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Connexion Nature

Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Découvrez comment la nature évolue, comment la préserver et l'observer.

  1. 87

    Connexion Nature - Les cerisiers du Japon, voici pourquoi nos avenues roses pourraient changer de visage

    Le retour du printemps en Belgique est marqué par un événement visuel incontournable : la floraison des cerisiers du Japon. Ce spectacle, bien que spectaculaire, est particulièrement éphémère, ne durant que 8 à 10 jours environ. Pourtant, il attire des foules de curieux, venus parfois de loin pour admirer ces bouquets de fleurs roses ou blanches qui ornent nos cités.Des lieux de rendez-vous emblématiquesEn région bruxelloise, certaines communes sont devenues de véritables pôles d'attraction. À Schaerbeek, des artères comme l’avenue Emile Max ou l’avenue du Diamant sont célèbres pour leurs alignements floris. D'autres communes, telles qu'Etterbeek ou Boitsfort, ne sont pas en reste et participent à cette dynamique printanière. Au-delà de la capitale, le Jardin japonais de Hasselt, dans le Limbourg, constitue également une destination phare où ces arbres sont une attraction majeure durant le mois d'avril.Une fragilité face aux contraintes urbainesMalgré leur beauté, les cerisiers du Japon font face à des difficultés croissantes dans l'environnement urbain actuel. Ils sont notamment peu résistants aux sécheresses, un problème accentué par le manque d'aménagements prévus pour une irrigation suffisante en ville. De plus, ces arbres supportent assez mal la taille, ce qui complique leur entretien.Un autre point de tension concerne l'espace physique : le développement de racines volumineuses finit souvent par abîmer les trottoirs. Enfin, la santé de ces arbres est menacée par des attaques de champignons et diverses infections, ce qui a récemment soulevé la question de leur remplacement, notamment à Schaerbeek.Vers une nouvelle stratégie de plantationLa gestion de ce patrimoine végétal fait aujourd'hui l'objet d'un débat entre conservation et adaptation. Dans la commune de Schaerbeek, les autorités ont choisi de trancher au cas par cas. Dans les « hotspots », ces lieux emblématiques très chers aux habitants, les cerisiers seront conservés ou remplacés à l'identique pour maintenir l'identité visuelle du quartier.En revanche, pour les autres zones, une stratégie de diversification est envisagée. L'idée est de ne plus dépendre d'une seule essence pour éviter la propagation rapide des maladies. Bien que les cerisiers du Japon soient avant tout des arbustes ornementaux avec un apport limité pour la faune, l'introduction de deux ou trois essences différentes présente des avantages écologiques majeurs. Cela permet non seulement de favoriser la biodiversité, mais aussi d'étaler les périodes de floraison, offrant ainsi une source de nourriture plus durable pour les insectes pollinisateurs.Cette transition marque une volonté de passer d'une vision purement esthétique à une gestion forestière urbaine plus résiliente et durable, tout en préservant le cachet qui fait la fierté des riverains.

  2. 86

    Connexion Nature - Les secrets de la fougère, plante de la Préhistoire

    Les fougères, comme la très commune fougère-aigle, sont des plantes fascinantes dont l'origine remonte à plus de 300 millions d'années. Durant la période du Carbonifère, bien avant l'apparition des plantes à graines, elles formaient d'immenses forêts tropicales avec des spécimens arborescents pouvant atteindre 20 mètres de hauteur. Leur évolution a marqué un tournant majeur dans l'histoire du végétal grâce à l'apparition des racines, de la sève et de la lignine, une molécule assurant la rigidité nécessaire pour se développer en hauteur.Dépourvues de fleurs et de graines, les fougères utilisent un mode de reproduction complexe basé sur les spores situées sous leurs frondes. Ces spores germent pour donner naissance à une petite feuille en forme de cœur appelée prothalle. La fécondation reste toutefois totalement dépendante de l'eau : les gamètes mâles doivent littéralement nager dans une couche d'eau pour atteindre les gamètes femelles et donner naissance à une nouvelle plante.Bien qu'elles soient toxiques pour l'être humain et la plupart des vertébrés, les fougères possèdent des propriétés précieuses pour le jardinier moderne. Autrefois utilisées comme litière dans les bergeries pour éloigner les puces, elles servent aujourd'hui à fabriquer du purin de fougère. Ce dernier agit comme un excellent répulsif contre la mouche de la carotte ou la piéride du chou, et s'avère efficace pour lutter contre les pucerons, les limaces, ainsi que certaines maladies cryptogamiques comme l'oïdium et la rouille.

  3. 85

    Connexion Nature - Sauver les espaces verts de Bruxelles

    Le 29 octobre 2025, le tribunal de première instance francophone de Bruxelles a rendu un jugement historique en faveur de la préservation des sols vivants. Saisi par l’ASBL WeAreNature et 1330 citoyens bruxellois, le tribunal a condamné la Région de Bruxelles-Capitale à suspendre toute urbanisation et imperméabilisation des terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare. Ce moratoire doit rester en vigueur jusqu'à l’adoption d'un nouveau PRAS (Plan Régional d’Affectation du Sol) intégrant les obligations climatiques, avec une échéance fixée au plus tard au 31 décembre 2026.Cependant, l'application concrète de cette décision se heurte à la résistance du gouvernement bruxellois. Fin mars 2026, la Région a annoncé interjeter appel du jugement, une procédure qui pourrait durer deux ans,. En attendant, le jugement de première instance continue de s'appliquer, mais WeAreNature dénonce de nombreux manquements. Des permis d'urbanisme continuent d'être délivrés pour des sites de grande taille et aucune mesure législative n'a été prise pour faire respecter le moratoire imposé par la justice.Face à cette situation, l'association retourne au tribunal pour demander des astreintes de 250 000 EUR par site ou terrain sur lequel des travaux seraient entrepris avant l'échéance de fin 2026. Pour les défenseurs de l'environnement, ce combat dépasse les questions administratives : il s'agit d'un enjeu vital pour l'habitabilité de Bruxelles d'ici 15 à 30 ans et pour la survie des générations futures en milieu urbain.

  4. 84

    Connexion Nature – L’escargot, discret prodige du jardin

    Souvent ignoré, parfois décrié, l’escargot est pourtant un véritable prodige de la nature. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous proposent de ralentir le pas pour observer ce petit habitant du jardin avec un regard nouveau.L’escargot appartient à la grande famille des gastéropodes, tout comme les limaces… et, plus surprenant encore, certains animaux marins comme les pieuvres. Ces mollusques terrestres sont de véritables concentrés de muscles. Leur déplacement, appelé reptation, repose sur une succession de contractions et de relâchements de leur « pied », leur permettant de glisser sur presque toutes les surfaces.La coquille joue un rôle essentiel. Elle protège l’animal des prédateurs, mais aussi de la sécheresse. Sa croissance suit le rythme de vie de l’escargot : elle ne se développe pas pendant l’hibernation, mais se consolide en période d’activité. Un détail fascinant : si la coquille est endommagée sans toucher l’apex — la partie la plus fragile — l’escargot peut la réparer lui-même grâce à son mucus, riche en carbonate de calcium. En revanche, une atteinte trop importante condamne malheureusement l’animal.Amir partage aussi un geste simple mais crucial : si vous devez déplacer un escargot, ne tirez jamais dessus. Il faut le faire glisser délicatement ou attendre qu’il se rétracte. Tirer risquerait de déchirer la membrane qui le relie à sa coquille, ce qui lui serait fatal.Après la pluie, les escargots sont particulièrement visibles. Et pour cause : l’eau est vitale pour eux. Composés à près de 80 % d’eau, ils dépendent de l’humidité pour survivre. Leur mucus, qu’ils produisent en grande quantité, leur permet de se déplacer tout en protégeant leur peau des agressions extérieures.Côté longévité, les escargots vivent en moyenne entre 3 et 7 ans, selon les espèces. Et malgré leur lenteur apparente, ils jouent un rôle important dans l’écosystème… tout en servant de proies à d’autres animaux. Le hérisson, par exemple, en est un grand consommateur, tout comme le blaireau ou encore l’orvet chez les reptiles.Cet épisode nous rappelle que même les plus petits êtres, ceux que l’on oublie parfois de regarder, participent à l’équilibre du vivant. Il suffit de s’arrêter un instant… et d’observer.

  5. 83

    Connexion Nature – Ces pollinisateurs qui font battre le cœur du printemps

    Avec le retour du printemps, la nature s’anime d’un ballet discret mais essentiel : celui des pollinisateurs. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous invitent à mieux connaître ces artisans du vivant, indispensables à la reproduction des plantes et à l’équilibre de nos écosystèmes.Parmi eux, les plus emblématiques restent les abeilles. On pense souvent à l’abeille domestique (Apis mellifera), mais nos régions abritent aussi des centaines d’abeilles solitaires, comme les osmies. Ces petites travailleuses creusent leurs nids dans le bois mort, les tiges creuses ou le sol. Un simple geste suffit pour les aider : laisser un coin de jardin un peu plus sauvage ou installer des habitats naturels.Les bourdons, eux aussi de la famille des hyménoptères, se distinguent par leur corps plus massif et surtout leur pilosité abondante. Cette particularité leur permet de voler et de butiner dès 5°C, bien avant les abeilles. Le bourdon terrestre, très commun, fait ainsi partie des premiers visiteurs du printemps.Mais la pollinisation ne se limite pas à ces insectes familiers. Les papillons jouent également un rôle précieux. Leur trompe, enroulée sous leur tête au repos, se déploie pour atteindre le nectar au fond des fleurs. Chaque visite contribue à transporter le pollen d’une plante à l’autre.Plus surprenant encore : certaines mouches, notamment les syrphes, participent activement à ce processus. Avec leurs couleurs jaunes et noires, elles imitent les guêpes pour se protéger des prédateurs — un phénomène appelé mimétisme. Capables de vol stationnaire, elles se déplacent avec une agilité remarquable. Leurs larves se nourrissent de pucerons, tandis que les adultes consomment nectar et pollen : de véritables alliées du jardin.Pour favoriser cette biodiversité, Amir propose un geste simple : semer une prairie fleurie indigène entre fin mars et début juin. Un refuge coloré, nourricier et vivant, à condition de veiller à l’arrosage en période sèche.Cet épisode nous rappelle que ces petits êtres, souvent invisibles ou méconnus, sont au cœur du fonctionnement du vivant. Sans eux, pas de fleurs, pas de fruits… et bien peu de vie.

  6. 82

    Connexion Nature - Potager de printemps, les secrets d'Amir pour des récoltes réussies

    Le printemps marque officiellement le retour de la saison active au potager. Dans cette séquence sur Nostalgie+, l'expert Amir détaille les travaux à entreprendre dès la fin du mois de mars et le début du mois d’avril pour garantir un jardin productif et sain.Que planter et semer en ce moment ? Selon les sources, c’est le moment idéal pour mettre en terre les oignons, carottes, choux, radis et épinards. Parallèlement, le jardinier peut commencer à semer ses herbes aromatiques, notamment la menthe, le thym et la ciboulette. Toutefois, Amir insiste sur une mise en garde importante : il faut rester extrêmement prudent avec les "légumes-fruits" sensibles au froid, comme les tomates et les aubergines. Les gelées tardives, fréquentes à cette saison, pourraient être fatales à ces plants si on les expose trop tôt en pleine terre.L'art des associations de cultures Un aspect central de l'intervention concerne les associations stratégiques entre les plantes pour favoriser une croissance naturelle et une protection mutuelle :Carotte et radis : Semer ces deux légumes sur la même ligne est bénéfique, car les radis, en poussant rapidement, créent de l'ombre et conservent l'humidité du sol dont la carotte a besoin.Carotte et poireau : Cette alliance est une défense naturelle efficace. L'odeur du poireau repousse la mouche de la carotte, tandis que l'odeur de la carotte éloigne la teigne du poireau.Les épinards : Ils s'associent parfaitement avec le céleri, les pois, les oignons ou les fraises.Les aromates : Le thym est le compagnon idéal des choux, brocolis, navets, fraises ou pommes de terre. La menthe se plaît près des courges et des pois, tandis que la ciboulette protège et favorise les carottes, le céleri et la laitue.Une approche basée sur l'observation Amir précise que ces conseils ne sont pas des règles absolues et systématiques. L'efficacité des associations dépend de nombreux facteurs variables comme la qualité du sol, le climat local, l'exposition à la lumière et la densité de plantation. Il recommande donc aux jardiniers une observation minutieuse de leur propre environnement d'année en année, en notant les succès et les échecs pour s'adapter au "vivant en perpétuel mouvement". Pour approfondir ces thématiques, l'expert invite les auditeurs à le suivre sur ses réseaux sociaux ou sur son site connexionnature.be, où des balades guidées printanières sont proposées.

  7. 81

    Connexion Nature – Le pissenlit, la “mauvaise herbe” aux mille vertus

    Dans nos jardins, sur les talus ou au bord des chemins, il apparaît chaque année avec la même fidélité. Le pissenlit, souvent considéré comme une simple « mauvaise herbe », révèle pourtant une richesse insoupçonnée. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous invitent à poser un regard neuf sur cette plante humble et lumineuse.Facile à reconnaître, le pissenlit déploie ses fleurs d’un jaune éclatant, semblables à de petits soleils posés sur l’herbe. Avec le temps, ces fleurs se transforment en sphères blanches duveteuses : un délicat nuage de graines prêtes à s’envoler au moindre souffle. Qui n’a jamais, enfant ou adulte, soufflé dessus pour voir ces minuscules parachutes s’éparpiller dans les airs… en faisant un vœu au passage ?Son autre nom, « dent-de-lion », provient de la forme particulière de ses feuilles dentelées. Une image forte, à la hauteur de la symbolique qu’on lui prête depuis longtemps. Le pissenlit évoque la joie, la vitalité, la persévérance et la force du soleil. Sa couleur rappelle les rayons lumineux, source de vie et de chaleur.Et cette symbolique n’est pas anodine. Le pissenlit possède une étonnante capacité d’adaptation. Il pousse presque partout, dans une grande diversité de sols et sous de nombreux climats. Une preuve silencieuse de sa résistance et de sa détermination — comme une leçon de nature.Mais au-delà de son aspect poétique, le pissenlit est aussi une plante médicinale reconnue depuis l’Antiquité. Racines et feuilles sont réputées pour leurs propriétés dépuratives et détoxifiantes. Elles soutiennent l’action du foie et des reins, facilitant l’élimination des déchets de l’organisme.Les feuilles, riches en principes amers, stimulent les papilles gustatives et activent le système digestif. Le pissenlit peut ainsi aider à soulager ballonnements et inconfort digestif. Ses fleurs, quant à elles, contiennent des polyphénols antioxydants, contribuant à protéger l’organisme contre certaines maladies.Sur le plan nutritionnel, la plante n’est pas en reste : elle renferme des vitamines A, C et K, ainsi que des minéraux essentiels comme le potassium. Un véritable concentré de vitalité offert gratuitement par la nature.Comme toujours, Amir rappelle toutefois une règle de prudence : avant toute cure ou utilisation régulière, il est conseillé de demander l’avis d’un professionnel de santé, notamment en cas de traitement médical.Un épisode qui nous rappelle que certaines des plantes les plus ordinaires sont parfois les plus extraordinaires. Il suffit simplement de prendre le temps de les regarder autrement.

