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Zone Arctique

La chronique d'actualité sur les enjeux de la région Arctique. Une production de Médias ténois pour https://www.radiotaiga.com.

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  1. 123

    Zone arctique - Des projets qui perdurent grâce aux Prix Inspiration Arctique

    Les Prix Inspiration Arctique ont annoncé la création d’une nouvelle catégorie permettant à des projets, récompensés dans le passé, de poursuivre leurs initiatives avec l’octroi de financements supplémentaires.

  2. 122

    Zone arctique : Les Jeux d’hiver de l’Arctique reviennent en Alaska

    La ville de Fairbanks en Alaska accueillera la prochaine édition des Jeux d’hiver de l’Arctique en 2028. Un accord d’accueil confirmant cette décision a été signé le 10 aout dernier par le maire de Fairbanks North Star Borough et des représentant.e.s du Comité international des Jeux d’hiver de l’Arctique.

  3. 121

    Zone arctique - Au pôle Nord, le Canada consolide ses revendications sur l’Arctique

    À bord du NGCC Louis S. St-Laurent, le Canada mène avec la Suède une vaste expédition scientifique dans l’océan Arctique. Jusqu’à la mi-septembre, les scientifiques recueillent des données destinées à appuyer la revendication canadienne sur l’extension de son plateau continental, alors que les enjeux de souveraineté et de sécurité prennent une importance croissante dans le Grand Nord.

  4. 120

    Zone arctique - Lutte inuite : les générations tissent des liens sur le tapis

    Le tournoi annuel de lutte inuite d’Ulukhaktok a permis, une nouvelle fois, de célébrer la culture et l’identité inuite tout en resserrant les liens entre les générations. Cette nouvelle édition couronnée de succès a réuni une grande partie de la communauté autour d’un tapis installé à l’extérieur.

  5. 119

    Zone arctique - Les grizzlis évitent l’humain, les ours noirs s’en accommodent

    Une étude publiée le 1er juin dernier dans la revue British Ecological Society analyse de quelles façons les activités humaines en lien avec l’industrie minière modifient les habitudes des ours noirs et des grizzlis dans le nord du Yukon, ainsi que la cohabitation des deux espèces.

  6. 118

    Zone arctique : Améliorer l’accès à la vaccination contre la rage dans le delta du Beaufort

    Le Collège Aurora vient de bénéficier d’un financement de 826 211 $ du Fonds du programme de maladies infectieuses et de changement climatique de l’Agence de la santé publique du Canada pour un projet collaboratif mené avec le GTNO et les organisations inuvialuites concernant la rage. Ce projet, mené sur une période de trois ans, a pour objectif de mettre en place des stratégies pour améliorer la cogestion de la rage dans les communautés de Beaufort-Delta dans les TNO.

  7. 117

    Zone arctique - Mary Simon, bilinguisme et langues autochtones : une trop lente décolonisation des langues officielles ?

    Les critiques sur la faible maîtrise du français par Mary Simon ont suscité plusieurs réactions. Des leaders inuit y voient une critique injuste qui ignore l’héritage des politiques coloniales et des pensionnats, tandis que d’autres rappellent l’importance du bilinguisme pour les plus hautes fonctions fédérales. Tous s’entendent toutefois sur la portée historique de sa nomination et sur la nécessité de mieux reconnaître les langues autochtones.

  8. 116

    Zone arctique - Qillaniq : raconter l’Arctique à la première personne

    Jusqu’au 20 septembre prochain, une exposition inédite, entièrement consacrée aux artistes contemporains de l’Arctique circumpolaire, sera présentée au Musée des beaux-arts du Canada. Au total, plus de 80 œuvres réalisées par plus de 70 artistes issu.e.s du Canada, du Groenland ou encore de la Scandinavie sont mises en lumière.

  9. 115

    Zone arctique - Le climat n’attendra pas, des élu.e.s du Nord exigent des actions immédiates

    Au cours du Sommet de l’urgence climatique qui a eu lieu le 4 juin 2026 à Edmonton en Alberta, 32 mairesses, maires et conseiller.ère.s des quatre coins du pays ont discuté des enjeux climatiques au sein de leurs municipalités. À l’issue de cette rencontre, ils ont réclamé une action climatique fédérale immédiate. Ben Hendriksen, maire de Yellowknife, trois conseillers municipaux de la capitale ainsi que Lenore Morris, conseillère municipale de Whitehorse, étaient présents.

  10. 114

    Zone arctique - Réchauffement climatique et pollution : la santé du phoque annelé se dégrade

    Une étude met en lumière les conséquences néfastes du réchauffement climatique et de la présence de contaminants dans l’océan Arctique sur la santé des phoques annelés.

  11. 113

    Zone arctique - Melaw Nakehk’o, artiste des TNO finaliste du Prix Sobey

    Melaw Nakehk’o, artiste multidisciplinaire dénée des TNO, fait partie des six finalistes du Prix Sobey pour les arts. Les résultats seront dévoilés en novembre prochain.

  12. 112

    Zone arctique - L’éolien souffle sur le Nord canadien

    Plusieurs communautés des territoires misent sur l’énergie éolienne pour réduire leur dépendance au diésel. Ces projets favorisent l’autonomie énergétique, réduisent les émissions de gaz à effet de serre et renforcent le contrôle local sur les ressources. Malgré les défis du climat arctique, l’éolien s’impose peu à peu dans le Nord canadien.

  13. 111

    Zone arctique - Gouverneure générale : le mandat Mary Simon aura marqué les esprits

    Mary Simon, gouverneure générale du Canada, quittera bientôt ses fonctions. Sa nomination en 2021 avait suscité de nombreuses critiques, notamment parce qu’elle ne parle pas français.

  14. 110

    Zone arctique - Les TNO, grands gagnants des Prix Inspiration Arctique

    Six projets ancrés dans le Nord ont été récompensés lors de la cérémonie des Prix Inspiration Arctique qui a eu lieu le 5 mai 2026 à Whitehorse au Centre Culturel Kwanlin Dün. Trois projets des TNO ont été célébrés lors de cette soirée et trois autres projets du Yukon et du Nunavik sont également lauréats. Pour la première fois, depuis de nombreuses années, aucun projet du Nunavut n’a été récompensé.

  15. 109

    Zone arctique - Nourrir le Nord : des communautés à la recherche de solutions durables

    Quatre projets au Nunavut et aux TNO ont reçu une subvention du gouvernement fédéral pour lutter contre l’insécurité alimentaire, très élevée dans le Nord. Axées sur les besoins communautaires, ces initiatives explorent des solutions comme l’épicerie en ligne, les savoirs traditionnels et les jardins locaux. Le Yukon est toutefois absent de ce programme.

  16. 108

    Zone arctique - Canada–Finlande : une alliance stratégique pour un brise-glace de nouvelle génération

    Entre la Finlande et le Canada, la construction du brise-glace Polar Max avance dans les termes du calendrier initial. La première soudure officielle de la coque a eu lieu le 31 mars à Lévis, au Québec.

  17. 107

    Zone arctique : Le Conseil de l’Arctique, contre vents et marées

    À l’occasion de ses 30 ans, le Conseil de l’Arctique démontre sa résilience malgré les tensions géopolitiques, notamment depuis la guerre en Ukraine. Bien que ses activités aient été perturbées, la coopération entre les États et les peuples autochtones se maintient.

  18. 106

    Zone arctique - Ce que révèle la structure du sol après les séismes

    Trois mois après le séisme de magnitude 7 qui a secoué le sud-ouest du Yukon, une étude publiée par Ressources naturelles Canada apporte un nouvel éclairage sur les effets des secousses sismiques sur les infrastructures de ce territoire.

