PODCAST · music
Y'a de l'idée
by Nostalgie Belgique
« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. Parce que nous sommes persuadés qu'il existe des solutions créatives et innovantes pour un monde plus solidaire et respectueux des objectifs de développement durable, il nous tient à cœur de mettre en lumière ces initiatives citoyennes qui visent à améliorer notre société. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement, d’écologie et de transition écologique, d’économie circulaire, de consommation et de production responsable… « Y’a de l’idée » met en lumière les Objectifs de développement durable (SDG / ODD), notre responsabilité sociétale et celle des entreprises (RSE)… Cette chronique fait la part belle aux graines semées et aux changements entamés pour faire fleurir un avenir empli d’espoir, de paix et une société
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Comment voyager local et soutenir les musées belges : deux idées pour un été de proximité
Pas besoin de traverser la planète pour vivre une véritable aventure. C’est le pari de My Local Trip, une jeune plateforme belge qui encourage les voyageurs à explorer les trésors parfois méconnus de leur propre région.Derrière ce projet se trouve Shanon, ancienne assistante sociale dans le secteur de la protection de l’enfance. Après avoir grandi dans une famille active dans l’horeca et beaucoup voyagé, elle a fait un constat simple : la Belgique regorge de lieux magnifiques, de producteurs passionnés, de restaurateurs talentueux et d’hébergements de caractère qui restent souvent dans l’ombre.Avec My Local Trip, son objectif est de créer des ponts entre ces acteurs locaux et les voyageurs en quête d’expériences authentiques. La plateforme ne se contente pas de proposer un hébergement ou un restaurant. Elle construit de véritables expériences de voyage locales.L’idée est de permettre aux visiteurs de découvrir une région à travers plusieurs partenaires complémentaires : une chambre d’hôtes, une table locale, une activité culturelle ou une excursion originale. Parmi les exemples mis en avant, on retrouve notamment la région de Visé, idéale pour les amateurs de balades à vélo, avec ses paysages, ses bonnes adresses et ses expériences insolites.La démarche bénéficie également aux professionnels du tourisme local. Les restaurateurs, hébergeurs ou prestataires d’activités peuvent rejoindre la plateforme via l’onglet « devenir partenaire local ». Le modèle économique se veut transparent : les partenaires paient une cotisation annuelle mais aucune commission n’est prélevée sur les réservations, permettant ainsi aux revenus de rester entre les mains des prestataires.Et si cet été était aussi l’occasion de pousser les portes d’un musée ?Partout en Belgique francophone, de nombreux établissements proposent des activités spécialement conçues pour les familles grâce au label Marmaille & Co. L’objectif est de rendre la culture accessible aux plus jeunes de manière ludique et interactive.Au programme : se transformer en super-héros au musée de la Banque nationale, découvrir le métier de tailleur de pierre au Centre d’interprétation de la Pierre de Sprimont ou encore participer à des ateliers créatifs à la Fondation Folon. Chasses au trésor, visites thématiques, ateliers participatifs et animations sont organisés tout au long de l’été dans des dizaines d’institutions culturelles. Toutes les activités de l'été seront à découvrir sur les réseaux sociaux.Cette dynamique familiale arrive à un moment particulier pour le secteur muséal. Face à la diminution de certaines subventions, de nombreux établissements cherchent à rappeler leur rôle essentiel dans la vie culturelle et éducative.C’est dans ce contexte que l’ASBL Musées et Société en Wallonie lance une initiative originale. Cet été, les visiteurs trouveront dans plusieurs musées de Bruxelles et de Wallonie un QR code permettant de rédiger un message de soutien au secteur muséal. Les témoignages récoltés seront ensuite transmis à la ministre de la Culture.Une manière positive et participative de défendre les musées. Plutôt que de mettre en avant les difficultés du secteur, l’opération invite les visiteurs à partager ce que les musées leur apportent : de la curiosité, de l’émerveillement, de la transmission et du lien.Entre tourisme local, expériences authentiques, patrimoine culturel et soutien aux acteurs de proximité, cet été pourrait bien être l’occasion de redécouvrir les richesses qui se trouvent juste à côté de chez nous.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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Sport et réchauffement climatique : comment et pourquoi les compétitions vont devoir s'adapter
Le réchauffement climatique n’est plus une menace abstraite pour le monde du sport. Il influence déjà les compétitions, les infrastructures et les conditions de pratique partout dans le monde. C’est l’un des constats mis en lumière dans un récent hors-série du Courrier international consacré aux bouleversements climatiques qui transformeront notre manière de vivre dans les années à venir.Parmi les exemples les plus frappants figure le football, confronté à des épisodes de chaleur de plus en plus intenses. Lors des grandes compétitions internationales, les organisateurs doivent désormais intégrer des pauses fraîcheur, renforcer les protocoles médicaux et adapter les horaires des rencontres. Des mesures qui étaient exceptionnelles il y a encore quelques années mais qui tendent à devenir la norme.Cette évolution concerne évidemment les sportifs professionnels, mais aussi les pratiquants amateurs. Les spécialistes alertent notamment sur la situation des enfants et des adolescents, dont l’organisme régule moins efficacement la température corporelle. Les risques de déshydratation, de malaise ou de coup de chaleur augmentent fortement lors des périodes de canicule.Les infrastructures sportives elles-mêmes sont désormais concernées. C’est notamment le cas des terrains synthétiques, qui accumulent beaucoup plus de chaleur que le gazon naturel. Dans certaines conditions météorologiques, leur température peut atteindre des niveaux préoccupants pour la santé des joueurs. Plusieurs responsables sportifs, notamment en Amérique du Sud, plaident aujourd’hui pour un retour progressif au gazon naturel dans certains centres de formation.Selon plusieurs études relayées par le rapport Football for Future, près de 90 % des stades analysés à travers le monde devront adapter leurs infrastructures aux nouvelles conditions climatiques d’ici 2050. Cela passera notamment par davantage d’ombre, de ventilation, de récupération d’eau et de systèmes de refroidissement adaptés.Le phénomène dépasse largement le cadre du football. Le cyclisme professionnel est lui aussi confronté à des températures de plus en plus élevées. Des recherches menées sur le Tour de France montrent que plusieurs étapes historiques connaissent aujourd’hui des niveaux de stress thermique nettement supérieurs à ceux observés il y a quelques décennies.Pour limiter les risques, certaines pistes sont déjà envisagées : départs plus matinaux, zones ombragées pour les coureurs avant les étapes, multiplication des points de ravitaillement ou encore recours à des serviettes rafraîchissantes pendant les efforts.Les sports d’endurance, comme le marathon ou le triathlon, figurent également parmi les disciplines les plus exposées aux vagues de chaleur. Quant aux sports d’hiver, ils font face à une autre conséquence directe du changement climatique : la diminution de l’enneigement naturel. De nombreuses stations doivent déjà adapter leurs calendriers, leurs équipements ou leurs modèles économiques.Tous ces ajustements représentent des investissements importants. Pourtant, de nombreux experts rappellent qu’il ne s’agit plus seulement d’une question de confort mais bien de sécurité. Adapter les infrastructures sportives devient progressivement une nécessité pour protéger les pratiquants.Au-delà de ces transformations techniques, le sport pourrait également jouer un rôle majeur dans la sensibilisation climatique. Les clubs, les fédérations et les grands événements sportifs disposent d’une visibilité exceptionnelle. En alertant sur les risques liés aux vagues de chaleur et en promouvant de nouveaux comportements, ils pourraient contribuer à faire évoluer les mentalités.Car le sport est aujourd’hui bien plus qu’un simple spectacle. Il est devenu l’un des premiers secteurs à expérimenter concrètement les conséquences du réchauffement climatique. Et il pourrait aussi être l’un des premiers à montrer comment s’adapter à ce nouveau monde.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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Viande cultivée : l’alternative qui pourrait révolutionner notre alimentation sans abattage animal
La viande cultivée, produite à partir de cellules animales en laboratoire, pourrait bien transformer notre rapport à l’alimentation, à l’élevage et à l’environnement.Cette technologie, appelée agriculture cellulaire, suscite un intérêt croissant à travers le monde. Pour comprendre de quoi il s’agit, nous avons interrogé Sébastien De Jonge, directeur opérationnel de l’organisation de défense animale GAIA.Le principe est relativement simple : quelques cellules animales sont prélevées puis placées dans des cuves de culture où elles se multiplient naturellement. Le procédé est souvent comparé à celui utilisé pour fabriquer du yaourt ou de la bière. À l’arrivée, on obtient une viande qui possède les mêmes caractéristiques qu’une viande issue de l’élevage traditionnel : même texture, même goût, même valeur nutritionnelle.Contrairement au faux gras ou aux nombreux produits végétaux qui tentent de reproduire les saveurs de la viande, la viande cultivée reste un produit animal. Elle s’adresse notamment aux consommateurs qui apprécient la viande mais souhaitent réduire l’impact de leur alimentation sur les animaux ou l’environnement.Les défenseurs de cette innovation y voient plusieurs avantages majeurs. D’abord, elle permettrait de réduire considérablement le nombre d’animaux élevés et abattus pour l’alimentation humaine. Aujourd’hui, plus de 80 milliards d’animaux terrestres sont tués chaque année dans le monde pour répondre à la demande alimentaire.Ensuite, les bénéfices environnementaux pourraient être significatifs. Plusieurs études estiment que la production de viande cultivée pourrait nécessiter jusqu’à 90 % de terres en moins que l’élevage conventionnel. Les besoins en eau pourraient également être fortement réduits, tout comme certaines émissions de gaz à effet de serre liées à l’élevage intensif.Cette technologie n’est plus un simple concept. La commercialisation de viande cultivée est déjà autorisée dans certains pays comme Singapour, les États-Unis ou Israël. Plus récemment, une première ferme dédiée à la production de viande cultivée a vu le jour aux Pays-Bas, preuve que cette filière commence à sortir des laboratoires pour entrer dans une phase industrielle.En Belgique, la commercialisation n’est pas encore autorisée, mais plusieurs procédures réglementaires sont en cours au niveau européen. De nombreux observateurs estiment que ces produits pourraient arriver sur nos marchés dans les prochaines années.Pour les agriculteurs eux-mêmes, cette évolution pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. Certaines exploitations pourraient un jour se reconvertir partiellement vers la production cellulaire, en complément ou en remplacement de certains élevages traditionnels.Reste évidemment de nombreuses questions : l’acceptation par les consommateurs, les coûts de production, le cadre réglementaire ou encore la place que cette innovation occupera dans notre alimentation future. Une chose est sûre : la viande cultivée ne laisse personne indifférent et pourrait bien constituer l’une des grandes révolutions alimentaires du XXIe siècle.Besoin de plus d'infos ? Rendez-vous sur le www.viandecultivee.be.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Alzheimer : une colocation innovante pour seniors ouvre ses portes à Woluwe-Saint-Lambert
Face au vieillissement de la population et à l'augmentation des cas de maladie d'Alzheimer, de nouvelles solutions d'habitat émergent. Parmi elles, un projet inédit en Belgique francophone attire particulièrement l'attention : Vice Versa Habitat, une maison partagée destinée aux personnes de plus de 65 ans vivant avec Alzheimer ou des troubles cognitifs comparables.Située à Woluwe-Saint-Lambert, cette grande maison de près de 500 m² accueillera prochainement huit résidents. Les travaux débuteront cet été pour une ouverture prévue à l'automne. Au programme : 8 chambres individuelles, des espaces communs, une cuisine, une salle à manger, un atelier, un jardin et de nombreux lieux de vie pensés pour favoriser les échanges et maintenir une vie sociale riche.L'idée est née d'un constat simple : entre le maintien à domicile, qui devient parfois compliqué, et l'entrée en maison de repos, souvent redoutée, il manque des solutions intermédiaires. Ici, l'objectif n'est pas de créer une structure de soins mais un véritable lieu de vie partagé.Les futurs habitants conserveront leur autonomie autant que possible tout en bénéficiant d'un environnement rassurant. Des aides familiales seront présentes 24 heures sur 24 afin d'accompagner le quotidien, de soutenir les résidents en cas de besoin et de favoriser le bien-être collectif.Comme l'explique Chantal Dehon, impliquée dans le projet, l'accent est davantage mis sur la présence humaine que sur la surveillance. Chacun reste libre de ses choix, mais personne ne se retrouve isolé face aux difficultés du quotidien. L'entraide, la convivialité et les relations sociales constituent le cœur même du projet.Les soins médicaux ne sont pas intégrés directement dans la structure mais restent parfaitement accessibles. Médecins, infirmiers, kinésithérapeutes ou autres professionnels pourront intervenir selon les besoins de chaque résident.Autre particularité importante : le projet est porté par une fondation d'utilité publique. L'objectif n'est donc pas la rentabilité immobilière mais bien la création d'une solution humaine et accessible. Les responsables souhaitent maintenir un coût comparable à celui d'une structure classique. Trois niveaux tarifaires sont actuellement envisagés afin de tenir compte des revenus de chacun.Le budget se composera de plusieurs volets : le loyer, l'accompagnement assuré par l'association, les services d'aide familiale et de garde de nuit ainsi qu'une participation aux frais de la vie quotidienne tels que l'énergie, les repas ou les charges communes.Les personnes intéressées pourront découvrir le projet lors d'une journée portes ouvertes organisée le jeudi 18 juin entre 15h et 20h. Une occasion unique de visiter les lieux, de rencontrer les porteurs du projet et d'en apprendre davantage sur cette nouvelle manière d'habiter ensemble malgré la maladie.Infos : envoyez un mail à Julie via [email protected] ou un message à 0495 75 44 25À travers cette initiative, c'est une autre vision du vieillissement qui se dessine : une vision où l'autonomie, la dignité et les liens humains restent au centre de la vie, même lorsque la mémoire commence à vaciller.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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Investir dans une vache ou dans des terres agricoles : ces placements qui soutiennent les agriculteurs
Lorsqu’on pense à un placement financier, on imagine généralement un compte épargne, des actions ou de l’immobilier. Pourtant, de nouvelles formes d’investissement émergent et certaines sont pour le moins surprenantes.En France, la plateforme MyMarguerit, propose désormais aux particuliers d’acheter une vache pour ensuite la louer à un éleveur. Une idée qui peut faire sourire au premier abord, mais qui séduit de plus en plus d’investisseurs à la recherche de placements alternatifs.Le principe est relativement simple. Un particulier finance l’achat d’un bovin qui est ensuite mis à disposition d’un agriculteur. En échange, l’éleveur verse un loyer régulier pour utiliser l’animal au sein de son troupeau.Selon les formules et les plateformes, les rendements annoncés peuvent atteindre 5 à 6 % par an, soit davantage que les taux proposés par la plupart des comptes d’épargne traditionnels. Comme tout investissement, ce type de placement comporte toutefois des risques et ne garantit jamais un rendement futur.Le coût d’achat varie généralement entre 800 et 3 500 euros, selon la race, l’âge et la destination de l’animal, qu’il s’agisse d’une vache laitière ou d’un bovin destiné à la production de viande.Pour les investisseurs, l’intérêt est double : diversifier leur épargne tout en soutenant directement une activité agricole locale.Du côté des agriculteurs, cette formule permet parfois d’agrandir un troupeau sans devoir contracter un important emprunt bancaire. L’éleveur prend en charge les soins vétérinaires, l’alimentation et la gestion quotidienne des animaux, tout en conservant les revenus issus de la vente du lait ou de la naissance des veaux.Ce modèle reste aujourd’hui essentiellement développé en France et n’a pas encore réellement trouvé sa place en Belgique. Certains observateurs estiment que cette formule s’accorde moins facilement avec le modèle traditionnel de l’agriculture familiale qui reste fortement ancré dans notre pays.Mais il existe chez nous une autre manière de soutenir concrètement le monde agricole : la coopérative Terre-en-vue.Son fonctionnement est différent. Ici, les citoyens achètent des parts de la coopérative, à partir d’une centaine d’euros. L’argent récolté sert ensuite à acquérir des terres agricoles, des fermes ou des parcelles qui sont louées à des agriculteurs engagés dans une démarche durable.L’objectif n’est pas la rentabilité financière. La coopérative ne promet d’ailleurs pratiquement aucun rendement. Son ambition est ailleurs : préserver les terres agricoles, lutter contre la spéculation foncière et faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs.Dans un contexte où le prix du foncier agricole ne cesse d’augmenter, l’accès à la terre devient l’un des principaux obstacles pour les jeunes exploitants. Grâce à ce modèle collectif, plusieurs centaines d’hectares ont déjà pu être préservés et mis à disposition de fermes pratiquant une agriculture respectueuse de l’environnement.Ces deux initiatives illustrent finalement deux visions différentes de l’investissement. L’une cherche à générer un rendement tout en soutenant les éleveurs. L’autre privilégie avant tout l’impact social et environnemental.Dans les deux cas, elles rappellent une réalité souvent méconnue : derrière chaque litre de lait, chaque hectare cultivé ou chaque produit local, il y a des agriculteurs confrontés à des investissements considérables et à des défis économiques de plus en plus complexes.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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Coupe du monde 2026 : pourquoi le plus grand tournoi de football pourrait aussi être le plus polluant de l’histoire
