Comment la RTB et la BRT ont-elles transformé la télé belge en 1960 ? episode artwork

EPISODE · Oct 24, 2024 · 3 MIN

Comment la RTB et la BRT ont-elles transformé la télé belge en 1960 ?

from Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 · host Nostalgie+

Nous sommes en mai 1960. Happy Day pour la télévision belge. Le gouvernement Eyskens vient de scinder l'INR en deux entités différentes. Au Nord, la BRT. Au Sud du pays, la RTB. La loi est publiée le 18 mai. Après 30 années d’existence, l’INR cède sa place et change de Ministre. La télé ne sera plus liée aux PTT, mais au Ministre des Affaires culturelles, Pierre Harmel. L'actualité est lourde, cette année-là, on parle de plus en plus de l'indépendance du Congo.L'information, en 1960, c'est la radio. Et bien, cela va changer. La RTB hérite des infrastructures et du personnel francophone de l'INR. Elle a pour mission de développer des programmes qui reflètent la culture, la langue et les préoccupations de la communauté francophone. De son côté, la BRT fait de même pour la communauté néerlandophone. Et pour informer, il faut un journal. Avec un générique fort.On dit déjà, en 1960, que la RTB doit disposer d’une autonomie et d'une indépendance vis-à-vis du gouvernement. Ce ne sera évidemment pas aussi simple. L’État verse à la RTB une dotation annuelle. La publicité commerciale est toujours interdite.Le budget est limité. Les téléviseurs en circulation, pareil. Les productions belges ne sont pas encore majoritaires. On entend alors CECI :Ce générique signifie que la RTB va rejoindre les programmes de la RTF (donc la France). Il y aura un peu plus de Belge dès 1961. Les relais de Paris diminuent, petit à petit. Si bien qu'en 1966, ils ne représentent plus que 15 % du volume total des émissions.La RTB se sent à l'étroit à Flagey, un lieu qui était pensé au départ pour la radio. C'est le début du grand chantier de la Cité du boulevard Reyers, où s'installeront la RTB et la BRT dès 1964. Mais tout cela se fera petit à petit. Il faudra attendre 14 ans pour une migration complète de la radio ET de la télé.En 1968, la RTB lance sa première émission d'actualité régionale. Elle est d'abord hebdomadaire, elle deviendra vite quotidienne. Dans les rues de Bruxelles, on réalise des micro-trottoirs. La télé n'est plus un mythe, elle se rapproche du public et lui pose des questions.À propos, c'est le mariage du roi Baudouin, le 15 décembre 1960, qui a marqué le début de l'achat en masse des téléviseurs chez nous. Un Happy Day retransmis avec de gros moyens techniques par la RTB et la BRT. À la radio, cette semaine-là, c'est Johnny qui parle d'amour...

Nous sommes en mai 1960. Happy Day pour la télévision belge. Le gouvernement Eyskens vient de scinder l'INR en deux entités différentes. Au Nord, la BRT. Au Sud du pays, la RTB. La loi est publiée le 18 mai. Après 30 années d’existence, l’INR cède sa place et change de Ministre. La télé ne sera plus liée aux PTT, mais au Ministre des Affaires culturelles, Pierre Harmel. L'actualité est lourde, cette année-là, on parle de plus en plus de l'indépendance du Congo.L'information, en 1960, c'est la radio. Et bien, cela va changer. La RTB hérite des infrastructures et du personnel francophone de l'INR. Elle a pour mission de développer des programmes qui reflètent la culture, la langue et les préoccupations de la communauté francophone. De son côté, la BRT fait de même pour la communauté néerlandophone. Et pour informer, il faut un journal. Avec un générique fort.On dit déjà, en 1960, que la RTB doit disposer d’une autonomie et d'une indépendance vis-à-vis du gouvernement. Ce ne sera évidemment pas aussi simple. L’État verse à la RTB une dotation annuelle. La publicité commerciale est toujours interdite.Le budget est limité. Les téléviseurs en circulation, pareil. Les productions belges ne sont pas encore majoritaires. On entend alors CECI :Ce générique signifie que la RTB va rejoindre les programmes de la RTF (donc la France). Il y aura un peu plus de Belge dès 1961. Les relais de Paris diminuent, petit à petit. Si bien qu'en 1966, ils ne représentent plus que 15 % du volume total des émissions.La RTB se sent à l'étroit à Flagey, un lieu qui était pensé au départ pour la radio. C'est le début du grand chantier de la Cité du boulevard Reyers, où s'installeront la RTB et la BRT dès 1964. Mais tout cela se fera petit à petit. Il faudra attendre 14 ans pour une migration complète de la radio ET de la télé.En 1968, la RTB lance sa première émission d'actualité régionale. Elle est d'abord hebdomadaire, elle deviendra vite quotidienne. Dans les rues de Bruxelles, on réalise des micro-trottoirs. La télé n'est plus un mythe, elle se rapproche du public et lui pose des questions.À propos, c'est le mariage du roi Baudouin, le 15 décembre 1960, qui a marqué le début de l'achat en masse des téléviseurs chez nous. Un Happy Day retransmis avec de gros moyens techniques par la RTB et la BRT. À la radio, cette semaine-là, c'est Johnny qui parle d'amour...

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Nous sommes en mai 1960. Happy Day pour la télévision belge. Le gouvernement Eyskens vient de scinder l'INR en deux entités différentes. Au Nord, la BRT. Au Sud du pays, la RTB. La loi est publiée le 18 mai. Après 30 années d’existence, l’INR cède...

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