la vie manifeste

PODCAST · society

la vie manifeste

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  1. 261

    Traumachine. Episode 4

    Depuis la grotte du temps, depuis la brume du non-historique, tu introjectes dans le présent un éclat d'éternité oublié qui exige la résurrection du monde, son recommencement. L'incalculable justice est cet éclat. Frédéric Neyrat est philosophe, professeur à l’Université Wisconsin-Madison (États-Unis), il développe des cours sur la pensée environnementale, la technologie, et les humanités planétaires. Par humanités planétaires, il entend la rencontre de l’écologie politique et de la cosmologie au sein d’approches théoriques laissant la place à la spéculation. Il anime la plateforme électronique Alienocene qui cartographie les futurs de la planète Terre et des savoirs émergents. Il a récemment publié aux éditions mf Traumachine. Intelligence Artificielle & Techno-fascisme. Un livre pour penser les dynamiques d’anticipations, de spoliations, d’expropriations, de simulations et de contrôles qui se jouent avec ces machines à l’intérieur d’un capitalisme de survie, confronté à des questions de subsistances imaginant dépasser les limites par une vie au-delà de la vie, embarquant l’humanité dans un cauchemar techno-fasciste. Dans cette série de podcasts il déplie pour nous quelques aspects de sa réflexion nous proposant d’identifier ce qui nous arrive et ce qui ne nous arrive pas avec ces machines IA.

  2. 260

    Traumachine Episode 3

    Épisode 3 Devancé par notre passé, précédé par le futur. La structure temporelle du fascisme Avec les machines prédictives, nous vivons une structure temporelle radicalement nouvelle : notre passé (les données collectées) calcule notre futur, l'objective et nous arrive comme quelque chose de déjà décidé, avant même toute formulation par un sujet. Dans cette structure temporelle, nous ne sommes plus les sujets de notre devenir mais les objets d'un futur qui nous devance. Un futur algorithmique. Cette saturation prédictive qui annule toute participation et objective le futur est la structure temporelle du fascisme. Les coutures de ce monde simulé par les machines prédictives se feront chaque jour moins visibles, moins perceptibles. La simulation supplantera le réel. Si le réel est le résultat d'un schème cognitif, il sera désormais le résultat d'un schème machinique. Les machines impeccables préparent un fascisme impeccable. Frédéric Neyrat est philosophe, professeur à l’Université Wisconsin-Madison (États-Unis), il développe des cours sur la pensée environnementale, la technologie, et les humanités planétaires. Par humanités planétaires, il entend la rencontre de l’écologie politique et de la cosmologie au sein d’approches théoriques laissant la place à la spéculation. Il anime la plateforme électronique Alienocene qui cartographie les futurs de la planète Terre et des savoirs émergents. Il a récemment publié aux éditions mf Traumachine. Intelligence Artificielle & Techno-fascisme. Un livre pour penser les dynamiques d’anticipations, de spoliations, d’expropriations, de simulations et de contrôles qui se jouent avec ces machines à l’intérieur d’un capitalisme de survie, confronté à des questions de subsistances imaginant dépasser les limites par une vie au-delà de la vie, embarquant l’humanité dans un cauchemar techno-fasciste. Dans cette série de podcasts il déplie pour nous quelques aspects de sa réflexion nous proposant d’identifier ce qui nous arrive et ce qui ne nous arrive pas avec ces machines IA.

  3. 259

    traumachine episode 2

    Frédéric Neyrat est philosophe, professeur à l’Université Wisconsin-Madison (États-Unis), il développe des cours sur la pensée environnementale, la technologie, et les humanités planétaires. Par humanités planétaires, il entend la rencontre de l’écologie politique et de la cosmologie au sein d’approches théoriques laissant la place à la spéculation. Il anime la plateforme électronique Alienocene qui cartographie les futurs de la planète Terre et des savoirs émergents. Il a récemment publié aux éditions mf Traumachine. Intelligence Artificielle & Techno-fascisme. Un livre pour penser les dynamiques d’anticipations, de spoliations, d’expropriations, de simulations et de contrôles qui se jouent avec ces machines à l’intérieur d’un capitalisme de survie, confronté à des questions de subsistances imaginant dépasser les limites par une vie au-delà de la vie, embarquant l’humanité dans un cauchemar techno-fasciste. Dans cette série de podcasts il déplie pour nous quelques aspects de sa réflexion nous proposant d’identifier ce qui nous arrive et ce qui ne nous arrive pas avec ces machines IA. Épisode 2 Machine trop machine.

  4. 258

    Traumachine. Episode 1

    Premier épisode. Les machines s’autonomisent sans pour autant devenir autonomes, premiers prémices d’un fascisme automatique spectralisant la liberté. Ici la liberté devient décombre et ruine des machine IA, parce que l’autonomie de la décision n’est plus située dans des sujets autonome. Pour le capitalisme de suivie, il s’agit de se passer de la délibération humaine pour garantir son expansion au-delà de la vie. Frédéric Neyrat est philosophe, professeur à l’Université Wisconsin-Madison (États-Unis), il développe des cours sur la pensée environnementale, la technologie, et les humanités planétaires. Par humanités planétaires, il entend la rencontre de l’écologie politique et de la cosmologie au sein d’approches théoriques laissant la place à la spéculation. Il anime la plateforme électronique Alienocene qui cartographie les futurs de la planète Terre et des savoirs émergents. Il a récemment publié aux éditions mf Traumachine. Intelligence Artificielle & Techno-fascisme. Un livre pour penser les dynamiques d’anticipations, de spoliations, d’expropriations, de simulations et de contrôles qui se jouent avec ces machines à l’intérieur d’un capitalisme de survie, confronté à des questions de subsistances imaginant dépasser les limites par une vie au-delà de la vie, embarquant l’humanité dans un cauchemar techno-fasciste. Dans cette série de podcasts il déplie pour nous quelques aspects de sa réflexion nous proposant d’identifier ce qui nous arrive et ce qui ne nous arrive pas avec ces machines IA. Réalisation : Emma M

  5. 257

    L’ Homme sans. Politiques de la finitude.

