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by Impact Info
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Pourquoi accompagner les carrières tout au long de la vie ?
“On accompagne les entreprises et les particuliers à relever le défi de l'allongement des carrières”, annonce Wassila Louisa Djellal.En effet, la population française vieillit et chacun doit aussi travailler plus longtemps. Selon les projections, d’ici 2040, un tiers des actifs auront plus de 50 ans. Des données qui impliquent de repenser la manière de manager et de suivre une carrière professionnelle qui ne va pas s'arrêter à 60 ans, mais peut-être à 67 ans.“Sept ans de plus, ça peut être long”, relève Wassila Louisa Djellal. “Alors il y a des sujets d'engagement, de sens qu'on peut donner ou non à sa carrière".Par ailleurs, dans les entreprises, jusqu'à quatre générations peuvent dorénavant cohabiter, ce qui peut créer de petites frictions intergénérationnelles, alors il faut faire en sorte que chacun puisse continuer de travailler et communiquer.Enfin, le fait de vieillir en entreprise crée de nombreux sujets, notamment celui de la santé ou encore des discriminations. En effet, un salarié sur 2 dit s’être déjà senti discriminé professionnellement en raison de son âge.Ce sont ces problématiques qu’ont voulu adresser Les Infatigables. D’abord dans les entreprises, en proposant des conférences et ateliers de sensibilisation pour s’atteler à déconstruire les préjugés.Ensuite, avec des programmes de formation s'adressant aux talents expérimentés, donc dans le dernier tiers de carrière. Les collaborateurs vont se voir proposer de retravailler leur projet professionnel en interne, d'activer de la mobilité, de travailler leurs valeurs, leurs compétences. “En fait, on va essayer de redonner du sens à ces dernières années qui sont encore très importantes”.Enfin, des modules de formation pour relever tous ces défis de management intergénérationnel, mais aussi l’accompagnement des parcours des demandeurs d'emploi. En effet, les chances de retrouver une activité après 50 ans sont deux fois inférieures que pour le reste de la population active."Pour les salariés expérimentés, il y a vraiment un enjeu de redonner du sens, de la valeur, de se sentir revalorisé. Pour les équipes, c'est mieux travailler ensemble, gérer ces nouvelles frictions qui peuvent parfois apparaître. Et pour les entreprises, il y a un véritable enjeu de mieux manager cette pyramide des âges, d'anticiper les départs massifs, les évolutions de métiers et continuer à créer du mouvement dans l'entreprise”, explique Wassila Louisa Djellal.“Prévoir l'usure professionnelle aussi, la perte de sens, le désengagement et finalement remettre une petite loupe sur ces sujets, continuer à investir dans les collaborateurs jusqu'à la fin parce qu'ils ont encore beaucoup de choses à apporter”, conclut-elle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi parler positivement d’écologie ?
La Salamandre, c'est une aventure débutée par un simple fanzine alors que Julien Perrot n’avait que 11 ans. “L’objectif était de reconnecter les gens au monde vivant, aux plantes, aux oiseaux, aux arbres, aux insectes, à toute la vie que je pouvais observer quand j'étais gamin”.Quarante-deux ans plus tard, La Salamandre, c'est une maison d'édition indépendante, sans but lucratif, qui produit différents contenus pour apprendre, découvrir et aimer la nature. Ce sont 3 magazines, la revue Salamandre pour les adultes, La Petite Salamandre pour les 4-7 ans et La Salamandre Junior pour les 8-12 ans.On y trouve toutes sortes de rubriques pratiques pour mieux pouvoir observer les animaux, utiliser les plantes sauvages, des actualités sur la nature, de grands dossiers sur un animal en particulier, sur une plante ou un milieu naturel, une bande dessinée, une enquête. Avec aussi des jeux pour les enfants, des énigmes, des activités, des recettes, des quiz.La Salamandre édite aussi chaque année une douzaine de livres, des guides de terrain, des essais. C’est aussi une plateforme de documentaires nature en ligne, Salamandre TV. Sans oublier une chaîne YouTube prénommée La Minute Nature.Alors pourquoi inviter à fréquenter la nature ? Déjà, elle a la vertu de nous donner de l’énergie positive. "Ça fait du bien à notre mental, ça calme notre tension artérielle, ça dégage un cocktail d'hormones qui nous détendent. Ça nous fait ralentir aussi dans un monde qui va de plus en plus vite”, précise Julien Perrot.“C’est aussi rappeler aux gens que la nature est là tout autour d'eux et d’y aller. C'est aussi prendre soin de soi et se donner la force et des ressources pour s'engager ensuite”.Et puis, c’est prendre conscience des interdépendances que nous entretenons tous avec l’ensemble de l’écosystème.“On essaie avec beaucoup de joie de transmettre notre amour pour le monde vivant. Et on essaie de le faire, et c'est très important aujourd'hui, de manière vraiment positive. Parce que le monde a besoin aussi de beauté, de lumière, d'espoir et de récits qui nous motivent à changer le monde”, conclut Julien Perrot.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi sensibiliser à la nature et au vivant ?
"Je suis passionné depuis toujours par la faune sauvage”, annonce Gilles BenZerrouk. "Je regardais des documentaires animaliers quand j'étais enfant et je voulais devenir vétérinaire”.Au fil de ses expériences et de ses voyages, mais aussi de l'érosion progressive de la biodiversité dont il est témoin, il prend la décision de passer à l’action, à son niveau, pour la nature et le vivant.En côtoyant des guides naturalistes, des animateurs nature, il réalise que ces gens passionnés et passionnants pourraient être un vecteur essentiel de transmission de connaissances autour de ces sujets. Pour autant, ils sont trop souvent peu visibles et mal digitalisés.Ainsi, il y a 5 ans, il décide de monter EcoNature, afin de les faire connaître et de faciliter la relation avec le grand public et les entreprises. Ça peut être pour découvrir le chant des oiseaux, le monde des insectes, les plantes sauvages, les arbres et des savoir-faire durables autour de l'herboristerie, apprendre à cuisiner les plantes, fabriquer des cosmétiques naturels.L'idée est également de rassembler en un même lieu toutes les expériences nature et d’ainsi faciliter les problématiques d'inscription. Sont proposées des sorties à la journée, des stages, et prochainement des chantiers participatifs, qui vont permettre d'aider des associations locales à réaménager des écosystèmes, des haies, des mares, des prairies, en collectif.La plateforme reçoit de nombreux particuliers, familles, personnes solos ou retraités. “C'est vraiment intergénérationnel”, explique Gilles BenZerrouk. “Ça crée une dynamique très intéressante, parce que ce sont des collectifs où tout le monde se parle, échange, partage, lors desquels le guide transmet plein d'informations et de connaissances, lesquels sont par ailleurs de merveilleux conteurs”.De nombreuses collectivités et entreprises proposent également les activités à leurs collaborateurs grâce à la plateforme, ce qui permet aussi de mener de la sensibilisation à grande échelle.“On parle beaucoup des enjeux écologiques, des problématiques de changement climatique. Ce sont des choses qui sont très abstraites et sur lesquelles on reste impuissants. Du coup, le cerveau bloque, on ne sait pas comment agir", explique Gilles BenZerrouk."Alors que dans le rapport au vivant, à la nature, quand on va aller toucher, ressentir, découvrir. On passe tout de suite dans quelque chose de sensible, où on est souvent émerveillé. L'idée est de semer des graines au niveau individuel, où chacun peut prendre conscience de l'importance de la nature et du vivant, dont on fait partie. Ce qui permet ensuite de créer des mouvements collectifs, des associations, pour agir sur le terrain à son niveau”, conclut Gilles Ben Zerrouk.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi faciliter l'orientation des jeunes ?
Près d'un jeune sur 2 estime ne pas se sentir suffisamment bien accompagné dans son orientation. Par ailleurs, près de la moitié déclare regretter son orientation et aurait aimé pouvoir choisir une autre voie. Un constat qui a mené à la création du Collectif Orientation, dans l’idée de mieux coopérer entre différents acteurs de l’éducation et de l’orientation, pour mieux accompagner les jeunes, quelque que soit leur situation de départ ou leurs aspirations d’avenir.Car si les établissements scolaires déclarent que l'orientation est une priorité partagée, quel que soit le territoire ou la nature de la structure, seulement 25 % d'entre eux ont réellement la capacité de mettre l'entièreté des temps prévus en place auprès des élèves, précise le Collectif Orientation.“Ce qui doit nous interroger évidemment plus largement sur comment les soutenir, comment les aider pour faire que ces temps d'orientation soient réellement accessibles ?”, expose Sébastien Gurung.Alors, la quarantaine de membres du Collectif travaillent dans les établissements scolaires notamment, ou tout autre espace où ils peuvent rencontrer des jeunes et les accompagner, sur la question de l'autocensure ou encore de la découverte des métiers. Il s’agit de créer un réel continuum éducatif, et ainsi casser les murs entre éducation, formation, insertion.“Je crois que l'école de la République est le lieu consacré pour lutter contre les déterminismes et faire que chaque jeune qui passe par notre système scolaire puisse se projeter vers l'avenir avec les mêmes chances et la même motivation, ou en tout cas le même espoir, de trouver sa place”, insiste Sébastien Gurung.D’autant plus dans un monde qui change plus rapidement que par le passé. “Il est beaucoup plus important aujourd’hui de pouvoir développer les compétences à s'orienter, mais aussi celles du XXIe siècle, qui permettront à chacun d'évoluer, de s'adapter, de rebondir tout au long de sa vie et de trouver l'espace dans lequel il a envie d'évoluer, à chaque moment, plutôt que de choisir un métier, une voie qui potentiellement n'aura pas la même dynamique d'emploi entre le moment où on commencera sa formation et celui où on cherchera à s'insérer”.Les entreprises sont mises à contribution également, lesquelles jouent un rôle très important dans la question de la découverte des environnements professionnels, mais aussi la compréhension des parcours.“Donc nous pensons que le sujet de l'orientation demande la mobilisation de l'ensemble de la société parce qu'il s'agit d'un enjeu crucial pour chacun, pour chaque jeune, dans son parcours et dans sa propre vie. Mais c'est également un enjeu de société. Nous croyons que quelqu'un qui a choisi son parcours et qui se sent valorisé dans ses compétences sera plus épanoui dans son métier et plus performant dans ses missions”, conclut Sébastien Gurung.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi aider tous les jeunes à exceller ?
“C'est un programme qui est hautement sélectif”, prévient Hind Guedira. “Pour une promotion d’une trentaine d'étudiants, on reçoit 3 000 candidatures”.Car le Programme Peeq, pour Programme d’excellence pour les élites de nos quartiers, est gratuit pour les étudiants et financé par des entreprises partenaires, qui s'engagent à la fois financièrement mais aussi à accueillir les jeunes en stage, offrant ainsi des opportunités structurantes au sein de grands groupes, par exemple dans des postes de stratégie, finance, conseil interne, développement durable.Le premier critère va être le critère social. Les échelons de bourses vont être étudiés, la profession des parents, lesquels n’ayant souvent pas suivi d’études supérieures. Ce peut être des jeunes originaires de quartiers populaires ou de la ruralité.“Mais on n'est pas qu'un programme social, on est un programme d'égalité des chances et d'excellence”, précise Hind Guedira. “Donc on va regarder les résultats académiques des jeunes, ceux qui ont eu des mentions bien ou très bien pendant leur scolarité. Et au-delà de tout ça, ce qui nous intéresse, c'est leur ambition. On cherche des jeunes qui ont une vraie ambition, un vrai projet de vie”.“À travers Peeq, on essaie de démontrer que l'égalité des chances n'est pas une question de promesses, de déclarations, de rapports, mais une histoire d'accès. C'est donner accès à des jeunes à des opportunités accélératrices de carrière”.“Ensuite, quand on regarde la société, on se rend compte que les élites du monde socio-économique sont assez peu diverses. Et pour nous, une société plus diverse, c'est une société plus juste et où on peut prendre des décisions plus lucides, parce que ceux qui décident ressemblent au reste de la population”.À l’issue de Peeq, 92% des jeunes rapportent qu’ils l’ont trouvé déterminant pour leur développement professionnel. Et 95% ont estimé qu’il les a aidés dans leur recherche d'emploi.“L'effet démultiplicateur du programme pour nous, c'est que les jeunes s'engagent aussi à leur tour. D'ailleurs, pendant les plus de 40 semaines que dure la formation, on essaie de leur proposer des activités où on les met en situation de s'engager. Par exemple, on a un partenariat avec une association pour aider des décrocheurs de niveau 3e à Bobigny. On essaie de leur inculquer ces graines, de sorte à ce que, dans le futur, ils portent eux-mêmes cet engagement au sein des entreprises où ils seront accueillis”, conclut Hind Guedira.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi proposer des formations tech accessibles ?
Actual School, ce sont différents parcours de formation, des écoles de commerce traditionnelles et d'autres plus originales sous forme de bootcamps. Parmi elles, Holberton qui forme des développements informatiques avec une approche pédagogique innovante, dans la mesure où la formation se fait sans professeur, ni cours ni salle de classe.Une école créée par un groupe d’amis, dont Julien Cyr, à San Francisco il y a une dizaine d'années pour répondre à l’enjeu de la pénurie de talents dans les entreprises de la Silicon Valley, en termes de capacités de développement informatique.“Un goulot d'étranglement s'était créé car la formation de ces talents prenait beaucoup de temps, en général 5 ans dans une université ou dans des écoles privées, qui n'étaient pas forcément accessibles à cause de barrières financières ou de projection dans le monde de l'éducation supérieure pour des gens dans des familles qui n'ont jamais fait d'études, mais aussi des barrières de temps. Tout le monde n'a pas 5 ans pour se former”, explique Julien Cyr.De multiples freins qui ont eu pour conséquence une pénurie de personnes formées, d’abord aux États-Unis, puis dans le monde.Alors le groupe d'amis s’est donné pour mission de former des ingénieurs en développement logiciel qualitatif et sans barrières à l’entrée, des professionnels capables de s'intégrer rapidement dans le monde de l'entreprise.Pour ce faire, Holberton School s'appuie sur du logiciel. “Et ce n'est pas une volonté en soi que d'avoir voulu gommer le professeur. C'est plutôt qu’il faut de nombreux professeurs pour former de nombreux étudiants dans un environnement classique, ce qui est concrètement très difficile à obtenir”.Alors, le groupe d’ingénieurs a développé une plateforme qui permet de mettre à disposition des étudiants des projets tutorés. Chaque jour, ils vont recevoir des travaux à réaliser, guidés pas à pas. Plus le temps va passer, plus la complexité de ces projets va augmenter et aussi plus ils vont devenir autonomes.La solution s’appuie sur une intelligence artificielle qui va venir apporter du feedback aux étudiants sur tout ce qu'ils produisent en temps réel, de manière à ce qu'ils progressent à leur rythme.“Mais on est quand même dans une école, c'est-à-dire qu'il y a un campus physique sur lequel on accueille nos étudiants. Ils vont travailler ensemble sous forme de cohortes”, précise Julien Cyr.Une formation qui permet de s’adapter très rapidement à un monde en constante évolution. “L'IA fait quelque part peur parce que tout change. La façon d'apprendre change, les attentes des personnes changent, le monde du travail est bouleversé. Mais finalement, on commence à comprendre que ce n'est pas l'homme face à l'intelligence artificielle, mais l'homme avec l'intelligence artificielle face à l'homme seul. Et c'est ça qu'il faut intégrer”, explique Julien Cyr.“On va effectivement aller dans un monde où on aura des équipes mixtes entre des hommes et des machines, mais il faut créer de la cohérence entre tout ça et cette créativité, cette architecture, cette intelligence humaine, en fin de compte, on aura encore besoin de l'exercer”, conclut Julien Cyr.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi mesurer l’impact permet l'innovation sociale ?
