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PODCAST · music

La Story Nostalgie

Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps. Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels. Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui

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  1. 1000

    Bryan Adams : de Vancouver à A&M Records, les débuts secrets d'une légende du rock

    Avant les tubes planétaires, Bryan Adams avait 17 ans et un numéro 99 au Billboard américain. Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace les débuts méconnus de la légende canadienne du rock : son passage chez Sweeney Todd à Vancouver, sa rencontre décisive avec le compositeur Jim Vallance, et sa première signature chez A&M Records, obtenue grâce à une chanson enregistrée en version disco, voix pitchée à 122 BPM incluse. Un premier pas vers une carrière qui allait faire chanter Tina Turner, Bonnie Tyler, Kiss, Johnny Hallyday, Rod Stewart et Sting.

  2. 999

    Bryan Adams : de la guitare achetée à Reading aux scènes du monde entier

    Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace les débuts fascinants de Bryan Adams. Né de parents anglais et élevé entre Lisbonne, Vienne et Tel Aviv au gré des missions diplomatiques de son père, Bryan Adams finit par poser ses bagages au Canada avec une guitare achetée à Reading et une passion dévorante pour le rock. Influencé par Deep Purple, Humble Pie, Peter Frampton, Led Zeppelin, Elton John et Tina Turner, il enchaîne les petits boulots, les sessions studio à Vancouver et un passage remarqué dans le groupe canadien Sweeney Todd, avant de se lancer en solo à tout juste 18 ans. La Story Nostalgie, chaque jour sur Nostalgie.

  3. 998

    Bryan Adams : l'enfant britannique du Canada devenu icône du rock mondial

    Bryan Adams : une icône du rock aux origines bien plus surprenantes qu'il n'y paraît. Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace le parcours hors norme de l'artiste canadien né de parents britanniques originaires de Plymouth. Enfance nomade entre le Canada, Lisbonne, Vienne et Tel Aviv au rythme des affectations militaires de son père, abandon des études au profit de la musique, premiers groupes locaux et naissance d'un son rock musclé aux accents de country-pop. Plongée dans les années 80 et dans les racines d'un des artistes les plus vendus de l'histoire du rock, à l'heure où tout commence avec une guitare, l'été 1969 et la conviction que les grandes vacances ne finiront jamais.

  4. 997

    Sting au Royal Monceau : Brice Depasse raconte les coulisses d'une interview mythique pour La Story Nostalgie

    Printemps 2019, je sors du métro parisien sur les Champs, ravi d’être enfin arrivé car avec mon sac et surtout la basse de Sting sur le dos, les transports en commun dans la capitale française, ce n’est vraiment pas l’idéal.Dans les couloirs des chambres du palace Royal Monceau, à deux pas de l’Arc de Triomphe, je ne peux pas m’empêcher que c’est ici, en 1986, que Freddie Mercury a découvert et essayé, non sans humour, la fameuse couronne royale et le manteau d’hermine qu’il allait porter lors de chaque rappel. Il est peut-être passé ici, 33 ans plus tôt, devant les yeux éberlués de clients qui entraient ou sortaient de leur chambre.Il logeait peut-être dans cette suite ? me dis-je en entrant dans ce mini appartement qui a des allures de ruche. Vous voyez la scène dans le film Notting Hill avec les interviews cinéma où Hugh Grant se fait passer pour un journaliste de chasse à courre ? C’est pareil ! Les affiches de mauvais goût et les montages de fleurs en moins.Je vais donc parler avec Sting de sa carrière et de sa vie, une aubaine, mais que fais-je avec sa basse sur le dos, me direz-vous ? Et bien je vais la lui faire signer et dédicacer au gagnant de notre concours à l’occasion de la sortie de l’album My Songs dans lequel il interprète ses classiques.J’avais 16 ans quand The Police a commis son premier tube, je me revois pogoter sur Message in the Bottle ou Can’t Stand Losing You dans les boums et les soirées dansantes, cette incroyable énergie punk qui faisait tant de bien à notre jeunesse et que Sting assume toujours 40 ans après. Je parle avec un héros de ma jeunesse qui est juste comme on se l’imagine, cool, d’apparence sérieux, car il peut balancer une vanne à tout moment. Alors tant qu’à parler de Police, j’en profite pour évoquer un souvenir de concert qui m’a laissé non pas un goût de trop peu mais de pas du tout, écoutez, ça va être vite réglé, … Je vous l’avais dit, vite réglé, du moins pour ce sujet de savoir s’il y aura encore un après Police, 7 ans plus tard, il a tenu parole, on peut le dire. Mais bon, douze séquences en boîte avec lui pour un week-end spécial sur Nostalgie, si on m’avait dit ça 40 ans plus tôt, l’adolescent binchois que j’étais, ne l’aurait jamais cru.En repartant, avec à nouveau la basse de Sting sur le dos, dans le hall de l'hôtel, je prends une photo du bar en enfilade et l’envoie à Michel Polnareff. Car j’ai oublié de vous dire que c’est ici qu’il a écrit et interprété Goodbye Marylou et tout l’album Kama Sutra durant les 900 jours où il y a résidé à la fin des années 80, dix ans tout juste après les fameux débuts de The Police dont on vient de parler. Les lieux ont bien changé depuis mais la légende est partout, il suffit de regarder et d’écouter.

  5. 996

    Jim Kerr des Simple Minds sur les toits de Bruxelles : 25 ans de souvenirs New Wave avec Brice Depasse

    De mes 25 ans de Story, je garde une série de clichés improbables réalisés en 2009 sur les toits de la radio. Une idée de notre webmaster pour la promotion de l’interview de Jim Kerr que je venais de réaliser. Alors, je profite de cette vue imprenable sur Bruxelles avec Jim Kerr, le chanteur emblématique de Simple Minds, les leaders de la New Wave avec U2 dans les années 80, pour nous remémorer quelques souvenirs de leurs débuts. Ce temps où la fin des années 70, tout début 80, ils étaient de ces musiciens cultes avec les Stranglers, The Cure, Orchestral Manoeuvres à hanter certaines salles bruxelloises, réunissant une faune d’ados aux coiffures à la mode pétard et à la mine très sombre.Toute une époque où la Belgique offre une première reconnaissance à l’étranger pour ces artistes britanniques post punks. C’est marrant ! exactement dix ans après Genesis. Je raconte à Jim la venue de la bande à Phil Collins et Peter Gabriel arrivant avec une voiture et une camionnette pour leur premier concert à l’étranger, avec la batterie de Phil montée sur des bacs de Jupiler.Lui me parle d’un club en 1979, l’ancienne boîte le Canotier, à Auderghem, où il n’y avait vraiment personne et puis c’est l’Ancienne Belgique, et bien sûr l’émission Folllies de Gilles Verlant, c’est pas tous les jours qu’ils passaient à la télé. Gilles Verlant qui avait organisé le fameux concert au Canotier et grâce auquel je savais qu’il n’y avait eu 12 personnes dans la salle.Alors je lui raconte les filles qui venaient acheter leurs premiers disques, ils en sortaient beaucoup à l’époque, quand je jobbais chez Caroline Music. Leur album Sons and Fascination portait bien son nom. C’est vrai, ça se lisait dans les yeux de celles et ceux qui apportaient leurs pochettes étranges en demandant d’écouter. C’était pas la musique de tout le monde, Simple Minds. Et puis il y avait l’attitude du chanteur. On disait qu’il était ecossais. Ça nous étonnait. Glasgow, c’était surtout un club de foot, pas une ville rock. Il y avait sa démarche, très particulière, et cette façon de se baisser en croisant les jambes et en touchant le sol, comme David Bowie dans le clip de Ashes to Ashes. Et puis au cours de l’été 1981, il y a eu ce jour où j’ai entendu en plein après-midi, un animateur d’Europe 1 annoncer le nouveau single de Simple Minds. Quoi ? Les Minds sur les longues ondes ? Ce n’est pas possible, c’est impensable ! Mais dès les premières mesures, ce n’est plus vraiment la même musique, on comprend qu’ils passent la vitesse supérieure. Il n’y aura plus de canotier ni d’Ancienne Belgique, même le Cirque Royal ne sera plus suffisant pour accueillir les nouveaux fans. Simple Minds à Forest National, en tête d’affiche de Torhout Werchter et puis ce sera le Live Aid, N°1 aux Etats-Unis.Quarante-cinq ans après, il reste tous ces souvenirs partagés avec une génération qui a fait de cette new wave la bande son d’une adolescence, d’une vie de jeune adulte, l’époque des cassettes à fond de balle dans la voiture et de l’empressement à rentrer chez soi pour découvrir un 33 Tours sur la platine. Ça raconte ça, les 25 ans de Story et ça se passe parfois sur un toit avec Jim Kerr, avec la vue sur tout Bruxelles.

  6. 995

    Nile Rodgers, les frères Jackson et Sheila : les rencontres improbables de Brice Depasse dans le showbiz

    Ce qu’il y a de fou quand on entre dans le métier du showbiz, ce sont les rencontres. Qu’on soit journaliste, producteur et même star de la musique ou du cinéma, un des gros plaisirs qu’on s’offre, c’est d’avoir l’occasion de fréquenter ceux dont on a été fan quand on était jeune, à une époque où on ne se doutait pas en posant le disque sur la platine qu’on les croiserait, discuterait avec lui ou elle, voire même boirait le coup, dînerait ou voyagerait.Si cela fait 25 ans que je fais la Story, cela en fait plus de 40 que je croise du monde. Alors c’est vrai qu’on a beau avoir gardé de sérieuses capacités d’admiration et d’émerveillement, il y a des moments, marrants a posteriori, où un copain vous appelle un samedi après-midi pour vous dire qu’il est à l’hôtel avec les frères Jackson. C’est un ami de la famille Jackson, je dois vous préciser, et justement ils n’ont rien à faire, Pourquoi tu t’amènes pas ? On peut faire des trucs.Et là, vous avez la flemme et vous dites, oui mais non, c’est samedi, merci. Vous raccrochez. Vous regardez par la fenêtre, il fait super beau, mais vous vous dites que c’est quand même les frères de Michael, les Jackson 5, les Jacksons, il y a Jermaine, puis Tito. Vous demandez à votre femme si elle n’a pas envie de sortir cet aprèm et vous rappelez votre pote en demandant T’es où ? Et puis, il y a la situation inverse. C’est il y a un bon paquet d’années. Un autre phénomène mondial est en Belgique, sur les bras d'un gars qui doit l’occuper pendant plusieurs jours, il s’appelle Nile Rodgers. Mais il y a une bonne vingtaine d’années, j’aime autant vous dire que très peu de gens peuvent mettre un visage sur ce nom. Good Times, Le Freak, on connaît pas choeur, le nom de Chic, aussi, mais Nile Rodgers, non. Oh on a peut-être déjà entendu que Let’s Dance et Like A Virgin, c’est produced by Nile Rodgers mais on n’a pas imprimé, c’est de la cuisine interne, ça. Nile Rodgers, à la fin des années 70 et dans les années 80, j’ai acheté tous les disques qu’il a fait avec son pote Bernard Edwards, je suis dingue du son de Chic, et de ce qu’ils ont écrit, joué et produit pour Sister Sledge, Diana Ross, Debbie Harry et tant d’autres. Alors, oui, une rencontre un soir, car il n’est pas du matin, oui ça m’intéresse.Et donc, le voilà, le type aux 500 millions d’albums et plus de 100 millions de singles, écrits, interprétés ou produits dont alors le métier ne se retourne plus. Et il est totalement cool, patient et drôle. On est des années avant son partenariat avec Daft Punk qui va l’amener sur le devant de la scène mais il en a des trucs à raconter, pensez donc. La question est, va-t-il se souvenir de cet accident dans sa carrière, en plein dans cette période bénie de la fin des années 70 où il sortait 15 disques par an : Sheila ? Écoutez, j’ai toujours la bande, c’est la première fois où il en reparlait et c’était dans La Story …

  7. 994

    Walk This Way : quand Run DMC et Aerosmith ont changé l'histoire de la musique en 1986