  19. 105

    Zone arctique : Aux TNO et au Yukon, le biathlon voit sa courbe de popularité augmenter

    Le Yukon et les TNO se sont distingués en biathlon aux Jeux d’hiver de l’Arctique, remportant de nombreuses médailles. Au-delà des résultats, ce sport connait un essor important dans le Nord canadien. L’augmentation du nombre d’athlètes, l’amélioration des infrastructures et l’engagement des entraineurs témoignent d’une relève dynamique et d’une passion grandissante pour la discipline.

  20. 104

    Zone arctique : Escalade de glace, une initiative au féminin au Yukon

    À Whitehorse, une initiative d’escalade de glace destinée aux femmes gagne en popularité. Porté par la guide Chloé Tremblay, le projet vise à créer un espace sécurisant pour s’initier à ce sport exigeant et à développer la confiance nécessaire pour poursuivre l’aventure de façon autonome.

  21. 103

    Zone arctique - Sommet de l’Arctique : pour un Nord résilient et souverain

    Le Sommet de l’Arctique 2026, tenu à Whitehorse du 23 au 25 février et coorganisé par le gouvernement du Yukon et la Chambre de commerce de Whitehorse, a réuni près de 500 participants. Dirigeants autochtones, décideurs et acteurs économiques ont discuté de la souveraineté, de la sécurité, des infrastructures et des ressources du Nord, en mettant l’accent sur partenariats inclusifs et résilience des communautés.

  22. 102

    Zone arctique : Retour sur les premiers Jeux d’hiver de l’Arctique à Yellowknife

    Les Jeux d’hiver de l’Arctique désignent l’ensemble des évènements sportifs et organisés par des contingents de la région arctique, en particulier des communautés circumpolaires du Canada, de l’Alaska, du Kalaallit Nunaat (Groenland) et du nord de la Scandinavie. Jusqu’en 2020, la Russie participait aussi aux épreuves, mais après l’invasion de l’Ukraine, cette équipe a été exclue des jeux pour une durée indéterminée.

  23. 101

    Zone arctique : Gros plan sur une vulnérabilité nordique

    La fermeture annoncée du Capitol Theatre de Yellowknife révèle la grande fragilité de l’accès au cinéma dans le Nord canadien. Alors que Whitehorse et Iqaluit disposent encore d’une salle, les cinémas nordiques font face à des couts élevés, à des contraintes imposées par les studios et à une viabilité financière précaire. Malgré leur rôle culturel essentiel, leur survie dépend d’un soutien accru et de modèles plus adaptés.

  24. 100

    Zone arctique : « Tout le monde reconnait aujourd’hui la nécessité de collaborer davantage »

    La ville de Yellowknife a accueilli les ambassadeurs des cinq pays de Scandinavie le 21 janvier dernier. Ce séminaire d’une demi-journée était axé sur le renforcement de la collaboration dans la région circumpolaire. Entretien avec Ben Hendriksen, maire de Yellowknife.

  25. 99

    Zone arctique : Les Gwich’in et leurs allié.e.s poursuivent le gouvernement Trump pour protéger le refuge Arctique

    Le Gwich’in Steering Committee et douze organismes de protection de l’environnement ont déposé une plainte contre l’administration Trump. Ils accusent le gouvernement américain d’avoir enfreint plusieurs lois fédérales en autorisant des concessions pétrolières et gazières dans la réserve faunique nationale de l’Arctique, menaçant la biodiversité, les droits autochtones et des espèces emblématiques comme le caribou et l’ours polaire.

  26. 98

    Zone arctique : Le Groenland peut-il vraiment être acheté ?

    Suite aux déclarations du président Trump sur la possibilité d’un achat du Groenland, plusieurs voix, à l’intérieur même du parti républicain, ont exprimé leur opposition à une telle volonté. Est-il plausible d’envisager un achat du Groenland par les États-Unis ? Quels sont les risques pour le Canada ?

  27. 97

    Zone arctique | Groenland : les oppositions face aux ambitions des États-Unis

    Le Groenland, en ce début d'année 2026, est au cœur de l'actualité mondiale en raison des tensions politiques qui l'entourent. La situation a été particulièrement exacerbée par les déclarations de Donald Trump, qui, au début de son second mandat, a évoqué sa volonté d'annexer le territoire groenlandais. Cette annonce a provoqué une réaction immédiate et forte du Conseil circumpolaire inuit, dirigé par Sarah Olsveig, qui a affirmé que le temps des colonisateurs est révolu. Les Inuit du Groenland, selon elle, refusent d'être des figurants dans des manœuvres politiques qui les dépassent. Au fil des semaines, l'administration Trump a semblé passer à des actions concrètes, provoquant un soutien croissant envers le peuple groenlandais de la part d'autres nations. Le Conseil des Samis a insisté sur le droit fondamental des Inuits à déterminer leur propre avenir, rappelant ainsi la nécessité de respecter leur autonomie et leur culture. Le 13 janvier, lors d'une conférence de presse conjointe avec la première ministre du Danemark, le premier ministre du Groenland, Jens Frédéric Nielsen, a fermement rejeté l'hypothèse d'une annexion par les États-Unis, réaffirmant l'attachement indéfectible du Groenland au royaume du Danemark. Nielsen a également mis en lumière la pression géopolitique qui pèse sur son pays, soulignant que la défense de la démocratie est primordiale dans ce débat. Le soutien international n'a pas tardé à se manifester. Le Canada, par exemple, a affiché sa solidarité avec le Danemark et a soutenu une déclaration commune émanant de plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Cette déclaration met en avant l'importance de la sécurité en Arctique, précisant que celle-ci doit être garantie en collaboration avec les alliés de l'OTAN. En parallèle, le Canada a annoncé l'ouverture imminente d'un consulat à Nuuk, la capitale groenlandaise, ce qui marque un renforcement de ses liens diplomatiques avec le Groenland. Enfin, c'est dans un cadre plus large que ces événements s'inscrivent, celui de la sécurité et de l'intégrité territoriale de l'Arctique. La déclaration des alliés jeudi dernier a tenu à rappeler que les principes établis par la Charte des Nations Unies, tels que la souveraineté et l'inviolabilité des frontières, doivent primer dans toutes les discussions concernant l'avenir de cette région stratégique. Ainsi, le Groenland, au centre de ces enjeux internationaux, se retrouve à un carrefour critique où la question de son identité et la défense de ses droits sont essentielles face aux aspirations de puissances extérieures.

  28. 96

    Zone arctique : De qui le Canada doit se méfier ?

    La Russie, la Chine ou les États-Unis, lequel de ces trois pays menace-t-il le plus la souveraineté canadienne en Arctique ? Quatre experts font le point sur cette question au cœur de l’actualité.

  29. 95

    Zone arctique : Après 100 ans au Vatican, le kayak inuvialuit centenaire revient enfin au Canada

    Les 62 artéfacts sont arrivés au Canada le 6 décembre 2025. Ces objets culturels autochtones, métis et inuits, faisaient partie des collections ethnographiques des musées du Vatican depuis plus de 100 ans.

  30. 94

    Zone arctique : Des artéfacts autochtones bientôt rapatriés du Vatican au Canada

    Le 15 novembre dernier, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a annoncé le retour de 62 artéfacts autochtones au Canada. Ces derniers faisaient partie des collections du musée Anima Mundi au Vatican.

  31. 93

    Zone arctique | Eagle Gold : une contamination qui bouleverse le territoire de la Première Nation Na-Cho Nyäk Dun

    La Première Nation Na-Cho Nyäk Dun fait encore face aux conséquences d’une contamination qui a bouleversé son territoire, ses pratiques culturelles et sa sécurité alimentaire. Entre deuil, incertitude et mobilisation, la communauté fait face avec une grande résilience.