    Il n’y a pas d’être humain qui ne soit pas fini ; dont l’existence ne se définisse pas, comme l’écrit Sartre en 1945, par son exposition à la natalité, à la mortalité, ainsi qu’à la multitude de ces autres êtres finis parmi lesquels il faut exister. Cette proposition, qu’on appellera ici la « proposition de la finitude », constitue de la sorte une proposition d’égalité ontologique irréductible, à laquelle aucun être humain n’est en mesure de déroger. Elle commande par conséquent une solidarité de principe avec tout autre être – a fortiori avec ceux que l’on exploite et que l’on brutalise au niveau même de cette existence exposée. voilà la thèse de ce livre : que la proposition de la finitude en appelle à une politique de la révolte égalitaire – révolte qu’elle à plus d’une fois suscitée, et qu’il faudra qu’elle suscite encore. archives : Michel foucault Jacques Rancière Jacques Derrida Simone de Beauvoir entretien et réalisation : Emmanuel Moreira, sept 2011 Martin Crowley, L’ Homme sans. Politiques de la finitude, éditions Lignes, 2009

  6. 256

    Le restant, la part maudite, le rebut. Entretien avec Jacob Rogozinski

    Le restant est l’intouchable de mon toucher, l’invisible de ma vision, l’inaudible de mon écoute. Il se dissimule toujours dans l’expérience qu’il rends possible, il est le fantôme toujours fugitif de quelque chose d’autre. Un phénomène de l’inapparent. Entretien avec Jacob Rogozinski, réalisé en novembre 2011 à propos de deux ouvrages : - Le moi et la chair, éditions du CERF (2006) - Guérir la vie ; la passion d'Antonin Artaud, éditions du CERF (2011)

  7. 255

    Bernard Stiegler, A contre cap

    Une série de 4 entretiens pour rejouer la pensée du rapport entre art et politique, culture et politique. Bernard Stiegler / Pierre Damien Huyghe / Marie-José Mondzain / Gérard Dessons Réalisation : Emmanuel Moreira, Radio grenouille Août 2013.

  8. 254

    Gerard Dessons, A contre cap

    Une série de 4 entretiens pour rejouer la pensée du rapport entre art et politique, culture et politique. Bernard Stiegler / Pierre Damien Huyghe / Marie-José Mondzain / Gérard Dessons Réalisation : Emmanuel Moreira, Radio grenouille Août 2013.

  9. 253

    Marie Jose Mondzain, A contre cap

    Une série de 4 entretiens pour rejouer la pensée du rapport entre art et politique, culture et politique. Bernard Stiegler / Pierre Damien Huyghe / Marie-José Mondzain / Gérard Dessons Réalisation : Emmanuel Moreira, Radio grenouille Août 2013.

  10. 252

    Pierre Damien Huyghe, A contre cap

    Une série de 4 entretiens pour rejouer la pensée du rapport entre art et politique, culture et politique. Bernard Stiegler / Pierre Damien Huyghe / Marie-José Mondzain / Gérard Dessons Réalisation : Emmanuel Moreira, Radio grenouille Août 2013.

  11. 251

    Neige silencieuse, neige secrète

    "il était déjà en train de mettre, avec une agréable sensation de demi-effort, son secret entre lui et les mots" Lecture de Neige silencieuse, neige secrète, par Anna Carlier. Un récit de Conrad Aiken. Traduction de l’américain : Joëlle Naïm Édition La barque, 2014 "Pourquoi au juste avait-il fallu que cela arrivât, ou pourquoi avait-il fallu que cela arrivât juste à ce moment-là, il n'aurait pu vraiment le dire, bien sûr; ni peut-être n'aurait-il même penser à le demander. La chose était avant tout un secret, quelque chose à dissimuler précieusement à Père et Mère; et c'est à ce fait même qu'elle devait une énorme part de sa nature délicieuse."

  12. 250

    Du théologique à l'ethnographique. Le réalisme ontologique de l'anthropologie

    Entretien avec Mohamed Amer Meziane à propos de deux ouvrages. - Au bord des mondes. Vers une anthropologie métaphysique, éditions vues de l’esprit, 2023 - Des empires sous la terre. Histoire écologique et raciale de la sécularisation, 2021 Réalisation et entretien : Emmanuel Moreira Musiques : Eveil / The Awakening · Hossein Alizadeh, Madjid Khaladj Soufis d'Algérie - Tariqa Alawiya :: Tariqa Issawiya :: Tariqa Bouabdaliya par Prophet (Charles Duvelle Collection) MOHĐD - Rood of Time (Live in Paris)

  13. 249

    Das Kind, une lecture

    Das Kind de Christine Lavant, éditions Lignes-Léo Scheer, 2006 Traduit de l’allemand par François Mathieu. Lecture : Anna Carlier Musique : Paul Julian Quillier "Das Kind relève d'un merveilleux rare et étrange. C'est le récit du séjour d'une jeune fille dans un hôpital ophtalmologique. On y soigne ses yeux, qu'elle a presque aveugles, à cause des scrofules dont son corps souffre et qui feront qu'elle ne pourra jamais montrer qu'une peau malade, stigmatisée. Elle a alors 12 ans. 12 ans : c'est l'âge que décrit ce livre. Et ce livre est écrit dans le langage qu'on a quand on n'a que 12 ans. C'est sans doute la prouesse littéraire de Das Kind (L'Enfant), qu'écrit dans cette langue d'enfant, pour dire des visions et des terreurs d'enfant, des supplications et des espérances d'enfant, il n'emprunte rien à la puérilité de l'enfance, sans pourtant non plus jamais recourir à la lucidité rétrospective de l'adulte. Ni niaiserie ni apitoiement. L'enfant en appelle certes ici à toutes les figures possibles de l'autorité et du salut, mais aucune n'est réelle cependant. Pas davantage le médecin chef que l' "ange fort ", que Dieu même, à la fin. Toutes ces figures merveilleuses n'existent pas comme telles, sans doute, mais par contraste avec le monstrueux sous les traits duquel l'enfant se représente." Michel Surya Si ce nom de Christine Lavant ne vous dit rien, c'est normal, le monde est à l'envers. Dans ce monde-ci Christine Lavant existe à peine, rien d'étonnant, il est tout étriqué. Et pourtant, la contribution de Christine Lavant à la littérature est immense, en vérité. Qui a lu Das Kind, ou La mal-née, reconsidère sa bibliothèque.