La Coupe du monde 2026 marque un tournant dans l’histoire du football mondial. Pour la première fois, le tournoi réunira 48 équipes au lieu de 32. Une expansion spectaculaire qui fera passer le nombre de rencontres de 64 à 104 matchs.Pour les amateurs de football, cela signifie davantage de spectacle. Pour les spécialistes du climat, cela signifie surtout davantage de déplacements, davantage d’infrastructures mobilisées et davantage d’émissions de gaz à effet de serre.C’est ce que souligne le rapport intitulé The Climate Blind Spot of FIFA: Men's World Cup in a Warming World, publié par le New Weather Institute, un groupe de réflexion britannique indépendant spécialisé dans les questions climatiques.L’un des principaux problèmes est géographique. Contrairement aux éditions précédentes, la compétition se déroulera dans trois pays différents et dans 16 villes hôtes réparties sur un immense territoire. Les équipes, les délégations, les journalistes et les supporters devront parcourir des milliers de kilomètres entre les matchs, souvent en avion.Selon les estimations relayées par le rapport, l’événement pourrait générer au moins 9 millions de tonnes de CO₂ équivalent, soit près du double de la moyenne des quatre dernières Coupes du monde. En intégrant l’ensemble des déplacements aériens induits par la compétition, certaines projections évoquent même jusqu’à 15 millions de tonnes de CO₂ équivalent.Pour visualiser cet ordre de grandeur, cela correspondrait aux émissions annuelles de plusieurs millions de voitures thermiques ou à une surface forestière gigantesque nécessaire pour absorber ce carbone.Mais les transports ne sont pas les seuls responsables. De nombreux matchs se dérouleront dans des régions particulièrement chaudes. Les systèmes de climatisation, les infrastructures d’accueil et les équipements nécessaires au confort des spectateurs entraîneront une consommation importante d’énergie et d’eau.Autre élément souvent oublié : les externalités. Au-delà de l’organisation du tournoi lui-même, les campagnes publicitaires et les partenariats commerciaux encouragent indirectement certaines consommations fortement émettrices. Le rapport pointe notamment le rôle de certains sponsors liés au secteur aérien ou aux énergies fossiles, dont l’impact dépasse largement le cadre des stades.Faut-il pour autant ne retenir que les aspects négatifs ? Pas forcément.Cette édition comporte également plusieurs avancées notables. La plus importante est sans doute qu’aucun nouveau stade n’a été construit spécifiquement pour le tournoi, ce qui évite une part importante des émissions généralement liées aux grands événements sportifs.Certaines infrastructures ont également intégré des dispositifs plus durables. C’est notamment le cas du stade d’Atlanta, qui prévoit de récupérer et réutiliser l’eau de pluie pour une partie de ses systèmes de refroidissement.Le rapport propose également plusieurs pistes pour réduire l’empreinte carbone des futures compétitions : limiter le nombre d’équipes participantes, privilégier des pays disposant déjà d’infrastructures adaptées, renforcer les transports bas carbone, développer davantage les fan zones locales et questionner la présence de sponsors issus des secteurs les plus polluants.Car derrière la passion du football se pose une question de plus en plus difficile à ignorer : comment continuer à organiser des événements planétaires tout en respectant les limites environnementales de notre époque ?Le football reste le "beau jeu", mais son empreinte écologique devient aujourd’hui un sujet incontournable dans le débat sur l’avenir des grands événements sportifs.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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Enseignement : l’appel "Les enseignants ont du talent" met en lumière les projets qui transforment l’école
Dans un contexte où l’enseignement est régulièrement confronté à de nombreux défis, certaines initiatives rappellent qu’il existe aussi une formidable énergie créative dans les écoles. C’est précisément ce que souhaite mettre en lumière l’appel à projets Les enseignants ont du talent.Cette initiative est portée par Alexia Martin et Sophie Vanden Plas, deux professionnelles engagées dans le monde de l’éducation et cofondatrices du festival Out of the Books. Depuis 8 ans, ce rendez-vous annuel rassemble enseignants, éducateurs, directions et acteurs de l’école autour d’une même ambition : partager des pratiques inspirantes, réfléchir à l’école de demain et valoriser celles et ceux qui innovent au quotidien dans leurs classes.À travers cet appel, les organisatrices invitent les enseignants à présenter un projet, une méthode, une activité ou même une simple astuce pédagogique qui a permis de stimuler les élèves, renforcer leur engagement ou améliorer les apprentissages.Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 21 juin.Les projets sélectionnés auront l’opportunité de présenter leur initiative lors du prochain festival Out of the Books, qui se déroule chaque année au mois d’octobre. Ils bénéficieront également d’un accompagnement professionnel de six mois afin de les aider à structurer, développer ou diffuser leur démarche.L’objectif n’est pas uniquement de récompenser de grands projets spectaculaires. Comme le rappellent les organisatrices, les innovations les plus marquantes sont parfois les plus simples.Parmi les exemples qui les ont marquées ces dernières années figure notamment celui d’un enseignant de 6e primaire qui a embarqué toute sa classe dans la création d’un véritable livre. Un projet mené sur une année complète, mobilisant les élèves autour de l’écriture, de la créativité, de la collaboration et de la publication.Mais les petites idées du quotidien ont tout autant leur place. Une nouvelle façon d’organiser la classe, une méthode pour favoriser la participation, une activité qui redonne confiance aux élèves ou un outil qui facilite les apprentissages peuvent également inspirer d’autres enseignants.Les critères recherchés sont relativement simples : une approche originale, un impact concret sur les élèves et une initiative suffisamment claire pour pouvoir être reproduite ailleurs.En parallèle de cet appel, l’ASBL porte également une campagne intitulée Derrière chaque parcours, un enseignant. Plusieurs personnalités belges, parmi lesquelles Philippe Geluck et Amélie Nothomb, y témoignent du professeur qui a marqué leur parcours.Une manière de rappeler que derrière chaque réussite, chaque vocation ou chaque passion, il y a souvent un enseignant qui a cru en quelqu’un, transmis une confiance ou ouvert une porte.Car lorsqu’on demande à une personne quel professeur a changé sa vie, la plupart ont immédiatement un nom qui leur vient à l’esprit.Pour participer à l’appel Les enseignants ont du talent, il suffit de compléter le formulaire disponible sur le site d’Out of the Books. Les candidats retenus seront informés au début du mois de juillet.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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"Aide tes parents à décrocher des écrans" : bouclier anti-scroll et autres astuces pour déconnecter
Saviez-vous que les Belges passent en moyenne 339 minutes par jour devant un écran ? Cela représente près de 5 heures et 39 minutes quotidiennes passées à consulter un smartphone, regarder des vidéos, jouer, travailler ou naviguer sur les réseaux sociaux.Dans ce contexte, il devient parfois difficile de demander aux enfants de limiter leur temps d’écran lorsque les adultes eux-mêmes peinent à décrocher. C’est précisément le constat qui a inspiré Guillemette Faure et l’illustratrice Mélody Denturck dans leur livre Aide tes parents à décrocher des écrans, publié aux éditions Casterman.L’originalité de l’ouvrage réside dans son approche inversée. Ici, ce ne sont pas les parents qui apprennent aux enfants à mieux utiliser les écrans, mais les enfants qui découvrent comment aider les adultes à retrouver un rapport plus équilibré au numérique.Le livre explique de manière simple et ludique pourquoi il est parfois si difficile de poser son téléphone. Les jeunes lecteurs découvrent notamment que de nombreuses applications sont conçues pour capter notre attention le plus longtemps possible. Les algorithmes enchaînent les contenus de manière fluide, donnant parfois l’impression qu’une vidéo se poursuit alors qu’une autre a déjà commencé.L’ouvrage regorge également de chiffres et d’études étonnantes. On y apprend par exemple qu’une enquête menée en Inde a montré que près de 7 personnes sur 10 voient leur humeur affectée lorsque la batterie de leur téléphone est vide. Beaucoup déclarent également ressentir du stress lorsque leur batterie descend sous les 20 %, preuve de l’attachement parfois excessif que nous entretenons avec nos appareils.Mais le livre ne se contente pas d’expliquer le problème. Il propose aussi de nombreuses solutions concrètes et amusantes. Les enfants peuvent ainsi évaluer le niveau de dépendance numérique de leurs parents grâce à de petits questionnaires. Est-ce qu’ils emmènent leur téléphone aux toilettes ? Consultent-ils leur écran pendant les repas ? Regardent-ils leur smartphone lorsqu’on leur parle ?Parmi les astuces proposées, certaines sont particulièrement originales. Il y a notamment le fameux "bouclier anti-scroll", qui consiste à placer une photo de ses proches sur l’écran de verrouillage afin de se rappeler ce qui compte vraiment avant d’ouvrir une application.Le livre suggère aussi de passer temporairement son téléphone en mode noir et blanc, une technique qui réduit fortement l’attrait visuel des applications. D’autres idées consistent à regrouper les applications dans des dossiers, à fixer des limites d’utilisation ou encore à envisager, pour certains usages, un retour temporaire au téléphone à touches.Avec ses nombreuses illustrations, ses anecdotes amusantes et ses conseils accessibles, Aide tes parents à décrocher des écrans réussit le pari de sensibiliser petits et grands sans culpabiliser personne. Une lecture utile à une époque où la déconnexion est devenue un véritable enjeu de santé mentale, de concentration et de qualité des relations familiales.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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Journée mondiale de l’Environnement : comment parler écologie sans s'entretuer
À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, il est parfois utile de rappeler qu’il est possible de s’intéresser aux questions écologiques sans culpabiliser son entourage ni provoquer des disputes interminables.C’est précisément l’ambition de Ecolo mais pas relou, le livre écrit par Mehdi Coly, cofondateur de Team for the Planet, l’une des plus importantes communautés citoyennes engagées dans la lutte contre les gaz à effet de serre.L’idée est simple : fournir des arguments accessibles, des données vérifiées et des explications nuancées pour répondre aux nombreuses idées reçues qui entourent l’écologie, la mobilité, l’énergie ou encore la consommation.Prenons un exemple classique : les pistes cyclables. Qui n’a jamais entendu quelqu’un affirmer qu’elles compliquent la circulation ou augmentent les embouteillages ? Le livre rappelle que les travaux et les changements d’habitudes peuvent effectivement créer des perturbations à court terme. Mais dans de nombreuses villes, les études montrent qu’à moyen terme, la réduction de la place accordée à la voiture améliore la fluidité des déplacements, diminue les accidents graves et rend l’espace public plus agréable.Cela ne signifie pas que tout est parfait. L’auteur insiste au contraire sur la nécessité d’une approche globale : développement des transports en commun, création de parkings de délestage, amélioration des connexions entre les différents modes de déplacement et prise en compte des personnes qui restent dépendantes de leur voiture.Autre sujet sensible : la voiture électrique. Là encore, le débat est souvent caricatural. Oui, la fabrication d’une batterie génère une empreinte carbone importante et nécessite l’extraction de ressources. Mais cette dette carbone est progressivement compensée au fil des kilomètres parcourus. Sur l’ensemble de son cycle de vie, un véhicule électrique présente généralement un bilan plus favorable qu’un véhicule thermique.Le livre aborde également la question des métaux critiques, souvent cités dans les débats. Ces ressources ne sont pas infinies, c'est une évidence et leur extraction doit être strictement encadrées. Néanmoins, elles peuvent être recyclées et réutilisées, contrairement au pétrole qui est définitivement consommé lorsqu’il est brûlé.Parmi les notions abordées dans cet ouvrage figure aussi la décroissance, souvent mal comprise. L’auteur rappelle qu’elle ne signifie pas un retour à la bougie ni l’abandon du progrès. Elle vise plutôt à réduire les activités les plus gourmandes en ressources tout en développant des secteurs essentiels comme la rénovation, la réparation, le soin, les énergies renouvelables ou encore l’économie circulaire.L’un des grands mérites de ce livre est de montrer qu’il est possible de défendre ses convictions sans attaquer les personnes qui pensent différemment. Reconnaître les difficultés, entendre les objections et chercher des points d’accord constitue souvent la meilleure façon de faire avancer les discussions.Car au fond, l’écologie n’est pas seulement une affaire de chiffres ou de technologies. C’est aussi une question de dialogue, d’écoute et de capacité à construire ensemble des solutions acceptables pour tous.Ecolo mais pas relou de Mehdi Coly est publié aux éditions LeDuc.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
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Rêves d’enfants et passage à l’action : l’IA inspire une prof brésilienne et la règle des 5 secondes qui motive à agir
C’est une vidéo qui a fait sourire des milliers d’internautes. Dans une salle de classe au Brésil, des enfants se lèvent tour à tour pour découvrir une image projetée sur un écran. À chaque fois, les réactions sont les mêmes : éclats de rire, yeux écarquillés, exclamations de surprise et immense bonheur.La raison de cet enthousiasme ? Leur enseignante a utilisé l’intelligence artificielle pour générer des portraits les représentant dans le métier qu’ils rêvent d’exercer plus tard.On découvre ainsi Eva devenue dessinatrice de bande dessinée, Isac militaire, Laura vétérinaire, Nicolas gardien de but du Barça, Sharon artiste, Stella ballerine, Anna Clara biologiste ou encore David astronaute.Une initiative simple mais puissante. Car voir son rêve prendre forme, même virtuellement, peut renforcer la confiance en soi et donner envie de persévérer. L’image agit comme une projection positive de l’avenir et rappelle aux enfants que leurs ambitions méritent d’être prises au sérieux.Cette séquence pleine d’espoir fait aussi écho à une idée développée par Mel Robbins, spécialiste américaine du développement personnel, de la motivation et du changement de comportement.Son concept phare s’appelle La règle des 5 secondes.Le principe est étonnamment simple. Lorsqu’une idée positive surgit - appeler quelqu’un, commencer un projet, répondre à un mail, se lever du lit ou faire un premier pas vers un objectif - il faut compter mentalement : 5, 4, 3, 2, 1… puis agir immédiatement.Pourquoi ? Parce que selon Mel Robbins, le cerveau a tendance à générer très rapidement des freins : peur de l’échec, doute, procrastination ou recherche d’excuses. Le décompte agit alors comme un interrupteur mental qui coupe l’hésitation avant qu’elle ne prenne le contrôle.L’objectif est de passer du « je vais le faire » au « je le fais ».L’un des exemples les plus connus concerne le réveil du matin. L’auteure conseille de placer son réveil suffisamment loin du lit pour devoir se lever lorsqu’il sonne. Une fois debout, on lance le décompte : 5, 4, 3, 2, 1… et on démarre sa journée sans négociation intérieure.Cette méthode ne promet évidemment pas des miracles. Mais elle aide à transformer de petites intentions en actions concrètes. Répondre à ce message qu’on reporte depuis des jours, ranger ce dossier qui traîne, commencer une activité sportive ou avancer sur un projet personnel.Car au fond, les rêves ne se réalisent pas uniquement grâce à la motivation. Ils avancent surtout grâce à une multitude de petites actions répétées au quotidien.Et peut-être que la première étape consiste justement à faire comme ces enfants brésiliens : oser se projeter dans l’avenir… puis commencer à avancer vers lui.Pour découvrir cette méthode plus en détail, Mel Robbins l’explique dans son livre La règle des 5 secondes, publié aux éditions LeDuc.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Art et recyclage : Léa Vandeveld transforme du maquillage périmé en véritables œuvres d’art
Quand on pense aux produits périmés, on imagine souvent des aliments ou des médicaments. Mais il existe aussi un autre univers où les dates expirent rapidement : celui du maquillage.Fonds de teint, rouges à lèvres, mascaras, gloss, vernis… chaque année, des tonnes de produits cosmétiques non utilisés finissent à la poubelle. Et c’est précisément cette matière oubliée que l’artiste belge Léa Vandeveld a décidé de transformer en art.Aujourd’hui installée à Paris, cette jeune créatrice réalise des tableaux à partir de cosmétiques périmés, invendus ou abandonnés. Une démarche unique qui mêle création artistique, récupération et réflexion sur notre rapport à la consommation.Son projet porte un nom : Make Up For Art.Très inspirée par le cubisme et l’univers de Picasso, Léa utilise le maquillage comme une véritable matière picturale. Les textures des gloss, les pigments des fards à paupières, les effets brillants des vernis ou encore l’épaisseur des fonds de teint lui permettent d’obtenir des rendus visuels étonnants et très singuliers.Mais derrière l’esthétique, il y a aussi une véritable démarche écologique.L’idée est simple : donner une seconde vie à des produits conçus pour l’apparence et destinés à être jetés. Au lieu de créer avec de nouvelles ressources, elle récupère l’existant et détourne ces objets du quotidien pour en faire des œuvres durables.Et ce projet possède aussi une forte dimension symbolique. Léa Vandeveld explique que son travail questionne notre rapport à la beauté, à la matière et à la surconsommation. Transformer du maquillage jetable en œuvre d’art, c’est aussi transformer le regard qu’on porte sur ces objets.Depuis près de quinze ans, son travail attire de plus en plus l’attention. Certaines marques de cosmétiques collaborent désormais avec elle en lui envoyant leurs invendus, leurs testeurs ou leurs produits périmés. Des particuliers lui font également des dons de maquillage destiné à être jeté.Une magnifique preuve que la créativité peut aussi devenir un outil de sensibilisation… et qu’une seconde vie est parfois possible là où on ne l’attendait plus.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Théâtre pour seniors : la Senior Academy prouve qu’il n’est jamais trop tard pour monter sur scène
Certaines passions sommeillent parfois toute une vie avant d’oser éclore. Et c’est précisément ce que démontrent les participants des ateliers théâtre de la Senior Academy, à Bruxelles. Ils seront d'ailleurs en représentation les 10 et 11 juin à 14h au Centre culturel d'Auderghem (infos et réservations : [email protected] et 02 675 67 27).Renée, Myriam, Michel, Sylvie, Hubert… tous ont un point commun : ils ont décidé, une fois à la retraite, de monter sur scène. Depuis parfois plus de dix ans, ils se retrouvent chaque semaine pour apprendre des textes, travailler leur mémoire, interpréter des personnages et surtout partager une aventure humaine hors du commun.La plus jeune des participantes a une soixantaine d’années. La plus âgée a plus de 90 ans. Ici, aucune limite d’âge : seule compte l’envie d’essayer.Ces ateliers, fondés il y a 35 ans par Danièle Dulière, sont proposés à Auderghem et à Watermael-Boitsfort. Et au-delà du théâtre, ils offrent surtout un formidable espace de rencontre et d’expression.Car apprendre une scène de Knock ou le triomphe de la médecine de Jules Romains, travailler sa diction ou monter sur scène devant un public demande du courage. Beaucoup de participants arrivent avec des peurs, parfois une grande timidité ou le sentiment d’être “trop vieux” pour se lancer.C’est notamment le cas d’Hubert, 75 ans, arrivé cette année seulement. Lui qui s’est toujours décrit comme réservé explique aujourd’hui que la scène l’aide progressivement à s’ouvrir aux autres et à prendre confiance.Et les bénéfices sont nombreux :stimuler la mémoire,garder une activité intellectuelle régulière,développer sa curiosité,maintenir du lien social,sortir de l’isolement,retrouver une motivation et parfois même un nouveau sens dans son quotidien.Tous les participants insistent d’ailleurs sur ce point : ces ateliers permettent aussi de créer une véritable "famille de cœur". On y rit, on apprend ensemble, on se soutient et on partage une aventure collective profondément valorisante.Dans une société qui invisibilise parfois les personnes âgées, ces ateliers rappellent aussi une chose essentielle : les seniors ont toute leur place dans la vie culturelle et artistique. Ils ont des histoires à raconter, des émotions à transmettre et des talents à faire vivre.Et le message qu’ils souhaitent faire passer est magnifique : "Ne diminuez jamais les talents qui sommeillent en vous."Parce qu’au fond, il n’est jamais trop tard pour commencer une activité, découvrir une passion ou rallumer une petite flamme intérieure.Les participants des ateliers théâtre de la Senior Academy seront d’ailleurs en représentation les 10 et 11 juin prochains à Bruxelles.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Harcèlement scolaire : Escape Bullying, l'escape game qui transforme les témoins en acteurs