“Toute l'année, on monte des projets de recherche qui croisent le regard de chercheurs et d'acteurs de terrain, d'entreprises, d'organisations de l'économie sociale et solidaire et de représentants des pouvoirs publics pour réfléchir à la meilleure façon de mesurer l'impact des dispositifs pour lutter contre les inégalités environnementales, contre le déterminisme social. Et une fois par an, on organise le sommet de la mesure d’impact”, explique Tony Bernard.L'évaluation d'impact est née dans les années 70 dans les universités américaines et a été popularisée notamment par les travaux d'Esther Duflo, prix Nobel d'économie. Son arrivée est plus récente dans le monde de l'économie sociale et solidaire. Mais aujourd'hui, l'entreprise se saisit aussi de la nécessité de mesurer son impact, soit de façon volontaire, soit poussée par les réglementations.“Elle permet d'aller au-delà de l'intuition, de mieux mesurer pour mieux piloter son impact, pour l'augmenter et puis également porter des messages de plaidoyer qui sont prouvés par des expérimentations qui ont été évaluées, des données factuelles”, précise-t-il.L’IMPACT TANK travaille sur tous les sujets sociaux et environnementaux actuels, en particulier la question des inégalités. Des travaux qui s'adressent à plusieurs types d'acteurs, à la fois à l'État, les entreprises, mais aussi le monde associatif, qui n’a pas toujours les moyens ni les outils pour mesurer son impact.Un travail qui vise aussi à orienter les politiques publiques. “Tous les travaux que l'on mène intègrent des recommandations d'action publique sur chaque sujet. Par exemple, le premier rapport de l'IMPACT TANK sur le passage à l'échelle des innovations sociales, dans lequel l'une de nos recommandations est devenue un vrai programme public”.Il s’agit du programme “La Fonction publique s'engage” lancé avec La France s'engage et la Délégation interministérielle à l'encadrement supérieur de l'État, dont l'objectif est de connecter les hauts fonctionnaires encore en formation à l'INSP avec des dirigeants associatifs qui portent des innovations sociales pour mieux inspirer l'action publique.“On est face à des défis importants. Et pour faire face à ces défis, on doit renforcer notre cohésion sociale, notre unité, notre capacité à vivre ensemble et donc redéfinir ce qui compte dans notre modèle social”."L'idée est de rationaliser le débat à partir de la mesure d'impact, de l'évaluation, de la réflexion. Redonner du temps long au débat et à la réflexion. Et à la fois, on a un plaidoyer plus global de rationaliser le débat, de l'apaiser aussi, de rebâtir la confiance avec les citoyens, entre les citoyens et les pouvoirs publics, mais aussi le monde de l'entreprise”.Des idées à retrouver dans l’ouvrage “Ce qui compte vraiment : un autre modèle social est possible” rédigé par l’IMPACT TANK, sorti en avril 2026 aux éditions Le bord de l’eau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi l’intégration des réfugiés est bénéfique à toute la société ?
C’est en 2016, alors qu’elle est étudiante en master à Paris, que Camila Ríos Armas se rend à Calais en tant que bénévole pour une association. Là, elle rencontre de nombreux réfugiés, bénéficiant d'un haut niveau de qualification dans leur pays, et qui l’interrogent sur la façon de reprendre leurs études en France. Elle commence par se renseigner avant de décider de proposer elle-même des solutions, en créant UniR."Nous portons un très gros effort, au sein de l'association, sur la lutte contre le déclassement professionnel en donnant aux personnes les clés et les opportunités pour qu'elles puissent continuer à être actives dans leur métier, dans les carrières dans lesquelles elles ont déjà des expériences ou dans lesquelles elles ont envie d'être”, explique Camila Ríos Armas.Le déclassement professionnel est un phénomène très présent chez les personnes étrangères et spécifiquement réfugiées. Pour quelqu’un qui était médecin, avocat, procureur, dentiste, journaliste, dans son pays d’origine, il est très difficile de s'insérer dans les mêmes domaines d'expertise, puisque de nombreuses professions sont lourdement réglementées en France.“On peut le voir d'un point de vue professionnel, dans le sens où la personne ne peut pas travailler dans les domaines dans lesquels elle a une expérience, mais le déclassement professionnel entame aussi un déclassement de classe, c’est-à-dire que des personnes qui avaient un statut social dans leur pays d'origine se retrouvent à recommencer de zéro”, précise Camila Ríos Armas.Enfin, le déclassement professionnel a aussi des conséquences au niveau émotionnel, au niveau de la santé mentale. “Donc c'est un phénomène assez complexe et qui met la personne dans une situation de vulnérabilité et pas uniquement du point de vue matériel, mais aussi du point de vue humain et mental”, précise-t-elle.UniR a donc développé un programme d'accompagnement personnalisé à la reprise d'études et à l'insertion professionnelle."Si on a la capacité de bien accueillir des personnes réfugiées et qu’on leur donne les outils pour qu'elles puissent ensuite s'épanouir, l'ensemble de la société va aller mieux”, conclut Camila Ríos Armas.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi la tech doit être à l’image de la société toute entière ?
Diversidays, cofondée en 2017 par Anthony Babkine et Mounira Hamdi, accompagne ainsi l'ensemble des talents sous-représentés ou qui peuvent être victimes de discrimination dans la tech, notamment des femmes, des personnes issues de quartiers prioritaires ou de zones rurales, des personnes en situation de handicap, des jeunes et des personnes plus âgées, pour qu'ils puissent trouver leur place dans les métiers, l'entrepreneuriat du numérique.Seulement 10 % des Français estiment vivre dans un pays où chacun a vraiment sa chance, et 35% déclarent avoir fait l'objet d'un traitement défavorable ou discriminatoire au cours des 5 dernières années, en raison d'un des critères de discrimination, et notamment parmi les plus fréquents, le sexe, l'âge, la grossesse, le congé maternité, l'origine ou la couleur de peau, la religion, l'état de santé, le handicap.Toutes ces inégalités font qu'aujourd'hui un certain nombre de personnes n'arrivent pas à accéder à certaines opportunités, et notamment dans le numérique. Seulement 24% de femmes, par exemple, sont des professionnels du numérique, avec un écart salarial de 16%, selon l'Insee.“C'est tout un tas de chiffres qui s'accumulent qui dessinent aujourd'hui un paysage dans lequel il est parfois difficile de trouver sa place. Et quand, en plus, on cumule certains facteurs, qu'on est une femme qui réside en quartier prioritaire, qui souffre d'un handicap, l'accès à l'emploi peut être particulièrement difficile”, explique Iris Avital.Et pourtant, le numérique est aujourd'hui le secteur dans lequel l'emploi progresse le plus rapidement, avec une accélération en moyenne 2,5 fois plus rapide que dans les autres secteurs.Alors Diversidays propose des programmes d'accompagnement gratuits de ses bénéficiaires, pour les accompagner dans leur création d'entreprise, notamment de solutions à impact dans la tech, ou alors des demandeurs d'emploi qui souhaiteraient acquérir de nouvelles compétences, réimaginer des projets professionnels, soit dans des métiers à proprement dit du numérique, soit qui nécessitent des compétences numériques au quotidien.Parallèlement, Diversidays mène chaque année des études pour dresser un état des lieux de l'écosystème, et organise aussi un grand festival qui s'appelle Uniques, autour de l'égalité des chances en actions, pour contribuer à faire changer les mentalités auprès de tous et faire connaître les solutions qui peuvent exister sur le territoire de chacun."L'objectif est de s'assurer que dans les entreprises de demain, et même dès aujourd'hui, il y ait une population diverse pour pouvoir proposer cette représentation des profils aussi dans les solutions qu'elles peuvent diffuser et dans l'image qu'elles peuvent renvoyer”.“Les actions qu'on mène cherchent aussi à casser certains stéréotypes, certaines idées reçues, et à permettre à certains de s'affranchir des freins que leur impose la société. Et parfois qu'on s'impose aussi un petit peu soi-même, en ne se retrouvant pas, faute de représentation, dans les métiers qu'on pourrait imaginer demain”, conclut Iris Avital.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi réinsérer grâce au café ?
Le café est une boisson consommée par la plupart des habitants de la planète. Il représente aussi le lien social, notamment en entreprise. Autour d'un café, on refait le monde, on échange."On trouvait ça très intéressant", explique Laurence Mainaud. "Et nous on forme les personnes en situation de précarité au métier de barista. On les emploie pour travailler dans nos espaces café en entreprise et on les accompagne vers un emploi stable dans la restauration, l'hôtellerie".Le métier de barista a de plus en plus de succès, avec l'ouverture de nombreux coffee shops ces dernières années à Paris et dans les grandes villes. Il a l'avantage d'être accessible facilement, sans diplôme élevé. Et il apprend la rigueur, la technicité des gestes. Il faut savoir utiliser un matériel spécialisé, des machines à percolateurs professionnelles. Il y a des connaissances à acquérir sur le réglage du moulin, l'extraction du café, bien faire monter son lait et ensuite avoir le geste pour performer en Latte Art.Mais l'essentiel, c'est le service client. "Nos baristas apprennent à bien accueillir les clients, à retenir les visages familiers, les commandes, parce que c'est toujours sympa quand on arrive et que le barista sait déjà ce qu'on va commander le matin", précise Laurence Mainaud.Les stagiaires vont commencer par une semaine intensive et ensuite prendre place dans les espaces café en entreprise, en binôme avec des baristas encadrants qui sont des professionnels avec plusieurs années d'expérience. Ils apprennent ainsi sur site. Et ensuite, ils peuvent petit à petit commencer à tenir des espaces café en autonomie pour être prêts enfin pour décrocher un CDI.En France, Change Please a formé 57 personnes, dont 21 l'année dernière. En Angleterre, où le projet a commencé, ce sont plus de 200 baristas formés par an. Là, ils ont ouvert 11 coffee shops et vans accessibles au grand public."En France, on a développé un modèle de corner café en entreprise. Pour les entreprises d'une taille suffisamment grande pour avoir un espace cafétéria dans leurs locaux, on propose un service clé en main où on peut gérer le corner café", explique Laurence Mainaud. Donc les entreprises payent une prestation pour subventionner le café à leurs collaborateurs, soit des boissons avec un menu sponsorisé dans leurs locaux.Change Please propose également la vente de café en grains. Donc toutes les entreprises de toutes tailles peuvent les soutenir avec 100 % des bénéfices de la vente du café qui financent le programme d'insertion. Désormais, c'est également possible pour les particuliers.A l'issue du parcours, ce sont 70 % de sorties en CDI, souvent dans le milieu de la restauration collective. Certains se prennent de passion pour le café et souhaitent travailler dans des coffee shops. D'autres occupent désormais des postes de manager et forment des baristas chez leurs nouveaux employeurs."Selon la Stanford Innovation Review, une des clés pour sortir de la précarité n'est pas tant les clés d'un logement ou même un travail en soi. Même si c'est quand même pour nous, c'est ce sur quoi on a décidé de se concentrer. Mais c'est vraiment ce côté lien social et donc le métier de barista permet d'être revalorisé dans la société, en plus de décrocher un emploi", conclut Laurence Mainaud.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi les enseignants ont un rôle clé à jouer dans l’orientation des jeunes ?
“L'orientation aujourd’hui est marquée par un contexte global compliqué”, explique Julien Fernandez. “En gros, on demande à des jeunes de faire des choix d'orientation très tôt, qui vont engager leur avenir, alors même qu'ils ont une connaissance des métiers, des formations et du monde du travail assez limitée. Et puis, ce qui est aussi marquant, c'est que tous ces choix ne sont pas faits dans les mêmes conditions pour tous”.Chez R2E, on pense que l'orientation est profondément marquée par des inégalités sociales, territoriales et culturelles. Par conséquent, certains jeunes ont accès à des réseaux, des modèles, de l'information, alors que d'autres non.“Par ailleurs, on demande en plus à ces jeunes de faire des choix dans un monde qui est en train de changer profondément, avec notamment l'arrivée de l'intelligence artificielle. Avant, le modèle dominant était de faire 5 ans d'études pour sécuriser 40 ans de carrière. Ce modèle est en train de disparaître”, précise Julien Fernandez. Conséquence : un jeune sur deux regrette son choix d'orientation.Ce qui va être valorisé dans les prochaines années, c'est donc la capacité à faire des liens, à avoir un esprit critique, à comprendre un contexte, à interagir, explique-t-il. “On parle évidemment des métiers manuels mais on ne pourra pas demain tous être plombier. À un moment, il y a des goulots d'étranglement qui seront présents. Et donc ça, c'est une partie de la solution, comprendre quelles sont les compétences de demain”.L’idée étant donc de réfléchir à la manière de préparer au mieux les jeunes à ce monde. Et la conviction de R2E est qu’une des clés de ce nouveau système d'orientation, ce sont les enseignants. “Un enseignant accompagne au minimum 30 jeunes sur une année. Donc, un enseignant bien formé aux enjeux d'orientation, ce sont plus de chances que les jeunes soient eux-mêmes mieux orientés”.R2E va donc apporter des formations, des ressources pédagogiques, des expériences aux enseignants, et plus globalement à l’ensemble du personnel éducatif qui traite d'orientation. Un accompagnement qui va emmener des changements dans la posture.“Et ce n'est pas une anecdote, ce sont des heures dédiées à l'orientation plus nombreuses. C'est également une légitimité plus importante de la part des enseignants pour se saisir des sujets d'orientation. Ce sont des conseils de classe qui vont moins prendre en compte la note, mais plutôt travailler sur les projets des élèves. Et in fine, ce sont des trajectoires pour les jeunes qui seront moins subies. Et ça, c'est une différence qui est radicale”, conclut Julien Fernandez.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi améliorer la santé mentale en entreprise ?
“Notre métier, notre expertise, c'est de démocratiser la santé mentale en entreprise”, explique Nicolas Merlaud. “On va aider les collaborateurs d'une entreprise à comprendre leur état de santé mentale, à prendre soin d'eux en prévention, avant qu'ils aient un problème. Et on va aider les équipes RH à détecter les risques, les causes de ces risques et travailler sur ces causes”.La santé mentale reste encore largement méconnue, que ce soit en entreprise, mais aussi en dehors. Alors que nous avons appris à prendre soin de notre santé physique, avec des réflexes bien ancrés de prévention comme se brosser les dents pour éviter les caries, on ignore encore trop souvent comment s'y prendre pour sa santé mentale.La première étape étant déjà de la connaître, de savoir qu’elle existe et de la prendre en considération. La définition officielle de l'OMS d'une bonne santé mentale étant un état de bien-être.Alors, Teale propose de partir de l'individu, du collaborateur, qui va avoir accès à un espace personnel et confidentiel avec un compagnon, qui va lui poser des questions, lui permettre de faire le point, pour qu'il puisse ensuite pouvoir mieux prendre soin de lui avec, en fonction de ses réponses, des outils concrets, individualisés et scientifiques pour l'aider à créer une routine de prévention en santé mentale. Des vidéos, des exercices et aussi des rendez-vous gratuits avec le psychologue ou le coach Teale sont proposés.Ensuite, la solution va s'intéresser au collectif. "C'est tout aussi importante parce que parfois la santé mentale peut être mise à mal par des facteurs organisationnels. Donc on va anonymiser les données personnelles des collaborateurs, les agréger et avoir un dashboard, pour pouvoir identifier quelles sont les équipes qui sont plus en souffrance, pourquoi elles le sont, et on va pouvoir agir concrètement avec les équipes RH", explique Nicolas Merlaud.Les actions mises en place permettent d'améliorer le bien-être des collaborateurs, mais aussi le fonctionnement de l'entreprise. "Parce que quand on ne se sent pas bien, ça a aussi un impact sur l'entreprise et la performance. Les collaborateurs qui prennent soin d'eux sur Teale partent moins, se mettre moins en arrêt et se sentent plus productifs. Et donc ça, c'est clé", conclut Nicolas Merlaud.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi soutenir les étudiants ?
"C’est une plateforme de mise en relation, créée avec un ami d’enfance, qui permet à un étudiant de pouvoir être aidé par quelques courses, par un particulier, une famille, des retraités ou même des étudiants qui décident de s'engager pour aider eux-mêmes d'autres étudiants qui peuvent être dans le besoin”, expose Florian Rippert.Un concept de parrainage / marrainage qui a déjà permis d’aider plus de 20 000 étudiants dans toute la France, grâce à la générosité de plus de 10 000 personnes.L'aide alimentaire est le point d'entrée, mais le concept permet surtout de créer du lien social entre l'étudiant et la personne qui va l'aider.Une idée qui a germée à la sortie du confinement, en 2021, alors justement que le lien nous avait tant manqué et que la France découvrait les files d’attente de distribution alimentaire, composées majoritairement d'étudiants.“Pour le contexte, j'étais responsable communication et marketing à ce moment-là dans des écoles de commerce”, raconte Florian Rippert. "Je me suis rendu compte que de nombreux étudiants étaient concernés, même quelques uns que je côtoyais au quotidien au sein de mes écoles. Ils mangeaient avec moi le midi, mais pouvaient sauter des repas le soir, et j'étais à des années lumières de m'imaginer tout ça”.Pas de modèle associatif aux débuts de StudHelp, simplement l’idée de créer du lien et de l’aide via les réseaux sociaux. “Mais malheureusement ça a explosé très rapidement, et dès qu'on a lancé le site internet en mars 2021, on a reçu plus de 400 demandes d'étudiants en même pas une semaine, qui ne venaient pas que de Paris comme initialement prévu”. Les demandes affluent de Lille, Marseille, Toulouse, Lyon.Aujourd’hui, StudHelp est non seulement disponible en ligne, mais organise également des évènements et des rencontres à travers la France. L’association a également noué de nombreux partenariats avec des fondations et entreprises. Mais aussi créé Les Repas solidaires, réalisant il y a deux ans que plus de 70% de ses bénéficiaires passaient les fêtes de fin d'année seuls et leur permettant ainsi de fêter le Réveillon chez des particuliers. Ce sont 600 repas la première année, plus d’un millier la seconde, fin 2025.Un guide a par ailleurs été créé pour les étudiants, où ils peuvent retrouver toutes les aides pour lesquelles ils peuvent être éligibles en santé mentale, accès au logement, précarité menstruelle, employabilité. "Donc on essaie vraiment d'être, au-delà d'une plateforme de mise en relation, également une association d'écoute pour les étudiants et d'être une grande famille", précise Florian Rippert.Des étudiants bénéficiaires décident aussi de devenir bénévoles pour pouvoir aider en retour. "Et ça créé aussi de superbes histoires"."C'est ça qui est top aussi et c'est ce qui nous motive à continuer, c'est que ces étudiants sont considérés comme des membres de leur famille par les donateurs"."L'engagement citoyen aujourd'hui, c'est vraiment la force du projet de Studhelp. Et force est de constater que les gens sont très généreux en France et ont toujours envie d'aider les étudiants qui sont dans le besoin, et ce malgré l’inflation. Et chaque année, on a des milliers et des milliers de nouveaux donateurs qui s'inscrivent", conclut Florian Rippert.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi maîtriser la parole ?