  32. 92

    Zone arctique | Convention de Minamata : des avancées majeures pour réduire la pollution au mercure

    La sixième conférence des partis à la convention de Minamata sur le mercure s'est déroulée à Genève, en Suisse, du 3 au 7 novembre dernier, réunissant une représentation significative de plus de 1000 participants, dont le Canada dirigé par Alison Dixon, gestionnaire des substances organiques et métaux au sein d'Environnement et Changement Climatique Canada. Cette rencontre a permis de faire avancer les progrès concernant la protection de la santé humaine et de l'environnement face à la pollution par le mercure. Les délégations étaient engagées de façon constructive, comme l'a souligné Madame Dixon, qui a également précisé que 22 décisions cruciales avaient été adoptées à l'issue des discussions. Parmi les décisions majeures prises, une avancée significative a été l'accord sur la proposition canadienne visant à renforcer les travaux relatifs au commerce mondial et à l'approvisionnement en composés de mercure. Cela témoigne de l'importance accordée par les parties à la régulation du commerce des substances dangereuses. De plus, les participants ont convenu de multiplier les efforts pour réduire l’usage du mercure dans l’exploitation orifère, artisanale et à petite échelle, tout en soutenant la transition vers des pratiques durables exemptes de mercure. Cet aspect est crucial pour assurer une gestion responsable et sécuritaire des ressources minérales. Un autre point essentiel de la conférence a été le renforcement de l'engagement envers les peuples autochtones. Herb Nakimayak, président intérimaire du Conseil circumpolaire inuit pour le Canada, a mis en avant l'importance croissante accordée à la perspective des peuples autochtones au sein de la Convention. Le caucus indigène, qui se réunit quotidiennement, a joué un rôle actif dans le cadre des négociations, en veillant à ce que les préoccupations et positions des communautés soient entendues et prises en compte. Cette représentation est d'autant plus pertinente compte tenu que les peuples autochtones sont fréquemment les plus touchés par les impacts de la pollution par le mercure, qu’elle soit observée dans des écosystèmes fragiles comme l’Arctique ou la forêt amazonienne. La reconnaissance du rôle des peuples autochtones dans les discussions sur la pollution par le mercure souligne l'importance de collaborations inclusives pour l'élaboration de politiques efficaces. Les pays participants, y compris le Canada, ont montré un soutien croissant envers la participation des peuples autochtones, ce qui est perçu comme un progrès significatif dans le dialogue international sur les effets des contaminations et les solutions durables à mettre en place. La conférence a ainsi servi de plateforme pour mettre en lumière la voix autochtone et son rôle crucial dans la lutte contre les conséquences des polluants comme le mercure. En conclusion, cette sixième conférence de la Convention de Minamata a été un événement marquant, tant par les décisions adoptées que par le nombre croissant de parties prenantes impliquées, y compris les peuples autochtones. L'engagement renouvelé vers des pratiques durables et inclusives représente un pas important dans la protection de notre santé et de notre environnement face à la menace du mercure.

  33. 91

    Zone arctique | Réserve faunique nationale de l’Arctique : les Ipupiat accueillent avec joie la décision du gouvernement Trump

    Le 23 octobre 2025, Voice of the Arctic Inupiat, s’est dit favorable à la décision de l’administration Trump d’ouvrir à l’exploitation pétrolière et gazière, la réserve faunique nationale de l’Arctique au bord de la mer de beaufort. Kaktovik, unique village implanté dans la réserve, est inupiat.

  34. 90

    Zone arctique | Réserve faunique nationale de l’Arctique : les Gwich’in s’opposent à la décision du gouvernement Trump

    Le 23 octobre 2025, la nation Gwich’in a condamné la décision du gouvernement de Donald Trump d’ouvrir à l’exploitation pétrolière et gazière, la réserve faunique nationale de l’Arctique au bord de la mer de Beaufort.

  35. 89

    Zone arctique : Défendre l’Arctique, une priorité pour les habitants des trois territoires

    Un sondage de mai 2025 révèle que les habitants des trois territoires canadiens sont pessimistes sur l’avenir de l’Arctique. Ils soutiennent largement l’exercice de la souveraineté et l’augmentation des dépenses militaires, tout en priorisant la protection de l’environnement.

  36. 88

    Zone arctique | Projet Narvik : un modèle prometteur de souveraineté alimentaire au Nunavut

    Dans cet épisode, j'aborde le dernier article de ma série consacrée aux fermes hydroponiques dans le Nord, en mettant l'accent sur l'exemple inspirant de l'unité hydroponique de Narvik, située à Goa Haven dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Depuis son ouverture en 2019, cette ferme fait figure de modèle en matière de sécurité alimentaire, fonctionnant toute l'année et produisant une variété de cultures respectueuses des besoins locaux. Le projet Narvik, qui tire son nom d'un terme inuktitut signifiant "lieu de culture", est à seulement 250 km au nord du cercle Arctique et à 15 minutes de marche du village de Goa-Evon. Collaborant étroitement avec l'Arctic Research Foundation, le ministère de l'Agriculture et Agroalimentaire Canada, l'Agence spatiale canadienne et le Conseil national de recherche du Canada, la ferme emploie une dizaine de personnes, principalement des habitants du village, qui ont été formés sur place. Depuis sa création, la ferme a produit une gamme riche incluant laitues, tomates, fraises, pommes de terre, et bien d'autres, qui sont distribuées gratuitement à des membres de la communauté, en particulier aux personnes âgées et celles dans le besoin. Je mets en lumière comment cette initiative est un exemple parfait de projet communautaire, où le dialogue est constamment maintenu avec le village, l'association locale des trappeurs et le conseil des personnes âgées. Lors d'événements communautaires, les récoltes de Narvik sont également mises à disposition pour soutenir des besoins collectifs, illustrant ainsi l'impact social positif du projet. L'unicité de Narvik se trouve également dans son approche énergétique. Tout comme d'autres fermes hydroponiques dans la région, elle fonctionne grâce à des panneaux photovoltaïques, mais son approvisionnement énergétique est renforcé par une combinaison d'énergie solaire, d'énergie éolienne et d'un générateur diesel en cas d'urgence. Je partage les visions de Tom Enf-Effer, le président de la fondation Arctic Research, qui espère que dans les années à venir, 70% de l'énergie utilisée sera d'origine renouvelable. Il souligne que l'idée selon laquelle l'énergie solaire ne serait pas efficace dans les conditions arctiques est un mythe, illustrant l'efficacité des panneaux pendant la saison printanière, lorsque la neige amplifie l'impact des rayons du soleil. Concluant cette réflexion, j'insiste sur la nécessité pour le gouvernement fédéral et les gouvernements territoriaux d'investir davantage dans les infrastructures afin de propager ce modèle d'hydroponie dans d'autres communautés arctiques. Le projet Narvik ne devrait pas être une exception, mais plutôt un catalyseur pour une révolution de la sécurité alimentaire dans le Nord canadien.