  8. 80

    Connexion Nature – Mars, le grand réveil du vivant

    Dans la « connexion nature » du jour, on s’intéresse avec toi à un certain nombre de choses qui se passent dans la Nature au mois de mars. On peut parler de réveil printanier après la saison froide…Dans la Nature, la photopériode (la durée d’exposition à la lumière du jour) joue un rôle clé en synchronisant les activités biologiques des êtres vivants, plantes et animaux, avec les cycles du jour et des saisons. Les êtres vivants possèdent des récepteurs sensoriels qui réagissent à ces changements de photopériode. De même la hausse des températures dans l’environnement extérieur agit comme un autre signal important. Prenons des exemples concrets : la sortie d’hibernation des hérissons ou la floraison des jonquilles.Le printemps est une période riche en couleurs… Je viens de mentionner les jonquilles. Mais parmi les floraisons précoces, on a aussi les crocus, les tulipes et les primevères.Au niveau des arbres, les bourgeons commencent à grossir. Le cornouiller mâle est en fleurs très tôt (déjà en février). Très jolie floraison avec ses taches de couleurs jaunes. Puis, en mars, on a droit à la floraison du prunellier. C’est vraiment le début d’un festival de couleurs, d’arômes … et de nourriture pour les insectes, qui sont à la base de nombreuses chaînes alimentaires (songeons aux amphibiens, aux oiseaux…).Pour les grenouilles, crapauds et autres, mars est la haute saison de reproduction. En effet. D’ailleurs j’en profite pour rappeler d’être particulièrement vigilant le long des routes à cette période (encore plus que d’habitude). Énormément de volontaires à travers le pays --- un grand merci à eux --- aident à sauver les amphibiens lors de leur traversée de route. Alors, en voiture ou à vélo, levez le pied et faites attention à la signalisation indiquant souvent les zones sensibles où des traversées d’animaux ont lieu.Les oiseaux, parlons-en également. Le mois de mars constitue le tout début de leur saison de reproduction. Exact. Même si tous les oiseaux migrateurs ne sont pas encore de retour, ceux qui ont passé l’hiver chez nous s’activent déjà depuis un certain temps. Sécuriser le territoire, c’est essentiel. Il va y avoir la saison des parades avec les mâles qui vont rouler des mécaniques en plumage nuptial. La concurrence pour attirer et séduire une partenaire est assez intense ! La période de reproduction peut varier d’une espèce à l’autre. Les signaux de l’environnement sont importants (température et disponibilité en ressources alimentaires) mais on peut dire que la période s’étend essentiellement d’avril à mi-juillet sous nos latitudes.Ici début mars nous n’en sommes qu’au début. Les étapes vont s’enchaîner : construction des nids, ovulation, copulation, ponte et couvaison des œufs. Puis l’éclosion et la phase intense du nourrissage des jeunes, marquée par des ballets aériens incessants et très nombreux de la part des parents. C’est l’occasion de faire de chouettes observations, dans votre jardin, potager ou dans des parcs et espaces verts, alors profitez-en à fond.

  9. 79

    Connexion Nature – Le pouvoir vibratoire des plantes

    Depuis toujours, l’être humain pressent que les plantes ne se limitent pas à nourrir ou à soigner le corps. Dans cet épisode de Connexion Nature, Amir nous invite à franchir un pas supplémentaire et à nous ouvrir à une dimension plus subtile du végétal : son pouvoir vibratoire.Les médecines ancestrales l’ont compris de manière intuitive : chaque plante, en tant qu’être vivant, émet une fréquence spécifique, une véritable signature énergétique. Cette vibration interagit avec son environnement et pourrait influencer notre équilibre physique, émotionnel et mental. Une idée fascinante, qui trouve aujourd’hui des échos dans certaines approches issues de la physique moderne.Tout dans l’univers est vibration. La matière elle-même est une forme d’énergie. Les plantes, comme tout ce qui vit, vibrent à des fréquences particulières. Une grande partie de ces vibrations nous échappe : l’oreille humaine ne perçoit qu’un spectre limité de sons, alors que les plantes émettent des fréquences basses, mais aussi des ultrasons, totalement imperceptibles pour nous.Certaines recherches en bioénergétique suggèrent que certaines plantes possèdent des fréquences particulièrement élevées, associées à des états d’harmonie et de mieux-être. Amir cite plusieurs exemples emblématiques. La rose, notamment sous forme d’huile essentielle, est réputée pour ses vibrations très élevées, bien supérieures à celles du corps humain en bonne santé. Elle est traditionnellement associée à l’équilibre émotionnel et à l’apaisement du cœur.La lavande, quant à elle, est connue pour favoriser la sérénité, calmer l’agitation mentale et accompagner le sommeil. Sa vibration douce en fait une alliée précieuse dans nos vies souvent trop rapides. La sauge, utilisée depuis des siècles pour la purification, est associée à une énergie de clarté et de nettoyage, tandis que la menthe poivrée, le thym ou encore l’ylang-ylang apportent chacun leur tonalité énergétique propre.Amir rappelle que cette approche ne se limite pas aux huiles essentielles. Les élixirs floraux, comme les fleurs de Bach, s’inscrivent eux aussi dans cette logique vibratoire. Conçus pour accompagner les états émotionnels, certains d’entre eux sont réputés pour leur haute fréquence énergétique.Cet épisode n’invite pas à opposer science et tradition, mais à ouvrir le regard. Passer du temps au jardin, respirer le parfum d’une fleur, s’imprégner de la présence des plantes… autant de gestes simples qui nous reconnectent à un rythme plus juste, plus doux, plus vivant.Une chronique sensible et apaisante, qui nous rappelle que la nature agit parfois là où les mots ne suffisent plus, dans l’invisible, le ressenti, la vibration.

  10. 78

    Connexion Nature – La bardane : une plante aux vertus oubliées

    Elle pousse parfois au bord des chemins, impressionnante par sa taille, et pourtant bien peu savent tout ce qu’elle peut offrir. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous invitent à redécouvrir la bardane (Arctium lappa), une plante herbacée aussi généreuse que fascinante.La bardane se reconnaît facilement : de très grandes feuilles veloutées, presque douces au toucher, une croissance spectaculaire pouvant dépasser les deux mètres, et en été, de jolies fleurs roses à violettes qui apparaissent entre juillet et août. Sa longue racine, brune à l’extérieur et blanche à l’intérieur, est la partie la plus utilisée, tant pour ses vertus médicinales que culinaires.Un détail amusant fait souvent sourire : les fruits de la bardane sont munis de petits crochets qui s’agrippent aux poils des animaux… ou aux vêtements. C’est d’ailleurs cette ingénieuse stratégie naturelle qui a inspiré l’invention du Velcro, bel exemple de la nature comme source d’innovation.Côté santé, la bardane est reconnue depuis longtemps pour ses propriétés antioxydantes et sa richesse en acides gras essentiels. Elle est particulièrement appréciée pour le soin de la peau : acné, éruptions cutanées, teint terne. En phytothérapie, elle est aussi réputée pour ses vertus anti-inflammatoires, largement utilisées depuis des siècles dans la médecine traditionnelle asiatique.Aujourd’hui, on la retrouve sous différentes formes : décoctions, teintures mères, gélules. Amir insiste toutefois sur un point essentiel : même naturelle, la bardane n’est pas anodine. Avant d’entamer un traitement, il est indispensable de demander conseil à un professionnel de santé, afin d’éviter les effets secondaires ou les interactions médicamenteuses.Mais la bardane ne soigne pas seulement, elle se cultive et se déguste. Semée au printemps, elle germe en deux à trois semaines, apprécie les sols riches et les zones bien ensoleillées. Ses racines se récoltent après trois à quatre mois, idéalement en début d’automne, avant qu’elles ne deviennent trop fibreuses. Crues en salade ou cuites dans des plats mijotés, elles rappellent le goût du salsifis, avec une touche légèrement sucrée. Les jeunes feuilles, elles aussi, peuvent agrémenter des préparations chaudes.Enfin, rappelons que la bardane est bisannuelle. La deuxième année, elle développe une haute hampe florale, très appréciée des abeilles et des insectes pollinisateurs, contribuant ainsi à la biodiversité du jardin.Un épisode qui nous rappelle qu’au cœur des plantes les plus simples se cachent souvent les plus grands trésors.

  11. 77

    Connexion Nature – L’éco-pâturage : quand les animaux remplacent les tondeuses

    Remplacer le vrombissement des tondeuses par le pas tranquille d’un mouton… Voilà toute la philosophie de l’éco-pâturage, au cœur de cette nouvelle Connexion Nature. Amir nous rappelle que cette pratique, pourtant très moderne dans ses objectifs écologiques, s’inspire en réalité d’un savoir-faire ancien, respectueux du vivant.Le principe est simple : confier l’entretien des espaces verts à des herbivores — moutons, chèvres, ânes ou parfois même vaches. En broutant la végétation, ces animaux assurent une gestion naturelle des prairies, talus et parcs, sans machines ni produits chimiques. Résultat : une réduction significative de l’empreinte carbone, mais aussi du bruit, souvent envahissant dans nos villes.Contrairement aux tontes mécaniques qui uniformisent tout sur leur passage, l’éco-pâturage permet une gestion différenciée des milieux. Les animaux choisissent ce qu’ils mangent, laissent certaines plantes intactes, favorisent la diversité végétale et enrichissent naturellement les sols grâce à leurs déjections — un engrais aussi ancien que la terre elle-même.Cette pratique porte également une forte dimension éthique. Bien souvent, les animaux utilisés sont en fin de carrière agricole. L’éco-pâturage leur offre une retraite paisible, loin de l’abattoir, au rythme des saisons. Une image qui touche, et qui rappelle notre responsabilité envers ceux qui nous nourrissent et nous accompagnent depuis des millénaires.Mais l’éco-pâturage est aussi une aventure humaine et sociale. Dans plusieurs communes, des citoyens volontaires sont formés pour veiller au bien-être des troupeaux. C’est notamment le cas à Watermael-Boitsfort, mais aussi au parc Tournay-Solvay, à Ixelles ou encore au Kauwberg, à Uccle, en lisière de la Forêt de Soignes. Jour après jour, ces bénévoles s’assurent que les animaux vont bien, que les clôtures fonctionnent, qu’aucune blessure n’apparaît. Une véritable reconnexion au vivant.Bien sûr, Amir le souligne : un projet d’éco-pâturage ne s’improvise pas. Il faut étudier le site, choisir les espèces adaptées, dimensionner correctement les troupeaux, prévoir clôtures, abris et points d’eau, et assurer un suivi sanitaire rigoureux. Lorsqu’il est bien pensé, l’éco-pâturage devient un modèle exemplaire de gestion durable.Un épisode qui invite à ralentir, à écouter le silence, et à redécouvrir le bon sens d’hier pour mieux préparer demain.

  12. 76

    Connexion Nature – Le retour du loup en Belgique : cohabiter avec le sauvage (2e partie)

    Après avoir retracé le retour du loup en Belgique, cette seconde partie de Connexion Nature s’attarde sur les raisons profondes de cette réapparition et sur les débats qu’elle suscite. Car le loup ne revient jamais sans provoquer des émotions contrastées.Amir identifie quatre facteurs majeurs expliquant cette recolonisation naturelle. Tout d’abord, l’augmentation importante des populations de grands ongulés — cerfs, chevreuils, sangliers — observée depuis une trentaine d’années. Ensuite, le statut de protection européenne accordé au loup depuis la Convention de Berne de 1979, qui a mis fin à sa persécution systématique. À cela s’ajoute la déprise agricole dans certaines régions de France et d’Allemagne, offrant au loup de nouveaux espaces plus favorables. Enfin, il faut souligner l’extraordinaire capacité de dispersion de l’animal, capable de parcourir de très longues distances et de traverser des zones fortement urbanisées.Ce retour suscite un enthousiasme réel. Le loup reste un symbole puissant de la nature sauvage, un animal qui nourrit l’imaginaire collectif et rappelle que le vivant peut encore reprendre sa place. Mais il engendre aussi des inquiétudes, notamment chez les éleveurs de troupeaux ovins et caprins. La question centrale devient alors celle de la cohabitation.Dès 2020, la Wallonie a mis en place un Plan de cohabitation visant à équilibrer la présence du loup et les activités humaines. Ce plan comprend la protection renforcée des tanières, le suivi des individus, la surveillance des zones fréquentées, mais aussi un accompagnement concret des éleveurs : indemnisations élargies, kits de protection et aides financières.Face aux peurs du grand public, Amir rappelle que le loup est avant tout craintif. Les mythes et légendes ont forgé une image inquiétante, souvent éloignée de la réalité. Croiser un loup reste extrêmement rare et relève d’une chance exceptionnelle. En cas de rencontre, il convient de rester debout, de ne pas lui tourner le dos et surtout de ne jamais approcher des louveteaux. Si l’animal s’approchait — ce qui est très peu probable — il faut faire du bruit et de grands gestes. Toute observation peut être signalée au Réseau Loup, qui centralise et analyse les indices de présence.En guise de conclusion, Amir ouvre une réflexion plus large. Le retour du loup nous rappelle que l’être humain n’est pas seul sur Terre. Dans un pays petit, densément peuplé et quadrillé de routes, la question se pose : comment laisser une place au sauvage à nos côtés ? Une interrogation profonde, qui dépasse largement le cadre de cette chronique… mais qui mérite d’être posée.

  13. 75

    Connexion Nature – Le retour du loup en Belgique (1re partie)

    Animal mythique, redouté autant que fantasmé, le loup signe depuis quelques années un retour discret mais bien réel en Belgique. Dans cette première partie de Connexion Nature, Amir nous invite à dépasser les peurs ancestrales pour mieux comprendre ce grand prédateur, absent de nos paysages depuis plus de cent ans.Pourchassé pendant des siècles, le loup avait totalement disparu de notre territoire. Pourtant, depuis 2016, des loups dits « dispersants » ont commencé à traverser la Belgique. Leur installation durable débute en 2018, marquant le retour officiel de l’espèce dans notre pays. Un retour 100 % naturel, sans réintroduction humaine. Les loups proviennent principalement des populations italiennes — notamment des Abruzzes — et de celles venues d’Europe de l’Est, comme l’Allemagne ou la Pologne. La Belgique, située à la jonction de ces deux grands axes de recolonisation, était une étape inévitable.Physiquement, le loup est un membre de la famille des canidés. Il mesure environ 65 à 70 centimètres au garrot, pèse en moyenne 30 kilos et présente un pelage variable, du brun au gris, parfois noir ou blanc selon les populations. Sa silhouette est reconnaissable à sa queue courte, son masque facial clair et ses oreilles dressées.Mais c’est surtout son organisation sociale qui fascine. Le loup vit en meute, structurée autour d’un couple reproducteur, souvent appelé couple « alpha ». Ce duo assure la cohésion du groupe, la défense du territoire et l’éducation des jeunes. Les portées comptent généralement entre 4 et 8 louveteaux, nés au printemps.Vers l’âge de deux ans, les jeunes quittent la meute. Ils deviennent alors des loups dispersants, parcourant parfois des centaines de kilomètres à la recherche d’un territoire libre et d’un partenaire. Cette phase est la plus risquée de leur vie : en Belgique, les routes représentent aujourd’hui la principale cause de mortalité chez les loups.Carnivore opportuniste, le loup s’adapte à son environnement. Il peut consommer de petites proies comme des campagnols ou des lièvres, se nourrir de charognes, mais reste avant tout un prédateur naturel des grands ongulés sauvages : chevreuils, cerfs et sangliers. La taille de son territoire dépend directement de l’abondance de ces proies et varie généralement entre 150 et 400 km² par meute.En 2024, trois meutes permanentes ont été confirmées en Belgique, toutes à l’est du pays. En septembre 2025, un couple s’est installé dans la forêt d’Anlier, suivi en décembre 2025 par un autre couple dans le massif forestier de Saint-Hubert. Des signes clairs que le loup retrouve progressivement sa place dans nos écosystèmes.Une chronique passionnante, première étape d’un sujet sensible et essentiel, qui invite à regarder le loup non comme une menace, mais comme un acteur clé du vivant.

