EPISODE · Nov 25, 2024 · 4 MIN
Isabelle Aubret : De l'Olympia à l'Eurovision, une ascension semée d'embûches
from Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 · host Nostalgie+
Nous sommes le 1er mars 1963. Comme le grand Jacques, Isabelle Aubret a sans doute le trac. C'est un furieux happy day pour la petite fille du Nord. Elle va faire la première partie du spectacle de Jacques Brel à l'Olympia durant une semaine. Rideau !Thérèse Coquerelle, c'est son vrai nom, est née à Lille le 27 juillet 1938. Elle est issue d'une famille ouvrière qui compte 11 enfants. Elle-même sera ouvrière et va commencer à travailler à 16 ans. Ce n'est pas dans la chanson, mais dans le sport qu'elle va d'abord se faire un nom. Elle remporte en 1958 le championnat de France de gymnastique. Lorsqu'elle donne ses premières interviews à la radio, tout le monde remarque sa voix. Et c'est CETTE voix qui va lui ouvrir les portes d'un concours de chant à l'Olympia. On y revient. Elle y rencontre le directeur de la salle, Bruno Coquatrix. De fil en aiguille, elle finit par enregistrer son premier 45 tours, « Nous les amoureux ».Tout semble aller presque trop bien pour Isabelle Aubret. Mais, tous les bonheurs sont provisoires, c'est bien connu. Michel Legrand lui propose de jouer le premier rôle d'une comédie musicale qu'il va produire, les Parapluies de Cherbourg. Elle accepte, sans réfléchir, mais le destin va... frapper.Isabelle est victime d'un accident de la route. C'est très grave. Transportée à l'hôpital, elle se trouve dans un état critique. Le verdict des médecins est pessimiste. Elle ne pourra probablement plus marcher. Alors, Jacques Brel lui rend visite. En quittant la chambre, il lui cède les droits d'une chanson. C'est "La fanette". Il a en falloir du courage et de la détermination. Une dizaine d'opérations. Plusieurs mois de rééducation. À sa sortie d'hôpital, elle boîte encore. Elle s'aide d'une canne pour marcher. "La source", c'est la chanson qu'elle va interpréter à l'Eurovision en 1968, terminera 3e. 5 ans après l'Olympia, la voilà libérée. Enfin, réparée. Elle n'oubliera jamais le cadeau de Brel, fait en ce happy day du 1er mars 1963, celui de monter sur scène, avant de tomber puis... de se relever...Son cri d'espoir aura toujours été celui-ci : "Tout ce qui tremble et palpiteTout ce qui lutte et se batTout ce que j'ai cru trop viteÀ jamais perdu pour moi...Que c'est beau la vie..."
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Nous sommes le 1er mars 1963. Comme le grand Jacques, Isabelle Aubret a sans doute le trac. C'est un furieux happy day pour la petite fille du Nord. Elle va faire la première partie du spectacle de Jacques Brel à l'Olympia durant une semaine. Rideau !Thérèse Coquerelle, c'est son vrai nom, est née à Lille le 27 juillet 1938. Elle est issue d'une famille ouvrière qui compte 11 enfants. Elle-même sera ouvrière et va commencer à travailler à 16 ans. Ce n'est pas dans la chanson, mais dans le sport qu'elle va d'abord se faire un nom. Elle remporte en 1958 le championnat de France de gymnastique. Lorsqu'elle donne ses premières interviews à la radio, tout le monde remarque sa voix. Et c'est CETTE voix qui va lui ouvrir les portes d'un concours de chant à l'Olympia. On y revient. Elle y rencontre le directeur de la salle, Bruno Coquatrix. De fil en aiguille, elle finit par enregistrer son premier 45 tours, « Nous les amoureux ».Tout semble aller presque trop bien pour Isabelle Aubret. Mais, tous les bonheurs sont provisoires, c'est bien connu. Michel Legrand lui propose de jouer le premier rôle d'une comédie musicale qu'il va produire, les Parapluies de Cherbourg. Elle accepte, sans réfléchir, mais le destin va... frapper.Isabelle est victime d'un accident de la route. C'est très grave. Transportée à l'hôpital, elle se trouve dans un état critique. Le verdict des médecins est pessimiste. Elle ne pourra probablement plus marcher. Alors, Jacques Brel lui rend visite. En quittant la chambre, il lui cède les droits d'une chanson. C'est "La fanette". Il a en falloir du courage et de la détermination. Une dizaine d'opérations. Plusieurs mois de rééducation. À sa sortie d'hôpital, elle boîte encore. Elle s'aide d'une canne pour marcher. "La source", c'est la chanson qu'elle va interpréter à l'Eurovision en 1968, terminera 3e. 5 ans après l'Olympia, la voilà libérée. Enfin, réparée. Elle n'oubliera jamais le cadeau de Brel, fait en ce happy day du 1er mars 1963, celui de monter sur scène, avant de tomber puis... de se relever...Son cri d'espoir aura toujours été celui-ci : "Tout ce qui tremble et palpiteTout ce qui lutte et se batTout ce que j'ai cru trop viteÀ jamais perdu pour moi...Que c'est beau la vie..."
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