C’est un chiffre qui interpelle : en Fédération Wallonie-Bruxelles, environ 1 élève sur 3 est confronté, de près ou de loin, au harcèlement scolaire. Certains en sont victimes, d’autres harceleurs… mais beaucoup sont aussi simplement témoins. Et ces témoins ont un rôle essentiel à jouer.C’est précisément de cette idée qu’est né Escape Bullying, un escape game pédagogique installé à Bruxelles, à deux pas du Cirque Royal. Le principe ? Utiliser les codes du jeu immersif pour sensibiliser les jeunes aux mécanismes du harcèlement et à ses conséquences.Dans cette aventure, les joueurs découvrent l’univers de Sasha, un adolescent de 13 ans apparemment sans histoire. Pourtant, une photo humiliante circule sur les réseaux sociaux et ses affaires ont été jetées dans les toilettes de l’école. Le jeu démarre donc au moment de la crise… puis remonte progressivement le fil des événements grâce à une chronologie inversée.Et ce qui rend l’expérience particulièrement forte, c’est la place donnée aux participants : ils incarnent des témoins silencieux. Ni harceleurs, ni amis proches de la victime. Juste des élèves qui voient certaines choses… mais ne disent rien. Toute la mission consiste alors à comprendre comment la situation a dégénéré et à reconstituer les événements pour, symboliquement, aider Sasha.Au fil du parcours, les joueurs traversent différents lieux emblématiques de la vie scolaire : les toilettes, les casiers, le secrétariat, mais aussi un espace beaucoup plus intime et bouleversant : l’univers mental de Sasha. Là, on entend ses pensées, ses peurs, les voix qui l’écrasent peu à peu. Le jeu se termine dans sa chambre, devenue son refuge face à l’isolement.L’objectif est clair : montrer que le pire réflexe face au harcèlement, c’est souvent le silence. Parce qu’on a peur. Parce qu’on ne sait pas quoi faire. Parce qu’on pense que ce n’est "pas si grave". Pourtant, soutenir une victime, alerter un adulte ou refuser de cautionner les humiliations peut déjà tout changer.Et l’expérience ne s’arrête pas au jeu. À la fin de la session, un moment d’échange est proposé aux participants. Chaque équipe repart aussi avec un toolkit contenant des ressources utiles, des contacts d’associations spécialisées et des numéros d’aide pour prolonger la réflexion et accompagner ceux qui en ressentiraient le besoin.Une manière originale et immersive de rappeler que face au harcèlement scolaire, chacun peut devenir acteur du changement.Quelques numéros utiles :103 – Écoute-Enfants : ligne gratuite pour les enfants et ados en Fédération Wallonie-Bruxelles, ouverte tous les jours de 10h à minuit.0800 95 580 – Écoute École : numéro vert gratuit, anonyme et confidentiel pour les situations de tensions, violences ou harcèlement à l’école, surtout pour parents/adultes/écoles.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Bientôt les camps scout : la Croix-Rouge lance un jeu pour apprendre les gestes de premiers secours
La Belgique compte plus de 300 000 jeunes engagés dans des mouvements de jeunesse : scouts, guides, patros, baladins, lutins… Et avec l’arrivée des camps d’été, c’est toute une organisation qui se met en place. Récolte de fonds, préparation du matériel, répétition des animations… mais aussi apprentissage des bons réflexes pour gérer les petits bobos du quotidien.Car oui, entre les feux de camp, les jeux en forêt, les balades ou les activités sportives, les accidents peuvent vite arriver. C’est justement pour mieux préparer les enfants que la Croix-Rouge Jeunesse a lancé un outil pédagogique original baptisé Bientôt les camps sans accident.Le concept ? Un jeu éducatif destiné aux enfants à partir de 8 ans, animé directement par les chefs de mouvements de jeunesse. Le kit comprend un plateau de jeu représentant un lieu de camp vu du ciel - avec les tentes, la rivière, le feu de camp ou encore la route - ainsi que des cartes de mises en situation, des fiches d’animation et un guide pratique.Chaque situation confronte les enfants à un petit accident réaliste. Par exemple : un marshmallow qui prend feu au-dessus d’un brasier, une braise qui tombe sur la peau, une brûlure qui apparaît… À partir de là, un enfant joue le rôle du secouriste et doit apprendre les bons gestes.Le jeu permet ainsi d’intégrer naturellement les bases du secourisme :éloigner la victime du danger,refroidir une brûlure avec de l’eau tempérée,rassurer la personne blessée,protéger la plaie,et savoir quand appeler un médecin.Au-delà des gestes techniques, l’objectif est surtout de développer des réflexes utiles et de montrer aux enfants qu’ils peuvent agir calmement face à une situation d’urgence.Et justement, la Croix-Rouge rappelle aussi une règle simple à retenir : ORAS.Observer : comprendre ce qu’il se passe autour de soi.Réfléchir : vérifier qu’il n’y a pas de danger supplémentaire.Agir : sécuriser la situation et apporter les premiers soins.Surveiller : rester auprès de la victime et continuer à observer.Des principes simples mais essentiels, que tout le monde devrait connaître, enfants comme adultes.Le kit Bientôt les camps sans accident est entièrement gratuit et peut être téléchargé sur le site de la Croix-Rouge Jeunesse. Des boîtes de jeux sont également disponibles dans plusieurs régions pour les mouvements de jeunesse.Une belle manière d’apprendre à prendre soin des autres… tout en s’amusant avant les grands camps d’été.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Cinéma durable à Cannes : les prix Ecoprod récompensent des tournages plus responsables
Le Festival de Cannes s’est terminé ce week-end avec sa célèbre Palme d’or… mais une autre récompense gagne doucement en importance : les prix Ecoprod.Car derrière les tapis rouges et les paillettes, le cinéma reste une industrie particulièrement polluante. Entre les déplacements en avion, les décors construits puis jetés, l’énergie consommée sur les tournages ou encore la logistique des équipes, l’impact écologique peut être énorme.Selon l’association Ecoprod, une heure de contenu audiovisuel représenterait en moyenne 16 tonnes de CO2. Cela équivaut à environ 70 000 kilomètres parcourus en voiture thermique.Face à ce constat, l’association Ecoprod accompagne depuis plusieurs années les professionnels du cinéma, de la télévision ou encore de l’animation pour encourager des pratiques durables. Elle propose des outils, des formations, des labels… et remet chaque année des prix au Festival de Cannes.Cette année, parmi les productions récompensées, on retrouve le film Soudain du réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi, avec notamment la Belge Virginie Efira.Au-delà du sujet du film - qui aborde les maisons de repos et le respect des personnes âgées - c’est aussi sa manière d’être produit qui a séduit le jury.L’équipe a limité au maximum les déplacements internationaux : beaucoup de réunions se sont déroulées à distance et une grande partie des techniciens ont été recrutés localement au Japon. Les décors ont également été pensés dans une logique circulaire, avec du mobilier de seconde main et des éléments laissés sur place après le tournage pour être réutilisés dans l’établissement ayant accueilli l’équipe.Résultat : la production aurait réduit de 35 % les émissions carbone initialement prévues.Autre projet remarqué : le film belge Notre salut, réalisé par Emmanuel Marre et situé dans les années 40 sous le régime de Vichy.Là aussi, la démarche écologique a influencé directement les choix artistiques.Plutôt que de reconstruire entièrement des décors historiques, l’équipe a tourné dans des lieux authentiques soigneusement repérés à l’avance. Pour éviter d’avoir à transformer tout l’environnement moderne autour des bâtiments - voitures, panneaux, enseignes - le réalisateur a privilégié des plans serrés et de nombreuses scènes en intérieur.Une contrainte écologique devenue… un véritable parti pris esthétique.Même la cantine du tournage a été pensée différemment : produits locaux, de saison, menus majoritairement végétariens et collaboration avec un prestataire régional engagé.Mais au final, le plus gros impact écologique de l’audiovisuel ne vient même pas toujours du tournage lui-même.Il vient du streaming.Le stockage des vidéos, les serveurs mobilisés et les flux de données qui transitent en permanence dans le monde entier représentent aujourd’hui une empreinte carbone gigantesque.D’où l’importance d’agir aussi à la source : dès la production des œuvres.Et dans le cinéma, un seul poste peut parfois représenter jusqu’à 80 % des émissions carbone d’un tournage : les transports.Comme quoi, derrière la magie du grand écran, il y a aussi tout un travail de réinvention pour imaginer un cinéma plus durable.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Des billes qui nettoient les océans, des baleines menacées par la guerre et un jardinier imposant
Pour clôturer cette Semaine de la biodiversité, petit quiz autour du vivant et des conséquences parfois invisibles de nos activités humaines sur les écosystèmes.Première question : pourquoi les baleines au large de l’Afrique du Sud sont-elles davantage en danger aujourd’hui qu’il y a quelques mois ?La réponse est inattendue : à cause des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.Depuis les perturbations autour du détroit d’Ormuz et du canal de Suez, une partie importante du trafic maritime mondial est redirigée vers le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Résultat : le trafic de navires a fortement augmenté dans cette zone.Et cela a plusieurs conséquences directes sur la biodiversité marine. D’abord, une explosion du bruit sous-marin provoqué par les moteurs des cargos. Or, les baleines utilisent le son pour communiquer, s’orienter et repérer leurs congénères. Ensuite, l’augmentation du trafic multiplie les risques de collisions entre navires et cétacés.Une démonstration frappante de l’effet domino des activités humaines : une crise géopolitique à des milliers de kilomètres peut finalement impacter des espèces animales à l’autre bout du monde.Autre innovation étonnante cette semaine : des scientifiques japonais ont développé de petites billes capables de nettoyer les marées noires.Ces microbilles fonctionnent comme des éponges flottantes. Elles attirent les hydrocarbures présents à la surface de l’eau, absorbent le pétrole puis peuvent être récupérées facilement.Même si les grandes marées noires marquent les esprits, elles ne représentent qu’une partie de la pollution pétrolière des océans. La pollution chronique est en réalité bien plus massive : dégazages sauvages, résidus industriels, hydrocarbures rejetés dans l’atmosphère puis ramenés dans les océans par la pluie…Chaque année, des centaines de milliers de tonnes d’hydrocarbures finissent ainsi dans les mers du globe.Enfin, connaissez-vous l’animal surnommé "le jardinier des forêts" ?Il s’agit de l’éléphant.En se déplaçant sur de très longues distances, l’éléphant disperse les graines de nombreuses plantes à travers ses déplacements et ses déjections. Sa taille impressionnante lui permet également d’ouvrir des clairières dans la végétation dense, laissant entrer la lumière et favorisant la croissance de nouvelles espèces végétales.Grâce à lui, tout un écosystème peut prospérer : plantes, insectes, oiseaux et autres animaux bénéficient indirectement de son passage.Cette semaine biodiversité nous rappelle finalement une chose essentielle : chaque espèce joue un rôle, même discret, dans l’équilibre du vivant. Et derrière chaque geste humain, il existe presque toujours des conséquences en cascade sur la planète.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Semaine de la biodiversité : pourquoi la qualité de l’air est essentielle à notre santé et à la planète
À l’occasion de la Semaine de la biodiversité, focus aujourd’hui sur un élément invisible mais absolument fondamental : la qualité de l’air.Quand on parle biodiversité, on pense spontanément aux forêts, aux océans ou aux espèces animales menacées. Pourtant, tout cela est intimement lié à l’air que nous respirons chaque jour.Cette question fait d’ailleurs partie des fameuses "limites planétaires" : 9 grands équilibres écologiques que l’humanité ne devrait pas dépasser si elle veut préserver une planète habitable. Parmi eux : le changement climatique, l’acidification des océans, l’érosion de la biodiversité… mais aussi la pollution atmosphérique.Et ces phénomènes sont tous interconnectés. C’est ce que rappelle Antoine Geerinckx, cofondateur d’AirScan, une entreprise belge spécialisée dans la mesure de la qualité de l’air dans les écoles et les entreprises.Entre 2022 et 2025, AirScan est intervenu dans environ 75 écoles belges. Le constat est préoccupant : 84 % des classes analysées présentaient une qualité de l’air insuffisante.Conséquence ? Fatigue, baisse de concentration, maux de tête… mais aussi un impact sur l’apprentissage et la santé globale des enfants.Pour y remédier, AirScan propose des analyses, des conseils de ventilation et parfois l’installation de purificateurs d’air via un programme baptisé "Clean Air for Schools".Mais le problème ne concerne pas uniquement les écoles.Dans les entreprises aussi, une mauvaise qualité de l’air peut faire chuter les performances de 10 à 15 %. Et au niveau mondial, la pollution atmosphérique serait responsable d’environ 8 millions de décès chaque année.Le plus surprenant, c’est que l’air intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur.Certains meubles en bois stratifié, les peintures chargées en solvants, les bougies parfumées, une mauvaise ventilation en cuisine ou encore certains systèmes de chauffage peuvent fortement dégrader la qualité de l’air dans nos maisons.Le premier réflexe reste donc très simple : aérer.Ouvrir ses fenêtres deux fois par jour pendant 10 à 15 minutes permet déjà de renouveler efficacement l’air intérieur.Et à plus grande échelle, les leviers restent connus :réduire l’usage des énergies fossiles ;limiter les véhicules thermiques ;améliorer l’isolation des bâtiments ;réduire les déchets et l’incinération.Car quand la qualité de l’air s’améliore, les écosystèmes respirent mieux eux aussi. Les océans, les forêts et les sols retrouvent davantage leur capacité à absorber le CO2 et à réguler naturellement le climat.Tout est lié.La biodiversité, ce n’est pas seulement ce que l’on voit. C’est aussi cet équilibre invisible qui nous permet, tout simplement, de respirer.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Biodiversité : les Betterfly Box transforment entreprises et écoles en refuges de biodiversité
À l’occasion de la Semaine de la biodiversité, focus sur une initiative belge qui veut replacer la nature au cœur de notre quotidien. Derrière ce projet : Marina Cartalis, entrepreneuse engagée, qui s’est donné une mission ambitieuse… rendre le Vivant visible et mesurable.Son outil principal ? Les "Betterfly Box".Le principe est simple mais redoutablement efficace : installer des nichoirs, hôtels à insectes et dispositifs favorables à la biodiversité directement dans les entreprises. Grâce à ces installations, des données peuvent être récoltées et transmises aux scientifiques afin d’observer l’évolution des pollinisateurs et de la biodiversité locale.Mais le projet va beaucoup plus loin qu’un simple hôtel à insectes accroché dans un coin de jardin.L’objectif de Marina Cartalis est surtout de créer une dynamique collective à l’intérieur des entreprises. Les employés sont sensibilisés à l’importance des pollinisateurs, formés aux enjeux de la biodiversité et invités à prolonger l’expérience chez eux grâce à de petites "bulles de biodiversité" : nichoirs miniatures, graines, conseils pratiques…Une manière très concrète de montrer que chacun peut agir à son échelle.Et ce travail de sensibilisation commence aussi très tôt, directement dans les écoles.Grâce à son association "Une pour toutes", soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles, des jeunes bio-ingénieurs et biologistes interviennent gratuitement auprès des enfants pour leur expliquer le rôle essentiel des abeilles et des pollinisateurs.Mais ici aussi, la pédagogie passe par l’action. Les élèves construisent eux-mêmes des nichoirs, peignent des hôtels à insectes et participent à leur installation dans la cour de récréation. L’idée est de transformer les enfants en véritables ambassadeurs de la biodiversité.Chaque élève repart ensuite avec un "diplôme ensemencé" ainsi qu’une petite bulle de biodiversité à installer chez lui. Petit à petit, les enfants sensibilisent à leur tour leurs parents, leurs proches, leur quartier… et participent à créer un véritable maillage écologique.Cette initiative rappelle quelque chose d’essentiel : protéger la biodiversité ne passe pas uniquement par de grandes décisions politiques ou des sommets internationaux. Cela passe aussi par des gestes simples, des espaces réaménagés et une meilleure compréhension du Vivant.Et surtout, cela passe par l’éducation. Car les enfants qui apprennent aujourd’hui à prendre soin des abeilles, des oiseaux ou des insectes seront peut-être les adultes qui construiront demain des villes, des entreprises et des modes de vie plus respectueux du vivant.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Semaine de la biodiversité : pourquoi l’océan et le plancton sont essentiels à notre survie
La Semaine de la biodiversité a démarré et c’est l’occasion parfaite pour se rappeler une chose essentielle : si la nature disparaît, nous disparaissons aussi.On imagine souvent que les forêts sont les grands poumons de notre planète. Elles jouent effectivement un rôle fondamental pour la biodiversité et le stockage du carbone. Mais contrairement aux idées reçues, le premier poumon de la Terre, c’est… l’océan.À lui seul, il produit entre 50 et 80 % de l’oxygène mondial.Et ce miracle permanent, on le doit à des organismes minuscules, invisibles à l’œil nu : le phytoplancton. Ces micro-algues flottent dans les océans et fonctionnent exactement comme les plantes terrestres. Grâce à la photosynthèse, elles absorbent du CO2 et rejettent de l’oxygène.Quand on sait que l’océan couvre environ 70 % de la surface de la planète, on comprend mieux son rôle colossal dans la régulation du climat. L’océan agit comme une immense éponge capable d’absorber près d’un quart du CO2 émis par les activités humaines.Mais cette mécanique précieuse est aujourd’hui fragilisée.À force d’absorber du CO2, l’eau des océans devient de plus en plus acide. Et cette acidification pose un énorme problème pour tous les organismes marins composés de calcaire : les coraux, les coquillages… mais aussi une partie du plancton lui-même.Imaginez du vinaigre versé sur du calcaire : petit à petit, il se dissout. C’est exactement ce qui se passe dans certaines zones marines. Résultat : moins de plancton, moins de nourriture pour les poissons, et toute la chaîne alimentaire qui vacille progressivement.Cette réalité nous rappelle une chose fondamentale : protéger la biodiversité ne consiste pas uniquement à sauver quelques espèces emblématiques. Il s’agit de préserver tout un équilibre vivant, souvent invisible.C’est le cas aussi des vers de terre qui aèrent les sols, facilitent l’infiltration de l’eau et nourrissent les plantes. Ou encore du mycélium, ce gigantesque réseau souterrain de champignons qui recycle la matière morte et transporte les nutriments dans les forêts.Tous ces organismes discrets rendent la vie possible.La biodiversité n’est pas un décor. C’est un système vital dont nous faisons partie intégrante. Et même les plus petits gestes comptent : réduire la pollution, protéger les milieux naturels, consommer différemment ou simplement mieux comprendre les mécanismes du vivant.Parce qu’au fond, protéger la nature, c’est surtout préserver notre propre avenir.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Pâtisseries sans sucre raffiné : quand les fruits remplacent le sucre blanc