  37. 87

    Zone arctique | Hydroponie en Arctique : un essai qui n’a pas encore été transformé

    Dans cet épisode, nous explorons la serre communautaire d'Inuvik, un espace unique au cœur du delta du fleuve Mackenzie qui favorise le jardinage récréatif et la production alimentaire, renforçant ainsi le sentiment d'appartenance des résidents. Je m'entretiens avec M. Clarkson, maire d'Inuvik et membre du conseil d'administration de la serre, qui partage comment ce projet a évolué, notamment avec l'ajout d'une unité hydroponique en 2021, financée par l'Agence canadienne de développement économique du Nord. Cette initiative vise à étendre les activités de la serre et à permettre la culture de produits durant l'hiver, tout en contribuant à la création d'une source de financement stable. Nous discutons des défis auxquels fait face la serre, notamment le coût énergétique exorbitant qui entrave le fonctionnement de l'unité hydroponique. Étant donné que le coût du kilowattheure à Inuvik est le plus élevé de tout le Canada, M. Clarkson explique que des panneaux photovoltaïques ont été installés pour tenter de réduire ces frais. Cependant, des retards administratifs ont freiné leur mise en service pendant plusieurs années, limitant leur apport énergétique durant l'hiver. Au fil de la conversation, M. Clarkson souligne l'importance de l'énergie solaire pour rendre la ferme hydroponique viable. Sans celle-ci, il estime que le coût d'opération serait prohibitif. Nous aborderons également le problème de la formation et de la rétention du personnel, qui constitue un obstacle supplémentaire à la pérennité du projet. La rotation du personnel formé a été un défi, ce qui soulève la question de la nécessité de cultiver une main-d'œuvre stable pour accompagner ces initiatives durables. M. Clarkson affirme que l'agriculture estivale représente la voie la plus prometteuse pour les résidents d'Inuvik. Grâce à la serre communautaire et aux jardins individuels, les habitants peuvent cultiver une quantité suffisante de légumes pour leur consommation personnelle, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire. Il évoque une vision d'avenir où les initiatives communautaires, l'éducation au jardinage, des technologies adaptées au climat nordique et un soutien financier ciblé travaillent de concert pour renforcer la résilience alimentaire de la région. Cet épisode met en lumière l'importance des efforts collectifs pour améliorer la situation alimentaire dans le Grand Nord canadien, offrant un aperçu précieux de la détermination et de l'innovation des communautés locales.

  38. 86

    Zone arctique | Au Yukon, des légumes frais au cœur du Kluane

    Dans cet épisode, nous nous penchons sur un projet novateur d'agriculture nordique qui prend place sur les rives du lac Louani au Yukon, à la station de recherche Louani Lake Research Station. Ce projet, intitulé AG1054, repose sur l'utilisation d'une ferme hydroponique, installée dans un conteneur maritime réhabilité, qui vise à garantir la sécurité alimentaire dans les régions isolées du nord. En collaboration avec l'Université de Calgary et l'Institut Arctique d'Amérique du Nord, nous explorons les diverses dimensions de ce projet ambitieux.L'hydroponie, qui remplace la terre par de l'eau enrichie en nutriments, constitue le cœur de cette initiative. Nous discutons de la manière dont ce système permet de cultiver des plantes de façon autonome, tout en étant partiellement alimenté par l'énergie solaire, avec un générateur diesel comme source de secours. Shahid Islam, le coordinateur agricole, joue un rôle clé dans la gestion et l'automatisation des paramètres essentiels tels que la température, la lumière et le pH, permettant ainsi une optimisation des conditions de culture.Les détails de la production agricole sont surprenants : entre juin et début octobre, la ferme a récolté 3300 laitues, 350 plants de coriandre, 250 plants de persil, ainsi que 120 plateaux de micropousses. En parallèle, nous évoquons les autres cultures développées à l'extérieur, notamment des radis, des tomates, du brocoli et des concombres, grâce à une serre conçue pour résister à des conditions climatiques extrêmes. Cependant, nous apprenons que, malgré ces avancées considérables, la ferme fonctionne uniquement quelques mois par an.Au fil de la conversation, nous examinons les défis auxquels le projet est confronté, tels que le coût élevé de l'énergie, l'entretien constant nécessaire, et le manque de main-d'œuvre qualifiée dans la région. Polisias, conseillère agricole, partage son expertise sur les enseignements tirés de cette expérimentation, soulignant à quel point ces défis limitent l'exploitation pérenne de ce type de ferme. Alice Johnson, membre de la Première Nation de Kluany, apporte une perspective précieuse sur la technologie, mettant en avant sa capacité à offrir un contrôle total sur les conditions de culture, en contrastant avec les aléas des jardins extérieurs.Cet épisode met en lumière l'importance d'initiatives comme AG1054 pour l'autonomie alimentaire locale dans les territoires nordiques, tout en soulignant la nécessité de surmonter les obstacles logistiques et énergétiques.

  39. 85

    Zone arctique | Réconciliation : « Nous avons besoin de moins de paroles et de plus d’actions »

    L'épisode aborde la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, qui se déroule le 30 septembre 2025, marquant ainsi le dixième anniversaire de la publication du rapport de la Commission sur la vérité et la réconciliation. Ce jour est symbolique non seulement pour les survivants des pensionnats, mais également pour les femmes, les filles et les personnes aux deux esprits autochtones disparues et assassinées, soulignant l'importance de reconnaître et de traiter les injustices du passé. Au cœur de cette discussion, l'enquête nationale lancée en 2016 est mise en lumière. Cette initiative vise à examiner les causes systémiques de la violence sous toutes ses formes, y compris la violence sexuelle envers les femmes, les filles et les personnes aux deux esprits autochtones. Le processus a impliqué des rencontres avec divers groupes régionaux et organisations nationales, ainsi que des visites dans plusieurs communautés au Canada. Après trois années d'investigation approfondie, un rapport final a été publié, contenant 170 appels à la justice qui s'adressent à différents niveaux de gouvernance, de l fédéral au municipal. Monsieur Douane Gaston-Aucoin, représentant du Yukon au Conseil Spirituel de l'Assemblée des Premières Nations et récemment élu président national du Conseil 2SLGBTQQIA+, partage son point de vue sur les avancées de cette enquête. Bien qu'il considère la création de l'enquête nationale comme un pas dans la bonne direction, il critique la lenteur de la mise en œuvre des appels à l'action, notant qu'en cinq ans, peu de progrès ont été réalisés. En effet, il déplore que seulement deux des appels de justice aient été concrétisés jusqu'à présent, et aucun n’a été mis en œuvre spécifiquement pour les communautés Two-Spirit, malgré les 30 appels à la justice formulés. Gaston-Aucoin souligne également le manque de financement des programmes essentiels pour soutenir les autochtones et critique le traitement des communautés Bétis et Inuit, qu’il décrit comme des citoyens de seconde classe au sein même de leur gouvernement. Il affirme que la réconciliation va bien au-delà des motions procédurales et des gestes symboliques. En cette journée significative, il affirme avec force que le processus de réconciliation est fondamental pour les institutions canadiennes. Il appelle à une pression continue sur le gouvernement fédéral afin d'assurer la mise en œuvre des appels à la justice, un désir ardent pour un avenir meilleur et plus inclusif pour tous les Canadiens. Cette capsule d'information, présentée par Nelly Guidici dans "Zone Arctic", illustre bien le besoin urgent d'action et de changement face aux défis persistants de réconciliation au Canada.

