PODCAST · music
Ticobsi AntiBoring Systems
by Patrick Placentino
It all started by « Ça plane pour moi » with a Bontempi.Scores are nothing, emotions are everything.
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Famme 'e cunte
Me vuò bene... e po' m'abbandune, m'astipe mmiez'â strada, a sulo a sulo. Sì 'na furastiera doce... ca trase e jesce, comm'a chi s'accatta pure 'o respiro d' 'a stanza. Faje 'e cunte cu mme, e po' sgarrupe tutto chello ca simmo. Me faje girà comm'a 'na tarantella lenta... lenta... ma 'o scuorno mio nun s'appizza maje. Lasse 'e segne tujo rint'ô core d' 'e nuttate meje. Domande piccerelle... ca nun saccio addò mettere. Cerco 'na mano rint'ô mutismo, ma tu... nun te faje veré 'a faccia. Famme 'e cunte... va' annante, calculame chianu chiano. Famme 'e cunte... dimme tutto chello ca saje. Giro attuorno a tte... comm'a chi ha sperduto 'a via. Ogne sicunno, sissignore... me scarreca luntano. Te faje vicina, e po' te n'aspiette rint'â luntananza. E i'... nun riesco a smascherà 'o juoco tuojo. M'appaciate 'o sango... e po' me sciosce rint'all'anema, finché nun saccio cchiù addò accummencià. E quanno ll'uocchie tuoje s'ancuntrano cu 'e mieje rint'ô silenzio, m'affido ô scuorno... e me scordo chi simmo. 'O nomme tuojo... nun farnesce maje, comm'a 'nu nummero... ca nun se po' chiudere. Te porto 'n cielo, senza misura... senza misura pe' niente... e tu me lasse caré. Famme 'e cunte... Calculame... Chianu chiano.
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Three Shadows
Three shadows at my door, no names, just traces. They call too soon for what cannot be taken only given, then gone. I whisper no. One wound my voice bends. Then two my chest caves. Then three my glow fades. My body sags, the vow stays. Something clings, even in this dark. Are they three shadows… or me? Three shadows Three shadows Three shadows They were here long before the lock. Not knowing cut me, quiet but certain. Anger shook me, empty and ringing. Wanting broke me, gentle and final. I am the door, I am the crossing. I am the drop, I am the crack. I am the night and what stays in it. Still, somewhere under all this noise, a faint spark waits unbroken, unnamed, awake. Three shadows drift. They never leave. Three shadows Three shadows Three shadows
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Calculate me (and my wild side)
Calculate me (and my wild side) by Patrick Placentino
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Calculate me
You want me… then you don’t leave me standing, wide open Sweet stranger… passing through, like you own the room You add me up then you break us down spin me slow… slow… my blues don’t stick around You leave your signs in the middle of my nights little questions… I can’t place I reach for something in the quiet but you… won’t show your face Calculate me… go on, calculate me slow Calculate me… tell me what you know I drift around you… like I lost my place Every second , yeah… it pulls me off You come in close then turn to distance and I… I can’t call your bluff You calm me down… then shake me deeper til I don’t know where to start And when your eyes meet mine in silence I forget… who we are Your name… rolls out like something endless like a number… I can’t close I lift you up , no measure… no measure at all… and you let me go Calculate me… go on, calculate me slow Calculate me… tell me what you know Still here… counting what you left Still here… asking for the rest Calculate me… slow
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Rhinoceros
Rhinocéros, fracas dans la rue, tu passes et tout devient perdu. Papa parlait sans voir venir, Maman cherchait à tout vernir. Moi je criais, petit, tout seul, eux ils parlaient, sans lever les yeux. Rhinocéros, regarde-moi est-ce que tu sais ce que tu me fais? Rhinocéros, regarde-moi est-ce que tu vois ce que tu leur fais? Tu écrases, tu effaces, tu fais tomber, dis-moi… est-ce que tu sais ce que tu nous fais? On discutait pendant les cris, on comptait pendant les oublis. Un homme parlait pour justifier, et rien ne venait l’entraver. La foule disait “tout ça c’est rien”, et le pire avançait sans frein. Rhinocéros, regarde-moi est-ce que tu sais ce que tu me fais? Rhinocéros, regarde-moi est-ce que tu vois ce que tu leur fais? Tu prends des vies sans même voir, dis-moi… est-ce que tu veux savoir? Moi je suis petit, mais j’ai compris: ce n’est pas juste toi qui détruis. C’est les regards qui se détournent, friands de faucons qui roucoulent. Rhinocéros, regarde-moi est-ce que tu sais ce que tu as fait? Rhinocéros, regarde-moi droit dans les yeux, ne t’enfuis pas. Je suis parti, broyé par le pire, sacrifié par qui n’a rien su dire.