  14. 248

    À cœurs vaillants (on dirait l’aurore)

    Une pièce sonore de Muriel Combes La présente pièce vocale a été écrite, de manière solitaire, pendant l’année 2005. À l’origine de ce texte, il y avait un désir de partager des questions et quelques débuts de réponses quant à ce qu’il pourrait en être de l’amour, et aussi du communisme. Il y avait aussi une fatigue d’un certain type d’écriture, que l’on pourrait dire universitaire, et un désir de donner à entendre certaines choses écrites, endormies dans des livres, comme si des amis nous parlaient au creux de l’oreille ou du cœur. Son enregistrement s’est déroulé à la fin du mois d’avril 2006, à Rennes, dans la pièce commune d’une maison donnant sur un jardin, et devenue pendant deux semaines salon de lecture et studio radio. La pièce, gravée sur deux CD audio, a circulé de manière confidentielle. Six ans après, la voici mise à disposition dans sa version initiale. Il y a des choses dont on ne sait plus comment parler – dont on a trop parlé ? Peut-être, peu importe, on ne sait plus par où les attraper. Par exemple, l’amour. Ça disparaît. Ça disparaît, et on ne sait plus ce que c’est. Alors, on se tait. On ne sait même pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle que ça disparaisse. Comment savoir. Il faudrait savoir. Savoir dans quoi ça disparaît. On a pensé, au temps des utopies, que l’amour disparaissait dans le mariage, et qu’il fallait le libérer – en faisant la révolution sexuelle. Libérer l’amour institué dans le mariage, se libérer en même temps du mensonge bourgeois de l’adultère, et faire advenir à la place quelque chose comme une camaraderie érotique. Et puis, l’amour a continué de disparaître, dans le mariage, dans le couple, dans la liberté sexuelle. Pour donner une idée de ce que c’était qu’être guéri, à l’usage des praticiens de cette thérapie des âmes dont il se voulait l’inventeur, Freud avait proposé : être capable de travailler et d’aimer. Oui, oui, ça sonne comme un cantique de rééducation des masses – la grande aliénation laborieuse qui tient par le petit bonheur domestique ; la paix des ménages, la paix des cimetières. La vraie vie fuit la peine salariée et le mirage du bonheur conjugal. D’accord. D’accord ; et après ? Muriel Combes

  15. 247

    je ne veux pas mourir, c'est pourquoi je vais aller me promener 02

    Lecture des Cahiers de Nijinski par Anna Carlier. Il est des moments particuliers dans la vie, moments de tristesse, de solitude éprouvée ou réelle, de ruptures imaginaires ou vraies où une oeuvre si elle fraie jusqu’à vous prend toute la place et contamine jusqu’aux yeux. C’est dans ce moment que me sont parvenus les Cahiers de Nijinski. Ritm et Sovajri ont rôdées, résonnant partout et tout le temps, écho permanent, coïncidences soudaines avec tout ce que la vie m’offrait alors. Dans le passage de l’année 2022 à 2023. L’écriture de Nijinski s’est engouffrée en moi comme en une pièce vide. Il a été partout comme un grand vent et comme un mur aussi où venaient s’aligner tout le reste entendu et vu. Demeurant et s’installant, ses mots, sa cadence m’ont hantées. Partout trouvant correspondance, partout voulant être dits, développés. J’ai laissé faire. Puis l’ai lu à d’autres. Un peu à la radio, un peu à l’ami qui m’avait offert le texte. J’ai su que je voulais encore et que je voulais plus, que d’habitat pour les mots d’un disparu je voulais me faire lieu d’où les faire entendre. Contaminer encore. Marteler ce qui n’a pas été encore assez entendu. Ritm et Sovajri. Anna Carlier. Cahiers de Vaslav Nijinski, éditions Actes Sud. Traduction : Christian Dumas-Lvowski et Galina Pogogeva-Saint Paul

  16. 246

    je ne veux pas mourir, c'est pourquoi je vais aller me promener 01

    Lecture des Cahiers de Nijinski par Anna Carlier. Il est des moments particuliers dans la vie, moments de tristesse, de solitude éprouvée ou réelle, de ruptures imaginaires ou vraies où une oeuvre si elle fraie jusqu’à vous prend toute la place et contamine jusqu’aux yeux. C’est dans ce moment que me sont parvenus les Cahiers de Nijinski. Ritm et Sovajri ont rôdées, résonnant partout et tout le temps, écho permanent, coïncidences soudaines avec tout ce que la vie m’offrait alors. Dans le passage de l’année 2022 à 2023. L’écriture de Nijinski s’est engouffrée en moi comme en une pièce vide. Il a été partout comme un grand vent et comme un mur aussi où venaient s’aligner tout le reste entendu et vu. Demeurant et s’installant, ses mots, sa cadence m’ont hantées. Partout trouvant correspondance, partout voulant être dits, développés. J’ai laissé faire. Puis l’ai lu à d’autres. Un peu à la radio, un peu à l’ami qui m’avait offert le texte. J’ai su que je voulais encore et que je voulais plus, que d’habitat pour les mots d’un disparu je voulais me faire lieu d’où les faire entendre. Contaminer encore. Marteler ce qui n’a pas été encore assez entendu. Ritm et Sovajri. Anna Carlier Cahiers de Vaslav Nijinski, éditions Actes Sud. Traduction : Christian Dumas-Lvowski et Galina Pogogeva-Saint Paul

