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Connexion Nature

Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Découvrez comment la nature évolue, comment la préserver et l'observer.

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    Reptiles : Pourquoi il est temps de changer de regard sur ces « mal-aimés » de nos jardins

    Pour clôturer la saison, Amir nous invite à dépasser nos peurs irrationnelles pour découvrir les reptiles, des animaux souvent victimes d'un regard subjectif et négatif. Pourtant, qu'il s'agisse d'un rouge-gorge ou d'une couleuvre, ces espèces sont tout aussi inoffensives pour l'être humain et jouent un rôle crucial dans l'équilibre de nos écosystèmes.Les quatre piliers de la biologie des reptilesPour mieux comprendre ces animaux, il faut s'attarder sur leurs caractéristiques biologiques uniques. Les reptiles sont des vertébrés dont le corps est recouvert d'écailles. Leur peau sèche les oblige à passer par des phases de mue régulières, car leur enveloppe finit par devenir trop étroite pour leur croissance.Contrairement aux mammifères, ils dépendent entièrement du milieu extérieur pour réguler leur température corporelle. C'est pourquoi on les observe souvent en train d'emmagasiner la chaleur du soleil sur des tas de pierres. Enfin, leur mode de reproduction est plus économe que celui des amphibiens : ils ne pondent que quelques œufs, mais ceux-ci sont protégés par une coquille, ce qui les rend moins dépendants de l'eau. Ce sont également des maîtres du camouflage, extrêmement sensibles aux vibrations de leur environnement.Une classification simplifiéeDans nos régions, Amir distingue trois grands groupes de reptiles :Les Sauriens : Ce groupe comprend les lézards ainsi que l'orvet.Les Ophidiens : Il s'agit de la famille des serpents.Les Chéloniens : Cette catégorie regroupe les tortues.Un état des lieux préoccupant en WallonieLe statut de ces animaux en Belgique est malheureusement peu réjouissant. La Coronnelle lisse est désormais considérée comme une espèce « en danger », tandis que la Vipère péliade a atteint le stade critique de « en danger critique » selon la liste rouge des reptiles en Wallonie.Les causes de ce déclin sont multiples. Si l'urbanisation et l'agriculture intensive restent des menaces historiques, de nouveaux défis apparaissent, tels que la surabondance de sangliers, l'émergence de nouvelles maladies et la prolifération d'espèces exotiques envahissantes. Malgré ce tableau sombre, des mesures de conservation portent leurs fruits, notamment la restauration des réseaux de mares et le déboisement de certains versants rocheux pour recréer des habitats favorables.Aménager son jardin pour favoriser les reptilesChaque espèce a des exigences spécifiques, mais toutes partagent des besoins vitaux fondamentaux. Pour s'installer durablement, un reptile a besoin de nourriture abondante et de zones de thermorégulation bien exposées au soleil. La présence d'abris est également indispensable pour se protéger des prédateurs, des intempéries ou pour passer la saison froide en sécurité. Enfin, des sites adaptés pour la ponte des œufs sont nécessaires à la survie de la population.En protégeant ces espaces et en apprenant à observer ces champions du camouflage, nous contribuons à la sauvegarde d'un patrimoine naturel fragile. Pour plus de conseils sur la biodiversité, n'hésitez pas à consulter le site connexionnature.be ou à suivre les actualités d'Amir sur les réseaux sociaux.

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    Syrinx, chants et cris : Les secrets fascinants de la communication chez les oiseaux

    Dans ce nouveau rendez-vous « Connexion Nature », Amir nous plonge dans l'univers acoustique des oiseaux pour nous aider à mieux comprendre les sons qui égayent nos sorties en plein air. Loin d'être de simples mélodies, ces vocalisations résultent d'une mécanique complexe et répondent à des besoins sociaux et territoriaux précis.La syrinx : l'instrument unique des oiseauxContrairement aux mammifères qui utilisent un larynx doté de cordes vocales, les oiseaux possèdent un organe vocal exclusif : la syrinx. Il s'agit d'une sorte de ballon cartilagineux situé, non pas en haut, mais au fond de la trachée. Cet organe est entouré de sacs aériens qui fonctionnent comme de véritables soufflets pour transporter l'air à travers les poumons. La syrinx est connectée à deux cavités munies de fines membranes. En faisant varier le volume de ces membranes et en utilisant parfois une poche d'air comme caisse de résonance, l'oiseau produit des vibrations qui se transforment en sons mélodieux ou en cris percutants.Une audition fine cachée sous les plumesPour communiquer, il faut savoir produire un son, mais aussi savoir le recevoir. L'oreille de l'oiseau est discrète : son tympan est dissimulé derrière les plumes pour ne pas entraver l'aérodynamisme. Lorsqu'une onde sonore frappe ce tympan, les vibrations sont transmises et amplifiées par un osselet unique. Elles atteignent ensuite des cellules sensorielles munies de petits cils. Le mouvement de ces cils remonte le long du nerf auditif jusqu'au cerveau, où l'oiseau décode les informations reçues.Chants vs Cris : une distinction fondamentaleAmir souligne une différence majeure entre le chant et le cri, basée sur la complexité et la fonction du signal.Le chant est généralement long et complexe. Il a une fonction sociale et reproductive : il sert à revendiquer un territoire, à le défendre contre des rivaux ou à attirer un partenaire. Un oiseau mâle sans partenaire chantera d'ailleurs souvent plus fort qu'un oiseau déjà en couple.Le cri est plus court et fonctionnel. Il sert à donner l'alerte (comme le cri caractéristique du Geai des chênes), à réclamer de la nourriture (chez les oisillons) ou simplement à garder le contact entre les membres d'un groupe.Qui sont les chanteurs de nos jardins ?La capacité de chanter varie selon les espèces et le sexe. La syrinx est souvent plus développée chez les mâles, qui sont les principaux chanteurs chez le Merle noir ou le Troglodyte mignon. Cependant, chez d'autres espèces comme le Rouge-gorge, le mâle et la femelle produisent tous deux des vocalisations. Le chant peut même aider à la répartition des tâches parentales lorsque les deux parents s'occupent des jeunes.Enfin, au-delà de l'aspect purement fonctionnel, certains chercheurs explorent l'idée que les oiseaux pourraient parfois chanter pour le simple plaisir, une hypothèse qui ajoute une dimension poétique à nos environnements sonores. Pour en savoir plus et découvrir d'autres secrets de la faune, retrouvez les conseils d'Amir sur son site connexionnature.be ainsi que sur ses réseaux sociaux.

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    La fraise n'est pas un fruit ? Découvrez les secrets botaniques de vos gourmandises d'été

    Dans ce nouveau rendez-vous de « Connexion Nature », Amir nous invite à porter un regard scientifique et fascinant sur les délices qui ornent nos tables en cette période estivale. Si la dégustation est un plaisir simple, la compréhension de la formation de ces végétaux révèle une complexité insoupçonnée, notamment autour du concept surprenant de « faux fruit ».La fraise : une multitude de fruits sur un seul supportL'exemple le plus frappant est sans aucun doute celui de la fraise. Contrairement aux idées reçues, la partie rouge et charnue que nous savourons n'est pas le fruit au sens botanique du terme. La fraise est en réalité un faux fruit issu du développement spectaculaire du réceptacle de la fleur.Alors, où se cachent les véritables fruits ? Ce sont ces dizaines de petits grains jaunes qui parsèment la surface de la peau : les akènes. Chaque petit grain est un fruit sec contenant une graine unique, résultant de la transformation des carpelles (les organes femelles de la fleur) après la fécondation. En somme, lorsque vous croquez dans une fraise, vous consommez un support floral devenu volumineux et charnu qui porte une multitude de micro-fruits.Comprendre la classification : Drupes, Baies et Fruits secsPour y voir plus clair, il est essentiel de définir ce qu'est un « vrai fruit ». Botaniquement, il s'agit de la transformation de l'ovaire d'une fleur fécondée, contenant les graines issues des ovules. Amir distingue plusieurs catégories :Les fruits secs : Comme le gland du chêne ou la châtaigne.Les fruits charnus : Ils se divisent eux-mêmes en deux familles. D'une part, les drupes, qui sont des fruits à noyau (cerise, prune, abricot) où la graine est protégée par une enveloppe durcie. D'autre part, les baies, qui sont des fruits à pépins (raisin, sureau noir) où les graines flottent directement dans la pulpe. Un conseil important est d'ailleurs rappelé : le sureau noir doit impérativement être consommé cuit.Pommes et poires : l'autre visage des faux fruitsLa fraise n'est pas seule dans sa catégorie. La pomme et la poire sont également des faux fruits. Dans leur cas, après la fécondation, le réceptacle floral se développe de manière synchrone avec le fruit lui-même.Si vous coupez une pomme en deux, vous pourrez observer une ligne fine au milieu de la chair, entourant le cœur. Cette ligne correspond aux vaisseaux du carpelle et marque la limite du « vrai fruit », celui qui contient les pépins. La partie croquante et juteuse que nous mangeons majoritairement est, là encore, le développement charnu du réceptacle de la fleur.Ces précisions botaniques nous rappellent que la nature est une ingénieure hors pair, transformant chaque partie de la fleur pour assurer sa survie et sa gourmandise. Pour approfondir ces sujets ou participer à des balades guidées, vous pouvez retrouver Amir sur son site connexionnature.be ou suivre ses actualités sur Facebook et Instagram.

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    Le Martinet noir : l’incroyable champion du ciel qui vit, mange et dort en volant

    Le martinet noir : une vie entre ciel et terreLe martinet noir est sans doute l'un des oiseaux les plus remarquables de notre avifaune. Véritable voilier biologique, il passe la quasi-totalité de son existence dans les airs. Comme l’explique Amir, cet oiseau réalise l’exploit de manger, de boire et même de dormir tout en volant.Une anatomie taillée pour l'azurPesant à peine 40 grammes, le martinet possède une morphologie parfaitement adaptée à son mode de vie : des ailes en forme de faucilles lui permettant une grande vélocité. Ses pattes, extrêmement courtes, ne lui permettent pas de se poser sur des branches ou au sol ; elles ne lui servent qu’à s’accrocher verticalement aux parois. Chaque année, il parcourt environ 10 000 km depuis l'Afrique subsaharienne pour rejoindre nos régions, un périple motivé par son régime d'insectivore strict qu'il ne peut satisfaire en Europe durant l'hiver.Le défi de l'habitat urbainSi le martinet vit dans le ciel, il doit impérativement se poser pour se reproduire. À l'origine nicheur dans les falaises, il s'est adapté à l'humain en colonisant les cavités de nos bâtiments : sous les toitures, dans les trous de boulin ou derrière les corniches des églises et des tours.Cependant, la modernisation du bâti et l’isolation thermique actuelle posent un problème majeur : la disparition des interstices et des fissures. Cette perte d'habitat est l'une des causes principales de son déclin. Heureusement, des solutions existent, comme le percement de trous spécifiques dans les corniches ou l'installation de nichoirs, des initiatives relayées par des organismes comme Natagora.Un cycle de reproduction expressEn juin, la saison bat son plein. Après une incubation d'une vingtaine de jours pour 2 ou 3 œufs, les parents se relaient pour capturer des milliers d'insectes en vol afin de nourrir leur progéniture. Particularité fascinante : en cas de mauvais temps persistant, les jeunes martinets peuvent entrer dans un état de léthargie et survivre plusieurs jours sur leurs réserves de graisse. Une fois leur envol pris, après 5 à 8 semaines, les jeunes deviennent instantanément indépendants, s'élançant pour un voyage qui durera plusieurs années avant qu'ils ne se posent à leur tour pour nicher.

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    Jardin d'été : 5 astuces pour un extérieur frais, fleuri et débordant de biodiversité

    Transformer son jardin en refuge estival : le guide pratiqueÀ l'approche des fortes chaleurs, nos jardins et espaces extérieurs demandent une attention particulière. L'objectif n'est plus seulement esthétique, mais s'inscrit dans une démarche de "connexion nature" pour favoriser la faune locale et préserver les ressources.1. Inviter les pollinisateursLa base d'un jardin vivant repose sur les plantes mellifères. Pour égayer vos massifs tout en nourrissant les insectes, privilégiez les pensées sauvages (adorées des abeilles), les cosmos (parfaits en pots pour les balcons) ou les lavatères, dont les papillons raffolent. Pour aller plus loin, semez une prairie fleurie d'espèces indigènes dans un endroit ensoleillé. Le secret ? Un sol pauvre en nutriments pour éviter que les orties n'étouffent vos fleurs sauvages.2. Créer des structures de biodiversitéMême sur une petite surface, chaque aménagement compte. Planter une haie champêtre (aubépine, troène, prunellier) offre un gîte et un couvert essentiels à la faune. En ville, les plantes grimpantes sont vos meilleures alliées : elles créent des îlots de fraîcheur naturels sur les façades, réduisant l'impact des canicules.3. L'art de l'arrosage intelligentPour ne pas gaspiller l'eau, oubliez l'arrosage en plein soleil. Privilégiez l'aube ou le crépuscule et visez toujours le pied de la plante. Une technique ancestrale revient en force : les oyas. Ces pots en terre cuite enterrés diffusent l'eau par porosité directement aux racines.Oya de 1,5 L : idéal pour les bacs et petits massifs (rayon de 50 cm).Oya de 5 L : parfait pour le potager ou la serre (rayon de 80 cm).En adoptant ces gestes, vous transformez votre espace en un écosystème durable. Retrouvez tous les conseils d'Amir sur son site et ses réseaux sociaux.

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    Benoîte commune : Le secret oublié des brasseurs et le trésor aromatique de nos jardins

    La Benoîte commune : une alliée sauvage entre cuisine, santé et histoireDans le cadre de l'émission « Connexion Nature », Amir nous emmène à la découverte de la Benoîte commune, scientifiquement nommée Geum urbanum. Cette plante vivace, appartenant à la famille des rosacées, se distingue par une silhouette élégante pouvant atteindre 25 à 60 cm de hauteur. Ses feuilles vertes, à la fois découpées et dentées, portent une tige surmontée de petites fleurs jaunes en forme d’étoile à cinq pétales. Sa floraison généreuse, s'étalant de mai à septembre, en fait une présence constante durant toute la belle saison.Une championne de la survie et de la biodiversitéL’un des traits les plus caractéristiques de la Benoîte réside dans ses fruits : de petites boules munies d’arêtes en crochet. Ce dispositif ingénieux lui permet de s’accrocher aux poils des animaux ou aux vêtements des promeneurs, assurant ainsi une propagation efficace sur de grandes distances. Peu exigeante, elle s'épanouit dans presque tous les types de sols, avec une préférence pour les zones semi-ombragées, les bordures de potagers ou les recoins sauvages des jardins. Sur le plan écologique, elle constitue une source vitale de nectar et de pollen pour les insectes pollinisateurs, notamment les abeilles et les syrphes.Des saveurs surprenantes en cuisineLa Benoîte est une plante comestible qui réserve des surprises gustatives étonnantes. Avant la floraison, ses jeunes feuilles peuvent être récoltées pour agrémenter des salades ou des soupes, souvent en mélange avec d'autres herbes sauvages comme la consoude. Mais c’est sa racine qui est la plus fascinante : elle dégage un arôme marqué de clou de girofle. En cuisine, elle s'utilise ainsi comme aromate dans les plats mijotés. En infusion, son goût se situe à la croisée du poivre et de la cannelle, offrant une alternative originale aux thés classiques. Elle peut également être utilisée pour aromatiser des liqueurs. Une anecdote historique souligne son importance passée : avant l'usage du houblon, c'est le rhizome de la Benoîte qui servait à aromatiser la servoise, l'ancêtre de la bière.Propriétés médicinales et précautionsAu-delà du plaisir des papilles, la Benoîte possède des vertus toniques et astringentes. Ses racines sont réputées pour ouvrir l'appétit et favoriser la digestion. En cosmétique, ces propriétés astringentes sont exploitées pour tonifier la peau.Toutefois, la prudence est de mise. Si elle est sans danger pour l'humain lorsqu'elle est récoltée dans des zones saines (sans pesticides), elle peut être toxique pour certains animaux. Riches en tanins, ses feuilles peuvent provoquer des troubles digestifs chez les ruminants et doivent donc être évitées pour les animaux de ferme ou les animaux de compagnie.En intégrant la Benoîte dans nos espaces verts, nous préservons non seulement un pan de notre histoire brassicole, mais nous offrons aussi un refuge durable à la faune utile tout en profitant d'une pharmacie et d'une épicerie naturelles à portée de main.

