EPISODE · Apr 21, 2026 · 3 MIN
Street art : Forest ouvre un skatepark avec zone libre pour le tag et le graffiti
from Y'a de l'idée · host Nostalgie Belgique
Début avril, la commune de Forest (Bruxelles) a inauguré son tout premier skatepark. Un projet qui transforme un terrain à l’abandon en lieu de vie dynamique, dédié aux amateurs de skate, de rollers ou de trottinette.Mais au-delà de l’aspect sportif, un détail attire particulièrement l’attention : une zone entièrement dédiée aux tags et aux graffitis, libre et autorisée. Une reconnaissance forte pour une pratique longtemps considérée comme marginale.Car à l’origine, le tag naît dans les années 60 à Philadelphie, avant de s’imposer dans le Bronx avec l’émergence de la culture hip-hop. À l’époque, il s’agit surtout d’inscrire son nom, de marquer son passage, de revendiquer une identité dans l’espace urbain. Une démarche à la fois artistique, sociale et politique.Avec le temps, le graffiti évolue. Il ne s’agit plus seulement de signatures rapides, mais de véritables œuvres, réalisées à la bombe, au pochoir ou avec des techniques complexes. Le street art gagne ses lettres de noblesse et s’invite progressivement dans les villes.Aujourd’hui, la création de zones de tolérance comme celle de Forest montre bien ce changement de regard. On ne cherche plus à effacer systématiquement ces expressions, mais à leur donner un cadre, un espace, une légitimité.Et Forest n’est pas un cas isolé. En Belgique, plusieurs lieux permettent aujourd’hui de pratiquer le graffiti légalement. À Gand, par exemple, la célèbre ruelle aux graffitis est devenue un passage incontournable. À Bruxelles, certains murs le long du canal sont régulièrement investis par des artistes.Et puis il y a des endroits plus étonnants encore, comme Doel. Cette ville quasi abandonnée près du port d’Anvers est devenue un véritable terrain de jeu pour les graffeurs. Les façades, les portes, les maisons… tout y est recouvert d’œuvres en perpétuelle évolution. Une atmosphère unique, entre ville fantôme et galerie à ciel ouvert.Des parcours de street art se développent aussi dans plusieurs villes comme Liège, Charleroi ou Bruxelles, permettant de découvrir autrement les quartiers, leurs histoires et les messages portés par les artistes.Le street art n’est plus seulement une trace sur un mur. C’est une forme de poésie urbaine, un langage visuel, une invitation à regarder la ville autrement.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Début avril, la commune de Forest (Bruxelles) a inauguré son tout premier skatepark. Un projet qui transforme un terrain à l’abandon en lieu de vie dynamique, dédié aux amateurs de skate, de rollers ou de trottinette.Mais au-delà de l’aspect sportif, un détail attire particulièrement l’attention : une zone entièrement dédiée aux tags et aux graffitis, libre et autorisée. Une reconnaissance forte pour une pratique longtemps considérée comme marginale.Car à l’origine, le tag naît dans les années 60 à Philadelphie, avant de s’imposer dans le Bronx avec l’émergence de la culture hip-hop. À l’époque, il s’agit surtout d’inscrire son nom, de marquer son passage, de revendiquer une identité dans l’espace urbain. Une démarche à la fois artistique, sociale et politique.Avec le temps, le graffiti évolue. Il ne s’agit plus seulement de signatures rapides, mais de véritables œuvres, réalisées à la bombe, au pochoir ou avec des techniques complexes. Le street art gagne ses lettres de noblesse et s’invite progressivement dans les villes.Aujourd’hui, la création de zones de tolérance comme celle de Forest montre bien ce changement de regard. On ne cherche plus à effacer systématiquement ces expressions, mais à leur donner un cadre, un espace, une légitimité.Et Forest n’est pas un cas isolé. En Belgique, plusieurs lieux permettent aujourd’hui de pratiquer le graffiti légalement. À Gand, par exemple, la célèbre ruelle aux graffitis est devenue un passage incontournable. À Bruxelles, certains murs le long du canal sont régulièrement investis par des artistes.Et puis il y a des endroits plus étonnants encore, comme Doel. Cette ville quasi abandonnée près du port d’Anvers est devenue un véritable terrain de jeu pour les graffeurs. Les façades, les portes, les maisons… tout y est recouvert d’œuvres en perpétuelle évolution. Une atmosphère unique, entre ville fantôme et galerie à ciel ouvert.Des parcours de street art se développent aussi dans plusieurs villes comme Liège, Charleroi ou Bruxelles, permettant de découvrir autrement les quartiers, leurs histoires et les messages portés par les artistes.Le street art n’est plus seulement une trace sur un mur. C’est une forme de poésie urbaine, un langage visuel, une invitation à regarder la ville autrement.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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