EPISODE · Oct 5, 2023 · 14 MIN
🔊 Gilles Aillaud. Animal politique au Centre Pompidou, Paris du 4 octobre 2023 au 26 février 2024
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Gilles Aillaud.Animal politiqueau Centre Pompidou, Parisdu 4 octobre 2023 au 26 février 2024Interview de Didier Ottinger, directeur adjoint du Musée national d’art moderne, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 octobre 2023, durée 14’45, © FranceFineArt.https://francefineart.com/https://francefineart.com/2023/10/10/3484_gilles-aillaud_centre-pompidou/communiqué de presseCommissariatDidier Ottinger, directeur adjoint du Musée national d’art moderneInterrogé sur son choix de ne peindre presque exclusivement que des animaux, Gilles Aillaud répondait : « parce que je les aime ». Contemporaines des premières œuvres Pop, de leur fascination, plus ou moins distante, pour les produits de la consommation, de la communication de masse, le sujet de Gilles Aillaud pouvait apparaitre comme exotique. Les interrogations que notre époque adresse à notre relation au vivant rendent son iconographie moins incongrue et montrent l'importance de cette rétrospective. Attendue, cette exposition permet de (re)découvrir l'oeuvre de Gilles Aillaud comme récemment ceux de Georgia O'Keeffe ou Germaine Richier.L’objectivité manifeste de son art fait de lui, le père putatif d’une nouvelle génération d’artistes que fascine un réalisme emprunté aux technologies modernes de l’image.C’est faute d’avoir pu être philosophe, que Gilles Aillaud est devenu peintre. De sa première formation, sa peinture a hérité une nature hybride, l’équivalent de ce que la tradition chinoise nommait : une Peinture-lettrée. Que ses représentations des parcs zoologiques soient contemporaines de Surveiller et punir ( de Michel Foucault) et de La société du spectacle ( de Guy Debord,) en lesquels se résumaient les questions que sa génération adressait aux formes du pouvoir et à l’artificialisation du monde ne saurait être insignifiant. Plutôt toutefois que de peindre une philosophie, Gilles Aillaud s’est appliqué à « peindre philosophiquement ». Laissant croire qu’il représentait des animaux, c’est notre relation à la nature qui s’impose comme son seul et véritable sujet. Loin des villes et de leur « jungle » de béton, il a retrouvé en Afrique une nature dont les animaux dupliquent couleurs et contours jusqu’à disparaître en elle. Avec les moyens de son art, Gilles Aillaud a voulu atteindre un tel « effacement ». Son « humilité » technique donnent forme au songe d’une réconciliation, loin de tout projet de « maitrise » et de « possession » du monde.#Publication - Gilles Aillaud. Animal politique sous la direction de Didier Ottinger et Marie Sarré aux éditions du Centre PompidouLe catalogue se compose d’un essai de Didier Ottinger « Animal politique, Gilles Aillaud, du Jardin d‘acclimatation aux savanes du Kenya » ainsi que de plusieurs textes de jeunes historiens d’art qui portent un nouveau regard sur l’artiste. Un corpus d’oeuvres conséquent complète l’ensemble, avec notamment « l’Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux », faisant de cet ouvrage une monographie de référence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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