EPISODE · Oct 7, 2024 · 8 MIN
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre - Méditation du mardi 8 octobre 2024
from Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin · host Centre Le Pèlerin
Évangile du mardi 8 octobre - 27e semaine du Temps ordinaire Tiré du Prions en Église et pour les personnes qui voudraient s’abonner au Prions « Une femme nommée Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » Luc (10, 38-42) En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. » « Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre »1 Portant un gilet bleu et une montre à gousset, un lapin blanc court à perdre haleine : « En retard, toujours en retard ! » Par qui est-il poursuivi ? Où va-t-il ? Les Aventures d'Alice au pays des merveilles2, dès ses premières pages, nous plonge dans la maladie de l’époque moderne : la course après le temps ou plutôt la dilution du moi dans les urgences qui s’accumulent jusqu’à la noyade. « En retard, toujours en retard ! » Les lapins blancs d’aujourd’hui n’ont plus de montre joliment glissée dans le gousset d’un gilet bleu. De nos jours, une montre connectée enchaîne au poignet les alertes. Sur notre bureau, un ordinateur accumule les mails. Un ordinateur portable poursuit notre esprit du bureau à la chambre à coucher. Les informations achèvent la traque en envahissant nos tablettes. Un écran géant nous regarde. Même dans notre lit, le téléphone vibre, s’illumine de pastilles et sonne pour exiger sa part d’attention. Notre cerveau flambe, c’est l’incendie du moi. « À quoi bon puisque c’est encore Moi qui moi-même me trahis Moi qui me traîne et m’éparpille »3 Comme Marthe, notre âme est « accaparée par les multiples occupations ». Notre cœur se déchire entre des directions opposées. Affairés, nous nous dispersons. Que cela soit le syndrome d’épuisement professionnel, le sur-travail féminin au foyer ou la noyade dans les informations en continu, notre cœur ne connaît plus de repos. Pourtant, notre cœur n’est-il pas fait pour la rencontre de Dieu ? Toi qui vins à ma rencontre, que serai-je sans toi ? Ne sommes-nous pas créés pour louer, respecter et servir notre Créateur ? Notre nature humaine s’accomplit en se tournant vers Celui qui est dans l’impulsion de notre cœur. Vivre en aimant son Créateur est naturel à l’homme. Mais, comme Marthe, on peut recevoir Jésus chez soi sans Le rencontrer. Dieu peut entrer dans notre village et nous pouvons faire défaut. Nous pouvons inviter Jésus sans nous tourner vers Lui. La foi nous met à proximité d’un Jésus que l’on délaisse.
Embed this episode
NOW PLAYING
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre - Méditation du mardi 8 octobre 2024
No transcript for this episode yet
Similar Episodes
No similar episodes found.
Similar Podcasts
No similar podcasts found.