EPISODE · Nov 29, 2024 · 3 MIN
Frank Alamo : De "Sweets for My Sweet" à l'icône yéyé des années 60
from Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 · host Nostalgie+
1er juillet 1963. Happy Day pour Jean-François, un jeune chanteur français qui a fait ses débuts parmi les Petits Chanteurs à la croix de bois. Il est repéré quelques mois plus tôt par Eddie Barclay lors d'un concours de chant. Sa mission, s’il l’accepte : intégrer la vague yéyé qui déferle au début des années 60. Chez Barclay, on mise sur une reprise de "Sweets for My Sweet" des Drifters...Sweets for My Sweet est une chanson écrite par Doc Pomus et Mort Shuman. Elle est enregistrée pour la première fois en 1961 par le groupe américain. C'est un petit succès, mais pas non plus un numéro 1. Deux ans plus tard, l'été venu, deux reprises vont se faire face. D'un côté, les Searchers, un groupe britannique dont c'est le tout premier 45 tours. De l'autre, Jean-François Grandin, pour lequel Eddie Barclay doit trouver un nom de scène. Ce sera Frank Alamo, écrit à l'anglaise, tant qu'à faire. On est en plein ye ye, on peut s'arranger avec à peu près tout. Pour en faire un tube, il faut de nouvelles paroles en français. Elles sont écrites par Vline Buggy. La Parisienne trouve ceci : "Biche, oh ma biche, lorsque tu soulignes au crayon noir tes jolis yeux. Moi, je m'imagine que ce sont deux papillons bleus."Frank Alamo ne trouve pas les paroles très modernes. Et pourtant, il se laisse convaincre, il chante "Ma biche"... et, roulement de tambour, c'est un succès. Il n'en fallait pas plus pour plaire aux filles. D'autant plus que le garçon est grand, sportif, a lui aussi de jolis yeux malicieux. Bref, Eddy Barclay a de nouveau trouvé une idole.Une idole qui sera pourtant éphémère. Frank Alamo enchaîne les tubes et les tournées pendant 5 ans. Puis… sans prévenir, il part, par un beau matin...En 68, il abandonne la chanson pour se consacrer à la photo professionnelle. Il va aussi s'occuper du sauvetage de l'usine de télévision de son père. Car oui, Jean-François Grandin est bien le fils du fondateur de Grandin, une illustre marque française de postes de radio et de téléviseurs. Frank Alamo aura donc été chanteur et sauveur de l’entreprise familiale. C’est beaucoup pour un seul homme. Quant au 1ᵉʳ juillet 1963, il restera le Happy Day de Frank Alamo et d’une chanson qui symbolise l'insouciance et la joie de vivre des années 60.... avec ou sans crayon noir sur les jolis yeux de biche ô sa biche...
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1er juillet 1963. Happy Day pour Jean-François, un jeune chanteur français qui a fait ses débuts parmi les Petits Chanteurs à la croix de bois. Il est repéré quelques mois plus tôt par Eddie Barclay lors d'un concours de chant. Sa mission, s’il l’accepte : intégrer la vague yéyé qui déferle au début des années 60. Chez Barclay, on mise sur une reprise de "Sweets for My Sweet" des Drifters...Sweets for My Sweet est une chanson écrite par Doc Pomus et Mort Shuman. Elle est enregistrée pour la première fois en 1961 par le groupe américain. C'est un petit succès, mais pas non plus un numéro 1. Deux ans plus tard, l'été venu, deux reprises vont se faire face. D'un côté, les Searchers, un groupe britannique dont c'est le tout premier 45 tours. De l'autre, Jean-François Grandin, pour lequel Eddie Barclay doit trouver un nom de scène. Ce sera Frank Alamo, écrit à l'anglaise, tant qu'à faire. On est en plein ye ye, on peut s'arranger avec à peu près tout. Pour en faire un tube, il faut de nouvelles paroles en français. Elles sont écrites par Vline Buggy. La Parisienne trouve ceci : "Biche, oh ma biche, lorsque tu soulignes au crayon noir tes jolis yeux. Moi, je m'imagine que ce sont deux papillons bleus."Frank Alamo ne trouve pas les paroles très modernes. Et pourtant, il se laisse convaincre, il chante "Ma biche"... et, roulement de tambour, c'est un succès. Il n'en fallait pas plus pour plaire aux filles. D'autant plus que le garçon est grand, sportif, a lui aussi de jolis yeux malicieux. Bref, Eddy Barclay a de nouveau trouvé une idole.Une idole qui sera pourtant éphémère. Frank Alamo enchaîne les tubes et les tournées pendant 5 ans. Puis… sans prévenir, il part, par un beau matin...En 68, il abandonne la chanson pour se consacrer à la photo professionnelle. Il va aussi s'occuper du sauvetage de l'usine de télévision de son père. Car oui, Jean-François Grandin est bien le fils du fondateur de Grandin, une illustre marque française de postes de radio et de téléviseurs. Frank Alamo aura donc été chanteur et sauveur de l’entreprise familiale. C’est beaucoup pour un seul homme. Quant au 1ᵉʳ juillet 1963, il restera le Happy Day de Frank Alamo et d’une chanson qui symbolise l'insouciance et la joie de vivre des années 60.... avec ou sans crayon noir sur les jolis yeux de biche ô sa biche...
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