À Paris, une boulangerie fait beaucoup parler d’elle. Pourtant, à première vue, rien ne semble la distinguer des autres : croissants, pains au chocolat, flans, pâtisseries… tout y est. Enfin presque.Ici, aucun produit n’est préparé avec du sucre blanc raffiné.Le pari un peu fou de cette pâtisserie, lancée par Dorian Tudeau, consiste à remplacer le sucre classique par du sucre… de fruits. Plus précisément, un sucre extrait de fruits déclassés, ces pommes, raisins ou autres fruits jugés trop “moches” pour finir dans les rayons des supermarchés.Le principe est ingénieux : récupérer ces fruits destinés au gaspillage pour en extraire leur pouvoir sucrant naturel. Le résultat ressemble visuellement à du sucre blanc, mais avec un index glycémique plus bas et un pouvoir sucrant plus élevé. Concrètement, cela signifie qu’il faut environ deux fois moins de produit pour obtenir le même goût sucré.L’idée séduit de plus en plus de consommateurs qui cherchent des alternatives au sucre raffiné, souvent pointé du doigt pour ses effets sur les pics de glycémie, la fatigue ou encore la prise de poids.Attention toutefois : même si cette alternative est intéressante, cela reste de la pâtisserie. Ces desserts demeurent riches en glucides et en calories. Ce n’est donc pas une solution miracle, ni forcément adaptée à toutes les personnes diabétiques. L’objectif n’est pas de manger davantage de gâteaux sous prétexte qu’ils sont “sans sucre raffiné”, mais plutôt de réfléchir autrement à notre manière de cuisiner et de consommer.Et justement, cette réflexion dépasse largement le cadre des pâtisseries.De plus en plus de nutritionnistes invitent aujourd’hui à privilégier les aliments à faible index glycémique. L’idée est simple : éviter les aliments qui provoquent une montée trop rapide du sucre dans le sang.Cela passe parfois par de petits changements très accessibles :remplacer les pommes de terre par des patates douces ;privilégier la cuisson al dente, les pâtes complètes ou les pâtes de lentilles ;choisir du riz basmati ou complet plutôt que du riz blanc classique ;ou encore utiliser des boissons végétales à la place de certains produits laitiers.Et il existe aussi des astuces toutes simples pour “tromper” le cerveau. Des ingrédients comme la vanille, la cannelle ou la noix de coco renforcent naturellement la sensation sucrée d’une préparation. Résultat : on peut parfois réduire le sucre sans perdre en gourmandise. Ces conseils, vous les retrouvez dans les livres Je réussis ma détox sucre 1 et 2 de Bérengère Philippon aux éditions Larousse.Derrière cette tendance, il y a aussi une vraie réflexion sur le gaspillage alimentaire, la santé et notre rapport au plaisir. Comme quoi, repenser une simple pâtisserie peut parfois ouvrir la porte à une autre manière de consommer.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Route musicale, passage piéton 3D, feux anti-klaxon : ces idées étonnantes pour la sécurité routière
Imaginez : vous roulez sur une autoroute… et soudain, votre voiture se met à jouer une mélodie. Pas via la radio. Pas via votre téléphone. Non : directement grâce à la route.C’est ce qui existe désormais à Mumbai, où un tronçon routier très particulier a été inauguré. Les autorités locales ont eu l’idée de graver des sillons dans l’asphalte afin de produire une musique lorsque les voitures roulent à une vitesse précise, entre 60 et 80 km/h.La chanson choisie ? Jai Ho, célèbre morceau du film Slumdog Millionaire. Les vibrations générées par les pneus créent alors la mélodie, encourageant les automobilistes à respecter la bonne vitesse.Une idée ludique et originale… mais qui ne fait pas l’unanimité. Car cette route traverse un quartier résidentiel chic, et depuis son installation, certains habitants dénoncent un bruit permanent devenu difficile à supporter. Comme quoi, même les meilleures idées peuvent avoir des effets secondaires inattendus.Et ce n’est pas la seule invention surprenante imaginée pour améliorer la sécurité routière.Dans certains pays comme l’Islande ou l’Inde, on trouve désormais des passages piétons en 3D. Grâce à une illusion d’optique, les bandes blanches semblent flotter au-dessus du sol. Résultat : les conducteurs ralentissent instinctivement, croyant voir un obstacle.En Inde encore, certaines villes ont testé des feux de signalisation "anti-klaxon". Le principe est simple : plus les automobilistes klaxonnent, plus le feu reste rouge longtemps. Une manière très directe de lutter contre la pollution sonore.On connaît aussi les radars pédagogiques qui affichent un visage souriant quand vous respectez la vitesse… ou une mine mécontente lorsque vous roulez trop vite. Un système basé sur la psychologie plus que sur la sanction.Et puis il y a les routes lumineuses aux Pays-Bas. Là-bas, certains marquages au sol absorbent la lumière du jour pour la restituer la nuit, améliorant la visibilité sans éclairage public supplémentaire.Toutes ces initiatives montrent une chose : pour changer les comportements, il ne faut pas toujours punir. Parfois, il suffit simplement de surprendre, d’amuser… ou de faire réfléchir autrement.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Cuir d’orange, de cactus ou d’ananas : la mode "cruelty free" gagne du terrain
Il y a quelques semaines, une marque danoise faisait parler d’elle en lançant un sac à main conçu à partir de cuir… d’orange et de cactus. Derrière cette innovation, une tendance de fond : la recherche d’alternatives au cuir animal. Le cuir d’orange, par exemple, est fabriqué à partir de déchets d’agrumes : écorces, pépins ou pulpe revalorisés pour créer une matière souple et résistante. Quant au cuir de cactus, il provient des feuilles du figuier de barbarie, un cactus particulièrement peu gourmand en eau.Et ces alternatives se multiplient. On trouve aujourd’hui du cuir d’ananas, mais aussi des matières à base de chanvre ou de lin. L’idée est toujours la même : proposer des produits plus respectueux des animaux, tout en limitant l’impact environnemental.Cette évolution s’inscrit dans le mouvement de la mode dite "cruelty free", autrement dit une mode qui cherche à éviter toute souffrance animale. Un sujet porté depuis longtemps par GAIA, qui observe aujourd’hui une vraie évolution des mentalités et des marques.Alors bien sûr, certains diront que c’est surtout du marketing. Mais au fond, peu importe la motivation : si cela permet de réduire l’exploitation animale, c’est déjà un changement important.Et contrairement à certaines idées reçues, la mode vegan n’est pas forcément inaccessible. On trouve désormais des alternatives pour tous les budgets, du quotidien aux produits plus haut de gamme.Autre idée reçue : un vêtement vegan n’est pas automatiquement écologique. Tout dépend des matériaux utilisés et de leur mode de production. Mais globalement, ces alternatives végétales nécessitent souvent moins de ressources que l’élevage animal.Même la laine, souvent perçue comme "naturelle" et sans souffrance, soulève des questions. Dans les productions industrielles, les animaux peuvent subir du stress et des traitements brutaux lors de la tonte.L’enjeu aujourd’hui, c’est donc surtout l’information. Lire les étiquettes, comprendre les matières utilisées, s’interroger sur l’origine des produits. Parce qu’en prenant simplement le temps de regarder ce qu’on achète, on peut déjà faire évoluer nos habitudes de consommation.Et peut-être aussi notre regard sur la mode.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Jardin écologique : comment ramener plus de biodiversité nos espaces extérieurs
Le secteur de l’aménagement extérieur est en pleine transformation. Depuis quelques années, et particulièrement depuis le Covid, le jardin est devenu bien plus qu’un simple espace vert : un véritable cocon. Un lieu de bien-être où l’on investit… tout en étant de plus en plus attentif à son impact environnemental.C’est ce que constate Kevyn Silliard, fondateur de Design Extérieur, actif dans le secteur depuis 2008. Selon lui, deux grandes tendances se dessinent : un attachement renforcé au jardin, et une demande croissante pour des solutions écologiques.Concrètement, cela se traduit par des choix d’aménagement plus durables. Par exemple, on voit de moins en moins de surfaces entièrement bétonnées. À la place, les particuliers comme les entreprises optent pour des dalles drainantes. Ces structures, composées de béton, de gravier ou de gazon, permettent à l’eau de s’infiltrer naturellement dans le sol. Résultat : une meilleure gestion des eaux de pluie et une recharge des nappes phréatiques. Un détail en apparence… qui fait une vraie différence.Mais rendre son jardin plus écologique ne s’arrête pas là. Il existe de nombreuses actions simples et accessibles. Installer des potagers surélevés, par exemple, permet de cultiver facilement même en ville. Réduire la fréquence de tonte favorise la biodiversité en laissant place aux insectes et aux fleurs sauvages. Ajouter un point d’eau attire oiseaux, insectes et petits animaux.L’idée, c’est de transformer son jardin ou son balcon en un petit écosystème vivant. Chaque geste compte.Le secteur lui-même évolue aussi. De plus en plus de professionnels utilisent désormais du matériel électrique sur batterie : taille-haies, débroussailleuses, souffleurs… Moins bruyants, moins polluants. Et certaines entreprises vont encore plus loin en rechargeant ces batteries grâce à des panneaux solaires. Une manière de boucler la boucle.Ce mouvement montre une chose : aménager son extérieur aujourd’hui, ce n’est plus seulement penser esthétique ou pratique. C’est aussi faire des choix qui respectent le vivant.Parce qu’au fond, chaque jardin peut devenir un refuge pour la nature… à condition de lui en laisser la place.Toujours en matière de protection de la nature : le concours annuel Qu’elle est belle ma prairie met cette année à l’honneur les agricultrices. Il récompense celles qui prennent soin de leurs animaux tout en préservant la biodiversité et en régénérant les sols. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 avril.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Dirty Pics : photographier les déchets pour lutter contre la pollution des rivières
On parle ce matin d’une initiative originale et participative : les "Dirty Pics". Littéralement, des "photos sales". Mais derrière ce nom un peu provocateur, il y a une vraie démarche environnementale.Lancée par River Cleanup, cette action invite chacun à photographier les déchets croisés dans la rue, dans les parcs ou le long des rivières. L’objectif ? Transformer ces images en données concrètes.Concrètement, vous prenez une photo, vous la téléchargez sur la plateforme riverwatchers.be… et elle devient un point sur une carte interactive. Petit à petit, cela permet de visualiser les zones les plus touchées par la pollution.Mais ce n’est pas qu’un simple exercice visuel. Ces données servent à alimenter des recherches scientifiques et à mettre en place des actions ciblées pour nettoyer et prévenir la pollution.Car le problème est massif. Chaque année, environ 127 milliards de kilos de plastique finissent dans la nature. Un chiffre en constante augmentation, qui pourrait même doubler dans les 15 prochaines années si rien ne change.Parmi les déchets les plus fréquents, on retrouve les mégots de cigarette, les emballages alimentaires, les bouteilles et sacs plastiques, ou encore les canettes. Des objets du quotidien… qui deviennent des polluants durables.Et puis il y a les déchets invisibles : les microplastiques. Présents dans l’eau, les aliments ou les cosmétiques, ils s’accumulent partout, y compris dans notre corps. Certaines études évoquent même l’équivalent d’une cuillère à café de plastique dans notre cerveau.Face à ce constat, des actions comme Dirty Pics permettent de passer à l’action, à son échelle. Observer, documenter, comprendre… pour mieux agir.Parce qu’au fond, chaque photo peut devenir un point de départ pour changer les choses.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Street art : Forest ouvre un skatepark avec zone libre pour le tag et le graffiti
Début avril, la commune de Forest (Bruxelles) a inauguré son tout premier skatepark. Un projet qui transforme un terrain à l’abandon en lieu de vie dynamique, dédié aux amateurs de skate, de rollers ou de trottinette.Mais au-delà de l’aspect sportif, un détail attire particulièrement l’attention : une zone entièrement dédiée aux tags et aux graffitis, libre et autorisée. Une reconnaissance forte pour une pratique longtemps considérée comme marginale.Car à l’origine, le tag naît dans les années 60 à Philadelphie, avant de s’imposer dans le Bronx avec l’émergence de la culture hip-hop. À l’époque, il s’agit surtout d’inscrire son nom, de marquer son passage, de revendiquer une identité dans l’espace urbain. Une démarche à la fois artistique, sociale et politique.Avec le temps, le graffiti évolue. Il ne s’agit plus seulement de signatures rapides, mais de véritables œuvres, réalisées à la bombe, au pochoir ou avec des techniques complexes. Le street art gagne ses lettres de noblesse et s’invite progressivement dans les villes.Aujourd’hui, la création de zones de tolérance comme celle de Forest montre bien ce changement de regard. On ne cherche plus à effacer systématiquement ces expressions, mais à leur donner un cadre, un espace, une légitimité.Et Forest n’est pas un cas isolé. En Belgique, plusieurs lieux permettent aujourd’hui de pratiquer le graffiti légalement. À Gand, par exemple, la célèbre ruelle aux graffitis est devenue un passage incontournable. À Bruxelles, certains murs le long du canal sont régulièrement investis par des artistes.Et puis il y a des endroits plus étonnants encore, comme Doel. Cette ville quasi abandonnée près du port d’Anvers est devenue un véritable terrain de jeu pour les graffeurs. Les façades, les portes, les maisons… tout y est recouvert d’œuvres en perpétuelle évolution. Une atmosphère unique, entre ville fantôme et galerie à ciel ouvert.Des parcours de street art se développent aussi dans plusieurs villes comme Liège, Charleroi ou Bruxelles, permettant de découvrir autrement les quartiers, leurs histoires et les messages portés par les artistes.Le street art n’est plus seulement une trace sur un mur. C’est une forme de poésie urbaine, un langage visuel, une invitation à regarder la ville autrement.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Tourisme décalé : l’Islande recrute le pire photographe et la Suède mise sur les visiteurs curieux
Une compagnie islandaise recherche… le pire photographe du monde. Oui, vous avez bien entendu. Le but ? Montrer que les paysages d’Islande sont si spectaculaires qu’ils restent incroyables, même en photos ratées.À la clé : un voyage de 10 jours tous frais payés, vols, hébergement, argent de poche… pour une valeur de plus de 50 000 dollars. Le profil recherché ? Surtout pas un pro. Ici, on privilégie les clichés flous, les cadrages douteux et même, pourquoi pas, un doigt devant l’objectif.Pour participer, il faut candidater sur reallybadphotographer.com avant le 30 avril, répondre à quelques questions (dont une très honnête sur votre niveau catastrophique en photo) et, si vous voulez marquer des points, envoyer une vidéo. Une campagne marketing brillante, qui casse les codes et rappelle qu’un voyage, ce n’est pas que du contenu parfait pour les réseaux.Dans un tout autre registre, direction la Suède, et plus précisément la ville d’Uppsala, qui lance une initiative baptisée "tourisme de QI". Derrière ce nom intriguant, une volonté claire : attirer des visiteurs curieux, intéressés par l’histoire, la culture et la connaissance… plutôt que des touristes venus uniquement pour prendre LA photo Instagram.Porté par Destination Uppsala, le projet propose une soixantaine d’expériences immersives. Par exemple : débloquer des recommandations de livres dans une librairie indépendante grâce à des mots de passe, partir à la recherche d’un monde miniature caché dans la ville, ou encore observer des lieux méconnus depuis une tour mobile installée à différents endroits.Ici, pas de course aux spots "instagrammables". L’idée est de ralentir, de ressentir, de comprendre. Une approche en cohérence avec l’histoire d’Uppsala, grande ville universitaire, tournée vers le savoir et l’innovation.Deux initiatives très différentes, mais un même message : voyager autrement, c’est possible. Que ce soit en lâchant prise sur la perfection… ou en prenant le temps d’explorer en profondeur.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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HERA Awards : les solutions de demain se pensent aujourd'hui à l'univ avec les générations futures
Cette semaine avaient lieu les HERA Awards, des prix remis chaque année par la Fondation pour les Générations Futures. Pour cette 14ème édition, 35 projets ont été récompensés. Leur point commun ? Une volonté forte de contribuer à un monde plus durable, plus juste… et surtout, de manière concrète.Ce qui distingue ces travaux, c’est leur approche systémtique. Autrement dit, les étudiants ne réfléchissent plus en silo : ils croisent les enjeux, les relient, les décloisonnent. Et ça change tout.Prenez le mémoire de Camille Tarrate. Son objectif : rendre le tri des déchets plus accessible dans les logements collectifs, notamment dans les immeubles. Mais au lieu de s’arrêter à une solution technique, elle a élargi son regard. Elle s’est intéressée aux réalités sociales, aux contraintes économiques, aux freins culturels et même psychologiques. Parce que face aux gestes écologiques, nous ne sommes pas tous égaux.Elle est allée sur le terrain, notamment dans des logements sociaux à Saint-Gilles et Forest. Résultat : son travail a permis d’améliorer concrètement les outils de sensibilisation de Bruxelles Environnement, avec notamment la création de jeux coopératifs. On est loin du mémoire qui reste sur une étagère : ici, la recherche devient action.Autre exemple inspirant : celui de Loïc Gras, 27 ans, diplômé de l’ULB / La Cambre. Lui s’est attaqué à un problème majeur dans les zones de conflit : les structures de soins d’urgence. Aujourd’hui, elles reposent souvent sur des générateurs diesel, lourds, polluants et longs à installer.Sa réponse ? Une structure médicale autonome, rapide à déployer et alimentée par des énergies renouvelables. Un projet qu’il a notamment simulé pour Gaza, mais qui pourrait s’adapter à de nombreux contextes. Pour l’instant, c’est encore un concept… mais un prototype est en préparation, avec déjà des perspectives d’incubation pour en faire une solution réelle.À travers ces projets, deux grands enjeux se dessinent : la transition écologique et la justice sociale. Et surtout, leur interdépendance.Les HERA Awards nous rappellent une chose essentielle : les solutions de demain ne tombent pas du ciel. Elles se construisent dès aujourd’hui, dans les universités, dans les réflexions de jeunes qui osent penser autrement… et surtout, agir.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Dorothée : bien plus que le Club Dorothée, une pionnière engagée pour les enfants et l'écologie