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    Connexion Nature - Le secret ultime pour un sol de potager fertile et des légumes en pleine santé

    La fertilité d'un sol est le pilier central de toute activité potagère réussie. Pour bien comprendre ce qui se passe sous nos pieds, il faut d'abord s'intéresser à la structure même de la terre. Un sol n'est pas une masse compacte ; il est composé de matières solides, mais aussi de « vides » essentiels où circulent l'air et l'eau. C’est ce qu’on appelle la porosité. Un bon degré de porosité est vital pour que les racines des plantes puissent se développer correctement et respirer.Les bâtisseurs de l'ombre : la pédofauneSi la composition minérale d'un sol (sable, cailloux, limons) est un héritage géologique que l'on ne choisit pas, la porosité, elle, peut être améliorée. Certes, le jardinier peut travailler sa terre avec des outils, mais le travail le plus efficace est réalisé par la pédofaune. Ce terme regroupe tous les organismes vivants du sol : vers de terre, cloportes, fourmis, mille-pattes ou encore scarabées. Ces ouvriers de l'ombre fragmentent, transforment et décomposent la matière organique, créant ainsi une structure de sol aérée et fertile.Diagnostiquer et enrichir sa parcelleAvant de planter, un bon jardinier doit se faire observateur. Le premier conseil est d'analyser l'activité biologique : la présence de nombreux lombrics est un excellent indicateur de santé. En cas de doute sur la nature du terrain, mesurer le pH (acidité ou alcalinité) permet d'ajuster les cultures ou d'apporter les corrections nécessaires. Pour nourrir directement les plantes et stimuler cette vie souterraine, l'apport de compost au pied des végétaux reste la solution idéale pour fournir les nutriments indispensables.Lumière et stratégie de plantationLa réussite dépend aussi d'une planification rigoureuse. Tous les légumes n'ont pas les mêmes besoins en ensoleillement. Alors que les tomates, poivrons et aubergines exigent beaucoup de lumière, d'autres cultures comme les salades, les carottes, les choux ou les betteraves sont moins exigeantes en heures d'ensoleillement.Enfin, pour ne pas épuiser le sol, la rotation des cultures est primordiale. Chaque plante a des besoins différents et certaines, comme les légumineuses (pois, fèves, haricots), ont même la capacité de fixer l'azote de l'air pour enrichir la terre. Un cycle de rotation efficace consiste à faire se succéder les légumes feuilles (épinards, poireaux), puis les légumineuses, suivies des pommes de terre, et enfin les légumes racines (carottes, radis) avant de recommencer la boucle. En respectant ces cycles naturels et en favorisant un sol vivant, le jardinier s'assure des récoltes généreuses et durables.

  8. 87

    Connexion Nature - Les cerisiers du Japon, voici pourquoi nos avenues roses pourraient changer de visage

    Le retour du printemps en Belgique est marqué par un événement visuel incontournable : la floraison des cerisiers du Japon. Ce spectacle, bien que spectaculaire, est particulièrement éphémère, ne durant que 8 à 10 jours environ. Pourtant, il attire des foules de curieux, venus parfois de loin pour admirer ces bouquets de fleurs roses ou blanches qui ornent nos cités.Des lieux de rendez-vous emblématiquesEn région bruxelloise, certaines communes sont devenues de véritables pôles d'attraction. À Schaerbeek, des artères comme l’avenue Emile Max ou l’avenue du Diamant sont célèbres pour leurs alignements floris. D'autres communes, telles qu'Etterbeek ou Boitsfort, ne sont pas en reste et participent à cette dynamique printanière. Au-delà de la capitale, le Jardin japonais de Hasselt, dans le Limbourg, constitue également une destination phare où ces arbres sont une attraction majeure durant le mois d'avril.Une fragilité face aux contraintes urbainesMalgré leur beauté, les cerisiers du Japon font face à des difficultés croissantes dans l'environnement urbain actuel. Ils sont notamment peu résistants aux sécheresses, un problème accentué par le manque d'aménagements prévus pour une irrigation suffisante en ville. De plus, ces arbres supportent assez mal la taille, ce qui complique leur entretien.Un autre point de tension concerne l'espace physique : le développement de racines volumineuses finit souvent par abîmer les trottoirs. Enfin, la santé de ces arbres est menacée par des attaques de champignons et diverses infections, ce qui a récemment soulevé la question de leur remplacement, notamment à Schaerbeek.Vers une nouvelle stratégie de plantationLa gestion de ce patrimoine végétal fait aujourd'hui l'objet d'un débat entre conservation et adaptation. Dans la commune de Schaerbeek, les autorités ont choisi de trancher au cas par cas. Dans les « hotspots », ces lieux emblématiques très chers aux habitants, les cerisiers seront conservés ou remplacés à l'identique pour maintenir l'identité visuelle du quartier.En revanche, pour les autres zones, une stratégie de diversification est envisagée. L'idée est de ne plus dépendre d'une seule essence pour éviter la propagation rapide des maladies. Bien que les cerisiers du Japon soient avant tout des arbustes ornementaux avec un apport limité pour la faune, l'introduction de deux ou trois essences différentes présente des avantages écologiques majeurs. Cela permet non seulement de favoriser la biodiversité, mais aussi d'étaler les périodes de floraison, offrant ainsi une source de nourriture plus durable pour les insectes pollinisateurs.Cette transition marque une volonté de passer d'une vision purement esthétique à une gestion forestière urbaine plus résiliente et durable, tout en préservant le cachet qui fait la fierté des riverains.

  9. 86

    Connexion Nature - Les secrets de la fougère, plante de la Préhistoire

    Les fougères, comme la très commune fougère-aigle, sont des plantes fascinantes dont l'origine remonte à plus de 300 millions d'années. Durant la période du Carbonifère, bien avant l'apparition des plantes à graines, elles formaient d'immenses forêts tropicales avec des spécimens arborescents pouvant atteindre 20 mètres de hauteur. Leur évolution a marqué un tournant majeur dans l'histoire du végétal grâce à l'apparition des racines, de la sève et de la lignine, une molécule assurant la rigidité nécessaire pour se développer en hauteur.Dépourvues de fleurs et de graines, les fougères utilisent un mode de reproduction complexe basé sur les spores situées sous leurs frondes. Ces spores germent pour donner naissance à une petite feuille en forme de cœur appelée prothalle. La fécondation reste toutefois totalement dépendante de l'eau : les gamètes mâles doivent littéralement nager dans une couche d'eau pour atteindre les gamètes femelles et donner naissance à une nouvelle plante.Bien qu'elles soient toxiques pour l'être humain et la plupart des vertébrés, les fougères possèdent des propriétés précieuses pour le jardinier moderne. Autrefois utilisées comme litière dans les bergeries pour éloigner les puces, elles servent aujourd'hui à fabriquer du purin de fougère. Ce dernier agit comme un excellent répulsif contre la mouche de la carotte ou la piéride du chou, et s'avère efficace pour lutter contre les pucerons, les limaces, ainsi que certaines maladies cryptogamiques comme l'oïdium et la rouille.

  10. 85

    Connexion Nature - Sauver les espaces verts de Bruxelles

    Le 29 octobre 2025, le tribunal de première instance francophone de Bruxelles a rendu un jugement historique en faveur de la préservation des sols vivants. Saisi par l’ASBL WeAreNature et 1330 citoyens bruxellois, le tribunal a condamné la Région de Bruxelles-Capitale à suspendre toute urbanisation et imperméabilisation des terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare. Ce moratoire doit rester en vigueur jusqu'à l’adoption d'un nouveau PRAS (Plan Régional d’Affectation du Sol) intégrant les obligations climatiques, avec une échéance fixée au plus tard au 31 décembre 2026.Cependant, l'application concrète de cette décision se heurte à la résistance du gouvernement bruxellois. Fin mars 2026, la Région a annoncé interjeter appel du jugement, une procédure qui pourrait durer deux ans,. En attendant, le jugement de première instance continue de s'appliquer, mais WeAreNature dénonce de nombreux manquements. Des permis d'urbanisme continuent d'être délivrés pour des sites de grande taille et aucune mesure législative n'a été prise pour faire respecter le moratoire imposé par la justice.Face à cette situation, l'association retourne au tribunal pour demander des astreintes de 250 000 EUR par site ou terrain sur lequel des travaux seraient entrepris avant l'échéance de fin 2026. Pour les défenseurs de l'environnement, ce combat dépasse les questions administratives : il s'agit d'un enjeu vital pour l'habitabilité de Bruxelles d'ici 15 à 30 ans et pour la survie des générations futures en milieu urbain.

  11. 84

    Connexion Nature – L’escargot, discret prodige du jardin

    Souvent ignoré, parfois décrié, l’escargot est pourtant un véritable prodige de la nature. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous proposent de ralentir le pas pour observer ce petit habitant du jardin avec un regard nouveau.L’escargot appartient à la grande famille des gastéropodes, tout comme les limaces… et, plus surprenant encore, certains animaux marins comme les pieuvres. Ces mollusques terrestres sont de véritables concentrés de muscles. Leur déplacement, appelé reptation, repose sur une succession de contractions et de relâchements de leur « pied », leur permettant de glisser sur presque toutes les surfaces.La coquille joue un rôle essentiel. Elle protège l’animal des prédateurs, mais aussi de la sécheresse. Sa croissance suit le rythme de vie de l’escargot : elle ne se développe pas pendant l’hibernation, mais se consolide en période d’activité. Un détail fascinant : si la coquille est endommagée sans toucher l’apex — la partie la plus fragile — l’escargot peut la réparer lui-même grâce à son mucus, riche en carbonate de calcium. En revanche, une atteinte trop importante condamne malheureusement l’animal.Amir partage aussi un geste simple mais crucial : si vous devez déplacer un escargot, ne tirez jamais dessus. Il faut le faire glisser délicatement ou attendre qu’il se rétracte. Tirer risquerait de déchirer la membrane qui le relie à sa coquille, ce qui lui serait fatal.Après la pluie, les escargots sont particulièrement visibles. Et pour cause : l’eau est vitale pour eux. Composés à près de 80 % d’eau, ils dépendent de l’humidité pour survivre. Leur mucus, qu’ils produisent en grande quantité, leur permet de se déplacer tout en protégeant leur peau des agressions extérieures.Côté longévité, les escargots vivent en moyenne entre 3 et 7 ans, selon les espèces. Et malgré leur lenteur apparente, ils jouent un rôle important dans l’écosystème… tout en servant de proies à d’autres animaux. Le hérisson, par exemple, en est un grand consommateur, tout comme le blaireau ou encore l’orvet chez les reptiles.Cet épisode nous rappelle que même les plus petits êtres, ceux que l’on oublie parfois de regarder, participent à l’équilibre du vivant. Il suffit de s’arrêter un instant… et d’observer.

  12. 83

    Connexion Nature – Ces pollinisateurs qui font battre le cœur du printemps

    Avec le retour du printemps, la nature s’anime d’un ballet discret mais essentiel : celui des pollinisateurs. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous invitent à mieux connaître ces artisans du vivant, indispensables à la reproduction des plantes et à l’équilibre de nos écosystèmes.Parmi eux, les plus emblématiques restent les abeilles. On pense souvent à l’abeille domestique (Apis mellifera), mais nos régions abritent aussi des centaines d’abeilles solitaires, comme les osmies. Ces petites travailleuses creusent leurs nids dans le bois mort, les tiges creuses ou le sol. Un simple geste suffit pour les aider : laisser un coin de jardin un peu plus sauvage ou installer des habitats naturels.Les bourdons, eux aussi de la famille des hyménoptères, se distinguent par leur corps plus massif et surtout leur pilosité abondante. Cette particularité leur permet de voler et de butiner dès 5°C, bien avant les abeilles. Le bourdon terrestre, très commun, fait ainsi partie des premiers visiteurs du printemps.Mais la pollinisation ne se limite pas à ces insectes familiers. Les papillons jouent également un rôle précieux. Leur trompe, enroulée sous leur tête au repos, se déploie pour atteindre le nectar au fond des fleurs. Chaque visite contribue à transporter le pollen d’une plante à l’autre.Plus surprenant encore : certaines mouches, notamment les syrphes, participent activement à ce processus. Avec leurs couleurs jaunes et noires, elles imitent les guêpes pour se protéger des prédateurs — un phénomène appelé mimétisme. Capables de vol stationnaire, elles se déplacent avec une agilité remarquable. Leurs larves se nourrissent de pucerons, tandis que les adultes consomment nectar et pollen : de véritables alliées du jardin.Pour favoriser cette biodiversité, Amir propose un geste simple : semer une prairie fleurie indigène entre fin mars et début juin. Un refuge coloré, nourricier et vivant, à condition de veiller à l’arrosage en période sèche.Cet épisode nous rappelle que ces petits êtres, souvent invisibles ou méconnus, sont au cœur du fonctionnement du vivant. Sans eux, pas de fleurs, pas de fruits… et bien peu de vie.

  13. 82

    Connexion Nature - Potager de printemps, les secrets d'Amir pour des récoltes réussies

    Le printemps marque officiellement le retour de la saison active au potager. Dans cette séquence sur Nostalgie+, l'expert Amir détaille les travaux à entreprendre dès la fin du mois de mars et le début du mois d’avril pour garantir un jardin productif et sain.Que planter et semer en ce moment ? Selon les sources, c’est le moment idéal pour mettre en terre les oignons, carottes, choux, radis et épinards. Parallèlement, le jardinier peut commencer à semer ses herbes aromatiques, notamment la menthe, le thym et la ciboulette. Toutefois, Amir insiste sur une mise en garde importante : il faut rester extrêmement prudent avec les "légumes-fruits" sensibles au froid, comme les tomates et les aubergines. Les gelées tardives, fréquentes à cette saison, pourraient être fatales à ces plants si on les expose trop tôt en pleine terre.L'art des associations de cultures Un aspect central de l'intervention concerne les associations stratégiques entre les plantes pour favoriser une croissance naturelle et une protection mutuelle :Carotte et radis : Semer ces deux légumes sur la même ligne est bénéfique, car les radis, en poussant rapidement, créent de l'ombre et conservent l'humidité du sol dont la carotte a besoin.Carotte et poireau : Cette alliance est une défense naturelle efficace. L'odeur du poireau repousse la mouche de la carotte, tandis que l'odeur de la carotte éloigne la teigne du poireau.Les épinards : Ils s'associent parfaitement avec le céleri, les pois, les oignons ou les fraises.Les aromates : Le thym est le compagnon idéal des choux, brocolis, navets, fraises ou pommes de terre. La menthe se plaît près des courges et des pois, tandis que la ciboulette protège et favorise les carottes, le céleri et la laitue.Une approche basée sur l'observation Amir précise que ces conseils ne sont pas des règles absolues et systématiques. L'efficacité des associations dépend de nombreux facteurs variables comme la qualité du sol, le climat local, l'exposition à la lumière et la densité de plantation. Il recommande donc aux jardiniers une observation minutieuse de leur propre environnement d'année en année, en notant les succès et les échecs pour s'adapter au "vivant en perpétuel mouvement". Pour approfondir ces thématiques, l'expert invite les auditeurs à le suivre sur ses réseaux sociaux ou sur son site connexionnature.be, où des balades guidées printanières sont proposées.