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Twenty Fifth Section Four
Twenty Fifth Section Four by Patrick Placentino
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Underground Forever
Soft city shadows slide through my skin, Subways sigh secrets of where I’ve been, Concrete confessions, cold and concealed, Crowds carry questions they never reveal. Paper and pen were my private parade, Lines like a lifeline I carefully laid, Before the bright banners, before the acclaim, Before all the noise learned to whisper my name. Back when the burden was barely begun, Back when the battle was mostly unwon I wish I could write Underground forever, Where truth trembles tender, untouched by endeavor, Where words wander wild, not weighed by the crown, Where silence still sings when the systems break down. I wish I could write, just write it all down, Before all the suits and the slow circling frown, Before I believed I could balance the scales And learned how the better intention still fails. Men make a maze of their measured mistakes, Power persuades while the principled break, Polished positions, polite and profound, Hide hollow hearts in the halls all around. I saw the sorrow in suited disguise, Promises polished to pass for the wise, Every decision a delicate dance, Between what is right and what’s given a chance. Back when the pen was a purer device, Back when the cost wasn’t counted in price I wish I could write Underground forever, Where doubt drifts deeper, but hardens to never, Where rhythm remembers what reason denies, And ink isn’t inked by invisible ties. I wish I could write, just write it all down, Without all the weight of the watching town, Before I believed I could carry it through And learned how the many can bury the few. Flickering faith in fluorescent light, Late-night lines that learned how to fight, I traded the margins for measured control But lost little pieces of that younger soul. Still in the static, still under the skin, There’s a voice that refuses the volume within… I wish I could write Underground forever, Where hope hums low and it hardly says never, Where madness is mapped but never made law, And power still pauses in presence of awe. I wish I could write, just write it all down, Not for the world, not for the crown But for that boy who believed what he wrote… And buried his truth in a borrowed coat. Soft city shadows still settle somewhere, Subtle, subversive, still stubbornly there… I wish I could write I wish I still cared The way I did Underground.