    Rentrée 1986. Les enfants, il s’en est passé des choses durant les six premières années de cette décennie. Vous imaginez 1979 avec les Bee Gees ou les Village People ? Sept ans plus tard avec Prince, The Cure, Metallica, c’est plus la même musique et surtout, plus du tout le même univers. La télé et les radios ne ressemblent plus non plus à celles du début du début des années 80. Le rock est roi, le heavy metal cartonne, quant au rap, lui, il est encore considéré comme une curiosité en dehors de NY. C’est vrai, depuis Sugarhill Gang et Grandmaster Flash, il ne s’est plus passé grand-chose et les maisons de disques ne savent pas quoi en faire, les radios ne veulent que du rock et de la pop.Pourtant, un producteur californien au look improbable nommé Rick Rubin, le patron du jeune label Def Jam, est un fan absolu d'Aerosmith mais aussi des rappers de Run-D.M.C. Pour lui, les deux univers ont plus de points communs qu'on ne le pense : le rythme, l'énergie, la rue.Alors cet été, il propose aux trois rappeurs de reprendre Walk This Way, un tube d'Aerosmith sorti en 1975. Une autre époque, hein. Les mecs de Run-D.M.C. refusent, bien sûr, ils ne connaissent même pas Aerosmith. Pour eux, c'est de la musique de Blancs.Alors, Rick Rubin insiste. Il leur met le disque.Les trois gars écoutent, sous leur chapeau et derrière leurs lunettes noires, ils gambergent et finissent par accepter. Mais ce sera à leur manière. Pas question de copier. Ils vont garder le riff de guitare, mais vont réécrire la façon de chanter le refrain.Côté Aerosmith, en 1986, que va-ton en penser ? Ben en fait, ils ont d’autres soucis. Le groupe n’est plus celui qu’il a été. Ses deux derniers albums à la fin des années 70 et début 80 sont loin d’avoir été des chefs-d'œuvre et des succès, ravagés qu’ils étaient par la drogue, l’alcool et les disputes. Ça s’était terminé par une rupture. Mais là, surprise, Steven Tyler et Joe Perry viennent de se réconcilier, et de sortir un nouvel album. Très bon mais qui n’intéresse plus personne. Les grands jours semblent derrière eux.Alors quand Rick Rubin leur propose de participer à cette drôle d'idée, ils n'ont rien à perdre. Le clip va faire le reste avec les deux studios représentant deux mondes. D'un côté, Run-D.M.C. De l'autre, Aerosmith. Et quand Steven Tyler prend son micro et traverse littéralement le mur, l’image vaut tous les discours. Elle montre le rock et le rap qui cessent de s'ignorer. Les fans de rock découvrent le rap et inversément.Walk This Way est bien plus qu'un tube de la rentrée 1986, c’est une nouvelle fois dans les années 80, une porte qui s’ouvre pour ne plus jamais se refermer. Une époque de tous les possibles comme il n’y en avait encore jamais eue, malgré les deux extraordinaires précédentes décennies. Et comme il n’y en aura sans doute plus jamais.

  8. 993

    Jamiroquai : le secret du clip le plus fou des années 90, Virtual Insanity

    Septembre 1996, impossible d'y échapper. Sur MTV, MCM, qu’est-ce qu’on les as regardées, ces chaînes, vous vous souvenez ?, un garçon à l'allure de félin glisse dans une pièce comme si les lois de la gravité ne le concernaient pas. Sur la tête, il porte un immense chapeau à plumes, devenu sa marque de fabrique. Beaucoup l'appellent Jamiroquai mais en réalité, Jamiroquai, c'est le nom du groupe. Lui, il s'appelle Jason Kay, alias Jay Kay.À vingt-six ans, ce musicien londonien est déjà une vedette chez nous. Et il a beau être British, il n’a rien à voir avec Oasis, Blur ou Pulp, c’est vrai, ils les laissent se disputer le trône de la britpop, car lui, joue une autre musique. Son univers, en effet, c'est le funk, la black music des années 70 façon Stevie Wonder, Marvin Gaye et Earth, Wind & Fire. Oui, comme Lenny Kravitz, Jamiroquai remet le couvert d’une musique passée. Ce retrofuturisme étonne, bien sûr, en 1996, on est loin d’imaginer qu’il va devenir la règle au siècle suivant.Le nouvel album de Jamiroquai en cette rentrée 96 s'appelle Travelling Without Moving. Voyager sans bouger. Drôle de titre pour un garçon qui passe son temps au volant de voitures de sport italiennes. Et en parlant de voyager sans bouger, il nous réserve une surprise de taille avec le clip de son nouveau single.La folie virtuelle, Virtual Insanity, dont il parle dans cette chanson, c’est les ordinateurs qui entrent dans les maisons, Internet, les manipulations génétiques, bref, la technologie qui file plus vite que l'homme. La chanson est forte, vous l’avez compris mais c'est le clip qui va entrer dans l'histoire. Vous vous êtes sûrement demandé comment Jay Kay faisait pour glisser comme ça sur le sol ? En réalité, il ne glisse quasiment pas car le sol est parfaitement immobile et la caméra aussi. C'est toute la pièce qui bouge.Le décor est en effet construit sur un gigantesque plateau monté sur des rails. Les murs, les meubles, le canapé, tout est fixé au plancher. Sous les pieds de Jay Kay, plusieurs machinistes poussent l'ensemble à droite, puis à gauche, puis en diagonale, pendant que le chanteur avance, recule ou reste immobile. Chaque déplacement, vous le devinez, est chronométré. Le moindre retard, le moindre faux pas et il faut tout recommencer. Jay Kay a dû apprendre et répéter au millimètre une chorégraphie mêlant la sienne et celle de toute la pièce : il doit savoir à quel moment le décor vient vers lui, quand il s'éloigne, à quel instant le canapé semble lui fonce dessus avant de s'arrêter à quelques centimètres.Voilà pourquoi, trente ans plus tard, à l’ère du digital et de l’IA où on voit les choses les plus folles, ce clip continue de nous tromper, comme trente ans auparavant, les plans fous de Stanley Kubrick dans 2001, Odyssée de l’espace nous avaient bluffé. Maintenant que vous connaissez le secret ... Regardez-le encore une fois, même en sachant comment ils ont fait, ça reste dingue.

  9. 992

    Travis : comment "Sing" est né d'une balançoire et a changé la pop britannique

    Nous sommes en septembre 2001. Le monde du disque vit ses derniers moments d'insouciance. Travis, quatre Écossais de Glasgow, s'apprête à sortir son troisième album très attendu. Enregistré avec le producteur de Radiohead, il vise la simplicité et l'émotion. Parmi les maquettes, une mélodie de banjo inspirée d'une balançoire. Fran Healy, le chanteur, l'appelle d'abord « Swing ». Mais en travaillant les paroles, un seul mot s'impose : « Sing ». Et ça change tout. Brice Depasse raconte la naissance d'un titre emblématique de la pop britannique dans La Story Nostalgie.

  10. 991

    Madonna, True Blue et Sean Penn : la déclaration d'amour sincère de la star mondiale en 1986

    1986 a été une des très grandes années de l’industrie mondiale de la musique. On commence à vendre beaucoup de CD, c’est vrai, dont pas mal de rééditions d’albums et puis, et puis les nouveautés par palettes grâce aux clips vidéos, aux radios et aux magazines musicaux, on n’a jamais vendu autant de disques. Et donc après les tubes de l’été, arrivent les grands enjeux de la rentrée avec, au bout, les fêtes de Noël où les gens s’offrent des vinyles et des CD par millions. Ça tombe bien puisque le monde de la création connaît au milieu de ces années 80, une effervescence dans la créativité qui ne sera jamais égalée. On est toujours sous le choc du Thriller de Michael Jackson et de sa suite qu’on attend avec impatience, de la toute puissance de Phil Collins et son groupe Genesis, puis David Bowie, Prince, Kate Bush, Whitney Houston, Lionel Richie, Metallica, U2, allez on arrête là, de toute façon c’est des tonnes de révélations chaque semaine.Et Madonna, dans tout ça ? C’est vrai que depuis son second album, Like A Virgin, c’est la nouvelle star mondiale. Un peu trop d’ailleurs. Depuis le triomphe de son film Recherche Susan désespérément, et de son mariage tumultueux avec Sean Penn, la surmédiatisation devient pesante. Car on ne parle plus que des exactions, beuveries et bagarres de son mari, acteur hollywoodien au caractère particulier. Les photographes les traquent jour et nuit, c’est infernal, car plus il en fait, plus les journaux paient chers pour une photo, provoquant les pires intrusions dans leur vie privée, ce qui les énerve encore plus et ainsi de suite. Et donc, Madonna les supporte de moins en moins car elle en finit par être plus un personnage de magazine people qu’une chanteuse.Pourtant, derrière la porte du studio où elle prépare son prochain album, c'est l’autre Madonna qui apparaît. Une jeune femme de vingt-huit ans amoureuse et heureuse. Et parmi les nouvelles chansons, il y en a une qui lui ressemble plus qu'aucune autre : True Blue.En anglais, être true blue, ça veut dire être fidèle jusqu'au bout, loyal, quelqu'un sur qui l'on peut compter. Une expression que Sean Penn emploie souvent. Alors Madonna la reprend pour le titre de son album et de cette chanson qu'elle lui dédie. Pour elle, Sean n'est pas le mauvais garçon qui fait les gros titres des médias. C'est l'homme qu'elle vient d'épouser et avec qui elle s'imagine passer toute la vie.Lorsque True Blue arrive en radio en cette rentrée 1986, et qu’on entend cette chanson d'amour légère et lumineuse, loin de l’esprit provoc de Madonna, on est très touché d’entendre cette déclaration sincère. Et c’est d’autant plus touchant que personne ne peut imaginer la suite de l’histoire.

  11. 990

    ABBA et le tube mondial de la rentrée 1976 : comment "Boogaloo" est devenu un chef-d'oeuvre intemporel

    On connaît tous l’expression Tube de l’été, on l’a tous utilisée. Mais bizarrement, on ne parle jamais de tubes de la rentrée. Pourtant y en a ! Chaque année, et depuis des décennies, depuis que les classements existent.Et en 1976, il y a cinquante ans exactement, les tubes mondiaux sont toujours soit américains et soit britanniques. On n’imagine pas un N°1 mondial belge, espagnol, allemand et encore moins, suédois, à moins d’une exception, et quand ça arrive, toujours sans lendemain. Non, les seules grandes machines à produire des tubes à la chaîne viennent de Grande-Bretagne et des Etats-Unis.Pourtant, il y a deux ans, un groupe suédois a réussi l’exploit de réaliser l’impossible. Sa victoire au concours eurovision lui a permis non seulement de se hisser au sommet des classements en Europe mais aussi d’entrer dans le Top 10 canadien et américain. Et au lieu de retourner dans l’oubli juste après, comme tous les autres vainqueurs de ce concours, Abba a réussi à aligner cinq autres tubes en Europe. L’Amérique, c’est plus dur. Pourquoi ? Et bien parce que le groupe ne rentre pas vraiment dans les canons du rock. Avec son look scintillant, propret et souriant façon Colgate, Abba est très loin des Rolling Stones, Pink Floyd ou David Bowie, on ne les prend pas au sérieux dans les médias.Déjà, ils n’ont pas emménagé à Londres mais sont restés à Stockholm. Stockholm, vous imaginez ? Non ! Et ben justement, personne n’imagine un groupe de rock dans une ville pareille. Si déjà, on pouvait l’imaginer, cette ville, mais on ne la connaît pas. Et quand on la connaît, avec ses ilots et ses canaux, ses cafés et restaurants qui ferment tôt et ses rues silencieuses et noires en hiver alors qu’il n’est que 15 heures, ça ne fait pas très “écrin de groupe pop star mondiale”.D’ailleurs, c’est bien simple, devant l’entrée du Polar Studios où Abba enregistre pour l’instant, il n’y a pas de fans qui font le pied de grue pour les accueillir, on dirait l’entrée d’une étude de notaire. Et c’est là qu’on fabrique des tubes ? Non ! Des plans pour la nouvelle Volvo, oui, mais un tube mondial !Et pourtant… Derrière cette façade sans histoire, il y a deux hommes, deux musiciens. Benny, au piano avec Björn tournant autour de lui avec un carnet. Depuis deux ans, ils ont un objectif : prouver que Waterloo n'était pas un accident.Et justement, la tournée australienne terminée, Benny est rentré à Stockholm avec une idée qui ne le lâche plus. Ce n'est pas une mélodie mais un balancement qui lui trotte en tête depuis qu’il y a entendu Rock Your Baby de George McCrae à la radio. Et Benny cherche ce même mouvement, ce groove, au piano. Alors, pendant plusieurs jours, il part à sa recherche sur le clavier et puis un matin, avec Björn, ils sentent qu’ils tiennent enfin quelque chose. Ils se le disent, sans oser s’avouer qu’ils tiennent quelque chose de fort, de très fort. Sur la boîte de la bande magnétique, ils écrivent un titre provisoire : Boogaloo.Dans quelques semaines, ce morceau portera un autre nom. Ce sera le tube mondial de la rentrée, y compris aux Etats-Unis et cinquante ans plus tard, tout le monde aura encore cette furieuse envie de le chanter.

  12. 989

    La Story Nostalgie fête 25 ans : les coulisses des rencontres avec Eddie Mitchell et Michel Sardou

    Pour les 25 ans de La Story Nostalgie, Brice Depasse lève le voile sur les coulisses de ses rencontres les plus marquantes. Un micro en panne face à un Eddie Mitchell intimidant à l'hôtel Lutetia à Paris. Une première visite chez Michel Sardou, attendu comme un homme difficile, et découvert comme un homme affable, rieur et profondément humain. Des anecdotes jamais racontées sur antenne, parce qu'elles relèvent du making-of, parce qu'on redoute de casser la magie... ou simplement parce qu'elles n'appartiennent qu'à ceux qui les ont vécues. 25 ans de stories, de surprises et de rencontres inoubliables avec les plus grands artistes francophones.