  14. 81

    Connexion Nature – Le pissenlit, la “mauvaise herbe” aux mille vertus

    Dans nos jardins, sur les talus ou au bord des chemins, il apparaît chaque année avec la même fidélité. Le pissenlit, souvent considéré comme une simple « mauvaise herbe », révèle pourtant une richesse insoupçonnée. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous invitent à poser un regard neuf sur cette plante humble et lumineuse.Facile à reconnaître, le pissenlit déploie ses fleurs d’un jaune éclatant, semblables à de petits soleils posés sur l’herbe. Avec le temps, ces fleurs se transforment en sphères blanches duveteuses : un délicat nuage de graines prêtes à s’envoler au moindre souffle. Qui n’a jamais, enfant ou adulte, soufflé dessus pour voir ces minuscules parachutes s’éparpiller dans les airs… en faisant un vœu au passage ?Son autre nom, « dent-de-lion », provient de la forme particulière de ses feuilles dentelées. Une image forte, à la hauteur de la symbolique qu’on lui prête depuis longtemps. Le pissenlit évoque la joie, la vitalité, la persévérance et la force du soleil. Sa couleur rappelle les rayons lumineux, source de vie et de chaleur.Et cette symbolique n’est pas anodine. Le pissenlit possède une étonnante capacité d’adaptation. Il pousse presque partout, dans une grande diversité de sols et sous de nombreux climats. Une preuve silencieuse de sa résistance et de sa détermination — comme une leçon de nature.Mais au-delà de son aspect poétique, le pissenlit est aussi une plante médicinale reconnue depuis l’Antiquité. Racines et feuilles sont réputées pour leurs propriétés dépuratives et détoxifiantes. Elles soutiennent l’action du foie et des reins, facilitant l’élimination des déchets de l’organisme.Les feuilles, riches en principes amers, stimulent les papilles gustatives et activent le système digestif. Le pissenlit peut ainsi aider à soulager ballonnements et inconfort digestif. Ses fleurs, quant à elles, contiennent des polyphénols antioxydants, contribuant à protéger l’organisme contre certaines maladies.Sur le plan nutritionnel, la plante n’est pas en reste : elle renferme des vitamines A, C et K, ainsi que des minéraux essentiels comme le potassium. Un véritable concentré de vitalité offert gratuitement par la nature.Comme toujours, Amir rappelle toutefois une règle de prudence : avant toute cure ou utilisation régulière, il est conseillé de demander l’avis d’un professionnel de santé, notamment en cas de traitement médical.Un épisode qui nous rappelle que certaines des plantes les plus ordinaires sont parfois les plus extraordinaires. Il suffit simplement de prendre le temps de les regarder autrement.

  15. 80

    Connexion Nature – Mars, le grand réveil du vivant

    Dans la « connexion nature » du jour, on s’intéresse avec toi à un certain nombre de choses qui se passent dans la Nature au mois de mars. On peut parler de réveil printanier après la saison froide…Dans la Nature, la photopériode (la durée d’exposition à la lumière du jour) joue un rôle clé en synchronisant les activités biologiques des êtres vivants, plantes et animaux, avec les cycles du jour et des saisons. Les êtres vivants possèdent des récepteurs sensoriels qui réagissent à ces changements de photopériode. De même la hausse des températures dans l’environnement extérieur agit comme un autre signal important. Prenons des exemples concrets : la sortie d’hibernation des hérissons ou la floraison des jonquilles.Le printemps est une période riche en couleurs… Je viens de mentionner les jonquilles. Mais parmi les floraisons précoces, on a aussi les crocus, les tulipes et les primevères.Au niveau des arbres, les bourgeons commencent à grossir. Le cornouiller mâle est en fleurs très tôt (déjà en février). Très jolie floraison avec ses taches de couleurs jaunes. Puis, en mars, on a droit à la floraison du prunellier. C’est vraiment le début d’un festival de couleurs, d’arômes … et de nourriture pour les insectes, qui sont à la base de nombreuses chaînes alimentaires (songeons aux amphibiens, aux oiseaux…).Pour les grenouilles, crapauds et autres, mars est la haute saison de reproduction. En effet. D’ailleurs j’en profite pour rappeler d’être particulièrement vigilant le long des routes à cette période (encore plus que d’habitude). Énormément de volontaires à travers le pays --- un grand merci à eux --- aident à sauver les amphibiens lors de leur traversée de route. Alors, en voiture ou à vélo, levez le pied et faites attention à la signalisation indiquant souvent les zones sensibles où des traversées d’animaux ont lieu.Les oiseaux, parlons-en également. Le mois de mars constitue le tout début de leur saison de reproduction. Exact. Même si tous les oiseaux migrateurs ne sont pas encore de retour, ceux qui ont passé l’hiver chez nous s’activent déjà depuis un certain temps. Sécuriser le territoire, c’est essentiel. Il va y avoir la saison des parades avec les mâles qui vont rouler des mécaniques en plumage nuptial. La concurrence pour attirer et séduire une partenaire est assez intense ! La période de reproduction peut varier d’une espèce à l’autre. Les signaux de l’environnement sont importants (température et disponibilité en ressources alimentaires) mais on peut dire que la période s’étend essentiellement d’avril à mi-juillet sous nos latitudes.Ici début mars nous n’en sommes qu’au début. Les étapes vont s’enchaîner : construction des nids, ovulation, copulation, ponte et couvaison des œufs. Puis l’éclosion et la phase intense du nourrissage des jeunes, marquée par des ballets aériens incessants et très nombreux de la part des parents. C’est l’occasion de faire de chouettes observations, dans votre jardin, potager ou dans des parcs et espaces verts, alors profitez-en à fond.

  16. 79

    Connexion Nature – Le pouvoir vibratoire des plantes

    Depuis toujours, l’être humain pressent que les plantes ne se limitent pas à nourrir ou à soigner le corps. Dans cet épisode de Connexion Nature, Amir nous invite à franchir un pas supplémentaire et à nous ouvrir à une dimension plus subtile du végétal : son pouvoir vibratoire.Les médecines ancestrales l’ont compris de manière intuitive : chaque plante, en tant qu’être vivant, émet une fréquence spécifique, une véritable signature énergétique. Cette vibration interagit avec son environnement et pourrait influencer notre équilibre physique, émotionnel et mental. Une idée fascinante, qui trouve aujourd’hui des échos dans certaines approches issues de la physique moderne.Tout dans l’univers est vibration. La matière elle-même est une forme d’énergie. Les plantes, comme tout ce qui vit, vibrent à des fréquences particulières. Une grande partie de ces vibrations nous échappe : l’oreille humaine ne perçoit qu’un spectre limité de sons, alors que les plantes émettent des fréquences basses, mais aussi des ultrasons, totalement imperceptibles pour nous.Certaines recherches en bioénergétique suggèrent que certaines plantes possèdent des fréquences particulièrement élevées, associées à des états d’harmonie et de mieux-être. Amir cite plusieurs exemples emblématiques. La rose, notamment sous forme d’huile essentielle, est réputée pour ses vibrations très élevées, bien supérieures à celles du corps humain en bonne santé. Elle est traditionnellement associée à l’équilibre émotionnel et à l’apaisement du cœur.La lavande, quant à elle, est connue pour favoriser la sérénité, calmer l’agitation mentale et accompagner le sommeil. Sa vibration douce en fait une alliée précieuse dans nos vies souvent trop rapides. La sauge, utilisée depuis des siècles pour la purification, est associée à une énergie de clarté et de nettoyage, tandis que la menthe poivrée, le thym ou encore l’ylang-ylang apportent chacun leur tonalité énergétique propre.Amir rappelle que cette approche ne se limite pas aux huiles essentielles. Les élixirs floraux, comme les fleurs de Bach, s’inscrivent eux aussi dans cette logique vibratoire. Conçus pour accompagner les états émotionnels, certains d’entre eux sont réputés pour leur haute fréquence énergétique.Cet épisode n’invite pas à opposer science et tradition, mais à ouvrir le regard. Passer du temps au jardin, respirer le parfum d’une fleur, s’imprégner de la présence des plantes… autant de gestes simples qui nous reconnectent à un rythme plus juste, plus doux, plus vivant.Une chronique sensible et apaisante, qui nous rappelle que la nature agit parfois là où les mots ne suffisent plus, dans l’invisible, le ressenti, la vibration.

  17. 78

    Connexion Nature – La bardane : une plante aux vertus oubliées

    Elle pousse parfois au bord des chemins, impressionnante par sa taille, et pourtant bien peu savent tout ce qu’elle peut offrir. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous invitent à redécouvrir la bardane (Arctium lappa), une plante herbacée aussi généreuse que fascinante.La bardane se reconnaît facilement : de très grandes feuilles veloutées, presque douces au toucher, une croissance spectaculaire pouvant dépasser les deux mètres, et en été, de jolies fleurs roses à violettes qui apparaissent entre juillet et août. Sa longue racine, brune à l’extérieur et blanche à l’intérieur, est la partie la plus utilisée, tant pour ses vertus médicinales que culinaires.Un détail amusant fait souvent sourire : les fruits de la bardane sont munis de petits crochets qui s’agrippent aux poils des animaux… ou aux vêtements. C’est d’ailleurs cette ingénieuse stratégie naturelle qui a inspiré l’invention du Velcro, bel exemple de la nature comme source d’innovation.Côté santé, la bardane est reconnue depuis longtemps pour ses propriétés antioxydantes et sa richesse en acides gras essentiels. Elle est particulièrement appréciée pour le soin de la peau : acné, éruptions cutanées, teint terne. En phytothérapie, elle est aussi réputée pour ses vertus anti-inflammatoires, largement utilisées depuis des siècles dans la médecine traditionnelle asiatique.Aujourd’hui, on la retrouve sous différentes formes : décoctions, teintures mères, gélules. Amir insiste toutefois sur un point essentiel : même naturelle, la bardane n’est pas anodine. Avant d’entamer un traitement, il est indispensable de demander conseil à un professionnel de santé, afin d’éviter les effets secondaires ou les interactions médicamenteuses.Mais la bardane ne soigne pas seulement, elle se cultive et se déguste. Semée au printemps, elle germe en deux à trois semaines, apprécie les sols riches et les zones bien ensoleillées. Ses racines se récoltent après trois à quatre mois, idéalement en début d’automne, avant qu’elles ne deviennent trop fibreuses. Crues en salade ou cuites dans des plats mijotés, elles rappellent le goût du salsifis, avec une touche légèrement sucrée. Les jeunes feuilles, elles aussi, peuvent agrémenter des préparations chaudes.Enfin, rappelons que la bardane est bisannuelle. La deuxième année, elle développe une haute hampe florale, très appréciée des abeilles et des insectes pollinisateurs, contribuant ainsi à la biodiversité du jardin.Un épisode qui nous rappelle qu’au cœur des plantes les plus simples se cachent souvent les plus grands trésors.

  18. 77

    Connexion Nature – L’éco-pâturage : quand les animaux remplacent les tondeuses

    Remplacer le vrombissement des tondeuses par le pas tranquille d’un mouton… Voilà toute la philosophie de l’éco-pâturage, au cœur de cette nouvelle Connexion Nature. Amir nous rappelle que cette pratique, pourtant très moderne dans ses objectifs écologiques, s’inspire en réalité d’un savoir-faire ancien, respectueux du vivant.Le principe est simple : confier l’entretien des espaces verts à des herbivores — moutons, chèvres, ânes ou parfois même vaches. En broutant la végétation, ces animaux assurent une gestion naturelle des prairies, talus et parcs, sans machines ni produits chimiques. Résultat : une réduction significative de l’empreinte carbone, mais aussi du bruit, souvent envahissant dans nos villes.Contrairement aux tontes mécaniques qui uniformisent tout sur leur passage, l’éco-pâturage permet une gestion différenciée des milieux. Les animaux choisissent ce qu’ils mangent, laissent certaines plantes intactes, favorisent la diversité végétale et enrichissent naturellement les sols grâce à leurs déjections — un engrais aussi ancien que la terre elle-même.Cette pratique porte également une forte dimension éthique. Bien souvent, les animaux utilisés sont en fin de carrière agricole. L’éco-pâturage leur offre une retraite paisible, loin de l’abattoir, au rythme des saisons. Une image qui touche, et qui rappelle notre responsabilité envers ceux qui nous nourrissent et nous accompagnent depuis des millénaires.Mais l’éco-pâturage est aussi une aventure humaine et sociale. Dans plusieurs communes, des citoyens volontaires sont formés pour veiller au bien-être des troupeaux. C’est notamment le cas à Watermael-Boitsfort, mais aussi au parc Tournay-Solvay, à Ixelles ou encore au Kauwberg, à Uccle, en lisière de la Forêt de Soignes. Jour après jour, ces bénévoles s’assurent que les animaux vont bien, que les clôtures fonctionnent, qu’aucune blessure n’apparaît. Une véritable reconnexion au vivant.Bien sûr, Amir le souligne : un projet d’éco-pâturage ne s’improvise pas. Il faut étudier le site, choisir les espèces adaptées, dimensionner correctement les troupeaux, prévoir clôtures, abris et points d’eau, et assurer un suivi sanitaire rigoureux. Lorsqu’il est bien pensé, l’éco-pâturage devient un modèle exemplaire de gestion durable.Un épisode qui invite à ralentir, à écouter le silence, et à redécouvrir le bon sens d’hier pour mieux préparer demain.

  19. 76

    Connexion Nature – Le retour du loup en Belgique : cohabiter avec le sauvage (2e partie)

    Après avoir retracé le retour du loup en Belgique, cette seconde partie de Connexion Nature s’attarde sur les raisons profondes de cette réapparition et sur les débats qu’elle suscite. Car le loup ne revient jamais sans provoquer des émotions contrastées.Amir identifie quatre facteurs majeurs expliquant cette recolonisation naturelle. Tout d’abord, l’augmentation importante des populations de grands ongulés — cerfs, chevreuils, sangliers — observée depuis une trentaine d’années. Ensuite, le statut de protection européenne accordé au loup depuis la Convention de Berne de 1979, qui a mis fin à sa persécution systématique. À cela s’ajoute la déprise agricole dans certaines régions de France et d’Allemagne, offrant au loup de nouveaux espaces plus favorables. Enfin, il faut souligner l’extraordinaire capacité de dispersion de l’animal, capable de parcourir de très longues distances et de traverser des zones fortement urbanisées.Ce retour suscite un enthousiasme réel. Le loup reste un symbole puissant de la nature sauvage, un animal qui nourrit l’imaginaire collectif et rappelle que le vivant peut encore reprendre sa place. Mais il engendre aussi des inquiétudes, notamment chez les éleveurs de troupeaux ovins et caprins. La question centrale devient alors celle de la cohabitation.Dès 2020, la Wallonie a mis en place un Plan de cohabitation visant à équilibrer la présence du loup et les activités humaines. Ce plan comprend la protection renforcée des tanières, le suivi des individus, la surveillance des zones fréquentées, mais aussi un accompagnement concret des éleveurs : indemnisations élargies, kits de protection et aides financières.Face aux peurs du grand public, Amir rappelle que le loup est avant tout craintif. Les mythes et légendes ont forgé une image inquiétante, souvent éloignée de la réalité. Croiser un loup reste extrêmement rare et relève d’une chance exceptionnelle. En cas de rencontre, il convient de rester debout, de ne pas lui tourner le dos et surtout de ne jamais approcher des louveteaux. Si l’animal s’approchait — ce qui est très peu probable — il faut faire du bruit et de grands gestes. Toute observation peut être signalée au Réseau Loup, qui centralise et analyse les indices de présence.En guise de conclusion, Amir ouvre une réflexion plus large. Le retour du loup nous rappelle que l’être humain n’est pas seul sur Terre. Dans un pays petit, densément peuplé et quadrillé de routes, la question se pose : comment laisser une place au sauvage à nos côtés ? Une interrogation profonde, qui dépasse largement le cadre de cette chronique… mais qui mérite d’être posée.