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Je te vois
Je te vois à chaque coin de rue Dans la vitre Dans le flou qui tue Dans le passage lent La foule se courbe Toute la ville se cale sur ton souffle Ti voglio bene Soffio sous la peau Un battement et tout va bien trop vite Encore la ville ubriaca di te Un sentimento che balla Sans bruit Je te vois à chaque coin de rue Ti voglio bene Je ne sais plus Entre deux pas Uno brivido discret Sereno Tu reviens me chercher Je te vois à chaque coin de rue Dans le vague Dans les reflets perdus Ti voglio bene Ça tourne en boucle Ti voglio bene Ça tourne en nous Je te vois quand j’avance Tête basse Dans les vitrines Ton sourire qui passe Quando torno di qua e di là Stupido Ton prénom est sur chaque mur En écho Ti voglio bene Veleno dans mon sang Ogni sguardo diventa droga Ti voglio bene Je me le répète Comme une prière sous la pluie Je te vois à chaque coin de rue Ti voglio bene Je ne sais plus Entre deux pas Uno brivido discret Sereno Tu reviens me chercher Je te vois à chaque coin de rue Dans le vague Dans les reflets perdus Ti voglio bene Ça tourne en boucle Ti voglio bene Ça tourne en nous
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Émile m’a dit…
Émile m’a dit : partir, pas patienter, pas plier, pas polir les prisons, pas prier les piliers, pas pactiser petit avec les puissants pâles, mais pousser, percer, pourfendre les prêcheurs et leurs promesses. Émile m’a dit : partir, pour porter le possible, pour piquer le présent, pour presser le pénible, pour planter du panache au plein des passivités, et pulvériser la paix des prudences posées. Émile m’a dit : partir, pour percuter, pour brûler le banal, pour briser, basculer, pour bousculer les beaux discours dealers de boniment, et donner du danger au désir dévorant. Émile m’a dit : partir, pour fendre, pour forcer, faire flamber le faux, faire front, et puis foncer, pour battre le béton des bonheurs bordés, et brandir du brut dans le bref des journées. Émile m’a dit : partir, fuir les façades feintes, les fêtes figées, les foires aux fleurs fanées, les figures figées, les fortunes faciles, les foules fatiguées dans leurs filets emmêlés Émile m’a dit : partir, fracasser le factice, fouiller le fond, faire fuck au porte-à-faux, faire fondre le flan, fissurer les façades, et forcer le futur à faire du formidable. Émile m’a dit : partir, pour percuter, pour brûler le banal, pour briser, basculer, pour braver fièrement les faux discours des bien-pensants, et donner du danger au désir dévorant. Émile m’a dit : partir, pour fendre, forcer, faire flamber le faux, faire front, foncer, pour moudre le béton des bonheurs bridés, et brandir du brut dans le bref des journées. Émile m’a dit : partir, dans le doute dense, dans le déluge dur, dans les distances, Choisir sans frémir des options décisives, dans les détours éloignant des dérives. Mais mieux vaut défier le destin débordant que demeurer docile, dormant, déjà déclinant. Émile m’a dit : partir, casser le cadre clos, casser les code, chevaucher le chaos, Brasser du courage s’écarter du connu, Croiser le fer avec le confort connu Émile m’a dit : partir, courir sans clôture, couper court aux coutumes, cingler les censures, cueillir le chaos comme une chance en fête, et croire au coup de cœur contre la calculette. Émile m’a dit : partir, pour propager, pour pointer le pire au point de le percer, pour pulvériser les plafonds pesants, et passer au possible, en faire du présent. Émile m’a dit : partir, pour foudroyer, faire fondre le faux, faire foi, flamboyer, car partir, c’est plus qu’un pas, plus qu’un pari : c’est la vie qui vocifère…. et qui dit : vas-y!
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Hush now