  17. 245

    La Tarantelle de Sainte-Soline

    La tarantelle de Sainte Soline S'élançant Du matin jusqu'au soir sans se décourager, Défendant l'eau commune, défendant l'eau commune, Défendant l'eau commune qu'on veut nous voler. L'eau qu'on veut nous voler, Mais l'eau se défend et la terre se soulève, Réveillant les âmes, les corps et les coeurs Réveillant les âmes, les corps et les coeurs. Les âmes, les corps et les coeurs, Transportés en une foule portant trois couleurs. Que de vies retrouvées, que de vies retrouvées Que de vies retrouvées si longtemps délaissées. Si longtemps délaissées, Désormais obstinées, désormais obstinées, Désormais obstinées, désormais obstinées, Désormais obstinées à briser leurs projets. Leurs projets d'extraire, d'assécher, de stocker un deux trois, Un deux trois à l'attaque, un deux trois trois petits chats, Un deux trois des vilains petits fripons, L'autre nuit, En grand bruit Sont entrés dans ma chanson, Ont creusé un très grand trou, Ont semé le doute partout, Ont cherché la division, Mais nous ne sommes pas des pions. Un deux trois trois petits chats, Un deux tois sors-moi de là, Un deux trois à l'attaque... Leurs projets D'extraire, d'assécher, de stocker, de frapper. De terre on est relevé, on marche sur les pieds, Par la main tu me tiens, Ste-Soline à demain. Ste-Soline à demain, Du matin jusqu'au soir sans se décourager, Défendant l'eau commune, l'eau qu'on veut nous voler. Pour leur cratère vide ils sont prêts à tuer. Ils sont prêts à tuer, L'Outarde la Loutre l'Anguille, réveillons les esprits L'Outarde la Loutre l'Anguille, l'Outarde la Loutre l'Anguille L'Outarde la Loutre l'Anguille, réveillons les esprits. Ste-Soline, à demain. Contre toi je veux fleurir. Par toi Ste-Soline nous étions, nous sommes, nous resterons en fleur. Peu m'importe tout le reste si je ne peux fleurir. Nous voulons vivre et fleurir l'un contre l'autre, et contre toi, Ste-Soline. Et entendre ce qui chante là-bas dire : Ste-Soline. Je sais et tu sais, Nous savions, nous ne savions pas, Mais nous étions là et non-là-bas. Et parfois quand il n'y avait plus que le Rien entre nous, nous nous trouvions l'un l'autre tout à fait. Ste-Soline, à demain.

  18. 244

    Pirouette, c'est la Terre

    Chanson écrite et chantée samedi 25 mars en soutien à la lutte de Sainte-Soline Il était un petit week-end, Pirouette, c'est la Terre Qui luttait contre un drôle de trou. Ce gros trou pompait toute l'eau Pirouette, c'est la Terre Et des gendarmes le protégeaient. C'était sans compter du tout Pirouette, c'est la Terre sur l'Outarde la Loutre et l'Anguille. Qui s'élançaient ce matin Pirouette, c'est la Terre En jaune, en rose et en turquoise. À l'écoute de la radio Pirouette, c'est la Terre On s'est lancé dans cette chanson. Pour vous dire qu'à Paris Pirouette, c'est la Terre Le soulèvement nous vient aussi. Et nos coeurs sont avec vous Pirouette, c'est la Terre On n'en f'ra jamais des gros trous. Laisse moi fleurir contre toi Pirouette, c'est la Terre Et le grand trou disparaîtra.

  19. 243

    Contre attaque, Michel Surya

    Michel Surya est l’auteur de plusieurs textes dont on pourrait dire qu’ils appartiennent tantôt à l’essai ( de l’essai politique de l’essai littéraire de l’essai philosophique) tantôt de la littérature ( du récit du roman du récit pornographique). Or chacun de ces textes ne survivrait plus à y être démêlés. Ils perdraient un mouvement et une vitesse, qui porte à faire tenir ensemble une chose littérature avec une chose philosophique. La vitesse et sa possibilité d’accélération permettent que les choses se tiennent ensemble et qu’elles se tiennent ensemble est ce que Michel Surya appelle la pensée. La pensée n’exclut ni la chose littéraire ni la chose philosophique, elle est le mouvement obtenu par cette vitesse. La pensée est ce qui fait, que ce qu’un texte porte en lui de littérature de politique de philosophique soit ensemble, c’est-à-dire que pour ce qui appartenait à un genre puisse être seul ensemble. L’auteur cherche peut-être cela que les textes comme les personnes se mêlent à cette phrase « j’appartiens à la communauté de ceux qui n’en ont pas ». Cet entretien vient à la suite d’un premier dont nous avons perdu l’enregistrement. Nous le commençons par la question de la loi avec en tête une lecture d’un article sur le pieds de la lettre et la chiennerie et surtout de ce qui est dit sur la chiennerie, loi par rapport à ce que Derrida a écrit sur Kafka et la littérature comme ce qui transforme le champs et donc la littérature comme légiférant. Cela pour éviter de demander trop clairement qu’est-ce que la souveraineté littéraire, et pour s’avancer un peu plus vers la question du mal du bas qui dans cette écriture n’est jamais condamnée ni jamais rehaussée au bien. Nous aborderons aussi ce que la langue fait, ce que dans son retrait elle tente de faire que vienne ce qui n’est pas encore venu ce qui n’a pas de forme ce qui reste d’une langue qui soustrait qui n’est pas un gain. Entretien : Amandine André & Emmanuel Moreira Réalisation : Emmanuel Moreira

  20. 242

    Michel Surya, Sainteté de Georges Bataille

    "Se mettre dans la situation de Dieu est une situation tellement pénible qu’être Dieu est l’équivalent du supplice. Car cela suppose qu’on est d’accord avec tout ce qui est ; d’accord avec le pire." Georges Bataille Entretien : Amandine André & Emmanuel Moreira

  21. 241

    D’après Foucault. Gestes, luttes, programmes.