  13. 988

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : Brice Depasse raconte ses plus belles rencontres avec Sardou, Hallyday, Souchon et bien d'autres

    Les 25 ans de Story écoulées m’ont valu bien des surprises que j’espère avoir été en mesure de traduire en mots dans mes séquences. Bon il y a aussi des trucs qu’on ne raconte pas sur antenne. Parce que ça relève du making of, qu’on redoute de casser la magie ou plus généralement que cela n’en vaut pas la peine, ça ne concerne que nous.Ainsi de ma première rencontre avec Eddy Mitchell qui débarque avec son attaché de presse au milieu du bar de l’hôtel Lutetia, Rive gauche, à Paris. Un Eddy Mitchell qui s’apprête à sortir de plusieurs années où il n’a pas parlé à la presse et qui arrive avec le regard noir de ses lunettes de soleil, un grand chapeau de cowboy vissé sur la tête et les mains accrochées à son ceinturon tel John Wayne sorti de Rio Bravo.Alors vous vous installez à une table face à lui qui commande au garçon une menthe à l’eau mais vous ne réagissez pas car votre micro ne fonctionne pas, que se passe-t-il ?, et, zut, la batterie est presque à plat, vous avez oublié de couper l’alimentation. Alors, pendant que vous vous démenez, Eddy ôte ses lunettes noires, pose les coudes sur la table et le visage entre ses mains tout en vous fixant sans piper un mot. Y a de quoi partir en sucette car vous devez ramener 30 minutes de bon produit à passer sur antenne pour une journée spéciale ! Quel décalage quand quelques années et pas mal d’interviews plus tard, un verre de whisky dans sa loge avant un concert, une chope de bière belge partagée lors d’une avant-première au cinéma, je me trouve dans son bureau à Paris, en riant de cette histoire, du plan qu’il a fait pour me stresser, et dont il dit ne pas se souvenir. Eddy est très attaché au passé, ce n’est un secret pour personne et c’est un grand raconteur d’histoires, il m’a donné du grain à moudre, permis d’écrire des Story étonnantes qui font revivre des quartiers entiers de Paris, une époque où les gens vivaient ensemble.Et que dire de celui qui m’a réservé la plus grosse surprise de ma carrière : Michel Sardou. Premier rendez-vous, première rencontre, chez lui. Carrément. Son nouvel album est une bombe, on l’a bien senti en l’écoutant, il va d’ailleurs lui valoir 2 ou 3 N°1, donc, il ne faut pas se louper. Mais il est infernal, m’a-t-on dit. Il en a viré plus d’un au bout d’une minute. Je confirme, je vais y assister un jour.Et c’est vrai que dans le hall d’entrée, l’accueil est poli, mais la poignée de main est virile et ses traits bien fermés, exactement l’image publique d’un homme qu’on a tant vu à la télévision depuis trente ans. On me fait entrer dans le salon, magnifique demeure dans un quartier privé, où j’attends qu’on vienne me chercher. Et là, quinze minutes plus tard, il surgitd’une porte passe devant moi, s’arrête et me demande si on m’a proposé quelque chose à boire. L’attention a beau être minimale, le ton dans la voix n’est plus celui du Sardou qui répond aux questions du JT, c’est celui auquel je vais avoir droit lors de chaque rencontre. Car à mon grand étonnement, on est très loin du gars cassant, c’est au contraire un homme affable, rieur et blagueur, et je comprends pourquoi il a aussi longtemps été le meilleur ami d’un vrai gentil comme Johnny Hallyday. Je n’ai pas un disque de Sardou chez moi mais c’est l’artiste que j’ai le plus aimé retrouver dans ce métier.

  14. 987

    Freddie Mercury aurait eu 80 ans : la story de l'immigré devenu roi du rock

    Si Freddie avait fêté ses 80 ans ce 5 septembre, aurait-il encore porté son manteau d’hermine lors des rappels ? On a tous cette image de lui revenant à la fin du concert habillé en Queen ou en King du Royaume-Uni sous les acclamations d’un public innombrable et conquis.Quelle revanche pour lui, l’immigré de 18 ans arrivé à Londres, fuyant un ex-territoire de l’Empire britannique, et tombant au bas de l’échelle. Il n’y songe même pas, tout cela est oublié, a été gommé. C’est pour cela qu’autant le manteau que la couronne doivent être crédibles.L’ensemble lui est livré depuis Londres par la couturière elle-même, lors du concert à Paris, dans sa suite à l'Hôtel Royal Monceau. Ça ne peut pas mieux tomber. A deux pas de l’Arc de Triomphe voulu par l’empereur Napoléon, relancé par Louis XVIII et inauguré par son successeur le roi Louis Philippe, Freddie Mercury voit la costumière sortir une vraie couronne du carton et la lui poser sur la tête. Une fois drapé dans son manteau de traîne de plus de dix kilos qui recouvre élégamment son peignoir jaune entrouvert, Freddie prend une pose grandiloquente provoquant les rires de son entourage qui s’était réuni pour prendre le thé.Mais le métier reprend vite ses droits, voulant mettre au point une allure royale de rockstar, il saisit une banane dans la corbeille de fruits en guise de micro et se met à marcher dans la pièce. Mais cette suite n’est pas digne d’un roi, trop exiguë, alors d’une main assurée, Freddie ouvre la porte de la chambre et arpente le couloir de l’étage, déambulant royalement sous les regards éberlués de clients de l’hôtel qui regagnent ou quittent leur chambre.Dix ans après avoir mis au point ce God Save the Queen qui clôturait le disque A Night At The Opera façon Jimi Hendrix, que Freddie avait découvert, par hasard, lors d’un concert d’Eric Clapton dans les années 60, Freddie met enfin la touche finale, manquante au tableau de fin des concerts. Il ne s’agit plus de dire au public, c’est fini, il n’y aura plus de rappel, vous pouvez y aller, mais d’assumer pour le groupe que, oui, la star, c’est Freddie. Même s’il n’est rien sans les autres comme vient encore de prouver son album solo.Non, ils ne sont rien l’un sans l’autre. Freddie avait d’abord connu Roger dans les années 60, partageant la même coloc à Kensington, puis avait découvert le groupe qu’il formait avec Brian et qu’il avait rejoint, avant que John ne vienne compléter le quatuor. Inséparables. Cette année-là, Freddie dira sur scène au public de Wembley, on ne se séparera jamais, on jouera tant qu’on sera en vie. Et à un journaliste qui lui demande pourquoi il continue encore, il répond avec son tac-au-tac légendaire : Parce que je ne sais rien faire d’autre.

  15. 986

    Freddy Bulsara à Londres : le jour où tout a commencé pour celui qui allait devenir Freddie Mercury

    5 septembre 1964, Freddie Bulsara fête ses dix-huit ans, à la maison, avec sa sœur et ses parents. C’est vraiment ici qu’on va vivre ? Tels ont été ses premiers mots quand ils se sont retrouvés quelques mois plus tôt, face à une toute petite maison de briques encastrée dans la longue enfilade monotone d’une cité ouvrière.C’est ça Londres ? Ça ne ressemble pas du tout à ce qu’il avait imaginé, à ce qu’il en avait vu dans des films, des images de magazines, des livres. A deux pas de l’aéroport d’Heathrow, 3 chambres, un séjour, une cuisine, une sdb minuscule et un jardin prétexte, tout ça sous un ciel triste et froid, il n’aurait jamais imaginé que cela puisse être comme ça. Freddie n’a connu que la plage blanche et la mer turquoise, une grande maison avec des domestiques à Zanzibar. Même l’internat en Inde passe pour un paradis à côté de ce quartier.Mais ils sont vivants et c’est le principal. Des milliers de personnes ont massacrées lors de la révolution. Son père étant fonctionnaire de l’empire britannique, il était une cible toute désignée. La famille avait pris la fuite pour l’Inde, abandonnant tout derrière elle dans sa précipitation. Comment Freddie pourrait-il alors imaginer que cette ville où il traîne son désespoir de jeune adulte, va lui offrir tout ce qu’un ex-adolescent a pu rêver : le succès, la gloire, la fortune. Et bien, je vais vous étonner, c’est justement Freddie qui, le premier, alors que son père est proche de baisser les bras, lui qui n’est plus rien qu’un immigré iranien, ou paki selon les gars qui lui parlent mal, dans cette ville de l’autre monde, se voit en terre promise. Car c’est vrai, leur quartier, le climat, c’est pas ça, mais bon sang, il a été élevé, reçu une éducation de Britannique à l’autre bout du monde, et le voilà à présent au cœur de l’Empire. C’est une chance !Mais quand même, il exagère, trouve son père, il pousse trop loin l’intégration, là. Mais que croit-il ? Que les Anglais vont le reconnaître comme un des leurs ?Bomi Bulsara voit son fils s’habiller comme les Beatles, puis les Stones, Pink Floyd, Deep Purple, avec des jeans serrés, des blousons, des foulards et se fondre dans la masse. Ainsi de ce soir où il va avec des potes, voir jouer Cream, le nouveau groupe d’Eric Clapton, celui-ci appelle sur scène, un jeune guitariste noir américain : Jimi Hendrix. Freddie ne rate rien des moments où il joue les mains dans le dos, puis avec les dents, ou fait le grand écart en plein solo. Le désespoir des premiers jours a fait place à une fête permanente car Londres est, en plus de ses musées, galeries d’art, magasins de fringues, devenue la ville qui swingue. Des jeunes arrivent du monde entier en espérant croiser les stars du moment, alors que lui, il y vit toute l’année !Non, vraiment, il va y arriver, il y est déjà dans sa tête comme ce matin, avant les cours, où il se tient debout sur un banc de son école supérieure à mimer les gestes d’Hendrix pour montrer ce qu’il a vu, à ses camarades de classe. C’est alors qu’un prof entre dans la classe et voyant ce maigre garçon s’agiter avec ses grandes dents, s’écrie “Descends de là, Freddie, et assieds-toi, tu ne seras jamais une rock star.”

  16. 985

    Freddie Mercury fête ses 38 ans : la soirée légendaire du 5 septembre 1984

    5 septembre 1984, Freddie fête son 38ème anniversaire avec ses copains de Queen et les 11.000 spectateurs du Wembley Arena. C’est la deuxième des quatre dates londoniennes à guichets fermés, la tournée de l’album Works et le succès phénoménal des singles et des clips de Radio Gaga et I Want To Break Free dont le public a interprété par chœur le premier couplet sans que Freddie ait eu à chanter le premier mot.Et donc, 38 ans, ça se fête. Freddie en organise une démesurée, folle, dans la boîte à la mode, le Xenon. Située sur Piccadilly, là où dans quelques semaines on fêtera la sortie du deuxième album de Wham! en présence de George et Andrew, évidemment, ce 5 septembre, ce sont 500 invités qui attendent Freddie. Je vous laisse imaginer l’ambiance. Le voilà qui arrive dans ce qui semble être une tenue de scène rouge, laissant apparaître de larges épaules musclées une fois son blouson de cuir ôté.Le gâteau est bien évidemment à la hauteur de l’événement, en forme d’un modèle vintage de Rolls Royce, mais de la taille d’un cuistax, c’est dingue. Freddie donne le premier coup de couteau et de dent aussi, quelle image, pour un type qui semble croquer la vie à pleine dents, qu’il a bien visibles.Parmi les invités, on reconnaît beaucoup de stars du rock, bien sûr, mais aussi Mary Austin, qui huit ans après leur séparation n’est jamais loin. Comment peuvent-ils deviner que le portrait d’eux pris ce soir à la sauvette, avec Freddie la tenant dans ses bras, sera le plus diffusé dans les médias trente ans plus tard, qu’on parlera encore de leur histoire.Oh, il y a aussi tous les amis de bringue de Freddie, les fidèles et ceux d’un soir mais ce n’est pas eux qui attirent le plus l’attention, non, c’est une femme dont il est très proche et avec il partira au milieu de la nuit en la tenant par la main.En Allemagne, il ne se trouve personne pour ignorer son nom, Barbara Valentin est une enfant star, une comédienne. Autrefois le profil type de la petite bavaroise blonde, aujourd’hui les traits fatigués de quelqu’un qui a trop bu pour accompagner sa solitude de vedette, dépassée par un nouveau cinéma qui ne la reconnaît plus.Barbara a plu à Freddie dès leur première rencontre à Munich. Lors d’une soirée dans un bistrot, elle avait brûlé son manager avec sa cigarette sans le faire exprès. Il était monté dans une rage folle mais cela n’avait pas eu l’heur d’impressionner la comédienne. Freddie l’avait invitée à boire un verre, ils avaient parlé jusqu’au bout de la nuit, il l’avait raccompagnée chez elle, et était sorti de son appartement marqué par sa présence.Ils emménagent rapidement ensemble à Munich, leur vie commune est atypique mais c’est un nouvel ancrage pour Freddie. Mary s’est montrée très froide ce soir du 5 septembre face à Barbara, qui, même si elle modère Freddie lorsd e leurs virées, le fait rentrer quand il va trop loin, est aussi une habituée des lieux de débauche.