"Plutôt que de se concentrer sur la vision francophone de la prise de parole, qui est très centrée sur la beauté du texte, un certain côté lyrique, la polysémie des mots afin de faire des figures de style, de rhétorique et de plaire à l'oreille, nous on part du principe que la parole structure des vies et des trajectoires, et que donc elle doit être utilisée comme un outil d'émancipation”, explique Greazi Abira.Et cette émancipation passe par l'échange, le dialogue. C’est pourquoi Graine d’Orateur promeut la prise de parole en public via le débat, afin de développer l'esprit critique et apprendre à argumenter, à réfuter des thèses, “dans le but de défendre et se défendre”.L’association intervient dans des collèges et lycées avec un focus non exclusif auprès des jeunes de quartiers populaires. “On pense qu’il est important pour des jeunes de milieux populaires de voir d'autres personnes qui sont passées par leur réalité”. Alors, les animateurs des ateliers sont quasi exclusivement d'anciens bénéficiaires.“L’idée n’est pas tant d’en faire des Aristote, Cicéron, Jaurès ou autre, mais plutôt qu'ils se réapproprient la parole dans une volonté d'insertion socioprofessionnelle”, précise Greazi Abira. “Je parle d'insertion sociale, tout simplement parce que la parole est ce qui nous fait exister. Et bien sûr d'un point de vue professionnel, puisqu'il y a des exercices obligatoires, comme le fameux entretien d'embauche, qui permettent l'accès ou non à l'emploi”.Le vocabulaire n'est pas le même en fonction du milieu social dans lequel on est né et on a évolué. Le nombre de mots qu'on maîtrise n'est pas le même et le nombre de mots auxquels on a été exposé non plus. En France, l'origine sociale est encore aujourd'hui un marqueur très important dans les trajectoires de vie.“Donc il faut pouvoir mener des actions auprès de certains publics pour essayer de rétablir une sorte d'égalité. On pense que la méritocratie ne peut exister si on ne donne pas aux gens les mêmes chances pour pouvoir accéder à certaines sphères”, insiste Greazi Abira.A l'issue du passage par Graine d'Orateur, les deux tiers des bénéficiaires s'estiment beaucoup plus légitimes à l'idée de prendre la parole en public. "Donc il y a un véritable catalyseur de confiance à travers les ateliers que l'on peut proposer"."Par ailleurs, ils ont vraiment l'impression d'avoir progressé dans leur maîtrise de la parole. Enfin, ils ont une culture plus éclectique et ils s'insèrent davantage dans la vie publique, que ça soit en par eux-mêmes, en assistant à des conférences, en allant dans des lieux culturels ou en devenant des militants associatifs, politiques au sein de leur ville, ou en intégrant Graines d’Orateur pour, d’une certaine manière, redistribuer ce qui leur a été donné”, conclut Greazi Abira.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi faciliter l’orientation des jeunes ?
"On aime l'appeler le Tinder de l’orientation”, présente Wassim Benouis. Une solution qui va permettre de mettre en avant ses hard skills, donc ses compétences académiques. Pour les jeunes, cela signifie leurs notes, leurs envies, leurs ambitions.Mais aussi ses soft skills. "On va donner l'opportunité aux jeunes de dire s'ils sont capitaines de leur équipe de football, s'ils bricolent, s'ils cuisinent le week-end, s'ils sont délégués de leur classe, engagés de manière associative ou politique.”, explique Wassim Benouis.Pas toujours évident de communiquer sur ses compétences psychosociales lorsque l’on doit fournir un CV. C’est pour cela que StudiAva a décidé de permettre aux jeunes de pouvoir les livrer rapidement en leur posant des questions précises et puis en leur faisant des recommandations de formations."Aujourd'hui, toutes les informations sont disponibles sur le net. Mais il y en a tellement qu'on ne sait pas où chercher. Donc nous, on a pris toutes les formations de l'Onisep, qui est un catalogue assez riche et qui fait foi, et on permet au jeune de naviguer dans cette jungle en fonction de ses notes, ses envies, ses passions". Il matche ainsi avec une dizaine de formations possibles."C'est aussi pour empêcher les parents de tomber dans le piège des écoles qui sont peu diplômantes et en même temps très chères, parce que l'école est sexy, qu'elle a un budget marketing, donc forcément, elle va attirer du jeune”, alerte Wassim Benouis.La solution va faire aussi des recommandations de chances d'admission, pour permettre de croiser ambition et réalité. Ensuite, on peut poursuivre avec un accompagnement mené par des coachs certifiés.L'idée est de pouvoir commenter les résultats obtenus, décrypter le profil qui a émergé mais aussi les différentes options proposées, expliquer les propositions. Mais aussi accompagner le parent, parce que le dialogue n'est pas toujours évident entre les attentes des uns et des autres. Parfois même, des conflits peuvent naître sur ces sujets d'orientation. L'idée étant donc de dialoguer tous ensemble."On n'a pas la main sur Parcoursup ni sur les orientations à distribuer", précise Wassim Benouis. "Néanmoins, on a la main sur la cage dans laquelle le jeune peut s'enfermer ou non. Beaucoup se disent que médecin, avocat, ingénieur, n'est pas pour eux, que c'est réservé à d'autres. L'outil vient leur apporter sur un plateau les informations qui leur manquent pour ne pas passer à côté de leur orientation"."L'idée est vraiment de proposer des formations que le jeune aura vraiment choisi, pas pour suivre un ami ou parce que l'école est près de chez lui. Mais aussi de casser ces sujets d'autocensure qui sont vraiment dangereux pour l'ambition et l'avenir. Et puis d'un point de vue plus économique, c'est aussi un moyen de rediriger les jeunes vers des métiers en tension. Donc c'est aussi une vision très long terme qui va être apportée avec cet outil", conclut Wassim Benouis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi doit-on former à l’inclusion en entreprise ?
Concrètement, on parle de lutte contre le sexisme, le harcèlement sexuel ou moral, mais aussi les discriminations liées à l'orientation sexuelle, à l'âge ou à l'origine."Notre parti pris est de dire tout le monde peut, et même doit, recevoir une formation sur ces enjeux, à la fois pour protéger les salariés bien sûr, mais aussi l'employeur qui est responsable en cas de défaut de formation sur ces sujets. Et ça, on le sait peu”, explique Maxime Ruszniewski.Et le progrès n'est possible que par la formation, dit-il. Dans n’importe quelle entreprise en France, quasiment tout le monde a déjà reçu au moins une fois une formation sur la sécurité incendie, mais pas sur les discriminations ou l'inclusion, pointe Maxime Ruszniewski. Or, il y a beaucoup plus fréquemment des incidents liés à l'inclusion que des départs d'incendie dans des bureaux.“Et donc finalement, il y a un décalage entre cette société qui parle beaucoup de discrimination et ce qui est effectivement fait au quotidien au travail”, insiste-il.Alors, avec Remixt, l'objectif est de joindre le geste à la parole et ce, de manière très synthétique et ludique, pour que les gens passent un bon moment. Ainsi, les messages sont mieux intégrés, tout en respectant les obligations légales des entreprises.Les formations durent 30 minutes et commencent par un autodiagnostic, c'est-à-dire essayer de se rendre compte de ses propres défaillances. On répond par exemple à la question “Pensez-vous avoir eu déjà dans votre vie des idées reçues sur les personnes en situation de handicap ? Pensez-vous avoir déjà eu des comportements sexistes ?“On demande aux stagiaires de s'interroger, de faire ce petit pas de côté qui est nécessaire pour après entrer de plain-pied dans la formation et apprendre, pas à pas, la différence entre ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas, où se situe la ligne rouge, à quel moment on ne peut plus avoir certains comportements. Il doit y avoir des prises de conscience, qui mènent à des changements d'attitude”.Ainsi, quand plus de 85 % des gens au début de la formation disent que la "drague lourde" existe, ils ne sont plus que 10% à l’issue à le penser.Former à l'inclusion a de larges répercussions. "Le lieu de travail est un très bon environnement pour changer les mentalités. Ensuite, ça va déteindre sur le reste de la société. Parce qu'une société qui comprend qu'on ne coupe pas la parole systématiquement aux femmes en réunion, qu'il ne faut pas en faire des caisses quand il y a une personne en situation de handicap parce que ça va la mettre à l'aise, qu’être gay, lesbienne, transgenre fait juste partie de la diversité de la vie, c'est une société qui se porte mieux", conclut Maxime Ruszniewski.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi investir dans l’innovation écologique ?
L'épargne de Français représente 6 000 milliards d'euros, dont 2 000 milliards d'assurance vie. Un levier aujourd'hui sous-utilisé pour financer les acteurs de la transition écologique.C'est pourquoi, pour faire cohabiter l'épargne et l’impact, Arthur Aubœuf et Joseph Choueifaty ont créé un fonds qui permet d'allier les 2 mondes, Team for the Planet – Goodvest Sustainable Bonds by Ecofi. Il s’agit d’un fonds 90/10, avec 90 % d'obligations durables qui sont faites à des entreprises de grande taille ou à des États, pour financer des projets très concrets.“Ce qu'on a pu financer chez Goodvest, ce sont les obligations du Grand Paris, les nouvelles lignes de métro, ça va être des projets éoliens en Europe. C'est la partie du fonds qui permet d'avoir de la liquidité, donc de garder l'argent disponible, qui permet à un épargnant sur une assurance-vie, s'il a un projet à 3 ans, de pouvoir récupérer son épargne, et d'avoir un risque limité, puisque ce sont des prêts plutôt matures, sur lesquels il y a très peu de défauts”, précise Joseph Choueifaty.Et à côté de cela, jusqu'à 10% qui vont être investis dans les actions de Team for the Planet.Par exemple, pour Monomeris Chemicals, une solution de recyclage du plastique. Il s'agit d'un système de bain ionique, de combinaisons de sel fondus jusqu’à 500 degrés et dans lesquels on peut mettre tous les plastiques, même mélangés, qui passent à l’état gazeux, ce qui permet de séparer les différents monomères et revenir à de l'hydrogène ou de l'éthylène. Et donc créer autre chose que du plastique, des médicaments, des engrais, des textiles.Autre exemple avec Seaturns qui créé de l'électricité à partir des vagues, c'est-à-dire de l'énergie houlomotrice, qui pourrait produire 10% de l'électricité mondiale, soit l'équivalent du nucléaire dans le monde aujourd'hui. Et la France, grâce à ses côtes extrêmement bien exposées avec des houles parfaites, a une carte à jouer dans le houlomoteur."Donc ça fait partie des solutions qu'on peut financer typiquement avec son épargne grâce au fonds”, explique Arthur Aubœuf.“Les innovations que l’on porte n’ont pas besoin de 500 millions d'euros pour émerger. Notre valeur ajoutée est justement d'intervenir à un moment absolument charnière, au tout début, où les capitaux ne sont pas monstrueux en termes de nécessité. En revanche, ce qui compte vraiment c'est la structure, ce sont les capitaux au bon endroit et ce sont les bonnes équipes pour lever les verrous. Si ce mouvement n'a pas lieu, ces boîtes disparaissent, alors qu'elles peuvent tout changer”, conclut Arthur Aubœuf.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi agir pour l’inclusion et le respect dans le sport ?
Gérer les offres de la pratique d’un sport, c’est s’attacher à toutes celles et tous ceux qui pourraient en être éloignés. Ainsi, Hanane Crosland s’occupe non seulement de l’égalité femmes-hommes, mais aussi du para hand, pour les personnes en situation de handicap ou mobilité réduite.Elle s'attache également au sujet des incivilités, appelé à la Fédération française l'intégrité, et au dispositif du service civique, qui accompagne les jeunes souhaitant s'investir dans une association, donner de leur temps pour un engagement citoyen.Il y a une quinzaine d'année déjà, la vice-présidente de la Fédération française de handball, Béatrice Barbusse, par ailleurs sociologue du sport, pointait le sexisme dans le sport. Mais c’est l’association “Colosse aux pieds d'argile” créée par le rugbyman Sébastien Boueilh, qui a véritablement jeté un pavé dans la mare, en dénonçant les violences sexuelles, le harcèlement et le bizutage dans le milieu sportif.C'est là que l'État s'est emparé du sujet et a créé des outils pour permettre aux victimes de pouvoir témoigner et être prises en charge. Il existe depuis 2019 la plateforme Signal. “Une victime se manifeste, et à partir de là, le signalement est fait à la Fédération, qui traite le dossier ou envoie à la ligue correspondante et nous, on prend contact avec le club où est licenciée la victime. On la dirige vers des associations locales ou nationales pour qu'elle, mais aussi les dirigeants et les parents puissent avoir une écoute très active et être accompagnés dans la procédure judiciaire”, explique Hanane Crosland.La Ligue Occitanie de Handball a même décidé de mettre en place des référents dans chaque comité que compte la région, soit 13 départements, mais aussi des visioconférences mensuelles pour pouvoir échanger sur ces sujets. "On a fait intervenir la gendarmerie nationale ou encore la Maison de la protection des familles, laquelle est venue expliquer comment se déroule la procédure judiciaire, les bons réflexes à avoir. Elle nous a conseillé de mettre en place une formation sur la prise de parole", précise Hanane Crosland.Un séminaire intégrité sera organisé au mois de juin avec toutes les parties prenantes pour décider ensemble de la manière dont mener la sensibilisation contre les violences, qu'elles soient sexistes, sexuelles ou physiques.La Ligue est notamment accompagnée sur ces thématiques de violences sexistes et sexuelles, et d’inclusion par Make.org qui l'aide à chercher des partenaires, financiers et même de compétences."Ce n'est pas normal que dans le milieu du sport, on puisse voir ce type de manifestations négatives, de violences, d'incivilités. Ca doit vraiment être un lieu de bien-être où on se sent en sécurité et on a envie de partager des choses. Ma volonté est que tous, issus des différentes catégories de sport dans la région, on puisse se regrouper pour mener une énorme communication commune et dire stop, ça, on n'en veut plus ! Ça, c'est mon rêve", conclut Hanane Crosland.anane Crosland.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi investir pour un monde plus juste ?
Depuis plus de 10 ans, Lita a participé à collecter 220 millions d'euros qui ont permis de financer plus de 300 entreprises à impact. Ce sont 250 000 citoyens inscrits sur la plateforme, dont quelques 45 000 investisseurs régulièrement actifs.“L'objectif est vraiment de se dire que pour financer la transition écologique et sociale, la manne financière à aller chercher est importante. Et il faut pouvoir permettre aux citoyens d'y participer”, précise Louise Swistek.Le montant de l’épargne des Français est colossal. On estime qu’il représente 6 000 milliards d’euros. Chez Lita, dès 100 euros, on peut investir dans l'emploi, les énergies renouvelables, la santé, la transition industrielle écologique, la culture et les médias indépendants, le tout en prenant des participations, en devant actionnaire d'entreprise, en financement de type EnR ou immobilier."On accompagne le citoyen pour financer ces entreprises à impact et participer à la transformation vers une économie plus juste et plus sobre, ce qui est ce qui nous anime depuis 12 ans”."On défend cette position qui est que l'actionnariat citoyen est un partage de la valeur économique et de l'expression démocratique. Avoir des centaines de citoyens à son capital, pour une entreprise, ce n'est pas rien. Et c'est vraiment soutenir des secteurs en manque d'investissement avec des besoins importants, comme les industries innovantes et écologiques"."De voir quand des solutions, qui étaient au départ plus anecdotiques, se développer et devenir une pratique plus importante, c'est très satisfaisant", conclut Louise Swistek.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi la diversité est une richesse pour l’entreprise et pour la société ?