  14. 74

    Connexion Nature – Comment les abeilles traversent l’hiver?

    Lorsque l’hiver arrive et que la nature semble figée, une question revient souvent : les abeilles survivent-elles au froid ? Dans cet épisode de Connexion Nature, Amir nous éclaire sur les stratégies étonnantes mises en place par ces insectes indispensables à nos écosystèmes.Avant tout, il rappelle qu’il n’existe pas qu’une seule abeille. Nos régions abritent une multitude d’abeilles solitaires, souvent méconnues, mais pourtant essentielles à la pollinisation dès le mois de mars. Ces abeilles sauvages nichent dans des galeries creusées dans le sol, le bois mort ou les tiges creuses. Parmi elles, on retrouve notamment les osmies, dites abeilles maçonnes, ou encore les andrènes, qui préfèrent les sols sableux.À l’inverse, l’imaginaire collectif se concentre surtout sur l’abeille domestique des ruchers. Et sa stratégie hivernale est remarquable. Dès que la température descend sous les 8 à 10 degrés, les abeilles ne quittent plus la ruche. Elles n’hibernent pas comme le hérisson : elles restent actives, mais autrement.La colonie se rassemble alors en une grappe compacte. Les abeilles se serrent les unes contre les autres pour conserver la chaleur, maintenant la reine bien au centre, protégée. Cette chaleur collective a un coût énergétique : les abeilles consomment le miel stocké durant la belle saison. C’est pourquoi les apiculteurs peuvent parfois compléter avec du sirop de sucre.À l’intérieur de la grappe, l’organisation est d’une précision fascinante. Les abeilles situées à l’extérieur, plus exposées au froid, se relaient régulièrement avec celles du centre. Ce mouvement permanent permet à chacune de bénéficier de la chaleur produite par le groupe, maintenant une température relativement stable malgré le gel extérieur.Le fonctionnement est tout autre chez les abeilles solitaires. Elles ne vivent pas en colonie et ne construisent pas de ruche. À l’approche de l’hiver, les adultes meurent, mais non sans avoir assuré la relève : de jeunes reines fécondées passent l’hiver à l’abri, cachées dans le sol, le bois ou les hôtels à insectes. Elles reprendront leur activité dès le retour de la lumière et des températures plus clémentes.Amir conclut avec un conseil simple et précieux : pour aider ces pollinisatrices, plantez varié. Des fleurs toute l’année, même en hiver — hellébores, perce-neiges, chèvrefeuilles d’hiver — ainsi que des plantes aromatiques, constituent de véritables garde-manger pour les abeilles.Un épisode qui nous rappelle que, même en plein hiver, la vie s’organise, discrète mais tenace, juste sous nos yeux… ou presque.

  15. 73

    Connexion Nature – La chouette hulotte, discrète reine de la nuit

    Avant toute chose, Amir tient à rétablir une vérité souvent mal comprise : les chouettes ne sont pas les femelles des hiboux. La chouette hulotte, l’effraie, le hibou moyen-duc ou le hibou des marais sont des espèces bien distinctes, chacune composée de mâles et de femelles. Une précision essentielle pour mieux comprendre ces oiseaux mystérieux qui peuplent nos nuits.Autre fait étonnant : les chouettes peuvent tourner leur tête jusqu’à 270 degrés. Une capacité spectaculaire qui leur permet d’observer presque tout leur environnement sans bouger le corps. Un atout précieux pour un chasseur nocturne.Zoom ensuite sur la chouette hulotte, sans doute la plus connue de nos régions. De taille moyenne, elle mesure environ 40 centimètres, avec une envergure pouvant atteindre un mètre. Sa silhouette est trapue, ses ailes larges et arrondies. Son plumage varie du roux au gris, et ses yeux, noirs et profonds, accentuent son allure énigmatique. Son chant — un hululement reconnaissable entre mille — peut être entendu toute l’année. Et son ouïe, extraordinairement fine, fait d’elle une redoutable prédatrice.La hulotte se nourrit principalement de mulots, campagnols, insectes, mais aussi de musaraignes, de petits oiseaux ou de grenouilles. Elle chasse à l’affût, depuis un perchoir, ce qui explique son besoin d’espaces dégagés. Pour surprendre ses proies, elle bénéficie d’un autre super-pouvoir : un vol parfaitement silencieux, rendu possible par des plumes spécifiques qui réduisent les turbulences de l’air.Les proies sont avalées entières. Os, poils et plumes ne sont pas digérés et sont rejetés sous forme de pelotes de réjection, indices précieux pour repérer la présence de hulottes dans un secteur.Peu exigeante, la chouette hulotte s’adapte à de nombreux milieux. Elle niche dans des cavités d’arbres, affectionne les feuillus âgés — notamment les chênes — et fréquente aussi bien les forêts que les parcs, grands jardins, zones agricoles, voire urbaines.Côté comportement, c’est un oiseau fidèle, à son territoire comme à son partenaire. Les couples restent unis toute leur vie. Et lorsque les conditions sont favorables, la hulotte peut vivre 15 à 20 ans, une belle longévité pour un rapace nocturne.Un épisode captivant, qui invite à tendre l’oreille à la tombée de la nuit et à redécouvrir ces sentinelles silencieuses qui veillent pendant notre sommeil.

  16. 72

    Connexion Nature – Quand « Tombe la neige » : bienfaits, protection et émerveillement

    C’est en évoquant les premiers mots du succès d’Adamo, Tombe la neige, que s’ouvre cet épisode de Connexion Nature. Une introduction poétique pour parler d’un phénomène météorologique qui transforme nos paysages… mais aussi nos jardins, nos sols et même notre bien-être.Première idée surprenante : la neige est un excellent isolant thermique. Amir rappelle que l’intérieur d’un igloo conserve une chaleur étonnamment douce, preuve de l’efficacité de l’air emprisonné dans la neige. Dans nos jardins, ce manteau blanc protège bulbes, racines et jeunes pousses contre les vents glacés. À une condition toutefois : ne pas tasser la neige. Plus elle reste légère, plus elle isole.Autre avantage : en fondant lentement, la neige fournit une eau naturellement pure, qui s’infiltre progressivement dans le sol. Cette hydratation douce et continue réduit les besoins d’irrigation, particulièrement précieuse dans les régions où l’eau se fait rare.En cas de fortes chutes, un geste simple peut éviter des dégâts : secouer délicatement les branches qui ploient sous le poids des flocons, notamment celles des camélias ou de certains arbustes persistants. Cela évite les ruptures de rameaux trop alourdis.La neige joue aussi un rôle essentiel dans la décomposition des matières organiques. Sous sa couverture froide, feuilles mortes et résidus végétaux libèrent lentement leurs nutriments. Cela nourrit le sol, soutient les micro-organismes, et renforce l’activité des vers de terre — indispensables à la santé d’un potager, comme Amir l’a souvent rappelé.Mais il y a un autre bénéfice, plus subtil, plus humain : la neige émerveille. Loin des tracas routiers, regarder tomber les flocons nous apaise immédiatement. Sortir marcher après une chute de neige nourrit le plaisir simple d’être dehors, de sentir l’air vif et tonique. Le froid stimule notre métabolisme, renforce notre système immunitaire, et contribue même à améliorer la qualité de notre sommeil.Ainsi, la neige, loin d’être un simple décor hivernal, devient une alliée : protectrice, nourricière, régénérante… et magique. Un épisode qui invite à lever les yeux, à respirer, et à retrouver l’enfant émerveillé en chacun de nous.

  17. 71

    Connexion Nature – Miel & tisanes : les remèdes naturels contre les refroidissements

    Quand les jours raccourcissent et que les températures chutent, les petits refroidissements s’invitent volontiers dans notre quotidien. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous ramènent vers les remèdes simples, ancestraux, ceux qui ont accompagné des générations : le miel et les plantes médicinales.Amir commence par l’incontournable miel, véritable trésor naturel aux propriétés antimicrobiennes. Il apaise les maux de gorge, combat les rhumes et stimule nos défenses immunitaires. C’est aussi une source d’énergie précieuse — notamment pour les sportifs — et un puissant antioxydant. Certains miels ont même des indications ciblées : le miel d’eucalyptus ou de thym soulage les laryngites, tandis qu’un miel à dominante de sauge peut aider en cas de bronchite.Mais tous les miels ne se valent pas. Amir met en garde contre les miels industriels déshumidifiés, vidés de leurs vertus thérapeutiques, sans oublier les résidus possibles de pesticides ou d’antibiotiques dans les miels non bio. Quant aux produits trop bon marché, ils sont bien souvent dilués au glucose. Le conseil est clair : mieux vaut acheter local, auprès de petits apiculteurs de confiance.Vient ensuite le monde apaisant des tisanes, ces remèdes de « grand-mère » qui traversent les siècles. L’échinacée, avec ses pétales roses ou pourpres, est un puissant allié du système immunitaire. Ses racines, utilisées en infusion, aident à lutter contre les infections respiratoires.Le thym, quant à lui, reste un classique indispensable : antiseptique naturel, il réduit les inflammations et apaise les voies respiratoires.Amir évoque aussi l’ortie, souvent méconnue mais extraordinairement riche en minéraux et vitamines. Elle lutte efficacement contre la fatigue hivernale, avec sa teneur en calcium, fer, zinc, magnésium, et une dose de vitamine C trois fois supérieure à celle du brocoli !Dernier conseil de la chronique : la tisane de plantain, idéale en cas de rhume, sinusite ou bronchite. Deux à trois infusions par jour — une cuillère de feuilles séchées dans une tasse d’eau chaude — suffisent pour apaiser les inflammations et dégager les voies respiratoires.Un épisode qui rappelle que la nature, fidèle et généreuse, met à notre disposition des remèdes simples mais puissants, pour peu que l’on sache les reconnaître et les utiliser avec respect.

  18. 70

    Les trésors sauvages de l’hiver : cynorhodons, prunelles et bourgeons de pin

    L’hiver approche, les feuilles tombent… et pourtant, la nature continue de nous tendre des présents, discrets mais précieux. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous emmènent en balade au cœur des haies et des forêts pour redécouvrir quelques merveilles oubliées : le cynorhodon, la prunelle et le pin sylvestre.Premier arrêt : le cynorhodon, ce petit fruit rouge qui orne les rosiers sauvages, notamment l’églantier (Rosa canina). Derrière son surnom malicieux de « gratte-cul », dû à ses petits poils irritants, se cache un concentré de bienfaits. Riche en vitamines C et en sels minéraux, il offre une pulpe rouge sucrée idéale pour préparer confitures, gelées, sirops ou infusions. Certains en font même du vin ! Mais gare à bien retirer les poils et les akènes avant dégustation.Vient ensuite le prunellier, aussi appelé « épine noire ». Cet arbuste piquant aux fleurs délicates éclot dès février, avant même l’apparition de ses feuilles. Son fruit, la prunelle, est d’abord âpre et astringente à cause de ses tanins. Cependant, après un passage au froid — ou tout simplement après les premières gelées — elle révèle une saveur douce et fruitée. Les prunelles se transforment alors en délicieuses confitures, sirops ou liqueurs au parfum d’amande amère. Un fruit de caractère, à manipuler avec respect et modération !Enfin, Amir évoque le pin sylvestre, dont les bourgeons se récoltent en automne-hiver. Véritables alliés des voies respiratoires, ils sont réputés pour leurs vertus antiseptiques et expectorantes. En infusion ou en macération alcoolique, ils apaisent toux et bronchites, tout en diffusant un parfum résineux et apaisant. Le secret ? Écraser les bourgeons pour libérer toute leur puissance.Avant de se quitter, Amir rappelle une règle essentielle : ne jamais récolter sans autorisation. Il faut toujours obtenir l’accord du propriétaire du terrain, récolter entre le lever et le coucher du soleil, et surtout prélever avec modération, pour ne pas rompre l’équilibre de la nature.Un épisode empreint de bon sens et de poésie, où l’on redécouvre combien la nature, même endormie, reste généreuse pour qui sait la regarder.

  19. 69

    Pourquoi il ne faut pas donner de pain aux canards

    Qui n’a jamais vu, au détour d’un étang, une famille jetant du pain sec aux canards ? Ce geste, souvent plein de bienveillance, cache pourtant un vrai désastre écologique et animal. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir lèvent le voile sur une habitude qu’il est urgent d’abandonner.Le pain, qu’il soit frais ou rassis, n’a rien d’un repas adapté pour les canards. Leur système digestif n’est pas conçu pour assimiler le gluten qu’il contient. Résultat : troubles digestifs, affaiblissement et, à long terme, déséquilibres graves. Pire encore, le pain, très rassasiant mais pauvre en nutriments, détourne les oiseaux de leur alimentation naturelle : plantes aquatiques, insectes, petits crustacés… autant de sources essentielles de vitamines et de minéraux.En mangeant trop de pain, les canards s’exposent à de sévères carences, notamment en calcium. Et ce déficit peut provoquer un mal tristement connu : le syndrome des “ailes d’ange”, une déformation irréversible qui empêche l’oiseau de voler. Ne plus pouvoir prendre son envol, c’est aussi ne plus pouvoir fuir les prédateurs, se nourrir ou migrer. Un simple geste humain peut donc condamner un animal à la survie au sol.Mais le mal ne s’arrête pas là. Le pain abandonné dans l’eau se décompose lentement, libérant des bactéries qui troublent l’équilibre biologique des étangs. Les poissons en souffrent, les algues prolifèrent, et les rats sont attirés par ces restes alimentaires. Ce désordre écologique transforme parfois de paisibles mares en véritables marécages pollués.Alors, que faire ? Simplement ne rien faire. Les canards, les cygnes, les oies savent parfaitement se nourrir seuls. Ils trouvent dans leur environnement tout ce dont ils ont besoin. Amir souligne combien il serait utile de remplacer les panneaux d’interdiction par des messages explicatifs, pour apprendre plutôt qu’interdire.Cet épisode est un doux rappel : aimer la nature, c’est parfois savoir s’effacer. Observer, comprendre, transmettre. Car, comme le dit Amir, « respecter la nature, c’est aussi savoir ne pas interférer ».Un épisode à écouter en famille, pour apprendre à regarder autrement ces beaux habitants de nos étangs.