  17. 984

    Freddie Mercury aurait 80 ans : retour sur l'été 1978, de New York à la Côte d'Azur

    Ce 5 septembre 2026, Freddie Mercury aurait fêté ses 80 ans. Incroyable, hein ? On ne l’imagine pas à 80 ans. Son image, ses images sont figées avant la cinquantaine pour l’éternité. Alors on va y retourner dans ce passé légendaire, nous sommes le 5 septembre 1978, Freddie fête son 32ème anniversaire.Nous nous trouvons dans une région familière pour un grand nombre d’entre nous, la Côte d’Azur, précisément, à Saint-Paul-de-Vence, dans la maison de Bill Wyman, le bassiste des Rolling Stones. Une fête à laquelle se joignent pas mal d’amis de Freddie, venus de Londres et de New York.Car figurez-vous qu’il vient de s’enticher de New York. En effet, début décembre 77, lors du second concert de Queen à Madison Square Garden, il reçoit la visite d’une fan de marque : Liza Minnelli. Imaginez le choc pour Freddie qui juste après avoir reçu l’aval de Groucho des Marx Brothers, il reçoit après concert les félicitations de la fille de Judy Garland, LA dorothée du Magicien d’Oz et, du grand réalisateur Vincente Minnelli. Tous les gars de sa génération ont vu les films des parents de Liza. Il est si impressionné qu’il décide de rester à New York pour se rendre à une représentation sur Broadway d’un Musical dans lequel elle tient le premier rôle.Pour Freddie, Liza, c’est la star de Cabaret, un film qui l’a terriblement marqué cinq ans plus tôt, et pas seulement parce qu’elle y est prodigieusement sexy et émouvante, mais aussi parce qu’il montre le Berlin Gay des années 30 face à l’intolérance nazie. Cette nuit-là, Freddie découvre une communauté new yorkaise libérée, dans des bars qui ne sont désormais plus considérés comme “louches”. C’est pour lui, une révélation.Il décidera bientôt de poser ses valises dans cette ville où on peut y sortir toute la nuit pour briser sa solitude sans être importuné parce qu’on est une star de la musique. Mais pour le moment, la tournée continue, en Europe, et après avoir notamment donné les mythiques premiers concerts à Forest National, les membres de Queen s’entendent dire par leur manager qu’ils gagnent désormais trop d’argent pour le fisc anglais. Ils doivent, pour les mêmes raisons que les Rolling Stones, quelques années plus tôt, expatrier leurs sources de revenus. Et donc ? Et donc, il y a un studio d’enregistrement à vendre à Montreux. Un studio avec de sacrées références de Deep Purple à Led Zeppelin en passant par David Bowie. Montreux est une ville pour enfants riches de 20.000 habitants, il n’y a rien à faire la nuit, à part un casino et un bar dont le groupe va se faire virer d’ailleurs, un soir, par conséquent, vous y serez d’autant plus concentrés quand vous enregistrerez. De plus vous aurez tout le temps, il sera à vous.Et donc, Montreux, Saint-Paul-de-Vence c’est à un saut de puce qui permet à Freddie d’assister au passage du Tour de France, certains disent à Montreux, d’autres à Nice, alors qu’il loge à l’hôtel Negresco..

  18. 983

    Freddie Mercury aurait eu 80 ans : retour sur le destin d'une icône intemporelle

    Ainsi donc, ce 5 septembre 2026, Freddie Mercury aurait dû fêter ses 80 ans. On imagine les quatre membres de Queen se retrouver pour l’occasion, Freddie étant plus âgé que ses comparses, le passage de ce cap n’en aurait été que plus important. Peut-être ne résiderait-il plus aujourd’hui dans sa maison de Kensington où viennent encore chaque jour se recueillir de nombreux fans. Ni à Montreux dans la maison au bord du lac, avec le fameux hangar à bateau. Mais peu importe, le miracle est là, 35 ans après sa disparition, Freddie n’a jamais été aussi populaire, comme en atteste le succès du biopic Bohemian Rhapsody, tellement prodigieux qu’il en a lancé une mode dont on ne voit pas la fin.Freddie Mercury est une icône, un superhéros des années rock’n’roll star, un personnage historique pour des milliards d’humains du XXI° siècle. Une destinée d’autant plus improbable qu’il a durant toute sa carrière dû subir les attaques d’un milieu rock alors tout puissant qui ne le reconnaissait pas comme un des siens. Moqué par les critiques parce qu’il ne s’embarrassait pas des codes et du cloisonnement des genres musicaux, poursuivi par les tabloïds à cause de son immense popularité, Freddie est un héros tragique qui a dû ajouter un destin brisé à son parcours atypique.Aujourd’hui sa maison natale, dans son paradis perdu de Zanzibar est devenu un hôtel de caractère, avec ses chambres de charme au bord d’un océan de carte postale. Le monde de nos années 2020 oscille entre son émerveillement pour ses créations, ses performances vocales, sa présence sur scène toujours inégalée et l’admiration pour l’ostracisme qu’il a subi dans son existence pour le Paki Homo qu’il était.Le monde d’alors était ainsi fait que Freddie a dû se cacher au prix de se perdre avant d’enfin se trouver, s’assumer dans une décennie de libération qu’il a fini par incarner visuellement dans des clips, aujourd’hui du patrimoine.Pour les plus anciens, le Queen de Freddie Mercury, c’est un 45 Tours entendu à la radio, une vidéo à la télé qui a fait s’arrêter les aiguilles du temps l’espace de quelques minutes. Un concert à Forest National qui leur a donné l’impression d’être dans un autre monde, électrisé par un charisme qui n’a jamais connu d’équivalent, porté par une musique dont on ignorait qu’elle pouvait être poussée à une telle puissance. Queen, ce sont des 33, des 45 Tours, des CD, des cassettes échangés dans la cour de l’école pour découvrir des enregistrements qu’on n’avait pas les moyens de se procurer avec notre argent de poche.Alors, on ne va pas se lamenter sur toutes les chansons de Queen qu’on n’entendra jamais car Freddie n’a pas eu le temps de les enregistrer, de les laisser pousser dans nos vies. En vingt ans de carrière, il a eu l’occasion de nous en offrir assez pour éclairer une existence, pas vrai ? Et tenez celle-ci, l’a-t-il écrite pour quelqu’un en particulier ou pour nous tous ?

  19. 982

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux, la naissance d'un âge d'or du cinéma

    Quand je vous ai raconté les premières Story à la rentrée 2001, il a surtout été question des années 70 et 80. Et oui, c’était déjà tendance il y a 25 ans, les enfants, c’est plus une mode, ça. Mais bon, 2001, au présent, c'était aussi une sacrée époque. On parlait de nouveautés sans imaginer qu'elles allaient nous accompagner pendant un quart de siècle, et le reste.Ainsi, souvenez-vous, en novembre 2001, un petit sorcier anglais débarquait au cinéma. Et quelques semaines plus tard, un hobbit quittait la Comté pour détruire un anneau maléfique. Oui, Harry Potter et Frodon Sacquet, petits par la taille, ont été les grands héros de deux films très attendus du début du XXI° siècle. Vingt-cinq ans plus tard, ce sont devenus des personnages aussi célèbres que Tintin ou Luke Skywalker, si pas Ulysse et le Roi Arthur. Et pourtant, à l’automne 2001, ce n’est pas gagné.Si les livres pour enfants de Harry Potter cartonnent déjà, rien ne dit que Hollywood ne va pas décevoir des millions de lecteurs. C’est pour cela que l'auteure, J.K. Rowling refuse que son univers soit américanisé. Elle exige des acteurs britanniques, des décors fidèles, et garde un droit de regard inhabituel dans une adaptation. Quant au choix du petit Daniel Radcliffe, il fait débat : beaucoup le trouvent trop fragile, pas assez ressemblant au héros des romans. Et pourtant, quelques semaines après sa sortie, les critiques sont unanimes : la magie fonctionne, c’est le cas de le dire.Mais c’est en décembre qu’arrive un autre pari, encore plus fou. Adapter Le Seigneur des Anneaux, le roman le plus vendu de l’Histoire, considéré depuis toujours comme impossible à porter à l'écran. Peter Jackson a dû convaincre le studio de tourner les trois films d'un seul coup, en Nouvelle-Zélande. Une décision complètement folle pour l'époque, vu la somme investie avant même de savoir si le premier film marchera.Alors, malgré la merveilleuse surprise de ces deux réussites, personne ne peut deviner fin 2001 que la saga Harry Potter va nous passionner de plus en plus durant huit films, que l’univers du Seigneur des Anneaux va nous fasciner durant six très longs métrages de plus de 3 heures 30 et remporter dix-sept Oscars. Depuis, on sait que les mêmes studios ont échoué recréer un nouvel Harry Potter ou un nouveau Seigneur des Anneaux".Oui, cet automne 2001 a marqué la naissance d'un nouvel âge d'or du cinéma populaire. Si on y ajoute le Star Wars II qui raconte la jeunesse d’Anakin Skywalker, ces personnages créés au siècle dernier vont devenir des héros universels. Les enfants qui découvraient Harry Potter à onze ans ont aujourd'hui des enfants qui découvrent Harry à leur tour. Quant à Frodon, Gandalf ou Aragorn, ils sont entrés dans notre imaginaire collectif.Qui aurait dit que cette première saison de La Story, consacrée à des histoires du passé, allait être aussi le témoin de l'Histoire d’une Pop Culture alors en train de naître.

  20. 981

    George Harrison : le Beatle discret devenu légende, 25 ans après sa mort

    Vingt-cinq ans que je vous raconte La Story sur Nostalgie, 25 ans où j’ai pu laisser parler cette passion qui m’a ouvert les portes d’un autre monde quand j’étais môme. Mais malheureusement, il n’y pas eu que des événements heureux qui m’ont valu de revenir en radio sur des carrières légendaires. Et dès la saison 1 de cette série d’ailleurs. Je me rappelle arriver un matin de novembre 2001 chez Nosta et m’écrier quand on m’annonce la nouvelle : oh non pas lui. Oui, George Harrison est mort, à l’âge de 58 ans. Un second Beatles de parti, c’est terrible !Pauvre George. Il venait de sortir un nouvel album qui ne passionnait pas grand monde, il faut bien le dire. C’est vrai qu’il était le plus discret des quatre Beatles mais il avait pourtant signé quelques classiques du plus grand groupe de l’histoire comme Taxman, While my guitar gently weeps ou encore Something, sa seule chanson à avoir eu droit à une sortie en single en face A.Et c’est vrai aussi que George a souffert d’être le plus jeune. Pour Lennon et McCartney c’est le p’tit car il n’a que quatorze ans quand il les rejoint alors que les deux autres en ont quinze et dix-sept. Il faut dire que, un ou deux ans de plus, à cet âge-là, c’est énorme. Et donc George a dû se battre pour placer une chanson de lui par album car Lennon & McCartney ne le prenaient pas au sérieux. Je vous l’ai dit, c’est le petit, tellement qu’en 1971, il y a 55 ans, il sortait un triple album, All Things Must Pass, N°1 des ventes, avec toutes les chansons dont les autres n’ont pas voulu et qui auraient pu être des chansons des Beatles s’ils avaient continué leur route ensemble.George était revenu au premier plan en 1987 avec un énorme hit et un album à succès. A cette époque, il n’y avait plus personne pour y croire. Sauf ses amis Bob Dylan, Tom Petty, Roy Orbison et Jeff Lynne d’Electric Light Orchestra avec qui il enregistre une chanson pour une face B d’un single de cet album sous le nom des Travelling Wilburys. Sa firme de disques lui dit de voir plus loin car c’est vrai qu’on n’a jamais vu dans l’histoire, un super groupe d’un niveau pareil. Et voilà George encore N°1.Puis c’est le succès des séries Beatles Anthology en 1995 et 96 où ils enregistrent deux nouveaux titres à trois, mais en 1997 tombe la terrible nouvelle : George souffre du cancer du fumeur qui dans quatre ans, finira par avoir raison de lui. Entretemps, il survivra au terrible homejacking perpétré par un fan fou furieux. Souffrant des 40 coups de couteau reçus, George Harrison n’en a pour autant pas perdu son légendaire sens de l’humour avec lequel il avait brillé au sein des Beatles. Dans le communiqué qu’il publie le lendemain depuis son lit d’hôpital, il déclare que son agresseur n’était ni un voleur, ni un gars refusé à une audition pour les Travelling Wilburys.​Alors pour se souvenir de lui, on va revenir à cette époque des Beatles où George devait batailler pour placer un titre sur un disque ; et bien, juste retour des choses, figurez-vous que l’une de ses compositions est aujourd’hui la plus écoutée des Beatles en streaming, et elle commence comme ceci ...

