EPISODE · May 12, 2024 · 9 MIN
Méditation quotidienne du lundi 13 mai : Courage ! (No 239 - série 2023-2024)
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du lundi 13 mai - 7e semaine de Pâques (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » Jn 16, 29-33 En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » Méditation Aujourd’hui, nous fêtons Marie sous l’invocation de Notre-Dame de Fatima. Un 13 mai 1917, quand la première guerre mondiale défigurait le monde, Marie est venue apprendre le courage chrétien à trois petits bergers portugais. « Dans le monde, vous avez à souffrir… » La victoire du Christ n’est pas encore totalement visible dans ce monde : « en fait, nous ne voyons pas encore que tout lui ait été soumis » (Hb 2,8). On peut se lamenter et baisser les yeux… Une maladie soudaine ? Et des souffrances stériles détruisent ce qu’il y a de beau. Paralysés, comment traverser ces souffrances et demeurer dans la vie ? Jésus nous invite au courage : « vous avez à souffrir, mais courage ! » Le maître divin apprend à Ses disciples à ne pas se laisser broyer par les duretés du monde. Relevez les yeux ! (Jn 4,35) Il ne s’agit jamais d’aimer la souffrance comme si son visage hideux portait un sourire, mais d’apprendre à aimer la vie malgré la souffrance. Danser sa vie, même si c’est en boitant. On dit qu’il est difficile d’être chrétien. Mais, n’est-il pas plus dur de vivre sans Dieu en traversant la vie comme un puni sans espérance, sans confiance et sans amour ? À la blessure, pourquoi ajouter l’humiliation d’être orphelins de Père ? Le courage dont parle Jésus ne consiste pas à serrer les dents en se crispant. Se durcir comme une statue idéale ? Est-ce le type de courage que Jésus demande ? Ce courage serait une évasion hors de soi. « Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » Pour dire « courage ! », ce verset (Jn 16,33) emploie un verbe grec (« tharséô ») qui signifie « inspirer confiance ». Il désigne l’attitude du cœur qui se fie au Christ, vainqueur des afflictions, et qui reprend courage sous l’inspiration d’un autre. L’évangéliste n’emploie pas cette autre manière grecque de dire le courage en faisant allusion à la force virile du mâle, du soldat qui va se battre (« andréia »). Le courage du coeur entend la voix de Jésus. La brebis, qui a entendu l’appel du berger, discerne sa vocation (Jn 10,14). Qui est-elle ? La voix qui a retenti dans sa vie de brebis lui enseigne qui elle est. Quel est le sens de sa vie ? Sens… comme on parle du sens d’une étoffe, des cinq sens ou du sens de la fête. L’arbre grimpe vers le ciel et le tronc dessine sa ligne de croissance vers la lumière. Quand nos fibres les plus intérieures s’orientent vers ce qu’il y a de beau, nous découvrons le courage d’être fidèle à notre grandeur. Comme fils de Dieu, nous luttons pour accomplir notre être filial.
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Évangile du lundi 13 mai - 7e semaine de Pâques (tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions) « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » Jn 16, 29-33 En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » Méditation Aujourd’hui, nous fêtons Marie sous l’invocation de Notre-Dame de Fatima. Un 13 mai 1917, quand la première guerre mondiale défigurait le monde, Marie est venue apprendre le courage chrétien à trois petits bergers portugais. « Dans le monde, vous avez à souffrir… » La victoire du Christ n’est pas encore totalement visible dans ce monde : « en fait, nous ne voyons pas encore que tout lui ait été soumis » (Hb 2,8). On peut se lamenter et baisser les yeux… Une maladie soudaine ? Et des souffrances stériles détruisent ce qu’il y a de beau. Paralysés, comment traverser ces souffrances et demeurer dans la vie ? Jésus nous invite au courage : « vous avez à souffrir, mais courage ! » Le maître divin apprend à Ses disciples à ne pas se laisser broyer par les duretés du monde. Relevez les yeux ! (Jn 4,35) Il ne s’agit jamais d’aimer la souffrance comme si son visage hideux portait un sourire, mais d’apprendre à aimer la vie malgré la souffrance. Danser sa vie, même si c’est en boitant. On dit qu’il est difficile d’être chrétien. Mais, n’est-il pas plus dur de vivre sans Dieu en traversant la vie comme un puni sans espérance, sans confiance et sans amour ? À la blessure, pourquoi ajouter l’humiliation d’être orphelins de Père ? Le courage dont parle Jésus ne consiste pas à serrer les dents en se crispant. Se durcir comme une statue idéale ? Est-ce le type de courage que Jésus demande ? Ce courage serait une évasion hors de soi. « Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » Pour dire « courage ! », ce verset (Jn 16,33) emploie un verbe grec (« tharséô ») qui signifie « inspirer confiance ». Il désigne l’attitude du cœur qui se fie au Christ, vainqueur des afflictions, et qui reprend courage sous l’inspiration d’un autre. L’évangéliste n’emploie pas cette autre manière grecque de dire le courage en faisant allusion à la force virile du mâle, du soldat qui va se battre (« andréia »). Le courage du coeur entend la voix de Jésus. La brebis, qui a entendu l’appel du berger, discerne sa vocation (Jn 10,14). Qui est-elle ? La voix qui a retenti dans sa vie de brebis lui enseigne qui elle est. Quel est le sens de sa vie ? Sens… comme on parle du sens d’une étoffe, des cinq sens ou du sens de la fête. L’arbre grimpe vers le ciel et le tronc dessine sa ligne de croissance vers la lumière. Quand nos fibres les plus intérieures s’orientent vers ce qu’il y a de beau, nous découvrons le courage d’être fidèle à notre grandeur. Comme fils de Dieu, nous luttons pour accomplir notre être filial.
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