  40. 84

    Zone arctique : Du passé au présent, la réconciliation dans le Nord

    Le 30 septembre, qui marque la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, a été l'occasion pour plusieurs acteurs clés de faire le point sur l'avancement du processus de réconciliation dans le nord canadien, particulièrement dans des régions comme le Yukon, le Nunavut et Nunavik. Le dialogue a été initié par Adeline Weber, commissaire du Yukon et membre de la Première Nation des Teslin Klingit, qui a mis en avant les progrès réalisés dans son territoire. Elle a souligné l’importance de la reconnaissance des revendications territoriales tout en appelant à une implication active de tous les acteurs dans le processus de réconciliation. Adeline a partagé son expérience personnelle en tant que survivante des pensionnats, précisant que chaque survivant vit un parcours de guérison unique. Eva Ariak, commissaire du Nunavut, a également pris part à cette discussion en insistant sur la nécessité de reconnaître le passé tout en se projetant vers l'avenir. Elle a plaidé pour que les communautés s’unissent afin de faire face aux défis présents, tout en maintenant l'espoir et en cherchant des solutions durables. Son appel se veut une invitation à la collaboration et à une réflexion collective pour construire un avenir meilleur. Mary Simon, gouverneure générale du Canada et originaire du Nunavik, a ajouté que la réconciliation devrait être intégrée dans la vie quotidienne des Canadiens. Elle a encouragé les individus à agir localement et à établir des relations respectueuses entre les communautés autochtones et non autochtones, inscrivant ainsi la réconciliation dans un cadre d'interactions quotidiennes. Le rapport annuel de l'Inuit Tapiriit Kanatami pour 2024-2025 a également inscrit des avancées notables dans le cadre de la réconciliation. Parmi ces avancées, la présentation d'excuses par le gouvernement canadien pour le massacre des chiens au Nunavik entre les années 1950 et 1960 a été particulièrement marquante. Cet épisode tragique, orchestré par le gouvernement dans une tentative de sédentariser les populations inuites, a eu des conséquences dévastatrices sur leur mode de vie et leur mobilité sur leurs territoires ancestraux. Cependant, cette avancée est contrastée par le jugement sévère de l'Assemblée des Premières Nations, qui a noté que peu d'appels à l'action ont été mis en œuvre durant l'année 2024-2025. Cindy Wandhaus-Nepinek, la chef nationale de l'Assemblée des Premières Nations, a exprimé son inquiétude face aux progrès jugés trop lents. Elle a souligné la nécessité de financements fédéraux substantiels plutôt que des compressions budgétaires pour que la réconciliation puisse véritablement avancer. Selon elle, les actions gouvernementales doivent refléter un engagement réel envers les peuples autochtones, sinon les intentions déclarées de réconciliation risquent de ne rester que des promesses sans suite. Les restrictions budgétaires de 15 % sur trois ans, récemment annoncées par le gouvernement fédéral, ont également été qualifiées de menace pour la mise en œuvre des appels à l'action, alors que de nombreux programmes essentiels pour les Premières Nations souffrent déjà de sous-financement. La cheffe Woodhouse Népinac a appelé à des engagements fermes de la part du gouvernement pour créer un avenir plus prospère pour tous. Ce riche échange a permis de mettre en lumière les espoirs, les défis, les réussites et les obstacles rencontrés dans le processus de réconciliation au Canada, tout en encourageant le dialogue continu et la collaboration entre les diverses communautés.

  41. 83

    Zone arctique | Chasse au grizzli : un équilibre fragile dans l’Arctique canadien

    Dans cet épisode, le dernier volet de la série sur la chasse au trophée de grizzly dans les trois territoires canadiens est examiné en profondeur, en se concentrant particulièrement sur le Nunavut. Cet espace représente une opportunité unique pour les résidents et non-résidents de participer à des activités de chasse tout au long de l'année. Pour l'année 2024-2025, il a été décidé que les limites de prises annuelles seraient fixées à 10 spécimens dans la région de Kivalik et à 15 dans la région de Kitikméot. Le gouvernement du Nunavut surveille ces prises via des échantillons prélevés par les chasseurs, soulignant l'importance d'un suivi régulier des populations de grizzlies, en l'absence de recensements récents dans la région. Une étude menée par le ministère de l'Environnement en 2021 s’est révélée cruciale pour comprendre la répartition géographique des grizzlies chassés au Nunavut. Elle a également permis d'examiner la répartition par genre et par âge des animaux pris. Entre 2013 et 2019, la recherche a enregistré 232 grizzlies chassés, ce qui représente une moyenne annuelle de plus de 33 prises. Loin d'être uniforme, la distribution des prises a révélé que 60 % provenaient de la région de Kivalik, notamment autour des collectivités de Baker Lake et Arviat, tandis que le reste émanait de la région de Kitikméot. Le ministère a émis des préoccupations montantes quant à la durabilité actuelle des pratiques de chasse dans la région de Kivalik, pointant vers un potentiel déclin des populations de grizzlies si la situation actuelle persiste. En conclusion de son rapport, il a été noté que des facteurs cumulés d'origine humaine, combinés avec le développement des terres, pourraient influer négativement sur les populations de grizzlies au Nunavut. Ce constat est d'autant plus préoccupant que, comme dans le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, il manque d'estimations officielles récentes. L'estimation des populations de grizzlies au Nunavut reste à un chiffre incertain, oscillant entre 800 et 2000 individus. La conférence aborde également les enjeux économiques liés à la chasse au trophée de grizzly, qui est annoncée par des coûts variant de 20 000 à 35 000 dollars US dans le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, et pouvant atteindre près de 40 000 dollars US au Nunavut. Pour Gary Adams, co-associé de Canadian High Arctic Adventure, qui organise ces expéditions de chasse, les revenus générés par cette activité sont essentiels pour les collectivités de l'Arctique canadien. Dans un contexte où le Nunavut affiche le taux de chômage le plus élevé de la région arctique, à 8,3% en 2024, la chasse sportive apparaît donc comme un levier économique fondamental, surtout comparé aux 5,8% pour les Territoires du Nord-Ouest et 4,3% pour le Yukon.

  42. 82

    Zone arctique | Dans les TNO, le grizzli demeure peu étudié

    Dans cette conférence, le sujet principal explore la situation des populations de grizzlies dans les territoires du nord-ouest du Canada, particulièrement dans les monts Mackenzie. Bien que la présence de grizzlies semble abondante dans cette région, un manque d'études régulières et d'estimations récentes soulève des inquiétudes quant à leur véritable état de conservation. Loin d'être uniforme, la législation sur la chasse aux grizzlies varie également au sein des différentes juridictions qui composent les territoires, avec une chasse autorisée uniquement dans certaines régions du nord, telles que Fort Macpherson, Aklavik, Inuvik, Tuktoyaktok et Paolatouk. Les monts Mackenzie, qui marquent la frontière entre le Yukon et les territoires du Nord-Ouest, représentent une zone où la chasse est strictement interdite pour les non-résidents. Malgré les déclarations de l'Association des pourvoyeurs des monts Mackenzie sur l'abondance apparente de la population de grizzlies, il est souligné que ce prédateur particulier ne peut pas être chassé, contrairement à d'autres espèces comme l'ours noir, le glouton et le loup. Une étude récente menée en mai 2021 et soutenue par Environnement et Changement Climatique Canada, ainsi que par Nature Serve Canada, propose un état des lieux national concernant les grizzlies, indiquant que leur situation dans les territoires du Nord-Ouest ne présente pas de problèmes alarmants, avec une population jugée stable. Tavis Molnar, un acteur clé dans le domaine de la chasse et propriétaire de la compagnie Arctic Red River Outfitters, argumente que les grizzlies sont non seulement présents en nombre dans les montagnes Mackenzie, mais que ces animaux sont couramment observés par ses clients lors de leurs excursions. Molnar met en avant le rôle crucial des pourvoyeurs dans la collecte de données sur cette espèce, visant à soutenir les efforts du gouvernement territorial dans la surveillance des populations de grizzlies. Chaque fois qu'un grizzly est prélevé dans la région, les chasseurs doivent fournir des échantillons tels que la mâchoire inférieure ou une dent pour une analyse plus approfondie. Cependant, la conférence souligne également la nécessité d'un suivi plus rigoureux des populations de grizzlies dans cette zone, comme le recommande le gouvernement fédéral. Malgré les restrictions en matière de chasse pour les non-résidents et des taux de prélèvement annuels généralement faibles, la stagnation des estimations de population au fil des ans soulève des questions sur la viabilité à long terme de ces animaux dans leurs habitats. Bien que Molnar reste confiant quant à la bonne santé des populations de grizzlies, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) reconnaît que plusieurs facteurs d'anthropisation, tels que l'exploitation des ressources et les altérations rapides des habitats, pourraient constituer des menaces significatives pour ces prédateurs majestueux. Cela souligne l'importance d'une évaluation plus précise des effectifs de grizzlies et de leurs exigences écologiques.