  20. 68

    Connexion Nature – À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine

    « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ». Ce vieux dicton, transmis de génération en génération, prend tout son sens dans cet épisode de Connexion Nature. Socha et Amir nous emmènent à la découverte de cette période bénie de l’année, où la terre se prépare silencieusement à accueillir de nouvelles vies.À la fin de l’automne, les arbres entrent en repos. Ils n’ont plus besoin d’énergie pour leurs feuilles ou leurs fruits et concentrent toutes leurs forces dans le développement de leurs racines. C’est pourquoi la période allant de novembre à début mars est idéale pour planter arbres et arbustes — à condition d’éviter le gel. Amir nous rappelle que nos ancêtres l’avaient bien observé : c’est en cette saison que la nature offre le meilleur terreau pour de nouvelles promesses.Mais planter, c’est aussi comprendre. Avant de se lancer, il faut préparer son sol : retirer la végétation, l’ameublir, et surtout apprendre à le connaître. Sol acide ou calcaire, argileux ou sableux, chaque terrain a son caractère et appelle des essences adaptées. Le hêtre, par exemple, aime les sols acides, tandis que l’érable champêtre préfère les terrains calcaires. Et attention à la topographie : une parcelle en bas de pente retiendra davantage d’eau, ce qui conviendra aux saules ou aux peupliers, mais pas aux aubépines.Cet épisode est aussi l’occasion de rappeler que la Semaine de l’Arbre se tiendra du 22 au 30 novembre 2025 dans plus de 200 communes wallonnes. Une belle opportunité pour planter des essences locales et participer à la biodiversité. Le thème de cette édition : la haie fleurie, véritable refuge pour la faune. L’aubépine, le cornouiller, le sorbier ou le prunellier nourrissent oiseaux et insectes, tandis que le charme, la bourdaine ou le noisetier offrent nectar et abris aux pollinisateurs et petits mammifères.À travers ses conseils simples et précis, Amir nous invite à renouer avec ce geste essentiel : planter. Car derrière chaque arbre, il y a un acte de transmission, un symbole d’espérance, une manière de rendre à la nature ce qu’elle nous offre depuis toujours.Un épisode à écouter comme une ode à la terre, à la patience et à la vie qui se prépare sous nos pieds.

  21. 67

    Connexion Nature – Retrouver santé et sérénité au cœur du vivant

    Dans un monde où tout va trop vite, où les journées s’enchaînent entre écrans, bruit et béton, notre lien avec la nature s’est peu à peu effiloché. Et pourtant, comme le rappelle Amir au micro de Socha dans cet épisode de Connexion Nature, renouer avec le vivant est un formidable moyen d’améliorer notre santé physique et mentale.Des études le prouvent : passer régulièrement du temps dans des environnements naturels permet de réduire le stress, la tristesse ou la colère, tout en renforçant notre activité physique. Même trente petites minutes de marche hebdomadaire dans un parc ou une forêt suffisent pour apaiser les émotions négatives et diminuer les symptômes de dépression.Les effets bénéfiques ne s’arrêtent pas là. Le jardinage, les promenades en forêt ou simplement le fait de respirer un air plus pur participent à un mieux-être global. Les arbres, notamment les conifères, libèrent dans l’air des composés organiques volatiles – de véritables remèdes naturels ! Certains, utilisés comme bronchodilatateurs dans le traitement de l’asthme, améliorent la respiration et favorisent la relaxation.Amir évoque aussi ce qu’il appelle « l’activité parasympathique » : cette réponse du corps qui s’enclenche lorsque nous ralentissons, lorsque notre rythme intérieur retrouve celui de la nature. En forêt, tous nos sens se réactivent : l’odorat, l’ouïe, le toucher. Le vent dans les branches, l’odeur des pins, la texture d’une écorce… autant de signaux qui rappellent à notre organisme ce qu’il a longtemps connu et dont il a aujourd’hui besoin.Socha conclut sur une évidence : la nature n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Elle nous relie à ce que nous sommes profondément, à ce souffle que le tumulte urbain tend à étouffer.Un épisode apaisant, inspirant, à écouter comme une parenthèse verte dans le vacarme du quotidien.

  22. 66

    Potiron d’Halloween : origines celtes, astuces déco et idées gourmandes pour l’automne

    Avant d’en faire une lanterne souriante, saviez-vous que cette tradition est bien plus européenne qu’américaine ? En effet, Halloween tire ses racines d’une ancienne fête celte et irlandaise, appelée Samhain, qui célébrait la fin des récoltes et marquait le passage à la saison sombre. On y allumait de grands feux pour éloigner les esprits, à une époque où l’on pensait que la frontière entre vivants et morts devenait poreuse.Mais revenons à notre star orangée. Contrairement à la citrouille, le potiron (Cucurbita maxima) est plus rond, dodu, et possède un pédoncule souple comme un bouchon de liège. Son cousin, la citrouille (Cucurbita pepo), est plus allongé, avec une tige dure et anguleuse. Tous deux regorgent de saveurs douces et vitaminées parfaites pour la saison.Côté cuisine, laissez parler votre imagination : soupes, gratins, tartes, purées, biscuits… Le potiron est un allié sain et gourmand, idéal pour garder énergie et moral à l’automne.Et pour les amateurs de bricolage, rien de plus simple pour réaliser un potiron d’Halloween sculpté :Découpez le sommet pour former un chapeau.Videz la chair et gardez les graines pour les griller.Dessinez un visage aux formes simples.Sculptez avec précaution et glissez-y une petite lumière.

  23. 65

    Que faire au potager et au jardin à l’automne ?

    Bonjour Amir. Ce matin, dans ta Connexion Nature, tu nous emmènes une fois encore les mains dans la terre... et cette fois-ci, direction le potager en octobre.Bonjour Socha ! Oui, l’automne est là, mais il y a encore mille choses à faire pour celles et ceux qui aiment jardiner. C’est une saison précieuse, charnière, où l’on peut à la fois récolter, planter et préparer le jardin pour l’hiver à venir.On commence par surveiller l’évolution des semis effectués il y a quelques semaines : betteraves, laitues, fenouils, choux, épinards... c’est le moment d’observer, d’ajuster. Côté récoltes, c’est aussi l’occasion de cueillir les dernières tomates, des blettes, des carottes, ou encore ces belles courges d’automne que sont les petits marrons et butternuts. Et puis, octobre est parfait pour planter de l’ail, des oignons, mais aussi des choux et des laitues d’hiver.Mais jardiner en automne, c’est aussi penser au sol. Certaines cultures l’ont épuisé ; c’est donc le bon moment pour enrichir les parcelles avec du fumier, ou semer des engrais verts comme la moutarde ou la phacélie sur les zones libérées. Cela nourrira la terre naturellement tout en la préparant pour le printemps suivant.Et n’oublions pas le paillage, essentiel à cette saison pour retenir l’humidité et protéger le sol du froid. Les feuilles mortes sont une bénédiction pour ça… à condition de sélectionner les bonnes : évitez les feuilles malades ou attaquées par des insectes (comme celles des marronniers ou couvertes d’oïdium).🍃 Et si l’on sort du potager pour s’occuper du jardin dans son ensemble ?Eh bien en octobre, on peut déjà tailler les arbustes : rosiers, lilas, mais aussi pommiers, poiriers et pruniers, pour favoriser une belle fructification l’année suivante. C’est aussi la saison idéale pour planter des bulbes de printemps – tulipes, narcisses – afin d’accueillir les beaux jours avec des floraisons colorées. Et n’oublions pas les arbres fruitiers : octobre marque le début de la période idéale pour les planter, tout comme les petits fruits rouges (framboisiers, groseilliers, cassissiers…).Et côté conseils de taille ?D’abord, désinfecter les outils pour éviter toute propagation de maladies. Ensuite, pratiquer une taille douce : pas question de traumatiser l’arbre avant l’hiver. Et enfin, effectuer des coupes nettes, en biseau, pour que l’eau ne stagne pas sur les plaies.

  24. 64

    Champignons : alliés invisibles et maîtres de l’automne

    Bonjour Amir, chaque semaine on se connecte à la nature avec toi et aujourd’hui nous allons plonger ensemble dans le monde des champignons ! Bonjour Socha. C’est un univers que je trouve fascinant, avec des couleurs et des formes très diversifiées et parfois tout simplement incroyables ! L’automne est traditionnellement la saison à laquelle on associe les champignons. Oui et pourtant les champignons sont présents toute l’année ! L’appareil végétatif du champignon est son MYCÉLIUM souterrain, invisible en surface. Ce mycélium est un ensemble de très fins filaments. Ce que l’on voit émerger pendant une courte période de l’année et qu’on appelle communément champignon est en fait son appareil reproducteur. Via l’émergence de son sporophore, le champignon va pouvoir disséminer ses spores.Les champignons ne sont pas capables de réaliser la réaction de photosynthèse, ce ne sont pas des plantes. Exact, ils sont dépourvus de chlorophylle. C’est pourquoi les champignons se rabattent sur ce que d'autres organismes ont déjà fabriqué. Ils se développent : soit comme parasites (absorbant des substances organiques au détriment d'organismes vivants). Ces champignons sont responsables de maladies des plantes (mildiou, oïdium, …), de mycoses de la peau chez les mammifères, etc. L’armillaire couleur de miel en est un exemple ;soit comme saprophytes (absorbant des matières mortes : bois, feuilles, cadavres d'animaux, etc.). Comme exemple, on peut citer les coprins ; soit via des symbioses avec des plantes. Les amanites et les bolets sont des champignons symbiotiques.Une symbiose, c’est une relation à bénéfices réciproques, n’est-ce pas ? Exactement c’est du « win-win ». Le champignon reçoit de l’arbre des éléments carbonés (des sucres), et en échange, fournit à l’arbre eau et matières nutritives de base. Grâce à leur réseau mycélien très étendu et très fin, ces champignons mycorhiziens sont capables de prélever l'eau dans les sols à des endroits inaccessibles aux racines des arbres et à des teneurs particulièrement faibles, en dessous desquels les racines ne peuvent plus prélever.Et les champignons jouent des rôles écologiques importants dans la nature.Les champignons parasites s’attaquent souvent à des organismes affaiblis, à des arbres blessés ou malades. Cela correspond à un rôle de sélection naturelle.Les champignons saprophytes décomposent petit à petit les substances mortes d’origine animale ou végétale et les recyclent en nouvelles ressources alimentaires.Quant aux champignons symbiotiques, ils contribuent à renforcer les partenaires avec lesquels ils s’associent. Les mycorhizes protègent les racines et radicelles de l’arbre contre des attaques de parasites, elles favorisent l’absorption de l’eau et des sels minéraux grâce aux nombreux filaments très fins du mycélium.En réalité, nous sommes entourés de champignons au quotidien ! Dans le domaine médical, les champignons permettent de synthétiser des molécules complexes, notamment des antibiotiques. Puis les levures, les processus de fermentation pour fabriquer du pain ou de la bière. Il y a aussi toutes les moisissures qu’on trouve sur des fromages comme le roquefort.On étudie aussi les champignons pour leur potentiel de dépollution d’anciens sites industriels.

  25. 63

    La migration d'oiseaux: là-haut, vers l’automne (partie 3)

    La période idéale pour observer les oiseaux en pleine migration vers leurs quartiers d’hiver ? Sans hésitation, les mois d’octobre et de novembre.C’est à ce moment que de grands voyageurs comme les grues cendrées quittent les pays nordiques par milliers, fendant le ciel dans un ballet majestueux. Elles traversent l’Allemagne, l’est de la Belgique, puis la Champagne française, formant ce que les ornithologues appellent un corridor migratoire occidental.Un lieu emblématique à ne pas manquer : 👉 Le lac du Der, en Champagne. Un lac artificiel de 48 km², créé il y a 50 ans pour éviter les crues à Paris, devenu un havre pour la faune migratrice. Entre fin octobre et fin novembre, les envolées de grues à l’aube y offrent un spectacle à couper le souffle.Mais le Der, ce n’est pas que les grues ! On peut y croiser :des grives mauvisdes pinsons du Norddes sarcellles d’hiverou encore des limicoles comme le courlis cendré.Et pour celles et ceux qui restent en Belgique : pas besoin d’aller loin pour s’émerveiller. De magnifiques observations sont aussi possibles dans les Hautes Fagnes ou le long de la Semois.Le climat change… les routes migratoires aussiLes changements climatiques influencent directement le comportement des oiseaux migrateurs. Par exemple : ➡️ De plus en plus de grues cendrées hivernent plus au nord qu’avant. Là où elles rejoignaient l’Espagne ou le Maroc, certaines se fixent désormais :en Aquitaineau nord des Pyrénéesou même en Lorraine, voire en Allemagne.Pourquoi ? Parce que les hivers plus doux permettent à certaines zones de conserver des ressources alimentaires suffisantes.C’est aussi le cas en Europe de l’Est. Les grues venues de Finlande, des Pays Baltes ou de Biélorussie, qui migraient autrefois vers la Méditerranée, s’arrêtent de plus en plus en Hongrie, où elles trouvent désormais un habitat propice pour passer l’hiver.Observer, comprendre, protégerCe que nous rappelle Amir, c’est que chaque migration raconte une histoire d’adaptation. Les oiseaux ne migrent pas pour le plaisir du voyage : ils le font pour survivre, trouver nourriture et abri, pour eux et leur progéniture à venir.En observant mieux leurs parcours, nous comprenons aussi ce que la nature nous dit de l’état du monde, et de notre propre impact.

  26. 62

    Les migrations d’oiseaux: entre périls, science et espoir

    La migration postnuptiale, qui débute à la fin de l’été, représente un véritable marathon pour nos amis à plumes. Mais saviez-vous qu’un passereau sur deux seulement survit à l’aller-retour ? Pour espérer franchir tous les obstacles, l’oiseau doit impérativement constituer une réserve de graisse suffisante, carburant vital pour ses longues étapes sans pause.Quels sont les dangers majeurs ?La prédation, en tête de liste, notamment pour les plus petits migrateurs.Les conditions climatiques extrêmes : tempêtes, brouillards, vents contraires… Autant d’éléments qui peuvent désorienter, épuiser ou même faire échouer les oiseaux.Les barrières naturelles (mers, chaînes de montagnes, déserts) sont des épreuves redoutables, où le moindre écart peut être fatal.Et surtout, l’impact humain : pollution lumineuse, collisions avec les éoliennes ou lignes électriques, et surtout la disparition des zones de halte migratoire (zones humides, haies, prairies naturelles…), qui empêche les oiseaux de se ravitailler avant la suite de leur périple.Le baguage : une science au service de la migrationPour mieux comprendre ces migrations et agir efficacement, les ornithologues ont recours à une méthode essentielle : le baguage.Cela consiste à :Capturer temporairement l’oiseau à l’aide de filets fins.Lui poser une bague métallique légère avec un code unique.Enregistrer des données biologiques : poids, sexe, longueur des ailes, quantité de graisse.Lorsque l’oiseau est recapturé ailleurs (par un autre bagueur ou observé à la jumelle), son trajet peut être reconstitué. Grâce à ce suivi minutieux, on peut mieux comprendre les itinéraires, les rythmes de migration, les durées de halte, et évaluer l’état de santé des populations.Une variante moderne consiste à ajouter des bagues colorées, visibles à distance à l’aide d’une longue-vue. Ces codes visuels facilitent l’identification sans recapture, ce qui diminue le stress pour l’animal.Une action précieuse pour la biodiversitéAujourd’hui, le baguage n’est plus seulement un outil scientifique, c’est un levier fondamental pour la conservation des espèces. À travers un réseau de bagueurs actifs dans toute l’Europe et au-delà, les chercheurs peuvent suivre l’évolution démographique des oiseaux migrateurs et alerter en cas de chute alarmante d’une population.Ces données sont aussi précieuses pour adapter les politiques de protection, préserver les milieux naturels, ou orienter les plans de gestion des paysages agricoles.

