complet entre guillemets. Par exemple : « Jean Dupont ». Regardez bien les résultats. Y a-t-il des informations que vous ne vouliez pas rendre publiques ? Votre adresse ? Votre numéro de téléphone ? Si vous trouvez votre numéro sur un annuaire inversé, contactez l'annuaire pour demander sa suppression. Demandez à vos amis de ne pas taguer la photo de votre maison. C'est un vrai travail de détective. Et c'est le meilleur moyen de se protéger. PARTIE 8 : COMPLÉMENTS ESSENTIELS Pour aller plus loin, voici quelques compléments importants que je n'ai pas mentionnés plus tôt. Utilisez un gestionnaire de mots de passe. C'est indispensable. Un gestionnaire comme Bitwarden, KeePassXC, ou Proton Pass vous permet d'avoir des mots de passe complexes et uniques pour chaque compte, sans avoir à les mémoriser. Activez l'authentification à deux facteurs (2FA). Même si un pirate obtient votre mot de passe, il ne pourra pas se connecter sans le second facteur. Privilégiez les applications d'authentification (comme Authy, Raivo, ou Aegis) plutôt que les SMS, qui sont vulnérables au SIM swapping. Vérifiez les mots de passe enregistrés dans votre navigateur. Les navigateurs comme Chrome ou Firefox enregistrent souvent vos mots de passe. Vérifiez cette liste régulièrement et supprimez les comptes obsolètes. Méfiez-vous des notifications push. Certaines applications envoient des notifications qui contiennent des informations sensibles. Désactivez les notifications pour les applications bancaires ou sensibles. Utilisez la recherche avancée. Les pirates utilisent des opérateurs de recherche avancée comme site:, filetype:, ou intext: pour trouver des informations spécifiques. Soyez conscient de ce que ces opérateurs peuvent révéler sur vous. CONCLUSION La sécurité, c'est de la conscience. Plus vous savez ce qu'un pirate peut voir, mieux vous pouvez vous protéger. Vous êtes beaucoup plus transparent que vous ne le pensez. Chaque photo, chaque post, chaque commentaire est une donnée qui peut être utilisée contre vous. Mais vous n'êtes pas impuissant. En appliquant ces règles, en réduisant votre surface d'attaque, en utilisant les bons outils, vous pouvez reprendre le contrôle. Ne laissez pas votre vie privée être négociée par des algorithmes. Soyez conscient. Soyez vigilant. Soyez proactif. Rappelez-vous : Praemonitus praemunitus. Prévenu, à demi armé. Restez vigilants, et protégez vos données. Bonne journée.