The night light wakes before me And sketches my face in the ceiling glow It places my eyes Softly in the corner of stars Where all of my quiet wishes go I whisper, "Are you the dream or the dreamer?" Hush now, little reflection, stay Drifting on the pillow of the Milky Way If you forget my name, that’s okay I will sing it soft until it finds its way Hush now, little reflection, stay Close your shining eyes and float away My fingers trace the moonlight Like drawing a friend on the bedroom wall They follow the lines Curving through the sleepy air Where echoes grow tiny, faint, and small I giggle, "Are you the first or the later?" Hush now, little reflection, stay Drifting on the pillow of the Milky Way If you forget my name, that’s okay I will sing it soft until it finds its way Hush now, little reflection, stay Close your shining eyes and float away Somewhere inside the silver sky A softer copy of me yawns slow She’s learning how to say goodbye To all the things she used to know I tap the glass, it answers back In tiny chimes of sugar light A shy hello, a gentle crack That promises a sweeter night Hush now, little reflection, stay Drifting on the pillow of the Milky Way If you forget my name, that’s okay I will sing it soft until it finds its way Hush now, little reflection, stay Close your shining eyes and float away Sleep, my little echo, don’t be scared Every tender heartbeat says I cared If you lose my name among the stars I will write it back with sleepy scars Sleep, my little echo, float and gleam I am holding you inside my dream
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From the darkness to the light
From the darkness to the light by Patrick Placentino
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The DOW
False blond bluster, bragging again Blame in the wings, truth on the train Questions come close, answers go thin Grin for the cameras, dodge with a spin Point at the screen Point at the score Never explain Never restore How do you dare? How do you dare? How do you dare, the DOW is fifty! How do you dare? How do you dare? That’s what you say , the DOW is fifty! Slip on the facts, slide on the blame Same old sentence, same old game Say it loud, say it quick Numbers talk, people don’t exist Count it up Shut it down If it goes up Wear the crown How do you dare? How do you dare? How do you dare, the DOW is fifty! Round and round Truth gets nifty You repeat it, the DOW is fifty! Up! Up! Up it goes! That’s your answer Everybody knows Up! Up! Numbers thrive Ask no questions You’re alive How do you dare? How do you dare? Say it louder: the DOW is fifty! No excuse No committee Just your chorus , the DOW is fifty! How do you dare? The DOW is fifty. How do you dare? The DOW is fifty.
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Pas de quoi écrire à sa mère
Pas de quoi écrire à sa mère by Patrick Placentino
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Gauuuuuuuch’ !
Gauuuuuuuch’ ! by Patrick Placentino
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Article 25
Article 25 by Patrick Placentino
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Bontempi Bip Bip Bip
Bontempi blu sul tavolo basso dita piccole, destino d’ottone soffio storto, suono grasso batte il cuore dentro il cartone plastica povera, paradiso premo un tasto, mi sento un dio la musica nasce per sbaglio e sbaglia sempre come io Bip, bolle d’aria fiato corto, febbre chiara tra il silenzio e la scala c’è una stanza che vibra e impara Bontempi, battito primo brivido breve, bambino note storte, felicità che non sapeva di tonalità Bontempi, bel rumore gioco serio del cuore prima melodia sbagliata prima gioia dichiarata Manuale perso, mani nude suoni storti, sudore e sale la nonna ride, il tempo sfugge la sera cade musicale una marcia senza memoria un valzer senza perché la musica non chiede scusa entra e basta, resta in me Bip, batteria finta ma l’emozione è infinita tra un errore e un respiro sto imparando chi sono io Bontempi, battito primo plastica pop, destino scala corta, sogno lungo mi perdo e mi ritrovo in un suono Bontempi, bella confusione educazione all’emozione prima musica scoperta prima porta che resta aperta Non sapevo il nome delle note ma sentivo che mi somigliavano inermi, ingenue, rotte come cose che ancora speravano Bontempi, battito primo piccolo grande inizio se oggi cerco un accordo vero è perché ho sbagliato da zero Bontempi, buon rumore infanzia in do maggiore ogni musica che verrà nasce lì, per casualità Bip lontano, respiro lento resta il gioco, resta il tempo se chiudo gli occhi, lo sento ancora quel primo suono che non molla
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Stop Being Stupid
Ironic Brass Ensemble
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Dis-moi