Le Club Dorothée, c’est toute une époque. Mais aujourd’hui, on avait envie d’aller un peu plus loin que la nostalgie.Parce que Dorothée, ce n’était pas "juste" une animatrice jeunesse. C’était une pionnière. Dans les années 80 et 90, elle a profondément transformé la manière de parler aux enfants à la télévision.Avec elle, le ton devient plus direct, plus humain, plus respectueux. Elle ne s’adressait pas "à" des enfants…elle leur parlait vraiment.Il y a d'abord eu l’ouverture culturelle. Grâce au Club Dorothée, toute une génération découvre les dessins animés japonais. Un univers totalement nouveau, qui a parfois été critiqué à l’époque… mais qui a surtout ouvert les portes d’une autre réalité..Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que Dorothée ne s’est pas arrêtée au divertissement. En 1993, elle lance Des millions de copains, une émission entièrement dédiée à la solidarité. Pendant plusieurs années, elle y met en lumière des associations, des initiatives, des histoires humaines.Des anonymes viennent présenter leurs projets, parfois aux côtés de personnalités engagées. On y retrouve par exemple Sœur Emmanuelle, figure emblématique de l’aide aux plus démunis.Et surtout, Dorothée implique directement les enfants. Elle leur demande d’écrire, d’envoyer des dessins, de participer. Elle les rend acteurs de la solidarité.Dans le même esprit, elle crée aussi le Noël de l’amitié. Un événement annuel destiné à récolter des jouets pour les enfants défavorisés. Le 24 décembre, toute l’équipe d'AB Productions se mobilise.Les enfants appellent, laissent des messages… à d’autres enfants. Un moment simple, mais profondément marquant.Et ce n’est pas tout ! Dorothée a aussi été l’une des premières à parler d’écologie aux plus jeunes, avec l’émission Terre Attention Danger. Aux côtés du vétérinaire Michel Klein, elle sensibilise à la pollution, à la disparition des espèces, à l’impact humain sur la nature.Des sujets qui peuvent sembler évidents aujourd’hui…mais qui, à l’époque, étaient presque avant-gardistes.Et il faut le dire : les messages étaient parfois très directs. Sans détour. Sans filtre. Alors quand on entend aujourd’hui que l’écologie est trop moralisatrice…on se dit que, dans les années 90, c’était déjà bien engagé !Au fond, Dorothée a fait bien plus que divertir. Elle a ouvert des horizons, elle a éveillé des consciences. Elle a donné aux enfants une place, une voix, un rôle.Et peut-être que si toute une génération est aujourd’hui sensible à ces enjeux… ce n’est pas un hasard.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Les Trophées européens de la mode circulaire : un appel à projets pour réinventer l’industrie textile
L’objectif des Trophées européens de la mode circulaire : mettre en lumière et récompenser les entreprises qui repensent complètement notre manière de produire, consommer… et prolonger la vie des vêtements.Car aujourd’hui, l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde. Elle représente entre 8 et 10 % des émissions mondiales de CO2. C’est plus que l’ensemble du trafic aérien et maritime combiné.Chaque année, ce sont environ 100 milliards de vêtements qui sont produits à travers le monde. Et une grande partie finit incinérée ou en décharge, parfois sans avoir été portée plus de quelques fois.Face à ce constat, de plus en plus d’acteurs cherchent à faire autrement. C’est justement ce que veulent valoriser les Trophées européens de la mode circulaire : des solutions concrètes, innovantes et durables, qui repensent toute la chaîne textile — de la production à la réparation, en passant par la distribution et le recyclage.Et les initiatives ne manquent pas. Par exemple, la marque belge Mamé, basée à Liège, a remporté le Prix du Public lors d’une précédente édition. Son idée ? Proposer des vêtements évolutifs pour enfants, capables de s’adapter à leur croissance… jusqu’à 12 ans. Une manière simple mais efficace de limiter le renouvellement constant des garde-robes.Autre exemple avec Recyc’Elit. Cette entreprise française a développé un procédé capable de recycler des textiles complexes, notamment les mélanges de fibres : un défi majeur aujourd’hui, car la majorité des vêtements sont difficiles à recycler.Dans un autre registre, Refurbaskets s’attaque à l’univers des sneakers. L’entreprise collecte, nettoie, répare et revend des baskets usagées, prolongeant leur durée de vie dans un secteur particulièrement gourmand en ressources.Et puis il y a aussi des projets à fort impact social, comme L’adaptelier. Cet atelier propose d’adapter les vêtements pour les rendre plus faciles à enfiler : ajout de scratchs, aimants, fermetures adaptées…Une solution précieuse pour les personnes âgées, en situation de handicap ou en perte de mobilité, qui souhaitent conserver leurs vêtements tout en gagnant en autonomie. Ces projets ont un point commun : ils ne se contentent pas de dénoncer un problème. Ils apportent des réponses concrètes. Et c’est exactement ce que recherchent les Trophées : des modèles économiques nouveaux, alignés avec les enjeux environnementaux et sociaux.Concrètement, les entreprises intéressées peuvent déposer leur candidature jusqu’au 11 mai sur la plateforme dédiée. Un jury international sélectionnera ensuite 15 finalistes, qui seront exposés au Musée de La Manufacture pendant plusieurs semaines. Le public pourra également voter, avant la remise des prix prévue en décembre.À la clé : un soutien financier, un accompagnement stratégique… et surtout une visibilité précieuse pour ces initiatives encore émergentes.Car derrière cet appel à projets, il y a une idée simple : la mode peut être autre chose qu’un modèle jetable.Elle peut devenir circulaire, durable… et porteuse de solutions.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Une pâte à tartiner 100% belge : avec "Agronuts", Benoit Genin lance la première filière noisette chez nous
C’est un incontournable de nos petits-déjeuners : la pâte à tartiner. Mais derrière ce produit qu’on adore, se cache une réalité souvent méconnue. La grande majorité des noisettes utilisées dans le monde provient… de Turquie, qui représente à elle seule environ 70 % de la production mondiale.Alors forcément, quand on ouvre un pot, il y a de fortes chances que les ingrédients aient parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre tartine.Mais ça, c’est peut-être en train de changer.En Belgique, un entrepreneur a décidé de relocaliser la production de noisettes. Il s’appelle Benoit Genin et il est à la tête de Agronuts, une entreprise basée à Fosses-la-Ville, dans le Namurois.Son ambition ? Créer une véritable filière noisette en Wallonie.Pour y parvenir, il est allé chercher l’ADN des meilleures variétés, notamment celles du Piémont italien, réputées pour leur goût. Ces noisettes ont ensuite été adaptées et plantées en Belgique, avec un objectif clair : produire localement ce que l’on importait jusqu’ici massivement.Et le résultat ne se limite pas à la culture.Agronuts propose aussi une pâte à tartiner bien de chez nous. Avec une composition qui interpelle : environ 30 % de noisettes, contre à peine 13 % pour certaines grandes marques bien connues.Côté sucre aussi, la différence est notable : environ 30 %, contre plus de 50 % pour les produits industriels classiques.Et surtout : pas d’huile de palme. Ici, elle est remplacée par de l’huile de colza belge, accompagnée de fibres de chicorée, elles aussi produites localement, qui apportent une texture onctueuse.Mais au-delà du produit, c’est tout un modèle qui se dessine.Car développer la noisette en Belgique, ce n’est pas seulement proposer une alternative plus saine. C’est aussi une opportunité pour le monde agricole.Dans un contexte où de nombreux agriculteurs cherchent à diversifier leurs activités, le noisetier offre une piste intéressante. Il permet de sortir des monocultures classiques et d’ouvrir de nouvelles sources de revenus.Et pour sécuriser cette transition, Agronuts s’engage à racheter les récoltes à un prix minimum garanti. Un élément clé pour rassurer les producteurs et encourager les plantations.Sur le plan écologique aussi, le noisetier a des atouts. Son système racinaire, très dense en surface, permet de retenir les sols et de limiter l’érosion, notamment lors de fortes pluies. Il contribue également à la captation de carbone.Autrement dit : une culture qui fait du bien à la terre… et à ceux qui la travaillent.L’aventure est encore jeune, mais elle avance vite. Partie d’un hectare test, la filière compte aujourd’hui environ 200 hectares cultivés en Belgique. L’objectif ? Atteindre entre 400 et 500 hectares dans les prochaines années.Derrière ces chiffres, ce sont aussi des emplois qui se créent : dans les champs, mais aussi dans la transformation, avec un centre déjà installé à Fosses-la-Ville.Un petit pas pour nos tartines… mais un grand pas pour notre agriculture.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Santé et biodiversité : le pollen, ce super-aliment… indispensable aussi à la survie des abeilles
Ces petits grains dorés, croquants, au goût délicatement floral, sont souvent présentés comme un super-aliment. Et pour cause : ils sont riches en protéines, en vitamines et en antioxydants. Mais avant même d’arriver dans nos assiettes, le pollen joue surtout un rôle absolument vital… pour les abeilles.Quand les abeilles butinent, elles ne récoltent pas uniquement du nectar. Elles se couvrent aussi de pollen, que l’on voit parfois aggloméré en petites pelotes sur leurs pattes. Ce pollen est essentiel : il sert à nourrir les larves dans la ruche. Sans lui, les jeunes abeilles ne peuvent pas se développer. Autrement dit, sans pollen… pas de nouvelle génération.Chez nous, une veille est active dans la préservation des pollinisateurs : Beelgium. Leur technique est simple mais ingénieuse : une petite trappe placée à l’entrée de la ruche permet de récupérer une partie du pollen ramené par les abeilles. Celui-ci est ensuite déshydraté et proposé à la consommation humaine. Aucun risque que les abeilles en manquent par la suite : dès le lendemain, les abeilles ramènent de plus petites poelotes pour passer dans la trappe et l'amener aux larves. La colonie s'adapte aussi très rapidement vu qu'elle va envoyer plus de butineuse pour ramener plus de pelotes... la nature est si fascinante ! Mais la mission de Beelgium va bien au-delà de la vente de miel ou de pollen. L’entreprise travaille activement à renforcer les populations d’abeilles en Belgique. Et c’est crucial. Car les pollinisateurs, abeilles, insectes, oiseaux, chauves-souris, sont responsables d’environ un tiers de ce que nous mangeons. Sans eux, moins de plantes, moins de diversité… et une alimentation beaucoup plus pauvre.Or, ces populations sont en déclin, notamment à cause des pesticides, du changement climatique et de certains parasites. Parmi eux, le redoutable Varroa. Cet acarien s’attaque aux larves en consommant leurs réserves, ce qui empêche leur développement et affaiblit toute la colonie.Pour faire face à cette menace, Beelgium mise sur une approche innovante : identifier les reines naturellement résistantes au parasite, afin de favoriser une descendance plus robuste. Une forme de sélection naturelle assistée, qui vise à renforcer durablement les colonies.Autre enjeu majeur : relocaliser l’apiculture. Aujourd’hui, il est encore difficile en Belgique de se procurer des reines ou des colonies nées localement. L’objectif est donc de gagner en autonomie et de ne plus dépendre de l’étranger.Enfin, la sensibilisation fait aussi partie du projet. Des formations sont proposées aux apiculteurs, mais aussi aux particuliers, pour mieux comprendre le rôle des abeilles et apprendre à les protéger. La miellerie de Beelgium, située à Jemeppe-sur-Sambre, ouvrira d’ailleurs ses portes au public lors des journées Fermes ouvertes les 27 et 28 juin 2026.En Belgique, on compte plus de 11 000 apiculteurs. Un chiffre encourageant… mais qui rappelle aussi l’importance de soutenir ces acteurs essentiels.Car derrière une simple cuillère de pollen se cache une réalité bien plus vaste : celle d’un équilibre fragile, dont dépend directement notre alimentation.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Chanter pour vivre ensemble : quand la musique ouvre les possibles aux enfants de Molenbeek
Chanter pour vivre ensemble, c'est une initiative née en 2015 à Molenbeek. À l’époque, la commune est sous le feu des projecteurs après les attentats, souvent décrite de manière caricaturale dans certains médias.Face à cette image réductrice, des artistes décident de réagir. Leur idée ? Montrer une autre réalité. Montrer que Molenbeek, c’est aussi la jeunesse, la culture… et l’excellence.C’est ainsi qu’est né le projet, cofondé par Zeno Popescu et Julien Libert. Leur ambition est simple, mais puissante : offrir un accès à la musique dès le plus jeune âge.Concrètement, les enfants, de la 3e maternelle à la 6e primaire, suivent des cours de chant et de musique directement à l’école, parfois même pendant les récréations.Ils apprennent à chanter, à lire la musique, à jouer d’un instrument… et surtout, ils sont accompagnés par des professionnels.Au départ, ils étaient 125 et le projet s'appelait Singing Molenbeek. Aujourd’hui, près de 1000 enfants participent au projet, qui s’est étendu à d’autres communes comme Anderlecht et Evere.Mais au-delà de la musique, l’objectif est profondément social. Il s’agit de lutter contre le décrochage scolaire, de renforcer l’inclusion… et surtout de faire passer un message essentiel : la culture est accessible à tous.Car beaucoup de ces enfants viennent de milieux où l’accès à la culture n’est pas évident. Des lieux comme BOZAR, La Monnaie ou Flagey peuvent sembler lointains, voire intimidants. Grâce au projet, ces portes s’ouvrent. Les enfants découvrent ces salles, rencontrent des artistes, montent sur scène… et surtout, ils commencent à se dire : « Moi aussi, j’ai ma place ici. »Et c’est là que tout change. Parce que derrière chaque note, il y a une transformation. - Une confiance qui naît. Une fierté qui s’installe. Un sentiment d’appartenance. Le projet ne forme pas seulement des chanteurs. Il forme des enfants qui osent, qui se projettent, qui élargissent leur horizon.Comme le souligne Laurent Kubla, ancien chanteur d'opéra et aujourd’hui directeur administratif du projet, il s’agit avant tout de créer des ponts. Entre les mondes, entre les cultures, entre les possibles.Chanter pour vivre ensemble, c’est finalement bien plus qu’un programme musical. C’est une manière d’ouvrir des portes et d’offrir des perspectives. Une manière aussi de rappeler à chaque enfant que le monde lui appartient.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Le retour des lettres manuscrites : pourquoi les jeunes redécouvrent le plaisir d’écrire
On aurait pu croire que c’était définitivement dépassé. Et pourtant… elle fait son grand retour : la lettre manuscrite.Et le plus surprenant, c’est que ce sont les jeunes qui s’en emparent. Certains s’écrivent entre amis, d’autres correspondent avec des inconnus, recréant des liens à distance, un peu comme à l’époque des petites annonces dans les magazines.Un fonctionnement qui rappelle les anciennes correspondances… mais remis au goût du jour. Aujourd’hui, cette tendance se voit même sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, des millions de vues s’accumulent autour d’un geste tout simple : ouvrir une enveloppe. Mais attention, pas n’importe comment. Les lettres deviennent de véritables objets créatifs : stickers, dessins, calligraphie soignée, petits cadeaux glissés à l’intérieur…On est presque entre le courrier et l’œuvre d’art. Cette tendance a même un nom : #snailmail ("le courrier escargort, le courrier lent).Et c’est justement ça, le cœur du phénomène. Dans un monde où tout va vite - messages instantanés, notifications permanentes, réponses immédiates - la lettre impose un autre rythme.Écrire à la main, ça prend du temps. On réfléchit davantage. On choisit ses mots. On structure sa pensée.On n’écrit pas sous le coup de l’émotion comme dans un message envoyé à la va-vite. On écrit moins… mais mieux.Certains philosophes expliquent d’ailleurs que la lenteur agit comme un filtre : elle nous oblige à trier nos idées, à aller à l’essentiel.Et puis il y a quelque chose qu’on a presque oublié aujourd’hui : l’attente. Quand on envoie une lettre, il faut patienter. Quelques jours. Parfois plusieurs semaines. Mais cette attente change tout. Elle rend l’échange plus rare… et donc plus précieux. Recevoir une lettre devient un petit événement. Un moment qu’on prend le temps de savourer.Et surtout : une lettre, ça reste. On peut la relire, la garder, la ranger. Elle devient un souvenir tangible. La preuve que quelqu’un, quelque part, a pris du temps pour nous. Et ce retour ne s’arrête pas aux échanges individuels. Des clubs de correspondance réapparaissent un peu partout dans le monde.Comme Postcrossing, qui permet d’envoyer et de recevoir des cartes postales avec des inconnus aux quatre coins de la planète. Ou encore Global Penfriends, qui met en relation des personnes souhaitant renouer avec l’écriture papier. Même logique pour PenPal World.Des plateformes qui, au fond, recréent une chose simple : du lien humain… sans écran. Ce retour à la lettre manuscrite, ce n’est pas juste une mode rétro. C’est un besoin. Le besoin de ralentir. De créer. De se reconnecter à soi… et aux autres. De prêter de l'attention... Et si, finalement, le futur de la communication passait aussi… par un stylo et une feuille de papier ?Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Boissons sans alcool : nos alternatives belges (ou vraiment proches), naturelles et pas trop sucrées
Trop sucrées, pas assez complexes… bref, pas très excitantes. Pendant longtemps, les boissons sans alcool ont eu mauvaise réputation. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, même des grands chefs s’y mettent. Et notamment Sang Hoon Degeimbre. Ce chef doublement étoilé au L’Air du Temps, a décidé de créer ses propres boissons sans alcool. "Ni de l'eau, ni un soft drink, ni un vin sans alcool, mais une boisson gourmet" pour accompagner le repas.Son objectif ? Sortir du sucre à tout prix. Parce que le sucre, il le dit lui-même, ça masque les arômes. Résultat : une gamme baptisée Osan, composée de boissons sans sucre ajouté, avec un apport calorique minime (à peine 4 kcal pour 100 ml). Et surtout… du goût. Ses boissons, il les veut délicates, végétales, qui changent complètement des infusions classiques souvent trop sucrées. Aujourd'hui, beaucoup d’alternatives sans alcool reposent sur des jus fermentés, des thés glacés ou des infusions… qui finissent par être très sucrés et assez simples en bouche.Mais Osan n’est pas seul sur le marché à vouloir proposer des alternatives aux boissons alcoolisées.Du côté de Bruges, la marque Buloo propose une alternative pétillante très intéressante. Un mélange de kombucha et de rooibos, avec des notes de citron, de cerise et d’épices. C’est frais, léger, et bien moins sucré que la moyenne.En France, Symples mise sur des infusions glacées pétillantes à base de plantes locales. Chaque recette a une fonction : relaxante, énergisante… avec toujours cette volonté de rester léger en sucre.Même philosophie chez Jardins et ses apéritifs sans alcool : on ne cherche pas à imiter l’alcool, mais à créer une nouvelle expérience gustative à base de fruits, de plantes et de baies. Uniquement de France.Et puis il y a Cul-Sec, aux Pays-Bas, qui reprend les codes du vin… sans alcool. On utilise les techniques de vinification, mais sans fermentation alcoolique, pour obtenir une vraie structure en bouche.Ce qu’on voit à travers toutes ces initiatives ? C’est que le sans alcool est en train de changer de dimension. On n’est plus dans la boisson « par défaut » ou la solution de secours. On est dans une expérience à part entière, plus saine, plus subtile… et parfois même plus intéressante.L'objectif n'est pas de cracher sur les personnes qui veulent un apéro ou un accompagnement alcoolisé mais simplement proposer des alternatives à ceux qui ne le souhaitent pas. Pour que chacun fasse comme il le sent...