  20. 75

    Connexion Nature – Le retour du loup en Belgique (1re partie)

    Animal mythique, redouté autant que fantasmé, le loup signe depuis quelques années un retour discret mais bien réel en Belgique. Dans cette première partie de Connexion Nature, Amir nous invite à dépasser les peurs ancestrales pour mieux comprendre ce grand prédateur, absent de nos paysages depuis plus de cent ans.Pourchassé pendant des siècles, le loup avait totalement disparu de notre territoire. Pourtant, depuis 2016, des loups dits « dispersants » ont commencé à traverser la Belgique. Leur installation durable débute en 2018, marquant le retour officiel de l’espèce dans notre pays. Un retour 100 % naturel, sans réintroduction humaine. Les loups proviennent principalement des populations italiennes — notamment des Abruzzes — et de celles venues d’Europe de l’Est, comme l’Allemagne ou la Pologne. La Belgique, située à la jonction de ces deux grands axes de recolonisation, était une étape inévitable.Physiquement, le loup est un membre de la famille des canidés. Il mesure environ 65 à 70 centimètres au garrot, pèse en moyenne 30 kilos et présente un pelage variable, du brun au gris, parfois noir ou blanc selon les populations. Sa silhouette est reconnaissable à sa queue courte, son masque facial clair et ses oreilles dressées.Mais c’est surtout son organisation sociale qui fascine. Le loup vit en meute, structurée autour d’un couple reproducteur, souvent appelé couple « alpha ». Ce duo assure la cohésion du groupe, la défense du territoire et l’éducation des jeunes. Les portées comptent généralement entre 4 et 8 louveteaux, nés au printemps.Vers l’âge de deux ans, les jeunes quittent la meute. Ils deviennent alors des loups dispersants, parcourant parfois des centaines de kilomètres à la recherche d’un territoire libre et d’un partenaire. Cette phase est la plus risquée de leur vie : en Belgique, les routes représentent aujourd’hui la principale cause de mortalité chez les loups.Carnivore opportuniste, le loup s’adapte à son environnement. Il peut consommer de petites proies comme des campagnols ou des lièvres, se nourrir de charognes, mais reste avant tout un prédateur naturel des grands ongulés sauvages : chevreuils, cerfs et sangliers. La taille de son territoire dépend directement de l’abondance de ces proies et varie généralement entre 150 et 400 km² par meute.En 2024, trois meutes permanentes ont été confirmées en Belgique, toutes à l’est du pays. En septembre 2025, un couple s’est installé dans la forêt d’Anlier, suivi en décembre 2025 par un autre couple dans le massif forestier de Saint-Hubert. Des signes clairs que le loup retrouve progressivement sa place dans nos écosystèmes.Une chronique passionnante, première étape d’un sujet sensible et essentiel, qui invite à regarder le loup non comme une menace, mais comme un acteur clé du vivant.

  21. 74

    Connexion Nature – Comment les abeilles traversent l’hiver?

    Lorsque l’hiver arrive et que la nature semble figée, une question revient souvent : les abeilles survivent-elles au froid ? Dans cet épisode de Connexion Nature, Amir nous éclaire sur les stratégies étonnantes mises en place par ces insectes indispensables à nos écosystèmes.Avant tout, il rappelle qu’il n’existe pas qu’une seule abeille. Nos régions abritent une multitude d’abeilles solitaires, souvent méconnues, mais pourtant essentielles à la pollinisation dès le mois de mars. Ces abeilles sauvages nichent dans des galeries creusées dans le sol, le bois mort ou les tiges creuses. Parmi elles, on retrouve notamment les osmies, dites abeilles maçonnes, ou encore les andrènes, qui préfèrent les sols sableux.À l’inverse, l’imaginaire collectif se concentre surtout sur l’abeille domestique des ruchers. Et sa stratégie hivernale est remarquable. Dès que la température descend sous les 8 à 10 degrés, les abeilles ne quittent plus la ruche. Elles n’hibernent pas comme le hérisson : elles restent actives, mais autrement.La colonie se rassemble alors en une grappe compacte. Les abeilles se serrent les unes contre les autres pour conserver la chaleur, maintenant la reine bien au centre, protégée. Cette chaleur collective a un coût énergétique : les abeilles consomment le miel stocké durant la belle saison. C’est pourquoi les apiculteurs peuvent parfois compléter avec du sirop de sucre.À l’intérieur de la grappe, l’organisation est d’une précision fascinante. Les abeilles situées à l’extérieur, plus exposées au froid, se relaient régulièrement avec celles du centre. Ce mouvement permanent permet à chacune de bénéficier de la chaleur produite par le groupe, maintenant une température relativement stable malgré le gel extérieur.Le fonctionnement est tout autre chez les abeilles solitaires. Elles ne vivent pas en colonie et ne construisent pas de ruche. À l’approche de l’hiver, les adultes meurent, mais non sans avoir assuré la relève : de jeunes reines fécondées passent l’hiver à l’abri, cachées dans le sol, le bois ou les hôtels à insectes. Elles reprendront leur activité dès le retour de la lumière et des températures plus clémentes.Amir conclut avec un conseil simple et précieux : pour aider ces pollinisatrices, plantez varié. Des fleurs toute l’année, même en hiver — hellébores, perce-neiges, chèvrefeuilles d’hiver — ainsi que des plantes aromatiques, constituent de véritables garde-manger pour les abeilles.Un épisode qui nous rappelle que, même en plein hiver, la vie s’organise, discrète mais tenace, juste sous nos yeux… ou presque.

  22. 73

    Connexion Nature – La chouette hulotte, discrète reine de la nuit

    Avant toute chose, Amir tient à rétablir une vérité souvent mal comprise : les chouettes ne sont pas les femelles des hiboux. La chouette hulotte, l’effraie, le hibou moyen-duc ou le hibou des marais sont des espèces bien distinctes, chacune composée de mâles et de femelles. Une précision essentielle pour mieux comprendre ces oiseaux mystérieux qui peuplent nos nuits.Autre fait étonnant : les chouettes peuvent tourner leur tête jusqu’à 270 degrés. Une capacité spectaculaire qui leur permet d’observer presque tout leur environnement sans bouger le corps. Un atout précieux pour un chasseur nocturne.Zoom ensuite sur la chouette hulotte, sans doute la plus connue de nos régions. De taille moyenne, elle mesure environ 40 centimètres, avec une envergure pouvant atteindre un mètre. Sa silhouette est trapue, ses ailes larges et arrondies. Son plumage varie du roux au gris, et ses yeux, noirs et profonds, accentuent son allure énigmatique. Son chant — un hululement reconnaissable entre mille — peut être entendu toute l’année. Et son ouïe, extraordinairement fine, fait d’elle une redoutable prédatrice.La hulotte se nourrit principalement de mulots, campagnols, insectes, mais aussi de musaraignes, de petits oiseaux ou de grenouilles. Elle chasse à l’affût, depuis un perchoir, ce qui explique son besoin d’espaces dégagés. Pour surprendre ses proies, elle bénéficie d’un autre super-pouvoir : un vol parfaitement silencieux, rendu possible par des plumes spécifiques qui réduisent les turbulences de l’air.Les proies sont avalées entières. Os, poils et plumes ne sont pas digérés et sont rejetés sous forme de pelotes de réjection, indices précieux pour repérer la présence de hulottes dans un secteur.Peu exigeante, la chouette hulotte s’adapte à de nombreux milieux. Elle niche dans des cavités d’arbres, affectionne les feuillus âgés — notamment les chênes — et fréquente aussi bien les forêts que les parcs, grands jardins, zones agricoles, voire urbaines.Côté comportement, c’est un oiseau fidèle, à son territoire comme à son partenaire. Les couples restent unis toute leur vie. Et lorsque les conditions sont favorables, la hulotte peut vivre 15 à 20 ans, une belle longévité pour un rapace nocturne.Un épisode captivant, qui invite à tendre l’oreille à la tombée de la nuit et à redécouvrir ces sentinelles silencieuses qui veillent pendant notre sommeil.

  23. 72

    Connexion Nature – Quand « Tombe la neige » : bienfaits, protection et émerveillement

    C’est en évoquant les premiers mots du succès d’Adamo, Tombe la neige, que s’ouvre cet épisode de Connexion Nature. Une introduction poétique pour parler d’un phénomène météorologique qui transforme nos paysages… mais aussi nos jardins, nos sols et même notre bien-être.Première idée surprenante : la neige est un excellent isolant thermique. Amir rappelle que l’intérieur d’un igloo conserve une chaleur étonnamment douce, preuve de l’efficacité de l’air emprisonné dans la neige. Dans nos jardins, ce manteau blanc protège bulbes, racines et jeunes pousses contre les vents glacés. À une condition toutefois : ne pas tasser la neige. Plus elle reste légère, plus elle isole.Autre avantage : en fondant lentement, la neige fournit une eau naturellement pure, qui s’infiltre progressivement dans le sol. Cette hydratation douce et continue réduit les besoins d’irrigation, particulièrement précieuse dans les régions où l’eau se fait rare.En cas de fortes chutes, un geste simple peut éviter des dégâts : secouer délicatement les branches qui ploient sous le poids des flocons, notamment celles des camélias ou de certains arbustes persistants. Cela évite les ruptures de rameaux trop alourdis.La neige joue aussi un rôle essentiel dans la décomposition des matières organiques. Sous sa couverture froide, feuilles mortes et résidus végétaux libèrent lentement leurs nutriments. Cela nourrit le sol, soutient les micro-organismes, et renforce l’activité des vers de terre — indispensables à la santé d’un potager, comme Amir l’a souvent rappelé.Mais il y a un autre bénéfice, plus subtil, plus humain : la neige émerveille. Loin des tracas routiers, regarder tomber les flocons nous apaise immédiatement. Sortir marcher après une chute de neige nourrit le plaisir simple d’être dehors, de sentir l’air vif et tonique. Le froid stimule notre métabolisme, renforce notre système immunitaire, et contribue même à améliorer la qualité de notre sommeil.Ainsi, la neige, loin d’être un simple décor hivernal, devient une alliée : protectrice, nourricière, régénérante… et magique. Un épisode qui invite à lever les yeux, à respirer, et à retrouver l’enfant émerveillé en chacun de nous.

  24. 71

    Connexion Nature – Miel & tisanes : les remèdes naturels contre les refroidissements

    Quand les jours raccourcissent et que les températures chutent, les petits refroidissements s’invitent volontiers dans notre quotidien. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous ramènent vers les remèdes simples, ancestraux, ceux qui ont accompagné des générations : le miel et les plantes médicinales.Amir commence par l’incontournable miel, véritable trésor naturel aux propriétés antimicrobiennes. Il apaise les maux de gorge, combat les rhumes et stimule nos défenses immunitaires. C’est aussi une source d’énergie précieuse — notamment pour les sportifs — et un puissant antioxydant. Certains miels ont même des indications ciblées : le miel d’eucalyptus ou de thym soulage les laryngites, tandis qu’un miel à dominante de sauge peut aider en cas de bronchite.Mais tous les miels ne se valent pas. Amir met en garde contre les miels industriels déshumidifiés, vidés de leurs vertus thérapeutiques, sans oublier les résidus possibles de pesticides ou d’antibiotiques dans les miels non bio. Quant aux produits trop bon marché, ils sont bien souvent dilués au glucose. Le conseil est clair : mieux vaut acheter local, auprès de petits apiculteurs de confiance.Vient ensuite le monde apaisant des tisanes, ces remèdes de « grand-mère » qui traversent les siècles. L’échinacée, avec ses pétales roses ou pourpres, est un puissant allié du système immunitaire. Ses racines, utilisées en infusion, aident à lutter contre les infections respiratoires.Le thym, quant à lui, reste un classique indispensable : antiseptique naturel, il réduit les inflammations et apaise les voies respiratoires.Amir évoque aussi l’ortie, souvent méconnue mais extraordinairement riche en minéraux et vitamines. Elle lutte efficacement contre la fatigue hivernale, avec sa teneur en calcium, fer, zinc, magnésium, et une dose de vitamine C trois fois supérieure à celle du brocoli !Dernier conseil de la chronique : la tisane de plantain, idéale en cas de rhume, sinusite ou bronchite. Deux à trois infusions par jour — une cuillère de feuilles séchées dans une tasse d’eau chaude — suffisent pour apaiser les inflammations et dégager les voies respiratoires.Un épisode qui rappelle que la nature, fidèle et généreuse, met à notre disposition des remèdes simples mais puissants, pour peu que l’on sache les reconnaître et les utiliser avec respect.

  25. 70

    Les trésors sauvages de l’hiver : cynorhodons, prunelles et bourgeons de pin

    L’hiver approche, les feuilles tombent… et pourtant, la nature continue de nous tendre des présents, discrets mais précieux. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous emmènent en balade au cœur des haies et des forêts pour redécouvrir quelques merveilles oubliées : le cynorhodon, la prunelle et le pin sylvestre.Premier arrêt : le cynorhodon, ce petit fruit rouge qui orne les rosiers sauvages, notamment l’églantier (Rosa canina). Derrière son surnom malicieux de « gratte-cul », dû à ses petits poils irritants, se cache un concentré de bienfaits. Riche en vitamines C et en sels minéraux, il offre une pulpe rouge sucrée idéale pour préparer confitures, gelées, sirops ou infusions. Certains en font même du vin ! Mais gare à bien retirer les poils et les akènes avant dégustation.Vient ensuite le prunellier, aussi appelé « épine noire ». Cet arbuste piquant aux fleurs délicates éclot dès février, avant même l’apparition de ses feuilles. Son fruit, la prunelle, est d’abord âpre et astringente à cause de ses tanins. Cependant, après un passage au froid — ou tout simplement après les premières gelées — elle révèle une saveur douce et fruitée. Les prunelles se transforment alors en délicieuses confitures, sirops ou liqueurs au parfum d’amande amère. Un fruit de caractère, à manipuler avec respect et modération !Enfin, Amir évoque le pin sylvestre, dont les bourgeons se récoltent en automne-hiver. Véritables alliés des voies respiratoires, ils sont réputés pour leurs vertus antiseptiques et expectorantes. En infusion ou en macération alcoolique, ils apaisent toux et bronchites, tout en diffusant un parfum résineux et apaisant. Le secret ? Écraser les bourgeons pour libérer toute leur puissance.Avant de se quitter, Amir rappelle une règle essentielle : ne jamais récolter sans autorisation. Il faut toujours obtenir l’accord du propriétaire du terrain, récolter entre le lever et le coucher du soleil, et surtout prélever avec modération, pour ne pas rompre l’équilibre de la nature.Un épisode empreint de bon sens et de poésie, où l’on redécouvre combien la nature, même endormie, reste généreuse pour qui sait la regarder.