"J'ai évolué dans le monde de la tech et ensuite j'ai commencé ma carrière en tant qu'enseignante chercheuse”, raconte Daniella Tchana. “Et je me suis rendu compte qu'il y avait très peu de femmes dans les écoles d'ingénieurs. En moyenne, c'était trois filles sur 35-40 élèves. Et j'ai également fait le constat que dans les Olympiades nationales de mathématiques, on ne rencontrait pas beaucoup de filles dans les podiums, alors qu'elles sont aussi bonnes en maths que les garçons”.Alors, en 2019, la jeune femme décide de changer les règles en lançant les Olympiades féminines de mathématiques, sous l’égide de son association qu’elle appelle STEM4All.La première étape étant de montrer l'attractivité des salaires de ces métiers. Ensuite, qu'il y a de nombreuses femmes, donc présenter des rôles modèles. Et le troisième objectif est de prouver qu'on n'évolue pas toute seule, mais en sororité, ensemble, en groupe, en s'appuyant sur ses consœurs.C'est sur cette base que le format du championnat a été conçu. Par conséquent, c’est aujourd'hui le seul concours lycéen qui remet des chèques aux lauréates.Ensuite, l’association identifie des femmes dans les métiers de la tech, dont elle dresse le portrait qu’elle présente ensuite aux jeunes femmes, justement pour leur fournir ces fameux rôles modèles. “Quand on parle de portrait, ce qui nous intéresse le plus pour ces jeunes filles, c'est le parcours académique et ensuite le parcours professionnel jusqu'au poste que ces femmes occupent aujourd'hui”.Le concours se réalise en deux étapes. Une première phase totalement individuelle et une seconde en groupe, où les jeunes filles se retrouvent en équipe de 3. Sans se connaître au préalable, elles ont deux semaines pour traiter et rendre un sujet de maths. Une démarche qui vient toucher la question de la sororité et de l'entraide.“C'est montrer que pour réussir dans ce milieu qui aujourd'hui ne nous appartient pas, qui est très masculin, il faut qu'on se serre les coudes entre femmes. C'est donc le groupe qui remporte le prix et non l'individu”, précise Daniella Tchana.En 7 ans, STEM4All a déjà accompagné plus de 5 000 jeunes filles via ce championnat.Au-delà de cette proposition, STEM4All propose le programme Booster Sciences, qui accompagne les filles à exceller dans les concours post-bac, post-prépa, dans leur intégration en classe prépa également, quand elles sont en difficulté en maths, physique, chimie. Et c'est totalement gratuit.Le programme ROOTS aussi, qui vient traiter le problème à la racine en soutenant filles et garçons dans les quartiers prioritaires de la ville. Ou encore un programme de mentorat pour les élèves du supérieur et un système de bourse pour encourager à intégrer les grandes écoles qui sont très souvent privées et très onéreuses.Un public qui représente une vraie chance pour la société. “Une entreprise diverse, inclusive, c'est une entreprise qui sera plus performante”, insiste Daniella Tchana. “Travailler avec des profils issus de différents groupes sociaux et genres apporte de l'innovation. Gouverner avec une équipe, un collège, venant d'une variété de territoires, de profils, de structures, permet de toucher à la majorité des problèmes de la société”.“Donc vraiment, c'est tout bénef, aussi bien pour les entreprises que pour la nation toute entière”, conclut Daniella Tchana.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi l'agriculture a un rôle à jouer dans la transition écologique ?
“Pour le stockage de carbone par photosynthèse, on pense souvent aux forêts, mais l'agriculture est un énorme puits de carbone potentiel à activer dans un objectif climatique collectif”, explique Grégoire Alston. Alors ReSoil va mesurer les impacts carbone, mais aussi une vingtaine d'indicateurs sur l'érosion des sols, la préservation, la pollution et la consommation d'eau, ou encore la biodiversité souterraine ou aérienne en fonction des pratiques agricoles mises en place sur les fermes. Et à partir de cette mesure, l'objectif est d'identifier des leviers d'amélioration de l'impact et de trouver des pistes de financement de la transition. Un des premiers leviers est celui de la génération de crédits carbone. Concrètement, il s'agit de proposer à des entreprises françaises de financer un agriculteur à côté de chez elles pour stocker du carbone, près de leurs bureaux, de leurs usines. Un autre levier est celui de décarboner les entreprises qui sont liées à l'amont agricole, toujours en s'appuyant sur des agriculteurs locaux.ReSoil travaille avec plus de 650 agriculteurs dans toute la France. Ce sont plus de 100.000 hectares dont l'impact environnemental est suivi sur la plateforme.De l'autre coté, ce sont plus d'une centaine d'entreprises, aussi bien des grands groupes du CAC 40 que des ETI et des PME, toujours en local, "qui ont compris qu'il était temps d'arrêter avec le greenwashing, la compensation carbone à l'ancienne d'aller faire une action au bout du monde sans avoir aucun suivi ni savoir réellement ce qui est fait de l'argent", précise Grégoire Alston. "Nous, on fonctionne en circuit court sur les mêmes territoires, on rapproche des agriculteurs et les entreprises. On créé du lien en local". ReSoil a reversé en 2024-2025 plus de 3 millions d'euros aux agriculteurs pour financer la transition écologique grâce à ses 100 entreprises clientes. Depuis le début de l'année 2026, c'est déjà plus d'un million supplémentaire. “On a fait labelliser plus de 300 000 tonnes de CO2, sur des projets qui durent 5 ans, qui vont être soit séquestrées dans les sols agricoles français, soit évitées ou réduites sur ces mêmes exploitations agricoles en France”. “Notre ambition maintenant est d'emmener des milliers d'agriculteurs dans cette démarche de transition et d'avoir toujours plus d'entreprises qui vont financer localement ces puits de carbone qui, dans le cadre de leur stratégie climat, vont réduire leurs propres émissions”, conclut Grégoire Alston. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi dessiner son avenir dès aujourd'hui ?
Six millions de jeunes en France sont concernés par le déterminisme social. Et l'une des premières causes de la reproduction sociale, c'est le manque d'informations et réseaux. “On n'a pas forcément toujours autour de soi des gens qui puissent nous parler des métiers ou nous renseigner sur les secteurs d'activité”, précise Jérémy Cazalas. “La résultante, c'est que les jeunes connaissent en moyenne 7 métiers, qui sont le reflet de leur entourage, ce qui ne permet pas forcément de casser le plafond de verre et de rêver plus grand”. Deviens Génial ! s'est donc donné pour mission d aider les jeunes à connaître davantage de métiers en partageant les témoignages de celles et ceux qui ont trouvé des voies, des déclics, qui racontent la manière dont ils ont réussi et les tactiques qu'ils ont pu activer. Concrètement, c’est un média avec des vidéos d'une minute pour présenter rapidement un métier. Ensuite, un format plus long, un podcast, où là on va vraiment à la rencontre des professionnels qui vont parler de leur trajectoire, mais aussi des coulisses de leur métier, de tout ce qu'on ne voit pas. La prochaine étape est d’impliquer les jeunes eux-mêmes dans le processus créatif. “On veut devenir le premier média mutualiste français qui sera produit par les jeunes, pour les jeunes”. Et à ce titre, Deviens Génial ! est en train de mettre en place des ateliers de création de contenu qui seront déployés dans les lycées. "Ce sont les lycéens eux-mêmes qui vont créer des vidéos sur les métiers et ensuite on les diffusera sur le média", explique Jérémy Cazalas."On veut créer du phygital, c'est à dire un lien entre le physique et le digital, parce qu'on veut créer quelque chose d'humain, recréer du lien dans les territoires entre les entreprises, les associations, les équipes pédagogiques et les élèves". Les entreprises participent en ouvrant leurs portes, en racontant ce qu'il s'y passe au quotidien, pour que les métiers deviennent plus concrets pour les jeunes et que cela puisse déclencher des vocations, ou au contraire, repousser des envies qui n'étaient pas forcément réelles. "C'est-à-dire parfois, on fantasme un métier et puis quand on découvre son quotidien, on se rend compte que finalement, ce n'est pas vraiment ce qu'on voulait faire", précise Jérémy Cazalas.Parce que le digital ne suffit pas toujours, Deviens Génial ! collabore aussi avec des associations qui sont sur le terrain pour aller au contact de ces jeunes."Je crois qu'on est dans un monde dans lequel on a de moins en moins de repères, on se pose beaucoup de questions sur l'avenir. Donc nous, ce qu'on souhaite particulièrement, c'est créer un déclic ou à minima insuffler cette logique de se mettre en mouvement, de participer à un atelier Deviens Génial !, d'aller rencontrer un professionnel de son quartier ou de son département. C'est vraiment de pousser les gens à se mettre en mouvement et se dire que c'est en explorant et en faisant des choses que va se dessiner leur avenir", conclut Jérémy Cazalas.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi aider les anciens à rester à leur domicile ?
On comptabilise aujourd’hui 18 millions de seniors en France. Deux sur trois n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Pourtant, ils sont propriétaires à 70% de leur patrimoine immobilier. “Cela représente une épargne colossale qui est bloquée dans la pierre. Et donc on a voulu répondre à cette aberration”, explique Thibault Corvaisier. Merci Prosper va donc permettre à des seniors de pouvoir vendre partiellement leur bien immobilier, c’est-à-dire un pourcentage en fonction de leurs besoins, et ceci via le mécanisme de l'indivision. Une transaction qui leur permettra de retrouver du pouvoir d’achat aujourd’hui, tout en étant assurés de pouvoir transmettre leur bien à leurs enfants demain. Pour les propriétaires, rien ne va changer dans leur quotidien, ils vont pouvoir continuer à habiter chez eux, ce qui est un souhait partagé par 94% d’entre eux. Rester chez soi nécessite parfois d'adapter un peu son logement, transformer une salle de bain, changer une cuisine, installer une rampe, un monte-escalier et donc avec un besoin de financement. L’accès à une résidence médicalisée aussi parfois, même si la 2e personnes du couple veut pouvoir rester dans la maison. Merci Prosper c'est aussi une foncière. “Quand on a créé la foncière Prosper, on a pris des engagements forts vis-à-vis de l'État pour le maintien à domicile des personnes âgées”, explique Thibault Corvaisier. “Mais au-delà de ça, également sur la santé mentale des seniors, parce que débloquer de l’argent leur permet d’être moins stressés, de pouvoir se projeter et ainsi éviter de tomber dans l'isolement et la précarité”. L'État a donc accordé un agrément ESUS, entreprise solidaire d'utilité sociale, qui permet à tout un chacun qui va investir dans cette foncière de bénéficier de 25% de réduction d'impôts. "C'est un peu comme le livret A qui a été créé pour financer le logement social. Nous, on a créé cette foncière pour que les plus jeunes aident à financer les plus vieux, un mécanisme très vertueux à la fois pour les seniors, pour l'économie et pour nous tous”, conclut Thibault Corvaisier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi offrir les mêmes opportunités à tous les jeunes ?
Play4Peace est parti d’une histoire personnelle, d’une grande admiration aussi et d’un amour profond. “Mon papa, que je venais de perdre à ce moment-là, aimait le sport et la culture”, raconte Ayman Ramdani. “Il était orphelin et pour lui l’éducation était primordiale”. Ayant du mal à faire son deuil, il est poussé par des amis à se mettre en action en organisant une journée sportive à visée caritative. Ce qui est fait, à l’occasion de la Journée internationale du sport pour le développement et la paix. Deux-cent-cinquante personnes étaient attendues. Au final, elles seront plus de 2 500. Une association est alors créée pour réitérer l’évènement chaque année. “Mais je me suis dit qu’il manquait quelque chose, qu’on ne pouvait pas juste faire ça une fois par an, puis rien le reste de l’année”. Sont alors lancées des activités sportives hebdomadaires. “Et puis j'ai vu qu'il y avait des jeunes qui avaient besoin de skills pour leur développement personnel et d'un soutien scolaire”. Ayman Ramdani installe alors ses quartiers dans une maison de 500 mètres carrés en plein cœur de Bruxelles, appelée House4Peace. Un lieu où les jeunes peuvent venir étudier, se former, se retrouver, se ressourcer et pour certains aussi cuisiner. "Ce que je voyais, c'est qu'il y avait beaucoup d'inégalités au niveau de l'éducation. Les écoles sont gratuites, mais le niveau et les opportunités ne sont pas les mêmes. À Bruxelles, à âge égal, il y a certaines écoles où la différence de niveau est de 2 ans. Alors on voulait combler ce fossé et leur donner des outils, des skills, pour qu'ils puissent se sentir plus inclus dans la société, avoir plus confiance en eux et obtenir plus de chances de trouver un job plus tard”, raconte Ayman Ramdani.Alors, Play4Peace se structure sur 3 piliers, le sport, l'éducation et le mentorat, qui sont plus qu'un soutien, mais transforment l'estime de soi en actions et les actions en opportunités concrètes.A travers le golf ou encore la boxe, ils rencontrent des mentors, ont l'opportunité de décrocher des jobs étudiants, participer aux activités et évènements des clubs. “Pour eux, c'est casser ces barrières sociales et culturelles, c'est créer des ponts, des liens, c'est faire se rencontrer des mondes, des cultures, des personnes qui pensent se connaître, mais qui se croisent, et éviter ainsi que la société passe à côté de jeunes talents exceptionnels", conclut Ayman Ramdani. Plus d'un millier de jeunes sont accompagnés chaque année par Play4Peace, de 15 nationalités différentes et 65% de jeunes filles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi créer les conditions de la réussite de tous les enfants ?
Coup de Pouce a été créée il y a 40 ans par un groupe d'enseignants très vite rejoints par des chercheurs, avec l'idée de comprendre pourquoi tous les enfants ne réussissaient pas de la même manière à l'école, notamment à cause de leurs milieux socio-économiques d’origine. “La France est tout en bas de la liste des pays de l'OCDE en termes du poids des inégalités sociales sur les trajectoires scolaires des enfants”, précise Marion Gommard. “Oui, l'école donne le même enseignement à tous, mais certains n'ont pas le bagage nécessaire pour bénéficier comme les autres des apprentissages de l'école”. Et ça, se voit dès les toutes premières années de scolarité, dans le rapport aux apprentissages de l'enfant. C'est le sens, le goût de ces apprentissages, le plaisir à les manipuler. Et puis la confiance de l'enfant dans sa capacité à réussir à l'école. “Il y a des enfants, dès la maternelle, dès le CP, qui sont étiquetés comme le pas bon de la classe. Et donc ça, c'est terrible, ça va les suivre pour toute leur trajectoire scolaire”, raconte Marion Gommard.Donc Coup de Pouce a créé des programmes pour agir sur ce rapport aux apprentissages, qui se construit pendant la classe, mais surtout en dehors, avec les parents, la famille à la maison ou sur le temps périscolaire après l'école et pendant les vacances. Coup de Pouce conçoit, avec des chercheurs en éducation, des programmes périscolaires après l'école, et extrascolaires pendant les vacances, pour travailler non pas les devoirs ou refaire l'école après l'école, mais plutôt travailler sur le sens, le plaisir et la confiance de l'enfant, notamment via le jeu, en petits groupes. "On va pouvoir plus oser prendre la parole, en prenant des risques sans vraiment en prendre parce que c'est ludique. En gagnant à des jeux régulièrement, on prend confiance en soi. Et puis, en lisant beaucoup, en faisant de la lecture d'histoires qui procure beaucoup de plaisir, on va donner envie à l'enfant d'apprendre à lire et à écrire", explique Marion Gommard. La force du programme, c'est qu'il va créer une alliance éducative autour de l'enfant pour sa réussite, avec les familles, les enseignants, les animateurs mais aussi la municipalité, qui a la compétence périscolaire et extrascolaire et pour qui les kits pédagogiques, les jeux sont fournis clés en matin à leurs services périscolaires, lesquels vont les utiliser dans les écoles. D'après parents et enseignants, ce sont 96 % des enfants qui ont gagné confiance dans leur capacité à réussir, qui comprennent mieux l'intérêt des apprentissages de l'école. Et puis ce sont des parents qui comprennent aussi mieux quelle place ils peuvent avoir dans l'accompagnement de leur enfant pour sa réussite scolaire. "Donc ça, c'est aussi très important pour nous. Ça prévient aussi le décrochage scolaire. Le plus tôt on s'y prend, le plus on a d'impact. C'est d'agir dès les premières années de scolarité, puisque c'est là que se joue une grande partie de la trajectoire de l'enfant", conclut Marion Gommard. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi rester actifs et curieux permet de mieux vieillir ?