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Lutte contre le décrochage scolaire : Bozar ouvre ses portes aux jeunes issus de milieux défavorisés
Pousser les portes du Bozar comme si c’était chez soi. Pour beaucoup de jeunes issus de milieux défavorisés, cette idée semble encore aujourd’hui inaccessible.Les musées, les salles de spectacle, les institutions culturelles… sont souvent perçus comme des lieux réservés à une élite. Des espaces éloignés de leur quotidien, parfois même intimidants.Mais cette perception est en train d’évoluer.À Bruxelles, Bozar lance un projet pilote inédit baptisé “Perspective”, en collaboration avec l'asbl Odyssée. Une association qui, depuis plus de 25 ans, accompagne des jeunes de 12 à 30 ans en situation de décrochage scolaire pour les aider à redevenir acteurs de leur avenir.Sa devise résume tout : "ne plus rester indifférent à l’indifférence".L’objectif du projet est clair : montrer à ces jeunes qu’ils ont leur place partout, y compris dans des lieux qu’ils pensaient inaccessibles.Et ici, on ne parle pas d’une simple visite guidée. Perspective, c’est une immersion.Dès le mois de septembre, des groupes de jeunes se rendront à Bozar une à deux fois par mois. Mais au lieu de rester spectateurs, ils vont entrer dans les coulisses du lieu.Ils pourront participer à l’accueil du public, assister aux répétitions d’orchestres, découvrir des avant-premières, observer le travail des ingénieurs du son, ou encore aider au montage d’expositions.Car Bozar, ce n’est pas seulement un musée ou une salle de concert. C’est un écosystème culturel complet, imaginé par l’architecte Victor Horta, où se croisent artistes, techniciens, créateurs et publics.Et c’est précisément cette richesse que le projet veut rendre accessible. Au-delà de la découverte culturelle, l’enjeu est profondément humain.Le décrochage scolaire est souvent lié à une perte de repères, de confiance, de projection dans l’avenir. Une forme de souffrance invisible, difficile à exprimer.C’est là qu’intervient l’approche de l’asbl Odyssée. Une approche dite systémique, qui ne se concentre pas uniquement sur le jeune, mais sur tout son environnement.Parents, enseignants, éducateurs, professionnels de la santé… tous sont impliqués. Tous sont sensibilisés, notamment à l’intelligence émotionnelle, pour mieux comprendre et accompagner ces parcours fragilisés.Chaque année, environ 1500 jeunes bénéficient de cet accompagnement, entourés par près de 1000 adultes eux-mêmes soutenus par l’association.Avec Perspective, une nouvelle dimension s’ajoute : celle de la culture comme levier de transformation. Car ici, on ne demande pas à ces jeunes de consommer la culture passivement.On les invite à y prendre part. À se découvrir des compétences, des envies, des talents. À se projeter. Redonner de la dignité là où il y avait de la rupture.Redonner de l’élan là où il y avait du doute. Et faire valoir, surtout, que la culture n’est pas un luxe. C’est un droit.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Partir un an à l'étranger ou accueillir un étudiant : comment faire et quelle formule privilégier ?
On parle souvent des jeunes qui rêvent de partir à l’étranger pour apprendre une langue, découvrir une culture, vivre une expérience marquante. Mais on oublie parfois qu’il existe l’autre versant de cette aventure : accueillir.Aujourd’hui, plusieurs organismes lancent un appel aux familles en Belgique pour héberger des étudiants étrangers pendant quelques mois ou une année scolaire. Parmi eux, YFU, AFS, le Rotary International ou encore WEP.Le principe est simple, mais l’expérience est profonde. Il ne s’agit pas seulement de loger un jeune. Il s’agit de l’intégrer pleinement à la vie de famille. Partager les repas, les activités, les moments du quotidien. L’emmener voir les grands-parents le dimanche, faire les courses ensemble, discuter, rire… bref, vivre une véritable immersion.Car l’objectif dépasse largement l’apprentissage d’une langue. Il s’agit de créer du lien, de découvrir une autre culture de l’intérieur et, souvent, de tisser des relations qui durent bien au-delà du séjour.Les profils des jeunes sont variés. Certains viennent pour une année complète, d’autres pour quelques mois. Certaines organisations permettent même à des adolescents dès 15-16 ans de vivre cette expérience, que ce soit en partant… ou en étant accueillis.Mais face à la diversité des offres, pas toujours évident de s’y retrouver. Le secteur de l’échange linguistique est assez large, avec plusieurs modèles.D’un côté, il y a les organisations associatives, comme YFU ou AFS. Ici, on est dans une démarche citoyenne. D’ailleurs, YFU est né dans les années 50, après la guerre, avec l’idée de former des jeunes “ambassadeurs de la paix”.Les participants sont fortement encadrés, avant, pendant et après le séjour. Et surtout, les familles d’accueil sont bénévoles. Cela garantit un esprit d’échange sincère, basé sur l’ouverture et le partage.La contrepartie, c’est que les places sont limitées. Des quotas sont fixés pour assurer un accompagnement de qualité.À côté de ça, il existe des structures plus commerciales, comme WEP ou Information Planet. Ici, la logique est différente : on répond à la demande. Si de nombreux jeunes souhaitent partir dans un pays précis, l'organisation tente de suivre, sans contrainte de quota.Mais cela a un coût. Une année à l’étranger peut atteindre 5000 euros en Flandres, jusqu'à plus de 20 000 euros pour le Canada... Le tarif varie en fonction de la destination et des services. Et si on n'a pas de budget ? Il existe des alternatives.Certaines bourses peuvent être accordées. Et il y a aussi des modèles plus solidaires, comme celui du Rotary International. Ici, on parle d’un échange pur : le jeune part à l’étranger, mais la famille doit accueillir un étudiant en retour. Une formule plus accessible financièrement, mais basée sur le principe du donnant-donnant.Dans tous les cas, une chose est sûre : il faut s’y prendre à l’avance. Pour les départs, les inscriptions se préparent souvent un an à l’avance. Pour la prochaine rentrée, il est déjà un peu tard… mais rien n’empêche de tenter.En revanche, pour accueillir, il est encore temps de se manifester. Et c’est peut-être là que réside la plus belle opportunité.Car ouvrir sa porte, c’est aussi ouvrir son esprit. Et parfois, c’est toute une famille qui en ressort transformée.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Animal Disaster Team de Gaia : ces héros belges qui sauvent les animaux en situation d’urgence
On connaît tous la Pat’ Patrouille, cette brigade de chiens qui vient en aide aux animaux en difficulté. En Belgique, il existe désormais son équivalent… version bien réelle. Mais ici, ce sont des humains qui sauvent des animaux en difficulté.Leur nom : l'Animal Disaster Team.Créée par l’organisation GAIA, cette unité d’intervention a été officiellement lancée en octobre 2023. Sa particularité ? Être disponible 24h/24 et 7j/7, partout en Belgique, pour intervenir lorsque des animaux se retrouvent en situation de danger immédiat.Mais attention, leur rôle est bien précis. Contrairement à d’autres services qui traitent les cas de maltraitance, la Disaster Team se concentre uniquement sur le sauvetage technique. Concrètement, cela signifie intervenir lorsque des animaux sont coincés, piégés ou incapables de se sortir seuls d’une situation critique.Et les situations sont parfois impressionnantes. Un cheval tombé dans une piscine ou coincé dans une mangeoire, un chevreuil bloqué dans un jardin en contrebas, des animaux à évacuer lors d’un incendie ou d’une catastrophe...Chaque intervention demande du matériel spécifique, des compétences techniques… et beaucoup de sang-froid.L’équipe travaille toujours en collaboration avec les autorités : pompiers, police ou gouverneurs. Elle intervient en appui, notamment lorsque les services classiques ne disposent pas du matériel ou de la formation adaptée pour ce type de sauvetage.Parmi les interventions marquantes, certaines restent gravées. Notamment celle de l’incendie de la Tour Kennedy à Liège, en juin 2024. Dans ce gigantesque immeuble, il a fallu non seulement gérer l’urgence humaine, mais aussi prendre en charge les animaux présents sur place. Un travail de coordination intense, qui illustre bien la complexité de leur mission.Et une fois l’urgence passée, le travail ne s’arrête pas là.L'Animal Disaster Team assure aussi un suivi : prise en charge, coordination avec les vétérinaires, accompagnement… L’objectif est de garantir la sécurité et le bien-être de l’animal sur le long terme.Alors évidemment, on pourrait être tenté de les appeler directement pour un chat coincé dans un arbre… mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.Pour activer cette équipe, il faut passer par les services de secours classiques (police ou pompiers), qui décideront de faire appel à eux si nécessaire.Aujourd’hui, l’équipe compte environ 70 bénévoles répartis dans toute la Belgique. Et tous les profils sont les bienvenus : professionnels du monde animal, vétérinaires, mais aussi citoyens motivés, sportifs ou non. Car ce qui compte avant tout, c’est l’engagement.Les volontaires sont formés directement par GAIA pour intervenir en toute sécurité. Mais il faut aussi accepter une réalité : les interventions peuvent tomber à n’importe quel moment. Tôt le matin, tard le soir, le week-end… et sans savoir quand cela se terminera.Un investissement exigeant. Mais pour celles et ceux qui aiment les animaux, la motivation est toute trouvée.Il est aussi possible de soutenir l’initiative autrement : dons, événements solidaires, marches parrainées… Par exemple, un jogging de Pâques est organisé le 26 avril à Gembloux au profit de l’association.Au fond, l'Animal Disaster Team incarne une chose simple : l’idée que chaque vie compte.Et que même dans les situations les plus improbables, il y aura toujours quelqu’un pour venir à la rescousse.Psssst : une petite coquille s'est glissée dans la séquence sonore : nous y avons évoqué la GAIA Disaster Team mais il s'agit bien de "l'Animal Disaster Team" ;-)Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Parentalité : ateliers de coiffure dans des pubs londoniens et congé de naissance égalitaire
Pints and Ponytails : lttéralement : "pintes et queues de cheval". Voilà un concept aussi étonnant que révélateur qui émerge à Londres.Le principe ? Des pères se retrouvent dans un pub, autour d’une bière, pour apprendre à coiffer leurs enfants. Tresses, chignons, queues de cheval… tout y passe. Et comme ces ateliers ont lieu en soirée, les petites filles ne sont pas présentes : les participants s’entraînent sur des têtes de mannequins équipées de perruques.Derrière cette idée originale, il y a bien sûr des professionnels pour apprendre les gestes techniques. Mais l’essentiel se joue ailleurs. Ces soirées ont été lancées par une communauté britannique appelée Secret Life of Dads, qui organise des rencontres autour de la paternité. Leur objectif ? Impliquer davantage les pères dans le quotidien des enfants, casser les stéréotypes et créer un espace de parole.Car oui, pendant longtemps, certaines tâches, comme coiffer, préparer, s’occuper des détails du quotidien, ont été associées aux mères. Ici, on déconstruit ces idées. Et on montre qu’un père peut, lui aussi, tresser, coiffer, prendre soin.Mais ce n’est pas tout. Ces ateliers deviennent aussi des lieux d’échange. Des endroits où les hommes peuvent parler de parentalité, partager leurs expériences, leurs doutes, sans pression ni jugement. Une manière de rendre la paternité plus visible, plus assumée, plus collective.Pour l’instant, ces événements restent encore rares. Le concept est tout récent, né il y a seulement quelques semaines dans un pub londonien. Mais il commence déjà à se répandre. Sur les réseaux sociaux, des initiatives similaires apparaissent un peu partout en Angleterre. Certains proposent même d’organiser ces rencontres dans des cafés ou chez des particuliers.Une idée simple… mais qui pourrait bien faire des petits.Et pendant que ces initiatives émergent sur le terrain, d’autres avancées se jouent à un niveau plus structurel. Direction l’Espagne.Depuis 2021, le pays a instauré un congé de naissance strictement égal pour tous les parents. Même durée, même rémunération, mêmes droits. Chaque parent bénéficie aujourd’hui de 19 semaines de congé, payées à 100 % et non transférables.Un choix fort. Car cela signifie que le second parent — souvent le père — ne peut pas céder ses semaines à la mère. Il doit les prendre. Et donc, s’impliquer dès le départ. Ce modèle vise à casser les rôles traditionnels. Mais aussi à répondre à un enjeu démographique : le pays affiche l’un des taux de natalité les plus faibles d’Europe.Et les effets semblent déjà visibles. Cinq ans après la réforme, de nombreux pères prennent pleinement ce congé. Ils gagnent en confiance, développent leur autonomie et construisent une relation plus équilibrée avec leur enfant.Le dispositif est aussi flexible. Il faut prendre au moins 6 semaines juste après la naissance, les 11 suivantes peuvent être prises jusqu'au 12 mois de l'enfant [et non 12 ans, comme dis dans la séquence, petite coquille ;-)] et les 2 restantes jusqu'à ses 8 ans. Une manière de rappeler que la parentalité ne s’arrête pas aux premiers mois.Finalement, qu’il s’agisse d’apprendre à faire une tresse dans un pub ou de repenser les politiques familiales à l’échelle d’un pays, une même dynamique est à l’œuvre. Redéfinir la place des pères. Partager les responsabilités. Et construire une parentalité plus équilibrée, plus consciente… et plus moderne.Si vous voulez plus d'info à ce sujet, fonce lire le dossier très complet qui lui est consacré dans le Ligueur en ce mois de mars 2026.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Upcycling textile : à Bouge, Repair and Wear Studio transforme les vêtements usés en pièces désirables
L’upcycling a de plus en plus la cote. Le principe est simple : récupérer un objet ou un matériau usé pour lui donner une nouvelle vie, mais pas n’importe laquelle. Il ne s’agit pas seulement de recycler, mais d’améliorer, de rehausser, de transformer l’existant en quelque chose de plus désirable, plus créatif, plus durable. Dans le textile, cette approche séduit de plus en plus de créateurs, d’ateliers et de consommateurs.C’est notamment le cas de Repair and Wear Studio, une boutique-atelier installée à Bouge, près de Namur. Derrière ce projet, il y a Julie Delhauteur, couturière belge, qui a imaginé un lieu où les vêtements usés peuvent être triés, lavés, réparés, customisés, déconstruits… puis remis en circulation sous une nouvelle forme.Le lieu est vaste : environ 350 mètres carrés. Quand on pousse la porte, on découvre d’abord la boutique, qui occupe un tiers de l’espace. Mais derrière, il y a tout un atelier vivant, avec des piles de tissus, des vêtements de seconde main, des machines à coudre, du repassage, du tri… et même, plus loin encore, des sacs entiers remplis de pièces en attente d’une seconde chance.Tous les vêtements qui arrivent ne subissent pas le même sort. Certains sont en bon état et peuvent être revendus tels quels. D’autres ont besoin d’une petite réparation : remplacer un bouton, changer une tirette, recoudre une couture. Et puis il y a ceux qui sont trop abîmés, trop troués ou trop tachés pour être simplement réparés. C’est là que l’upcycling entre véritablement en jeu.Deux options s’ouvrent alors. Soit le vêtement est customisé : on ajoute une broderie pour masquer une tache, on transforme un défaut en détail singulier. Soit il est complètement reconstruit. Des morceaux de jeans peuvent par exemple être assemblés pour créer un sac. Une vieille chemise peut devenir une nouvelle pièce, unique, avec une autre coupe, une autre allure, une autre histoire.Ce travail demande du temps, du savoir-faire et de la main-d’œuvre. C’est aussi ce qui explique le prix de certaines pièces upcyclées. Une jupe transformée peut coûter une centaine d’euros, non pas parce qu’on “surfe sur une tendance”, mais parce que le temps humain a un coût. Et dans ce projet, il est assumé : l’idée est de payer correctement celles et ceux qui travaillent.Pour rendre cette logique circulaire encore plus cohérente, Julie Delhauteur a mis en place un système particulièrement malin. Chaque vêtement upcyclé vendu en boutique possède un QR code. Si, un an ou deux plus tard, l’acheteur s’en lasse, il peut le rapporter au magasin et récupérer 20 % de son prix initial. La pièce est alors reprise, lavée, réparée ou transformée à nouveau, puis remise en vente. Une boucle vertueuse, poussée à l'infini.Repair and Wear Studio est une coopérative, une société à finalité sociale. Cela signifie que le projet place l’humain et l’utilité collective avant le profit. Le bénéfice sert à faire vivre et durer l’initiative, mais le cœur du projet est ailleurs : créer de l’emploi, transmettre des compétences, redonner confiance.À côté des équivalents de deux temps pleins et demi qui y travaillent, une dizaine d’autres personnes sont accueillies dans le cadre d’un parcours de réinsertion socioprofessionnelle. Pour ces personnes parfois fragilisées par la vie, l’atelier devient un lieu où l’on apprend, où l’on reprend confiance, où l’on retrouve de l’autonomie.Au fond, ce projet raconte beaucoup plus qu’une simple histoire de vêtements. Il parle de circularité, bien sûr, mais aussi de dignité, de création, de travail juste et de seconde chance. Pour les habits comme pour les humains.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Emploi : ces initiatives belges qui accompagnent autrement les chercheurs d’emploi