Dis-moi Est-ce que tu jubiles quand tu juges ? Est-ce que tu jouis quand tu refuses ? Quand tu signes, lentement, la chute De citoyens devenus coûts Dis-moi Est-ce que ton calme est une armure Ou le confort d’une blessure ? Quand tu pousses, proprement Des gens vivants dans le néant Dis-moi Est-ce que tu jubiles quand tu juges ? Est-ce que tu jouis quand tu refuses ? Quand tu signes, lentement, la chute De citoyens devenus coûts Dis-moi Est-ce que ton calme est une armure Ou le confort d’une blessure ? Quand tu pousses, proprement Des gens vivants dans le néant Dis-moi Est-ce que tu jubiles quand tu juges ? Est-ce que tu jouis quand tu refuses ? Quand tu regardes sans frémir Des gens tomber hors du récit Dis-moi Est-ce que tu sais ce que ça fait D’être “trop” pauvre pour exister ? Ou ton pouvoir, bien installé Ne sait que compter, jamais aider Dis-moi Est-ce que tu jubiles quand tu juges ? Est-ce que tu jouis quand tu refuses ? Quand tu regardes sans frémir Des gens tomber hors du récit Dis-moi Est-ce que tu sais ce que ça fait D’être “trop” pauvre pour exister ? Ou ton pouvoir, bien installé Ne sait que compter, jamais aider
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Brutto Amore a Roma
Due caffè freddi sul tavolino Parli piano Guardi il telefono Fontana di Trevi Ma piovono insulti Le mani vicine Gli occhi dispersi Brutto amore a Roma Ci facciamo male sotto il Colosseo Tra le rovine di ogni "ti amo" Brutto amore a Roma Ci baciamo forte solo per orgoglio E poi scappiamo in due direzioni opposte Taxi in doppia fila Urla nel traffico Tu fai la valigia a metà Come il nostro patto Trastevere ride Noi fuori tempo Un gelato che cade sull'asfalto rovente Brutto amore a Roma Ci facciamo male sotto il Colosseo Tra le rovine di ogni "ti amo" Brutto amore a Roma Ci baciamo forte solo per orgoglio E poi scappiamo in due direzioni opposte Ti ricordi agosto sul Lungotevere? Giuravamo "sempre" tra le zanzare e il fiume Ora passi accanto come fossi un turista Fotografi il cielo Ma non mi guardi più Brutto amore a Roma Brutto amore a Roma
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Viva La Résolución!
Tentación totalitaire, Articulée, tendance sécuritaire, Ils promettent l’ordre en solución, Et des slogans vides d’émoción. On crache sur les cerveaux brillants, On bâillonne le doute lentement, On rit de l’inclusión, trop longue, trop savante, On caresse les matrones, leur chien-chien, la Nation. Viva la Resolución, Pas celle qui casse, celle qui construit, Viva la Opposición, Qui oppose l’humour à la nuit. Viva la Résolusción, Des corps, des mots, des poings levés, Viva l’Illuminación, Des idées qui jaillissent, impossibles à stopper Prétendre self-made, lever-tôt et high-tech Mais derrière le rideau, la vieille tante signe les chèques, Mérite glorifié, mémoire bidouillée , Merco en leasing, vertu botoxée. Harcèlement primaire, fier d’être viscéral, On humilie savant, prof, poète, réflexión, La pensée devient comunicación, La nuance passe pour une desviación. Ils veulent des foules faciles, fâchées, fragmentées, Des règles simples, des esprits domestiqués, Mais l’ironie infiltre la forteresse, Rire lent, rire lourd, rire qui desserre la pressión. Pas de grand soir en proclamación, Mais des petits matins d’obstinación, Des actes minuscules, sans prétención, Des idées têtues, en germinación. On répond au venin par la vanne, Au cri par la phrase qui déculotte, Tarte à la crème et subversión, Faire de la pensée une percussión. Viva la Resolución, Contre la polarización minable, Viva la Opposición,
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N.Y.M.V.P.
I miss the streets that never sleep The pulse The push The subway beep Concrete veins They run so deep Tell them I wanna come back in New York City I miss the vine I miss the spree I wanna be the Broadway shows MVP New York City You belong to me Yellow cabs like lightning bolts Bagels Chaos Dreams they jolt Skyline whispers Secrets it holds I left my heart on the Brooklyn Bridge Now I’m stuck in a hometown fridge Tell them I wanna come back in New York City I miss the vine I miss the spree I wanna be the Broadway shows MVP New York City You belong to me Fire escapes They climb like dreams Neon lights and smoky schemes In every crack A story screams
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N.Y.M.V.P.