LiveArts, c'est une histoire qui a commencé avec une première grande brique qui était celle de donner de la visibilité aux artistes qui proposent des spectacles, mais aussi aux professionnels qui donnent accès au sport adapté, tout ceci rassemblé dans un catalogue.“J'étais en train de peaufiner mon projet quand le Covid est arrivé”, raconte Amanda Blyau. "Je me demandais comment distribuer mon produit et à qui. Et j'ai eu la réponse, avec le confinement qui est venu mettre un gros coup de projecteur sur les seniors qui avaient besoin d'animations de manière récurrente”. Le catalogue a alors été adapté aux besoins des seniors en établissement d'hébergement, EHPAD, résidence autonomie, résidence services, pour leur proposer à la fois du spectacle vivant, du semi-thérapeutique, des sports adaptés et de nombreuses activités. La première mission de LiveArts était de mettre en lien les établissements avec des professionnels de qualité. Sont venus s'ajouter des outils permettant aux établissements de piloter leur service d'animation de A à Z, avec le suivi des budgets, la gestion de l'agenda, la communication entre les différentes structures d’un même groupe sur ces questions d’animations. Les propositions vont s’adapter au type d’hébergement, comme aux envies des résidents. “Mais le tronc commun pour prendre soin d'un senior lorsqu'on fait une animation, c'est prendre le temps”, explique Amanda Blyau. “C'est vraiment le plus important et c'est ce qui manque, notamment sur les parties aides à domicile qui sont montre en main et doivent couvrir d'un endroit à l'autre. Là, on a la possibilité de rechanter une 2e fois, une 3e fois une chanson qu'ils aiment beaucoup, ou de leur laisser prendre leur temps pour jouer avec la peinture pendant un atelier d'art-thérapie par exemple”. “Et puis surtout, ce qui est important pour les séniors, c'est qu'ils fassent des choses et qu'ils ne restent pas en passivité. Donc beaucoup d'animations, le plus possible et les plus qualitatives possibles”. La pratique d'activités adaptées et d’exercices cognitifs de manière régulière a un impact très important sur la santé, le bien-être et l'autonomie. “Sur la santé, on peut noter jusqu'à 5 ans de retardement pour l'apparition de maladies chroniques type Alzheimer ou Parkinson”, précise Amanda Blyau. “Sur le bien-être, 80% des seniors qui, en pratiquant par exemple des jeux de mémoire, de réflexion, de calcul mental, vont ressentir une meilleure qualité de vie et une réduction de leur stress estimée à peu près à 20 %”. “Et là où c'est assez impressionnant, c'est qu'on va pouvoir prolonger l'autonomie de 3, voire jusqu'à 5 ans, avec une réduction de déclin qui peut aller jusqu'à 50 %. Et là, c'est quelque chose qui est vraiment rentré dans notre mission et dans la mienne, c'est qu'à partir d'un certain âge, c'est très important d'avoir un accompagnement médicamenteux, mais ce qui va presque prendre le pas quand on arrive sur les dernières années de sa vie, ça va être d’être bien dans sa tête et dans son corps. Pour un senior, c'est ça qui lui donne la santé et la force du continuer”, conclut Amanda Blyau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi retisser du lien permet de retrouver la capacité à agir ?
La précarité peut concerner n’importe qui. “Souvent, les personnes en situation de précarité décrivent une pente assez douce, c'est le terme qu'ils utilisent”, raconte Marie-Flore Leclercq. “Tu te retrouves un peu en situation de précarité, alors ce sur quoi tu vas rogner ce sont les sorties, les dépenses liées aux loisirs, à tes moments amicaux. Et tu glisses vers l'isolement total et la précarité, la pauvreté parfois même”. Alors Entourage donne à chacun les occasions et les moyens de la rencontre. Le premier volet est celui de la proximité, proposé à travers une application qui rassemble plus de 2000 personnes et qui permet de se retrouver pour des moments de convivialité, des évènements, qui vont avoir lieu en mixité sociale réelle. Ça peut être de la poterie, de l'escalade, un karaoké, un temps d'écriture, un temps de lecture partagée, regarder un match ensemble. “C'est là qu'on commence à retrouver du lien. C'est aussi la gratuité de ce lien, le fait qu'on ne le force pas”, précise Marie-Flore Leclercq. En parallèle, des ressources pédagogiques et un accompagnement sont proposés, en contactant directement l'association afin de se mettre en action, d'oser dépasser ses freins. Sur le même principe, mais pour la recherche d’emploi, existe Entourage Pro. “Si on est en situation de précarité et qu'en plus on n'a pas de réseau, alors que la plupart des offres sont cachées, il est impossible de retrouver un job. Donc on a besoin de se redoter d'un réseau professionnel. Et c'est utiliser le prétexte du moment de la recherche d'emploi pour redoter les gens d'un réseau social”, explique Marie-Flore Leclercq.La plateforme permet de matcher demandeurs d’emploi et coachs bénévoles. Aujourd'hui, un candidat va recevoir le soutien de quatre coachs et un coach va soutenir quatre candidats. “C'est vraiment important cette notion de many to many, plusieurs à plusieurs, parce que c'est vraiment la force du réseau qui va donner l'impulsion au début, mais aussi qui va donner la force de ne pas lâcher quand ça va être compliqué”. Un retissage du lien qui fonctionne. Du côté des personnes en situation de précarité et d'isolement, 80% d'entre elles disent se sentent mieux, mais aussi plus confiantes dans les autres et dans l'avenir. “On reconstruit de la capacité d'action et de la capacité à agir”. Et de l’autre côté, 95% des personnes qui viennent aider changent leurs rapports aux autres. “Ça veut dire qu'elles se sont rendu compte de tout ce qu’elles avaient en commun avec des gens qui sont très différents, au-delà de nos différences effectives ou supposées. Et c'est ce retour à l'humanité commune qui est important. C'est la même chose pour les collaborateurs et les organisations, ça construit des collectifs qui sont plus unis et ont plus de résilience”, conclut Marie-Flore Lerclercq. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi la prévention en santé peut (et doit) être fun ?
"Vivons en forme" met en œuvre des actions autour de l’alimentation, de l’activité physique, des écrans, du sommeil, en priorité à destination des enfants, mais aussi des familles, des seniors, dans plus de 300 villes à travers l'Hexagone.Le but étant d'accompagner les municipalités selon leurs besoins, leurs envies et selon le profil aussi de leurs habitants. Pour cela, l’association va utiliser la technique du nudge, ou technique du coup de pouce en français, des petits pas, des petites choses pour changer profondément son comportement. "Par exemple, Tout le monde connaît le concept de manger 5 fruits et légumes par jour”, explique Sophie Mc Gannan. “Mais ce n’est pas pour autant qu’on le fait. Donc, il vaut mieux passer de zéro à un, à deux, à trois et pourquoi pas un jour arriver à cinq, plutôt que d'essayer de forcer tout de suite et que ça ne tienne pas dans le temps. Donc nous, on essaie vraiment de changer les comportements de manière durable, petit à petit”. "Le nudge, c'est aussi mettre en place des rappels tout autour de nous. Si j'entends un message à l'école, puis le même message en périscolaire et encore à la maison, je vais finir par changer mon comportement, sans même m'en rendre compte”, précise-t-elle.Ainsi, lorsque tout un écosystème est mobilisé autour d'un enfant avec cette méthodologie, il est par exemple possible, non seulement de prémunir mais aussi de faire reculer l'obésité infantile. Et il n'est jamais trop tard, c'est pour ça que l'association travaille également avec le public senior. "On peut toujours améliorer notre façon de vivre, au niveau de l'alimentation, de l'activité physique et tout ce qui est bien-être, sommeil, écran, on peut toujours agir", insiste Sophie Mc Gannan. Le tout est d'être informé et d'avoir des outils ludo-pédagogiques, les clés pour agir. Chaque année, "Fédérons les villes pour la santé" forme quelques 5 000 acteurs, qui vont à leur tour toucher les familles, soit près de 300 000 personnes annuellement, via différentes actions, que ce soit dans les écoles, les CCAS et aujourd'hui, grâce au programme des 1 000 premiers jours, auprès également des acteurs de la petite enfance. "Notre force est de démédicaliser et dédramatiser ces questions", explique Sophie Mc Gannan. "C'est de faire comprendre que la santé est accessible à tout le monde et qu'on a tous les moyens d'améliorer notre propre bien-être et le bien-être de notre famille. Et aussi de montrer l'importance des personnes qui sont sur le terrain, qui travaillent dans les centres de loisirs, dans les centres sociaux, souvent sous-estimées, mais des acteurs clés pour les enfants". "On peut faire passer les messages de manière fun, ludique, et faire en sorte que ce soient les enfants qui deviennent eux-mêmes acteurs de la santé et grandissent avec la confiance en soi qui leur permette de pouvoir faire passer ces messages à leur tour", conclut Sophie Mc Gannan.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi faire de son entreprise un abri ?
Les locaux professionnels sont inoccupés 70 % du temps. Partant de ce constat, Les Bureaux du Cœur ont eu l’idée de faire bénéficier ces espaces à des personnes en situation de précarité pour leur permettre de rebondir et pérenniser leur situation.Pour cela, l’association propose à des entreprises de devenir des hôtes. Il suffit d'aménager un espace spécifique. Une réorganisation que les Bureaux du cœur peuvent accompagner à mettre en place. "On ne vient pas casser des murs, mais à minima mettre un canapé convertible dans un coin, une armoire pour que l'invité puisse laisser ses affaires. Un espace cuisine avec frigo et micro-ondes pour qu'il puisse réchauffer un repas. Un coin sanitaire et idéalement une douche”, explique Kinda Garman.Ensuite sur l’aspect juridique, le projet doit être validé à la fois par le bailleur de l'entreprise, quand elle n'est pas propriétaire de ses murs, mais aussi par les assureurs, qui doivent préciser dans leur contrat qu'ils acceptent de couvrir l'accueil de l'invité.Un projet qui doit également se faire en accord avec l’ensemble des collaborateurs. “Il faut qu’il participe à une discussion, qu'il y ait une co-construction avec les membres de l'entreprise. C'est un projet collectif". Puisque, même si l’invité arrive après la fin de la journée de travail et quitte les lieux quand les collaborateurs réintègrent les locaux le matin, il y a un temps d’échange prévu et nécessaire. "Notre mission est aussi de permettre la création d'un lien social, qui est à la fois ultra mobilisateur pour l'invité, parce que c'est l'occasion de rencontrer des personnes avec lesquelles il n'a pas l'habitude d'échanger, de pouvoir se sentir appartenir à un collectif, de retrouver sa dignité, de pouvoir reprendre confiance en soi”, raconte Kinda Garman. “Mais c'est aussi un lien extrêmement fédérateur et transformateur pour les salariés qui se disent changés au contact de l'invité. De fil en aiguille, l'engagement des collaborateurs se renforce, ainsi qu'un sentiment d'utilité partagée”. Les invités sont dirigés par des organismes sociaux partenaires qui les connaissent bien, parfois depuis longtemps. Ce sont des personnes majeures qui n'ont pas d'addiction avérée et sont intégrées dans un parcours d'insertion, de formation, d'emploi ou de reprise d'emploi ou dans un parcours administratif déjà bien avancé. “Pour nous, ce sont des éléments extrêmement importants, puisque l'objectif des Bureaux du Cœur est d'être le dernier maillon de la chaîne vers le rebond de l'invité”. Résultat : 92 % des personnes reçues repartent, à l’issue de l’accompagnement, avec un logement ou un hébergement pérenne. En outre, 71 % d'entre eux sont en emploi après l'accueil. “Donc il y a une vraie différence entre la situation d'entrée au Bureau du Cœur et de sortie. Et c'est une remobilisation qui se maintient dans le temps”, précise Kinda Garman. “Des collaborateurs d’une entreprise me disaient récemment, ça ne nous coûte rien, ça n'a pas d'impact sur notre activité, si ce n'est sur notre fierté”, conclut Kinda Garman.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi le sport est un puissant vecteur de prévention et d’inclusion ?
“Un club omnisports, c'est basiquement un club qui réunit plusieurs sports au sein de la même entité”, explique Séverine Bardaud. “À l'intérieur, on va retrouver à la fois la pratique du foot, de la natation ou encore par exemple du multisports. Et après, nous, ce qu'on porte, c'est qu'un club omnisports peut avoir un vrai impact sur son territoire”. La Fédération Française des clubs omnisports est, effet, atypique dans le paysage, dans le sens où elle rassemble 650 clubs, qui comptent entre 2 000 et 2 500 adhérents en moyenne et quelques 880 000 pratiquants. Mais, elle n'organise pas du tout d'activités physiques. Elle accompagne les clubs, est à l’écoute des demandes et remontées du terrain, coordonne l'ensemble des activités, et porte la structuration des sujets d'emploi, d'organisation générale, et sociétaux, comme la lutte contre les discriminations, la prévention des violences, la féminisation ou encore le para sport. “Et c'est plutôt par ce biais-là qu'on arrive à faire passer un certain nombre de messages, à porter un certain nombre de valeurs, puisque c'est aussi cette structure qui est l'interlocuteur des institutions publiques, mais aussi des divers partenaires. Et donc, toutes les valeurs que l'on retrouve dans tous les sports, on les mêle dans un club omnisports”, précise Denis Lafoux. "À la Fédération, on est très actifs sur ces sujets, mais on voit que c'est une question dont les clubs se saisissent d'eux-mêmes", précise Séverine Bardaud. "On construit aussi tout ce qu'on fait parce que les clubs nous interrogent de plus en plus, ils demandent qu'on intervienne pour sensibiliser les enfants ou pour former les éducateurs. Et donc c'est un vrai sujet d'actualité aujourd'hui". Le secteur sportif est, par ailleurs, un milieu, de par son côté associatif, mais aussi la proximité qu'il permet avec l'encadrement, la relation de confiance, la cohésion qui se crée au sein des associations, qui peut faciliter la prise de parole ou de contact pour aborder ces questions de société."Cette structure omnisports fait que l’on va être plus armés pour pouvoir répondre aux politiques publiques et aller sur des champs qui sont parfois compliqués pour des dirigeants bénévoles de clubs plus petits, d'aller sur la prévention des violences, sur la féminisation, sur le para sport. Ce sont des sujets qui peuvent être assez lourds à mettre en place pour des dirigeants. Et là, la structure omnisports fait qu'ils sont suffisamment forts, ils ont des salariés, donc ils vont pouvoir mettre en place ces choses-là”, conclut Séverine Bardaud. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi l’inclusion nous concerne tous ?
"On est à la fois un laboratoire d'idées, parce que l’on va professionnaliser nos entreprises adhérentes sur les grands enjeux que l’on porte, et puis aussi un opérateur de programmes de terrain pour des publics éloignés de l'emploi sur des territoires fragiles”, explique Alice Chanson. Des missions qui vont répondre à plusieurs enjeux pour l’entreprise. D'abord juridiques et de gestion des risques, c'est à dire sur le fait d'être accompagné afin de s'assurer que les environnements sont inclusifs, non discriminants, pour pas rencontrer de problématique avec des gestions d'alertes, des sentiments d'injustice, d'iniquité. Ensuite, il y a des enjeux éthiques et de responsabilité sociale et sociétale. “C'est comment je veux que mon entreprise soit, quelle image elle ait et comment je veux la faire évoluer ?”, précise Alice Chanson. Et puis des enjeux d'attractivité des talents, de leur fidélisation, d'efficacité et de performance collective. Sans compter des enjeux managériaux et organisationnels, afin de questionner les dysfonctionnements d'une organisation mais aussi les compétences managériales. Les Entreprises pour la Cité mènent donc un travail de sensibilisation pour essayer de déconstruire des stéréotypes, de sensibiliser sur le fait que la diversité et l'inclusion, finalement, concernent tout le monde. “85 % des handicaps arrivent par exemple au cours de la vie. Potentiellement, je peux être en situation de handicap un jour et moi-même me retrouver discriminé dans l'emploi, dans mes évolutions professionnelles ou autres. On peut être discriminé en prenant de l'âge. Un jeune est un vieux en devenir. Donc potentiellement, ce sont des sujets qui concernent tout le monde”. “Donc c'est pour cela que c'est important de continuer à sensibiliser et de dire que ce sont des sujets transverses de sécurité psychologique, de bien-être, de qualité de vie au travail, mais même de qualité de vie dans la société. Le vivre ensemble, le travailler ensemble, concernent tout le monde”, conclut Alice Chanson. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi donner vie à l'avenir ?
La Maison de Tom Pouce a été créée en 1987. Il s ‘agissait de pouvoir proposer, à toute femme enceinte en détresse, une famille pour l'accueillir, pour l'aider à se poser, à prendre du temps pour elle, à créer du lien avec son enfant, à reprendre son envol et à se diriger sereinement vers la vie active. C'est un accueil en communauté, où des jeunes femmes partagent avec d'autres tous les petits gestes du quotidien, apprendre à changer une couche, préparer un biberon, rassurer son bébé, lui proposer des jeux, de l'éveil. Et à travers cet accompagnement, le maillage éducatif se tisse avec des éducatrices spécialisées, des auxiliaires de puériculture, afin que ces femmes puissent s'armer pour pouvoir ensuite être seules, mais sereines, avec leur enfant plus tard. Des cours de français, des ateliers de coaching professionnel sont également organisés pour les aider à se repositionner sur le monde du travail ou à retourner vers l'école, des cours de yoga spécial "femme enceinte" pour les aider à se détendre, des cours de préparation à la naissance également. Du sport adapté aussi. “On essaye de meubler leur quotidien afin qu'elles soient toujours actives, mais en même temps dans l'attente et la préparation de l'arrivée de leur bébé et de construire peu à peu leur projet avec les équipes éducatives”, explique Urielle Ohoukou. Un cocon douillet où les équipes se tiennent à leurs côtés pour assurer tous leurs rendez-vous, répondre à toutes les questions, apaiser les angoisses, leur permettre de sereinement préparer la venue de leur enfant, “et la vie collective, la vie familiale, communautaire permet ça”. L’accueil est personnalisé en fonction de chaque situation et de chaque profil. Ensuite, selon l'évolution de chaque jeune femme, elles pourront être orientées à la sortie vers des structures d'autres centres maternels en semi-autonomie ou en autonomie complète. Ce sont en moyenne 80 mamans qui passent chaque année par La Maison de Tom Pouce et une quarantaine de bébés. Depuis l'ouverture, ce sont plus de 3 000 mamans et presque 2 000 bébés. “Je pense que notre rôle est vraiment fondamental dans le sens où on aide ces jeunes femmes à grandir, en tant que femmes, d'abord, et aussi en tant que mères en parallèle. Et cela créé des jeunes femmes qui seront beaucoup plus assurées, beaucoup plus équilibrées et qui pourront élever des enfants qui feront la société de demain”, conclut Urielle Ohoukou. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi la rigueur scientifique peut améliorer la mesure d’impact ?