  27. 61

    Migration des oiseaux : un incroyable voyage vers la survie

    Avec l’arrivée de l’automne, un phénomène fascinant se met en place dans le ciel : la migration des oiseaux. Chaque année, des centaines de millions d'oiseaux quittent leurs sites de reproduction en Europe pour rejoindre leurs zones d’hivernage, souvent situées en Afrique du Nord ou au sud du Sahara. Le chiffre est vertigineux : près de 5 milliards d’oiseaux européens hivernent ainsi sur le continent africain chaque année.Mais qu’est-ce que la migration exactement ? Le terme « migrateur » désigne une espèce animale effectuant des déplacements saisonniers entre une région de reproduction et une région d’hivernage, selon un cycle annuel précis. Chez les oiseaux, cette migration est loin d’être motivée uniquement par le froid. Ce qui les pousse à partir, c’est avant tout la raréfaction des ressources alimentaires.En effet, durant la saison froide, la disparition des insectes dans nos régions empêche les espèces insectivores de survivre. C’est le cas de nombreuses espèces familières comme les hirondelles ou les fauvettes, contraintes de parcourir des milliers de kilomètres pour trouver de la nourriture. De la même manière, certaines espèces vivant en Afrique migrent aussi, quittant par exemple la savane lorsque la saison sèche rend les ressources trop rares.Des stratégies de migration variéesIl n’existe pas une seule mais plusieurs stratégies de migration, en fonction du régime alimentaire, de l’habitat préféré et de l’histoire évolutive de chaque espèce :Les migrateurs stricts quittent totalement l’Europe à l’automne pour aller hiverner en Afrique subsaharienne. C’est le cas par exemple du gobemouche noir ou du pouillot fitis, qui dépendent d’habitats trop peu productifs en hiver pour rester sur place.Les migrateurs partiels, comme le rougegorge familier ou le pinson des arbres, adoptent une stratégie plus flexible : certains individus migrent (souvent ceux qui vivent plus au nord), d'autres restent sédentaires. Il peut donc exister, au sein d’une même espèce, des comportements migratoires différents.Une aventure périlleuseSi ces grands déplacements sont essentiels à la survie de nombreuses espèces, ils n’en sont pas moins dangereux. Prédation, mauvaises conditions météorologiques, manque de zones de repos ou d’alimentation : les obstacles sont nombreux. Nous aborderons plus en détail ces risques dans la seconde partie de cette chronique.En attendant, ouvrons l’œil et les oreilles : l’automne est une saison idéale pour observer ou écouter passer ces grands voyageurs ailés.Merci à Amir pour cette immersion poétique et passionnante dans les cieux migrateurs.

  28. 60

    Chauves-souris : ces alliées de la nuit que l’on connaît encore trop peu

    À l’occasion de la Nuit internationale des chauves-souris, célébrée chaque année fin août, Connexion Nature vous propose un coup de projecteur (tout doux !) sur ces fascinants mammifères volants. Souvent méconnues et victimes d’idées reçues, les chauves-souris jouent pourtant un rôle clé dans la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes.Saviez-vous qu’à l’échelle mondiale, 1 espèce de mammifère sur 4 est une chauve-souris ? Et qu’il s’agit des seuls mammifères capables de voler activement ? En Europe, on recense une trentaine d’espèces, dont 24 sont présentes en Belgique. Elles appartiennent à l’ordre des chiroptères – littéralement « ceux qui volent avec les mains », leurs ailes étant formées par une fine membrane tendue entre des doigts très allongés.Des créatures de la nuit, sensibles à la lumièreLa plupart des chauves-souris sont dites lucifuges, c’est-à-dire qu’elles fuient la lumière. L’éclairage nocturne excessif – souvent inutile – constitue une barrière sérieuse pour leurs déplacements, leur chasse et leur reproduction. Préserver des zones sombres est devenu un enjeu crucial pour leur survie.Un régime insectivore… et très utile !Toutes les espèces européennes sont insectivores. Et leur appétit est impressionnant : une pipistrelle commune peut capturer jusqu’à 3 000 insectes en une seule nuit. Certaines chassent en vol, d’autres au ras de l’eau, parmi les feuillages, ou même directement au sol. En plus de réguler naturellement les populations de moustiques et autres nuisibles, les chauves-souris sont donc de véritables insecticides biologiques.Que font-elles en été ?• Les femelles se regroupent dans des colonies de reproduction : combles d’églises, troncs d’arbres creux, dessous de toitures… En mai-juin, elles y donnent naissance à un seul petit qu’elles allaitent plusieurs fois par nuit. Les jeunes prennent leur envol dès la fin juillet.• Les mâles, quant à eux, vivent isolés ou en petits groupes.À partir de septembre, tous commencent à constituer des réserves de graisse pour l’hibernation. C’est également à cette époque que les accouplements ont lieu.Et leur espérance de vie ?Bien plus longue qu’on ne l’imagine : 5 ans pour une pipistrelle, mais jusqu’à 20 voire 30 ans pour certaines espèces ! Un record pour des animaux de si petite taille.Les chauves-souris sont donc des espèces précieuses, discrètes mais essentielles, que l’on peut soutenir en limitant la pollution lumineuse, en conservant des gîtes potentiels dans les bâtiments, et en préservant les haies et vieux arbres.Merci à Amir pour cette chronique pleine d’informations et de passion pour le vivant.

  29. 59

    À la découverte des vers luisants : les étoiles du sol au cœur de nos nuits d'été

    Pour cette dernière chronique de la saison Connexion Nature, Amir nous invite à lever les yeux… ou plutôt à les baisser, lors des chaudes nuits d’été. Car c’est la saison idéale pour observer un phénomène aussi discret que féérique : les vers luisants. Ces petites lueurs qui scintillent dans l’obscurité nous rappellent combien la nature peut encore nous émerveiller, à condition de ralentir et d’observer.On les appelle vers luisants, mais ce ne sont pas des vers à proprement parler. Il s’agit en réalité de lampyres, des insectes de la grande famille des coléoptères. Leur particularité ? Une bioluminescence naturelle, un pouvoir lumineux partagé avec les lucioles, auquel ils sont apparentés. Chez ces insectes, la lumière est produite à l’extrémité de leur abdomen par une réaction chimique fascinante : la luciférine, une molécule présente dans leurs cellules, entre en contact avec une enzyme, la luciférase, générant une lumière froide et continue.Ce sont principalement les femelles, sans ailes, qui émettent cette lumière pour attirer les mâles, lesquels patrouillent en vol à leur recherche. Après l’accouplement, la femelle pond ses œufs dans un endroit abrité, au sol. Les larves mettront près d’un an à se développer, en hibernant durant l’hiver, avant de se métamorphoser à leur tour au printemps suivant.Où peut-on observer ces lampyres ? Ils apprécient les milieux riches en humus et en végétation : lisières de forêts, haies, hautes herbes, zones buissonnantes, sols humides ou encombrés de bois mort et de feuilles. En somme, partout où ils peuvent trouver leurs proies : escargots et limaces, qu’ils paralysent grâce à un venin avant de les digérer à l’aide d’enzymes… pour finalement les liquéfier et les absorber.Le vers luisant est un allié du jardinier, à condition de respecter quelques règles : pas de produits chimiques anti-limaces, et surtout limiter la pollution lumineuse. Les éclairages trop intenses perturbent gravement leur reproduction, et peuvent faire disparaître ces insectes nocturnes des zones habitées.Alors, durant vos soirées d’été, prenez un moment pour éteindre les lumières, et partez à la rencontre de ces petites étoiles du sol. Le spectacle est gratuit, discret, mais profondément magique.Merci Amir pour cette saison riche en découvertes ! Vous pouvez retrouver ses conseils et ses observations estivales sur son site connexionnature.be ou via sa page Facebook.

  30. 58

    Vie sauvage en juin : que se passe-t-il dans les bois ?

    Quand on se promène au calme, dans un sous-bois ou au détour d’un sentier champêtre, c’est une belle idée que de se poser cette question : « Et toi, que vis-tu en ce moment, petit animal ? »Prenez le chevreuil, par exemple. En cette période, il se prépare à sa saison des amours, le rut, qui se déroule de mi-juillet à mi-août. Une phase où l’on peut parfois observer un phénomène mystérieux : les fameux « ronds de sorcières ». Ce ne sont pas des cercles magiques, mais les traces laissées par les mâles, tournant sans relâche autour des femelles dans une sorte de danse amoureuse. Cela forme un cercle aplati dans l’herbe ou les hautes fougères. Discrets, mais bien réels.Autre scène de vie sauvage : celle des renardeaux. En mi-juin, ils ont à peine deux ou trois mois. Et pourtant, déjà, ils quittent leur tanière, jouent, s’initient à la chasse aux côtés de leur mère. L’enfance est brève dans la nature : dès septembre, chacun devra trouver son propre territoire.Dans les airs aussi, c’est l’effervescence. La plupart des oiseaux nourrissent encore leur progéniture. Les nichées se poursuivent jusqu’à fin juillet. Certains juvéniles restent très discrets après l’envol, mais il y a des exceptions… Comme les jeunes mésanges charbonnières, dont les cris impatients pour réclamer la becquée résonnent joyeusement dans les jardins. Tendez l’oreille, peut-être les entendrez-vous chez vous.Enfin, en bordure de prairies, les fleurs de gesses éclosent. Et c’est là que l’on observe le ballet des insectes butineurs, en particulier la Mégachile de la Gesse, une abeille sauvage trapue et douce. Avec son centimètre bien mesuré, elle vient butiner les Fabacées et, particularité charmante, transporte le pollen sous son ventre grâce à une brosse de poils. Une petite merveille de précision naturelle.Alors oui, le mois de juin est un mois précieux pour ceux qui aiment observer, écouter, s’émerveiller. Il suffit de sortir, de prendre le temps… et de laisser la nature nous murmurer ses secrets.🌼 Envie de ralentir et d’ouvrir les yeux ? La nature vous attend, à deux pas de chez vous. Fini les tracas du quotidien, place aux merveilles des bois et des prés...

  31. 57

    Pourquoi et comment installer un hôtel à insectes dans son jardin ?

    Face à la disparition progressive des habitats naturels et à l’utilisation massive de pesticides, les populations d’insectes connaissent une chute dramatique depuis plusieurs années. Pourtant, ces petits êtres – qu’il s’agisse d’abeilles solitaires, de papillons, de coléoptères ou de syrphes – sont essentiels à l’équilibre des écosystèmes. Ils assurent notamment la pollinisation des plantes et constituent un maillon clé dans la chaîne alimentaire, nourrissant oiseaux insectivores, amphibiens ou petits mammifères.C’est dans ce contexte que l’installation d’un hôtel à insectes dans son jardin prend tout son sens. S’il ne remplace pas les milieux naturels, il contribue à créer des refuges temporaires et surtout permet, dès le plus jeune âge, d’observer et de comprendre le rôle de ces insectes indispensables. On retrouve d’ailleurs souvent ces petits abris dans les écoles ou les espaces pédagogiques.Quels matériaux utiliser pour un hôtel à insectes maison ?Créer un hôtel à insectes est à la portée de tous. Il suffit d’un contenant (comme des boîtes de conserve ou des rouleaux de papier toilette vides) et d’un assortiment d’éléments naturels adaptés à différentes espèces :Tiges de roseaux séchés : parfaites pour les abeilles solitaires.Bûches percées : pour accueillir des guêpes maçonnes ou autres pollinisateurs.Paille : refuge apprécié des coccinelles et chrysopes.Bouchons en liège : attractifs pour certains coléoptères.Pommes de pin et brindilles : très appréciées par les carabes.Les éléments peuvent être glissés dans des rouleaux puis insérés dans une boîte ou une petite caisse en bois. L’ensemble peut être suspendu à un arbre ou placé à l’abri sous une toiture.Où et comment bien l’installer dans son jardin ?Quelques recommandations simples permettent d’optimiser l’efficacité de votre hôtel à insectes :Orientation sud ou sud-est, à l’abri des vents froids.Endroit calme, légèrement en retrait du cœur du jardin.Proximité de fleurs mellifères ou d’un potager pour offrir de la nourriture.Attention toutefois à ne pas transformer l’abri en piège à insectes : pour éviter les attaques de prédateurs (notamment les oiseaux), l’idéal est de fixer un petit grillage de protection à l’avant de l’abri. Varier l’emplacement de l’hôtel d’une année à l’autre peut également limiter les risques.Une action symbolique… mais précieuseComme le rappelle Amir, créateur de connexionnature.be, « les insectes n’ont pas besoin d’un hôtel pour vivre, mais nous, nous avons besoin de renouer avec eux ». Aménager des zones sauvages, comme des haies, des tas de bois ou de pierres, est tout aussi bénéfique. Mais l’hôtel à insectes permet d’observer, de sensibiliser, de transmettre… et cela, c’est inestimable.

  32. 56

    Plantes mellifères et abris naturels : comment attirer les insectes au jardin ?

    Les beaux jours sont là, et avec eux le retour bourdonnant des insectes butineurs. Dans sa chronique hebdomadaire « Connexion Nature », Amir nous invite aujourd’hui à poser un geste aussi simple qu’essentiel : comment accueillir les insectes dans nos espaces verts, qu’ils soient grands jardins ou simples balcons citadins.Première condition : les nourrir. Et cela commence par une petite révolution dans nos habitudes : laisser pousser les herbes dites "folles". Ces plantes spontanées – telles que le pissenlit, la mauve ou encore l’ortie – sont de véritables buffets à ciel ouvert pour les abeilles, les bourdons, et les syrphes, ces drôles de mouches déguisées en guêpes. Le simple fait de laisser une zone en friche, aussi petite soit-elle, offre un espace riche en nectar et en pollen.Mais pas besoin de jardin pour agir. Amir nous glisse une liste de plantes mellifères parfaites pour les balcons : asters, échinacées pourpres, sedums, aromatiques comme le thym ou la lavande… sans oublier le lierre grimpant, précieuse source de nourriture automnale. En plus de soutenir les insectes pollinisateurs, ces végétaux offrent une explosion de couleurs qui égaye les rebords de fenêtres.Deuxième condition : offrir un habitat. Car sans refuge, pas de régulation écologique possible. Amir évoque les forficules, plus connus sous le nom de perce-oreilles. Ces petits alliés sont friands de pucerons. Pour les attirer : un pot de fleurs retourné, rempli de paille ou de feuilles sèches, suspendu dans un arbre ou un arbuste. Astucieux et redoutablement efficace !Et bien sûr, impossible d’éviter le sujet des hôtels à insectes, devenus populaires ces dernières années. Amir promet d’y revenir en détail dans sa prochaine chronique… Une promesse qu’on prendra soin de ne pas oublier !D’ici là, adoptons les bons gestes. Favoriser la biodiversité n’est pas une affaire d’experts ou de grands terrains : c’est un engagement poétique, joyeux et accessible, à la portée de chacun, même depuis un rebord de fenêtre.