    Entretien avec Mathieu Potte-Bonneville réalisé en 2008 à propos du livre D'après Foucault. Gestes, luttes, programmes, par Mathieu Potte-Bonneville & Philippe Artières. Nés en 1968 et étudiants dans les années 90, Mathieu Potte-Bonneville & Philippe Artières, découvrent qu’ « on avait décidé d’enterrer avec Foucault sa pensée ». Dans les universités, « la pensée critique, redevenue sagement kantienne, n’enseignait plus qu’à justifier l’existant en se gardant d’aller plus loin. » Mais « évacué du débat intellectuel, Foucault ne cessait pour autant de hanter l’actualité ». Aussi, c’est à partir du regard sur l’actualité politique des années 90 qu’ils établissent une « archéologie » des gestes de l’intellectuel Foucault, une « généalogie » de ses luttes pour enfin tenter d’ouvrir sur des programmes capables d’inventer de nouvelles résistances articulées autour du concept de « contre-conduite ». 3 axes majeurs dans la philosophie de Foucault : Le savoir, où comment nous nous sommes constitués comme sujet de notre savoir. Le pouvoir, où comment nous nous sommes constitués comme sujets qui exercent ou subissent les relations de pouvoirs. L’Éthique, où comment nous nous sommes constitué comme sujets moraux de nos actions. --- Réalisation : Emmanuel Moreira

  22. 240

    Si tu te soucies des générations futures, libère les générations passées.

    entretien avec Frédéric Neyrat à l'occasion de la parution de trois livres : Le cosmos de Walter Benjamin, un communisme du lointain, édition Kimé L'ange noir de l'histoire. Cosmos et technique de l'Afrofuturimse, éditions Mf Cosmos expérimental, éditions abrupt Entretien réalisé à la librairie EXC avec les moyens techniques de la radio PINODE Entretien et montage : Emmanuel Moreira

  23. 239

    Modernes sans modernité, Pierre-Damien Huyghe

    Pierre Damien Huyghe est philosophe. Il s’attache à penser ensemble l’industrie, l’art et la la technique cherchant à travers eux, ce qui nous arrive, ce qui arrive à l’être sensible. Avec Pierre Damien Huyghe l’industrie se présente comme un grand art classique de la rhétorique, du divertissement. Un « art de nous faire passer dans quelque chose autre chose que la chose même ». Un détournement. Et cette industrie – capacité à produire, à faire venir au monde des objets – est en surcroit de puissance, « ne nous permettant pas de réaliser pleinement les objets que nous faisons venir ». Dans ces conditions de surcroit industriel qu’en est-il de l’esprit de la modernité en art, celui de « faire apparaître la réalité des objet, d’affranchir la technique, d’avoir avec elle une approche non instrumentale » ? Si nous avons de tout temps été arrangés et ménagés par des appareils, ces appareils nous font autant que nous les faisons. Nous éprouvons selon des formes esthétiques qui sont des formes appareillées. Aussi « la condition d’un monde commun se détermine par les formes de la sensibilité et la façon dont ses formes sont travaillées par la technique ». Entretien avec Pierre Damien Huyghe à propos de l’ouvrage Modernes sans modernité – Eloge d’un monde sans style, publié aux éditions Lignes Entretien et réalisation : Emmanuel Moreira

  24. 238

    Ce soir pour le poème

    ce soir pour le poème car il n’est rien de plus et rien de moins non plus dans cette nuit de solstice où c’est seul que tu restes. De cette solitude que tu n’as pas voulu que tu tu ne désires pas, que tu ne déplores pas pourtant, retenant tout de toi au-dessus de l’eau pâle qu’est la tristesse trop longue pour qu’y suffise la nuit. Où vivre est seulement fait pour devoir se poursuivre et seulement ça, nicht mehr nicht weniger (...) pièce sonore d'Anna Carlier

  25. 237

    La révolution, le dernier des mythes. Entretien avec Michel Surya.

    Entretien radiophonique avec Michel Surya à l'occasion de la publication du livre Le Monde des amants, suivi de la ré-édition de l'Eternel retour, publié aux éditions de l'extrême contemporain. Michel Surya dirige la revue lignes depuis sa création en 1987. On lui doit la meilleure biographie qui nous a été donné de lire de Georges Bataille. Un livre essentiel pour comprendre le motif de la révolution en France chez les intellectuels et les oeuvres révolutionnaires entre 1944 et 1956 Le concept d’humanimalité pour penser la réduction de l’homme à la bête ou de l’homme comme bête, motif de l’histoire et de la littérature de Kafka. Des livres sur Blanchot, des romans, des livres d’interventions. Avec Michel Surya, c’est une histoire de l’art, de la pensée et de la politique révolutionnaire qui s’écrit tout au long de ses oeuvres y compris dans ses écrits les plus littéraires, à l’exception de quelques uns sans doute. Ce dernier livre le monde des amants n’échappe pas à cette filiation. Histoire du XX°, motif de la révolution, des attendus de la politique révolutionnaire, de sa trahison. Des vies qui l’auront attendu, désiré et qui a la fin en auront été meurtries. Mais ce livre ajoute aux autres la question de l’amour. De l’amour qui n’aura pas résisté à la politique révolutionnaire, désirant que l’amour aussi participe du nouveau monde promis. A la fin de l’amour trahi. Entretien : emmanuel moreira

  26. 236

    Iran, Article 35

    juin 2009, des milliers d'Iranien.ne.s contestent le résultat de l’élection présidentielle. Une contestation qui tourne au soulèvement. Une répression féroce. Des morts en direct. Les caves du ministère de l'intérieur pleines, les universités assiégées. Deux policiers montés sur une moto, celui de derrière matraque à la main, c'est ce duo motorisé qui, répandant la terreur, dispersa les foules. La BRAV revenue en France pour réprimer un soulèvement inédit, n'est rien d'autre qu'un ready made des milices iraniennes. archives sonores. réalisation : emmanuel moreira, 2009