  26. 69

    Pourquoi il ne faut pas donner de pain aux canards

    Qui n’a jamais vu, au détour d’un étang, une famille jetant du pain sec aux canards ? Ce geste, souvent plein de bienveillance, cache pourtant un vrai désastre écologique et animal. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir lèvent le voile sur une habitude qu’il est urgent d’abandonner.Le pain, qu’il soit frais ou rassis, n’a rien d’un repas adapté pour les canards. Leur système digestif n’est pas conçu pour assimiler le gluten qu’il contient. Résultat : troubles digestifs, affaiblissement et, à long terme, déséquilibres graves. Pire encore, le pain, très rassasiant mais pauvre en nutriments, détourne les oiseaux de leur alimentation naturelle : plantes aquatiques, insectes, petits crustacés… autant de sources essentielles de vitamines et de minéraux.En mangeant trop de pain, les canards s’exposent à de sévères carences, notamment en calcium. Et ce déficit peut provoquer un mal tristement connu : le syndrome des “ailes d’ange”, une déformation irréversible qui empêche l’oiseau de voler. Ne plus pouvoir prendre son envol, c’est aussi ne plus pouvoir fuir les prédateurs, se nourrir ou migrer. Un simple geste humain peut donc condamner un animal à la survie au sol.Mais le mal ne s’arrête pas là. Le pain abandonné dans l’eau se décompose lentement, libérant des bactéries qui troublent l’équilibre biologique des étangs. Les poissons en souffrent, les algues prolifèrent, et les rats sont attirés par ces restes alimentaires. Ce désordre écologique transforme parfois de paisibles mares en véritables marécages pollués.Alors, que faire ? Simplement ne rien faire. Les canards, les cygnes, les oies savent parfaitement se nourrir seuls. Ils trouvent dans leur environnement tout ce dont ils ont besoin. Amir souligne combien il serait utile de remplacer les panneaux d’interdiction par des messages explicatifs, pour apprendre plutôt qu’interdire.Cet épisode est un doux rappel : aimer la nature, c’est parfois savoir s’effacer. Observer, comprendre, transmettre. Car, comme le dit Amir, « respecter la nature, c’est aussi savoir ne pas interférer ».Un épisode à écouter en famille, pour apprendre à regarder autrement ces beaux habitants de nos étangs.

  27. 68

    Connexion Nature – À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine

    « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ». Ce vieux dicton, transmis de génération en génération, prend tout son sens dans cet épisode de Connexion Nature. Socha et Amir nous emmènent à la découverte de cette période bénie de l’année, où la terre se prépare silencieusement à accueillir de nouvelles vies.À la fin de l’automne, les arbres entrent en repos. Ils n’ont plus besoin d’énergie pour leurs feuilles ou leurs fruits et concentrent toutes leurs forces dans le développement de leurs racines. C’est pourquoi la période allant de novembre à début mars est idéale pour planter arbres et arbustes — à condition d’éviter le gel. Amir nous rappelle que nos ancêtres l’avaient bien observé : c’est en cette saison que la nature offre le meilleur terreau pour de nouvelles promesses.Mais planter, c’est aussi comprendre. Avant de se lancer, il faut préparer son sol : retirer la végétation, l’ameublir, et surtout apprendre à le connaître. Sol acide ou calcaire, argileux ou sableux, chaque terrain a son caractère et appelle des essences adaptées. Le hêtre, par exemple, aime les sols acides, tandis que l’érable champêtre préfère les terrains calcaires. Et attention à la topographie : une parcelle en bas de pente retiendra davantage d’eau, ce qui conviendra aux saules ou aux peupliers, mais pas aux aubépines.Cet épisode est aussi l’occasion de rappeler que la Semaine de l’Arbre se tiendra du 22 au 30 novembre 2025 dans plus de 200 communes wallonnes. Une belle opportunité pour planter des essences locales et participer à la biodiversité. Le thème de cette édition : la haie fleurie, véritable refuge pour la faune. L’aubépine, le cornouiller, le sorbier ou le prunellier nourrissent oiseaux et insectes, tandis que le charme, la bourdaine ou le noisetier offrent nectar et abris aux pollinisateurs et petits mammifères.À travers ses conseils simples et précis, Amir nous invite à renouer avec ce geste essentiel : planter. Car derrière chaque arbre, il y a un acte de transmission, un symbole d’espérance, une manière de rendre à la nature ce qu’elle nous offre depuis toujours.Un épisode à écouter comme une ode à la terre, à la patience et à la vie qui se prépare sous nos pieds.

  28. 67

    Connexion Nature – Retrouver santé et sérénité au cœur du vivant

    Dans un monde où tout va trop vite, où les journées s’enchaînent entre écrans, bruit et béton, notre lien avec la nature s’est peu à peu effiloché. Et pourtant, comme le rappelle Amir au micro de Socha dans cet épisode de Connexion Nature, renouer avec le vivant est un formidable moyen d’améliorer notre santé physique et mentale.Des études le prouvent : passer régulièrement du temps dans des environnements naturels permet de réduire le stress, la tristesse ou la colère, tout en renforçant notre activité physique. Même trente petites minutes de marche hebdomadaire dans un parc ou une forêt suffisent pour apaiser les émotions négatives et diminuer les symptômes de dépression.Les effets bénéfiques ne s’arrêtent pas là. Le jardinage, les promenades en forêt ou simplement le fait de respirer un air plus pur participent à un mieux-être global. Les arbres, notamment les conifères, libèrent dans l’air des composés organiques volatiles – de véritables remèdes naturels ! Certains, utilisés comme bronchodilatateurs dans le traitement de l’asthme, améliorent la respiration et favorisent la relaxation.Amir évoque aussi ce qu’il appelle « l’activité parasympathique » : cette réponse du corps qui s’enclenche lorsque nous ralentissons, lorsque notre rythme intérieur retrouve celui de la nature. En forêt, tous nos sens se réactivent : l’odorat, l’ouïe, le toucher. Le vent dans les branches, l’odeur des pins, la texture d’une écorce… autant de signaux qui rappellent à notre organisme ce qu’il a longtemps connu et dont il a aujourd’hui besoin.Socha conclut sur une évidence : la nature n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Elle nous relie à ce que nous sommes profondément, à ce souffle que le tumulte urbain tend à étouffer.Un épisode apaisant, inspirant, à écouter comme une parenthèse verte dans le vacarme du quotidien.

  29. 66

    Potiron d’Halloween : origines celtes, astuces déco et idées gourmandes pour l’automne

    Avant d’en faire une lanterne souriante, saviez-vous que cette tradition est bien plus européenne qu’américaine ? En effet, Halloween tire ses racines d’une ancienne fête celte et irlandaise, appelée Samhain, qui célébrait la fin des récoltes et marquait le passage à la saison sombre. On y allumait de grands feux pour éloigner les esprits, à une époque où l’on pensait que la frontière entre vivants et morts devenait poreuse.Mais revenons à notre star orangée. Contrairement à la citrouille, le potiron (Cucurbita maxima) est plus rond, dodu, et possède un pédoncule souple comme un bouchon de liège. Son cousin, la citrouille (Cucurbita pepo), est plus allongé, avec une tige dure et anguleuse. Tous deux regorgent de saveurs douces et vitaminées parfaites pour la saison.Côté cuisine, laissez parler votre imagination : soupes, gratins, tartes, purées, biscuits… Le potiron est un allié sain et gourmand, idéal pour garder énergie et moral à l’automne.Et pour les amateurs de bricolage, rien de plus simple pour réaliser un potiron d’Halloween sculpté :Découpez le sommet pour former un chapeau.Videz la chair et gardez les graines pour les griller.Dessinez un visage aux formes simples.Sculptez avec précaution et glissez-y une petite lumière.

  30. 65

    Que faire au potager et au jardin à l’automne ?

    Bonjour Amir. Ce matin, dans ta Connexion Nature, tu nous emmènes une fois encore les mains dans la terre... et cette fois-ci, direction le potager en octobre.Bonjour Socha ! Oui, l’automne est là, mais il y a encore mille choses à faire pour celles et ceux qui aiment jardiner. C’est une saison précieuse, charnière, où l’on peut à la fois récolter, planter et préparer le jardin pour l’hiver à venir.On commence par surveiller l’évolution des semis effectués il y a quelques semaines : betteraves, laitues, fenouils, choux, épinards... c’est le moment d’observer, d’ajuster. Côté récoltes, c’est aussi l’occasion de cueillir les dernières tomates, des blettes, des carottes, ou encore ces belles courges d’automne que sont les petits marrons et butternuts. Et puis, octobre est parfait pour planter de l’ail, des oignons, mais aussi des choux et des laitues d’hiver.Mais jardiner en automne, c’est aussi penser au sol. Certaines cultures l’ont épuisé ; c’est donc le bon moment pour enrichir les parcelles avec du fumier, ou semer des engrais verts comme la moutarde ou la phacélie sur les zones libérées. Cela nourrira la terre naturellement tout en la préparant pour le printemps suivant.Et n’oublions pas le paillage, essentiel à cette saison pour retenir l’humidité et protéger le sol du froid. Les feuilles mortes sont une bénédiction pour ça… à condition de sélectionner les bonnes : évitez les feuilles malades ou attaquées par des insectes (comme celles des marronniers ou couvertes d’oïdium).🍃 Et si l’on sort du potager pour s’occuper du jardin dans son ensemble ?Eh bien en octobre, on peut déjà tailler les arbustes : rosiers, lilas, mais aussi pommiers, poiriers et pruniers, pour favoriser une belle fructification l’année suivante. C’est aussi la saison idéale pour planter des bulbes de printemps – tulipes, narcisses – afin d’accueillir les beaux jours avec des floraisons colorées. Et n’oublions pas les arbres fruitiers : octobre marque le début de la période idéale pour les planter, tout comme les petits fruits rouges (framboisiers, groseilliers, cassissiers…).Et côté conseils de taille ?D’abord, désinfecter les outils pour éviter toute propagation de maladies. Ensuite, pratiquer une taille douce : pas question de traumatiser l’arbre avant l’hiver. Et enfin, effectuer des coupes nettes, en biseau, pour que l’eau ne stagne pas sur les plaies.

  31. 64

    Champignons : alliés invisibles et maîtres de l’automne

    Bonjour Amir, chaque semaine on se connecte à la nature avec toi et aujourd’hui nous allons plonger ensemble dans le monde des champignons ! Bonjour Socha. C’est un univers que je trouve fascinant, avec des couleurs et des formes très diversifiées et parfois tout simplement incroyables ! L’automne est traditionnellement la saison à laquelle on associe les champignons. Oui et pourtant les champignons sont présents toute l’année ! L’appareil végétatif du champignon est son MYCÉLIUM souterrain, invisible en surface. Ce mycélium est un ensemble de très fins filaments. Ce que l’on voit émerger pendant une courte période de l’année et qu’on appelle communément champignon est en fait son appareil reproducteur. Via l’émergence de son sporophore, le champignon va pouvoir disséminer ses spores.Les champignons ne sont pas capables de réaliser la réaction de photosynthèse, ce ne sont pas des plantes. Exact, ils sont dépourvus de chlorophylle. C’est pourquoi les champignons se rabattent sur ce que d'autres organismes ont déjà fabriqué. Ils se développent : soit comme parasites (absorbant des substances organiques au détriment d'organismes vivants). Ces champignons sont responsables de maladies des plantes (mildiou, oïdium, …), de mycoses de la peau chez les mammifères, etc. L’armillaire couleur de miel en est un exemple ;soit comme saprophytes (absorbant des matières mortes : bois, feuilles, cadavres d'animaux, etc.). Comme exemple, on peut citer les coprins ; soit via des symbioses avec des plantes. Les amanites et les bolets sont des champignons symbiotiques.Une symbiose, c’est une relation à bénéfices réciproques, n’est-ce pas ? Exactement c’est du « win-win ». Le champignon reçoit de l’arbre des éléments carbonés (des sucres), et en échange, fournit à l’arbre eau et matières nutritives de base. Grâce à leur réseau mycélien très étendu et très fin, ces champignons mycorhiziens sont capables de prélever l'eau dans les sols à des endroits inaccessibles aux racines des arbres et à des teneurs particulièrement faibles, en dessous desquels les racines ne peuvent plus prélever.Et les champignons jouent des rôles écologiques importants dans la nature.Les champignons parasites s’attaquent souvent à des organismes affaiblis, à des arbres blessés ou malades. Cela correspond à un rôle de sélection naturelle.Les champignons saprophytes décomposent petit à petit les substances mortes d’origine animale ou végétale et les recyclent en nouvelles ressources alimentaires.Quant aux champignons symbiotiques, ils contribuent à renforcer les partenaires avec lesquels ils s’associent. Les mycorhizes protègent les racines et radicelles de l’arbre contre des attaques de parasites, elles favorisent l’absorption de l’eau et des sels minéraux grâce aux nombreux filaments très fins du mycélium.En réalité, nous sommes entourés de champignons au quotidien ! Dans le domaine médical, les champignons permettent de synthétiser des molécules complexes, notamment des antibiotiques. Puis les levures, les processus de fermentation pour fabriquer du pain ou de la bière. Il y a aussi toutes les moisissures qu’on trouve sur des fromages comme le roquefort.On étudie aussi les champignons pour leur potentiel de dépollution d’anciens sites industriels.

  32. 63

    La migration d'oiseaux: là-haut, vers l’automne (partie 3)

    La période idéale pour observer les oiseaux en pleine migration vers leurs quartiers d’hiver ? Sans hésitation, les mois d’octobre et de novembre.C’est à ce moment que de grands voyageurs comme les grues cendrées quittent les pays nordiques par milliers, fendant le ciel dans un ballet majestueux. Elles traversent l’Allemagne, l’est de la Belgique, puis la Champagne française, formant ce que les ornithologues appellent un corridor migratoire occidental.Un lieu emblématique à ne pas manquer : 👉 Le lac du Der, en Champagne. Un lac artificiel de 48 km², créé il y a 50 ans pour éviter les crues à Paris, devenu un havre pour la faune migratrice. Entre fin octobre et fin novembre, les envolées de grues à l’aube y offrent un spectacle à couper le souffle.Mais le Der, ce n’est pas que les grues ! On peut y croiser :des grives mauvisdes pinsons du Norddes sarcellles d’hiverou encore des limicoles comme le courlis cendré.Et pour celles et ceux qui restent en Belgique : pas besoin d’aller loin pour s’émerveiller. De magnifiques observations sont aussi possibles dans les Hautes Fagnes ou le long de la Semois.Le climat change… les routes migratoires aussiLes changements climatiques influencent directement le comportement des oiseaux migrateurs. Par exemple : ➡️ De plus en plus de grues cendrées hivernent plus au nord qu’avant. Là où elles rejoignaient l’Espagne ou le Maroc, certaines se fixent désormais :en Aquitaineau nord des Pyrénéesou même en Lorraine, voire en Allemagne.Pourquoi ? Parce que les hivers plus doux permettent à certaines zones de conserver des ressources alimentaires suffisantes.C’est aussi le cas en Europe de l’Est. Les grues venues de Finlande, des Pays Baltes ou de Biélorussie, qui migraient autrefois vers la Méditerranée, s’arrêtent de plus en plus en Hongrie, où elles trouvent désormais un habitat propice pour passer l’hiver.Observer, comprendre, protégerCe que nous rappelle Amir, c’est que chaque migration raconte une histoire d’adaptation. Les oiseaux ne migrent pas pour le plaisir du voyage : ils le font pour survivre, trouver nourriture et abri, pour eux et leur progéniture à venir.En observant mieux leurs parcours, nous comprenons aussi ce que la nature nous dit de l’état du monde, et de notre propre impact.