N.Y.M.V.P. by Patrick Placentino
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Home Not Alone
Same table, every year Same chairs, the same old cheer Coats pile up by the door We all pretend we’ve heard it before Someone’s late, someone sighs Someone already rolls their eyes But the wine is warm, the lights are low And somehow… we’re happy to be home Same table, same old scene Different minds in between We don’t agree, we never do But tonight, we’re still us, all in the room The drunken uncle with jokes from another age We smile tight, we gently change the page The aunt who brings the same bad gift Wrapped in hope and tape from 1996 We laugh too loud, we laugh it off We change the subject, we pass the sauce Nothing’s perfect, nothing’s new But somehow, the night pulls us through Same table, same old scene Different worlds in between We clash, we sigh, we roll our eyes Then raise our glasses, synchronized Politics stay on the shelf We survive by being ourselves Old stories, told once more They land softer than before Time slows down, plates are bare Someone hugs you unaware For a moment, no one wins And nobody has to explain Same table, every year Same flaws, still sincere We don’t match, we don’t align But tonight, we share the time Same jokes… Same gifts… Same people… Still glad we came.
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Stalkative
She’s a shadow in my rearview light Silent whispers in the dead of night Every corner turned feels tight Her eyes are daggers I can’t unsee She’s a ghost but she’s haunting me One little move She’ll break the spell One little move Back to her hell She’s watching Always watching I can’t exhale Steps I take feel loud feel wrong Her presence hums like a distant song I play it cool but not for long Her touch her grip a phantom chain I know her game it’s in my veins One little move She’ll break the spell One little move Back to her hell She’s watching Always watching I can’t exhale
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Karibu Jua
(Solstice Beats) Karibu jua Karibu jua Karibu jua Leo ni leo Tumeamka asubuhi Tulisubiri Siku ikachomoza Twashukuru twapenda Tumefurahi Karibu jua Karibu jua Karibu jua Karibu jua Karibu jua Karibu jua Leo ni leo Tumeamka asubuhi Tulisubiri Siku ikachomoza Twashukuru twapenda Tumefurahi Karibu jua Karibu jua Karibu jua Karibu jua Karibu jua Karibu jua Leo ni leo Tumeamka asubuhi Tulisubiri Siku ikachomoza Twashukuru twapenda Tumefurahi Karibu jua Karibu jua Karibu jua
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Prix du Prix
Prix du Prix by Patrick Placentino
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Dites-lui de se taire
Dites-lui de se taire by Patrick Placentino
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Più di quanto crediamo
Lingue legate cercano luce Linee sottili segnano strade nuove Parole leggere ricuciono muri Cuori spezzati tornano a pulsare Solo insieme, passo dopo passo Ogni voce vuole essere ascoltata Silenzi sospesi si sciolgono in suono Strade segnate, ma strada comune Sponde lontane si sfiorano ancora Ponti perduti pronti a ripartire Sguardi sinceri si sfidano piano La vita ci lega più di quanto crediamo Ogni pietra è stata dolore Ogni parola può diventare perdono Solo insieme, passo dopo passo Ogni voce vuole essere ascoltata Silenzi sospesi si sciolgono in suono Strade segnate, ma strada comune Siamo pezzi, sì, ma possiamo unirci Frammenti forti, finalmente interi La storia ricomincia se ci ascoltiamo
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Brabamobile
Brabamobile by Patrick Placentino
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Des mots incandescents
Des mots incandescents by Patrick Placentino
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yo’ don’
Covfefe, baby, what the hell did you write that night? Moon was high, your brain took flight, Your thumbs went wild, your caps lock too, Now every sharpies laughin’ right at you. Covfefe go-go, dude just hit the road, Covfefe solo, take your ego load, Covfefe oh no, your wave’s gone flat, So grab your board, bro, and don’t come back! Down in Mar-a-Lago, you’re tanning that face, Orange glow’s brighter than the Vegas Space, The people shout, “Yo, Don, you’re done!” Your comb-over’s surfing, your poll’s at none. Oooh, make your end great again, Oooh, and please don’t talk again, The tide’s gone thhe crowd’s gone mute, You’re just an F-wordin’ fat-ass in a business suit. Covfefe go-go, time to fade away, Covfefe slow-mo, sunshine’s here to stay, Covfefe bro no, that ride was rough, You wiped out big time, enough’s enough! Melania’s yawnin’, the jet’s on the pad, Even your golf cart’s lookin’ kinda sad, California’s cool, no room for your hate, We’re cruisin’ on peace, you missed that wave. Covfefe go-go, drift into the blue, Covfefe solo, world’s done with you, Covfefe yo-ho, don’t make us beg, Just ride off, Don, on your fake gold segway! Bye-bye, Donnie… keep your tan and your cov-fe-fe-fe-fe-fe plan!