  21. 980

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : le show des Jackson au Madison Square Garden, éclipsé par le 11 septembre 2001

    YouJ’ai du mal à le croire et pourtant, il y a 25 ans, je vous présentais ma toute première Story sur Nostalgie. Et comme j’archive tout, me disant “on ne sait jamais ça peut servir”, le texte manuscrit se trouve toujours dans un classeur de mon armoire. Je ne pouvais pas trouver meilleur sujet en cette rentrée 2001 que de vous raconter l’incroyable histoire d’Electric Light Orchestra qui publiait son premier studio depuis 15 ans. Et quel album ! Et vous savez ce qui est fou ? C’est que cette période soit à présent devenue du patrimoine également. C’est vrai que 2001 n’a pas été celle de l’odyssée de l’espace, je disais déjà que l’avenir n’est plus ce qui l’était, mais n’empêche, j’ai pu vous parler avec beaucoup de passion de ce nouvel ELO, et bien sûr du nouvel album de Michael Jackson dont on ignorait qu’il serait le dernier.Et puis, en parlant de Michael Jackson, il n’y avait pas encore les réseaux sociaux, on n’utilisait pas internet comme aujourd’hui : on n’a pas entendu parler ici d’un événement incroyable qui s’est déroulé le 10 septembre 2001, à savoir l’improbable réunion des six frères Jackson qui fêtent les 30 ans de leur premier succès.Destinée à la promotion du nouvel album de Michael, cette réunion a lieu à New York sur la scène de Madison Square Garden. Un événement capté par la télévision, évidemment, le but n’est pas uniquement de fêter un jubilé mais aussi le nouvel album de Michael.Oui, 30 ans de succès discographique et pourtant, il fête ses 43 ans, le Michael. Avec ses cinq frères tout d’abord pour une série de hits des Jackson Five et des Jacksons, avant de continuer seul, avec ou en présence d’une pléiade de géants de la pop, de Whitney Houston à Ray Charles en passant par Usher, Britney Spears, ou les Destiny’s Child.Ce 10 septembre, est en fait la seconde représentation de ce show anniversaire. Non pas parce qu’il y avait trop de demandes, ils auraient pu remplir cette salle de 20.000 sièges dix fois mais plutôt parce qu’en télévision, il faut doubler pour choisir la meilleure prise.Et c’est tant mieux, je vais vous dire, car l’après-midi de la Première, le 7 septembre, Michael souffrant terriblement du dos, a pris du Demorol et se trouve aux abonnés absents quand tout le monde cherche après lui. Alors que le public entre déjà dans la salle, un assistant se précipite jusqu’à son hôtel, le réveille péniblement et ramène un Michael les yeux hagards devant un parterre d’invités et de caméras. A l’entr’acte, juste avant qu’il ne doive monter sur scène, c’est la panique à bord en coulisses, il dort debout. Mais Michael n’avait pas six ans quand il est monté sur scène pour la première fois, alors il assure, sauve les meubles. Et donc, cette seconde version du show est cent fois meilleure, tout est resserré, c’est vraiment l’événement de l’automne, le show qui va pousser l’album.Alors pourquoi en avons-nous si peu entendu parler de ce show du 10 septembre à Madison Square Garden ? Parce que le lendemain matin …

  22. 979

    La fête comme art de vivre : les tubes de l'année de la rentrée 1986

    Rentrée 1986. Les enfants, il s’en est passé des choses durant les six premières années de cette décennie. Vous imaginez 1979 avec les Bee Gees ou les Village People ? Sept ans plus tard avec Prince, The Cure, Metallica, c’est plus la même musique et surtout, plus du tout le même univers. La télé et les radios ne ressemblent plus non plus à celles du début du début des années 80. Le rock est roi, le heavy metal cartonne, quant au rap, lui, il est encore considéré comme une curiosité en dehors de NY. C’est vrai, depuis Sugarhill Gang et Grandmaster Flash, il ne s’est plus passé grand-chose et les maisons de disques ne savent pas quoi en faire, les radios ne veulent que du rock et de la pop.Pourtant, un producteur californien au look improbable nommé Rick Rubin, le patron du jeune label Def Jam, est un fan absolu d'Aerosmith mais aussi des rappers de Run-D.M.C. Pour lui, les deux univers ont plus de points communs qu'on ne le pense : le rythme, l'énergie, la rue.Alors cet été, il propose aux trois rappeurs de reprendre Walk This Way, un tube d'Aerosmith sorti en 1975. Une autre époque, hein. Les mecs de Run-D.M.C. refusent, bien sûr, ils ne connaissent même pas Aerosmith. Pour eux, c'est de la musique de Blancs.Alors, Rick Rubin insiste. Il leur met le disque.Les trois gars écoutent, sous leur chapeau et derrière leurs lunettes noires, ils gambergent et finissent par accepter. Mais ce sera à leur manière. Pas question de copier. Ils vont garder le riff de guitare, mais vont réécrire la façon de chanter le refrain.Côté Aerosmith, en 1986, que va-ton en penser ? Ben en fait, ils ont d’autres soucis. Le groupe n’est plus celui qu’il a été. Ses deux derniers albums à la fin des années 70 et début 80 sont loin d’avoir été des chefs-d'œuvre et des succès, ravagés qu’ils étaient par la drogue, l’alcool et les disputes. Ça s’était terminé par une rupture. Mais là, surprise, Steven Tyler et Joe Perry viennent de se réconcilier, et de sortir un nouvel album. Très bon mais qui n’intéresse plus personne. Les grands jours semblent derrière eux.Alors quand Rick Rubin leur propose de participer à cette drôle d'idée, ils n'ont rien à perdre. Le clip va faire le reste avec les deux studios représentant deux mondes. D'un côté, Run-D.M.C. De l'autre, Aerosmith. Et quand Steven Tyler prend son micro et traverse littéralement le mur, l’image vaut tous les discours. Elle montre le rock et le rap qui cessent de s'ignorer. Les fans de rock découvrent le rap et inversément.Walk This Way est bien plus qu'un tube de la rentrée 1986, c’est une nouvelle fois dans les années 80, une porte qui s’ouvre pour ne plus jamais se refermer. Une époque de tous les possibles comme il n’y en avait encore jamais eue, malgré les deux extraordinaires précédentes décennies. Et comme il n’y en aura sans doute plus jamais.

  23. 978

    Renaud : Brice Depasse raconte son interview mémorable avec le chanteur à Paris en 2003

    Pour les 25 ans de La Story Nostalgie, Brice Depasse replonge dans ses archives personnelles et raconte sa rencontre avec Renaud en 2003, dans un café de Montparnasse à Paris. Avant d'évoquer l'interview elle-même, Brice retrace sa relation avec l'univers de Renaud : la découverte à la fin des années 1970 chez sa grand-mère à Binche, les soirées en tant que DJ où les blousons noirs réclamaient du Trust et du Renaud, et cette façon unique qu'avait le chanteur de raconter des histoires comme personne d'autre. En 2003, Renaud fait son grand retour. Brice le retrouve calme, posé, accompagné de sa compagne Romane. Entre les deux hommes, une connexion immédiate, celle d'une génération pop-rock qui a brûlé à la même flamme. Une Story sincère, intime et mémorable. La Story Nostalgie est présentée par Brice Depasse, sur Nostalgie Belgique.

  24. 977

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : Brice Depasse raconte ses plus belles rencontres avec Sardou, Souchon et les stars de la pop

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans ! Pour célébrer cet anniversaire, Brice Depasse vous ouvre ses carnets de souvenirs et revient sur 25 années de rencontres avec les plus grandes stars de la pop culture. Chanteurs, musiciens, comédiens, réalisateurs, écrivains, photographes... Autant de personnalités croisées au fil des années, dans des chambres d'hôtel, au restaurant, au bistrot, parfois à la maison, loin des attachées de presse et des agents. Brice partage sa philosophie du journalisme musical : refuser d'être « le numéro suivant », transformer l'interview en vraie conversation, et être suffisamment préparé pour décrocher l'anecdote rare. Comme ce jour où Michel Sardou lui a confié une histoire incroyable sur Johnny Hallyday. Il évoque aussi ses rencontres marquantes avec Eddy Mitchell, Michel Fugain, François Valéry, Michel Polnareff, Jane Birkin et Alain Souchon, qu'il considère comme le plus cool des chanteurs français. 25 ans d'histoires, de surprises, de découvertes et de passion. La Story Nostalgie, c'est tout ça.

  25. 976

    Frank Sinatra, inventeur du glamour moderne : quand la fête est devenue un spectacle pour le monde entier

    On connaît tous la silhouette de Frank Sinatra : le chapeau, le smoking impeccable, le verre à la main et ce sourire en coin inimitable. Mais dans ce nouvel épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse nous invite à regarder Sinatra autrement, non plus comme un simple interprète, mais comme le premier architecte du glamour médiatique moderne.Car avant les réseaux sociaux, avant Instagram et ses cocktails mis en scène, il y avait Life, Paris Match et les actualités du cinéma. C'est par ces fenêtres que le monde entier a découvert les suites des grands hôtels de Las Vegas, les restaurants où l'on dîne après minuit, les soirées interminables du Rat Pack aux côtés de Dean Martin, Sammy Davis Jr. et de la splendide Ava Gardner.Sinatra n'a rien inventé, certes. Néron, Oscar Wilde ou Lord Byron étaient déjà de fameux fêtards. Mais lui a transformé la fête en spectacle permanent, accessible à tous les regards. Il a vendu un imaginaire puissant : celui d'une vie où chaque dîner ressemble à un film et où l'élégance consiste à commander un bon whisky au bar d'un palace.Alors, quand on filme aujourd'hui ses cocktails et ses chambres d'hôtel en croyant avoir inventé une nouvelle façon de raconter sa vie, on ne fait en réalité que courir après un rêve bien plus ancien. Et Brice Depasse de conclure avec une pique aussi élégante que définitive : le vrai glamour, c'est ce qu'on ne montre jamais.

  26. 975

    CBGB, Warhol, Basquiat : quand New York inventait le rock dans les années 70

    On a tous fait la fête. De tous les genres. Les familiales, les guindailles monstres, les dîners fastueux, bref celles destinées à nous divertir tous ensemble et rien d’autre.Mais il existe un autre type de fête, celui où l'on invente le monde de demain. Ça vous étonne, hein ? Bienvenue à New York, nous sommes au milieu des années 70.Quand je dis New York, Manhattan, bien sûr, mais à cette époque, on l’a oublié, la ville est en plein naufrage. L’insécurité règne partout dans les rues, on connaît tous quelqu’un qui s’est fait agresser. Les New Yorkais ont fui Manhattan pour l’extérieur, les immeubles sont délabrés, les loyers dérisoires et, au 315 Bowery, un des quartiers qui fait le plus peur, un club bizarre a ouvert ses portes : le CBGB. Une salle minuscule installée dans un ancien magasin avec une scène bricolée et une sono qui grésille. Franchement, rien de glamour. Et pourtant...Tous les soirs, on y croise des jeunes qui n'ont pas un sou, vivent de rien mais débordent d'idées. Des groupes encore inconnus comme Blondie, les Ramones, Talking Heads, ou Patti Smith y jouent, regardent les autres jouer, boivent une bière et discutent jusqu'au bout de la nuit.La fête est partout. Sur scène, devant la scène, au comptoir, dans la rue quand le club ferme. Car on n’est pas venus uniquement pour écouter de la musique, mais aussi pour rencontrer ceux qui la font et en qui on croit.Et ça ne traîne pas car à quelques rues de là, Andy Warhol accueille ces artistes dans son entourage. Il a déjà fait le coup avec Lou Reed dix ans plus tôt, alors il remet le couvert d’autant plus volontiers qu’il sent l’odeur de la poudre, cette fois : ces jeunes fous, c’est de la bombe. Des photographes, des stylistes, des peintres, des musiciens se retrouvent. Chacun apporte une idée, un dessin, une chanson.Il y a des gars qui louent une heure d’une chaîne de télé pour faire une émission déjantée, un photographe qui immortalise tous les concerts, un styliste qui imagine une pochette de disque, un technicien qui veut décorer un mur de studio mais on lui dit non : pas de chance, il s’appelle Basquiat. Dans ce New York en déroute, on manque d'argent, c’est vrai mais pas d'imagination.Debbie Harry, la voix de Blondie, dira souvent que cette époque était incroyablement libre. On n’avait pas une thune mais tout le monde avait le sentiment d'être libre et surtout, à sa place.Vrai, les plus belles fêtes ne sont pas toujours celles où l'on sert le meilleur champagne mais celles où on vient sans le savoir trouver la personne qui va vous aider ou vous donner l’envie folle d’écrire des chansons.