  27. 235

    Naître, Trahir, Parler. Entretien avec Pierre Chopinaud

    "Il est parmi les non-appartenants certains qui, n'ayant pas de noms ou qui en ont autant qu'ils ont de masques sans qu'aucun ne soit leur, sont tenus à l'effroyable péril de ne pouvoir être nés ailleurs que dans l'imagination des maîtres du langage qui les fait mourir." Pierre Chopinaud, Cavalier d'épée, P.O.L 30 juin 2022, dans la plus belle librairie de Paris consacrée à la littérature, EXC passage molière, nous avions proposé à Pierre Chopinaud d'y lire quelques extraits d'Enfance de Perdition et de Cavalier d’Épée, deux livres publiés chez POL. De cette lecture, s'en est suivi un dialogue avec lui. La langue, son pouvoir de donner naissance à des mondes, la langue par quoi l'arbre, la feuille, la pierre me répondent, la langue est toujours aussi l'objet d'une guerre pour que des mondes disparaissent, pour qu'un peuple vaincus n'ait d'arbres, de feuilles et de pierres qui le reconnaissent. Et quand l'arbre, la feuille, la pierre, deviennent soit une ressource, soit un commun, soit une nature et non plus un être qui me répond et qui me reconnaît, c'est la langue qui disparait au profit, soit d'une économie, soit d'une politique, soit d'une science. Que savoir parler la langue des maîtres et locataires de la maison hégémonique soit la condition pour obtenir le droit de séjour, cela n'est rien d'autre qu'une langue réduite au schibboleth. Une langue qui décide de la vie et de la mort, qui trahit ou laisse libre celui qui la parle. Maîtriser son usage est la condition d'une survie. Rien d'autre. Mais celui qui enseigne cette langue n'est qu'un maître instructeur de gardes frontières tant qu'il ne se relie pas à la langue morte-interdite en lui, celle d'avant qu'il ne devienne sujet d'une République, d'un État, d'une Nation. Dans la langue morte-interdite se tient son exil et l'espace d'une véritable communauté politique des exilés. Né en France c'est-à-dire, dans la maison hégémonique des maître du langage, et nommé Pierre Chopinaud, le monde qu'il porte en héritage, porte un ordre politique duquel il ne peut s'innocenter. Ainsi Pierre Chopinaud n'écrit pas et ne vit pas sans conscience du nom dont il hérite. Ces deux livres Enfants de perditions et cavalier d'Epée, constituent le récit par lequel celui qui naissant au monde, nommé, élevé dans une langue - le français - encore objet d'une histoire et de son nom, cherche à devenir sujet de sa propre histoire. entretien : Emmanuel Moreira.

  28. 234

    L'Éon de la noirceur est le temps du paradigme de l'esclave qui ne s'est toujours pas refermé.

    Émission radiophonique avec Norman Ajari. A propos de l'ouvrage Noirceur et pessimisme dans la pensée Africaine-Américaine au XXI° siècle, publié aux éditions Divergences. Avec la voix de James Baldwin et Frédéric Neyrat. Réalisation : Emmanuel Moreira

  29. 233

    Flotte temps

    "N'est-ce pas la voix de nos amis que hante parfois un écho des voix de ceux qui nous ont précédés sur terre" Walter Benjamin Réalisation : Angélique Humbert Alliage de Maurice Ravel, Henri Bergson, Vincenzo Bellini, Walter Benjamin, Hildegard de Bingen & Colette Magny.

  30. 232

    Le discours de l'araignée

    Le discours de l'araignée (janvier 2022) Flux radiophonique Sur une invitation du festival Ecoute Voir pour Radio Béton à Tours. Réalisation : Emmanuel Moreira Textes & Voix : Amandine André / Anna Carlier / Angela Davis / Michel Foucault / Jean Genet / Jean-Luc Godard / Pierre Guyotat / Angélique Humbert / Claire Longuet / Martin Luther King / Emmanuel Moreira / Frédéric Neyrat / Sun Ra / Michel Surya / Tiqqun "Une métaphysique critique pourrait naître comme science des dispositifs..." / Malcom X Documents additionnels : Révolution transfigurée de Frédéric Neyrat / Loto d'Amandine André / Se perdre, disparaître et vivre d'Anna Carlier / Larsen au ralenti d'Arnaud Loffredo / Il est né quand tout est mort dans la terre, d'Emmanuel Moreira / Strata de Mattias Gustafsson

  31. 231

    Jean-Luc Nancy. Le politique, la politique, la religion civile.

    Entretien radiophonique avec Jean Luc Nancy en trois parties. Partie III : Le politique, la politique, la religion civile. Entretien : Emmanuel Moreira, Amandine André Réalisation : Emmanuel Moreira laviemanifeste.com/archives/5791

  32. 230

    Jean-Luc Nancy. Le récit, le mythe, la correspondance.

    Entretien radiophonique avec Jean Luc Nancy en trois parties. Partie II : Le récit, le mythe, la correspondance Entretien : Emmanuel Moreira, Amandine André Réalisation : Emmanuel Moreira laviemanifeste.com/archives/5791

  33. 229

    Jean-Luc Nancy. Le commun, le communisme, la communauté. Le fascisme, la communion.

    Entretien radiophonique avec Jean Luc Nancy en trois parties. Partie I : Le commun, le communisme, la communauté. Le fascisme, la communion. Entretien : Emmanuel Moreira, Amandine André Réalisation : Emmanuel Moreira https://laviemanifeste.com/archives/5791

  34. 228

    Manifestation

    Mixage de deux sources sonores Un train et un cortège de manifestants Réalisation : Emmanuel Moreira

  35. 227

    Le Gai savoir de Baudrillard, Jean Paul Curnier

    Entretien radiophonique et réalisation : Emmanuel Moreira « Puisque le monde nous est donné inintelligible, il faut le rendre d’une certaine façon encore plus inintelligible » Jean Baudrillard Rencontre avec Jean Paul Curnier à propos du numéro 31 de la revue Lignes, Le Gai savoir de Baudrillard, – Une pensée qui a davantage cherchée à ouvrir des perspectives plutôt que de réarticuler le déjà là. – Une pensée non asservie à un projet moral, repoussant toujours plus loin ses propres limites. – Un jeu des limites entre Marcel Duchamp et Michel Leiris : l’écriture comme tauromachie. – Une certaine façon d’utiliser le langage ; les mots usent davantage de nous que nous usons d’eux. – Un partenaire du monde plutôt qu’un penseur du monde, ne cherchant pas à résoudre le monde. – Une pensée qui éduque à une plus vaste étendue du monde plutôt que de chercher à le simplifier. Le Gai savoir de Baudrillard, un savoir joyeux. Contributeurs: Jean-Paul Curnier, Michel Surya, Olivier Penot-Lacassagne, Ludovic Leonelli, Véronique Bergen, Boyan Manchev, Frédéric Neyrat, Olivier Jacquemond, Gérard Briche, René Capovin, Jean Baudrillard, Marine Baudrillard

  36. 226

    Remettre le jour avec la nuit. Entretien avec Gil Bartholeyns

    A propos du livre Le Hantement du monde. Zoonoses et Pathocène. Éditions Dehors. Entretien : Emmanuel Moreira.