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Que du vent
Trip hop brass ensemble
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Ghosts in a groove
We never spoke in simple lines, Our truths were tuned, our hearts in rhyme. You’d drop a verse, I’d hum reply, Two melodies beneath one sky. In every chord, a clue was cast, In every key, a glance that passed We borrowed words from vinyl ghosts, And said the things we feared the most. We were speaking in songs, not saying a thing, Letting Lennon and Cohen confess what we mean. Every chorus concealed what our courage postponed, We were lovers who whispered through microphones. You’d cue the crackle, soft and sly, A sigh disguised in “I’ll Be Fine.” I’d send a tune at 2 A.M., A trembling truth in requiem. And in those tracks, our souls entwined, Between the bass and borrowed lines Our love was played, not plainly told, A secret spun in stereo gold. We were speaking in songs, not saying a thing, Letting Billie and Bowie translate our feelings. Every bridge that we crossed was a record we’d known, We were ghosts in a groove, decoding our tones. Some nights I still scroll through the sound, Your voice’s echo wrapped in vinyl round. A needle finds what lips once meant, Our silences still instrument. We were speaking in songs, not saying a thing, Letting lyrics and longing entwine in between. Now the station is static, but the feeling’s not gone We still speak in songs… when the silence comes on.
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indiscoteca del tempo french
indiscoteca del tempo french by Patrick Placentino
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Mass Av Drops
I expect nothing… I lean the night toward dreams. I let the lights slip slow, soft streams. I love you plain, with no disguise, Like a breath that drifts between two hands and sighs. I’ll whisper it to you—smooth, without a spark, With the liquid hush of steps through dark. Word by word, murmur by murmur, I’ll unlace your silence, undo your armor. Drop by drop, I slide inside you, Like velvet rain at your threshold, true. Letter by letter, I let it flow, My slow sweet liquor through your thoughts below. I want to pour my voice in your veins, Like a tide that wanders and softly remains. Let it brush your doubts, sow its gleam, Curl in the calm of your tenderest dream. I ask for nothing, I don’t hold tight, I melt in the mist, I stay in the night. Hour by hour, I slowly blend, Like light that licks a window’s end. Drop by drop, I slide inside you, Like velvet rain at your threshold, true. Letter by letter, I let it flow, My slow sweet liquor through your thoughts below. And if one night, beneath an open sky, You feel a tender shiver passing by, Then maybe, in a breath subdued, You’ll murmur back—“Me too…” imbued. Drop by drop, I slide inside you, Like velvet rain at your threshold, true. Letter by letter, I let it flow, My slow sweet liquor through your thoughts below. Drop by drop… Velvet, soft rain’s hush… I love you… in silence.