  7. 3

    🎙️ 01 – Présentation du podcast

    Premier épisode de notre baladodiffusion, je me présente et pose le cadre de nos prochains rendez-vous. 🎙️ SCRIPT PODCAST -- ÉPISODE 01 (Le script est mon guide lors de l'enregistrement, qui parfois s'en éloigne en fonction de l'inspiration). Bonjour et bienvenue dans Survie Numérique. La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité sont à la base de nos démocraties. Mais aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais avec joie et bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique et sans compromis. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis, parfois je m’en inspire, alors bienvenue dans Survie Numérique. Pour commencer, laissez-moi me présenter brièvement. Depuis l’adolescence, je suis passionné par l’informatique. Mon père possédait une petite entreprise et a acheté l’un des premiers PC grand public, un Apple II. J’ai lu les manuels fournis, commencé à programmer, et à l’école, j’ai animé le club informatique en dispensant des cours de Logo et de Basic. Avec l’avènement des connexions universitaires en France, j’ai découvert Internet et créé mes premiers sites web. Mais rassurez-vous : ce podcast ne traitera pas de code ou de langage informatique. J’ai toujours pensé que le numérique doit être au service de l’humain, et pas l’inverse. Or, aujourd’hui, avec l’omniprésence des GAFAM – Google, Apple, Facebook (Meta), Amazon et Microsoft – cet équilibre est rompu. Ces immenses sociétés américaines, rejointes par des géants comme TikTok ou AliExpress, ont pris les commandes du net. On dit souvent que « la donnée est le nouveau pétrole », car elle vaut plus que le baril. Pourtant, d’autres modèles, plus respectueux des citoyens, sont possibles. Prenons les logiciels libres, ou Open Source. Dans l’Éducation nationale, de nombreux ordinateurs tournent encore sous Windows avec des licences coûteuses, alors que ces machines pourraient fonctionner avec Linux. C’est souvent plus sûr, plus respectueux de la vie privée, et gratuit. C’est pareil dans beaucoup d’administrations : des millions partent vers Microsoft ou Google alors que des alternatives éthiques et éprouvées existent. Mais au-delà des économies, quel est le vrai problème avec ces géants ? Plusieurs choses : la vie privée, la sécurité, le « capitalisme de surveillance », la liberté et le minimalisme. Parlons de vie privée, ou Privacy. C’est sur cette notion que se sont construites nos démocraties occidentales. Comme le dit l’experte universitaire Carissa Véliz, autrice de Privacy Is Power : « Le respect de la vie privée nous protège de pressions non désirées et d’abus de pouvoir. Nous avons besoin de vie privée pour être des individus autonomes, et pour que nos démocraties fonctionnent correctement, nous avons besoin que nos citoyens soient autonomes. » Concrètement, pensez au vote. On vote dans un isoloir et à bulletin secret pour ne subir aucune pression. C’est un fondement de la démocratie. Aujourd’hui, les géants du numérique et certains gouvernements espionnent ouvertement leurs citoyens en bafouant ce principe. On parle de surveillance de masse. Pensez aux révélations d’Edward Snowden, ce lanceur d’alerte qui a prouvé que la NSA enregistrait une grande partie d’Internet depuis des décennies. Et ce n’est pas seulement aux États-Unis. Les lois sont parfois détournées. Une restriction légale impose aux agences de ne pas espionner leurs propres citoyens. Cela crée une incitation à coopérer entre pays. Par exemple, les pays anglophones forment les Five Eyes, et nous, avec l’Allemagne, faisons partie des Nine Eyes. Ce sont des alliances de renseignement qui permettent un échange coordonné au-delà des frontières. La France n’a pas le droit, en théorie, de surveiller ses citoyens, et l’Allemagne les siens. Mais ces accords disent : « Si tu me dis ce que font mes citoyens, je te dis ce que font les tiens ». La loi est contournée, ni vu ni connu. Alors, peut-on y faire quelque chose ? Oui, et c’est le point le plus important : nous avons tous les moyens de limiter ces atteintes à nos libertés avec les bons outils. C’est l’un des buts, mais pas le seul, de ce podcast. Le moyen le plus efficace, et pourtant le plus simple, concerne les courriels. Si vous utilisez un fournisseur comme Google (Gmail), La Poste, Free ou Apple, c’est un peu comme si vous offriez tout ce que vous écrivez – messages personnels, professionnels, ordonnances, mots de passe – à tout le monde, y compris aux pirates. Heureusement, des alternatives existent, comme Proton (basé en Suisse) ou Tuta (en Allemagne). Ils chiffrent vos messages de bout en bout. Notez qu’ils proposent des versions gratuites avec des limites, et des options payantes pour plus de fonctionnalités. C’est tout le but de ce podcast, de mon site SurvieNumerique.com et de mes formations. Depuis quelques années, j’explique comment protéger sa vie privée, sécuriser ses données, retrouver de la liberté face au numérique et réduire son empreinte. J’ai développé des formations pour tous et pour les pros, et maintenant, cette baladodiffusion. Pour vous donner un aperçu, voici ce qui vous attend dans les prochains épisodes : nous apprendrons comment un pirate vous ciblerait pour mieux vous défendre. Nous verrons les 5 arnaques à éviter en 2026 et comment s’en protéger. Nous explorerons comment surfer sans publicités et sans être pisté, comment gérer ses mots de passe, et comment les Deepfakes et l’IA changent la donne pour nous arnaquer. Nous aborderons aussi la protection de nos enfants et ados, la libération des GAFAM, et enfin, quels sont les meilleurs téléphones et ordinateurs. Attention, surprise : ce ne sont pas forcément les plus chers, et souvent pas les iPhones ou les Android classiques. Les meilleurs selon quels critères ? Le respect de la vie privée, la sécurité des données, la stabilité et l’ergonomie. Un outil véritablement au service de l’humain. Les appareils standards collectent énormément de données. Dans l’épisode dédié, je vous donnerai des noms concrets, comme des téléphones compatibles équipés de GrapheneOS, souvent sur des modèles Pixel. Ma conviction profonde, c’est que ce que je vais vous expliquer, c’est ce qui aurait dû être enseigné à l’école. C’est aujourd’hui une question de respect des droits humains, de notre sécurité, et de savoir si nous allons continuer à vivre dans des démocraties ou glisser vers des États totalitaires numériques. Vous remarquerez que c’est le silence radio complet de la part des politiques sur ces sujets. Ça en dit beaucoup. Ce contenu est crucial pour les professionnels : indépendants, avocats, médecins, journalistes… Saviez-vous qu’en utilisant les SMS ou Gmail pour des dossiers sensibles, ils diffusent toutes leurs données aux GAFAM et aux gouvernements ? Cela peut violer le secret professionnel et exposer leur cabinet à des sanctions en cas de fuite. Le RGPD exige de garantir la confidentialité des données sensibles dans l’Union Européenne, mais envoyer un SMS ou un mail classique, c’est comme envoyer une carte postale que tout le monde peut lire, et pire encore, qui est stockée sur des serveurs aux États-Unis pour une durée indéterminée. Alors, convaincu(e) ? On attend le prochain épisode, on se connecte sur SurvieNumerique.com, et surtout, on s’abonne à notre newsletter (ou lettre d’information). Le formulaire est facile à trouver sur la page d’accueil. Et pour cette semaine, voici Le Défi de la Semaine : créez un compte gratuit sur un service de messagerie chiffré comme ProtonMail ou Tuta.com, et envoyez un message test à un ami pour voir la différence. Vous verrez, c’est plus simple que vous ne le pensez. Dans le prochain épisode, nous nous mettrons dans la peau d’un pirate pour comprendre leurs méthodes. Comme ça, en toute connaissance de cause, nous pourrons prendre les mesures qui s’imposent. Merci de m’avoir écouté. À très bientôt pour la suite de Survie Numérique.