  37. 225

    Comptine masquée

    le pass est un flic, les flics sont des frontières, le pass sanitaire, la mauvaise division Pas de pass Pas de codes pas de distinctions quand les flics auront un pass, les poules auront des dents Pas de pass Pas de codes pas de distinctions discrimination légale, révolte légitime Pas de pass Pas de codes pas de distinctions l’aplatissement de la terre, le pass sanitaire, ça suffit la connerie Pas de pass Pas de codes pas de distinctions Quand t'entends liberté, Quand t'entends liberté, le seul mot à chanter c'est solidariré.

  38. 224

    La construction sociale de l’espace humain. Michel Lussault

    Michel Lussault est géographe. Il a publié L'homme spatial - la construction sociale de l'espace humain, aux éditions du Seuil (2007). Les mots que nous employons pour parler de l'espace nous trompent. Ils sont d'un autre temps et nous aurons à faire l'effort, avec ce livre, d'un nouveau lexique et d'un nouveau regard. Cet essai tend à faire de la géographie une science qui a à dire à la littérature, à la peinture, à la philosophie, à la sociologie et à l'anthropologie. Une géographie débarrassée d'une idée de nature autonome, extérieure à la société; non pas que cette nature ait disparue, mais réinventer sans cesse afin qu'elle soit conforme aux logiques de la société. Entretien radiophonique & réalisation : Emmanuel Moreira

  39. 223

    Le désoeuvrement chorégraphique, Frédéric Pouillaude

    Entretien avec Frédéric Pouillaude. A l'origine de cet ouvrage - "Le désoeuvrement chorégraphique. Etude sur la notion d'oeuvre en danse" - il y avait pour le philosophe Frédéric Pouillaude, la tentative d'un discours philosophique sur la danse contemporaine. Très vite un constat s'est imposé : « l'incapacité de la philosophie et de l'esthétique à penser les pratiques chorégraphiques selon le régime commun de l'oeuvre ». Si la danse n'est pas absente des discours philosophiques, surtout depuis le XX° siècle, (Paul Valéry, Erwin Straus, Alain Badiou …) elle n'y est jamais présente au titre d'oeuvre. Entretien radiophonique et réalisation : Emmanuel Moreira

  40. 222

    Inesthétique et mimésis, Mehdi Belhaj Kacem

    Entretien avec Mehdi Belhaj Kacem, à propos de la publication aux Nouvelles éditions Lignes de l’ouvrage Inesthétique et mimésis. Tout sépare-t-il Alain Badiou et Philippe Lacoue-Labarthe ? Tout ne les sépare pas et eux-mêmes s’en sont expliqués : leur dialogue commence dès 1988 avec L’Être et l’évenement, auquel Lacoue répond à l’occasion d’une intervention au Collège international de philosophie. Réponse en forme de question : « En réalité, je souscris bien à la « fidélité à l’être tel que le vide le nomme ». Je souscris également à la nécessaire interruption du poème. Il y va, dans l’un et l’autre cas, de la possibilité de l’événement. Mais pourquoi, et c’est au fond ma seule question, devrait-ce être au profit du mathème ? N’y a-t-il pas autre chose à inventer qui transit notre « monde » ? » L’un est un platonicien ; on peut même dire qu’il répète le geste philosophique platonicien pour notre temps . L’autre ne l’est pas ; on peut au contraire dire de lui qu’il n’est pas moins un poète qu’il n’est un philosophe. À travers cette discussion, peut-être ce « litige », dit encore Lacoue, il y va donc, aujourd’hui, de la possibilité du Poème, comme de la possibilité de la philosophie. En interrogeant la manière dont le signifiant Platon fonctionne dans la philosophie d’Alain Badiou, Medhi Belhaj Kacem, repose la question de la forclusion du mal par la philosophie. D’autant plus que l’art, et ce depuis Sade, c’est-à-dire depuis la révolution, expose l’immonde du monde. Si le monde vient avec l’immonde, (le monde entendu ici comme production de la politique) la question politique ne saurait être simplement résorbée dans l’ontologique (le mathème) comme le propose Alain Badiou, de même que si « l’art est chose passé », ou autrement dit, si l’inesthétique est l’art débarrassé du mythe, comment alors, constituer un héroïsme non mythologique, un héroïsme politique ? Entretien : Emmanuel Moreira

  41. 221

    Cinéma Avant Après

    Entretien avec Pierre-Damien Huyghe, à propos de l’ouvrage Cinéma Avant Après, publié aux éditions De l’incidence éditeur. Qu’est-ce qui nous fait tant parler de cinéma ? Qu’est-ce qui appelle autant la parole au sens de Merleau-Ponty et de Marie-José Mondzain ? Ce qui nous fait tant parler, ce qui peut déclencher un livre, des commentaires, serait un moment de cinéma dans le film lui-même. Il n’y aurait donc pas toujours du cinéma dans un film. Entretien & montage : Emmanuel Moreira

  42. 220

    Foudre. Chant III. Myriam Pruvot

    Levée de souffle, la vie manifeste accueille une série de chants. Il s’agit d’une seule prise, le chant est donné brut, improvisé. Myriam Pruvot est vocaliste et performeuse.

  43. 219

    Foudre. Chant II. Myriam Pruvot

    Levée de souffle, la vie manifeste accueille une série de chants. Il s’agit d’une seule prise, le chant est donné brut, improvisé. Myriam Pruvot est vocaliste et performeuse.

  44. 218

    Foudre. Chant I. Myriam Pruvot

    Levée de souffle, la vie manifeste accueille une série de chants. Il s’agit d’une seule prise, le chant est donné brut, improvisée. Myriam Pruvot est vocaliste et performeuse.