  33. 62

    Les migrations d’oiseaux: entre périls, science et espoir

    La migration postnuptiale, qui débute à la fin de l’été, représente un véritable marathon pour nos amis à plumes. Mais saviez-vous qu’un passereau sur deux seulement survit à l’aller-retour ? Pour espérer franchir tous les obstacles, l’oiseau doit impérativement constituer une réserve de graisse suffisante, carburant vital pour ses longues étapes sans pause.Quels sont les dangers majeurs ?La prédation, en tête de liste, notamment pour les plus petits migrateurs.Les conditions climatiques extrêmes : tempêtes, brouillards, vents contraires… Autant d’éléments qui peuvent désorienter, épuiser ou même faire échouer les oiseaux.Les barrières naturelles (mers, chaînes de montagnes, déserts) sont des épreuves redoutables, où le moindre écart peut être fatal.Et surtout, l’impact humain : pollution lumineuse, collisions avec les éoliennes ou lignes électriques, et surtout la disparition des zones de halte migratoire (zones humides, haies, prairies naturelles…), qui empêche les oiseaux de se ravitailler avant la suite de leur périple.Le baguage : une science au service de la migrationPour mieux comprendre ces migrations et agir efficacement, les ornithologues ont recours à une méthode essentielle : le baguage.Cela consiste à :Capturer temporairement l’oiseau à l’aide de filets fins.Lui poser une bague métallique légère avec un code unique.Enregistrer des données biologiques : poids, sexe, longueur des ailes, quantité de graisse.Lorsque l’oiseau est recapturé ailleurs (par un autre bagueur ou observé à la jumelle), son trajet peut être reconstitué. Grâce à ce suivi minutieux, on peut mieux comprendre les itinéraires, les rythmes de migration, les durées de halte, et évaluer l’état de santé des populations.Une variante moderne consiste à ajouter des bagues colorées, visibles à distance à l’aide d’une longue-vue. Ces codes visuels facilitent l’identification sans recapture, ce qui diminue le stress pour l’animal.Une action précieuse pour la biodiversitéAujourd’hui, le baguage n’est plus seulement un outil scientifique, c’est un levier fondamental pour la conservation des espèces. À travers un réseau de bagueurs actifs dans toute l’Europe et au-delà, les chercheurs peuvent suivre l’évolution démographique des oiseaux migrateurs et alerter en cas de chute alarmante d’une population.Ces données sont aussi précieuses pour adapter les politiques de protection, préserver les milieux naturels, ou orienter les plans de gestion des paysages agricoles.

  34. 61

    Migration des oiseaux : un incroyable voyage vers la survie

    Avec l’arrivée de l’automne, un phénomène fascinant se met en place dans le ciel : la migration des oiseaux. Chaque année, des centaines de millions d'oiseaux quittent leurs sites de reproduction en Europe pour rejoindre leurs zones d’hivernage, souvent situées en Afrique du Nord ou au sud du Sahara. Le chiffre est vertigineux : près de 5 milliards d’oiseaux européens hivernent ainsi sur le continent africain chaque année.Mais qu’est-ce que la migration exactement ? Le terme « migrateur » désigne une espèce animale effectuant des déplacements saisonniers entre une région de reproduction et une région d’hivernage, selon un cycle annuel précis. Chez les oiseaux, cette migration est loin d’être motivée uniquement par le froid. Ce qui les pousse à partir, c’est avant tout la raréfaction des ressources alimentaires.En effet, durant la saison froide, la disparition des insectes dans nos régions empêche les espèces insectivores de survivre. C’est le cas de nombreuses espèces familières comme les hirondelles ou les fauvettes, contraintes de parcourir des milliers de kilomètres pour trouver de la nourriture. De la même manière, certaines espèces vivant en Afrique migrent aussi, quittant par exemple la savane lorsque la saison sèche rend les ressources trop rares.Des stratégies de migration variéesIl n’existe pas une seule mais plusieurs stratégies de migration, en fonction du régime alimentaire, de l’habitat préféré et de l’histoire évolutive de chaque espèce :Les migrateurs stricts quittent totalement l’Europe à l’automne pour aller hiverner en Afrique subsaharienne. C’est le cas par exemple du gobemouche noir ou du pouillot fitis, qui dépendent d’habitats trop peu productifs en hiver pour rester sur place.Les migrateurs partiels, comme le rougegorge familier ou le pinson des arbres, adoptent une stratégie plus flexible : certains individus migrent (souvent ceux qui vivent plus au nord), d'autres restent sédentaires. Il peut donc exister, au sein d’une même espèce, des comportements migratoires différents.Une aventure périlleuseSi ces grands déplacements sont essentiels à la survie de nombreuses espèces, ils n’en sont pas moins dangereux. Prédation, mauvaises conditions météorologiques, manque de zones de repos ou d’alimentation : les obstacles sont nombreux. Nous aborderons plus en détail ces risques dans la seconde partie de cette chronique.En attendant, ouvrons l’œil et les oreilles : l’automne est une saison idéale pour observer ou écouter passer ces grands voyageurs ailés.Merci à Amir pour cette immersion poétique et passionnante dans les cieux migrateurs.

  35. 60

    Chauves-souris : ces alliées de la nuit que l’on connaît encore trop peu

    À l’occasion de la Nuit internationale des chauves-souris, célébrée chaque année fin août, Connexion Nature vous propose un coup de projecteur (tout doux !) sur ces fascinants mammifères volants. Souvent méconnues et victimes d’idées reçues, les chauves-souris jouent pourtant un rôle clé dans la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes.Saviez-vous qu’à l’échelle mondiale, 1 espèce de mammifère sur 4 est une chauve-souris ? Et qu’il s’agit des seuls mammifères capables de voler activement ? En Europe, on recense une trentaine d’espèces, dont 24 sont présentes en Belgique. Elles appartiennent à l’ordre des chiroptères – littéralement « ceux qui volent avec les mains », leurs ailes étant formées par une fine membrane tendue entre des doigts très allongés.Des créatures de la nuit, sensibles à la lumièreLa plupart des chauves-souris sont dites lucifuges, c’est-à-dire qu’elles fuient la lumière. L’éclairage nocturne excessif – souvent inutile – constitue une barrière sérieuse pour leurs déplacements, leur chasse et leur reproduction. Préserver des zones sombres est devenu un enjeu crucial pour leur survie.Un régime insectivore… et très utile !Toutes les espèces européennes sont insectivores. Et leur appétit est impressionnant : une pipistrelle commune peut capturer jusqu’à 3 000 insectes en une seule nuit. Certaines chassent en vol, d’autres au ras de l’eau, parmi les feuillages, ou même directement au sol. En plus de réguler naturellement les populations de moustiques et autres nuisibles, les chauves-souris sont donc de véritables insecticides biologiques.Que font-elles en été ?• Les femelles se regroupent dans des colonies de reproduction : combles d’églises, troncs d’arbres creux, dessous de toitures… En mai-juin, elles y donnent naissance à un seul petit qu’elles allaitent plusieurs fois par nuit. Les jeunes prennent leur envol dès la fin juillet.• Les mâles, quant à eux, vivent isolés ou en petits groupes.À partir de septembre, tous commencent à constituer des réserves de graisse pour l’hibernation. C’est également à cette époque que les accouplements ont lieu.Et leur espérance de vie ?Bien plus longue qu’on ne l’imagine : 5 ans pour une pipistrelle, mais jusqu’à 20 voire 30 ans pour certaines espèces ! Un record pour des animaux de si petite taille.Les chauves-souris sont donc des espèces précieuses, discrètes mais essentielles, que l’on peut soutenir en limitant la pollution lumineuse, en conservant des gîtes potentiels dans les bâtiments, et en préservant les haies et vieux arbres.Merci à Amir pour cette chronique pleine d’informations et de passion pour le vivant.

  36. 59

    À la découverte des vers luisants : les étoiles du sol au cœur de nos nuits d'été

    Pour cette dernière chronique de la saison Connexion Nature, Amir nous invite à lever les yeux… ou plutôt à les baisser, lors des chaudes nuits d’été. Car c’est la saison idéale pour observer un phénomène aussi discret que féérique : les vers luisants. Ces petites lueurs qui scintillent dans l’obscurité nous rappellent combien la nature peut encore nous émerveiller, à condition de ralentir et d’observer.On les appelle vers luisants, mais ce ne sont pas des vers à proprement parler. Il s’agit en réalité de lampyres, des insectes de la grande famille des coléoptères. Leur particularité ? Une bioluminescence naturelle, un pouvoir lumineux partagé avec les lucioles, auquel ils sont apparentés. Chez ces insectes, la lumière est produite à l’extrémité de leur abdomen par une réaction chimique fascinante : la luciférine, une molécule présente dans leurs cellules, entre en contact avec une enzyme, la luciférase, générant une lumière froide et continue.Ce sont principalement les femelles, sans ailes, qui émettent cette lumière pour attirer les mâles, lesquels patrouillent en vol à leur recherche. Après l’accouplement, la femelle pond ses œufs dans un endroit abrité, au sol. Les larves mettront près d’un an à se développer, en hibernant durant l’hiver, avant de se métamorphoser à leur tour au printemps suivant.Où peut-on observer ces lampyres ? Ils apprécient les milieux riches en humus et en végétation : lisières de forêts, haies, hautes herbes, zones buissonnantes, sols humides ou encombrés de bois mort et de feuilles. En somme, partout où ils peuvent trouver leurs proies : escargots et limaces, qu’ils paralysent grâce à un venin avant de les digérer à l’aide d’enzymes… pour finalement les liquéfier et les absorber.Le vers luisant est un allié du jardinier, à condition de respecter quelques règles : pas de produits chimiques anti-limaces, et surtout limiter la pollution lumineuse. Les éclairages trop intenses perturbent gravement leur reproduction, et peuvent faire disparaître ces insectes nocturnes des zones habitées.Alors, durant vos soirées d’été, prenez un moment pour éteindre les lumières, et partez à la rencontre de ces petites étoiles du sol. Le spectacle est gratuit, discret, mais profondément magique.Merci Amir pour cette saison riche en découvertes ! Vous pouvez retrouver ses conseils et ses observations estivales sur son site connexionnature.be ou via sa page Facebook.

  37. 58

    Vie sauvage en juin : que se passe-t-il dans les bois ?

    Quand on se promène au calme, dans un sous-bois ou au détour d’un sentier champêtre, c’est une belle idée que de se poser cette question : « Et toi, que vis-tu en ce moment, petit animal ? »Prenez le chevreuil, par exemple. En cette période, il se prépare à sa saison des amours, le rut, qui se déroule de mi-juillet à mi-août. Une phase où l’on peut parfois observer un phénomène mystérieux : les fameux « ronds de sorcières ». Ce ne sont pas des cercles magiques, mais les traces laissées par les mâles, tournant sans relâche autour des femelles dans une sorte de danse amoureuse. Cela forme un cercle aplati dans l’herbe ou les hautes fougères. Discrets, mais bien réels.Autre scène de vie sauvage : celle des renardeaux. En mi-juin, ils ont à peine deux ou trois mois. Et pourtant, déjà, ils quittent leur tanière, jouent, s’initient à la chasse aux côtés de leur mère. L’enfance est brève dans la nature : dès septembre, chacun devra trouver son propre territoire.Dans les airs aussi, c’est l’effervescence. La plupart des oiseaux nourrissent encore leur progéniture. Les nichées se poursuivent jusqu’à fin juillet. Certains juvéniles restent très discrets après l’envol, mais il y a des exceptions… Comme les jeunes mésanges charbonnières, dont les cris impatients pour réclamer la becquée résonnent joyeusement dans les jardins. Tendez l’oreille, peut-être les entendrez-vous chez vous.Enfin, en bordure de prairies, les fleurs de gesses éclosent. Et c’est là que l’on observe le ballet des insectes butineurs, en particulier la Mégachile de la Gesse, une abeille sauvage trapue et douce. Avec son centimètre bien mesuré, elle vient butiner les Fabacées et, particularité charmante, transporte le pollen sous son ventre grâce à une brosse de poils. Une petite merveille de précision naturelle.Alors oui, le mois de juin est un mois précieux pour ceux qui aiment observer, écouter, s’émerveiller. Il suffit de sortir, de prendre le temps… et de laisser la nature nous murmurer ses secrets.🌼 Envie de ralentir et d’ouvrir les yeux ? La nature vous attend, à deux pas de chez vous. Fini les tracas du quotidien, place aux merveilles des bois et des prés...

  38. 57

    Pourquoi et comment installer un hôtel à insectes dans son jardin ?

    Face à la disparition progressive des habitats naturels et à l’utilisation massive de pesticides, les populations d’insectes connaissent une chute dramatique depuis plusieurs années. Pourtant, ces petits êtres – qu’il s’agisse d’abeilles solitaires, de papillons, de coléoptères ou de syrphes – sont essentiels à l’équilibre des écosystèmes. Ils assurent notamment la pollinisation des plantes et constituent un maillon clé dans la chaîne alimentaire, nourrissant oiseaux insectivores, amphibiens ou petits mammifères.C’est dans ce contexte que l’installation d’un hôtel à insectes dans son jardin prend tout son sens. S’il ne remplace pas les milieux naturels, il contribue à créer des refuges temporaires et surtout permet, dès le plus jeune âge, d’observer et de comprendre le rôle de ces insectes indispensables. On retrouve d’ailleurs souvent ces petits abris dans les écoles ou les espaces pédagogiques.Quels matériaux utiliser pour un hôtel à insectes maison ?Créer un hôtel à insectes est à la portée de tous. Il suffit d’un contenant (comme des boîtes de conserve ou des rouleaux de papier toilette vides) et d’un assortiment d’éléments naturels adaptés à différentes espèces :Tiges de roseaux séchés : parfaites pour les abeilles solitaires.Bûches percées : pour accueillir des guêpes maçonnes ou autres pollinisateurs.Paille : refuge apprécié des coccinelles et chrysopes.Bouchons en liège : attractifs pour certains coléoptères.Pommes de pin et brindilles : très appréciées par les carabes.Les éléments peuvent être glissés dans des rouleaux puis insérés dans une boîte ou une petite caisse en bois. L’ensemble peut être suspendu à un arbre ou placé à l’abri sous une toiture.Où et comment bien l’installer dans son jardin ?Quelques recommandations simples permettent d’optimiser l’efficacité de votre hôtel à insectes :Orientation sud ou sud-est, à l’abri des vents froids.Endroit calme, légèrement en retrait du cœur du jardin.Proximité de fleurs mellifères ou d’un potager pour offrir de la nourriture.Attention toutefois à ne pas transformer l’abri en piège à insectes : pour éviter les attaques de prédateurs (notamment les oiseaux), l’idéal est de fixer un petit grillage de protection à l’avant de l’abri. Varier l’emplacement de l’hôtel d’une année à l’autre peut également limiter les risques.Une action symbolique… mais précieuseComme le rappelle Amir, créateur de connexionnature.be, « les insectes n’ont pas besoin d’un hôtel pour vivre, mais nous, nous avons besoin de renouer avec eux ». Aménager des zones sauvages, comme des haies, des tas de bois ou de pierres, est tout aussi bénéfique. Mais l’hôtel à insectes permet d’observer, de sensibiliser, de transmettre… et cela, c’est inestimable.

  39. 56

    Plantes mellifères et abris naturels : comment attirer les insectes au jardin ?