Type above to search every episode's transcript for a word or phrase. Matches are scoped to this podcast.

Searching…

We're indexing this podcast's transcripts for the first time — this can take a minute or two. We'll show results as soon as they're ready.

No matches for "" in this podcast's transcripts.

Showing of matches

No topics indexed yet for this podcast.

Loading reviews...

ABOUT THIS SHOW

La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité constituent les bases de nos démocraties. Aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le contrôle sur le numérique. Notre objectif : plus de liberté et de minimalisme, le tout avec un minimum de jargon technique, mais un maximum de bonne humeur. Le principe : un podcast brut de décoffrage, sans montage, sans musique mais sans compromis, pédagogique et qui va vous enseigner tout ce qu'on aurait dû apprendre concernant le numérique. Je suis survivant numérique, j’ai un script à la main et parfois je le lis et parfois je m’en éloigne en fonction de l'inspiration. Alors bienvenue dans Survie Numérique, bienvenue dans la résistance face aux GAFAM et au capitalisme de surveillance.

HOSTED BY

Survivant Numérique

Frequently Asked Questions

How many episodes does Survie Numérique - La survie numerique pour tous have?

Survie Numérique - La survie numerique pour tous currently has 7 episodes available on PodParley. New episodes are automatically indexed when they're published to the podcast feed.

What is Survie Numérique - La survie numerique pour tous about?

La liberté, le respect de la vie privée et le fait d’être en sécurité constituent les bases de nos démocraties. Aujourd’hui ces valeurs sont remises en question par les « acteurs du numérique ». Cette baladodiffusion vous aide à protéger votre vie privée, à sécuriser vos données et à reprendre le...

How often does Survie Numérique - La survie numerique pour tous release new episodes?

Survie Numérique - La survie numerique pour tous has 7 episodes. Check the episode list to see recent publication dates and frequency.

Where can I listen to Survie Numérique - La survie numerique pour tous?

You can listen to Survie Numérique - La survie numerique pour tous on PodParley by clicking any episode. We provide an embedded audio player for direct listening, and you can also subscribe via your preferred podcast app using the RSS feed.

Who hosts Survie Numérique - La survie numerique pour tous?

Survie Numérique - La survie numerique pour tous is created and hosted by Survivant Numérique.
URL copied to clipboard!