EPISODE · Jan 13, 2024 · 8 MIN
Méditation quotidienne du dimanche 14 janvier : (No 119 - série 2023-2024)
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du Dimanche 14 janvier - 2e dimanche du Temps ordinaire (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » Jn 1, 35-42 En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre. Méditation Dans chaque texte évangélique, je suis toujours intéressé par l’expérience spirituelle vécue. Même s’il est difficile, sinon par l’Esprit, d’entrer dans l’expérience d’un autre, essayons d’ouvrir l’expérience de Jean Baptiste et celle de ses deux disciples qui se mettent à la suite de Jésus. Jean Baptiste a commencé son chemin spirituel, comme nous toutes et tous d’ailleurs, dans le sein maternel. Il nous est dit en Luc : « l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein » (1, 44). « Avant même de te former au ventre maternel, je t'ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré; comme prophète des nations, je t'ai établi» (Jr 1, 5). Il est ainsi né dans l’allégresse de son appel et de l’Amour de Dieu pour lui. Et cette joie, dans le paradoxe souvent de nos appels, l’a conduit à être la « voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1, 23). Saisi par Dieu dès le sein maternel, il semble avoir vécu le choc d’un monde détourné de Dieu et de l’humain. Entre l’allégresse dont son cœur a été remplie, il fut frappé et déchiré par le péché du monde et revendiqué pour appeler à la conversion. Ce déchirement était, tout comme l’allégresse du départ, une grâce du Père, grâce participant à l’envoi même de son Fils sur la terre et à celle du Fils qui consent à être l’Envoyé. Sa mission est, en celle du Fils, comme une « voix » qui porte sa Parole dans le désert des cœurs maculés par le péché. Il crie à toutes et tous la souffrance de Dieu, causée par notre rejet, notre rupture avec Lui, le risque de notre perdition. Étrangement, celui qui « baptise dans l'eau » (Jn 1, 23) et qui annonce « le plus fort que moi (…) vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Lc 3, 16) est celui qui fera le baptême dans l’Esprit le plus incroyable, celui de Jésus. Il dira : « J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui » (Jn 1, 32). Il a vécu une expérience profondément trinitaire et une expérience qui signifiait l’accomplissement de sa vie et de son appel. Et, à ce moment, le cœur de son expérience se condense dans ces paroles : « Voici l’Agneau de Dieu ».
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Évangile du Dimanche 14 janvier - 2e dimanche du Temps ordinaire (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » Jn 1, 35-42 En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre. Méditation Dans chaque texte évangélique, je suis toujours intéressé par l’expérience spirituelle vécue. Même s’il est difficile, sinon par l’Esprit, d’entrer dans l’expérience d’un autre, essayons d’ouvrir l’expérience de Jean Baptiste et celle de ses deux disciples qui se mettent à la suite de Jésus. Jean Baptiste a commencé son chemin spirituel, comme nous toutes et tous d’ailleurs, dans le sein maternel. Il nous est dit en Luc : « l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein » (1, 44). « Avant même de te former au ventre maternel, je t'ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré; comme prophète des nations, je t'ai établi» (Jr 1, 5). Il est ainsi né dans l’allégresse de son appel et de l’Amour de Dieu pour lui. Et cette joie, dans le paradoxe souvent de nos appels, l’a conduit à être la « voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1, 23). Saisi par Dieu dès le sein maternel, il semble avoir vécu le choc d’un monde détourné de Dieu et de l’humain. Entre l’allégresse dont son cœur a été remplie, il fut frappé et déchiré par le péché du monde et revendiqué pour appeler à la conversion. Ce déchirement était, tout comme l’allégresse du départ, une grâce du Père, grâce participant à l’envoi même de son Fils sur la terre et à celle du Fils qui consent à être l’Envoyé. Sa mission est, en celle du Fils, comme une « voix » qui porte sa Parole dans le désert des cœurs maculés par le péché. Il crie à toutes et tous la souffrance de Dieu, causée par notre rejet, notre rupture avec Lui, le risque de notre perdition. Étrangement, celui qui « baptise dans l'eau » (Jn 1, 23) et qui annonce « le plus fort que moi (…) vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Lc 3, 16) est celui qui fera le baptême dans l’Esprit le plus incroyable, celui de Jésus. Il dira : « J'ai vu l'Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui » (Jn 1, 32). Il a vécu une expérience profondément trinitaire et une expérience qui signifiait l’accomplissement de sa vie et de son appel. Et, à ce moment, le cœur de son expérience se condense dans ces paroles : « Voici l’Agneau de Dieu ».
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