  33. 55

    Comment gérer les mauvaises herbes naturellement au jardin ? (2ème partie)

    Nous avons déjà évoqué le terme « mauvaises herbes », qui n'est pas toujours adéquat. Ces plantes sauvages, qui poussent rapidement grâce à leur formidable capacité d’adaptation, risquent de dominer nos parcelles cultivées si l'on ne fait rien. Comment alors gérer efficacement la prolifération des mauvaises herbes tout en respectant la biodiversité de notre jardin ?Il n'est pas forcément nécessaire de vouloir éliminer toutes les plantes sauvages. Souvent, mieux vaut collaborer avec la nature plutôt que de lutter contre elle. Certaines plantes spontanées présentent même de nombreux avantages pour le potager. Le pissenlit et le lierre terrestre, par exemple, sont comestibles et très intéressants à conserver. Le lierre terrestre a d’ailleurs fait l’objet d’une chronique en mars 2024, disponible sur les podcasts de Nostalgie+.Parlons également de l’ortie, souvent mal-aimée, mais pourtant riche de bienfaits. Elle se consomme en jus ou en soupe, possède des propriétés anti-inflammatoires et antianémiques, et elle abrite toute une faune précieuse pour l’écosystème, comme le charançon de l’ortie, diverses araignées et de nombreux oiseaux amateurs de chenilles. Préserver quelques orties dans son jardin écologique peut donc être une excellente idée, à condition de bien les contenir.Mais comment désherber naturellement et efficacement ? Voici quelques méthodes de désherbage naturel qui respectent l'environnement :Eau de cuisson : Verser de l'eau bouillante de pommes de terre ou de légumes directement sur les plantes indésirables.Vinaigre blanc et jus de citron : À pulvériser pour un effet rapide.Bicarbonate de soude : Deux cuillères à soupe dans un litre d’eau bouillante pour traiter les adventices.Purin d’orties : Un allié écologique ! Mélanger 1 kg d’orties fraîches à 10L d’eau pour un désherbant naturel efficace.Au potager, semer des engrais verts comme la phacélie permet également de limiter l’installation des plantes sauvages. Après avoir utilisé ces désherbants naturels, il est conseillé de biner régulièrement pour éliminer les jeunes repousses et de pailler le sol (feuilles mortes, écorces) afin d’empêcher la germination des graines.Finalement, coexister avec certaines « mauvaises herbes » permet de favoriser la biodiversité et de créer un potager plus résilient. Merci à Amir pour ces précieux conseils partagés aujourd’hui. N'oubliez pas que vous pouvez retrouver toutes ses astuces sur son site connexionnature.be et ses réseaux sociaux Facebook & Instagram.

  34. 54

    Mauvaises herbes ou herbes folles ? Ce qu’elles révèlent sur votre sol

    De nos jours certains préfèrent parler d’herbes « folles », est-ce vraiment mieux ? Pas certain. On parle aussi de plantes « adventices ».Pour commencer, quelle définition donner aux mauvaises herbes ?Il s’agit de plantes sauvages qui poussent spontanément à un endroit sans y avoir été « invitées » par l’être humain 😉, c’est -à -dire sans semi ni plantation. Conséquence : ces plantes entrent en concurrence pour l’eau avec les plantes cultivées. Par ailleurs, elles ont une croissance assez rapide, elles occupent donc rapidement un espace au détriment d’autres. Si on s’interroge sur les prémices du concept de mauvaises herbes, on se rend compte que ça remonte aux débuts de l’agriculture.Exactement, il y a environ 10.000 ans. Avant cela, les humains consommaient des plantes sauvages. Puis ils se sont mis à cultiver certaines plantes spécifiques pour les manger. Du coup, les plantes sauvages non désirées sont devenues « mauvaises » par opposition aux « bonnes » que l’être humain souhaitait cultiver ou planter à un endroit donné. Beaucoup de mauvaises herbes sont comestibles et/ou possèdent des vertus médicinales. Exemple typique : le pissenlit, qui a une excellente capacité d'adaptation à son environnement. Cette plante pousse dans différents types de sols et est répandue à travers le monde entier ! Le pissenlit présente des bienfaits pour les insectes pollinisateurs. Il s’agit d’une très bonne plante pour la biodiversité. Autre plante sauvage : la grande ortie, La ronce commune, très épineuse et envahissante mais qui donne de succulentes mûres en été, riches en vitamines et en sels minéraux,On peut encore citer le mouron rouge par exemple.En plus, les plantes sauvages sont le plus souvent bioindicatrices. Leur présence parfois massive peut donner au jardinier de précieuses indications sur le caractère trop compacté d’un sol ou sur un excès de matières végétales en décomposition par rapport aux microorganismes présents dans le sol.Par exemple, l’ortie indique un sol riche en azote et en matière organique. Le plantain indique un sol compacté et piétiné. Malgré tous ces attraits, si l’on ne fait rien, ce sont les plantes sauvages qui risquent de dominer une parcelle cultivée.Oui car les plantes sauvages poussent et se dispersent souvent plus vite que les plantes cultivées et elles sont plus résistantes aux maladies. Nous verrons ensemble dans la 2ème partie de cette chronique comment gérer cela au mieux.

  35. 53

    Bruxelles : We Are Nature.Brussels veut un « PRAS climatique »

    Dans notre « connexion nature » du jour, tu vas nous parler d’une action en justice menée par une ASBL en vue de préserver les derniers espaces naturels et les sols vivants en région bruxelloise.L’asbl We Are Nature.Brussels (WAN) a été créée par des bénévoles de nombreux collectifs citoyens et associations pour engager des poursuites judiciaires afin de contraindre la Région de Bruxelles-Capitale à respecter ses engagements climatiques. Il en va de la qualité de vie, actuelle et à venir, à Bruxelles.La Région bruxelloise a pris des engagements dans le cadre de l’Accord de Paris : conserver et augmenter les puits de carbone, prendre des mesures d’adaptation pour que la ville reste vivable pour tous ses habitants. Or, le gouvernement bruxellois est en défaut de ses engagements, c’est pourquoi l’asbl WAN a initié une action en justice en juin 2023. Cette campagne est portée par le Tuinersforum des jardiniers ainsi que par l’asbl Bruxelles Nature.WAN demande un « PRAS climatique ». De quoi s’agit-il ?PRAS = « Plan régional d’affectation du sol ». C’est l’instrument qui détermine, en Région bruxelloise, si telle partie du territoire est constructible et si elle l’est, ce qui peut y être construit et éventuellement dans quelles proportions (logement, commerce, bureaux, activités de service, équipements d’intérêt collectif, etc.). Le PRAS définit les zones qui nécessitent une protection particulière, par exemple pour protéger l’environnement.Aujourd’hui, l’aménagement du territoire tel qu’il a été conçu entre 2001 et 2013 doit être profondément repensé pour tenir compte des effets des changements climatiques et permettre les adaptations nécessaires à moyen terme. Tous les choix posés actuellement auront un impact sur des décennies. C’est pourquoi il est demandé que la révision du PRAS soit centrée sur les enjeux d’adaptation fondés sur les écosystèmes et garantissant le maintien de la biodiversité. On a donc besoin d’un PRAS climatique.Concrètement, quel est le principal objectif ?La démarche de WAN vise à imposer un moratoire, un arrêt temporaire de constructions sur les sites et terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare en région bruxelloise. Mettre en place un temps de pause permettrait notamment de mener une réflexion pertinente sur la carte des sites de haute valeur biologique. WAN souhaite aussi qu’on arrête d’opposer nature & logements. Il y a moyen de concilier les deux, de manière responsable et nettement plus harmonieuse.Il y a de nombreux sites bruxellois qui font l’objet de menaces …On peut citer entre autres le marais Wiels à Forest, le Meylemeersch à Anderlecht ou le Donderberg à Laeken. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive. Tous ces lieux de vie pour lesquels une mobilisation existe sont répertoriés sur le site web de l’ASBL : wearenature.brusselsQuand ce procès va-t-il avoir lieu ?Très bientôt ! Les plaidoiries auront lieu les 8, 9 et 14 mai prochain.

  36. 52

    Printemps : comment aider les oiseaux à nicher et s’hydrater dans son jardin

    Nous sommes au début du printemps. Aujourd’hui, avec toi, intéressons-nous aux manières de venir en aide aux oiseaux à cette période.Avec les parades nuptiales, la construction du ou des nids, puis la période de couvaison puis le nourrissage des oisillons, il est clair qu’on a devant nous une période bien remplie pour les oiseaux dans les semaines à venir. Jusque fin juillet, ça va être très intense au-dessus de nos têtes !On a coutume de dire, à raison, que « l’eau c’est la vie ». Les oiseaux ne dérogent pas à cette règle. Les oiseaux l'utilisent pour s'hydrater, mais aussi pour nettoyer leurs plumes et les débarrasser des parasites. Il est en effet vital pour les oiseaux de conserver une isolation thermique suffisante et une bonne capacité de vol.Pourquoi l’eau est-elle encore plus essentielle en période de nidification ?De manière générale, les oiseaux trouvent dans leur environnement les éléments dont ils ont besoin pour la construction de leurs nids (mousses, lichens, herbes, poils de mammifères, brindilles de différentes tailles, même des toiles d’araignées que certaines espèces utilisent pour consolider leurs nids, …). Certains oiseaux utilisent la boue pour construire ou réparer leurs nids. Aménager des petites sources d’eau dans son jardin peut être particulièrement intéressant pour les oiseaux, surtout en période de sécheresse prolongée au printemps. Et c’est précisément ce qu’on risque de connaître de plus en plus fréquemment avec les changements climatiques ! Ou plus simplement encore : placer une coupelle peu profonde remplie d’eau avec une pierre au centre pour que les oiseaux puissent s’y poser. Mais il faut veiller à changer l’eau tous les jours et à la déposer dans un endroit calme et à l’abri des prédateurs comme les chats.En dehors de l’eau, de quelles manières peut-on venir en aide aux oiseaux à cette période de l’année ?Par rapport à ce qu’on vient d’évoquer : laisser un peu de terre à nu, si votre sol est argileux, pourrait se révéler bien utile pour les hirondelles et les martinets mais aussi pour les sittelles torchepots par exemple. Vous pouvez aussi laisser à disposition un tas de brindilles ou bien de l’herbe séchée.D’autres petits conseils en la matière ?Les conseils habituels en matière de biodiversité, je dirais, qu’il n’est jamais inutile de rappeler 😉. planter des arbres à baies si vous avez assez d’espace, privilégier des arbustes buissonnants qui permettent aux oiseaux d’aménager leurs nids à l’abri de prédateurs, n’utiliser pas de pesticides, aménager certaines zones de votre jardin de manière plus sauvage. Vive les petits îlots de prairie sauvage !poser des nichoirs dans des endroits calmes, avec l’ouverture orientée vers l’est ou le sud-est.Je rappelle que nos auditeurs peuvent te retrouver : sur tes pages « facebook & instagram », sur ton site « connexion nature.be ».

  37. 51

    Photopériode : comment la durée du jour influence les plantes et les animaux

    Dans notre « connexion nature » du jour, nous allons nous intéresser à la photopériode (à savoir la durée du jour comparée à la nuit, variable selon les saisons) et à ses impacts sur les processus biologiques des organismes vivants. Bonjour Socha. Dans la nature, la photopériode joue un rôle crucial en synchronisant les activités biologiques des êtres vivants, plantes et animaux notamment, avec les cycles du jour et des saisons.Elle permet aux plantes de réguler leur croissance végétative et leur floraison en fonction des saisons, ce qui assure l’efficacité de leur reproduction et une bonne dispersion de leurs graines. Chez les animaux, la photopériode influence : le comportementla reproduction (qui s’accompagne souvent d’un redimensionnement des organes sexuels)et l’hibernation (j’avais déjà évoqué cet aspect dans une chronique précédente l’hiver dernier). Elle permet aussi de réguler les cycles de sommeil et de veille. Concrètement, comment cela se traduit-il chez les plantes ? On sait que les plantes s’adaptent à l’intensité et à la durée d’éclairement. Pour faire pousser leurs feuilles mais aussi pour se reproduire. Les plantes utilisent des photorécepteurs pour déterminer la durée du jour. Concrètement, lorsque la lumière est détectée par les plantes, des voies de signalisation sont activées, ce qui entraîne des modifications dans l'expression des gènes. Des signaux hormonaux régulent la production de certaines protéines qui vont donner lieu à la formation des fleurs.Et chez les animaux ? La photopériode joue un rôle-clé dans les rythmes des animaux. D’abord au niveau du rythme biologique quotidien, qu’on appelle aussi rythme « circadien » (rythme d’activités jour/nuit sur 24h). Cela se passe via la production d’une hormone, la mélatonine. Et au niveau des rythmes saisonniers :Rythme de reproduction chez les vertébrés : faire coïncider la période de reproduction avec la saison favorable. Diapause (ou ralentissement du biorythme) : la photopériode est le facteur essentiel qui déclenche chez l’animal l’entrée en diapause avant que ne survienne la saison défavorable. C’est fréquent chez les mustélidés (la famille des hermines et des blaireaux), mais c’est aussi le cas chez la chevrette, la femelle du brocard chez les chevreuils. C’est ce qui permet que les jeunes de ces espèces naissent au printemps, qui est une saison favorable au niveau des ressources alimentaires. À noter que d’autres espèces animales (notamment beaucoup d’oiseaux) ne font pas de diapause pour s’adapter aux mauvaises conditions environnementales à une certaine saison, elles adoptent une autre stratégie : la migration.