  27. 974

    Les années 60, quand l'adolescence a tout changé : Beatles, Rolling Stones et mini-jupes

    Imaginez que vous ayez dix-huit ans en 1955. Et bien, ce samedi soir, vous avez enfin le droit d’aller au bal, vous vous rendez compte, avec un orchestre qui joue les succès du moment. Les parents sont avec vous, bien sûr, à la même table. Et ils portent, comme vous, leurs habits du dimanche. La seule chose qui change c’est que vous avez le droit de quitter la table pour inviter une jeune fille à danser. Et à minuit, tout le monde rentre.A présent, avancez le compteur de la Delorean de dix ans.1965 ! Vous avez toujours dix-huit ans mais cette fois, vous prenez le train pour aller voir les Beatles au Palais des Congrès à Paris. (Help!) Paris ! Le concert est chaotique, quelle foire ! On entend à peine la musique tellement les cris sont assourdissants. Mais peu importe, vous avez l’impression d'appartenir à quelque chose de nouveau, une immense vague qui emporte toute votre génération.Vous l’avez compris, dans les années soixante, vous ne faites plus la fête avec vos parents, vous la faites sans eux. Tout a changé. Car oui, pour la première fois depuis l’Antiquité, excusez-moi cette grandiloquence mais c’est vrai, pour la première fois de l’Histoire, les Jeunes ont leur fête, leur musique, leur lieu de rendez-vous, un café, un parvis d’église, un square, où ils se retrouvent. Pourquoi ? Pour parler de trucs de jeunes, de problèmes, de projets, d’envies qu’ils partagent entre eux et que les adultes, les vieux, les croulants, comme ils disent, ne comprennent pas car ils n’ont pas vécu ça. Les adultes, les pauvres, ils sont complètement dépassés.C'est vrai, les pères ne comprennent pas pourquoi leurs fils veulent les mêmes bottines que les Beatles, vous savez les types avec les cheveux longs qui font de la musique de singe et disent tout le temps yeah yeah yeah, on leur a rien appris à l’école ? Et les mères ne comprennent pas pourquoi leurs filles rêvent de la même coupe de cheveux que Françoise Hardy ou de la même mini-jupe que Sylvie Vartan, cette horreur qu’elle a ramenée de Londres.Et pourquoi passent-ils tous leurs mercredis après-midi chez le disquaire ? Ils ne peuvent pas lire un livre comme tout le monde ? Non Salut les Copains, ce n’est pas de la lecture. Il n’y a que des bêtises là-dedans. Tu as vu ces photos de filles se trémousser comme des sauvages sur cette chanson obscène des Rolling Stones ? Les pierres qui roulent, mais quel nom idiot. Vous vous esbaudissez devant eux, mais dans deux ans, plus personne ne saura qui c’était.Ah c’est vrai, à la décharge de nos parents, à quatorze ou quinze ans, ils quittaient l'école, entraient à l'usine, au bureau ou à l'atelier. Un jour ils étaient encore des enfants, le lendemain il fallait être adulte. Nous, on reste à l’école jusqu’à 18 ans au moins, on a de l’argent de poche et du temps libre.Ainsi est née une nouvelle génération, bizarre autant pour ceux qui n’ont pas connu que pour ceux qui l’ont vécu, ça s’appelle l’adolescence et ça se vit sur un transistor ou un électrophone qui joue Johnny Hallyday ou les Rolling Stones. C’est pour cela et quelques autres raisons que même Mick Jagger a le spleen de ces golden sixties, ces années où notre nouveau siècle a vraiment commencé et que la fête a changé.

  28. 973

    Pourquoi a-t-on autant besoin de faire la fête ? La Story Nostalgie avec Brice Depasse

    Début juillet, mes collègues de Nostalgie m'ont fait une sacrée surprise. Un après-midi, j'entre dans la grande salle de réunion étonné qu’on l’utilise, nous ne sommes que trois à nous réunir, et je découvre la pièce remplie de collègues qui m'applaudissent. Ils fêtent mes vingt-cinq ans dans la maison, c’est aujourd’hui.J'en suis resté baba. Et en les regardant tous sourire, je me suis posé une question : pourquoi a-t-on autant besoin de fêter, de faire la fête ?C’est vrai, ça, pourquoi éprouve-t-on cette nécessité de se réunir pour célébrer un anniversaire ? On vous le dit à chaque anniversaire, combien de fois on vous l’avez entendu, le fameux fête ça bien !Naissance, mariage, diplôme, promotion, victoire, vrai, les grands moments de la vie ne prennent vraiment leur sens que lorsqu'ils sont vécus avec les autres.Et bien, je vais vous dire, ce besoin de fête est beaucoup plus ancien qu'on ne l'imagine.Car pendant longtemps, on a cru que nos ancêtres ont commencé à célébrer des moments une fois qu'ils ont eu appris à cultiver la terre, à construire des maisons, bref, à vivre dans des villages. La fête est venue après le reste.Mais aujourd’hui, les archéologues racontent une tout autre histoire. En effet en Turquie, sur un site vieux de plus de onze mille ans, ils ont retrouvé les traces d'immenses repas, les restes de véritables banquets. Mais aucun village, juste un édifice de pierre où ils se retrouvaient, déjà, pour manger ensemble et nombreux.La question qui se pose est donc : si on avait tout compris à l'envers ? Si ce n'était pas les villages qui avaient inventé la fête mais la fête qui avait donné naissance aux villages ? Imaginez le truc ! Les gars ont eu envie de se rapprocher pour faire la fête plus souvent.Le décor de nos villes a changé, mais pas l'idée. Les Romains avaient leurs fêtes fastueuses et longues, nos villages ont inventé durant le Moyen-Âge les ducasses et les carnavals. Les villes leurs bals populaires, allez au Jeu de balle dans les Marolles le 20 juillet. Puis sont arrivés les festivals, les concerts géants, et les grands rendez-vous de l'été.On ne célèbre plus les mêmes choses, aujourd’hui, on ne danse plus de la même façon, surtout à Tomorrowland, mais on répond toujours à ce même besoin de partager un moment qui sort de l'ordinaire avec une masse de gens, comme on dit en Wallonie.Rien d’étonnant que cette chanson de Michel Fugain avec son Big Bazar, ce n’est pas un hasard, nous ait fait l’effet d’une décharge électrique quand on l’a entendue pour la première fois. Une chanson qui, plus de cinquante ans après, envoie toujours des tonnes d’adrénaline venues du plus profond de nous, de ce que nous sommes.

  29. 972

    Comment Bonnie Tyler a continué de briller par sa ténacité et ses collaborations

    Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.Pour lui rendre hommage, La Story Nostalgie vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.Née Gaynor Hopkins au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur Jim Steinman, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.

  30. 971

    Bonnie Tyler : de l'image country à la star du rock dans les années 80

    Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.Pour lui rendre hommage, La Story Nostalgie vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.Née Gaynor Hopkins au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur Jim Steinman, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.

  31. 970

    Bonnie Tyler : son accident vocal et le succès foudroyant de "It's a Heartache"

    Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.Pour lui rendre hommage, La Story Nostalgie vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.Née Gaynor Hopkins au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur Jim Steinman, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.

  32. 969

    Les débuts de Bonnie Tyler : l'ascension fulgurante de cette voix inoubliable

    Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.Pour lui rendre hommage, La Story Nostalgie vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.Née Gaynor Hopkins au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur Jim Steinman, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire, en cinq épisodes, enregistrée il y a treize ans.

  33. 968

    Bonnie Tyler, des mines du Pays de Galles aux sommets des charts

    Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.Pour lui rendre hommage, La Story Nostalgie vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.Née Gaynor Hopkins au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur Jim Steinman, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a 13 ans.

  34. 967

    Coluche : 40 ans après sa mort, la voix qui ne s'est jamais éteinte

    Le 19 juin 1986, la mort de Coluche plonge une génération dans le deuil. Quarante ans plus tard, La Story Nostalgie lui rend hommage. Michel Colucci, dit Coluche, c'est un style unique : salopette, langage populaire décomplexé et personnages de bistrot qui font rire et réfléchir à la fois. Clochard, beatnik, épicier d'extrême droite ou blouson noir, il invente le stand-up à la française et donne une voix à ceux qui n'en ont pas. Vendeur de disques et de places de théâtre au-delà de Johnny Hallyday, il va jusqu'à lancer sa candidature à l'Élysée, d'abord en blague, avant que toute la France n'y croie vraiment. Ce même élan populaire donnera naissance aux Restos du Cœur. Quarante ans après sa disparition, ses sketches sont toujours aussi vivants. Une histoire drôle, touchante et universelle, à écouter sur Nostalgie.

  35. 966

    Coluche : l'enfance difficile et les débuts oubliés du plus grand humoriste français

    Le 19 juin 1986, des millions de Français perdaient Coluche. Mais avant de devenir l'humoriste le plus populaire de sa génération, Michel Colucci a grandi dans la misère en banlieue parisienne, perdu son père à 3 ans et enchaîné une quinzaine de petits boulots : barman, livreur, vendeur de journaux, préparateur en pharmacie ou encore fabricant de guitares électriques. Adolescent, il frôle la délinquance avant de se ressaisir à 15 ans. Après un service militaire chaotique, il tente sa chance comme chanteur dans les cafés du Quartier Latin, puis rencontre Romain Bouteille, pape du café-théâtre, qui lui ouvre les portes du Café de la Gare. C'est là que tout commence vraiment. La Story Nostalgie vous raconte les origines méconnues de Michel Colucci, dit Coluche.

  36. 965

    Coluche : du Café de la Gare aux grands écrans, la naissance d'un génie du rire

    Dans ce nouvel épisode de La Story Nostalgie, retour sur une période charnière dans la vie de Michel Coluche. Après avoir rejoint l'aventure du Café de la Gare, ce lieu mythique fondé par Romain Bouteille en 1969 avec le soutien de Georges Moustaki et Jacques Brel, Coluche se retrouve face à un choix décisif. Le réalisateur Claude Berri le repère et veut lui confier le rôle principal de son premier film. Mais les producteurs refusent de miser sur un inconnu : c'est Guy Bedos qui décroche la tête d'affiche du Pistonné. Coluche comprend alors qu'il doit se faire un nom, coûte que coûte. Cette ambition entre en collision avec la philosophie collective de Romain Bouteille. Les tensions culminent en 1970 avec un affrontement physique. Patrick Dewaere intervient, Bouteille pose son ultimatum, et Coluche est évincé du Café de la Gare. Une rupture douloureuse, mais fondatrice, sur la route d'un génie de l'humour.La Story Nostalgie, le podcast qui raconte les grandes histoires de la musique, du cinéma et de la culture populaire, sur Nostalgie.

  37. 964

    Coluche, 40 ans après : de ses débuts au cinéma au César du meilleur acteur, une carrière hors du commun

    40 ans après sa disparition en juin 1986, La Story Nostalgie retrace la carrière cinématographique de Coluche, bien au-delà de l'image du simple humoriste. Des petits rôles discrets dans les films de Georges Lautner et Claude Zidi, jusqu'au César du meilleur acteur décroché en 1984 pour Ciao Pantin de Claude Berri, en passant par L'Aile ou la cuisse avec Louis de Funès et Inspecteur la Bavure avec Gérard Depardieu, Coluche aura marqué le cinéma français d'une empreinte indélébile. Un hommage à un artiste rare, attachant et définitivement inoubliable.

  38. 963

    Coluche : la nuit du 19 mai 1974 où la France entière a découvert le génie du clown à salopette

    19 mai 1974. La France suit en direct le second tour de l'élection présidentielle opposant François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing. Mais Mitterrand est en retard. Pour retenir les téléspectateurs, le présentateur Guy Lux propulse sur le petit écran un inconnu du grand public : Coluche. Salopette bleue à rayures, nez rouge, plusieurs kilos de plus et une gouaille incomparable. Ce soir-là, devant des millions de Français et de Belges, Coluche vit une véritable naissance télévisuelle. La Story Nostalgie vous raconte comment un homme en retard a offert à un clown son ticket pour l'immortalité.

