« J’peux pas, j’ai piscine » - Méditation du mardi 1er avril 2025 episode artwork

EPISODE · Mar 31, 2025 · 8 MIN

« J’peux pas, j’ai piscine » - Méditation du mardi 1er avril 2025

from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin

Évangile du mardi 1er avril - 4e semaine de CarêmeTiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions« Aussitôt l’homme fut guéri » (Jn 5, 1-16)À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.Méditation - « J’peux pas, j’ai piscine » (1)Combien de fois ne restons-nous pas bloqués dans une procrastination ? « Le salut ? Oui, mais pour plus tard… et à ma manière… » Finalement, nous utilisons l’expression qu’un humoriste employait pour fournir une excuse bidon : « J’peux pas, j’ai piscine ! » Cela s’applique à l’infirme de la piscine de Bethzatha qui ne peut renouer avec son désir profond, tant il est prisonnier de la compétition des malades autour de l’eau qui bouillonne. Enfermés dans l’accessoire, nous oublions l’essentiel !Dans une boîte de nuit aux flashs stroboscopiques, Aubin (2) enchaîne du sexe frénétique avec des inconnus. Son visage se dilue dans les psychotropes. Voilà des années que son âme s’évade hors du corps. Il dégringole la spirale des addictions et du dégoût. Pourtant, la drogue et le sexe hurlent un désir de vivre. Personne ne l’entend, même pas lui-même… Quand la vie brisée se détourne de sa profondeur qui la guide vers le Père, tout devient évasions et impasses. Qui saura lire cette débâcle ? Dans cette déroute, qui retrouvera le tracé d’une route qui désire la vie ?En terme théologique, un mot désigne cette errance, c’est le péché qui est une privation de vie. Dans le péché, la vie rate sa cible. Et pourtant, dans le mouvement même de ce ratage se révèle quelque chose de l’énergie qui mène au Bien. L’archer malheureux enverrait-il sa flèche s’il n’était motivé par le désir de rejoindre la cible ? À la suite de l’Esprit, la tradition de l’Église regarde ce qu’il y a de vivant dans cet égarement de la vie. Un grand théologien de la tradition mystique décrivait comment le débauché, le colérique ou celui qui choisit la pire des vies restent, dans leur égarement même, reliés au désir du Bien : le débauché est « privé du Bien par sa convoitise irrationnelle, on peut dire que cette privation l’anéantit en quelque sorte et que sa convoitise est sans objet réel ; il reste vrai qu'il participe au Bien par l'écho affaibli qui demeure en lui de la communion et de l'amitié. De même, la colère participe au Bien par le mouvement qui est en elle, par le désir d'améliorer ce qui semble mauvais et de le ramener à un état qui semble meilleur.

Episode metadata supplied by the publisher feed · Published Mar 31, 2025

Embed this episode

NOW PLAYING

« J’peux pas, j’ai piscine » - Méditation du mardi 1er avril 2025

0:00 8:52

No transcript for this episode yet

We transcribe on demand. Request one and we'll notify you when it's ready — usually under 10 minutes.

No similar episodes found.

No similar podcasts found.

Frequently Asked Questions

How long is this episode of Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin?

This episode is 8 minutes long.

When was this Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin episode published?

This episode was published on March 31, 2025.

Can I download this Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin episode?

Yes. Use the download control on the episode player to save the publisher-provided media file.
URL copied to clipboard!