  38. 50

    Que planter au potager en avril ? Légumes, associations et conseils pratiques

    Dans ta dernière chronique, tu nous parlais des bienfaits des Fabacées notamment à utiliser comme engrais verts sur des parcelles où le sol a été quelque peu épuisé par des cultures précédentes. Justement, en parlant de légumes à cultiver, que peut-on planter en avril dans son potager ? Au niveau des Fabacées, le mois d’avril est idéal pour la culture des pois, de bonnes légumineuses et source de protéine végétale. Avril est aussi la bonne période pour planter oignons, carottes, radis, choux, épinards, … Des petits conseils d’associations de cultures ?Oui, carottes et radis par exemple. Semez des graines de ces deux légumes en pleine terre sur une même ligne. Ce qui est intéressant avec les radis, c’est qu’ils poussent vite. Ils vont donc faire de l‘ombre sur la terre, ce qui favorisera la conservation d’humidité dont les carottes ont besoin.L’association carottes/poireaux fonctionne bien aussi. Car elle permet de limiter l’attaque de leurs ravageurs respectifs, c’est une protection réciproque (l’odeur de la carotte repousse la teigne du poireau et l’odeur du poireau repousse la mouche de la carotte), c’est du win-win.As-tu des infos utiles concernant les épinards ?Ce sont des légumes feuilles riches en vitamines A et C et avec une belle teneur en minéraux : fer et magnésium notamment. Et aussi en calcium, ce qui intéressant pour la bonne santé de nos os. Mais à ne pas consommer en excès car les épinards contiennent des oxalates, ce qui peut être problématique pour les personnes sensibles au niveau rénal (formation de calculs !).Arrosez régulièrement les épinards et récoltez-en les feuilles au fur et à mesure de leur croissance, cela stimule la production de nouvelles pousses.D’autres associations de légumes sont-elles envisageables ?Oui les radis peuvent être associés à d’autres plantes, comme les épinards, les laitues ou les fraisiers. En parlant des fraisiers, n’est-il pas trop tard de les planter à cette période de l’année ?On recommande normalement de mettre en terre les fraisiers au cours de l’été précédent (août-septembre). Ainsi les plants ont le temps de bien s’enraciner et de préparer des boutons floraux avant l’hiver. Cela dit, il est encore temps d’effectuer ces plantations en début de printemps. Si tout va bien, vous pourrez avoir une petite récolte de ces bons fruits au cours de l’été, même si elle sera sans doute moins abondante.En avril, l’activité redevient assez intense au niveau du potager, alors hop on se retrousse les manches et on s’y met.

  39. 49

    Fabacées : ces plantes aux multiples bienfaits pour l’alimentation et les cultures

    Dans la chronique nature du jour, tu vas nous parler spécifiquement d’une famille de plantes, les Fabacées.La terminologie « Fabacées » de nos jours correspond en fait à ce qu’on appelait auparavant les légumineuses. Cette famille botanique est très vaste (elle comprend plus de 19.000 espèces différentes à travers le monde). Quelques exemples de plantes appartenant à cette famille : les pois, les fèves, les haricots, les lupins.Leurs fruits sont des gousses, qui contiennent souvent plusieurs graines.Chez la toute grande majorité des Fabacées, les fleurs sont caractérisées par 1 pétale dorsal dressé (« l’étendard »), 2 pétales sur les côtés (les « ailes ») et 2 pétales inférieurs soudés. Songez aux jolies fleurs des pois de senteur par exemple.À noter que parmi les Fabacées, il n’y a pas que des plantes herbacées. Il y a aussi des arbrisseaux comme le genêt à balais ou carrément des arbres comme le Robinier faux acacia.Les Fabacées constituent une ressource très importante au niveau alimentaire.Exact. Ces plantes sont cultivées depuis très longtemps ! Et de nos jours, elles ont une grande importance économique. Au niveau des cultures, on peut songer à l’arachide, au soja, aux lentilles, pois chiches, haricots, etc.Il y a d’autres utilisations aussi…Des usages cutanés par exemple : le baume du Pérou. Cette résine épaisse, qui se récolte sur un arbre originaire d’Amérique, a des vertus antiseptiques. Les Indiens l’utilisaient déjà pour ses propriétés cicatrisantes.Et puis, les légumineuses ont une capacité très intéressante pour les cultures.Oui, celle de fixer l’azote atmosphérique dans le sol. Il faut savoir que l’azote est un élément indispensable à la fabrication de la matière vivante.C’est la présence de symbioses racinaires avec des bactéries du genre Rhizobium. Qui donnent aux plantes de la famille des Fabacées ce super-pouvoir. Car fixer l’azote de l’air dans le sol est très intéressant pour les cultures et la croissance des autres plantes. C’est pourquoi des plantes comme la luzerne, le trèfle ou la phacélie sont utilisés comme engrais verts pour enrichir le sol. À planter dans des parcelles potagères où le sol a été un peu épuisé par des cultures précédentes (par exemple là où des salades ont poussé l’année d’avant).C’est le principe de l’alternance des cultures.Tout à fait, il est important de le respecter pour le bien de son sol et donc la qualité de ses légumes.

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    Sève de bouleau : bienfaits, récolte et précautions à connaître

    Retour des chroniques nature en ta compagnie. Aujourd’hui, nous nous intéressons avec toi à la sève de bouleau, à ses bienfaits et à des conseils pratiques pour la récolter de manière responsable.Tout à fait Socha. Bonjour, ravi de vous retrouver ainsi que les auditeurs bien entendu 😉.Pour démarrer, parle-nous un peu des bienfaits que l’on attribue à la sève fraîche de bouleau.Riche en minéraux (fer, calcium, potassium…), oligo-éléments, vitamines et acides aminés, la sève de bouleau est consommée au printemps pour nettoyer son foie, éliminer les toxines accumulées en hiver --- c’est vraiment de saison --- et donner un bon coup de boost à son organisme.Quand peut-on récolter la sève de bouleau et sur quel type d’arbre ?La récolte a lieu au cours du mois de mars et jusque début avril.Il est important d’être très respectueux de l’arbre sur lequel on compte prélever un peu de sève. Choisissez un arbre d’au moins 10 ans (on ne prélève jamais sur de jeunes arbres), avec un diamètre du tronc d’au moins 20 cm et sans signe de maladie bien entendu.Comment s’y prendre concrètement si on a des bouleaux dans son jardin ?Avec une mèche (diamètre de 5 mm maximum), vous creusez un petit trou peu profond (2 cm environ). Puis vous placez un petit tuyau du type silicone alimentaire pour canaliser l’écoulement et vous réceptionnez le précieux nectar dans un récipient propre bien à l’abri de la lumière (donc surtout pas transparent !).Et après la récolte, bien colmaterEt au niveau de la consommation ?Une fois récoltée, la sève doit être conservée au frigo et consommée rapidement, idéalement endéans 3 semaines. La dose conseillée est 15 à 25 cl, à consommer le matin à jeun. En termes de durée, il est conseillé de faire une cure de 10 à 20 jours.Quelles sont les contre-indications à ce type de cure ?Le bouleau est un arbre assez allergisant, ce qui peut se marquer au niveau respiratoire et cutané. Les personnes allergiques au pollen doivent donc éviter de boire sa sève.Les femmes enceintes ou allaitantes ne doivent pas faire de drainage, ni les enfants.Déconseillé aux personnes ayant des traitements spécifiques (chimio) ou souffrant de grosses pathologies rénales. Parce que la sève de bouleau nettoie fortement et risque d’enlever les principes actifs des médicaments et impliquer un travail trop important au niveau des reins. Toujours demander un avis médical dans ce genre de cas.Concrètement, quel goût cela-t-il ?Au début, le goût de la sève est neutre mais au fil des jours, il y a une fermentation qui s’opère et le goût devient progressivement plus prononcé.

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    Déclin des amphibiens : causes, dangers et actions pour les protéger" Résumé :

    Les amphibiens connaissent un déclin très marqué à l’échelle de la planète. Avec 41% d’espèces menacées, les amphibiens sont la classe d’animaux vertébrés à l’avenir le plus incertain. Pour donner une idée, les chiffres correspondants pour les mammifères et les oiseaux sont respectivement de 26% et 12%.Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur ces animaux ? Il y en a plusieurs : fragmentation de leurs habitats, voûtement de cours d’eau, raréfaction de leurs biotopes aquatiques. En raison de l’urbanisation croissante et du développement des activités humaines , les amphibiens ont connu des régressions importantes.C’est pourquoi, depuis, plusieurs années, les efforts de préservation de ces espèces portent sur la restauration de leurs milieux. Aménagement de mares, reconnexion de zones humides entre elles, remise à ciel ouvert de cours d’eau là où c'est possible.Et puis, il y a des efforts spécifiques sur des espèces assez rares, comme la rainette verte. Cette espèce a été réintroduite en Wallonie en 2022 et 2023 … et l’espèce a commencé à se reproduire en 2024, une première en 40 ans ! Cela dit, la principale inquiétude de nos jours concerne des espèces communes : la grenouille rousse et le crapaud commun.Les propriétaires ruraux ont constaté une évolution radicale depuis quelques années. Dans certains points d’eau où ça coassait abondamment il y a 6 ou 7 ans, aujourd’hui, quasi plus rien. Inquiétant !Les causes sont multifactorielles. La grenouille rousse est bien adaptée à un climat assez frais, le réchauffement global lui pose des problèmes. Il y a aussi la prédation par des espèces exotiques envahissantes comme le raton-laveur. En période de reproduction lors des rassemblements de grenouilles adultes, ce peut être un carnage à certains endroits ! Enfin, il y a des pathogènes. Par exemple, un champignon (au terme scientifique quasi imprononçable 😉) décime les populations de salamandres en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Lorsqu’une population est infectée par ce champignon, presque tous les adultes meurent en quelques semaines.Face à ces constats assez effrayants, que peut-on faire à notre niveau pour endiguer ce phénomène ? Les auditeurs qui le désirent peuvent prêter main forte aux groupes de volontaires qui viennent en aide chaque année aux amphibiens : à la période de reproduction, ils les aident à traverser les  routes, ce qui permet aux amphibiens d’aller rejoindre leur zone de ponte (mare, étang, …) en sécurité. La reproduction s’étale de mi-février à début avril, en fonction des conditions météo. À cette période, lorsqu’il fait humide et que les températures en soirée tournent autour de 8°, des mouvements peuvent démarrer. Plein d’infos utiles se trouvent sur le site de NATAGORAOn peut aussi aménager une petite mare dans son jardin ou au sein d’un jardin partagé, on trouve des conseils sur le net.

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    Comment reconnaître et protéger les amphibiens ?

    Les amphibiens constituent un maillon important de l’évolution de la vie sur terre. Apparus il y a environ 385 millions d’années, ce sont les premiers vertébrés qui ont assuré le passage de la vie dans les mers à celle sur terre.Par la suite, les amphibiens se sont différenciés en plusieurs lignées : reptiles, oiseaux et mammifères. Voilà l’explication de ce tronc commun.Comment caractériser ces animaux en quelques mots ?Les amphibiens sont des animaux vertébrés avec une peau humide et glandulaire. Ils ont 2 milieux de vie : aquatique (pour la reproduction) et terrestre. Les adultes respirent grâce à des poumons mais aussi par leur peau, qui permet des échanges gazeux. Parle-nous un peu des pontes d’amphibiens.Leur stratégie c’est la quantité. Les œufs sont pondus par centaines, voire par milliers ! Dépourvus de coquilles, les œufs se trouvent le plus souvent dans une enveloppe gélatineuse. L’eau les fait gonfler, ce qui leur donne un aspect impressionnant par rapport à la taille de l’animal qui les a produits 😉.Comment différencier une ponte de grenouille d’une ponte de crapaud ? Par sa forme. Une grenouille va pondre des œufs rassemblés en amas circulaires, en « boules », alors que les pontes de crapauds forment de longs chapelets.Au niveau des différents stades de développement : on a donc un œuf dans son enveloppe, puis les jeunes larves qui en sortent se développent exclusivement dans l’eau. Les têtards respirent au moyen de branchies. Les amphibiens se métamorphosent, passant par un ou plusieurs stades larvaires (où ils ont tous une queue), avant d’atteindre leur forme adulte.C’est lors de cette ultime métamorphose que certains amphibiens perdent leur queue, d’autres pas.Grenouilles et crapauds perdent leur queue au stade adulte.Par contre, tritons et salamandres conservent une queue tout au long de leur vie.Une fois adultes, leur régime alimentaire est à la fois insectivore et carnivore.Ils contribuent à prévenir les surpopulations de certaines espèces d’insectes et d’invertébrés. Ce qui illustre une fois de plus le fragile équilibre des écosystèmes. Si un maillon est déséquilibré, c’est toute la chaîne qui va en subir des conséquences !Alors : que faire si on trouve un amphibien dans sa cave ?Tant que les températures de nuit sont positives, vous pouvez relâcher la grenouille ou le crapaud à l’extérieur en début de nuit, de préférence sous un buisson ou à l’abri d’un tas de bois. Par contre si on est en hiver, mieux vaut attendre avant de le relâcher. Le signal sera annoncé par les migrations d’amphibiens (qui débutent généralement fin février). Et, si vous acceptez que votre cave serve d'abri aux amphibiens, pensez à installer une planche pour qu'ils puissent sortir au printemps.

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    L'impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité

    Quels sont les impacts négatifs de la lumière artificielle nocturne sur les animaux?Pour les oiseaux par exemple, des études montrent que cela induit des modifications de comportement avec un impact sur la reproduction. Les oiseaux commencent à chanter alors qu’il fait encore nuit car ils confondent la lumière artificielle avec l’aube du jour. Pour les insectes, c’est problématique car beaucoup d’entre eux restent prisonniers de lumières artificielles comme les veilleuses de nuit à l’extérieur. Ils sont attirés par ces lumières, tournent autour et peuvent finir par mourir. Ce sont autant de ressources alimentaires en moins pour les animaux insectivores qui s’en nourrissent (pensons aux chauves-souris ou aux amphibiens par exemple), cela a donc un impact écosystémique.Globalement, on peut dire que cela induit un dérèglement dans le comportement de la faune. Dérèglement dans les cycles biologiques des animaux, en effet, mais aussi un déséquilibre dans les relations proies/prédateurs. Je m’explique… Certains animaux vont déserter leur habitat naturel, soit parce qu’ils fuient ces lumières soit au contraire parce qu’ils sont inexorablement attirés par elles ! Par ailleurs, beaucoup d’animaux sont actifs de nuit pour chasser et trouver leur nourriture. D’ordinaire, les ténèbres sont un atout pour eux. Avec un trop grand nombre de zones inutilement éclairées, cela compromet la discrétion de leurs déplacements. Ils sont davantage susceptibles d’être eux-mêmes la proie d’un autre prédateur.Cette réflexion vaut à la fois pour des particuliers dans leur propriété privée mais aussi dans le domaine public bien entendu. Oui. Un bon exemple est l’éclairage LED orangé qui est installé dans certains quartiers en milieu urbain. Comme à Jette depuis quelques années ou encore au Rouge-Cloître à Auderghem, pour protéger notamment chauves-souris qui sont lucifuges (= craignent la lumière). Encore une fois, un éclairage classique avec de la lumière blanche rend ces animaux beaucoup trop visibles pour des prédateurs comme des rapaces. Et puis, la clarté nocturne raccourcit aussi les périodes de chasse pour ces animaux.En conclusion, on se rend compte que cela provoque pas mal de dérèglements ! Pour nous, êtres humains, il ne s’agit pas forcément de tout éteindre mais d’éviter de suréclairer.Tout à fait, c’est une question de bon sens. Il est important que chacun réfléchisse à ce qui est réellement utile d’éclairer la nuit. Quel est le réel besoin ? À quelle heure est-il pertinent de couper son éclairage ?