L’idée de EVAL-LAB, c'est amener la rigueur académique dans la mesure d’impact, sans sacrifier les besoins du temps opérationnel, pour pouvoir permettre aux associations, ou aux ministères, de pouvoir prendre des décisions rapidement. "Quand on regarde la littérature scientifique des projets qui ont été évalués, la véritable conclusion, c'est qu'avoir de l'impact est très loin d'être automatique et c'est même très compliqué”, annonce Thomas Escande. Par exemple, une étude réalisée en 2020 où plusieurs centaines de projets d'éducation ont été évalués de manière scientifique a révélé que, dans plus de 70% des cas, l'impact était soit très faible, soit nul, soit négatif. “Le milieu de l'ESS, le milieu de l'associatif, est parfois porté par des intuitions, ont une envie de bien faire qui ne se traduit pas nécessairement sur le terrain”, explique Thomas Escande."On considère l'impact comme étant ce que je deviens avec un programme versus ce que je serais devenu sans, tout étant égal par ailleurs. Mais on sait qu'on est soumis à énormément de pressions, de forces sociales, culturelles, politiques, qui nous ramènent toujours un peu à notre point de départ”. En effet, il peut y avoir une différence entre ce qui est pensé comme étant le projet et la manière dont il est mis en place sur le terrain, par des bénévoles ou des personnes de l'association, et avec des désalignements ou des tensions qui ne sont pas nécessairement perçus. S'il y a des taux d'absentéisme importants dans un programme de mentorat, par exemple, on ne s'attend pas à ce qu'il ait nécessairement d'impact, parce qu'il n'est pas mis en place à son potentiel maximal. "On travaille aussi dans des pays en voie de développement. Une des interventions les plus efficaces, c'est de donner des moustiquaires pour dormir, pour protéger des maladies avec des impacts très forts. Et on se rend compte que dans certains contextes, les personnes vont les utiliser comme des filets de pêche”, raconte Thomas Escande. Alors EVAL-LAB va, pour chaque organisation, identifier des problèmes, des limites, tester différentes solutions et ensuite garder, adopter les propositions, les types de mise en place ou de projets qui ont le plus d'impact."Ce qu'on essaie de faire, c'est d'aller vraiment très loin dans cette réflexion autour de l'impact, autour de comment est-ce que les gens réagissent, comment est-ce que les gens réagissent différemment en fonction de leurs spécificités, d'amener ce côté vraiment très rigoureux qu'on peut retrouver dans le monde académique”, conclut Thomas Escande. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi le sport peut permettre de reprendre le contrôle de son avenir ?
Enjeux, comme la plupart des organismes de formation pour les jeunes, propose de la remise à niveau scolaire ou encore des mises en situation pédagogique en entreprise. Mais le grand plus d’Enjeux, c’est d’utiliser le sport comme levier de remobilisation. "Le jeune vient chez nous, d’abord parce que le sport va le tenter, qu’il pense qu’il est capable de faire du sport la moitié de la journée, et que ça peut le motiver pour la suite, pour travailler à un projet professionnel”, explique Marie Landay Le Moing. Alors la formation se présente comme un mi-temps de remise à niveau scolaire et un mi-temps sport. “Je les observe énormément sur le terrain, en sport, puisque c'est là qu'on détecte les failles et les leviers qu'on peut utiliser pour essayer de trouver le meilleur de chacun d'eux et travailler sur leurs compétences, leurs atouts, qu'on transfère ensuite dans le monde professionnel”, précise-t-elle.Pour cela, le sport collectif est primordial. En l’occurrence ici le football, qui va donner des indications sur la gestion de la frustration, de l'échec, du collectif. Et puis c’est un sport universel.Enjeux alterne avec d'autres sports collectifs comme le handball, le basket, le futsal ou encore le volleyball, mais compte aussi sur des sports individuels pour révéler d’autres aspects, pour travailler la capacité du jeune à se mobiliser lui et lui seul, chercher le goût de l'effort, du dépassement de soi. Pour cela, les jeunes vont pouvoir pratiquer la boxe, mais aussi le pickleball, une discipline entre le ping-pong, le badminton et le tennis, le golf et prochainement la voile ou le surf. Une formation de 6 mois qui va très vite transformer positivement ces jeunes. “98 % d'entre eux arrivent avec un grand manque de confiance en soi”, raconte Marie Landay Le Moing. “Sans compter les séries d'échecs scolaires qui ont conduit aussi à une dévalorisation constante. Donc le but premier, c'est qu'ils retrouvent confiance en eux, qu’ils se sentent bien et qu'ils soient capables d'aller vers l'extérieur”.Un travail particulier est également porté sur l'autonomie et sur la rencontre avec l’autre. Des intervenants extérieurs viennent enseigner self-défense et self-confiance, un coach mental vient parler des leviers de motivation. Des échanges qui viennent déjà très rapidement lever la peur de l'autre, de l'adulte, de l'inconnu. "On voit déjà, au bout d'un mois seulement, le travail exceptionnel qu'ils ont fait sur eux-mêmes", s'enthousiasme Marie Landay Le Moing."On veut les mettre en situation d'être prêts à rentrer dans l'inconnu et à faire un effort, être capable de rentrer dans une formation, de faire un effort scolaire, un effort professionnel. Et puis le jeune sait qu'il entre dans une famille avec nous, et qu'on continuera de l'aider, même après, en cas de coup de mou, il saura toujours où nous trouver", conclut Marie Landay Le Moing.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi s'attaquer au déterminisme social ?
L'environnement social et familial pèse lourdement dans le parcours de réussite d'un jeune. "Les études PISA montrent que, sur environ 80 pays analysés, nous sommes l’un des plus inégalitaires en termes d'accès au savoir, malgré la gratuité de notre système scolaire”, précise Christine Genin. Deux vecteurs importants d’inégalité ont été observés, la culture et l’accès au monde professionnel. En effet, quand un jeune issu d'un milieu privilégié va, en dehors de l'école, pouvoir bénéficier de sorties culturelles, de voyages, de connexion avec des personnes très différentes, un fossé va se creuser avec ceux issus de quartiers défavorisés.Même chose en ce qui concerne l'accès au monde professionnel, puisque que ce sont les contacts, le réseau, la possibilité de découvrir des formations, d'être aidé pour son orientation, qui vont changer la donne. C’est pour cela que Culture prioritaire a conçu des parcours sur une année scolaire complète, voire plusieurs, pour accompagner des jeunes de 13 à 25 ans issus de quartiers prioritaires dans leur parcours d'études, en leur proposant des programmes qui peuvent varier de 50 à 80 heures annuelles, selon leur âge et le contexte. Des programmes basés sur l'ouverture culturelle et professionnelle, avec des séances interactives, des ateliers d'expression écrite orale, des sorties culturelles et des voyages de fin d'année, en partenariat avec les institutions culturelles et d'autres associations, mais aussi avec l’entreprise. “Les jeunes vont pouvoir découvrir tout un tas de métiers dont ils n'avaient absolument pas connaissance, et qui évoluent en permanence”, explique Christine Genin. “Et cette rencontre avec le milieu professionnel va avoir un impact décisif, même sur l'autocensure ou encore les espoirs”. “Un de nos premiers objectifs, c'est qu'ils arrivent à trouver des études supérieures qui leur correspondent, tout simplement parce qu’il y a un rapport de 1 à 5 entre un élève qui va sortir du système scolaire sans diplôme et un qui va avoir un diplôme. Le but des études, c'est d'abord, il me semble, de favoriser des capacités d'adaptation à différents environnements. Et ça, c'est décisif”, conclut Christine Genin. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi changer collectivement notre regard sur la ruralité ?
"Les jeunes des zones rurales, ce ne sont pas une poignée de gamins qui grandiraient au milieu des champs”, explique Félix Assouly. “On parle de 30% de la jeunesse française, soit 5,3 millions de jeunes en France”. En ajoutant les habitants des communes éloignées des grandes métropoles, on arrive rapidement à 60% de la jeunesse de France. “Donc c'est une catégorie qui est loin d'être minoritaire. Elle est même majoritaire quand on la prend dans sa totalité”. Ces jeunes, parce qu'ils ont grandi dans des territoires peu denses en opportunités, en réseaux de transport, en capacité d'accès aux services publics et privés, rencontrent un certain nombre de freins à la pleine expression de leur potentiel. En effet, 83% des vœux que l’on peut formuler sur Parcoursup se trouvent dans les grandes métropoles. “Quand un jeune qui a grandi dans le cœur de Paris, de Lyon, de Saint-Étienne ou de Rennes va pouvoir se demander ce qu'il a envie de faire, un jeune rural va nécessairement se questionner sur ce qu'il peut faire", insiste Félix Assouly. “C'est une atrophie des rêves et des opportunités”. Alors, pour Rura, ce qui compte c’est que ces jeunes aient le choix. Ainsi, l’association les accompagne là où ils sont, notamment via la participation de mentors sur une période d’un an renouvelée autant de fois que nécessaire, et surtout gratuitement. Des programmes qui leur permettent d'affiner leurs connaissances des filières et des métiers, d'avoir accès à des compétences hard, celles qui seront évaluées concrètement, mais aussi soft, pour savoir se raconter, formuler un argumentaire, avoir confiance en soi et en l'avenir. Au-delà de cela, il y a un enjeu à lever les autres freins, à savoir avoir accès à des bourses pour permettre de financer son permis de conduire ou son logement, avoir accès à des stages. Trois mille jeunes sont ainsi accompagnés chaque année par l'oassociation. Pour tous les autres, Rura poursuit un travail de plaidoyer, qui a pour objectif de faire en sorte que cette inégalité des opportunités pour les jeunes des zones rurales n'existe tout simplement plus. D’abord avec l'aide de chercheurs en sociologie ou en géographie pour apprendre à mieux connaître et informer sur cette population rurale, puis par un travail de changements de représentations dans l’imaginaire collectif. Enfin, en faisant en sorte que chaque acteur clé se saisisse de cette problématique et le fasse dans son intérêt propre. “C'est penser les politiques publiques en se posant la question de comment elles vont toucher et se décliner en zone rurale, comment on pense la mobilité à destination de ces jeunes pour qu'ils puissent accéder à des dispositifs publics ou comment on fait en sorte que les dispositifs publics aillent vers ces jeunes-là ?”, interroge Félix Assouly. C'est aussi comment faire en sorte que les entreprises adaptent leur processus de recrutement et les horaires de travail à des réalités rurales. “Donc Rura travaille sur ces 2 niveaux d'impact, à la fois au plus proche des jeunes, parce qu'il y a un enjeu à changer leur vie individuellement et en même temps, de l'autre côté, à faire en sorte que l'ensemble de la société se saisisse de cette problématique et y réponde d'elle-même”, conclut Félix Assouly. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi (ré)insuffler l’espoir aux chefs d’entreprise ?
"Je savais que c'était un sujet très compliqué, très particulier dès le départ, parce que le chef d'entreprise, l'entrepreneur, c'est l'animal le plus complexe qui existe sur Terre, dans le sens où c'est un combattant hors pair et qu'il pense toujours qu'il va y arriver seul”, introduit Didier Moinereau. Des caractéristiques qui font qu’il y a peu de chances que le chef d’entreprise vienne se signaler de lui-même aux groupements de prévention agréés en cas de souci. Alors le Groupement de prévention agréé compte sur le réseau, des personnes elles-mêmes entrepreneuses, qui ont entendu parler ou utilisé le dispositif et qui le conseillent. Le GPA déploie également de l’information partout où il peut, auprès des CCI, des CMA, des banques, ou encore des tribunaux de commerce. "Un chef d'entreprise peut perdre pied quand il cumule des écueils, des échecs dans son quotidien, quand sa vie personnelle bascule, quand il se sent dépassé par la technologie, quand ses collaborateurs l'abandonnent dans leur dévouement”, énumère Didier Moinereau. “Et à partir du moment où il perd pied, on sait qu'il ne prend pas les bonnes décisions, on sait qu'il procrastine sur l'essentiel”. C’est là que le GPA intervient, tout d'abord grâce à une écoute bienveillante puis dans l’analyse du potentiel de l’entreprise, qu’il soit économique, humain ou technologique. “Sur l'aspect financier, on arrive toujours à trouver des solutions, mais notre vocation, c'est l'accompagnement humain”. Un accompagnement au travers duquel toutes les parties vont tenter de trouver des pistes de résolution. “Si c'est un manque de chiffre d'affaires, on va essayer de comprendre ce qui est arrivé, comment compléter, upgrader le panier moyen, compléter le business. Si ce sont des charges trop importantes par rapport à la réalité économique du moment, on va essayer de chercher comment on peut contracter ces charges, qu'elles soient de personnel ou fixes”, explique Didier Moinereau. Le tout avec tout un tas d’outils à disposition et des accès privilégiés auprès des hautes instances comme l’Urssaf et la DGFIP. "Mais surtout, le processus se fait en étroite co-construction avec le chef d’entreprise. Ce qu’on a surtout c’est un rapport collaboratif. On essaye de bâtir ensemble une solution parce qu'il faut avant tout que le chef d'entreprise s'approprie ce moment de rebond. On fait bouger la perception de ce qui pourrait être un échec, que l’on transforme en potentiel développement. On combat la culture de l'échec qui engendre la culpabilité, par un état des lieux qui fait apparaître des notions de possibilités”, conclut Didier Moinereau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi investir dans l’autre est la clé du vivre ensemble ?
"Comment pouvons-nous vivre ensemble en étant tous pas pareils et faire en sorte que tout le monde ait la chance et le droit de s'épanouir, d'avoir une voix, d'avoir une place ?”, se questionne Simon Houriez. “Donc on travaille sur comment faire en sorte de transformer les espaces, les expériences, les contenus pour qu'ils soient plus accessibles à des personnes en situation de handicap. Mais aussi, et presque surtout, on travaille sur le fait de transformer l'appropriation par la société dominante du principe de diversité, au sens de se dire que la personne qui arrive avec un besoin atypique, avec un problème qui n'est pas résolu, éclaire un chemin de progrès, d'amélioration d'expérience collective”. La vision défendue par Signes de Sens est donc celle de l'innovation par le handicap ou par la diversité, qui se matérialise plus concrètement par des actions de conception d'outils, de pratiques, de ressources ou des accompagnements d'acteurs pour les aider à transformer les propositions. Ça peut se matérialiser par exemple par rendre le bus plus accessible, comme travailler sur le parcours d'accès à l'information sur un site internet de musée, ou avec l'école sur les pratiques inclusives, sur tout ce qui est pédagogique et accueil d'enfants avec situation de handicap dans les classes. Qui sait que les SMS ont été à l'origine implémentés dans les téléphones portables pour les sourds ? Aujourd'hui, ce ne sont plus eux qui en ont l'usage dominant. Voire, il y a d'avantage de messages échangés par texte que de temps passé à téléphoner. Cet usage pour un groupe en particulier a fini par prendre le pas sur l'évidence de l'usage d'un téléphone pour des entendants, qui est celle de se parler. Même chose pour les sous-titres dans les films et séries. Signes de Sens va aider les acteurs privés, comme les entreprises, et du médico-social à se rencontrer, en créant des espaces de dialogue, de compréhension mutuelle pour ensuite permettre de faire émerger des projets qui permettront de faire progresser l'accessibilité ou l'inclusion.“Pour moi, ce sont les angles morts de la question sur l'accessibilité. À chaque fois, c'est une population dominante qui se demande comment elle peut apporter la bonne parole à une population écartée. L'inclusion, c'est avant tout se rappeler qu'on a un projet commun qui est de vivre ensemble. Le problème, c'est qu'on veut donner au handicap, au lieu d'investir dans le handicap, investir dans l'autre”, conclut Simon Houriez. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi l’IA peut être un allié face à la recherche d’emploi ?