  43. 81

    Zone arctique | Grizzli : la chasse au trophée au cœur du débat

    L'interview aborde la controversée pratique de la chasse au trophée de grizzly dans le territoire du Yukon, mettant en lumière les préoccupations de l'organisme Grizzly Bear Protection Yukon. Cette institution conteste non seulement l'éthique de la chasse au trophée, mais la qualifie également de pratique dépassée, soulignant les préoccupations relatives à la population de grizzlies et à la nécessité urgente d'une meilleure gestion de cette espèce emblématique. Uli Nolan, membre du conseil d'administration de Grizzly Bear Protection Yukon, exprime son indignation concernant le manque de données récentes sur la population de grizzlies dans la région. Malgré des estimations gouvernementales plaçant le nombre entre 6 000 et 7 000 individus, Nolan souligne que ces chiffres n'ont pas été mis à jour depuis les années 1980, rendant toute décision concernant la chasse totalement irresponsable. La discussion met en avant divers facteurs menaçant les grizzlies, tels que le changement climatique, la fragmentation de leur habitat et l'encroachement humain, illustrant le besoin d'une évaluation fiable et actuelle des populations. Le gouvernement du Yukon admet, dans son plan de conservation publié en 2019 et mis à jour en 2022, que l'absence de données actualisées empêche une gestion appropriée des populations de grizzly. Il reconnaît également que le coût et la complexité de l'étude des grizzlies rendent difficile toute initiative visant à mieux comprendre leur démographie. En parallèle, les entreprises de pourvoyeurs, qui participent à cette activité, affirment contribuer à la conservation globale des espèces dans le Yukon. Elles appellent à un respect rigoureux du Code de déontologie, qui, selon elles, établit des normes éthiques élevées. Nolan insiste sur l'importance cruciale de quantifier précisément la population de grizzlies pour déterminer si elle est en déclin. Elle avance que dans le contexte d'un changement climatique rapide et d'une pression humaine croissante, une telle évaluation est essentielle afin de prendre des décisions éclairées sur la chasse au trophée. L'entretien évoque également la nécessité de trouver un consensus parmi les parties prenantes sur la gestion de cette espèce, tout en affirmant que la solution ultime de l'organisation est l'interdiction totale de la chasse au trophée de grizzly au printemps. Ainsi, les enjeux éthiques, scientifiques et environnementaux se croisent dans cette conversation, soulignant la complexité de la gestion de la faune dans un environnement en constante mutation. Les réflexions de Nolan et les préoccupations soulevées par Grizzly Bear Protection Yukon appellent à une réévaluation des pratiques de chasse actuelles et à une attention accrue portée à la protection des grizzlies dans le Yukon et au-delà.

  44. 80

    Zone arctique : Redéfinir la défense du Nord avec les Premières Nations

    Le rapport récemment publié par les Premières Nations du Yukon fait ressortir des enjeux cruciaux en matière de sécurité et de défense dans le contexte canadien, surtout en ce qui concerne les territoires du Nord. Intitulé « Défense et sécurité des Premières Nations du Yukon, priorité à la souveraineté, à la préparation et aux partenariats », le document de 72 pages vise à propulser une conversation essentielle sur la redéfinition des stratégies de sécurité en incluant des perspectives et des expertises autochtones. Ce rapport souligne l'importance de travailler de concert avec les Premières Nations, qui possèdent une connaissance intime des réalités du Nord, pour garantir une défense adaptée et efficace. Selon Clooney et Damecq, le chef régional du Yukon à l'Assemblée des Premières Nations, il est impératif que les gouvernements du Canada et du Yukon revoient leur conception de la sécurité et de la défense, qui a longtemps été dominée par des institutions fédérales. Les Premières Nations jouent un rôle prépondérant dans la préparation aux situations d'urgence et le développement d'infrastructures durables. Ce leadership est non seulement reconnu dans le discours, mais doit également être soutenu par des actions concrètes, comme l’affirme Mme Adamek, qui voit dans cette démarche l’avenir de la défense dans le Nord. La mise à jour récente de la politique de défense nationale par le ministère de la Défense met l'accent sur la nécessité de protéger les régions nordiques et d'assurer la souveraineté canadienne. Bien que cette révision illustrative prenne en compte les partenariats avec les communautés autochtones, Mme Adamek insiste sur la nécessité d’un investissement substantiel et approprié dirigé par les gouvernements autochtones qui sont les plus affectés par ces décisions. Elle évoque l'importance de la co-création dans laquelle les Premières Nations doivent être intensément impliquées dès les premières étapes de la planification pour assurer l'efficacité des initiatives entreprises. L'implication des rangers, qui sont souvent décrits comme les yeux et les oreilles de l'armée dans les territoires éloignés, est également mise en avant. Ces individus jouent un rôle inestimable dans le maintien de la souveraineté et de la sécurité des collectivités. Mme Adamek souligne que leur expertise, tant en termes de connaissance du terrain que de culture, est irremplaçable et que ces rangers méritent une reconnaissance et un soutien adéquats pour qu’ils puissent exercer pleinement leur fonction. Elle argue que le renforcement des rangers se traduit par un double bénéfice : celui de la défense nationale et de la sécurité communautaire, soulignant ainsi la nécessité d'une approche intégrée. Cependant, malgré les 12 recommandations concrètes proposées dans le rapport pour les gouvernements fédéraux, du Yukon et des Premières Nations, aucune initiative officielle ni engagement gouvernemental n'a encore été annoncé. Mme Adamek considère cela comme une préoccupation majeure et souligne l'importance d'un suivi actif pour que ces recommandations ne demeurent pas lettre morte. La mobilisation des Premières Nations du Yukon pour formuler des recommandations précises témoigne de leur volonté de participer activement à l’édification d'un avenir sécurisé et respectueux dans le Nord canadien. Ce rapport ouvre des perspectives nouvelles sur la manière d'aborder la sécurité au Canada, en se basant sur le dialogue, la collaboration et la reconnaissance des compétences autochtones.