  39. 962

    1986 : l'été d'une génération qui croyait être reine du monde, avec Tom Cruise, Queen et Highlander

    Et si les albums photo étaient les meilleures machines à remonter le temps ? Brice Depasse vous plonge dans l'été 1986, il y a tout juste 40 ans, pour raconter une génération qui a grandi sans smartphone, sans réseaux sociaux, libre de vivre sans se mettre en scène. Sur ces pages jaunies, on retrouve des visages jeunes et insouciants qui ignoraient tout de ce qui allait venir : la chute du mur de Berlin, Internet, la mondialisation. Cette génération avait pour bande-son George Michael, Jeanne Mas et Queen. Elle découvrait Tom Cruise dans Top Gun et Christophe Lambert dans Highlander, deux films qui célébraient la jeunesse, l'ambition et l'idée d'être les rois du monde. Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse rappelle que s'arrêter aux Rubik's Cube et aux baladeurs cassette pour résumer les années 80, c'est passer à côté de l'essentiel : une époque où l'avenir semblait immense et où l'on y croyait vraiment. Un podcast Nostalgie présenté par Brice Depasse.

  40. 961

    Top Gun, l'été 1986 où le cinéma et la musique ont changé les règles du jeu

    Nous sommes en 1986, dans un magasin de disques de Louvain-la-Neuve. Un étudiant commande toute une caisse d'un album de musique de film encore inconnu : la bande originale de Top Gun.Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment ce blockbuster de Tony Scott a changé pour toujours le rapport entre cinéma et musique. Avec Danger Zone de Kenny Loggins en ouverture, les synthétiseurs et les ballades radio-friendly calibrées au millimètre, Top Gun inaugure une ère nouvelle : celle où un film est construit avec sa musique, et non plus simplement illustré par elle.Pour la première fois, les industries du cinéma et du disque avancent main dans la main, de façon volontaire et systématique. Une formule qui deviendra la signature de la fin des années 80, déclinée ensuite dans Dirty Dancing, Cocktail, Pretty Woman ou Robin des Bois, Prince des voleurs.La bande originale n'est plus le souvenir d'un film aimé. Elle est désormais un produit à part entière.

  41. 960

    Top Gun et Tom Cruise : comment Maverick a conquis toute une génération en 1986

    L'été 1986 réserve une surprise totale : ce n'est ni un chanteur, ni un sportif, ni un personnage de la vraie vie qui s'impose comme nouveau modèle d'une génération, mais un pilote de chasse hollywoodien nommé Maverick, interprété par Tom Cruise dans Top Gun. Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment le film a envahi les cours de récréation, les bureaux et les cafétérias dès le lundi matin suivant sa sortie. Lunettes Ray-Ban, blouson d'aviateur, allure conquérante : ce que les adolescents achètent, c'est avant tout une façon de se tenir, une assurance nouvelle face aux autres. L'impact dépasse largement la mode : la marine américaine elle-même constate une hausse spectaculaire des demandes de renseignements après la sortie du film. Et Brice Depasse rappelle que ce pouvoir immense du cinéma de transformer un personnage de fiction en modèle générationnel n'est pas nouveau, de Marlon Brando à Tom Cruise dans Risky Business en 1983, porté par la musique de Phil Collins. Une époque où, en sortant de la salle, on avait le sentiment de pouvoir conquérir le monde.

  42. 959

    La Story Nostalgie : l'été 1986, Top Gun et la génération qui a grandi avec le monde

    Juin 1986. Tom Cruise devient une star mondiale avec Top Gun. Mais pendant que les réacteurs rugissent sur grand écran, une génération de jeunes Belges vit un été ordinaire, entre la digue de La Panne, un camping dans le sud de la France et les radios francophones. Brice Depasse raconte cette génération particulière, l'une des premières à grandir dans le même univers que le reste du monde occidental : mêmes films, mêmes clips, mêmes chansons qu'à Londres, Paris ou Los Angeles. Freddie Mercury, David Bowie, Madonna, Caroline Loeb... Un été de 1986 qui ne se savait pas encore mythique. Et pourtant, 40 ans après, les souvenirs sont là, intacts. La Story Nostalgie, avec Brice Depasse.

  43. 958

    Tom Cruise et Top Gun : l'histoire de la naissance d'une superstar mondiale en 1986

    En juin 1986, l'Amérique fait rêver la planète entière. Madonna, Prince, Michael Jackson et Bruce Springsteen dominent les ondes, et Hollywood enchaîne les succès. C'est dans cet été électrique que sort Top Gun, le film qui va propulser Tom Cruise au rang de superstar mondiale. Mais avant d'incarner le beau pilote de chasse Maverick, Tom Cruise a eu un parcours pour le moins chaotique. Enfant dyslexique élevé dans une famille modeste, il a déménagé des dizaines de fois, fréquenté de nombreuses écoles et même envisagé de devenir prêtre avant de découvrir le théâtre. Dans La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace les étapes clés qui ont mené Tom Cruise vers la gloire : son rôle secondaire dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, aux côtés de Matt Dillon, Patrick Swayze, Emilio Estevez, Ralph Macchio et Rob Lowe, puis le succès de Risky Business et l'échec de Legend signé Ridley Scott. À 23 ans, il ne lui manquait plus qu'un avion de chasse. Top Gun allait lui offrir bien plus que ça.

  44. 957

    Pop Corn : Le tube au Minimoog qui a révolutionné la musique électronique

    En cet été 1972, Eddy Merckx gagne le Tour de France pour la quatrième fois, les hommes vont toujours sur la Lune régulièrement, Michel Polnareff et Michel Fugain chantent les vacances comme personne et pourtant c’est un titre instrumental pas banal qui nous trotte dans la tête. Ou plutôt un son, un son marrant qui va devenir un tube. Et il porte un nom bizarre qu’on n’a jamais entendu : Pop Corn.C’est quoi un Pop corn ? Ben on ne va pas tarder à découvrir cette friandise dont les Américains s’empifrent depuis longtemps, spécialement au cinéma. Vous vous rendez compte ! Manger pendant qu’on regarde un film, ces Amerloques quand même, ils ne savent rien faire comme les autres. Des chocolats glacés, c’est bon pour les gosses, et encore pendant l’entr’acte. Mais pas pendant un film ! Et donc voilà que ce Pop Corn est le titre d’un morceau de musique qui nous fascine parce que c’est vrai qu’on n’a jamais entendu un son pareil. Il vient en fait d’un instrument dont on parle encore très peu : le synthétiseur, un appareil électronique qui produit des sons artificiels. Et ce synthétiseur particulier a été construit par un monsieur qui s’appelle Robert Moog et qu’il a miniaturisé, voilà pourquoi on l’appelle Minimoog.Derrière le nom de groupe bizarre Hot Butter se cache un jazzman de cinquante ans nommé Stan Free, qui fait des reprises au Minimoog. Et parmi ces reprises il y a un titre composé et enregistré trois ans plus tôt par un certain Gershon Kingsley, le tout premier à enregistrer un disque avec le Minimoog. Mais voilà, ce Kingsley n’est pas le King des arrangements, c’est de la musique pour grands magasins ; il manque au morceau du peps, que va lui donner Stan Free.Et donc un tas d’autres types qui ont un Mini Moog dans leur studio vont y aller de leur reprise tant et si bien qu’on va finir par ne plus s’y retrouver chez le disquaire. Il en est sorti de toutes les sortes des Pop Corn, croyez-moi, c’est comme dans les rayons des grands magasins aujourd’hui.Et donc vous savez désormais, au cas où vous voudriez vous rendre au paradis des tubes oubliés, que la meilleure sauce pour assaisonner vos Pop Corn, c’est le beurre fondu, le Hot Butter de Stan Free et que c’est du 50 ans d’âge, 54 déjà, le premier tube mondial de musique électronique. Et je vous prie de croire qu’en 1972, il n’y avait que des auteurs de science-fiction pour affirmer qu’un jour on n’écouterait plus que de la musique électronique.

  45. 956

    40 ans après Mexico 86, Brice Depasse vous raconte la création de l'hymne éternel du Grand Jojo

    En juin 1986, la Belgique a vécu l'une des aventures sportives et musicales les plus marquantes de son histoire lors de la Coupe du Monde au Mexique. Ce podcast raconté par Brice Depasse retrace les coulisses de cette "belle et terrible aventure" où, pour la première fois, les Diables Rouges atteignaient la petite finale du mondial.La genèse d'un tube : d'Anderlecht au Mexique Tout commence un an plus tôt avec une collaboration entre le producteur hollandais Hans Custers et le Grand Jojo, supporter emblématique d'Anderlecht. Custers propose au chanteur de créer un hymne pour le club bruxellois, inspiré des chants de supporters néerlandais. Le résultat est "Anderlecht Champion", un succès immédiat dont le refrain scandé fait vibrer les tribunes du stade Constant Vanden Stock.Lorsque la Belgique se qualifie "par un trou de souris" pour le Mondial 86 après un match de barrage épique contre la Hollande, l'idée germe d'adapter ce succès pour l'équipe nationale. Le célèbre "Allez, allez, allez" devient "Olé, olé, olé" pour coller à l'ambiance mexicaine. Anecdote savoureuse : le rythme entraînant de la chanson aurait été inspiré par celui d'une machine à laver en marche, écouté par les deux amis dans une buanderie.Un tournoi héroïque et des ventes records Le début de la compétition au Mexique est laborieux. Après une défaite contre le pays hôte et des résultats mitigés, la Belgique se qualifie de justesse pour le second tour en tant que "meilleur troisième". C'est alors que l'incroyable se produit. Le 15 juin 1986, lors d'un huitième de finale d'anthologie contre l'URSS, les Diables s'imposent 4-3 après prolongations dans un suspense insoutenable.Ce miracle sportif déclenche une véritable hystérie en Belgique. Dès le lendemain, les disquaires sont pris d'assaut pour acheter le single du Grand Jojo ; les usines de pressage doivent travailler jour et nuit pour répondre à la demande sans précédent. La ferveur s'accentue après le quart de finale contre l'Espagne. Dans la chaleur de Puebla, après un match fermé, la Belgique l'emporte aux tirs au but grâce à un arrêt décisif de Jean-Marie Pfaff et au tir final de Leo Van der Elst.Une apothéose historique Bien que stoppés en demi-finale par l'Argentine de Maradona (2-0), les Diables rentrent au pays la tête haute. Le 30 juin, plus de 100 000 personnes accueillent l'équipe entre Zaventem et la Grand-Place de Bruxelles. Le Grand Jojo, présent au balcon aux côtés des joueurs et reçu par le roi Baudouin, reçoit une ovation historique.Le succès de "E Viva Mexico" dépasse alors largement les frontières belges. Le refrain "Olé, olé, olé" entre dans le domaine public, repris par des supporters du monde entier et même par les Rolling Stones lors de leurs tournées.L'héritage d'une année dorée L'année 1986 restera comme celle où la Belgique a changé de dimension, portée par cette épopée sportive, mais aussi par sa victoire à l'Eurovision. Le Grand Jojo, avec son don pour croquer des personnages populaires en quelques lignes, est célébré comme un auteur dont la plume, souvent sous-estimée, a su capturer l'âme d'un pays qui, pour la première fois, se regardait avec fierté.

  46. 955

    Soft Cell : Les rois de la New Wave cachés derrière l'ombre de « Tainted Love »

    Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d’une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n’en avez jamais entendu parler, alors qu’iriez-vous faire sur la page de ces artistes qui n’ont connu qu’un seul hit !Et parmi tous ces artistes censés n’avoir connu qu’une unique heure de gloire, le groupe Soft Cell est sûrement celui compte le plus de tubes oubliés. Soft Cell, c’est bien sûr, Tainted Love.L’histoire de ce duo électro new wave du nord de l’Angleterre est bien connue. La reprise d’une chanson anglaise façon Motown qui n’avait pas marché dans les années 60 et qui devient le plus grand hit de l’année 1981 à l’échelle de la planète, empochant un record de durée dans le Billboard américain et du nombre de 45 Tours vendus en Grande-Bretagne.Et le suivant ? Ben six mois plus tard N°4 … Bedsitter, et puis le suivant ? N°4 … Say hello wave goodbye, le suivant N°2 … Torch, et le suivant ? N°3 What !Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, Soft Cell, c’est alors LE groupe de New Wave ! Oui mais c’est bizarre ! Ah ben justement, être bizarre, c’est la clé pour se faire entendre, passer à la radio et à la télé en Angleterre, en 1981 et 82. Le label qui les a sous contrat s’appelle d’ailleurs Some Bizarre. Le succès de Soft Cell est tel, alors, que le patron du label refile un autre groupe qui les sollicite à un pote fan d’électro car il n’a pas le temps de s’en occuper, le groupe s’appelle Depeche Mode.Alors pourquoi les autres chansons de Soft Cell ne sont-elles pas restées dans nos têtes, ne se sont pas installées avec les années dans le grand inconscient collectif de notre Pop Culture ? Et bien parce que justement Some Bizarre est un label indépendant et que beaucoup de firmes de disques étrangères comme en Belgique, en France, n’ont pas joué le jeu. Si cela avait été une multinationale, la chose aurait sans doute été différente mais Soft Cell, comme les Korgis d’ailleurs, ne joue pas, ou très peu, en public. Nous ne serons pas très nombreux à voir leur unique concert belge au Manhattan à Leuven début 1983.Alors oui, quatre tubes énormes et consécutifs mais uniquement en Grande Bretagne et en Irlande, ce qui est déjà pas mal, si vous les comparez à des artistes français. Mais voilà, c’est Depeche Mode et Simple Minds qui ont pris toute la place et trusté les ventes de disques à partir de là. Alors on est passé à côté de quoi, allez-vous me dire ? Des chansons formidables, qui attendent votre curiosité, comme celle-ci, c’était en 1982, c’était bizarre mais qu’est-ce qu’on a aimé ça.