Trouver un emploi aujourd’hui peut s’avérer particulièrement complexe. Entre les exigences d’expérience, les parcours atypiques et le manque de confiance, de nombreux candidats se retrouvent bloqués.Face à cette réalité, certains Belges ont décidé d’agir.Parmi les solutions qui ont fait leurs preuves, il y a le mentorat. Le principe est simple : être accompagné par une personne plus expérimentée qui partage ses conseils, son vécu et parfois même son réseau.C’est notamment le cas de Team4Job ou Duo for a Job, une structure qui met en relation des jeunes issus de l’immigration avec des mentors de plus de 50 ans. Depuis sa création en 2013, plus de 70 % des femmes accompagnées ont trouvé un emploi ou une formation.Mais à côté de ces grandes structures, il existe aussi des initiatives plus discrètes, tout aussi inspirantes.C’est le cas de l’ASBL Parcours de Motivation, fondée par Luc-Antoine Sambou.Son point de départ est très concret : les entreprises demandent souvent plusieurs années d’expérience… que les candidats n’ont pas encore eu l’occasion d’acquérir.Mais en réalité, ce que recherchent les employeurs, ce sont surtout des compétences transversales : la capacité à apprendre rapidement, à s’adapter, à gérer ses émotions ou à communiquer efficacement.Pour répondre à ce besoin, cette ASBL propose une formation intensive de cinq jours, présentée comme un « accélérateur de performances ». L’objectif n’est pas d’enseigner un métier technique en quelques jours, mais plutôt d’apprendre à apprendre.Les participants découvrent comment fonctionne leur cerveau, comment activer leur mémoire, comprendre leurs blocages et gérer leur stress, notamment dans des situations comme la prise de parole ou un entretien d’embauche.Ce programme, soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, a déjà montré des résultats impressionnants. Sur un public pourtant éloigné de l’emploi, près de 80 % des participants ont retrouvé une activité professionnelle en moins d’un mois.Autre initiative inspirante : Your Colors celle de Carole Mawet. Sa spécialité ? Accompagner exclusivement les femmes dans leurs transitions professionnelles.Que ce soit pour se reconvertir, lancer un projet ou rebondir après un burn-out, son approche repose sur un principe clé : partir des talents naturels de chaque personne.Elle invite ses clientes à identifier ce qu’elle appelle leurs « zones de génie » — ce qu’elles font naturellement bien, ce qui les anime profondément.L’objectif est de construire un projet professionnel aligné avec leurs valeurs, leur rythme et leurs aspirations. Car au-delà de la recherche d’un emploi, l’enjeu est aussi de trouver un équilibre durable entre vie professionnelle et personnelle.Et bonne nouvelle : cet accompagnement est accessible financièrement. Grâce aux chèques-formation de la Région wallonne, les participantes peuvent être entièrement remboursées après une avance administrative.Ces chèques sont accessibles à tous, quel que soit l’âge ou le statut professionnel, y compris pour les seniors.Toutes ces initiatives ont un point commun : elles replacent l’humain au centre.Elles rappellent que derrière un CV, il y a une personne, avec des compétences, des doutes, des talents… et surtout un potentiel.Et parfois, il suffit d’un coup de pouce, d’un regard extérieur ou d’un accompagnement adapté pour relancer toute une trajectoire.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Mariage d’amitié : ces amis qui célèbrent leur lien sans être en couple
Juliet et Romain, Elfée et Lise, Louis-Philippe et Marine…Tous ces duos ont un point commun : ils sont « mariés ». Et pourtant, ils ne sont pas en couple.Ce qui les unit ? Une amitié.On appelle cela un mariage d’amitié.Le principe est simple : deux amis décident d’officialiser leur relation à travers une cérémonie qui ressemble, en tout point, à un mariage classique. Il y a des discours, des alliances, une fête, parfois même une robe et un lancer de bouquet.À une différence près : il n’y a pas de relation amoureuse entre les deux personnes.L’objectif n’est pas de former un couple, mais de célébrer un lien fort, durable et choisi.Ce phénomène, encore marginal, commence doucement à émerger dans plusieurs pays. En Europe, certains parlent même d’« amiriage » — contraction entre amitié et mariage.Au Japon, la tendance est encore plus structurée : des agences proposent ce type d’union, avec des règles bien définies. Pas de romance, pas de relation sexuelle, mais un engagement à se soutenir sur le long terme, parfois même à partager un quotidien.Pourquoi ce modèle attire-t-il de plus en plus ?Parce que notre rapport aux relations évolue profondément.Le nombre de célibataires ne cesse d’augmenter. En Belgique, on en compte aujourd’hui près de 2,5 millions. Dans le même temps, les divorces restent nombreux : environ 20 000 par an, avec près d’un mariage sur trois qui se termine par une séparation.Les périodes les plus fragiles se situent souvent entre 35 et 45 ans, après une quinzaine d’années de vie commune. L’usure du quotidien, les attentes, les frustrations… autant de facteurs qui peuvent fragiliser les relations amoureuses.Face à ce constat, certains se tournent vers une évidence souvent oubliée : l’amitié.Les amitiés, elles, sont parfois plus stables, plus durables, moins soumises à des attentes implicites. Elles reposent souvent sur une forme de liberté et de confiance qui peut sembler plus simple à préserver.Se « marier » avec un ami devient alors une manière de sécuriser un lien important, de lui donner une place officielle et de le célébrer publiquement.Bien sûr, ce type d’union n’a aucune valeur juridique. Contrairement au mariage civil, il ne donne pas de droits spécifiques et n’est pas reconnu par l’État.Il s’agit avant tout d’un acte symbolique.Mais c’est aussi ce qui fait sa force : il permet de réinventer les codes, de sortir du modèle traditionnel du couple et de questionner ce que signifie réellement « s’engager ».Dans une société où les schémas évoluent, où les relations deviennent plus multiples et plus flexibles, ces initiatives traduisent une envie de redéfinir les liens qui comptent.Et au fond, célébrer une amitié de cette manière, c’est aussi reconnaître que toutes les relations importantes ne sont pas forcément amoureuses.Petit clin d’œil au passage : pour celles et ceux qui tournent une page — qu’elle soit amicale ou amoureuse — une autre tendance émerge : la bague de divorce. Le principe est simple : faire fondre son ancienne alliance pour en créer une nouvelle, symbole d’un nouveau départ.Comme quoi, même les ruptures peuvent se transformer en renaissance.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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C'est quoi le bonheur pour vous ? Un jeu de cartes pour réfléchir et percer ses secrets ensemble
Ce 20 mars, c'est la Journée mondiale du bonheur. L'occasion de se poser une question simple… mais pas si évidente : "c'est quoi le bonheur, pour vous ?"Cette question, un homme a décidé d’en faire le fil conducteur de sa vie pendant plusieurs années. Il s’appelle Julien Peron. Pendant 4ans, il a parcouru le monde à la rencontre de centaines de personnes pour tenter de comprendre ce qui rend vraiment heureux.De ce voyage est né un projet complet : un film, un livre, un podcast… et aujourd’hui, un jeu de cartes..Ce jeu se présente sous la forme d’un jeu de cartes, pensé pour être joué en famille ou entre amis. L’objectif ? Réfléchir ensemble à la notion de bonheur, de manière ludique et accessible.Le principe repose sur une métaphore simple : celle d’une graine de bonheur qu’il faut faire grandir.Au début du jeu, les participants reçoivent des cartes "graines". Ces cartes représentent le cycle de la vie et contiennent des actions concrètes ou des questions qui invitent à la réflexion.Pour faire pousser cette graine, il faut réunir quatre éléments essentiels : la terre, l’eau, le soleil et l’amour.Chaque élément correspond à un type de carte. La terre symbolise le fait de planter la graine, l’eau permet de l’arroser, le soleil la fait grandir, et l’amour l’aide à s’épanouir.Les joueurs lancent un dé pour avancer. Selon la couleur obtenue, ils piochent une carte correspondant à l’un de ces éléments. Et à chaque tirage, une surprise : soit un défi, soit un moment de partage.Par exemple, une carte peut proposer de sourire sans s’arrêter pendant une minute, ou inviter à partager un souvenir heureux. L’idée est de créer des échanges, de susciter des émotions et de prendre conscience de ce qui nous fait du bien.Comme dans la vie, tout ne se déroule pas toujours comme prévu. Le jeu intègre aussi des cartes "aléas" qui viennent perturber le parcours. Perdre une carte, faire face à un imprévu… Ces éléments rappellent que le bonheur n’est pas linéaire et qu’il se construit aussi avec les obstacles.Au-delà du jeu lui-même, il existe également des cartes d’approfondissement intitulées "21 jours pour tendre vers le bonheur". Elles reposent sur une idée bien connue : il faut environ 21 jours pour ancrer une nouvelle habitude.Ces cartes proposent des petits défis du quotidien, comme faire rire quelqu’un chaque jour ou prendre le temps de remercier une personne. Des gestes simples, mais qui peuvent avoir un impact réel sur notre bien-être.Ce jeu offre donc une approche originale du bonheur : il ne s’agit pas d’une recette magique, mais d’un chemin, d’une réflexion et d’une pratique quotidienne.Et si, finalement, le bonheur n’était pas quelque chose à atteindre… mais quelque chose à cultiver ?Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Nature et enfants : astuces simples pour leur donner envie de sortir et aimer la forêt
Comment donner envie aux enfants d’aimer la nature et de profiter des balades en forêt ? La question se pose souvent, surtout à une époque où les écrans prennent beaucoup de place dans leur quotidien.La première piste est peut-être la plus simple : les laisser expérimenter.Jouer dans la boue, faire de la "miche popote", manipuler la terre… ce sont des expériences essentielles pour créer un lien avec le vivant. Même si cela implique parfois des vêtements tachés — et c’est souvent ce qui freine certains parents — ces moments sont précieux.Être dehors a aussi de nombreux bénéfices : cela favorise un meilleur sommeil, peut apaiser certains troubles comme l’hyperactivité et permet de se déconnecter des écrans. Bref, tout le monde y gagne.Mais que faire lorsque les enfants ne sont pas motivés à l’idée de sortir ?Dans ce cas, c’est souvent aux adultes de faire preuve d’un peu de créativité. Une astuce efficace consiste à donner un objectif à la balade.Pas besoin d’organiser une grande chasse au trésor à chaque sortie, mais on peut par exemple proposer de créer un herbier. L’idée est simple : ramasser ce qui est déjà tombé au sol — feuilles, fleurs, petites branches — sans arracher les plantes vivantes. Une fois rentrés à la maison, on fait sécher les trouvailles entre les pages de livres, puis on les classe.Cela donne du sens à la promenade et transforme la sortie en véritable activité.Autre idée qui fonctionne très bien avec certains enfants : introduire une part d’imaginaire. Par exemple, inventer une "petite fée" qui cacherait des surprises le long du chemin. Un petit bonbon derrière un rocher, sous une feuille… et voilà la balade transformée en aventure.C’est une manière ludique de motiver les enfants et de leur faire parcourir des kilomètres presque sans s’en rendre compte.Avant même de partir en balade, il est aussi possible de préparer une activité : fabriquer des bombes de graines.Le principe est simple : on mélange deux tiers d’argile avec un tiers de terre, puis on y ajoute des graines — de coquelicot, de bleuet ou d’autres plantes mellifères. Une fois formées, ces petites boules peuvent être dispersées au fil de la promenade.C’est une activité à la fois ludique et utile, puisqu’elle contribue à favoriser la biodiversité. Il faut simplement veiller à utiliser des espèces locales et non invasives.Autre piste : cultiver quelque chose chez soi. Même avec un simple balcon, il est possible de faire pousser quelques plantes comestibles. Pour un enfant, manger un légume qu’il a lui-même vu grandir est souvent une expérience très valorisante.Enfin, il est aussi important de sensibiliser les enfants au respect de la nature.En Forêt de Soignes, une campagne de sensibilisation est actuellement menée pour rappeler les bons gestes à adopter au printemps.Car cette saison est une période particulièrement sensible : les oiseaux nichent, les faons naissent, et la faune a besoin de calme.Les recommandations sont simples : rester sur les sentiers, ne pas cueillir les fleurs et tenir son chien en laisse.Pour encourager ces comportements, des citoyens engagés distribuent symboliquement des œufs en chocolat aux visiteurs qui respectent ces règles. Une manière ludique de sensibiliser petits et grands.Finalement, reconnecter les enfants à la nature ne demande pas forcément de grands moyens. Un peu de temps, un peu d’imagination… et beaucoup de liberté suffisent souvent à éveiller leur curiosité.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Éco-anxiété, anxiété, burn-out : comprendre ces troubles pour mieux préserver sa santé mentale
Parler de santé mentale n’a jamais été aussi important. Les crises se succèdent, l’actualité est souvent anxiogène et beaucoup de personnes ressentent une inquiétude profonde face à l’avenir de la planète. Ce phénomène porte un nom : l’éco-anxiété.Il s’agit d’une angoisse liée aux changements environnementaux et climatiques. La perspective du réchauffement, de la perte de biodiversité ou des catastrophes naturelles peut générer un sentiment d’impuissance, de peur ou de tristesse.Pour certaines personnes, ce n’est pas une simple inquiétude passagère. L’éco-anxiété peut devenir un véritable trouble émotionnel.Face à une situation perçue comme dangereuse, les psychologues expliquent que nous avons généralement trois réactions instinctives :L’évitement : on prend la fuite, on détourne le regard ou on préfère ne plus penser au problème.La paralysie : on se sent dépassé par la situation et on ne sait plus quoi faire.L'action : et c’est souvent cette dernière qui peut aider à canaliser l’angoisse.Agir, même à petite échelle, permet de retrouver un sentiment de contrôle et de transformer une inquiétude en énergie constructive.C’est justement l’une des idées développées dans le livre Dépasser son éco‑anxiété du Dr Arnaud Gauthier et Elodie Georges (éd. Eyrolles). Écrit par un médecin et un psychologue, l’ouvrage propose des pistes concrètes pour comprendre ce que l’éco-anxiété révèle de nos pensées et de nos valeurs.Les auteurs expliquent notamment comment observer ses propres schémas de pensée, identifier les sources d’angoisse et mettre en place des actions progressives.Ces actions peuvent être très simples : prendre soin de soi, mieux comprendre les politiques environnementales, s’entourer de personnes engagées ou encore modifier certaines habitudes de vie.Changer de banque, choisir un fournisseur d’énergie plus responsable, repenser sa manière de se déplacer… Ces gestes ne résolvent pas tout, mais ils permettent de transformer l’inquiétude en mouvement.Et ces outils ne servent pas uniquement pour l’éco-anxiété.Un autre ouvrage propose également d’explorer les différents troubles liés à la santé mentale : L’anxiété et la dépression : comprendre les mécanismes émotionnels des troubles pour s'apaiser en profondeur de Gwénaëlle Persiaux et Yoanna Micoud, illustré par Johanna Crainmark (éd. Eyrolles). Ce livre illustré aide à distinguer des termes souvent confondus.Le burn-out, par exemple, est souvent décrit comme la maladie du trop. Il correspond à un épuisement généralisé, souvent lié à une surcharge prolongée. On ne manque pas forcément d’envie : on n’a simplement plus la capacité d’agir.La dépression, elle, est différente. Elle se caractérise par une perte de désir et de motivation. La tristesse s’installe durablement et les pensées restent souvent tournées vers le passé.L’anxiété, en revanche, est tournée vers l’avenir. C’est la maladie de l’anticipation. On imagine des scénarios catastrophes qui n’arriveront peut-être jamais, mais qui occupent pourtant tout l’espace mental.Comprendre ces nuances est essentiel pour mieux identifier ce que l’on traverse, mais aussi pour mieux soutenir un proche.Bien sûr, ces livres ne remplacent pas un accompagnement professionnel. Mais ils peuvent aider à mettre des mots sur ce que l’on ressent et à reconnaître certains signaux.Et parfois, comprendre ce qui nous traverse est déjà un premier pas vers l’apaisement.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Rendre l'art plus accessible en recréant les odeurs du passé
Pour comprendre le passé, nous disposons déjà de nombreuses traces : des photos, des œuvres d’art, des objets, des livres, des ossements ou encore de la musique. Toutes ces sources mobilisent certains de nos sens : la vue, le toucher et parfois même l’ouïe.Mais il y a un sens qui manque souvent lorsque l’on tente de reconstituer le passé : l’odorat. Et pourtant, les odeurs jouent un rôle essentiel dans notre mémoire et notre perception du monde. Elles permettent une immersion très forte dans une époque ou un lieu. C’est d’ailleurs pour cette raison que des chercheurs s’intéressent aujourd’hui à ce que l’on appelle le patrimoine olfactif.L’idée est simple mais fascinante : préserver et recréer les odeurs du passé pour enrichir notre compréhension de l’histoire.Le magazine Knowable Magazine (repris dans Courrier International) a mis à l'honneur le chimiste analytique Matija Strlič. Basé aujourd’hui en Slovénie et ancien chercheur à Londres, il s’est notamment intéressé à une odeur très particulière : celle de la bibliothèque de St Paul's Cathedral à Londres.Pour y parvenir, les chercheurs ont analysé les composés organiques volatils libérés par les livres anciens et les meubles de la bibliothèque. Ces molécules ont été identifiées et mesurées grâce à des techniques de chimie analytique.Mais la science ne suffit pas toujours à décrire une odeur. Les chercheurs ont donc fait appel à des « renifleurs » : des volontaires chargés de décrire les odeurs qu’ils percevaient dans la bibliothèque.Les participants ont utilisé des mots comme « terreux », « fumé », « vert », « amande » ou encore « gras ». À partir de ces descriptions et des analyses chimiques, l’équipe scientifique a pu reconstituer une formule représentant l’odeur typique d’une bibliothèque ancienne.Ces formules sont désormais enregistrées dans des bases de données numériques. En théorie, un chimiste pourrait donc reproduire l’odeur de vieux livres datant de plusieurs siècles.Mais les bibliothèques ne sont pas les seules sources d’inspiration.Dans les prochaines années, certains musées pourraient proposer des expériences olfactives encore plus surprenantes. Au Musée du Caire, par exemple, les visiteurs pourraient bientôt sentir… l’odeur des momies. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces odeurs ne sont pas désagréables. Les analyses ont révélé des effluves plutôt boisées, épicées et légèrement sucrées.Ces parfums proviennent des substances aromatiques utilisées par les Égyptiens pour embaumer les corps : des résines, des huiles et des plantes odorantes.Des échantillons d’air prélevés à l’intérieur de certains sarcophages ont permis d’identifier les molécules responsables de ces odeurs. À partir de ces données, les chercheurs pourraient même créer un parfum inspiré de ces senteurs pour accompagner les expositions.Mais une question se pose : comment recréer les odeurs lorsque celles-ci n’existent plus physiquement ?Dans ce cas, les chercheurs se tournent vers les archives historiques. Les textes anciens peuvent parfois décrire l’odeur de certains lieux, de matériaux ou d’événements.À terme, ces recherches pourraient transformer notre manière de visiter les musées. Une exposition consacrée au Moyen Âge pourrait par exemple recréer l’atmosphère d’une ruelle d’époque.L’odorat deviendrait alors un nouvel outil pour comprendre l’histoire… et pour la ressentir pleinement.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Vélo en Belgique : la petite reine a le vent en poupe, un salon lui est dédiée