  45. 79

    Zone arctique : Pas d’accord international sur la pollution au plastique

    Les négociations sur un traité international visant à lutter contre la pollution plastique, qui se sont tenues à Genève du 5 au 14 août 2025, ont laissé de nombreux participants déçus et préoccupés. Bien qu'une proposition de texte ait été soumise, celle-ci a été largement rejetée par les délégations présentes, notamment en raison de l'absence de mentions concernant les droits des peuples autochtones. Le Conseil circumpolaire inuit, ainsi que d'autres représentants autochtones, ont exprimé leur frustration face à cet échec, dénonçant un traité qui ne prend pas en compte leurs droits inhérents et leur autodétermination. Cette situation met en lumière l'importance d'inclure les voix des peuples autochtones dans la lutte contre la pollution, qui est un problème complexe touchant non seulement les Inuits de l'Arctique, mais également des communautés autochtones à travers le monde. Le Forum international des peuples autochtones sur le plastique a qualifié cette réunion de "déception" et a souligné qu'elle représentait une occasion manquée. Ce forum a affirmé que le projet de traité ressemble davantage à une concession envers l'industrie des combustibles fossiles qu'à une réelle avancée dans la protection de l'environnement. Les critiques ont souligné que le texte proposé ne contenait pas d'approche juridiquement contraignante en matière de droits de l'homme, ce qui compromettrait toute avancée significative dans la lutte contre la pollution plastique. Les participants ont clamé que sans un engagement réel en faveur des droits des peuples autochtones, les efforts pour contrer cette problématique risquent de ne pas être suffisamment efficaces. La délégation canadienne, conduite par Michael Bonser, sous-ministre adjoint à Environnement et Changement Climatique Canada, a qualifié cette semaine de négociations de l'une des plus difficiles auxquelles il ait jamais participé. Ils ont insisté sur la nécessité d'un traité significatif qui intégrerait des références claires aux droits des peuples autochtones et à leurs savoirs, ainsi que des mesures concernant la durabilité de la production et de la consommation. Bonser a souligné que des formulations fortes étaient essentielles pour démontrer un véritable engagement mondial face aux plastiques problématiques et aux produits chimiques nuisibles qui s'y trouvent. Il a également exprimé sa conviction que ne pas parvenir à un accord serait préférable à la signature d'un traité jugé trop faible ou inapproprié. Bien qu'aucune date n'ait été fixée pour un nouveau cycle de négociations, il a maintenu un sentiment d'espoir pour l'avenir. Dans l'ensemble, cette réunion à Genève a servi de rappel essentiel de l'interdépendance entre la protection de l'environnement et le respect des droits des peuples autochtones. Le manque de progrès significatif soulève des questions cruciales sur l'efficacité des négociations internationales et la capacité des gouvernements à concilier les intérêts économiques, la santé des écosystèmes et les droits humains. Ce contexte souligne l'urgente nécessité de développer des stratégies qui incluent tous les acteurs concernés, surtout ceux des communautés locales régulièrement impactées par les problèmes de pollution.

  46. 78

    Zone arctique : L’Amundsen, une expédition entre science et échanges avec les collectivités du Nord

    L'épisode du 27 juin 2025 présente une expédition unique à bord du brise-glace Amundsen, qui a quitté le port pour une aventure de 114 jours le long de la côte du Nunatsiavut, menant jusqu'à l'océan Arctique. Lors de son escale dans la collectivité de Makovik au Labrador le 16 juillet, le navire a ouvert ses portes pour accueillir les membres de la communauté locale. Cette initiative a permis d'organiser des visites guidées du navire et des présentations sur les recherches scientifiques en cours, incitant ainsi les habitants à explorer et à comprendre l'importance des travaux réalisés à bord. Véronique Rochefort, gestionnaire des communications au département Amundsen Sciences de l'Université Laval, a joué un rôle clé dans la facilitation de ces échanges. Elle a souligné l'importance des interactions humaines, mentionnant que ces dialogues, souvent informels, ont permis de tisser des liens solides entre l'équipage du navire et les habitants de Makovik. Plutôt que de se concentrer uniquement sur l'aspect scientifique, elle a encouragé des échanges plus personnels pour favoriser une véritable connexion humaine. Cet aspect de l'expédition a été particulièrement apprécié par la communauté, qui a montré un vif intérêt pour l'événement, ce qui incite les organisateurs à envisager d'autres initiatives similaires à l'avenir. L'expédition scientifique multidisciplinaire réunissant biologistes, géologues et écologistes vise à étudier les impacts du changement climatique sur les écosystèmes marins. Parmi les outils de recherche utilisés, une rosette a été employée pour effectuer des prélèvements à plus de 3000 mètres de profondeur. Barbara Neves, chef de mission pour Pêches et Océans Canada, a participé à cette expédition pour sa treizième année consécutive, soulignant le caractère unique de sa relation avec le brise-glace. Son parcours avec l'Amundsen, débuté comme étudiante et poursuivi maintenant en tant que chercheuse, témoigne de l'importance de ce navire comme plateforme de formation pour les jeunes scientifiques. À mesure que l'Amundsen poursuit sa navigation vers le Nunavut, avec des escales programmées à Iqaluit et à Resolute Bay, les échanges humains et scientifiques continuent de jouer un rôle fondamental dans cette expédition. La capsule d’information "Zone Arctic", animée par Nelly Guidici, rappelle l'importance de ces interactions dans le Grand Nord canadien, illustrant comment la science et la communauté peuvent travailler de concert pour mieux comprendre et protéger les écosystèmes fragiles de l'Arctique face aux défis du changement climatique. L'épisode met en lumière non seulement les travaux scientifiques en cours, mais aussi l'impact durable que ces rencontres peuvent avoir sur les relations entre les chercheurs et les populations locales.

  47. 77

    Zone arctique : La cheffe Dawna Hope réclame des comptes après l’accident de la mine Eagle Gold

    L'entretien avec Donna Hope, cheffe de la Première Nation Nacho Myak Den, met en lumière les conséquences désastreuses d'un glissement de terrain survenu à la mine Eagle Gold, ainsi que l'indifférence apparente des autorités compétentes. Survenu sur le territoire traditionnel de sa communauté, cet événement, qualifié par Donna Hope de plus grave catastrophe minière de l’histoire du Yukon, a engendré d'innombrables souffrances, tant sur le plan environnemental qu'émotionnel pour ses concitoyens. Elle insiste sur le fait que près de 4 millions de tonnes de déchets miniers, contenant des produits toxiques, se sont déversées suite à cet incident, soulignant l'ampleur des dégâts causés et leur impact durable sur les terres ancestrales. Dans ses déclarations, Hope dénonce non seulement les défaillances systémiques au sein de Victoria Gold Corporation, l'entreprise exploitante de la mine, mais aussi l'inaction critique du gouvernement du Yukon. Elle rappelle la demande d'audit adressée à la vérificatrice générale du Canada en décembre 2024, qui reste à ce jour sans réponse, ce qui accroît le sentiment d'une absence de responsabilité et d'une culture d'impunité vis-à-vis des acteurs impliqués dans la gestion de la mine. À ses yeux, la lassitude et la frustration ressenties au sein de sa communauté résultent d'un manque de contrôle rigoureux sur les pratiques minières, un constat alarmant qui appelle à une réévaluation totale des réglementations en vigueur. Le rapport indépendant révélé en juin 2025, qui ne semble pas signifier une remise en question sérieuse de la responsabilité du gouvernement, est considéré par Hope comme une preuve de négligence. Elle critique fermement la gouvernance minière qui, selon elle, œuvre contre les intérêts environnementaux et ceux des Premières Nations. En évoquant les recommandations du rapport, notamment celles exhortant le gouvernement à engager des experts pour encadrer les projets miniers dès leur phase de planification, elle exprime son scepticisme quant à la volonté réelle des autorités de changer leur façon de gérer l'industrie minière, accusant le gouvernement d'ignorer les pratiques dangereuses qui perdurent. En parallèle, la Première Nation, ayant rejeté la nouvelle législation sur les minéraux proposée par le gouvernement, a pris position contre les ajustements jugés insuffisants pour véritablement transformer le régime minier du Yukon. Selon Hope, ces propositions ne constituent que des révisions superficielles d'un statu quo, laissant ainsi la porte ouverte à la poursuite d'exploitations non durables qui compromettent la sécurité et l'intégrité des terres et des ressources naturelles. Cela met en évidence le besoin urgent d'une réforme structurale, soutenue par un véritable engagement du gouvernement à rendre les exploitants responsables. Dans ce contexte difficile, l’appel de Donna Hope pour un changement significatif et une reconnaissance des droits des Premières Nations résonne comme une nécessité pressante pour rétablir la justice environnementale et la sécurité des communautés affectées. Son discours souligne non seulement la lutte pour la protection de leur territoire, mais aussi l'exigence d’un cadre juridique et réglementaire qui prenne en compte les voix et les préoccupations de ceux qui vivent directement les conséquences des activités minières.