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Drops
Je n’attends rien… je tends le soir aux songes Je laisse les lueurs glisser, lentes, qui prolongent Je vous aime sans détour, sans dessein Comme un souffle se glisse entre les mains Je vous le soufflerai, suave et sans éclat Avec la lenteur liquide des pas Mot après mot, murmure après murmure Je délierai vos silences, vos armures Goutte à goutte, je me faufile en vous Comme une pluie de velours au seuil des verrous Lettre à lettre, je laisse couler Ma liqueur lente dans vos pensées Je veux verser ma voix dans vos veines Comme une onde qui s’épanche et se promène Qu’elle caresse vos doutes, qu’elle sème ses lueurs Qu’elle se love au plus doux de vos heures Je ne réclame rien, je ne retiens pas Je me fonds dans la brume, je demeure là Heure après heure, lentement je me glisse Comme la lumière lèche une vitre lisse Goutte à goutte, je me faufile en vous Comme une pluie de velours au seuil des verrous Lettre à lettre, je laisse couler Ma liqueur lente dans vos pensées Et si, un soir, sous un ciel sans défense Vous sentez frissonner une douce présence Alors peut-être, dans un souffle suspendu Vous murmurerez : “Moi aussi…” éperdu Goutte à goutte, je me faufile en vous Comme une pluie de velours au seuil des verrous Lettre à lettre, je laisse couler Ma liqueur lente dans vos pensées Goutte à goutte… Velours et pluie douce… Je vous aime… en silence.
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Goutte à goutte
Je n’attends rien… je tends le soir aux songes Je laisse les lueurs glisser, lentes, qui prolongent Je vous aime sans détour, sans dessein Comme un souffle se glisse entre les mains Je vous le soufflerai, suave et sans éclat Avec la lenteur liquide des pas Mot après mot, murmure après murmure Je délierai vos silences, vos armures Goutte à goutte, je me faufile en vous Comme une pluie de velours au seuil des verrous Lettre à lettre, je laisse couler Ma liqueur lente dans vos pensées Je veux verser ma voix dans vos veines Comme une onde qui s’épanche et se promène Qu’elle caresse vos doutes, qu’elle sème ses lueurs Qu’elle se love au plus doux de vos heures Je ne réclame rien, je ne retiens pas Je me fonds dans la brume, je demeure là Heure après heure, lentement je me glisse Comme la lumière lèche une vitre lisse Goutte à goutte, je me faufile en vous Comme une pluie de velours au seuil des verrous Lettre à lettre, je laisse couler Ma liqueur lente dans vos pensées Et si, un soir, sous un ciel sans défense Vous sentez frissonner une douce présence Alors peut-être, dans un souffle suspendu Vous murmurerez : “Moi aussi…” éperdu Goutte à goutte, je me faufile en vous Comme une pluie de velours au seuil des verrous Lettre à lettre, je laisse couler Ma liqueur lente dans vos pensées Goutte à goutte… Velours et pluie douce… Je vous aime… en silence.
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Par amour du beau, du bon et du juste
Par amour du beau, du bon et du juste by Patrick Placentino
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Puglià Terra Mia
Puglià Terra Mia by Patrick Placentino
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Président de Parti
Président de Parti by Patrick Placentino
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Semeur Groove
Semeur Groove by Patrick Placentino
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Le Bon Sens
Le Bon Sens by Patrick Placentino
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Say the Word "VERITAS"
A bold, brainy banger. “Say the Word: VERITAS” fuses funk, fire, and fearless flair. With groove, grit, and a gutsy gospel growl: “VERITAS shall not bow!”. From crimson corridors to crowded commons, it calls. Click. Crank. Chorus. Carry it.
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Ballad of the Borderline Heart
The Ballad of the Borderline Heart answers that smug PM letter with glitter, grit, and no goddamn apologies. Sung by a voice like scraped velvet — cracked, raw, and real. No anthems for the fearful. No lullabies for the powerful. Just barbed truths wrapped in sugar-pop defiance. Play it loud — let the borderlines shake.
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nocroissanttoday@obsi
nocroissanttoday@obsi by Patrick Placentino
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traindrops
traindrops by Patrick Placentino
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weknowexactlywhatwewant
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ABOUT THIS SHOW
It all started by « Ça plane pour moi » with a Bontempi.Scores are nothing, emotions are everything.
HOSTED BY
Patrick Placentino
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