  45. 217

    Le cri de l’herberie. Vincent Dupont

    Levée de souffle, la vie manifeste accueille une série de chants. Il s’agit d’une seule prise, le chant est donné brut, improvisé. Vincent Dupont occupe dans le paysage chorégraphique une place singulière de par l’importance dans ses pièces du son, de l’image et du texte. Son travail se concentre sur des matériaux qui contournent l’équilibre sensoriel des spectateurs, créant un trouble de la perception.

  46. 216

    Chronophage. Vincent Dupont.

    Levée de souffle, la vie manifeste accueille une série de chants. Il s’agit d’une seule prise, le chant est donné brut, improvisé. Vincent Dupont occupe dans le paysage chorégraphique une place singulière de par l’importance dans ses pièces du son, de l’image et du texte. Son travail se concentre sur des matériaux qui contournent l’équilibre sensoriel des spectateurs, créant un trouble de la perception.

  47. 215

    Et nous vous

    par Gittefon Taineet a Reskibel Kacembri « Et nous vous » est le genre d’objet sonore que le corps humain finit par sécréter quand on vit depuis quelque temps dans une radio libre. Libre parce que pirate, mais surtout libre de jouer, d’inviter à jouer et d’entrer dans les jeux des autres. Et vivre dans une radio libre, ce n’est pas simplement ni forcément en habiter les locaux, mais vivre pleinement dans le monde que ses ondes construisent, y faire des rencontres, y nouer des liens. Au fil des jours confinés que seule la radio, machine à nourrir les désirs et les élans, vient rythmer, on se retrouve à bricoler une reprise avec trois bouts de ficelles pour le plaisir de la diffuser comme un enfant tend son dessin. Parce qu’on sait qu’ici ça tend l’oreille. Parce qu’on sait qu’ici on peut toujours tout décaler, même les syllabes. Il n’est pas l’heure de retracer toute l’histoire d’ « Et nous vous » et de la radio qui lui donna naissance dans les mystérieuses contrées de la Chalonnie, Radio Cocovidalocacaducul. Mais on dira qu’elle fut la conclusion (temporaire) d’un grand élan aussi amireux que musical, dans une série de reprises suivant le principe du « registre à décalage » inventé par la fameuse Princesse Schlag : décaler les paroles d’une syllabe, et produire ainsi une œuvre d’art numérique majeure sans même avoir besoin d’un ordinateur. Fanny Quément

  48. 214

    Franck Leibovici. Des documents poétiques suivi de Powell Opéra

    Franck Leibovici est l’auteur d’un petit livre intitulé Des documents poétiques, publié aux éditions Al Dante, dans la collection « questions théoriques ». Avec lui, tout au long de cette émission, nous essaierons de cerner ce qu’est un document poétique, les raisons qui ont motivé la construction d’un tel concept et enfin en quoi la notion de document poétique peut nous être secourable. De quoi s’agit-il ? En voici quelques exemples étudié dans le livre : Testimony de Charles Reznikoff, publié chez POL en 1981; les Narratives structure, dessins de Mark Lombardi (1994, 1997, 1999), 3 documents produits par la Rédaction : BOÏNAÏ, SOCORRO, MARCINELLE. Mais aussi Portraits Chinois de Franck Leibovici, publié chez Al dante. Un ouvrage qui fonctionne par un jeu de prélèvement et de redisposition d’énoncés trouvés sur internet. Ou encore, Ce que je fiche, de Stéphane Bérard, publié chez Al dante. Les documents poétiques élaborent de nouveaux outils de description, ils nous dotent d’un nouvel appareillage conceptuel et perceptuel, pour se saisir de problèmes publics. Le dispositif d’un tel document relègue l’auteur à un simple producteur de signes par un jeu de prélèvement d’énoncés déjà existants (décontextualisation) et de réinscription dans un nouveau format de réception (recontextualisation), soit une technique du transfert (l’implémentation), différente de celle du collage. Le document poétique est producteur de savoir par un procédé de description et de retraitement du savoir (la redescrisption). Produit aussi bien par des artistes, des juristes ou des scientifiques, le document poétique rassemble sur un support une quantité d’informations ordinairement dispersées, offrant ainsi au lecteur la possibilité de se déplacer à l’intérieur d’un problème public, créant par là une approche sensible, renouvelée de celui-ci. Entretien et réalisation : Emmanuel Moreira Powell Opéra, un document poétique de Franck Leibovici

  49. 213

    1, 2, 3, Le black bloc est roi

    1, 2, 3 le black bloc est roi 4, 5, 6, nike la police ma délinquance à des principes Je me fais des films avec les flics Macron Arya va te buter L’Etat noie, noie l’Etat il n’y a pas d’argent magique, il n’y a que de l’argent tragique Déboulonnons le récit officiel Police abolie, bientôt le paradis Etranglons les étrangleurs Télétravail pour les CRS Range ta bite et ton couteau, j'sors ma chatte et mon marteau nos rues ne sont pas des chambres à gaz coulez du béton, on crèvera la dalle Distançons nous d’un maître Le pire des virus c’est l’Etat + d’infirmières - de commissaires Sous le béton, la place du patron 1, 2, 3 le black bloc est roi 4, 5, 6, nike la police Covid dix keuf pas de réanimation pour Didier Lallement Redistribuons Bernard Arnault Offrons un chaos de noël - de Rambo + de Rimbaud + de PD - de RG Émeutières pas ménagères oui aux plans à 3, non au 49.3 Le désordre vient de l’intérieur Shoote un ministre, sauve des homards aujourd’hui les gestes barrières, demain les gestes barricades L’amazonie brûle, à quand l’Elysée on veut de l’eau, pas la 5G Et si on commençait par soigner ce gouvernement ? Le flic épidémique est atteint ! drone d’ambiance cet état d’urgence Violences acablantes Casse la bac d’abord sous la cagoule c’est arya starck Le flic épidémique est atteint ! drone d’ambiance cet état d’urgence ------ Chanson intégralement écrite sur les murs les 12 derniers mois.

  50. 212

    Les petites darmanines

    chanson pour en finir avec Darmanin

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