  48. 76

    Zone arctique | Les glaciers du massif Kluane sous pression : entre sensibilisation et résignation

    Ce podcast traite de l'importance cruciale des glaciers dans le contexte de la préservation environnementale et des effets du réchauffement climatique, en lien avec l'année internationale de la préservation des glaciers déclarée par l'UNESCO. Au cours de conférences estivales organisées par Parc Canada, nous explorons divers sujets relatifs aux glaciers, tenant compte des observations et recherches menées par des experts dans leur domaine. Lors de la conférence présentée par Michel Barraher, professeur à l'École de technologie supérieure de Montréal, nous découvrons les caractéristiques fondamentales des glaciers ainsi que les missions de terrain réalisées avec ses étudiants dans le parc national Clooney. Malgré l’expertise accumulée au fil des décennies sur la fonte des glaciers, M. Barraher souligne la difficulté de faire entendre ce message face à une indifférence persistante. La fonte des glaciers n'est pas un phénomène nouveau, mais les conséquences qu'elle entraîne demeurent souvent sous-estimées, rendant la sensibilisation encore plus critique aujourd'hui. Nous discutons également avec Katharina Walsh, coordinatrice d'interprétation pour le parc national Clooney, qui présente les efforts déployés pour éduquer le public sur l'importance des glaciers et les mesures prises pour leur préservation. Avec 80 % du parc constitué de champs de glace, il est essentiel de partager des informations sur la recherche scientifique qui y est menée et sur la collaboration avec divers partenaires. Cependant, ces initiatives se heurtent à des défis financiers découlant de coupes budgétaires, limitant les capacités des scientifiques à surveiller et à documenter les effets dévastateurs du réchauffement climatique. Les discussions mettent en lumière les préoccupations croissantes liées à la transformation rapide des paysages glaciaires et les implications environnementales qui en résultent. La publication d'UNESCO, « Glaciers, chronique d'une fonte annoncée », met l'accent sur la nécessité d'agir pour faire face aux dérèglements du cycle de l'eau et à l'élévation du niveau de la mer, des conséquences alarmantes de la fonte des glaciers. À travers ce podcast, nous souhaitons éveiller les consciences sur le rôle des glaciers en tant que sentinelles du changement climatique et l’urgence d’agir pour préserver ces précieux écosystèmes pour les générations futures.

  49. 75

    Zone arctique | Mine Eagle Gold : un an après, les causes de l’accident révélées

    Le dernier épisode de Zone Arctic, animé par Nelly Guidici, se concentre sur un événement environnemental tragique survenu il y a un an dans le territoire du Yukon, impliquant la mine Eagle Gold, propriété de Victoria Gold Corporation. Un déversement de 934 000 m3 de minerais et de solutions de traitement, contenant des substances toxiques telles que le cyanure, a eu des conséquences désastreuses pour l'écosystème local. L’accident a soulevé de nombreuses questions concernant la gestion et la sécurité de l'exploitation minière dans des environnements fragiles. Un rapport indépendant, rendu public le 30 juin, a mis en lumière les causes et les circonstances ayant conduit à cet incident. Les membres du comité d'experts ont identifié plusieurs facteurs déterminants, notamment une gestion inadéquate de la qualité du minerai, des insuffisances dans le système de collecte des solutions, ainsi qu’une accumulation d'eau due aux précipitations printanières et estivales de l'année précédente. En effet, des manquements dans la supervision des opérations de la mine ont été pointés du doigt, entraînant ce que le ministre John Stryker a qualifié de « catastrophe ». Le rapport souligne également des erreurs de jugement de Victoria Gold Corporation et de ses sous-traitants, qui ont contribué à cette défaillance. L'intégrité du système de collecte des solutions s'est révélée compromise, et si des mesures préventives et des contrôles adéquats avaient été en place, il est probable que l'accident aurait pu être évité. Les dégâts ne se limitent pas seulement au déversement de cyanure; le glissement de terrain a également causé des dommages majeurs aux infrastructures essentielles de la mine, y compris les systèmes de distribution et de pompage nécessaires à la gestion des solutions cyanurées. En conséquence, le rapport appelle à une révision approfondie des pratiques industrielles dans le secteur minier, en mettant l'accent sur l’importance de la rigueur lors de toutes les phases d’un projet minier, de sa conception à sa fermeture. Nelly Guidici a également insisté sur le fait que, bien que l'exploitation minière puisse être réalisée de manière sûre dans des climats froids comme celui du Yukon, il est crucial d'appliquer les leçons apprises de cet incident pour prévenir de futurs accidents. Le gouvernement du Yukon, en prenant connaissance des recommandations du rapport, a exprimé son engagement à mener des réflexions sur les améliorations nécessaires dans les régulations. Cependant, aucune échéance précise n'a été fournie pour l'implémentation des changements. Cet épisode de Zone Arctic souligne donc non seulement l'importance de la sécurité dans les opérations minières, mais également la nécessité d'une vigilance constante vis-à-vis de l'impact environnemental des projets d'extraction dans les régions vulnérables.

  50. 74

    Zone arctique | Les brise-glaces de la Garde côtière canadienne déployés pour leur saison estivale

    L'épsiode aborde les récents développements des opérations estivales de la Garde côtière canadienne dans la région du Nunavut, débutant avec le départ du brise-glace NGCC Pierre-Radisson le 11 juin. Ce déploiement signale l'engagement continu du Canada envers la sécurité maritime dans les eaux arctiques, illustré par la mobilisation de sept brise-glaces pour la saison estivale 2025. Parmi ces activités, une mention spéciale est faite du navire dégroseillé, qui a quitté Québec le 1er juillet pour des missions essentielles de déglaçage, de soutien aux recherches scientifiques, ainsi que pour le ravitaillement de la station météorologique d'Eureka. Le commissaire adjoint de la région arctique, M. Youssef Mani, exprime sa satisfaction face à la bonne organisation et au respect des délais pour ces déploiements. Il souligne l'importance de la Garde côtière dans la surveillance maritime, qui ne se limite pas seulement à la sécurité des opérations, mais qui joue également un rôle clé dans la réaffirmation de la souveraineté canadienne dans l'océan Arctique. Cette présence maritime est essentielle non seulement pour assurer la sécurité des navires traversant ces eaux mais également pour soutenir l'industrie du transport maritime par des services de déglaçage. En outre, Mani évoque les modifications proposées dans le cadre de la loi sur les océans, visant à élargir les services de la Garde côtière, renforçant ainsi la sécurité maritime et améliorant la capacité d'intervention du gouvernement canadien à travers ses vastes côtes et voies navigables, y compris les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent. Cela réaffirme la volonté nationale de sécuriser ces régions, particulièrement les zones éloignées du Nord, où les défis en matière de sécurité sont uniques. L'entretien met également en lumière la stratégie pour l'Arctique jusqu'en 2034, dévoilée par l’ancienne ministre Diane Leboutillier, qui vise à améliorer la présence canadienne dans le Nord. Cette initiative répond aux besoins spécifiques des communautés arctiques, en mettant l'accent sur des solutions adaptées pour et par le Nord. Un projet pilote a été instauré pour favoriser le recrutement et la formation des Inuits et des populations autochtones vivant dans ces collectivités éloignées, avec un objectif de recruter dix matelots autochtones pour intégrer les effectifs de la Garde côtière canadienne. Ce projet souligne l'importance croissante de l'inclusivité et de la reconnaissance du savoir-faire local dans les opérations de la Garde côtière. Dans l'ensemble, l'entretien présente un tableau complet des efforts déployés pour renforcer la sécurité et la souveraineté canadienne dans les eaux arctiques, tout en soulignant le rôle central que jouent les communautés locales dans ce processus.

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