    Les beaux jours sont là, et avec eux le retour bourdonnant des insectes butineurs. Dans sa chronique hebdomadaire « Connexion Nature », Amir nous invite aujourd’hui à poser un geste aussi simple qu’essentiel : comment accueillir les insectes dans nos espaces verts, qu’ils soient grands jardins ou simples balcons citadins.Première condition : les nourrir. Et cela commence par une petite révolution dans nos habitudes : laisser pousser les herbes dites "folles". Ces plantes spontanées – telles que le pissenlit, la mauve ou encore l’ortie – sont de véritables buffets à ciel ouvert pour les abeilles, les bourdons, et les syrphes, ces drôles de mouches déguisées en guêpes. Le simple fait de laisser une zone en friche, aussi petite soit-elle, offre un espace riche en nectar et en pollen.Mais pas besoin de jardin pour agir. Amir nous glisse une liste de plantes mellifères parfaites pour les balcons : asters, échinacées pourpres, sedums, aromatiques comme le thym ou la lavande… sans oublier le lierre grimpant, précieuse source de nourriture automnale. En plus de soutenir les insectes pollinisateurs, ces végétaux offrent une explosion de couleurs qui égaye les rebords de fenêtres.Deuxième condition : offrir un habitat. Car sans refuge, pas de régulation écologique possible. Amir évoque les forficules, plus connus sous le nom de perce-oreilles. Ces petits alliés sont friands de pucerons. Pour les attirer : un pot de fleurs retourné, rempli de paille ou de feuilles sèches, suspendu dans un arbre ou un arbuste. Astucieux et redoutablement efficace !Et bien sûr, impossible d’éviter le sujet des hôtels à insectes, devenus populaires ces dernières années. Amir promet d’y revenir en détail dans sa prochaine chronique… Une promesse qu’on prendra soin de ne pas oublier !D’ici là, adoptons les bons gestes. Favoriser la biodiversité n’est pas une affaire d’experts ou de grands terrains : c’est un engagement poétique, joyeux et accessible, à la portée de chacun, même depuis un rebord de fenêtre.

  40. 55

    Comment gérer les mauvaises herbes naturellement au jardin ? (2ème partie)

    Nous avons déjà évoqué le terme « mauvaises herbes », qui n'est pas toujours adéquat. Ces plantes sauvages, qui poussent rapidement grâce à leur formidable capacité d’adaptation, risquent de dominer nos parcelles cultivées si l'on ne fait rien. Comment alors gérer efficacement la prolifération des mauvaises herbes tout en respectant la biodiversité de notre jardin ?Il n'est pas forcément nécessaire de vouloir éliminer toutes les plantes sauvages. Souvent, mieux vaut collaborer avec la nature plutôt que de lutter contre elle. Certaines plantes spontanées présentent même de nombreux avantages pour le potager. Le pissenlit et le lierre terrestre, par exemple, sont comestibles et très intéressants à conserver. Le lierre terrestre a d’ailleurs fait l’objet d’une chronique en mars 2024, disponible sur les podcasts de Nostalgie+.Parlons également de l’ortie, souvent mal-aimée, mais pourtant riche de bienfaits. Elle se consomme en jus ou en soupe, possède des propriétés anti-inflammatoires et antianémiques, et elle abrite toute une faune précieuse pour l’écosystème, comme le charançon de l’ortie, diverses araignées et de nombreux oiseaux amateurs de chenilles. Préserver quelques orties dans son jardin écologique peut donc être une excellente idée, à condition de bien les contenir.Mais comment désherber naturellement et efficacement ? Voici quelques méthodes de désherbage naturel qui respectent l'environnement :Eau de cuisson : Verser de l'eau bouillante de pommes de terre ou de légumes directement sur les plantes indésirables.Vinaigre blanc et jus de citron : À pulvériser pour un effet rapide.Bicarbonate de soude : Deux cuillères à soupe dans un litre d’eau bouillante pour traiter les adventices.Purin d’orties : Un allié écologique ! Mélanger 1 kg d’orties fraîches à 10L d’eau pour un désherbant naturel efficace.Au potager, semer des engrais verts comme la phacélie permet également de limiter l’installation des plantes sauvages. Après avoir utilisé ces désherbants naturels, il est conseillé de biner régulièrement pour éliminer les jeunes repousses et de pailler le sol (feuilles mortes, écorces) afin d’empêcher la germination des graines.Finalement, coexister avec certaines « mauvaises herbes » permet de favoriser la biodiversité et de créer un potager plus résilient. Merci à Amir pour ces précieux conseils partagés aujourd’hui. N'oubliez pas que vous pouvez retrouver toutes ses astuces sur son site connexionnature.be et ses réseaux sociaux Facebook & Instagram.

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    Mauvaises herbes ou herbes folles ? Ce qu’elles révèlent sur votre sol

    De nos jours certains préfèrent parler d’herbes « folles », est-ce vraiment mieux ? Pas certain. On parle aussi de plantes « adventices ».Pour commencer, quelle définition donner aux mauvaises herbes ?Il s’agit de plantes sauvages qui poussent spontanément à un endroit sans y avoir été « invitées » par l’être humain 😉, c’est -à -dire sans semi ni plantation. Conséquence : ces plantes entrent en concurrence pour l’eau avec les plantes cultivées. Par ailleurs, elles ont une croissance assez rapide, elles occupent donc rapidement un espace au détriment d’autres. Si on s’interroge sur les prémices du concept de mauvaises herbes, on se rend compte que ça remonte aux débuts de l’agriculture.Exactement, il y a environ 10.000 ans. Avant cela, les humains consommaient des plantes sauvages. Puis ils se sont mis à cultiver certaines plantes spécifiques pour les manger. Du coup, les plantes sauvages non désirées sont devenues « mauvaises » par opposition aux « bonnes » que l’être humain souhaitait cultiver ou planter à un endroit donné. Beaucoup de mauvaises herbes sont comestibles et/ou possèdent des vertus médicinales. Exemple typique : le pissenlit, qui a une excellente capacité d'adaptation à son environnement. Cette plante pousse dans différents types de sols et est répandue à travers le monde entier ! Le pissenlit présente des bienfaits pour les insectes pollinisateurs. Il s’agit d’une très bonne plante pour la biodiversité. Autre plante sauvage : la grande ortie, La ronce commune, très épineuse et envahissante mais qui donne de succulentes mûres en été, riches en vitamines et en sels minéraux,On peut encore citer le mouron rouge par exemple.En plus, les plantes sauvages sont le plus souvent bioindicatrices. Leur présence parfois massive peut donner au jardinier de précieuses indications sur le caractère trop compacté d’un sol ou sur un excès de matières végétales en décomposition par rapport aux microorganismes présents dans le sol.Par exemple, l’ortie indique un sol riche en azote et en matière organique. Le plantain indique un sol compacté et piétiné. Malgré tous ces attraits, si l’on ne fait rien, ce sont les plantes sauvages qui risquent de dominer une parcelle cultivée.Oui car les plantes sauvages poussent et se dispersent souvent plus vite que les plantes cultivées et elles sont plus résistantes aux maladies. Nous verrons ensemble dans la 2ème partie de cette chronique comment gérer cela au mieux.

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    Bruxelles : We Are Nature.Brussels veut un « PRAS climatique »

    Dans notre « connexion nature » du jour, tu vas nous parler d’une action en justice menée par une ASBL en vue de préserver les derniers espaces naturels et les sols vivants en région bruxelloise.L’asbl We Are Nature.Brussels (WAN) a été créée par des bénévoles de nombreux collectifs citoyens et associations pour engager des poursuites judiciaires afin de contraindre la Région de Bruxelles-Capitale à respecter ses engagements climatiques. Il en va de la qualité de vie, actuelle et à venir, à Bruxelles.La Région bruxelloise a pris des engagements dans le cadre de l’Accord de Paris : conserver et augmenter les puits de carbone, prendre des mesures d’adaptation pour que la ville reste vivable pour tous ses habitants. Or, le gouvernement bruxellois est en défaut de ses engagements, c’est pourquoi l’asbl WAN a initié une action en justice en juin 2023. Cette campagne est portée par le Tuinersforum des jardiniers ainsi que par l’asbl Bruxelles Nature.WAN demande un « PRAS climatique ». De quoi s’agit-il ?PRAS = « Plan régional d’affectation du sol ». C’est l’instrument qui détermine, en Région bruxelloise, si telle partie du territoire est constructible et si elle l’est, ce qui peut y être construit et éventuellement dans quelles proportions (logement, commerce, bureaux, activités de service, équipements d’intérêt collectif, etc.). Le PRAS définit les zones qui nécessitent une protection particulière, par exemple pour protéger l’environnement.Aujourd’hui, l’aménagement du territoire tel qu’il a été conçu entre 2001 et 2013 doit être profondément repensé pour tenir compte des effets des changements climatiques et permettre les adaptations nécessaires à moyen terme. Tous les choix posés actuellement auront un impact sur des décennies. C’est pourquoi il est demandé que la révision du PRAS soit centrée sur les enjeux d’adaptation fondés sur les écosystèmes et garantissant le maintien de la biodiversité. On a donc besoin d’un PRAS climatique.Concrètement, quel est le principal objectif ?La démarche de WAN vise à imposer un moratoire, un arrêt temporaire de constructions sur les sites et terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare en région bruxelloise. Mettre en place un temps de pause permettrait notamment de mener une réflexion pertinente sur la carte des sites de haute valeur biologique. WAN souhaite aussi qu’on arrête d’opposer nature & logements. Il y a moyen de concilier les deux, de manière responsable et nettement plus harmonieuse.Il y a de nombreux sites bruxellois qui font l’objet de menaces …On peut citer entre autres le marais Wiels à Forest, le Meylemeersch à Anderlecht ou le Donderberg à Laeken. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive. Tous ces lieux de vie pour lesquels une mobilisation existe sont répertoriés sur le site web de l’ASBL : wearenature.brusselsQuand ce procès va-t-il avoir lieu ?Très bientôt ! Les plaidoiries auront lieu les 8, 9 et 14 mai prochain.

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    Printemps : comment aider les oiseaux à nicher et s’hydrater dans son jardin

    Nous sommes au début du printemps. Aujourd’hui, avec toi, intéressons-nous aux manières de venir en aide aux oiseaux à cette période.Avec les parades nuptiales, la construction du ou des nids, puis la période de couvaison puis le nourrissage des oisillons, il est clair qu’on a devant nous une période bien remplie pour les oiseaux dans les semaines à venir. Jusque fin juillet, ça va être très intense au-dessus de nos têtes !On a coutume de dire, à raison, que « l’eau c’est la vie ». Les oiseaux ne dérogent pas à cette règle. Les oiseaux l'utilisent pour s'hydrater, mais aussi pour nettoyer leurs plumes et les débarrasser des parasites. Il est en effet vital pour les oiseaux de conserver une isolation thermique suffisante et une bonne capacité de vol.Pourquoi l’eau est-elle encore plus essentielle en période de nidification ?De manière générale, les oiseaux trouvent dans leur environnement les éléments dont ils ont besoin pour la construction de leurs nids (mousses, lichens, herbes, poils de mammifères, brindilles de différentes tailles, même des toiles d’araignées que certaines espèces utilisent pour consolider leurs nids, …). Certains oiseaux utilisent la boue pour construire ou réparer leurs nids. Aménager des petites sources d’eau dans son jardin peut être particulièrement intéressant pour les oiseaux, surtout en période de sécheresse prolongée au printemps. Et c’est précisément ce qu’on risque de connaître de plus en plus fréquemment avec les changements climatiques ! Ou plus simplement encore : placer une coupelle peu profonde remplie d’eau avec une pierre au centre pour que les oiseaux puissent s’y poser. Mais il faut veiller à changer l’eau tous les jours et à la déposer dans un endroit calme et à l’abri des prédateurs comme les chats.En dehors de l’eau, de quelles manières peut-on venir en aide aux oiseaux à cette période de l’année ?Par rapport à ce qu’on vient d’évoquer : laisser un peu de terre à nu, si votre sol est argileux, pourrait se révéler bien utile pour les hirondelles et les martinets mais aussi pour les sittelles torchepots par exemple. Vous pouvez aussi laisser à disposition un tas de brindilles ou bien de l’herbe séchée.D’autres petits conseils en la matière ?Les conseils habituels en matière de biodiversité, je dirais, qu’il n’est jamais inutile de rappeler 😉. planter des arbres à baies si vous avez assez d’espace, privilégier des arbustes buissonnants qui permettent aux oiseaux d’aménager leurs nids à l’abri de prédateurs, n’utiliser pas de pesticides, aménager certaines zones de votre jardin de manière plus sauvage. Vive les petits îlots de prairie sauvage !poser des nichoirs dans des endroits calmes, avec l’ouverture orientée vers l’est ou le sud-est.Je rappelle que nos auditeurs peuvent te retrouver : sur tes pages « facebook & instagram », sur ton site « connexion nature.be ».

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    Photopériode : comment la durée du jour influence les plantes et les animaux

    Dans notre « connexion nature » du jour, nous allons nous intéresser à la photopériode (à savoir la durée du jour comparée à la nuit, variable selon les saisons) et à ses impacts sur les processus biologiques des organismes vivants. Bonjour Socha. Dans la nature, la photopériode joue un rôle crucial en synchronisant les activités biologiques des êtres vivants, plantes et animaux notamment, avec les cycles du jour et des saisons.Elle permet aux plantes de réguler leur croissance végétative et leur floraison en fonction des saisons, ce qui assure l’efficacité de leur reproduction et une bonne dispersion de leurs graines. Chez les animaux, la photopériode influence : le comportementla reproduction (qui s’accompagne souvent d’un redimensionnement des organes sexuels)et l’hibernation (j’avais déjà évoqué cet aspect dans une chronique précédente l’hiver dernier). Elle permet aussi de réguler les cycles de sommeil et de veille. Concrètement, comment cela se traduit-il chez les plantes ? On sait que les plantes s’adaptent à l’intensité et à la durée d’éclairement. Pour faire pousser leurs feuilles mais aussi pour se reproduire. Les plantes utilisent des photorécepteurs pour déterminer la durée du jour. Concrètement, lorsque la lumière est détectée par les plantes, des voies de signalisation sont activées, ce qui entraîne des modifications dans l'expression des gènes. Des signaux hormonaux régulent la production de certaines protéines qui vont donner lieu à la formation des fleurs.Et chez les animaux ? La photopériode joue un rôle-clé dans les rythmes des animaux. D’abord au niveau du rythme biologique quotidien, qu’on appelle aussi rythme « circadien » (rythme d’activités jour/nuit sur 24h). Cela se passe via la production d’une hormone, la mélatonine. Et au niveau des rythmes saisonniers :Rythme de reproduction chez les vertébrés : faire coïncider la période de reproduction avec la saison favorable. Diapause (ou ralentissement du biorythme) : la photopériode est le facteur essentiel qui déclenche chez l’animal l’entrée en diapause avant que ne survienne la saison défavorable. C’est fréquent chez les mustélidés (la famille des hermines et des blaireaux), mais c’est aussi le cas chez la chevrette, la femelle du brocard chez les chevreuils. C’est ce qui permet que les jeunes de ces espèces naissent au printemps, qui est une saison favorable au niveau des ressources alimentaires. À noter que d’autres espèces animales (notamment beaucoup d’oiseaux) ne font pas de diapause pour s’adapter aux mauvaises conditions environnementales à une certaine saison, elles adoptent une autre stratégie : la migration.