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    Découvrez les effets bénéfiques et néfastes du froid hivernal

    L’an dernier on avait évoqué avec toi l’utilité du froid pour la germination des plantes. Une « dose minimale » de froid doit être accumulée par les arbres pendant l’hiver pour leur permettre de lever la période de dormance et de redémarrer leur métabolisme en fin d’hiver / début de printemps, au moment où les conditions de l’environnement redeviennent favorables. Les bourgeons avec leur structure écailleuse sont très résistants au froid et protègent bien les tissus végétaux.Là on parle surtout des arbres. Un mécanisme différent mais cependant comparable existe au niveau des plantes à bulbe, comme l’ail, l’oignon ou la tulipe par exemple.Le bulbe reste enfoui dans le sol et fait en sorte que les plantes vivaces survivent à l’hiver : c’est un organe chargé en réserves d’énergie, qui permet à la plante de repousser lorsque les conditions climatiques sont à nouveau plus favorables.Jusqu’à présent on a parlé des bienfaits du froid. À l’inverse, en quoi le froid peut-il causer des dégâts aux organismes vivants ?Le gel peut avoir des effets néfastes directs et indirects. Effet indirect : le gel provoque la cristallisation de l’eau en glace, ce qui réduit l’absorption d’eau par les racines des plantes ; les végétaux meurent de « déshydratation » avant de mourir de « froid ». Les effets directs du gel, liés à la formation de cristaux de glace dans les tissus, provoquent la mort de cellules, la nécrose de bourgeons, la perforation ou la déformation de feuilles ou encore l’éclatement de tiges. Cela dit, les cristaux de glace ne sont dangereux que s’ils se forment DANS les cellules et cela va dépendre de la vitesse de refroidissement. Lors d’un refroidissement lent (quelques degrés par heure), la glace se forme à l’extérieur des cellules , provoque une sortie d’eau qui permet une augmentation de la concentration des solutés dans la cellule, ce qui abaisse le point de congélation et évite la formation de glace à l’intérieur de la cellule. Au contraire, si la baisse de température est rapide, les cristaux de glace se forment DANS  les cellules, ce qui provoque l’arrêt des fonctions biologiques et donc leur mort. On termine sur une note positive, parce que l’impact bénéfique du froid sur le corps humain existe bel et bien ! Le froid pousse notre cerveau à libérer des endorphines, les « hormones du bonheur », dont les effets durent quelques heures. Le froid soulage tous types de douleurs (musculaires, articulaires, mais aussi maux de tête). Le froid active la microcirculation du sang dans notre organisme, ce qui améliore le transport d’oxygène vers les organes et les muscles, qui fonctionnent mieux dans de telles conditions. Merci Amir pour cette chronique hivernale.

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    Tout savoir sur les chauves-souris en hiver : hibernation, habitats et suivi en Wallonie

    Lors de balades en hiver, il peut arriver de passer devant d’anciennes grottes ou carrières où l’on voit parfois des panneaux explicatifs sur l’habitat des chauves-souris. C’est de ces animaux dont on va parler avec toi aujourd’hui. Mon objectif est que cela permette aux auditeurs d’être mieux informés sur ces animaux dont on parle peu, je trouve. Et pourtant, parmi les mammifères, 1 espèce sur 4, à l’échelle mondiale, est une chauve-souris ! Un petit rappel avant d’entrer dans le vif du sujet : toutes les espèces de chauves-souris présentes en Belgique sont insectivores.Comment les chauves-souris se préparent-elle à passer l’hiver ? En automne, ces mammifères volants constituent des réserves de graisse en vue de la saison froide. La période d’hibernation proprement dite a lieu de novembre/décembre à février/mars (on est donc en plein dedans). À cette période, les chauves-souris vivent sur leurs réserves et réduisent très fortement leur métabolisme (température corporelle, rythme cardiaque, fréquence respiratoire).Quelles sont les caractéristiques d’un gîte hivernal accueillant pour des chauves-souris ? Le site doit être à la fois calme (afin qu’elles ne soient pas dérangées ni réveillées), très humide (pour limiter les pertes en eau et éviter la déshydratation) et frais, à une température stable (sinon réveils trop fréquents) comprise entre 3 et 12 °C, en fonction des espèces. Le gîte peut être une grotte naturelle, une ancienne glacière, un arbre, un tunnel, une cave voire un bardage de maison. Au printemps, les chauves-souris sortiront de leur torpeur, quitteront les sites d’hibernation et se remettront à chasser les insectes qui seront de retour.On peut dire que les chauves-souris sont particulièrement bien suivies en Wallonie... En été, des spécialistes effectuent des suivis de colonies de reproduction et des inventaires sur leurs zones de chasse. En hiver, des recensements sont effectués sur plusieurs centaines de sites d'hibernation. Cela doit se faire avec les compétences requises pour dénombrer et surtout identifier les espèces et, bien entendu, avec énormément de discrétion pour ne pas déranger les chauves-souris lors de leur hibernation. Il faut savoir que l'essentiel des actions de surveillance actuellement menées en Wallonie est coordonné par Plecotus, le groupe de travail chauves-souris de Natagora. Le but de ce travail est d’avoir une vue sur l’évolution des populations de chauves-souris au fil des ans. Exact, à la fois au niveau des aires de répartition des espèces et au niveau des effectifs (nombre d’individus présents dans les colonies).

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    Découvrez le houx commun : un arbuste aux multiples secrets

    Aujourd’hui on va en effet apprendre à mieux connaître Ilex aquifolium, le houx commun. Cette plante a souvent un aspect buissonnant lorsqu’on la rencontre en forêt mais le houx peut devenir un véritable arbre si l’environnement lui est favorable (dans des zones campagnardes par exemple).Quelles sont les principales caractéristiques du HOUX ?Tout d’abord, il a cette capacité à colorer la forêt de rouge vif, avec ses baies mûres en automne et qui persistent une bonne partie de l’hiver (attention, ces baies sont toxiques pour l’être humain).Ensuite, ses feuilles coriaces ne tombent pas en hiver. Une couche de cire isolante les protège.Il est un champion de l’adaptation : Adaptation de forme avec des feuilles présentant des piquants au bas de l’arbuste (protection contre l’abroutissement excessif des mammifères herbivores) mais aussi des feuilles nettement moins épineuses voire carrément lisses à 2 ou 3 m de hauteur. Capacité à se cloner : le houx est capable de produire des branches qui poussent au ras du sol. Ces branches horizontales vont former un autre individu clone en prenant racine un peu plus loin.Plusieurs oiseaux peuvent même trouver refuge et nourriture dans le feuillage du houx :Les roitelets, les troglodytes mignons ou les rouges-gorges viennent notamment y chasser des insectes à la belle saison ou y prélever des baies en hiver. Les insectes, on vient de les évoquer en tant que nourriture pour les oiseaux. Mais il y a aussi un lien entre eux et le houx au niveau de la reproduction… Exact. Le houx compte sur les insectes pour se reproduire. La plante fleurit en mai / juin. Les grains de pollen sont transportés des individus mâles vers les individus femelles (le houx est ce qu’on appelle une espèce « dioïque ») par des bourdons, des abeilles, des mouches. Cela permettra de donner les fruits que l’on connaît, qui arrivent à maturité en automne.Et tu as une anecdote sympa pour clôturer cette chronique, puisqu’on pourrait parler de célébrité du houx !Le nom du houx se retrouve dans différents lieux comme la Houssière par exemple. Le village de Houx existe en région wallonne (fait partie de la commune d’Yvoir), et puis le plus célèbre reste très certainement … Hollywood, qui signifie littéralement « forêt de houx ».

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    D'où viennent les traditions du sapin de Noël et du vin chaud ?

    Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Aujourd'hui, nous nous intéressons aux fêtes de fin d'années.

  48. 40

    Tout savoir sur les moineaux des villes

    Bonjour Amir, notre connexion nature porte aujourd'hui sur un petit passereau des villes. Le moineau domestique dont les populations sont hélas en forte baisse depuis des années. Bonjour Socha, le déclin pour ces oiseaux en milieu urbain est très marqué. Par exemple, Bruxelles a perdu 95% de ses moineaux sur les 30 dernières années. Alors quelles sont les principales causes de ce déclin massif ? Le moineau domestique est un oiseau qui est typiquement urbain, qui niche dans des cavités de bâtiments, sur les façades, au niveau de corniches, sous des tuiles. Ces oiseaux sont donc liés à l'activité humaine depuis très très longtemps. Mais le problème ces dernières années, c'est la disparition des cavités de nidification en ville, lors de rénovations de bâtiments. Les façades sont plus modernes, avec nettement moins de cavités, et des toitures qui sont mieux isolées. Sans parler de la suppression de nombreuses friches. En effet, la bétonisation les a privées, de graminées, de buissons plus denses. qui sont de précieuses ressources alimentaires et aussi de leur lieu de socialisation. Les espaces publics en ville ont été minéralisés à outrance. Allez, il y a tout de même des lures d'espoir. Tout à fait. Depuis 2-3 ans, la situation semble se stabiliser, les mentalités évoluent peu à peu. De nombreux élus dans les communes prennent conscience de l'importance cruciale de la végétalisation au milieu urbain. Et chacun peut jouer un rôle à son niveau. Le fait pour des particuliers de tondre moins souvent leur jardin ou d'en laisser une partie à l'état sauvage est clairement une aide. Bien sûr, on souhaiterait que ce soit fait à plus grande échelle et que ça aille plus vite, mais ces tendances sont positives. Alors, il y a des initiatives concrètes qui sont menées sur le terrain depuis quelques années. En 2016 a été lancé le projet Groupe Moineaux, qui a pour objectif de sensibiliser la population, de mener des actions de protection et de redynamiser les populations de Moineaux. Alors, concrètement, c'est basé sur 5 coups de main. Premièrement, installer des mangeoires, à condition qu'elles soient hors de portée des chats. Deux, planter des espèces locales, préserver les... et les zones buissonnantes existantes. Arrêter aussi de s'acharner trop régulièrement sur ce qu'on appelle encore trop souvent des mauvaises herbes. 3. Installer des nichoirs à minimum 3 mètres de hauteur, ce qui permettra de répondre en partie au manque de cavités et de nidifications. 4. Faire des aménagements spécifiques au niveau des corniches ou des façades lors de rénovations. Et des infos sont facilement trouvables à ce sujet. Et 5. Pour les personnes qui en ont la possibilité, installer un poulailler, à protéger des prédateurs bien sûr, ce qui est intéressant pour les moineaux à plusieurs niveaux, pour trouver des plumes pour leur nid, mais aussi de l'eau et de la nourriture.

  49. 39

    Le hérisson, une espèce en danger : causes du déclin et gestes pour l’aider

    S’il est vrai que le hérisson est entré en hibernation pour passer l’hiver à cette époque de l’année, j’ai choisi d’en parler aujourd’hui à cause de son récent changement de statut ! En effet, la liste rouge des espèces menacées vient d’être mise à jour et le hérisson est passé de « préoccupation mineure » à « quasi menacé » d’extinction ! Malheureusement, cette situation est loin d’être limitée à la Belgique ! C’est l’Union internationale pour la conservation de la nature qui a actualisé cette liste. Outre notre pays, les populations de hérissons ont baissé de manière inquiétante dans plus de la moitié des pays où il est recensé, surtout au Royaume-Uni, en Norvège, Suède, Danemark, Pays-Bas, Allemagne et Autriche. Quelles sont les principales causes qui expliquent ce déclin ? Comme souvent, c’est multifactoriel ! Le trafic autoroutier, l’expansion urbaine et puis les pesticides utilisés par l’industrie agricole et dans des jardins privés provoquent un déclin massif des populations d’insectes, qui constituent une partie importante de la nourriture du hérisson. Mais il y a également d’autres menaces qui pèsent sur ce petit mammifère… Aux éléments que je viens d’évoquer, s’ajoutent les dégâts liés aux tondeuses automatiques qui tournent de nuit ! Les hérissons sont victimes des lames tranchantes de ces machines silencieuses, au niveau des pattes et de la tête. Les centres de soins pour la faune sauvage le constatent hélas trop souvent ces dernières années. Pourtant la solution semble simple. Supprimer la programmation de nuit, purement et simplement : ces tondeuses ne doivent pas tourner entre 18h et 9h du matin, ce qui évitera énormément de blessures inutiles. Et puis aussi un règlement pour imposer une interdiction sur l’usage nocturne de telles machines. En Wallonie, pas mal de communes ont déjà adopté ce règlement. Pour terminer : que peut-on faire lorsqu’on trouve un hérisson blessé ou en difficulté en pleine journée alors que c’est un animal nocturne ? Approchez-vous doucement de lui, munissez-vous de gants et déposez-le dans une boite en carton avec des trous, puis amenez-le dans un centre de soins. Petit conseil pour éviter le risque d’hypothermie : vous pouvez placer une bouteille remplie d’eau chaude enroulée dans un essuie dans la boîte à proximité du hérisson. Quant à la liste complète des centres de soins, vous la trouverez sur le site internet de la Ligue royale belge pour la Protection des Oiseaux (qui gère le centre à Anderlecht en région bruxelloise)

  50. 38

    Graines de courge : bienfaits, culture et idées de consommation

    D’abord, une petite mise en contexte. Les courges sont des plantes à fleurs qui font partie de la famille des Cucurbitacées (la famille des courgettes). Les graines de courges sont extraites de Cucurbita pepo, c’est son nom scientifique. Il en existe différentes variétés : les potirons, potimarrons, pâtissons et autres citrouilles…Si on se plonge dans l’historique des courges, on se rend compte que leur culture remonte à longtemps…Il s’agit d’une des plantes cultivées dans l’Amérique du Nord préhistorique. On sait qu'elle est apparue dans le Missouri il y a au moins 4.000 ans. Plus loin encore, on en trouve des traces au sud du Mexique datant d’il y a environ 8.000 ans !Concrètement, si on souhaite se lancer dans la culture de courges, quels conseils peux-tu nous donner?Le principal conseil est de choisir un emplacement au jardin ou au potager bien exposé au soleil car ce sont des plantes sensibles au froid.Pour le reste, pas d’exigences très spécifiques. L’idéal est d’avoir un sol assez riche en humus (vous pouvez faire un apport de compost) et bien meuble.Attention que les courges peuvent être envahissantes. Donc, dans un petit jardin, mieux vaut privilégier les courges de petite taille comme la « butternut » ou le potimarron.On sait à présent que les graines de courge sont consommées depuis des siècles et que leur culture n’est pas très compliquée. Parle-nous un peu des bienfaits de ces graines.Il y en a plusieurs :Elles sont très riches en protéines et en acides gras de bonne qualité, en vitamines A aussi ;Elles constituent une très bonne source de minéraux et d’oligo-éléments comme le magnésium, le fer, le zinc, le calcium ou le potassium ; On leur reconnaît notamment des bienfaits sur la prostate, ce qui est intéressant pour les hommes (en utilisant l’huile extraite des pépins). Cela ne se limite pas à cela : d’autres bienfaits dans le domaine médical sont encore à l’étude (comme la santé du foie, le sommeil, l’hypertension…).Quelles sont les manières de consommer les graines de courge ?Elles peuvent se déguster crues (pour une collation par exemple), cuites au four, grillées (en apéritif), hachées ou moulues (pour être ajoutées dans des salades). Les pépins de courge peuvent aussi agrémenter des cuissons de pain. Elles sont aussi utilisées en dessert dans certaines recettes de brownies ou de cookies. Bref, il existe vraiment plein de manières de les consommer.

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