L’association Ma Voie déploie des maraudes numériques pour aller au contact des jeunes isolés en termes de recherche d’emploi, en créant des campagnes sur TikTok ou Instagram. “Aujourd'hui, les jeunes qui sont dans notre cible passent en moyenne 3 h par jour sur les réseaux sociaux”, explique William Elland-Goldsmith. “Par ailleurs, l'usage des réseaux sociaux vient parfois même dépasser l'usage de Google pour des recherches sur Internet. Donc c'est une façon d’être dans leur champ de vision”. Des campagnes qui peuvent prendre la forme de vidéos, de texte, d’images, paramétrés pour venir s'immiscer dans leur fil d'actualité, afin qu'ils cliquent sur une publication pour ensuite arriver sur l'univers de Ma Voie. Un mode d’action qui permet ainsi de toucher aussi bien les filles que les garçons, contrairement aux maraudes classiques, car on le sait, l’espace urbain est moins occupé par les femmes. Une fois que les jeunes ont cliqué, ils vont avoir la possibilité de commencer une expérience sur l'application baptisée Liv.ia, où ils vont pouvoir réaliser une série de défis qui prend la forme d’une conversation avec un chatbot, dont chaque défi répond à une problématique clé de la recherche d'emploi. Par exemple pour aider à réaliser une lettre de motivation en adéquation avec une offre d'emploi, à préparer et simuler un entretien d'embauche, mais aussi des tests de personnalité et de soft skills pour définir son profil. "L'avantage de l'IA, c'est que ça permet de personnaliser chacune des interactions avec chacun des bénéficiaires, ce qui, pour une petite association comme Ma Voie est un enjeu de changement d'échelle très important”, précise William Elland-Goldsmith. “Mais une fois qu'ils ont fait ça, ce n'est pas une fin en soi. Pour nous, c'est aussi un très bon prétexte pour qu’ils puissent ensuite se sentir suffisamment armés et outillés pour prendre rendez-vous avec cette fois-ci un coach en chair et en os”. Chacun des rendez-vous proposés aux bénéficiaires est gratuit, comme l'usage de l'application. Une aide bien précieuse, quand on sait par exemple que 81% des jeunes issus de QPV, les quartiers politiques de la ville, renoncent à des aspirations professionnelles par manque de confiance en eux. “Donc on voit bien que ce levier de la confiance en soi est fondamental et c'est véritablement celui sur lequel on espère agir pour aider les jeunes à se remobiliser vers l'emploi”, insiste William Elland-Goldsmith.Ce sont déjà plus d’un millier de jeunes qui ont vécu l’expérience depuis le lancement de l'application Liv.ia en septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi "faire pour apprendre” ?
Les Écoles de production O'TECH, c’est un réseau de 80 écoles à travers la France, et dont la fédération est basée à Lyon, pour lesquelles institutionnels et industriels locaux se mobilisent pour créer une association et former des jeunes à des métiers dans un besoin de recrutement très fort. Des associations toutes indépendantes mais qui suivent une pédagogie commune, celle du “ faire pour apprendre”. “On inverse un peu la pédagogie classique”, explique Bruno Batailly. “Donc nos jeunes sont recrutés uniquement sur leur motivation. On ne regarde pas le parcours scolaire. On a coutume de dire qu’on est fait pour des jeunes qui n'aiment pas être assis sur une chaise toute une journée”. Ce “faire pour apprendre” va se matérialiser par deux tiers du temps de présence à l’atelier. Le reste étant réservé à l’enseignement général, nécessaire pour obtenir leur CAP, mais surtout en lien avec leur activité professionnelle. À Compiègne, on prépare au métier d’usineur, dit autrement de tourneur-fraiseur, de chaudronnier et de soudeur. Sur d’autres sites, on va retrouver du maraîchage, de la joaillerie, de la scierie, de l’automobile, du textile, toujours en rapport avec le besoin local. "On forme les jeunes dans de vraies conditions, des conditions réelles de production puisque pendant ces 2/3 du temps, ils fabriquent des commandes pour de vrais clients, que l’on facture réellement. Ça vient amener une forme de fierté”, raconte Bruno Batailly.Les classes sont limitées à 12 élèves maximum, ce qui permet des parcours individualisés. Ce sont près de 2 000 jeunes actuellement en cours de formation en France. Des formations qui permettent dans un premier temps de maintenir des métiers en voie d’extinction, disparaissant peu à peu dans les territoires, sans compter les départs à la retraite à venir dans les prochaines années. Et puis un autre enjeu majeur est celui de la réindustrialisation. "L'objectif est de continuer à développer pour chaque territoire son école de production très adaptée en local. On va avoir notre petite contribution à la réindustrialisation, en tout cas on l'espère”, conclut Bruno Batailly. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi faire jouer l’intelligence collective ?
“So'Parks, c'est en référence à Rosa Parks, un personnage qui nous a beaucoup inspiré, qui a changé le monde sans s'en rendre compte. Elle avait juste décidé qu’elle ne voulait pas aller s'asseoir à l'arrière du bus. Et du coup, So’Parks, c'est de dire, si tu veux t'asseoir au milieu, au fond ou devant, c'est OK. L'idée, c'est juste de ne pas rester à l'arrêt”, explique Aminata N’Daye Massengo.Et So pour Social, c'est-à-dire aller partout où il y a un besoin social, à la rencontre des habitants, des professionnels et ensuite réorienter vers le droit commun quand il existe, en tout cas quand cela répond à leurs besoins.Le créneau deSo'Parks, c'est favoriser des temps, des lieux, des échanges entre les personnes, proposer des espaces safe, bienveillants, où différentes thématiques vont pouvoir être abordées, selon 4 axes : l'éducation, l'insertion, la citoyenneté et la parentalité."Et on va justement faire jouer l'intelligence collective, échanger, on va apporter une expertise quand il y a besoin. Et l'idée, c'est vraiment que les gens puissent se reconnecter un peu et mettre l'humain au centre", précise Aminata N'Daye Massengo.So’Parks va viser les particuliers, mais surtout les institutions et les associatifs. Elle va donc leur proposer ses services pour ensuite que ceux-ci mettent à disposition des habitants des espaces, des ateliers, du coaching."On travaille beaucoup aussi avec les professionnels sur la posture, sur l'aller vers, sur comment on accueille les familles, faire un travail d'introspection pour mieux comprendre comment accompagner l'autre", précise Aminata N'Daye Massengo."Ce qui est intéressant, c'est que déjà, le premier pas, est de conscientiser. Lors des échanges, lors des ateliers, on a des jeunes qui vont prendre conscience peut-être de certaines problématiques qu'ils vont attribuer aux autres à l'extérieur. En discutant, ils se rendent compte que parfois, la problématique vient peut-être d'une posture ou de son rapport à soi. Qu'est-ce qui est à notre portée ? Qu'est-ce qu'on peut changer nous, dans un premier temps ? Et ne pas forcément attendre que le changement arrive de l'autre"."Et puis enfin, l'idée c'est aussi de travailler sur cette atmosphère ambiante de défiance, de reproche, pas très bienveillante, et de se dire qu'on peut ne pas partager les mêmes idées, qu'on peut ne pas aspirer aux mêmes choses, mais pour autant, on peut communiquer, on peut dialoguer, on peut même s'entendre. Et après, c'est comment on fait émerger des solutions pour que la personne puisse s’en saisir et prendre son chemin, tout simplement, et ne pas rester à l'arrêt", conclut Aminata N'Daye Massengo.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi réduire nos déchets à la source ?
A l’origine, Zero Waste France s’appelait le CNID, le Centre National d'Investigation et d'Information sur les Déchets, et qui, petit à petit, a évolué, a construit à la fois son expertise sur les sujets de déchets, mais aussi de responsabilité élargie du producteur, de régulation des déchets, qui a aussi étendu son empreinte à travers un réseau de groupes locaux qui s'investissent, se mobilisent pour la réduction des déchets à l'échelle locale. La réduction des déchets peut se faire par une action individuelle et des changements de pratiques au quotidien. Au sein de ses groupes locaux, l'association mène des actions de sensibilisation pour expliquer comment réduire notre consommation de produits du quotidien, de vêtements, comment davantage trier nos biodéchets, favoriser le vrac, le réemploi, pour réduire notre consommation d'emballages plastique. Mais la volonté de l’ONG est de faire advenir des changements beaucoup plus systémiques et collectifs, qui passent par un changement de régulation, de mode et d'échelle de consommation. Zero Waste France a été très actif dans la construction de la loi AGEC. “On milite pour que le vrac et le réemploi aient une place de plus en plus importante au sein de la grande distribution, à des prix qui soient plus accessibles, pour que petit à petit, on réduise notre addiction, notre dépendance au plastique, à l'emballage plastique à usage unique”, insiste Bastien Faure. De la même manière, dans d'autres secteurs, que ce soit l'ameublement ou le textile, Zero Waste France se mobilise pour que le réemploi et la réparation soient davantage valorisés et aidés. "Et on milite également pour une réduction à la source, comme dans le secteur du textile typiquement”. On a aujourd'hui une consommation d'habillement qui explose. Un Français achète un vêtement presque chaque semaine ou, en tout cas, un vêtement est produit pour lui chaque semaine. “Donc on insiste pour qu'on ait une consommation plus raisonnée, pour un changement de récit et de croyances autour de notre consommation. On essaie de mettre en avant des modes de consommation plus sobres”. Zero Waste France fait par ailleurs partie de la coalition Stop Fast Fashion depuis sa création. La mission de Zero Waste France est d'abord d'informer. "On analyse, on écrit, on étudie, on produit des rapports et par exemple on essaye de mettre à l'ordre du jour et à l'ordre du débat public des sujets qui nous semblent critiques en termes de réduction des déchets, de gaspillage de nos ressources". Ensuite, l'ONG mène un travail de plaidoyer pour tenter de faire avancer la réglementation. "On a un combat très fort, historique, pour dénoncer au fond les fausses promesses que fait l'industrie du recyclage qui est utilisé comme un mirage par la plupart des industriels du plastique pour qu'on continue avec un statu quo et une utilisation, notamment d'emballage plastique à usage unique". "Donc ça fait partie de notre travail de déconstruire ces discours et de faire en sorte que, à la fois le grand public mais aussi les décideurs, aient un regard éclairé sur ces sujets et que, collectivement, on réussisse à faire les bons choix pour réduire nos déchets à la source en priorité, et pas forcément croire que le recyclage va être la seule principale et unique solution pour améliorer un petit peu la situation". Des arguments parfois entendus, parfois retenus, et qui influencent la construction de la loi et les grandes lignes qui sont définies dans les politiques gouvernementales. "C'est aussi ça, au fond, une partie de nos succès", conclut Bastien Faure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi les microalgues ont des supers pouvoirs ?
"Les microalgues sont le fer de lance de la lutte contre la décarbonation. Ce sont des micro-organismes photosynthétiques, donc comme les plantes, elles vont capter le CO2 pour fabriquer tout un tas de molécules qui sont autant d'alternatives à plusieurs produits polluants. Et, comme les bactéries, elles vont se multiplier de manière exponentielle, ce qui en fait l'organisme photosynthétique avec le rendement de capture au mètre carré le plus important de toute la Terre”, explique Saïd Ihammouine. Les microalgues sont capables de coloniser quasiment toute la biosphère. On en retrouve en Antarctique, sur terre, sur les arbres, dans l'air, un peu partout. Mais principalement, dans l'eau, à 90%. “On dit que la terre a deux poumons, un poumon vert et un poumon bleu. Et le poumon bleu, c'est le celui des microalgues qui captent 50 % du CO2 atmosphérique”, précise Saïd Ihammouine. Au-delà de ce super pouvoir, le potentiel des microalgues est quasi infini. Elles produisent tout un tas de molécules originales, par exemple anticancéreuses, d’autres qui représentent des alternatives aux protéines animales, à la vitamine B12 présente dans la viande rouge, aux oméga 3 qu'on trouve dans le poisson, dans le saumon notamment. Et tout en produisant tout ça, elles consomment du CO2 ! "C'est pour ça que l'OMS a décrété que les microalgues seraient l'aliment du XXIe siècle, car elles sont capables de produire tout un tas de molécules avec des rendements inégalés aux protéines animales ou aux produits extraits du poisson”, précise le fondateur de NeoEarth.Il n'y a donc vraiment que des avantages aux microalgues, à part encore leur coût de production. "On est parfois obligé de produire des tonnes de microalgues pour extraire 3 à 4 % des molécules qui nous intéressent et le reste, on le jette à la poubelle ou on le recycle, mais en tout cas, ça ne nous sert pas. C'est pour ça qu'on a du mal à concurrencer les produits d'origine animale ou chimique, notamment les bioplastiques. Donc notre mission, c'est de réduire le coût de production des microalgues”, insiste Saïd Ihammouine.Pour cela, NeoEarth a deux solutions. La première est de créer de nouvelles souches de microalgues, en les sélectionnant, un peu comme les agriculteurs ont pu le faire jadis avec le maïs, jusqu'à obtenir celui qu'on connaît aujourd'hui, plus gros et plus nutritif. “On a déjà réussi à augmenter le rendement de plusieurs souches de l'ordre de 90 à 100%”. Et en termes de volume, la société a également développé un nouveau procédé de culture baptisé "photo bioréacteur membranaire" qui permet de cultiver les microalgues en offshore dans leur milieu naturel, donc dans l'océan et à très faible coût. Le marché des microalgues représente entre 5 et 10 milliards de dollars par an, avec une croissance de 10% chaque année. Certains industriels produisent des centaines de tonnes de microalgues tous les jours. NeoEarth va leur louer les souches qu'elle a créées en échange de royalties reversées sur leur production. Souches qui vont leur permettre de produire plus en utilisant moins d'eau, moins d'énergie, et de faire des économies d'échelle également. A terme, la start-up souhaiterait s'associer et cocultiver avec ces industriels."Notre enjeu est de démocratiser les microalgues, d'en faire un produit qui sera consommé quotidiennement par l'ensemble de la population mondiale, avec des bienfaits incroyables pour la santé", conclut Saïd Ihammouine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi créer du lien permet de déconstruire nos préjugés ?
L’idée de DUO for a JOB est double. Elle vise un objectif d'insertion professionnelle des jeunes issus de l'immigration, notamment réfugiés, entre 18 et 33 ans, et de valorisation des compétences et des expertises des personnes de 50 ans et plus, qui sont elles aussi discriminées dans le monde du travail. Et puis il y a un 3e objectif qui est celui de la cohésion sociale. “C'est à dire que par le biais de la rencontre, par le lien qui se tisse entre le mentor et le jeune accompagné, on travaille aussi sur les représentations, les biais cognitifs qu'on peut avoir, les préjugés entre jeunes et personnes plus âgées, entre personnes de cultures différentes", explique Prunelle Gorget. "Et donc c'est vraiment aussi très important ce lien créé et la lutte contre les discriminations auxquelles cela participe”. Après une solide formation, les mentors vont pouvoir accompagner les jeunes de façon intensive, soit 2 heures par semaine pendant 6 mois. Ils vont aussi bénéficier d’une formation continue pour bien les coacher dans la rédaction de leur CV, de leur lettre de motivation, dans la préparation de leurs entretiens d'embauche, la structuration de leur recherche d'emploi, l'amélioration de leur présence sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn. Les mentors vont également acquérir des savoirs, par exemple sur les secteurs d'activité qui embauchent. Un mentor ne peut accompagner qu'un seul jeune à la fois. "Donc on est vraiment sur un accompagnement très resserré et très qualitatif", précise Prunelle Gorget. DUO for a JOB a d'ores et déjà accompagné plus de 2 000 jeunes en France depuis son implantation il y a 5 ans et vise à en accompagner plus de 850 rien qu’en 2026. Mais en Europe, ce sont plus de 10 000 jeunes atteints, puisque la structure est née en Belgique, où elle est implantée sur tout le territoire, ainsi qu'aux Pays-Bas. En France, elle est présente à Lille, à Paris, à Lyon et Marseille, et reçoit l'appui de plus de 700 mentors pour pouvoir mener son action. Au final, ce sont plus de 70 % des jeunes qui retrouvent un emploi ou une formation qualifiante dans les 12 mois qui suivent leur accompagnement. Plus de 70% d’entre eux arrivent mieux à définir leur projet professionnel, qui devient plus concret et réaliste grâce à la l'intervention de leur mentor. 90% des jeunes se sentent plus sûrs d'eux et plus autonomes dans leur recherche d'emploi, et puis 80% élargissent leur réseau professionnel ou social, à l'issue de l'aventure. Du côté des mentors, 96 % d'entre eux disent se sentir plus utiles en tant que membre actif de la société, et plus de 84 % disent avoir amélioré ou développé leurs compétences en matière de coaching, d'écoute active et de relations empathiques. Enfin, plus de 60 % estiment que l’expérience a apporté une valeur ajoutée à leur vie professionnelle grâce aux compétences qu'ils ont pu développer. “On croit vraiment au fait de faire se rencontrer des populations qui ne se seraient pas rencontrées autrement. L richesse de la rencontre va vraiment permettre d'agir contre un certain nombre de discriminations, liées à l'âge ou à des cultures différentes. Ils vont créer un lien qui va aussi permettre de faire évoluer les représentations qu’ils peuvent avoir les uns sur les autres. Et donc pour nous, c'est un ciment de cohésion sociale et une condition aussi de réussite de notre démocratie. Donc ça a un impact à plus long terme, que l’on croit beaucoup plus fort”, conclut Prunelle Gorget. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi vouloir être une entreprise modèle ?
