Michel Polnareff : l’histoire céleste de « On ira tous au paradis » episode artwork

EPISODE · Mar 31, 2025 · 3 MIN

Michel Polnareff : l’histoire céleste de « On ira tous au paradis »

from Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 · host Nostalgie+

Nous sommes le 9 octobre 1972. Ce matin, un single entre au hit parade français en 46e position, mais il va rapidement grimper jusqu'au ciel pour s'imposer comme l'une des meilleures ventes de l'année. Béni soit Michel Polnareff. Son idée était la bonne : composer un morceau universel, à la mélodie entraînante, qui pourrait être repris par une foule entière, comme un fleuve humain.D'ailleurs, depuis quelques jours, Michel fait polémique. En cause, une affiche.L'affiche du concert, associée à la sortie de l'album Polnarévolution, est une de ses provocations les plus notoires. On compte rien moins que 6 000 affiches dans tout Paris. Et forcément, ça fait parler. / Revenons à la musique ! Quelques mois plus tôt, pour composer cette fameuse chanson de foule, Michel fait appel à son parolier fétiche, Jean-Loup Dabadie, mais ce dernier peine à trouver l'inspiration.Jusqu’au jour où une évidence surgit :« On ira tous au paradis Qu’on soit béni ou qu’on soit maudit »Abadie explique que le texte s’est alors écrit naturellement, sans dogme religieux imposé, sans interdit non plus (c'est polanreff), mais avec un message fédérateur et drôle : chacun est convié au grand bal final.Allez, on reprendra bien un brin de provocation !Une fois la chanson prête, Polnareff a une idée : et si les passants eux-mêmes participaient aux chœurs ? L’assistant du producteur descend dans la rue, proposant à des inconnus de spontanément chanter le refrain. Le résultat ? Une chorale vivante, joyeuse, exactement ce que Polnareff imaginait pour capturer l’esprit universel de sa chanson. L'orchestration est confiée à Jean-Claude Vannier. Et c'est parti pour les sommets et pour le paradis !Le 9 octobre 1972, le 45 tours est de sortie et, vu le rythme endiablé des diffusions radio, ce n’est pas juste un happy day, c’est une joyeuse bénédiction. L'idée fera son chemin jusqu'au cinéma, quelques années plus tard. En 1977 sortira "Nous irons tous au paradis", un film d'Yves Robert, dont le scénario est signé de la plume (accrochez-vous à l'arbre magique), d’un certain Jean-Loup Dabadie, lequel doit aujourd'hui forcément s'amuser lui aussi, avec les bonnes soeurs et les voleurs, au Paradis...

Nous sommes le 9 octobre 1972. Ce matin, un single entre au hit parade français en 46e position, mais il va rapidement grimper jusqu'au ciel pour s'imposer comme l'une des meilleures ventes de l'année. Béni soit Michel Polnareff. Son idée était la bonne : composer un morceau universel, à la mélodie entraînante, qui pourrait être repris par une foule entière, comme un fleuve humain.D'ailleurs, depuis quelques jours, Michel fait polémique. En cause, une affiche.L'affiche du concert, associée à la sortie de l'album Polnarévolution, est une de ses provocations les plus notoires. On compte rien moins que 6 000 affiches dans tout Paris. Et forcément, ça fait parler. / Revenons à la musique ! Quelques mois plus tôt, pour composer cette fameuse chanson de foule, Michel fait appel à son parolier fétiche, Jean-Loup Dabadie, mais ce dernier peine à trouver l'inspiration.Jusqu’au jour où une évidence surgit :« On ira tous au paradis Qu’on soit béni ou qu’on soit maudit »Abadie explique que le texte s’est alors écrit naturellement, sans dogme religieux imposé, sans interdit non plus (c'est polanreff), mais avec un message fédérateur et drôle : chacun est convié au grand bal final.Allez, on reprendra bien un brin de provocation !Une fois la chanson prête, Polnareff a une idée : et si les passants eux-mêmes participaient aux chœurs ? L’assistant du producteur descend dans la rue, proposant à des inconnus de spontanément chanter le refrain. Le résultat ? Une chorale vivante, joyeuse, exactement ce que Polnareff imaginait pour capturer l’esprit universel de sa chanson. L'orchestration est confiée à Jean-Claude Vannier. Et c'est parti pour les sommets et pour le paradis !Le 9 octobre 1972, le 45 tours est de sortie et, vu le rythme endiablé des diffusions radio, ce n’est pas juste un happy day, c’est une joyeuse bénédiction. L'idée fera son chemin jusqu'au cinéma, quelques années plus tard. En 1977 sortira "Nous irons tous au paradis", un film d'Yves Robert, dont le scénario est signé de la plume (accrochez-vous à l'arbre magique), d’un certain Jean-Loup Dabadie, lequel doit aujourd'hui forcément s'amuser lui aussi, avec les bonnes soeurs et les voleurs, au Paradis...

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Nous sommes le 9 octobre 1972. Ce matin, un single entre au hit parade français en 46e position, mais il va rapidement grimper jusqu'au ciel pour s'imposer comme l'une des meilleures ventes de l'année. Béni soit Michel Polnareff. Son idée était la...

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