Le printemps revient, les journées s’allongent… et l’envie de se remettre en selle aussi.Faire du vélo, c’est bon pour la santé, pour le moral, et de plus en plus accessible grâce aux vélos électriques. Aujourd’hui, un vélo sur deux vendu en Belgique est électrique, ce qui facilite grandement les trajets, notamment dans les zones vallonnées ou pour les longues balades.Mais ce que beaucoup de Belges ignorent encore, c’est que notre pays dispose de l’un des réseaux cyclables les plus denses d’Europe.Au total, on compte environ 30 000 kilomètres de réseau cyclable à travers le territoire. Un maillage impressionnant qui permet de découvrir villes, campagnes et paysages naturels en toute sécurité.Pour s’orienter facilement, il existe un système particulièrement pratique : les points-nœuds.Ces carrefours numérotés sur les pistes cyclables permettent de créer son propre itinéraire sans avoir besoin de carte détaillée. Il suffit de suivre une succession de numéros pour tracer sa balade. Un système simple, intuitif et très populaire auprès des cyclistes.Aujourd’hui, de nombreux outils numériques permettent aussi de préparer ses trajets. Des plateformes comme RouteYou, Fietsknooppunt ou Fietsnet proposent des planificateurs d’itinéraires qui permettent d’organiser des balades, des week-ends ou même de véritables vacances à vélo.Car oui, de plus en plus de Belges se lancent dans l’aventure du voyage à vélo.Certaines entreprises se sont même spécialisées dans ce type d’escapades. C’est le cas de Bike Packer, une structure qui fonctionne un peu comme un tour-opérateur version cycliste.Leur mission est double : louer des vélos adaptés au voyage et proposer des itinéraires à travers la Belgique. Même sans équipement ou sans expérience particulière, il devient ainsi possible de tenter un week-end ou une petite aventure à vélo.Des formations sont également proposées pour apprendre à préparer son voyage. On y aborde plusieurs éléments essentiels : le dénivelé du parcours, la distance quotidienne, les supports de navigation, les réseaux existants comme les points-nœuds, les RAVeL, la Promenade verte ou encore les grands itinéraires européens comme EuroVelo.Sans oublier une question importante : l’hébergement.Il existe par exemple des solutions originales comme les tentes sur cyclo-remorques. Il s’agit d’une remorque que l’on transporte derrière son vélo et qui se transforme en tente gonflable une fois dépliée. En Belgique, ce type d’équipement peut être loué pour une trentaine d’euros par jour chez Jabiru.Et si vous voulez découvrir tout l’univers du vélo en un seul endroit, un rendez-vous est à noter : le salon Bike Brussels, qui se tient jusqu’à dimanche à Tour & Taxis, à Bruxelles.C’est un événement très convivial où l’on peut découvrir toutes les catégories de vélos : urbains, cargos, pliants, gravel… et même tester certains modèles.Le salon propose également des stands dédiés aux équipements — casques connectés, vêtements techniques, accessoires — mais aussi à la protection des vélos et aux voyages à deux roues.Nouveauté cette année : un espace spécialement dédié aux enfants avec une piste d’essai.Bike Brussels est aussi l’occasion de découvrir les métiers du secteur : mécanique, vente, entretien ou encore conseil en mobilité.Car l’économie du vélo est en plein essor. Aujourd’hui, le secteur emploie près de 20 000 personnes en Belgique. Et la tendance continue de s’accélérer : depuis 2019, l’usage du vélo a augmenté de 35 % dans le pays.Preuve que la petite reine n’a jamais aussi bien porté son nom.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Alimentation durable : un appel à projets pour soutenir les startups qui veulent changer notre assiette
Bonne nouvelle pour les startups qui se lancent dans le secteur alimentaire : un appel à projets vient d’être lancé pour soutenir les entrepreneurs qui imaginent l’alimentation de demain.Ce concours s’appelle le Deli Innove Challenge 2026. Il est organisé par l’enseigne belge Deli Traiteur, bien connue pour ses magasins spécialisés dans les plats préparés et les produits gourmands.Les jeunes entreprises ont jusqu’au 26 avril pour déposer leur candidature. L’objectif est de repérer des projets innovants capables de faire évoluer notre manière de produire, de cuisiner ou de consommer.Les startups sélectionnées pourront bénéficier de plusieurs types de soutien. D’abord une aide financière : 15 000 euros pour finaliser le développement de leur projet. Mais surtout un accompagnement stratégique pour les aider à passer de l’idée au produit commercialisé.Car le véritable enjeu, pour une jeune entreprise alimentaire, est souvent là : transformer une bonne idée en produit concret capable d’arriver jusque dans les rayons.Cet appel à projets s’adresse particulièrement aux initiatives qui cherchent à concilier alimentation et durabilité. Les projets liés à la cuisine zéro gaspillage, à l’utilisation responsable des ressources ou encore à l’alimentation plus respectueuse de la planète sont particulièrement encouragés.Et parmi les partenaires impliqués dans cette initiative figure une organisation belge qui mérite d’être connue : Funds For Good.Cette structure a été créée il y a une dizaine d’années par deux associés qui avaient auparavant été bénévoles à la Croix-Rouge. En accompagnant des personnes migrantes aux parcours difficiles, ils se sont posé une question simple : comment créer un modèle économique capable de soutenir concrètement celles et ceux qui ont moins de chances ?De cette réflexion est née une organisation au fonctionnement original, construite autour de deux structures complémentaires : La première est une société d’investissement appelée Funds For Good Invest. Elle propose des fonds de placement éthiques destinés aux investisseurs, comme une entreprise classique du secteur financier.La seconde est une association : Funds For Good Impact. Et cette ASBL fonctionne grâce à une partie des profits générés par la société d’investissement.Ce modèle permet de financer directement des projets à impact social. L’association soutient notamment la création d’entreprises en accordant des prêts à taux zéro et en proposant un accompagnement personnalisé aux entrepreneurs.En 10 ans, plus de 1 400 projets ont ainsi été soutenus.Parmi eux, on retrouve par exemple Freddy Met Curry, un traiteur durable spécialisé dans les lunchs d’entreprise et les événements. Les repas sont bio, locaux et livrés dans des bocaux consignés… à vélo.Autre exemple inspirant : Refoodgees, un restaurant d’insertion socioprofessionnelle présent à Saint-Gilles et dans la Villa Empain à Bruxelles. Comme son nom l’indique, il permet à des personnes réfugiées ou primo-arrivantes de se former aux métiers de l’Horeca afin de faciliter leur insertion professionnelle.Des initiatives qui montrent qu’un modèle économique peut aussi générer un impact social positif.Pour les jeunes entreprises du secteur alimentaire, participer au Deli Innove Challenge peut donc constituer un véritable tremplin. Même sans remporter le concours, cela permet de se faire remarquer, de rencontrer des partenaires et de donner de la visibilité à son projet.Une opportunité intéressante pour toutes celles et ceux qui veulent imaginer une alimentation plus durable.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Biomimétisme : et si la colle d'huitre pouvait aider une fracture à mieux cicatriser ?
La nature n’a pas fini de nous inspirer. Depuis des millions d’années, elle a développé des mécanismes incroyablement efficaces pour survivre, s’adapter et se réparer. Aujourd’hui, les scientifiques observent ces stratégies naturelles pour tenter de résoudre certains défis médicaux.Prenons une situation très concrète : une fracture du poignet. Dans certains cas, la chirurgie est nécessaire pour repositionner correctement les fragments d’os. Les chirurgiens utilisent alors des vis ou des plaques métalliques pour stabiliser l’os pendant la cicatrisation.Mais cette technique n’est pas toujours simple. Les fragments osseux peuvent être difficiles à repositionner, certains petits morceaux peuvent se déplacer pendant l’opération et la cicatrisation peut parfois être compliquée. De plus, les vis doivent souvent être retirées quelques mois plus tard, ce qui implique une seconde intervention chirurgicale.Et si une simple colle pouvait remplacer ces dispositifs ?La piste pourrait venir… des huîtres. Contrairement aux moules, qui s’attachent aux rochers grâce à des filaments, les huîtres utilisent une véritable colle naturelle pour se fixer solidement aux surfaces marines. Cette substance est capable de résister aux vagues, au sel et aux conditions extrêmes de l’océan.Cette colle naturelle est composée à environ 90 % de calcaire et à 10 % de protéines. Une combinaison étonnante qui lui permet d’adhérer efficacement même dans un environnement humide.Des chercheurs en Chine ont décidé d’étudier ce mécanisme de près. Leur objectif : reproduire ces protéines adhésives pour créer une colle capable de réparer les os humains.Le résultat est prometteur. Cette colle biomédicale peut durcir à l’intérieur du corps malgré l’humidité, le sang et la chaleur. Dans certains tests, elle a permis de fixer des fragments osseux sans utiliser de vis ni de plaques métalliques.Des essais ont déjà été menés sur environ 150 patients avec des résultats encourageants. L’un des grands avantages de cette colle est qu’elle est biodégradable : elle est progressivement absorbée par l’organisme environ 6 mois après la cicatrisation, ce qui évite toute seconde opération.Dans certains cas, l’intervention pourrait même être extrêmement rapide. Un patient souffrant d’une fracture du poignet a ainsi été opéré en seulement trois minutes, avec une incision de trois centimètres. Trois mois plus tard, il avait retrouvé un usage complet de sa main.À terme, les chercheurs imaginent même réparer certaines fractures par simple injection, ce qui réduirait fortement la durée des interventions et la période de récupération.Mais les huîtres ne sont pas les seules à inspirer la médecine.Les requins pourraient également jouer un rôle dans la lutte contre les infections hospitalières. Ces infections, appelées maladies nosocomiales, touchent environ un million et demi de patients dans le monde chaque année.Or la peau du requin possède une particularité étonnante : elle retient très peu les bactéries. Sa surface est recouverte de microstructures très spécifiques qui empêchent les microbes de s’accrocher et de se développer.Des chercheurs ont donc reproduit ces microstructures pour créer des revêtements inspirés de la peau du requin. Ces surfaces peuvent être appliquées sur les murs ou les sols dans les hôpitaux.Les résultats sont impressionnants : on observe jusqu’à 94 % de bactéries en moins sur ces revêtements par rapport aux surfaces classiques.Ces innovations illustrent un domaine scientifique en plein essor : le biomimétisme. L’idée est simple mais puissante : observer les solutions inventées par la nature et s’en inspirer pour concevoir des technologies plus efficaces, plus durables et parfois même plus simples.Parfois, les réponses aux défis les plus complexes se trouvent déjà autour de nous.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Des écoliers en pyjama et un humoriste qui est devenu fermier
Plusieurs rendez-vous inspirants sont à noter dans les prochains jours. Des initiatives qui mêlent solidarité, éducation et réflexion sur l’avenir de notre agriculture.Premier événement : la Journée pyjama. Elle aura lieu ce vendredi dans de nombreuses écoles. Le principe est simple : élèves, professeurs et éducateurs viennent en pyjama en classe.Derrière ce geste symbolique se cache une cause importante : soutenir les enfants qui, eux, suivent réellement les cours en pyjama depuis leur maison ou leur chambre d’hôpital, en raison de problèmes de santé.Ces élèves peuvent continuer à suivre leur scolarité grâce à ClassContact. Ce service gratuit permet aux enfants malades de rester connectés à leur classe, d’assister aux cours à distance et de garder un lien avec leurs camarades.L’association fête d’ailleurs ses vingt ans cette année. Elle a été fondée par 3 anciens collègues de l’entreprise IBM qui ont décidé d’utiliser leurs compétences informatiques pour lutter contre l’isolement des enfants malades.Depuis sa création, plus de 1 500 élèves ont pu bénéficier de ce dispositif, en collaboration avec 14 hôpitaux et environ 600 écoles. Et les résultats sont encourageants : 90 % des élèves qui suivent les cours à distance réussissent leur année. Une preuve de l’importance de maintenir la continuité scolaire, mais aussi les liens sociaux avec les amis et la classe.Autre rendez-vous à inscrire à l’agenda : la journée JAGROS, qui se tiendra le 11 mars à Gembloux. Pour vous inscrire, c'est par ici.Plus de 500 étudiants en agronomie sont attendus pour réfléchir aux grands enjeux agricoles et alimentaires de demain. L’objectif est de sensibiliser les futurs ingénieurs et professionnels du secteur aux défis environnementaux, agricoles et alimentaires.La journée sera rythmée par des ateliers, des discussions et des rencontres. Et l’idée est aussi d’aborder ces sujets avec un peu de légèreté.Parmi les invités figure notamment Nicolas Meyrieux. Humoriste engagé, il parle depuis une dizaine d’années des enjeux climatiques, agricoles et écologiques avec humour et second degré.Connu pour sa chaîne La Barbe, qu’il a arrêtée en 2019, il a décidé d’aller plus loin que la simple critique en changeant lui-même de vie : il est devenu agriculteur. Une démarche qui lui permet aujourd’hui de raconter le monde agricole de l’intérieur.Il a également lancé un projet original appelé le Farm Tour. Pendant l’été 2024 et 2025, il a sillonné les fermes françaises. Le soir, il y jouait son spectacle devant les habitants de la région, et la journée, il tournait un documentaire pour mettre en lumière les agriculteurs qui l’accueillaient.Une manière différente de parler agriculture, de valoriser le terroir et de réfléchir à la souveraineté alimentaire.Enfin, dernier rendez-vous : le 12 mars à Mons se tiendra le Salon de la transmission agricole.Cet événement s’adresse aux agriculteurs et agricultrices en fin de carrière, aux jeunes candidats à la reprise, ainsi qu’à tous les acteurs concernés par le renouvellement des générations dans le monde agricole.Car l’un des grands défis du secteur aujourd’hui est là : assurer la relève et permettre aux fermes de continuer à vivre et à produire.3 rendez-vous très différents donc, mais avec un point commun : créer du lien et préparer l’avenir.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Droits des femmes : pourrez-vous reconnaitre ces 4 héroïnes qui ont fait bouger les lignes ?
4 femmes, 4 combats. L’une a changé la loi. L’autre défend l’éducation. La 3ème a transformé l’art en manifeste. Et la dernière a relié les luttes entre elles. Parce qu’on ne peut pas défendre les droits des femmes sans parler aussi de racisme, de pauvreté et de justice sociale... on revient aujourd'hui sur 4 héroïnes qui ont fait bougé les lignes.Première figure incontournable : Simone Veil. Nous sommes le 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale française. La ministre de la Santé prend la parole pour défendre un texte explosif : la légalisation de l’avortement. Dans l’hémicycle, la situation est impressionnante : seulement neuf femmes pour 481 hommes. Le débat est extrêmement violent. Simone Veil est interrompue, insultée, attaquée personnellement. Mais elle tient bon. Sa phrase restera célèbre : « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement ». Après plus de vingt-quatre heures de débat, la loi est adoptée. La loi Veil marque un tournant majeur : elle permet aux femmes de disposer de leur corps et transforme une réalité clandestine et dangereuse en un droit reconnu.Autre combat, autre génération : celui de Malala Yousafzai. En 2014, elle reçoit le prix Nobel de la paix à seulement 17 ans. Son histoire commence au Pakistan. En 2009, les talibans interdisent aux filles d’aller à l’école. Malala n’a alors que 12 ans. Malgré les menaces, elle continue d’étudier et raconte son quotidien dans un blog. En 2012, elle est attaquée et grièvement blessée par balle. Elle survit, est soignée au Royaume-Uni et décide de poursuivre son combat. Sa voix devient mondiale. Elle crée une fondation pour soutenir l’éducation des filles. Son message est clair : l’éducation est l’une des clés de l’émancipation. Aujourd’hui encore, environ 10 % des filles dans le monde n’ont pas accès à l’école.Direction ensuite le Mexique avec Frida Kahlo. À 18 ans, elle est victime d’un grave accident qui la laisse immobilisée pendant des mois. C’est depuis son lit qu’elle commence à peindre. Mais Frida Kahlo ne cherche pas à plaire. Elle peint son corps blessé, ses douleurs, ses fausses couches, son identité mexicaine. Dans un monde artistique dominé par les hommes, elle s’impose comme une artiste libre et radicale. Son œuvre devient un manifeste : celui d’une femme qui refuse les normes et revendique son identité.Enfin, impossible de parler de luttes féministes sans évoquer Angela Davis.Dans les années 1970, la philosophe et militante américaine devient une figure mondiale. Proche des Black Panthers, elle est accusée de complicité dans une prise d’otages. Son procès devient international. Des artistes comme The Rolling Stones ou John Lennon lui apportent leur soutien. En 1972, elle est finalement acquittée. Angela Davis développe l’idée d’un féminisme intersectionnel : un féminisme qui reconnaît que les discriminations peuvent se croiser — sexisme, racisme, inégalités sociales. Une vision qui influence encore aujourd’hui de nombreux mouvements.4 femmes, 4 combats différents. Mais un point commun : chacune a contribué à élargir le champ des possibles.Le 8 mars est l’occasion de s’en souvenir. Et de rappeler que les droits dont nous bénéficions aujourd’hui sont souvent le résultat de luttes longues, courageuses et parfois solitaires.Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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ABOUT THIS SHOW
« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. Parce que nous sommes persuadés qu'il existe des solutions créatives et innovantes pour un monde plus solidaire et respectueux des objectifs de développement durable, il nous tient à cœur de mettre en lumière ces initiatives citoyennes qui visent à améliorer notre société. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement, d’écologie et de transition écologique, d’économie circulaire, de consommation et de production responsable… « Y’a de l’idée » met en lumière les Objectifs de développement durable (SDG / ODD), notre responsabilité sociétale et celle des entreprises (RSE)… Cette chronique fait la part belle aux graines semées et aux changements entamés pour faire fleurir un avenir empli d’espoir, de paix et une société
HOSTED BY
Nostalgie Belgique
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