  47. 954

    Plastic Bertrand : Plus qu'un éclair punk, une machine à tubes

    A chaque fois que j’entends des gars ranger Plastic Bertrand dans la catégorie des artistes qui ont fait un tube et puis plus rien, ça m’énerve. C’est vrai, comment ignorer qu’après le phénomène planétaire de Ca plane pour moi qui a détrôné les Sex Pistols dans l’imaginaire que le grand public avait du punk, il y a eux cinq autres tubes, en France et en Belgique, en moins de trois ans.Vous connaissez sans doute l’histoire racontée par le créateur de la chanson, feu Lou Deprijck, alors la voix du Two Man Sound, qui connaissait aussi un succès considérable dans le monde. Et ben oui, la firme de disques veut un successeur à Ca plane pour moi. Et un album. Et comme il est du sérail, du monde des producteurs, et que c’est le pactole, ben, Lou ne va pas dire non. C’est donc la raison pour laquelle si vous avez connu l’époque, vous connaissez inévitablement cette chanson Super Cool, et celle-là, Sentimentale-moi, et puis … Houla Hop, et encore Téléphone mon bijou, et puis aussi cette improbable collaboration avec un membre de Telex … Tout petit la planète … Ah on est bien loin du punk, là. Il est vrai que le punk, en tant que musique et mouvement, et surtout le son, tout le monde s’en est vite éloigné, il suffit d’écouter la discographie des Clash ou Police pour s’en convaincre.Pourtant, le duo pygmalion Deprijck Plastic Bertrand remet le couvert devant toutes les caméras de télévision et sur les radios. Car si Ca plane pour moi a été le grand N°1 de l’année, son successeur a été N°4 et a aussi traversé les frontières de la Belgique et de la France, et pas seulement grâce aux longues ondes.Pour ceux qui s’en souviennent, quand on l’a entendu, on ne l’a pas cru, puisque c’est une reprise électrique et speedée d’une chanson de Dalida. Dalida ! En 1978, alors que Téléphone secoue la chanson française, Dalida et le punk, c’est l’eau et le feu. On crie d’autant plus au casse-cou que le successeur d’un immense tube est celui qui, en cas de réussite, lance définitivement la carrière d’un artiste, celui qu’il ne faut pas manquer car sinon, c’est les oubliettes.Mais ça marche ! Qui y a vu une référence à Johnny Hallyday qui faisait d’une chanson de Dalida son premier tube au premier single ? … T’aimer follement … il avait d’ailleurs remis ça avec un Petit Bikini … Alors pas sérieux le Plastic Bertrand, si le taulier l’avait déjà fait ? Et quand on sait que quelques mois plus tard, le bassiste des Sex Pistols reprendra My Way de Frank Sinatra … En tout cas, c’est un carton, et Plastic Bertrand devient une vedette, un copain d’une nouvelle époque. Et si Bambino figure aujourd’hui au Paradis des tubes oubliés, qu’est-ce qu’on l’a entendu à la radio et vu à la télé.

  48. 953

    The Korgis : Bien plus qu’un slow mythique au pays de la New Wave

    Pour tous ceux qui se posent la question de savoir où vont tous les hits qu’on n’entend plus jamais, je leur dis : ben, au paradis des tubes oubliés. Car oui, ça s’oublie, des tubes. Tellement que je retrouve très souvent dans des listes de One Hit Wonders, ceux qui n’ont connu qu’un seul hit, des gens qui n’ont rien à y faire.Allez au hasard, début des années 80, on a tous été babas du même groupe anglais qui nous faisait le coup du slow façon La Boum mais à la puissance dix, version New Wave … Et aujourd’hui, un tas de gars qui devraient se renseigner s’ils n’ont pas vécu l’époque, disent qu’ils n’ont fait qu’un seul hit et puis ont disparu, après ce premier succès. Déjà, pour le groupe The Korgis, ce n’était pas leur premier succès en Grande-Bretagne. Et non. Cela faisait des années que le duo moteur, voix, guitariste et clavier, du groupe existait. Depuis la fin des années 60, pour tout vous dire. Le groupe s’appelle alors Stackridge, un de leurs albums produit par George Martin, le 5ème Beatles, a même connu un joli succès en Grande-Bretagne, en 1973.Mais voilà, séparation en 1976, deux années passent, et revoici notre duo qui recrute deux autres musiciens pour relancer la machine, cette fois sous le nom de Korgis. Et là, bingo ! Nouveau hit avec ce titre que tous les British des 70’s connaissent … If I Had You… C’est plutôt pas mal, non ?Si la chanson n’arrive pas jusque dans la partie francophone de la Belgique, et la France, probablement trop occupée à écouter ce que Paris nous envoie, l’arrivée en force de la New Wave avec Orchestral Manoeuvres et Gary Numan change complètement le son des Korgis sur l’album suivant, qui submerge d’émotion tous ceux qui ont une âme romantique…Il est question un temps que les Korgis fassent la première partie de la tournée de Peter Gabriel, cette année-là, il faut dire qu’ils utilisent sur leurs chansons ses synthés dont son précieux Fairlight, et que son batteur joue aussi souvent avec eux.En tout cas, avec les Buggles, Ph.D, New Musik, M, Jona Lewie, les Korgis font partie de cette vague d’artistes britanniques actifs depuis longtemps à surfer sur le son de la New Wave. Et s’il est vrai que le single suivant n’a pas connu le même succès que l’immortel Everybody’s Got To Learn, le 45 Tours doit encore se trouver dans pas mal de maisons en France et en Belgique francophone. On en a perdu le souvenir, probablement parce qu’il y avait trop de choses géniales dans le Top à ce moment. Un embouteillage de trouvailles à la hauteur de la créativité foisonnante des artistes d’une époque où on créait la musique qu’on avait dans la tête. Et non pas en se préoccupant de répondre aux attentes d’un grand public imaginaire, sorti de données statistiques ou de playlistes radios qui n’existaient pas.

  49. 952

    Michael Jackson : Le numéro 1 fantôme qui a défié les lois du temps

    Depuis le temps déjà lointain où le mot hit a pris une signification, depuis cette époque où, il y a plusieurs générations, on s’est mis à vendre beaucoup de disques, il y a eu tant de succès que certains, on ignore pourquoi, ont disparu. Soit parce que leur son ou leur style est devenu complètement désuet … soit parce que … ben, pour des raisons de pur bizness, de visibilité. C’est pourquoi cette semaine, je vous propose une promenade pas banale, au paradis des tubes oubliés.Et tenez, quoi de plus explicite que de commencer avec l’artiste qui détient tous les records, Michael Jackson. Chez lui, on est bien d’accord, tout s’est transformé en or. Et ben, non.Ainsi, au milieu des années 70, c’en est déjà fini pour lui et ses frères. Cinq ans plus tôt, les Jackson 5 ont fait l’histoire en débutant leur carrière par quatre N°1 consécutifs. Michael, le petit prodige qui chante avec le talent d’un adulte et danse aussi bien que James Brown, n’a alors que douze ans et on dit déjà que ça ne va pas durer. C’est vrai, le public se lasse vite des adolescents, tout d’abord parce qu’ils changent ensemble, leurs intérêts en premier, et puis ensuite, parce qu’avec l’âge, le charme étonnant de la précocité disparaît. Et de fait, en 1975, quand le nouvel album de solo de Michael Jackson paraît à la Motown, la firme qui les a révélés, a cru en eux, et ben le single ne rentre même pas dans le Top américain. Et donc, la fidèle Grande-Bretagne, plus grand marché du disque au monde par tête d’habitant, ne le sort même pas.Quatre ans plus tard, après une traversée du désert pour les frères Jackson, un changement de maison de disques et un arrêt de sa carrière solo, Michael revient à l’âge de 19 ans avec un son révolutionnaire et des chansons à tomber à la renverse qui explosent le Billboard américain.Alors, à la Motown, on se dit qu’il faut profiter de cette aubaine en resortant de vieux disques de Michael. C’est d’autant plus évident qu’au début des années 80, à part le retour miraculeux de Diana Ross, les affaires ne se portent pas très bien pour le label soul historique.Evidemment, la voix de Michael a changé, et puis surtout, la musique. Alors, logiquement, le 45 Tours poussé en radio ne passe pas aux Etats-Unis. Mais en Angleterre, est-ce les quelques rééditions de vieux hits qui ont marché, ou le succès de la vague ska rétro, ou encore le Stars on 45, le 45 Tours de Michael Jackson est N°1. Et on a beau trouver un peu étrange la voix de Michael sur ce nouveau single, car on n’a pas d’info, rien à faire, on le trouve irrésistible surtout sur la piste de danse pendant les séries de slows.Et puis vous savez, l’année suivante ce sera l’album Thriller, et comme ce hit de 1981, enregistré en 1974, n’est pas dans le catalogue de la maison Sony Sonic ni dans les préoccupations de l’artiste lui-même, il ne figurera sur aucune compile par après et on n’entretiendra pas son souvenir. Pourtant, il reste dans la tête de nombre d’entre ceux qui ont vécu cette époque, un jour dans leur vie … et croyez-moi, il plaît toujours autant. Il suffit de le faire tourner …

  50. 951

    Céline Dion : Le pari colossal qui a réinventé le désert de Las Vegas

    Au début des années 2000, Las Vegas est cette ville où l’on vient jouer, évidemment, et applaudir des légendes un peu has been. Dans les casinos planent l’ombre de Sinatra, Liberace, et plus récemment de Tom Jones. Le Vegas de Tom Jones, c’est des smokings ouverts jusqu’au torse, des femmes qui lancent leur lingerie sur la scène et des serveuses qui traversent la salle avec des plateaux de cocktails aussi grands qu’elles. À Vegas, les stars sont des mecs du genre alpha John Wayne. Des types qui boivent, séduisent et chantent jusqu’au milieu de la nuit sous les néons et dans le chahut des machines à sous.Alors, lorsque le Caesars Palace annonce qu’il va construire une salle gigantesque spécialement pour Céline Dion, aussi célèbre soit-elle devenue, nombreux sont ceux qui crient au casse-cou. Car à Vegas, les chanteurs viennent quelques semaines, des mois au mieux, comme cela a été le cas avec Elvis. Mais une résidence permanente pendant trois ans !Mais les travaux commencent au Caesars Palace, on détruit un ancien théâtre, et peu à peu apparaît ce Colosseum inspiré de la Rome antique, avec ses colonnes, ses dorures et sa salle pensée autour d’une seule voix. Les techniciens eux-mêmes n’en reviennent pas.Et la ville continue à Vegas. Des joueurs perdent leur retraite aux machines à sous, les mariages express se succèdent dans les petites chapelles climatisées avec des Elvis partout, tandis que des vieux habitués parlent encore des soirées folles du Rat Pack comme des anciens combattants.Quelques semaines après les débuts du spectacle de Céline Dion, les premiers à comprendre qu’il se passe quelque chose ne sont ni les journalistes, ni les producteurs. Ce sont les chauffeurs de taxi. Parce que, eux, ils voient arriver les gens avant tout le monde. À l’aéroport de Las Vegas débarquent en effet des couples du Midwest, des groupes de femmes quinquas, des familles entières, des Québécois surexcités, des Européens émerveillés du voyage, tous avec la même idée en tête : “Ils sont là pour Céline !”Puis ce sont les serveurs du Caesars, les restaurants qui se remplissent après le spectacle, ça fait quand même 4000 personnes dans les rues d’un coup, les boutiques ouvrent plus tard et les casinos découvrent qu’une chanteuse capable d’émouvoir une salle entière rapporte davantage qu’un championnat du monde de boxe. Car Céline Dion attire des gens qui jusque-là ne venaient pas à Vegas. Des couples ordinaires. Des touristes qui économisent pendant un an pour se payer le voyage. Des gens qui ne jouent même pas au casino mais qui veulent simplement vivre “leur soirée avec Céline”.Vrai, Céline Dion a transformé Vegas au point que tout le bizness veut y avoir sa résidence : Elton John, Cher, Britney Spears, Kiss, Adele et même U2 y poseront leurs valises.Oui, le véritable tournant de l’histoire de Las Vegas n’a pas été l’annonce de la résidence de Céline par les patrons des casinos. Il a commencé un soir où un chauffeur de taxi a vu monter dans sa voiture un couple venu uniquement pour écouter Céline Dion chanter en plein désert du Nevada.

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps. Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels. Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui

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