Le premier axe stratégique de l'entreprise Compagnie Léa Nature, c'est le rapport entre la nature et la santé. “J'ai grandi dans une famille empreinte de médecine douce et très soucieuse des interactions entre l'environnement et la santé, plutôt avec une visée à renforcer l'immunité plutôt qu'à compenser par l'allopathie et donc je me suis tourné assez naturellement vers le développement de compléments alimentaires naturels, vers l'alimentation saine et vers les produits d'hygiène beauté dénués de toutes substances chimiques controversées”, raconte Charles Kloboukoff. Ensuite, la volonté de produire localement. 95 % des cosmétiques sont fabriqués par l’entreprise ainsi que les trois quarts des produits alimentaires, dans 25 sites de production en France. Est venue ensuite s'ajouter l'idée que l'entreprise devait servir un certain nombre de causes sociétales et environnementales. La création de la Fondation actionnaire F.I.C.U.S. (Fonds de soutien aux Initiatives Citoyennes Utopiques et Solidaires) il y a plus de quinze ans désormais a permis de démarrer un certain nombre de campagnes de sensibilisation auprès de l'opinion publique, sur l'impact des pesticides, des perturbateurs endocriniens et sur les voies alternatives à l'utilisation de ces produits, mais également à soutenir un certain nombre de causes et de projets pour protéger la nature, avoir des actions de pédagogie et, le plus souvent possible, dans les territoires. Il paraît alors évident à Charles Kloboukoff que l'entreprise elle-même devait être détenue par une fondation pour pouvoir continuer sa contribution sociétale et environnementale "et ne pas tomber dans le principe que l'entreprise doit absolument produire le maximum de richesses pour nourrir des actionnaires, mais qu'elle s'inscrit sur un terme plus long. Même si elle garde une contribution économique, si elle investit, si elle crée des emplois, crée des biens et des services, elle doit aussi s'inscrire dans un développement durable, une maîtrise de son impact climat, de son bilan carbone, des analyses de cycle de vie de ses emballages, avoir l'impact le plus neutre possible sur notre planète". La Compagnie Léa Nature s'est par ailleurs dotée d'un pacte d'engagement, de manière à pouvoir maîtriser son activité économique dans le cadre d'une politique sociale et environnementale. "Et pas juste d'ajouter un vernis RSE une fois qu'elle a produit ses activités. Ce pacte d'engagement est inscrit dans nos statuts. Il va bien au-delà de ce qu'on appelle l'entreprise à mission. C'est encore plus contraignant", précise Charles Kloboukoff. Le but étant d'ainsi soutenir les ONG qui œuvrent dans ce domaine-là, puisque Compagnie Léa Nature est, à travers le 1% for the Planet, un fonds de dotation qui fédère un peu plus de 1 000 entreprises en France et dont elle est le principal donateur, en distribuant 2 millions et demi d'euros chaque année à des organisation environnementales. "Mais notre impact à nous, c'est plutôt d'être amplificateur pour créer un effet d'onde de choc et qu'on révèle un peu auprès du grand public des sujets ou des controverses qui méritent d'être portées dans un débat à plus grande ampleur", précise Charles Kloboukoff. "À travers le modèle qu'essaie de proposer Léa Nature, nous essayons de démontrer que l'entreprise peut sortir de sa seule contribution économique et avoir une conscientisation un petit peu plus forte d'un certain nombre d'enjeux sur la manière de produire des biens, de veiller à l'impact de l'entreprise sur son environnement immédiat, les tissus associatifs locaux et susciter finalement d'autres initiatives de la part des entreprises, puisque nous-mêmes, nous sommes nourris de pas mal d'initiatives passées". "Ce sont plein de petites gouttes d'eau mais qui témoignent d'une volonté d'avoir une inflexion sur la trajectoire environnementale de notre entreprise et de devenir un peu un des référents du changement. Quand en plus on fait des produits bio, on a cette obligation d'aller bien au-delà de la production des produits, d'avoir un comportement le plus écologique possible sur l'ensemble des activités et des impacts de l'entreprise, essayer d'être un modèle", conclut Charles Kloboukoff. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi les restaurateurs doivent s’inspirer de la tech ?
“Le métier de restaurateur a beaucoup changé depuis une dizaine d'années. Il n'est plus seulement un cuisinier, mais il doit maîtriser le digital, le management, les finances, l'expérience client ou en tout cas savoir bien s'entourer”, explique Romain Amblard. “Donc toutes ces connaissances, toutes ces choses à faire ou à ne pas faire, on pense qu'aujourd'hui il faut les apprendre, ou en tout cas bénéficier de l'expertise d'un certain nombre de personnes devant la complexité nouvelle de ce métier qui nécessite une palette de connaissances beaucoup plus large qu'avant”. Romain Amblard tire l'envie de créer un outil de conseils et d’accompagnement d’une histoire personnelle, un premier restaurant ouvert en 2012 et fermé 3 ans plus tard, mais aussi de l'exemple du monde des startups, dans lequel il a évolué pendant plus de 10 ans. "Les entrepreneurs qui créent et développent des startups ont autour d'eux un formidable écosystème”, raconte Romain Amblard. “Ils ont des financements, des lieux, des salons, des exemples, des ressources. Et je trouvais anormal que tout cet encadrement ne soit pas disponible pour des entrepreneurs qui avaient aussi des situations complexes à gérer comme les restaurateurs”. Service compris naît ainsi en 2018 de ce constat, avec l’appui de 2 autres cofondateurs, restaurateurs également. “Aujourd'hui, rien qu'à Paris, il y a presque 17 ou 18 000 restaurants”, raconte Romain Amblard. “Et on se rend assez vite compte qu'un endroit où on mange bien, ça ne suffit plus. Il faut étonner dans l'assiette, dans le décor, étonner dans la communication. En outre, depuis le Covid, un certain nombre de personnes se sont éloignées du secteur en termes de volonté d'y travailler. Donc il faut réinventer les règles, moderniser l'approche sur le management, l'offre, la communication, la gestion financière d'un restaurant. Et ce n'est pas naturel aujourd'hui dans les formations classiques qui amènent vers la restauration, les écoles culinaires ou hôtelières. Et il nous paraissait avoir un élément manquant, celui d’être un meilleur gestionnaire, meilleur manager que juste un chef qui fait bien à manger". Aujourd'hui, Service compris propose 7 formations, 3 pour les futurs restaurateurs et 4 pour les restaurateurs déjà en place. Des formations plus ou moins longues, plus ou moins digitales, qui donnent accès dans tous les cas à une communauté d'experts, à la possibilité de discuter et d'échanger lors d'événements avec d'autres entrepreneurs, des ressources et des mentors qui sont des restaurateurs et qui ont déjà lancé des établissements. Le métier de restaurateur attire. "Peut-être parce que le rapport à la nourriture en France est spécifique", estime Romain Amblard. "C'est vrai que beaucoup de choses se font quand on mange. Des projets, des discussions, des opportunités qui se saisissent. Alors, qu'on le veuille ou non, il y a une peut-être une forme d'impression de facilité de se dire que quitte à créer une entreprise, autant le faire dans quelque chose qui paraît à sa portée. Un bon sens du relationnel, savoir bien faire à manger chez soi donne l'impression qu'on peut devenir restaurateur. Et il y a quand même un attrait de l'entrepreneuriat de manière générale qui bénéficie aux métiers manuels". "Les carrières sont longues. Il y a un moment où on a envie de se tester et c'est une particularité aussi de gens qu'on voit. Ce ne sont pas des gens qui vont faire ça 40 ans. Le temps des carrières uniques dans un secteur est terminé, dans la restauration également. Et il faut accepter que des gens travaillent ou entreprennent dans la restauration pour quelques années et que ce ne soient pas des restaurateurs toute leur vie, des serveurs ou des cuisiniers toute leur vie, accepter cette nouveauté et les accompagner devant ce nouveau paradigme", conclut Romain Amblard. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi sensibiliser par l’image et le dessin ?
L'histoire de The Ink Link commence en Amazonie, alors que Laure Garancher travaille sur les questions d'accès aux soins pour l'OMS. Là-bas, les campagnes pour promouvoir la vaccination illustrant des super-héros font chou blanc parmi les populations locales. “En Amazonie, il n'y a pas de cinéma. Les gens n'avaient donc jamais vu de films de super-héros, ils n’avaient absolument aucune idée de ce qu'on voulait leur dire”, raconte Laure Garancher. “L'image est tout sauf universelle, et du coup ça devenait évident que si on voulait faire passer des informations importantes aux gens, il fallait les créer avec eux et pour eux”. Pour tout support, toute information, The Ink Link va commencer par interroger les publics. Une démarche ascendante et non descendante, inspirée des sciences humaines et sociales. "On s'est aussi rendu compte, au fur à mesure des projets, que le fait de passer par l'image et de vraiment s'interroger sur comment le public voit les choses, apportait également aux associations en les aidant elles aussi à changer de regard. En effet, on part de l'idée d'une association et, en rencontrant le public, on se rend compte que le besoin est souvent légèrement déplacé", raconte Laure Garancher.Alors dans un premier temps, l'association va donc aider les acteurs des projets sociaux, humanitaires et environnementaux à s'interroger sur leur positionnement, avant de créer un message qui va être compréhensible. "L'image n'est pas universelle, donc comment faire pour s'assurer qu'elle le soit, qu'elle soit juste ? Et ensuite, comment on va créer un message mémorisable, donc à travers les émotions par exemple ?", s'interroge toujours Laure Garancher."Aujourd'hui, ce n'est pas facile parce qu'on est dans un bain permanent d'informations, d'émotions. Donc quand une association veut faire passer un message, il faut qu'elle soit sacrément originale, alors on va aussi les aider là-dessus. Donc pour nous, il y a vraiment cette volonté de transmettre notre savoir et que les associations puissent s'en emparer elles-mêmes", conclut Laure Garancher. The Ink Link a bientôt 10 ans et ce sont plus de 150 projets déjà réalisés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi aider les jeunes à développer leur générosité ?
L'École de la générosité a créé un programme pédagogique afin que les enseignants puissent accompagner les enfants du CP au CM2 pour ainsi vivre une première expérience de citoyenneté active. “Parce qu'on sait qu'un souvenir duquel on ressort une certaine fierté va marquer le parcours citoyen”, précise Chloé Laudereau. “Et donc on essaye de faire débuter ce parcours par une expérience collective et heureuse de solidarité”. L’expérience va pouvoir se vivre sur une année scolaire. Les élèves vont d'abord passer par une phase de sensibilisation menée par l'enseignant en classe. Ils vont travailler sur la question des émotions, savoir et comprendre ce qu’est l'empathie, se mettre à la place de l'autre et aussi réfléchir aux causes pour lesquelles il est possible de s'engager. Suite à cela, les élèves vont procéder à un vote. “C'est important que les élèves soient acteurs du processus tout au long du programme”, explique Chloé Laudereau. L'enseignant va alors pouvoir entrer en contact avec une association qu'il connaît sur son territoire ou proposée par l'Ecole de la générosité via son réseau d'associations partenaires. L'association choisie va ensuite venir rencontrer les enfants. “C'est extrêmement important dans la démarche de projet philanthropique ou solidaire de se dire que les enfants doivent comprendre quel est le besoin auquel répond une association et comment elle y répond, pour qu'ils puissent réfléchir à comment eux peuvent mettre la main à la pâte à leur échelle. On essaie de leur montrer qu'on a tous un pouvoir d'agir et qu'on peut l'activer quel que soit son âge”, explique Chloé Laudereau.Plus de 25 000 enfants et de 1 000 professeurs ont déjà pu se lancer dans cette expérience de citoyenneté active depuis la création de l’association. Le programme proposé par l'École de la générosité permet à 69% des enseignants de déclarer que le climat scolaire s'est amélioré, que cela concerne la relation entre les élèves ou avec l'enseignant. "En développant son empathie, cela permet de pouvoir réguler un petit plus les conflits. Les élèves sont aussi plus en mesure d'essayer de réguler leurs conflits eux-mêmes parce qu'ils travaillent sur le fait de se mettre à la place de quelqu'un d'autre, de comprendre aussi son point de vue. Et forcément, ça vient améliorer les capacités à coopérer et à vivre ensemble dans une classe tout au long de l'année". Il y a donc des répercussions concrètes immédiates, avant peut-être un engagement qui va perdurer plus tard aussi, qu'ils vont vouloir réitérer plus grands. "On parle de plus en plus des compétences psychosociales. C'est le travail qu'on a opéré avec plein d'autres associations qui agissent sur ces thématiques-là, qui a mené à ce travail collectif et au fait que ce soit désormais inscrit dans les programmes scolaires. On n'a pas besoin de convaincre les professeurs que la pédagogie de projet a un impact très fort, notamment pour les questions liées à la citoyenneté. Aujourd'hui il y a moins besoin de convaincre que développer son empathie", conclut Chloé Laudereau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi soulager la pénibilité au travail ?
“D’ici 10 ans, on enfilera son exosquelette pour aller travailler sur les tâches pénibles, de la même manière qu'aujourd'hui, on porte des gants ou un casque suivant les activités”, anticipe Pierre-André Foix. “Donc l'idée c'était vraiment de rendre accessible une technologie, qui ne reste pas dans un placard, qui soit vraiment portée, tout ce concept qui tourne autour de ce qu'on appelle en anglais l'usabilité, c'est à dire l'innovation d'intérêt, intéressante que si elle est utilisée”. Fox Innovation propose plusieurs types d'exosquelettes pour s'attaquer au problème des TMS, les troubles musculo-squelettiques, c'est-à-dire ces échauffements ou douleurs liées à des gestes répétitifs, avec ou sans charge. On va regarder si on met plutôt à rude épreuve la zone lombaire ou la zone scapulaire, concrètement si on est plutôt sur des problèmes de dos ou d'épaule pour s'équiper.Tous les secteurs d’activité sont concernés, où les travaux sont pénibles ou répétitifs, ostréiculture, espaces verts, petite enfance, service à la personne, agriculture ou encore BTP. "C'est partout où le dos est sollicité, où on risque de se faire mal, où il y a de l'usure, partout où y a des notions de maintien dans l'emploi”, précise Pierre-André Foix. “Mais avant le maintien dans l'emploi, d'attractivité des métiers, car certains peinent à recruter à cause de ces problématiques”. Si les accidents du travail ont tendance à baisser, grâce aux normes de sécurité mises en place, les TMS sont en augmentation constante et ce, malgré les exercices de prévention. Les postes deviennent de plus en plus pénibles, sans compter un allongement de l’âge de départ à la retraite. “Donc l'enjeu des exosquelettes, c'est vraiment d'accompagner la pénurie de vocations sur un métier sensible, d'accompagner cet allongement inéluctable du temps de travail. Et d'un point de vue vertueux, et c'est un peu l'un des thèmes de la RSE, c'est ce maintien dans l'emploi pour que, quand les personnes partent à la retraite, elles ne soient pas juste usées par la vie et aient encore 10, 15 ans à profiter. Donc, et c'est un petit peu ça l'enjeu, ce maintien dans l'emploi et cet accompagnement pour que les gens restent plus longtemps en vie, mais en bonne santé”, conclut Pierre-André Foix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi trouver plus de sens dans son travail ?
“Le Bol, c'est un écosystème autour de la céramique”, présente Sarah Cambot. “On y retrouve énormément de conseils quand on veut apprendre et progresser dans la céramique". D'abord, le Bol c'est un blog où on peut retrouver des articles écrits par différents céramistes. Ensuite, ce sont des formations en ligne ou en présentiel, des formations professionnelles ou encore de la location de matériel. Sarah Cambot s'est elle-même reconvertie il y a 10 ans dans la céramique après une première carrière d'audioprothésiste. A l'époque, les informations manquaient sur la toile, alors elle a voulu créer ce qu'elle aurait aimé trouver. Le Bol s'est construit autour de ce parcours de reconversion. D'abord, il faut savoir de quoi on parle lorsqu'on parle de céramique. Et c'est très large. Les céramistes peuvent très bien s'appeler potier, céramiste, sculpteur, artiste. Et la céramique se pratique de plein de manières différentes. On peut faire des sculptures, de l'utilitaire, comme de la vaisselle. On peut aussi monter des projets, par exemple de recherches industrielles. "Dans ce parcours, le fait d'être soutenu, c'est hyper important et c'est vrai que, souvent, les céramistes vont habiter dans les campagnes, vont être loin les uns des autres. Dans les grandes villes, c'est plus facile parce qu'il y aura des lieux de regroupement. Mais nous, on rapproche les personnes les plus isolés, les plus éloignés, grâce à cette communauté". Les membres vont se retrouver une fois par semaine pour des masterclass et pour échanger autour des problèmes qu'ils rencontrent ou des questions qu'ils se posent.Une reconversion, une pulsion, motivée par la recherche de sens. "On a beaucoup de métiers qui sont dématérialisés aujourd'hui. Donc, on perd le sens pratique. Et c'est ça que les gens viennent chercher dans la céramique. Et aussi, un rapport au temps qui va être différent, qui va être beaucoup plus long, lié à la terre, à la cuisson, au feu. Donc, ça permet d'appréhender sa vie de manière différente", conclut Sarah Cambot.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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