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    Que planter au potager en avril ? Légumes, associations et conseils pratiques

    Dans ta dernière chronique, tu nous parlais des bienfaits des Fabacées notamment à utiliser comme engrais verts sur des parcelles où le sol a été quelque peu épuisé par des cultures précédentes. Justement, en parlant de légumes à cultiver, que peut-on planter en avril dans son potager ? Au niveau des Fabacées, le mois d’avril est idéal pour la culture des pois, de bonnes légumineuses et source de protéine végétale. Avril est aussi la bonne période pour planter oignons, carottes, radis, choux, épinards, … Des petits conseils d’associations de cultures ?Oui, carottes et radis par exemple. Semez des graines de ces deux légumes en pleine terre sur une même ligne. Ce qui est intéressant avec les radis, c’est qu’ils poussent vite. Ils vont donc faire de l‘ombre sur la terre, ce qui favorisera la conservation d’humidité dont les carottes ont besoin.L’association carottes/poireaux fonctionne bien aussi. Car elle permet de limiter l’attaque de leurs ravageurs respectifs, c’est une protection réciproque (l’odeur de la carotte repousse la teigne du poireau et l’odeur du poireau repousse la mouche de la carotte), c’est du win-win.As-tu des infos utiles concernant les épinards ?Ce sont des légumes feuilles riches en vitamines A et C et avec une belle teneur en minéraux : fer et magnésium notamment. Et aussi en calcium, ce qui intéressant pour la bonne santé de nos os. Mais à ne pas consommer en excès car les épinards contiennent des oxalates, ce qui peut être problématique pour les personnes sensibles au niveau rénal (formation de calculs !).Arrosez régulièrement les épinards et récoltez-en les feuilles au fur et à mesure de leur croissance, cela stimule la production de nouvelles pousses.D’autres associations de légumes sont-elles envisageables ?Oui les radis peuvent être associés à d’autres plantes, comme les épinards, les laitues ou les fraisiers. En parlant des fraisiers, n’est-il pas trop tard de les planter à cette période de l’année ?On recommande normalement de mettre en terre les fraisiers au cours de l’été précédent (août-septembre). Ainsi les plants ont le temps de bien s’enraciner et de préparer des boutons floraux avant l’hiver. Cela dit, il est encore temps d’effectuer ces plantations en début de printemps. Si tout va bien, vous pourrez avoir une petite récolte de ces bons fruits au cours de l’été, même si elle sera sans doute moins abondante.En avril, l’activité redevient assez intense au niveau du potager, alors hop on se retrousse les manches et on s’y met.

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    Fabacées : ces plantes aux multiples bienfaits pour l’alimentation et les cultures

    Dans la chronique nature du jour, tu vas nous parler spécifiquement d’une famille de plantes, les Fabacées.La terminologie « Fabacées » de nos jours correspond en fait à ce qu’on appelait auparavant les légumineuses. Cette famille botanique est très vaste (elle comprend plus de 19.000 espèces différentes à travers le monde). Quelques exemples de plantes appartenant à cette famille : les pois, les fèves, les haricots, les lupins.Leurs fruits sont des gousses, qui contiennent souvent plusieurs graines.Chez la toute grande majorité des Fabacées, les fleurs sont caractérisées par 1 pétale dorsal dressé (« l’étendard »), 2 pétales sur les côtés (les « ailes ») et 2 pétales inférieurs soudés. Songez aux jolies fleurs des pois de senteur par exemple.À noter que parmi les Fabacées, il n’y a pas que des plantes herbacées. Il y a aussi des arbrisseaux comme le genêt à balais ou carrément des arbres comme le Robinier faux acacia.Les Fabacées constituent une ressource très importante au niveau alimentaire.Exact. Ces plantes sont cultivées depuis très longtemps ! Et de nos jours, elles ont une grande importance économique. Au niveau des cultures, on peut songer à l’arachide, au soja, aux lentilles, pois chiches, haricots, etc.Il y a d’autres utilisations aussi…Des usages cutanés par exemple : le baume du Pérou. Cette résine épaisse, qui se récolte sur un arbre originaire d’Amérique, a des vertus antiseptiques. Les Indiens l’utilisaient déjà pour ses propriétés cicatrisantes.Et puis, les légumineuses ont une capacité très intéressante pour les cultures.Oui, celle de fixer l’azote atmosphérique dans le sol. Il faut savoir que l’azote est un élément indispensable à la fabrication de la matière vivante.C’est la présence de symbioses racinaires avec des bactéries du genre Rhizobium. Qui donnent aux plantes de la famille des Fabacées ce super-pouvoir. Car fixer l’azote de l’air dans le sol est très intéressant pour les cultures et la croissance des autres plantes. C’est pourquoi des plantes comme la luzerne, le trèfle ou la phacélie sont utilisés comme engrais verts pour enrichir le sol. À planter dans des parcelles potagères où le sol a été un peu épuisé par des cultures précédentes (par exemple là où des salades ont poussé l’année d’avant).C’est le principe de l’alternance des cultures.Tout à fait, il est important de le respecter pour le bien de son sol et donc la qualité de ses légumes.

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    Sève de bouleau : bienfaits, récolte et précautions à connaître

    Retour des chroniques nature en ta compagnie. Aujourd’hui, nous nous intéressons avec toi à la sève de bouleau, à ses bienfaits et à des conseils pratiques pour la récolter de manière responsable.Tout à fait Socha. Bonjour, ravi de vous retrouver ainsi que les auditeurs bien entendu 😉.Pour démarrer, parle-nous un peu des bienfaits que l’on attribue à la sève fraîche de bouleau.Riche en minéraux (fer, calcium, potassium…), oligo-éléments, vitamines et acides aminés, la sève de bouleau est consommée au printemps pour nettoyer son foie, éliminer les toxines accumulées en hiver --- c’est vraiment de saison --- et donner un bon coup de boost à son organisme.Quand peut-on récolter la sève de bouleau et sur quel type d’arbre ?La récolte a lieu au cours du mois de mars et jusque début avril.Il est important d’être très respectueux de l’arbre sur lequel on compte prélever un peu de sève. Choisissez un arbre d’au moins 10 ans (on ne prélève jamais sur de jeunes arbres), avec un diamètre du tronc d’au moins 20 cm et sans signe de maladie bien entendu.Comment s’y prendre concrètement si on a des bouleaux dans son jardin ?Avec une mèche (diamètre de 5 mm maximum), vous creusez un petit trou peu profond (2 cm environ). Puis vous placez un petit tuyau du type silicone alimentaire pour canaliser l’écoulement et vous réceptionnez le précieux nectar dans un récipient propre bien à l’abri de la lumière (donc surtout pas transparent !).Et après la récolte, bien colmaterEt au niveau de la consommation ?Une fois récoltée, la sève doit être conservée au frigo et consommée rapidement, idéalement endéans 3 semaines. La dose conseillée est 15 à 25 cl, à consommer le matin à jeun. En termes de durée, il est conseillé de faire une cure de 10 à 20 jours.Quelles sont les contre-indications à ce type de cure ?Le bouleau est un arbre assez allergisant, ce qui peut se marquer au niveau respiratoire et cutané. Les personnes allergiques au pollen doivent donc éviter de boire sa sève.Les femmes enceintes ou allaitantes ne doivent pas faire de drainage, ni les enfants.Déconseillé aux personnes ayant des traitements spécifiques (chimio) ou souffrant de grosses pathologies rénales. Parce que la sève de bouleau nettoie fortement et risque d’enlever les principes actifs des médicaments et impliquer un travail trop important au niveau des reins. Toujours demander un avis médical dans ce genre de cas.Concrètement, quel goût cela-t-il ?Au début, le goût de la sève est neutre mais au fil des jours, il y a une fermentation qui s’opère et le goût devient progressivement plus prononcé.

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    Déclin des amphibiens : causes, dangers et actions pour les protéger" Résumé :

    Les amphibiens connaissent un déclin très marqué à l’échelle de la planète. Avec 41% d’espèces menacées, les amphibiens sont la classe d’animaux vertébrés à l’avenir le plus incertain. Pour donner une idée, les chiffres correspondants pour les mammifères et les oiseaux sont respectivement de 26% et 12%.Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur ces animaux ? Il y en a plusieurs : fragmentation de leurs habitats, voûtement de cours d’eau, raréfaction de leurs biotopes aquatiques. En raison de l’urbanisation croissante et du développement des activités humaines , les amphibiens ont connu des régressions importantes.C’est pourquoi, depuis, plusieurs années, les efforts de préservation de ces espèces portent sur la restauration de leurs milieux. Aménagement de mares, reconnexion de zones humides entre elles, remise à ciel ouvert de cours d’eau là où c'est possible.Et puis, il y a des efforts spécifiques sur des espèces assez rares, comme la rainette verte. Cette espèce a été réintroduite en Wallonie en 2022 et 2023 … et l’espèce a commencé à se reproduire en 2024, une première en 40 ans ! Cela dit, la principale inquiétude de nos jours concerne des espèces communes : la grenouille rousse et le crapaud commun.Les propriétaires ruraux ont constaté une évolution radicale depuis quelques années. Dans certains points d’eau où ça coassait abondamment il y a 6 ou 7 ans, aujourd’hui, quasi plus rien. Inquiétant !Les causes sont multifactorielles. La grenouille rousse est bien adaptée à un climat assez frais, le réchauffement global lui pose des problèmes. Il y a aussi la prédation par des espèces exotiques envahissantes comme le raton-laveur. En période de reproduction lors des rassemblements de grenouilles adultes, ce peut être un carnage à certains endroits ! Enfin, il y a des pathogènes. Par exemple, un champignon (au terme scientifique quasi imprononçable 😉) décime les populations de salamandres en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Lorsqu’une population est infectée par ce champignon, presque tous les adultes meurent en quelques semaines.Face à ces constats assez effrayants, que peut-on faire à notre niveau pour endiguer ce phénomène ? Les auditeurs qui le désirent peuvent prêter main forte aux groupes de volontaires qui viennent en aide chaque année aux amphibiens : à la période de reproduction, ils les aident à traverser les  routes, ce qui permet aux amphibiens d’aller rejoindre leur zone de ponte (mare, étang, …) en sécurité. La reproduction s’étale de mi-février à début avril, en fonction des conditions météo. À cette période, lorsqu’il fait humide et que les températures en soirée tournent autour de 8°, des mouvements peuvent démarrer. Plein d’infos utiles se trouvent sur le site de NATAGORAOn peut aussi aménager une petite mare dans son jardin ou au sein d’un jardin partagé, on trouve des conseils sur le net.

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    Comment reconnaître et protéger les amphibiens ?

    Les amphibiens constituent un maillon important de l’évolution de la vie sur terre. Apparus il y a environ 385 millions d’années, ce sont les premiers vertébrés qui ont assuré le passage de la vie dans les mers à celle sur terre.Par la suite, les amphibiens se sont différenciés en plusieurs lignées : reptiles, oiseaux et mammifères. Voilà l’explication de ce tronc commun.Comment caractériser ces animaux en quelques mots ?Les amphibiens sont des animaux vertébrés avec une peau humide et glandulaire. Ils ont 2 milieux de vie : aquatique (pour la reproduction) et terrestre. Les adultes respirent grâce à des poumons mais aussi par leur peau, qui permet des échanges gazeux. Parle-nous un peu des pontes d’amphibiens.Leur stratégie c’est la quantité. Les œufs sont pondus par centaines, voire par milliers ! Dépourvus de coquilles, les œufs se trouvent le plus souvent dans une enveloppe gélatineuse. L’eau les fait gonfler, ce qui leur donne un aspect impressionnant par rapport à la taille de l’animal qui les a produits 😉.Comment différencier une ponte de grenouille d’une ponte de crapaud ? Par sa forme. Une grenouille va pondre des œufs rassemblés en amas circulaires, en « boules », alors que les pontes de crapauds forment de longs chapelets.Au niveau des différents stades de développement : on a donc un œuf dans son enveloppe, puis les jeunes larves qui en sortent se développent exclusivement dans l’eau. Les têtards respirent au moyen de branchies. Les amphibiens se métamorphosent, passant par un ou plusieurs stades larvaires (où ils ont tous une queue), avant d’atteindre leur forme adulte.C’est lors de cette ultime métamorphose que certains amphibiens perdent leur queue, d’autres pas.Grenouilles et crapauds perdent leur queue au stade adulte.Par contre, tritons et salamandres conservent une queue tout au long de leur vie.Une fois adultes, leur régime alimentaire est à la fois insectivore et carnivore.Ils contribuent à prévenir les surpopulations de certaines espèces d’insectes et d’invertébrés. Ce qui illustre une fois de plus le fragile équilibre des écosystèmes. Si un maillon est déséquilibré, c’est toute la chaîne qui va en subir des conséquences !Alors : que faire si on trouve un amphibien dans sa cave ?Tant que les températures de nuit sont positives, vous pouvez relâcher la grenouille ou le crapaud à l’extérieur en début de nuit, de préférence sous un buisson ou à l’abri d’un tas de bois. Par contre si on est en hiver, mieux vaut attendre avant de le relâcher. Le signal sera annoncé par les migrations d’amphibiens (qui débutent généralement fin février). Et, si vous acceptez que votre cave serve d'abri aux amphibiens, pensez à installer une planche pour qu'ils puissent sortir au printemps.

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    L'impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité

    Quels sont les impacts négatifs de la lumière artificielle nocturne sur les animaux?Pour les oiseaux par exemple, des études montrent que cela induit des modifications de comportement avec un impact sur la reproduction. Les oiseaux commencent à chanter alors qu’il fait encore nuit car ils confondent la lumière artificielle avec l’aube du jour. Pour les insectes, c’est problématique car beaucoup d’entre eux restent prisonniers de lumières artificielles comme les veilleuses de nuit à l’extérieur. Ils sont attirés par ces lumières, tournent autour et peuvent finir par mourir. Ce sont autant de ressources alimentaires en moins pour les animaux insectivores qui s’en nourrissent (pensons aux chauves-souris ou aux amphibiens par exemple), cela a donc un impact écosystémique.Globalement, on peut dire que cela induit un dérèglement dans le comportement de la faune. Dérèglement dans les cycles biologiques des animaux, en effet, mais aussi un déséquilibre dans les relations proies/prédateurs. Je m’explique… Certains animaux vont déserter leur habitat naturel, soit parce qu’ils fuient ces lumières soit au contraire parce qu’ils sont inexorablement attirés par elles ! Par ailleurs, beaucoup d’animaux sont actifs de nuit pour chasser et trouver leur nourriture. D’ordinaire, les ténèbres sont un atout pour eux. Avec un trop grand nombre de zones inutilement éclairées, cela compromet la discrétion de leurs déplacements. Ils sont davantage susceptibles d’être eux-mêmes la proie d’un autre prédateur.Cette réflexion vaut à la fois pour des particuliers dans leur propriété privée mais aussi dans le domaine public bien entendu. Oui. Un bon exemple est l’éclairage LED orangé qui est installé dans certains quartiers en milieu urbain. Comme à Jette depuis quelques années ou encore au Rouge-Cloître à Auderghem, pour protéger notamment chauves-souris qui sont lucifuges (= craignent la lumière). Encore une fois, un éclairage classique avec de la lumière blanche rend ces animaux beaucoup trop visibles pour des prédateurs comme des rapaces. Et puis, la clarté nocturne raccourcit aussi les périodes de chasse pour ces animaux.En conclusion, on se rend compte que cela provoque pas mal de dérèglements ! Pour nous, êtres humains, il ne s’agit pas forcément de tout éteindre mais d’éviter de suréclairer.Tout à fait, c’est une question de bon sens. Il est important que chacun réfléchisse à ce qui est réellement utile d’éclairer la nuit. Quel est le réel besoin ? À quelle heure est-il pertinent de couper son éclairage ?

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