Comment Baccara est-il devenu un phénomène disco en 1977 ? episode artwork

EPISODE · Feb 10, 2025 · 3 MIN

Comment Baccara est-il devenu un phénomène disco en 1977 ?

from Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 · host Nostalgie+

Nous sommes le 2 juillet 1977. Happy Day pour un duo espagnol, remarqué dans un hôtel des îles Canaries par un producteur allemand. Leur nom ? Baccara. Particularité : elles sont danseuses de cabaret ! Ambiance !Au début des années 70, la chaîne espagnole TVE diffuse des émissions de divertissements entrecoupées de ballets chorégraphiés. Parmi les danseuses, deux jeunes filles. Une brune, qui s’appelle Mayte. Et une brune tendance rousse, c’est Maria. Elles sont copines, inséparables et elles aiment beaucoup passer à la télé.Ensemble, elles vont former un duo spécialisé dans les danses traditionnelles. Tout cela se déroule dans un hôtel de Fuerteventura. Hôtel où un producteur allemand va les remarquer et va leur proposer un deal.Nous sommes en pleine vague disco, mais il n'y a pas encore de duo espagnol féminin dans le tableau. Rolf Soja les a convaincus. Voici le duo Baccara sous pavillon RCA et voici le début de leur première chanson ! Sur un fond de violons qui vous rappellera sans doute le "Don’t Leave me this way" de Thelma Houston…Sur scène, tous les ingrédients sont réunis : un petit accent espagnol, des vocalises langoureuses très suggestives, des jambes dénudées, mais tout est dans l'évocation. Pas question de vulgarité. Le producteur n'en veut pas.Et il a raison : il a trouvé dans cet érotisme débordant mais contenu la recette d’un succès immédiat. Juste retour sur investissement pour RCA, qui a mis la main au portefeuille. Les costumes coûtent jusqu'à 4 000 € par prestation. Il faut que ça claque. Le refrain obsédant va se charger du reste !Le succès est garanti, phénoménal, fulgurant. Le 45 tours s’écoule à plus de 16 millions d’exemplaires en Europe. En Europe, parce que la chanson, contre toute attente, ne marche pas DU TOUT aux États-Unis, malgré une diffusion assez insistante.Voilà qui est plié, en quelques semaines, en 1977, Baccara devient l’un des symboles disco de la fin des seventies. Mais aussi un symbole européen avant l'heure : duo ibérique qui enregistre aux Pays-Bas un titre en anglais produit par des Allemands.Le 2 juillet 1977 restera comme le Happy Day de Baccara, dont la saveur délicieusement kitsch, portera les couleurs du Luxembourg l'année suivante à l'Eurovision... avec une chanson en français.En attendant, il faut que ça brille. Et que ça boogie, boogie all night long !

Nous sommes le 2 juillet 1977. Happy Day pour un duo espagnol, remarqué dans un hôtel des îles Canaries par un producteur allemand. Leur nom ? Baccara. Particularité : elles sont danseuses de cabaret ! Ambiance !Au début des années 70, la chaîne espagnole TVE diffuse des émissions de divertissements entrecoupées de ballets chorégraphiés. Parmi les danseuses, deux jeunes filles. Une brune, qui s’appelle Mayte. Et une brune tendance rousse, c’est Maria. Elles sont copines, inséparables et elles aiment beaucoup passer à la télé.Ensemble, elles vont former un duo spécialisé dans les danses traditionnelles. Tout cela se déroule dans un hôtel de Fuerteventura. Hôtel où un producteur allemand va les remarquer et va leur proposer un deal.Nous sommes en pleine vague disco, mais il n'y a pas encore de duo espagnol féminin dans le tableau. Rolf Soja les a convaincus. Voici le duo Baccara sous pavillon RCA et voici le début de leur première chanson ! Sur un fond de violons qui vous rappellera sans doute le "Don’t Leave me this way" de Thelma Houston…Sur scène, tous les ingrédients sont réunis : un petit accent espagnol, des vocalises langoureuses très suggestives, des jambes dénudées, mais tout est dans l'évocation. Pas question de vulgarité. Le producteur n'en veut pas.Et il a raison : il a trouvé dans cet érotisme débordant mais contenu la recette d’un succès immédiat. Juste retour sur investissement pour RCA, qui a mis la main au portefeuille. Les costumes coûtent jusqu'à 4 000 € par prestation. Il faut que ça claque. Le refrain obsédant va se charger du reste !Le succès est garanti, phénoménal, fulgurant. Le 45 tours s’écoule à plus de 16 millions d’exemplaires en Europe. En Europe, parce que la chanson, contre toute attente, ne marche pas DU TOUT aux États-Unis, malgré une diffusion assez insistante.Voilà qui est plié, en quelques semaines, en 1977, Baccara devient l’un des symboles disco de la fin des seventies. Mais aussi un symbole européen avant l'heure : duo ibérique qui enregistre aux Pays-Bas un titre en anglais produit par des Allemands.Le 2 juillet 1977 restera comme le Happy Day de Baccara, dont la saveur délicieusement kitsch, portera les couleurs du Luxembourg l'année suivante à l'Eurovision... avec une chanson en français.En attendant, il faut que ça brille. Et que ça boogie, boogie all night long !

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This episode was published on February 10, 2025.

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Nous sommes le 2 juillet 1977. Happy Day pour un duo espagnol, remarqué dans un hôtel des îles Canaries par un producteur allemand. Leur nom ? Baccara. Particularité : elles sont danseuses de cabaret ! Ambiance !Au début des années 70, la chaîne...

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